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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 18:27

Les pyramides d’Egypte

furent-elles construites

en béton polymère ?

 

 

 

 

Les trois  pyramides : Khéops, Khépren et Mykérinos.

 

 

     Un article paru dans le journal Libération le 7 novembre 2008, transmis par une correspondante qui ne m’en a pas indiqué l’auteur, peut être résumé ainsi :

 

       Les pyramides d’Egypte ne sont pas en pierres naturelles, elles sont faites avec un béton géopolymère vieux de 4 600 ans d’après Joseph Davidovits, professeur et directeur de l’Institut pour l’Archéologie appliquée, à l’université Barry de Miami (1). Il affirme que la fabrication des blocs qui composent la pyramide a été obtenue à l’aide d’une chimie minérale qui permet de fabriquer sur place le liant d’agglomération.

     En 1978, Joseph Davidovits a désigné ce type de réaction par le terme général de “géopolymérisation” (2). La « calcination du calcaire en chaux est une technique très ancienne. Vers 10 000 ans avant J.-C. on trouve déjà des mortiers à la chaux, au Proche et Moyen-Orient. 3 000 ans après, à Jéricho, un type de mortier blanc sert à recouvrir les sols et les murs. Ce mortier à base de chaux, contient des silico-aluminates et cette formulation lui confère une résistance remarquable aux intempéries et à l’érosion. »

      Dans la pyramide de Djéser, « on a trouvé près de 30 000 exemplaires de vases et vaisselles en pierre dure, mais pour lui cette vaisselle a été coulée dans des moules, tout comme les pierres des pyramides. » Les géopolymères sont liquides, ils durcissent à température ambiante (20°) en quelques dizaines d’heures.

 

 

 

 

 

La pyramide à degrés de Djéser,  à Saqquarah,

imaginée et réalisée par l'architecte Imhotep en 2 730 avant J.-C.

 

     Les traducteurs ont été dans l’impossibilité de traduire les mots de techniques qu’ils ignoraient. Pline l’ancien, dans son livre 31, chapitre 46, explique de quelles façons les Egyptiens fabriquaient de la pierre. Il appelle cette matière le “natron” (3). “Les gisements se trouvaient dans les environs de Naucratis. Le natron se pétrifie à l’intérieur des amoncellements de minéraux qui se transforment en véritables rocs."

      D’après Davidovits, la construction des pyramides aurait exigé 100 000 à

120 000 pierres tout au plus pour le revêtement extérieur, ce qui représente tout au plus 5 % de la totalité des blocs, les 95 % restants étant fabriqués beaucoup plus grossièrement.

     Il affirme :

     “Le béton de calcaire coquillé qui constitue les principales pyramides présente des caractéristiques chimiques, minéralogiques et sédimentologiques suffisamment particulières pour pouvoir faire la différence entre une pierre numismale naturelle, et une pierre calcaire géopolymérisée”.

      La construction de Cheops n’a pas duré plus de vingt ans.

 

     En présentant son livre L'Egypte, la Bible avait raison, Joseph Davidovits a déclaré sur Radio Prague en 2006 que cette technique a été gardée secrète jusqu'à ce que Aménophis, fils de Hapou, ait redécouvert et amélioré la science qui est à la base de la fabrication de pierres artificielles.

 

     La pierre était reconstituée en faisant réagir cette boue avec 2% de chaux  et autant de natron produisant une « colle géologique ».

     Les problèmes de traduction des textes anciens expliquent les confusions : « les hellénistes ne se doutent pas que les termes désignant l'ail et l'oignon pouvaient aussi désigner les différentes pierres contenant l'arsenic utilisé par les constructeurs. » Et ces pierres, légèrement chauffées, sentent l'ail ou l'oignon ! (4)

 

1 Chercheur français né en 1935, inventeur des géopolymères (réciproque des polymères organiques) et de la chimie de la géopolymérisation.

2 Voir les sites http://www.jp-petit.org/EGYPTOLOGIE/Davidovits.htm  et http://www.radio.cz/fr/article/89047

3 "Ou natrum, de l'arabe nathroun : carbonate hydraté de sodium qui se trouve en Egypte en cristaux monocliniques. Il existe à l'état de dissolution et d'efflorescence dans presque toutes les eaux thermominérales alcalines."

"Lacs de Natron ou Ouadi El-Nathroun, groupe de lacs de la Basse-Egypte, répartis dans une vallée déserte et déprimée du désert lybique, parallèle au Bahr-Belama, et alimentés probablement par des infiltrations venues du Nil. Leurs eaux, chargées de sel, de carbonate de soude, de sulfate de soude, ont fourni, de toute antiquité, des quantités considérables de natron aux caravanes d'Alexandrie et du Caire." (Dictionnaire Larousse du XXe siècle, 1932).

