NOMBREUX SONT LES SAINTS
QUI AFFRONTERENT UN DRAGON !
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La Bête de Trou Balignan, près de Granville
Soumise par saint Germain de la Rouelle.
Au V ème siècle, Germain débarque à l'embouchure de la Dièlette, dans la Manche, et terrasse le dragon à sept têtes du Trou Baligan à
Flamanville, convertissant les habitants de la Hague et les soldats romains présents.
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Le dragon à sept têtes de Saint-Germain-sur-Bresles (Somme)
fut terrassé par saint Germain d'Amiens, au V ème siècle.
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Saint Vigor terrassa le dragon de Bayeux.
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Le dragon de Savigny (Rhône)
et celui de Lucéram (Alpes Maritimes)
soumis par sainte Marguerite.
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Voir l’article « Sainte Marguerite et la maîtrise du dragon » du 16 septembre 2007.
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Sainte Marguerite se hissant du dragon.
Reliquaire de sainte Marguerite (Xvème siècle).
Eglise de Lucéram (AlpesMaritimes).
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Le dragon du Mans fut soumis
par saint Julien et saint Léon.
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Julien fut évêque du Mans. On dit que c'est Simon le lépreux que le Seigneur guérit de sa lèpre et qui invita J.-C. à dîner. Après
l’ascension de N.-S, il fut ordonné évêque du Mans par les apôtres.
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Le dragon de Draguignan (Dracoenum)
qui, au lieu dit Saint-Hermentaire,
fut vaincu par saint Fortunat et saint Hermentaire.
La Légende Dorée,dont l’écriture remonte au Moyen Age, affirme qu’un dragon fabuleux
aurait donné son nom à la ville de Draguignan. Les premiers textes sur ce merveilleux dragon remontent aux XIIe-XIIIe siècles.
Le merveilleux Dragon s’appelait Drac ou Tarasque.
« Au pied d'un grand rocher le va bien attacher :
D'où il était venu, c'est là qu'il va périr.
Là restèrent longtemps les os, on les montrait,
De ce mauvais serpent qui la terre gâtait. »
La Vie de saint Honorat (La Vida de sant Honorat), de Raymond Féraud. Adaptation française du texte original, en provençal (vers
1300).
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Carte de l'époque.
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La Vie latine, légendaire, de saint Honorat (La vido et ligendo del sacratissime e glorios evesque... monsur Sanct Honorat), anonyme.
Traduction provençale, du XVIe siècle, de la légende latine. Extrait :
« Mes per voler de Dieu lo grant dragun no morit pas, mes sentent lo senhal de la cros sancto como bestio horrendo semvolo et fuge vers umg luec de la umte
es umg lac pres de Draguinham et aqui per lo dragum si apello Draguinham lo qual pestiffere dragum umg temp apres lo benedit Sanct Honorat va pueis tuar per virtut de la sancta fe...
»
Discours de la Vie de saint Hermentaire, de Jean de Nostredame, XVIe siècle (français modernisé). Extrait :
« ... Et ils s'en vont, ces pauvres champions, en si pauvre parade qu'on avait toutes raisons de croire qu'ils seraient dévorés par le monstre dangereux.
Ils n'étaient armés que d'armures spirituelles et de la confiance qu'ils avaient en Dieu. S'étant bien avancés entre le bois et un marécage, ils virent venir de loin ce merveilleux dragon, la
gueule ouverte, les mâchoires bruyantes et armées de dents pointues, couvert d'un gros cuir à dures écailles, rampant sur la terre, battant son dos avec ses ailes, traînant une grosse et longue
queue entortillée et jetant feu et flammes puantes. »
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Le dragon de Marseille fut vaincu par saint Victor (IIIe s.).
Médaille commémorative.
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Le dragon d'Aix-en-Provence : saint Jacques ou saint André.
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Le serpent de la roche Huche-Pointue :
saint Georges, évêque de Velay (IIIe s.).
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Sur un rocher, dit Huche pointue, non loin des roches Saint-Martin (Hte-Loire), au bord d'une partie très polie, se voient trois petites croix et deux
traits plus marqués.
Un effroyable serpent ravageait le pays ; son corps depuis le ruisseau qui coule au bas de la colline entourait de ses replis toute la montagne. Saint
Georges, premier évêque du pays, arrive, monté sur un vigoureux coursier, et à coups de sabre coupe sur cette pierre le corps du monstre. L'échancrure et trois petites croix qui sont auprès en
indiquent la place ; les rayures profondes sont la trace des coups de sabre.
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Le dragon de Limoges : saint Martial (IIIe s.).
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Dans les années 1960, des fouilles furent effectuées à Limoges sur l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Martial, le tombeau de saint Martial fut
découvert ainsi qu'une mosaïque du Haut-Empire témoignant de l'importance du personnage inhumés.
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Le dragon de Bordeaux : la verge de saint Martial.
