Christ Androgyne

Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 10:57

Une autre représentation

d’un Christ androgyne !

 

 


Crucifix : émail champlevé de Limoges, XIIème siècle,

Musée du Moyen Âge, Paris.

 

      « Noter que la courbe très féminine du bassin ainsi que la longueur inhabituelle du drapé tombant aux genoux et derrière jusqu’aux mollets nous donne une vision d’un Christ androgyne. »

 

(Léon Gischia et Lucien Mazenod, Les Arts primitifs français,

Ed. Arts et Métiers graphiques, 1953, p. 166)

 




Par Régor - Publié dans : Christ Androgyne
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 14:20

Le Christ,

représenté sur un vitrail

de la cathédrale Saint-Julien du Mans,






 montre un sein

qui signe son androgynie !


Une image semblable :

LE CHRIST ANDROGYNE DE CHÂTEAUROUX

&&&


Le Mans a été édifié sur un ancien lieu celte;
la cathédrale enferme en son sein un menhir
de grès de 4, 50 mètres de hauteur !
Il aurait été édifié par la tribu celte des Aulerques Cénomans.




                                     MEGALITHES DE L'ESSONNE

 

Par Régor - Publié dans : Christ Androgyne - Communauté : Bonjour de Bretagne
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 17:34


La Cène de Léonard de Vinci




Ce tableau est une fresque à la  détrempe et à l’huile, réalisée de 1494 à 1498
pour le réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie à Milan.



A la rudesse d'allure de onze des apôtres,
s'oppose déjà la finesse de visage d'un Christ
que l'on pourrait qualifier d'androgyne,
un homme dans lequel les deux polarités
masculine et féminine sont réconciliées.


A la droite du Christ, celui qui est toujours appelé saint Jean
 est en effet très jeune, mais aussi d'allure très féminine.
Androgyne aussi ?


Dans ce tableau de Ghirlando Dominico,
saint Jean est aussi un personnage ambigu.
Quelle image se faisaient les peintres de la Renaissance
et leurs commanditaires du Christ et de saint Jean ?

&

Est-ce bien saint Jean ou plutôt Marie-Madeleine ?
La question trouve sa réponse
lorsque autour du Christ, il y a treize apôtres !


&

Cliquez sur:
LE MYSTERE DU TREIZIEME APOTRE !

EGLISE D'OLERON : LE CHRIST ET MARIE-MADELEINE SONT-ILS REPRESENTES ?

 

Par Régor - Publié dans : Christ Androgyne
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 07:53

Sur le chemin de la Vouivre...

L'ambiguïté du vitrail

de l'église Saint-Pierre d'Oléron est étonnante !

Le maître verrier semble avoir un point de vue

qui rejoint celui du maître verrier

de la collégiale Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne : 

Voir
LE MYSTERE DU TREIZIEME APOTRE !



 
Est-ce bien saint Jean

ainsi représenté sur le vitrail de cette église ?

     Ou plutôt Marie-Madeleine ?

               La récente découverte d'un tombeau à Jérusalem

 vient apporter une réponse
:



« Francis Beson, théologien suisse enseignant à Harvard, a découvert, d'après des écrits du IVe siècle, que le vrai nom de Marie-Madeleine était, en grec, Mariamene e Mara, ce qui prend toute son importance au vu des dernières découvertes archéologiques. En effet, deux ossuaires attribués l'un à Jésus et l'autre à Marie-Madeleine, ont été retrouvés en 1980 dans une tombe du Iersiècle à Talpiot, un quartier de Jérusalem. La découverte fut détaillée seize ans plus tard dans une revue d'archéologie israélienne. La tombe n'avait pas beaucoup attiré l'attention car les noms de Joseph, Jésus, Marie étaient extrêmement fréquents au Iersiècle à Jérusalem. Un ossuaire porte le nom en araméen de Jésus fils de Joseph, un autre le nom romain Maria transcrit phonétiquement en hébreu, un troisième, toujours en hébreu, Mathieu, un quatrième en hébreu, Yose, un cinquième, en grec, Mariamene e Mara et le sixième, qui contenait les restes d'un enfant, en araméen, Judas fils de Jésus.



 



Inscription sur la tombe
(
http://letombeaudetalpiot.blogs.allocine.fr/?tool=post&postID=160743 )

 

      "Si l'on accepte que Mariah soit le nom latinisé retranscrit en hébreu, il n'y a là aucune raison qu'il commence par une lettre finale ; en l'occurrence un Mem, seule lettre finale à être écrite une seule fois au début d'un mot dans tout l'Ancien Testament en hébreu (en Isaïe 9,6), dans un chapitre qui, de plus, annonce la venue d'un fils sauveur du peuple hébreu.
      Il s'agit du mot 'Grandeur' Meribah. Il y a donc ici, probablement, volonté d'une distinction particulière, d'autant que la lettre est démesurée par rapport aux autres lettres du Nom.