4 http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=489

 

 

     Voici une énigme en voie d’élucidation ! Cela balaie totalement quantité d’interprétations, comme l’utilisation d’une main-d’œuvre d’esclaves pour la construction de ces monuments et qui ajoute encore au niveau de science et de connaissance atteint en Egypte sous certaines dynasties !

 

 

Le Sphinx de Giseh.

 

 

 

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commentaires

Un passant 06/02/2016 09:46

A ce sujet, l'auteur Sandrine Desse émet l'hypothèse suivante dans son roman L'histoire proscrite:
"...Ebloui, Cyril caressa respectueusement la pierre du
Sphinx. Tout à son bonheur, il en oublia les hommes
armés qui les escortaient. Alexis le couvait d’un regard
souriant. Dominique, en sueur, peinait à les suivre. Son âge
et son poids ne s’accommodaient pas à cette torride
chaleur.
« – Je suis en train de crever d’avoir fait trois pas et tu
voudrais me faire croire que ce sont des humains qui ont
construit ça ? Si c’était le cas, il y aurait plus de squelettes
que de grains de sable, ici ! Alexis lui tapota doucement le
ventre du bout de son index.
– Cher ami, je pense que le principal secret réside dans
une nourriture moins riche…
– Ils étaient sensés porter bien plus sur leur dos que
moi sur le ventre… Bon Dieu, je suis en train de cuire !
Cyril lui lança un regard incrédule, puis son visage
s’illumina.
– Si ça a l’air impossible, c’est qu’ils ne l’ont pas fait.
L’explication la plus logique est toujours la plus proche de
la vérité. Les théories les plus folles circulent pour
expliquer le mode de construction de ces monuments. Une
des théories qui fâchent le plus les égyptologues est celle de
la pierre réagglomérée à partir de calcaire désagrégé émise
par Joseph Davidovits en 1978. Et pourtant, les dernières
recherches scientifiques tendent à lui donner raison,
d’autant plus que le calcaire argileux est naturellement
présent sur les lieux de la construction. Sa théorie visait à
trouver une réponse pratique aux difficultés liées au
transport, au levage ou à l’ajustement très serré des blocs,
ainsi qu’à d’autres questions réputées insolubles comme la
fabrication des statues et des vases de pierre dure aux
formes fines et à l’aspect de surface soigné qui semblent
impossibles à réaliser par des méthodes de taille, surtout à
une époque où l’outillage était essentiellement de pierre et
de cuivre. Joël Bertho va dans ce sens en affirmant que
d’importants blocs de pierres concaves et convexes
s’assemblent parfaitement au millimètre près ce qui est
impossible à faire en taillant les pierres. Avec une
extraordinaire mauvaise foi, Jean-Claude Golvin a retoqué
ces théories en répondant que la provenance de toutes les
sortes de pierres constituant les pyramides est parfaitement
connue, les pierres des assises étant en calcaire silicieux
provenant de Gizeh même où les carrières sont encore
visibles, le parement venant de Tourah et le granite des
chambres funéraires étant issu des carrières d’Assouan. Il
ajoute en conclusion qu’il ne voit pas pourquoi les
Egyptiens se seraient compliqué la tâche en fabriquant de
la pierre alors qu’ils en avaient à revendre. On pourrait lui
répondre en lui disant qu’ils l’ont fait pour les mêmes
raisons que nous préférons utiliser aujourd’hui le béton
pour nos constructions. Ça facilite la manutention, et ça
améliore l’étanchéité et la solidité de la structure. Mais si je
crois que Davidovits a raison sur le principe, je crois qu’il
se trompe sur la méthode. Il est compliqué de trouver de
l’eau dans le désert, or c’est un élément essentiel pour
agglomérer la poudre de calcaire et un liant quelconque.
Par contre, le soleil est généreux… Avez-vous entendu
parler du four solaire d’Odeillo ? Grâce à lui, on peut
obtenir en quelques secondes des températures supérieures
à 3500°C. Pour en construire un, il suffit de savoir
fabriquer des miroirs. Or, on en a régulièrement retrouvé
dans les sépultures. Et le calcaire entre en fusion à 840°C
seulement. Ce sont bien des pierres moulées. Fondues et
moulées. Ces hommes ne se sont pas inutilement épuisés à
transporter ces pierres monumentales. Ils ont tout
simplement transporté des sacs de poudre calcaire jusqu’au
four solaire et les ont fondus puis moulés directement sur
place, un peu comme nous le faisons avec une
bétonnière…
– Enfin, Cyril, on ne peut pas faire fondre une roche…
Objecta doucement Dominique.
– Ah, c’est nouveau, ça ! Et le magma, c’est quoi, à
votre avis ? De la roche fondue ! Ils n’étaient pas plus bêtes
que nous, nos anciens… Il n’y a aucune raison qu’ils
n’aient pas compris ce phénomène naturel. J’en veux pour
preuve qu’une étude paléomagnétique des deux grandes
pyramides d’Egypte a été récemment menée. Elle est basée
sur l’hypothèse que si les blocs ont été fabriqués in situ par
agglomération leurs moments magnétiques auraient été
tous parallèles, orientés à peu près dans la direction nordsud.
Toutefois, si les pyramides ont été construites à partir
de blocs naturels, extraits et transportés depuis les carrières
voisines, ayant subi une rotation aléatoire au cours du
transport et de la construction, alors les directions de leurs
moments magnétiques seraient orientées au hasard.
L’étude conclut que les paléodirections des trois
échantillons présentent l’orientation commune nord-sud,
ce qui permet de penser qu’ils ont été effectivement
produits in situ.
– Je veux bien, Cyril, mais si le revêtement des
pyramides est effectivement en calcaire, si on le soumet à
une décharge électromagnétique, elles tombent en
poussière. Remarqua Alexis.
– Le docteur Philip Callahan a mesuré le calcaire qui
couvre la grande pyramide. Il est diamagnétique. Le granit
rose utilisé à l’intérieur du bâtiment est en revanche l’une
des substances les plus paramagnétiques qui existent. C’est
un sarcophage efficace contre le magnétisme et qui permet
de protéger les matériaux du monument. Il n’est d’ailleurs
pas exclu que des grains de silice aient été volontairement
ou accidentellement mélangés en quantité infinitésimale
au calcaire en fusion, l’émaillant de petits morceaux de
verre qui est un bon isolant si je ne m’abuse.
– Vous avez raison, mais je ne vois pas de traces de
verre autour de nous. Un four d’une puissance telle qu’il
permet la fusion du calcaire aurait transformé le sable qui
l’entourait en verre et nous en aurions des traces visibles !
– Et le verre lybique ! Il y en a 6500 km carrés… Que
vous faut-il de plus ?
– Le désert lybique… Ce n’est pas à côté ! Ça ne plaide
pas en faveur de la fusion et du moulage in situ…
– Je vous le répète : ne les prenez pas pour des idiots,
ces Egyptiens ! Ce verre lybique n’est pour moi que la
preuve qu’ils ont testé leur méthode et leur matériel avant
de passer aux choses sérieuses. On n’a pas construit la
première bétonnière sur le chantier de l’Empire State
Building, nous !
– Alors pourquoi n’y a-t-il pas de verre autour des
pyramides ?
– Parce que le four n’était pas au sol, tout simplement.
Puisqu’il est communément admis qu’ils maîtrisaient l’art
des échafaudages… Je ne vois pas ce qu’il y a d’impossible
à cela…
– CQFD ! Conclut Dominique en lui donnant une
grande bourrade dans l’épaule...."