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Saint Mesmin, saint Lyphard et saint Dyé
auraient soumis le dragon de Meung-sur-Loire.
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Saint-Lyphard (en breton : Sant-Lefer)
Mais on attribue aussi le dragon de Saint-Dié-sur-Loire à saint Dié ou Dyé (VIe s.).
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Saint Mesmin aurait vaincu le dragon
de la Chapelle-Saint-Mesmin.
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Le dragon de Vendôme : saint Bienheuré.
Saint Bié ou saint Bienheuré, qui habitait une grotte près de Vendôme, peu distante de celles où se retirait un de ces monstres, le tua en le frappant à la
tête d'un coup de bâton :
la bête était tellement grande que, lorsqu'elle allait boire à la rivière, à une douzaine de mètres de là, sa queue était encore dans son antre quand sa tête touchait l'eau.
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Saint Julien détruit le dragon de Villiers.
Un dragon, détruit par saint Julien,
faisait sa résidence dans une caverne à Villiers près de Vendôme.
Le dragon de Saumur soumis par saint Florent.
La Grand' Goule de Poitiers
ou « Bonne Sainte Veurmine »,
est soumise par sainte Radegonde (IVe s.)
sur les bords du Clain.
La Grand'Goule est sûrement l'animal mythique le plus célèbre de la région de Poitiers. Selon une légende qui remonte au moins au XVème siècle, une horrible
bête vivait tapie dans les alentours du Clain (rivière passant par Poitiers se jette dans la Vienne). C'était un genre de dragon ou de serpent ailé à l'haleine pestilentielle, le corps annelé
et couvert d'écailles (parfois décrites comme métalliques), une queue en pince de scorpion, des pattes fourchues et griffues. Elle poussait des cris effrayants et surnaturels ...
On raconta que plusieurs religieuses de l'Abbaye Sainte-Croix, descendues dans les caves chercher quelques provisions dans les réserves de nourriture, n'étaient
jamais remontées... L'épouvante avait fini par s'emparer du quartier épiscopal. Radegonde, après plusieurs jours de prières, de jeûne, et d'isolement, décida d'entrer dans les souterrains, pour
partir au devant de l'être malin qui terrorisait le couvent et la ville entière. La Bête, genre de dragon ou de serpent ailé à l'haleine pestilentielle, avait, selon la légende, le corps annelé
et couvert d'écailles (parfois décrites comme métalliques), une queue en pince de scorpion, des pattes fourchues et griffues, des cris effrayants et surnaturels... Radegonde aurait terrassé
l'animal... en lui lançant un pain béni !
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Sainte Radegonde,église Notre-dame-la-Grande,
Poitiers, XII e siècle.
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Saint Hilaire, cathédrale Saint-Pierre,
Poitiers.
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Au Moyen Âge, les effigies de la "Grande Goule" étaient promenées de par les rues de la ville lors des "rogations", processions religieuses. Les Poitevins leur
jetaient des gâteaux secs ou "casse-museaux" en disant "protèges nous pour l'année à venir".On en jetait au passage de la procession de la sculpture représentant la Grand'Goule , alors que les
vieilles femmes priaient la « bonne sainte veurmine ».
Saint Nicaise débarrassa la Seine
d’un serpent monstrueux, entre Vaux et Meulan :...
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San Quilico étranglant le serpent, en Corse.
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Tympan de la porte sud de la chapelle San-Quilico à San-Lorenzo.
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Saint Junien ermite a comme attribut le dragon,
église de Saint-Junien (Limousin).
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Saint Junien ermite.
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Eglise de Saint-Junien (Limousin).
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De même, saint Psalmet,
à l’église Saint-Michel à Domps (Limousin).
Le dragon de la vallée de la Bièvre
fut vaincu par saint Marcel,
premier évêque de Paris, au IVe siècle.
L'évêque Marcel terrassa, dans les marais de la Bièvre, un dragon qui terrorisait les premiers Parisiens tentant de domestiquer ces terres humides et sauvages. La
Bête et les manifestations diaboliques qu'elle incarnait disparues, la place était libre pour développer un grand centre urbain, le long de cette rivière, à partir de ce faubourg qui prit le nom
du saint évêque Marcel, salvateur.
Le monstre chthonien eut pourtant quelques soubresauts. Dompte-t-on jamais totalement la nature rebelle? La Bièvre préleva son tribu et emporta dans ses flots
irrités et déchaînés, au cours de ses crues légendaires et fréquentes, quelques âmes innocentes du faubourg Saint-Marcel.
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Sainte Marthe passa l'étole au cou
de la Tarasque de Tarascon.
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Voir l'article : "La Tarasque de Tarascon : sainte Marthe maîtrisant la Tarasque" du 7/9/2007.
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Au Musée du Prado, à Tunis,
vous trouverez l'image de
saint Théodore maîtrisant le serpent (VIe siècle)