     Vous aurez remarqué que je n'exclus pas la possibilité d'une mystification ou d'une autre attribution que celle de la Sainte Famille à cette sépulture, mais il faut reconnaître qu'il convient de s'interroger sur l'intention du graveur ou de son commanditaire.
      Autre remarque, quel nom hébreu dont l'origine était Myriam, devenu Mariah par suite de sa latinisation, pourrait être autre que celui de la Vierge Marie
[1] ? »


                                                   Extrait de "La Vie Re-Suscitée",
                                           chap. « Miriâm de Magdala, la compagne de Iéshoua‘ »,
                                                                     (Inédit)




     Le cabaliste André Deghaye, auteur de Le Nombre du Fils (Dervy, 2007) sur son site  http://www.letombeaudejesus.com/, se livre à une analyse très fine qui tend à prouver que le tombeau de Talpiot est bien celui de Jésus et de Marie-Madeleine !



 [1]Correspondance d’André Degaye, auteur de "Le Nombre du Fils. Nombres et harmoniques dans la Bible et dans l’Art chrétien du Moyen Âge et de la Renaissance", Dervy, 2007.

Voir:

LE CHRIST ANDROGYNE

LE CHRIST ANDROGYNE DE CHÂTEAUROUX

LE MYSTERE DU TREIZIEME APOTRE !








                       

Par Régor - Publié dans : Christ Androgyne
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 11:33

Le Mystère du treizième apôtre !


Vitrail de la Cène :

Collégiale Notre-Dame-en-Vaux,

Châlons-en-Champagne


Est-ce l'œuvre du maître-verrier Mathieu Bléville de Saint-Quentin
qui réalisa en 1526 celui de la glorification de la Vierge ?


111.-coll-giale-Notre-Dame-en-Vaux--Ch-lons-en-Champagne.JPG

 

Personne ne sait pourquoi,
autour du Christ représenté au moment de la cène,
il y a treize apôtres !
Quel est le treizième ?
Pas de réponse des dames de l'accueil.
Sur le livret explicatif : on ne sait pas !

 Alors, gros plan sur le Christ :

115.-le-13-me-ap-tre-de-la-coll-giale-de-Ch-lons-en-Champagne.JPG

   

Vraiment, de qui peut bien être cette tête blonde
posée sur le giron du Christ ?
Les chrétiens actuels disent que c'est saint Jean
et cherchent sans succès quel est le treizième apôtre !

              Il est évident que ce ne peut être que... Marie-Madeleine !
          Remarquez que sa chevelure et son vêtement sont de la même couleur que l'auréole du Christ
.

          « Miriâm de Béthanie est confondue par Jean avec Miriâm de Magdala, et ainsi avec la pécheresse repentie. Celle-ci renouvelle le geste fait lors de sa conversion. Son intuition d'amante lui fait oindre les pieds de l'Aimé, geste qui rappelle l'amante du Cantique des Cantiques. Fait sans précédent ! Geste insensé ! Geste d'amour, non prémédité par elle, mais prémonitoire. Parfumer les pieds d'un vivant ! Elle gardera le reste du parfum et sera la première à venir le jour de Pâque pour oindre le cadavre comme il est de coutume.
Saint Augustin pensait que les deux onctions ont été faites successivement par Miriâm de Magdala qui « oignit la tête de Jésus suivant l'usage ordinaire, puis, comme il restait du parfum, elle oignit ses pieds ».(1)
          Le Père Lacordaire ose dire la joie qu'il a de contempler « dans l'unité d'une même gloire la pécheresse pleurant aux pieds de Jésus et les essuyant de ses cheveux, la sœur de Lazare assistant à la résurrection de son frère, l'amie fidèle debout à la passion et à la mort de son Bien-Aimé, le suivant au tombeau et méritant de voir la première les splendeurs de sa résurrection ! »
(2)