martine 30/03/2010 16:59



Bonjour,  Il faudrait aller voir http://www.pyramides-construction.com/index_prov.php



Régor 11/09/2014 08:46

Pourquoi et en quoi? Merci

dach 09/09/2014 21:30

une belle arnaque Martine

MT 28/03/2010 10:59


Bonjour, je surfe sur les différentes théories de construction des pyramides. Une nouvelle passion. 64 400 site sur les pages francophones ! j'aime vos explications. Par contre je suis adhérente à
l' association Rhône Mer NIL et les théories exposées dans le musée MONTELIMAR, sont différentes. Le NIL offre une récompense à ceux qui peuvent contredire ses théories. Voir construction des
pyramides l'eau. Le site est en cours de transformation, il y a donc encore qq problèmes.


Régor 28/03/2010 11:59


Bonjour,
J'ai regardé les sites de votre ssociation mais je n'ai pas su trouver la théorie q'elle propose quant aux constructions des pyramides. Si vous pouvez m'en dire un peu plus... Merci d'avance.


Régor 11/04/2009 19:08

La thèse est confirmée sur http://www.youtube.com/watch?v=WbmPFHV5hJUet sur http://www.geopolymer.org/fr/category/archeologie/pyramides 

Régor 03/12/2008 07:48

Un correspondant me signale que la revue espagnole « Mas Alla », ( « Plus loin ») a publié il y a plus de 10 ans des photos des traces "humaines" dans les blocs (cheveux, traces d'objets des travailleurs, etc) de construction des pyramides d’Egypte. Ce fut aussi publié dans le magazine français « Incroyable mais vrai », proche de la revue espagnole. Enquête à suivre…

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