         Miriâm de Magdala n'a pas de retenue lorsque l'Energie la traverse, et elle fait, scandalisant ces bien-pensants d'apôtres ! L'Evangile de Philippe est formel. Parlant des femmes, il dit : « Il y en avait trois qui marchaient toujours avec le Seigneur : Marie sa mère et sa sœur et Madeleine appelée sa compagne. Sa sœur, sa mère et sa compagne étaient chacune Marie. » (v. 26)
         Il précise sans fausse pudeur aucune, car cela n'est-il pas naturel  : « Et la compagne du Fils est Marie Madeleine. Le Seigneur l'aimait plus que tous les disciples et il l'embrassait souvent sur la bouche. Les disciples le voyaient et ils lui dirent : "Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous ?" Le sauveur leur répondit et leur dit : "Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu'elle ? Un aveugle et quelqu'un qui voit, quand ils sont tous deux dans l'obscurité ne se distinguent pas l'un de l'autre. Si la lumière vient, alors celui qui voit verra la lumière alors que celui qui est aveugle demeurera dans l'obscurité." » (Philippe v. 44b-45)
         Quel scandale ! Il traite ses disciples d'aveugles pour ne pas voir la Lumière ! Elle est sa compagne, mais aussi son disciple et l'un ne pourrait aller sans l'autre. Elle n'est pas aveugle, elle ! C'est avec elle seule qu'il pouvait être en totale comm(e)-union. Il ne peut y avoir incarnation sans que la condition humaine ne soit vécue dans toutes ses facettes. En faisant de Jésus un homme désincarné, les Eglises ont fait un contre-sens absolument dommageable pour toute l'humanité. Tout l'être humain est sexué, et l'androgyne vit dans un corps dont il assume toutes les fonctions, qu'il vive dans un véhicule masculin ou féminin.
         « Marie signifie mer amère, ou illuminatrice, ou illuminée. Ces trois significations font comprendre les trois excellentes parts qu'elle a choisies, savoir : la part de la pénitence, de la contemplation intérieure et de la gloire céleste. (...) Madeleine veut dire restant coupable (manens rea) ou bien encore munie, invaincue, magnifique, qualités qui indiquent ce qu'elle fut avant, pendant, et après sa conversion », écrit Jacques de Voragine.
(3)

           Miriâm de Magdala est la femme par excellence, amante et disciple. Elle vit le Cantique des Cantiques... Il s'agit d'une passion amoureuse concrète, charnelle, qui s'exprime, une passion qui s'incarne dans la chair vivante. Le pulsif de la vie induit une sensualité qui est l'expression naturelle de l'être humain.
          « Il me baisera des baisers de sa bouche ;
          oui, tes étreintes sont meilleures que le vin. » (1,2)
          « Mon amant est pour moi un sachet de myrrhe ;
          il nuite entre mes seins. » (1, 13)
          « Qu'elles sont belles tes étreintes, ma sœur, ma fiancée,
          qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin ! » (4, 10)
          « De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée ! » (4, 11)
          Il faut oser vivre et aimer pour devenir Disciple, de qui ou de quoi d'autre si ce n'est de la Vie en sa Source, selon Nature ! Les juifs comme les chrétiens ont failli exclure ce Cantique de la Bible et ne l'ont gardé qu'en y voyant l'allégorie de l'amour de Yawhé pour le peuple juif, ou du Christ pour son Eglise, à l'exclusion de tout autre sens !
          Et Sallah Stétié d'écrire : « Madeleine apporte au Christ ce qu'il y a de plus féminin, les onguents, le parfum, ce par quoi la femme se signifie elle-même sur le plan du symbolique. Je ne peux m'empêcher de rappeler à ce propos le célèbre hadith muhammedien : "Ce que j'ai le plus aimé au monde, ce sont trois choses : les femmes, les parfums et la prière." Là aussi, on retrouve cette interprétation de la femme par le parfum, lequel est matérialisation de l'âme, mais aussi par la prière, qui est une exaltation de l'élément féminin de l'être. »(4)  


[1]
Lagrange in : Résumé, par le Père Florian Racine de l’étude d’André Feuillet : Les deux onctions faites sur Jésus, et Marie-Madeleine. Contribution à l’étude entre les Synoptiques et le quatrième Evangile, op. cit., p. 357-394. Toute cette étude est à lire pour qui veut approfondir ce chapitre.

[2 Idem.

[3] La Légende Dorée, op. cit.

           [4] Sallah Stétié, Entretiens avec Gwendoline Jarczyk, Albin Michel, 2004, p.225.



Extrait de La Vie Re-Suscitée,
chap. « Miriâm de Magdala, la compagne de Iéshoua‘ »,
(Inédit)

 

          Ce vitrail montre qu'au XVIème siècle, le fait que Marie Madeleine ait été la compagne de Jésus ne scandalisait pas ceux qui ne veulent pas voir !

          Il est aussi possible de voir en Christ l'image de l'Homme Parfait, dans son Androgynie (1), formant avec Marie-Madeleine un Couple Alchimique. N'a-t-elle pas mis en pratique cet Enseignement du Maître : "Voici ; moi, je l'attirerai pour que je la rende mâle afin qu'elle aussi devienne un esprit vivant, pareil à vous, mâles. Car toute femme qui sera faite mâle entrera dans le Royaume des cieux." » (Evangile de Thomas, logion 118). Quant aux douze apôtres qui entourent le Couple, ils symbolisent alors les douze possibilités de l'Être Humain sur Terre.

          (1) Voir La Voie du Couple d'Emmanuel-Yves Monin, Le Point d'Eau, 1991 ; également du même auteur, L'Univers en Code-barres.

          Quelle belle coïncidence que de trouver après coup, sur les chemins de la Vouivre, la confirmation de ce qui s'est écrit !

Voir : LE CHRIST ANDROGYNE DE CHÂTEAUROUX

 

 et LE CHRIST ANDROGYNE

 

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Par Régor - Publié dans : Christ Androgyne
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