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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 09:33

Copacabana, au Pérou,

 

le lac Titicaca

et les îles du Soleil et de la Lune

 


 

    Le lac Titicaca est la mer intérieure des Andes ; 8 300 km2 d’eau douce. 

    Il était, dans une lointaine époque, celle de l’Age d’Or probablement, en lien avec la planète Vénus – celle dont la planète Vénus de notre ciel est une projection, un hologramme.  Karuna cite une lettre par elle reçue : « Il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur un article sur Vénus dans une revue scientifique. J’ai pu lire que la planète dessinait un pentacle. Le pentacle correspond aux cinq positions de Vénus dans le ciel (…)

     De plus, j’avais trouvé l’an dernier une pierre noire. Je l’ai montrée à la fac. On m’a dit qu’on ne trouvait ces pierres noires qu’au bord du lac Titicaca, en Amérique du Sud.

     Or c’est aux alentours du bord du lac Titicaca que se rencontrent de nombreuses légendes sur Vénus et une peinture ancienne représentant Vénus et la Terre reliées par des lignes.

     Ces fameuses pierres noires seraient peut-être des morceaux de la planète Vénus. » (1)  

Certains en ont rapportées ; des aérolithes, à coup sûr. De telles pierres noires se trouvent en France à Ussat, en face du mont Vénus… Tout cela laisse songeur !

     Au bord du lac Titicaca se dressent les chullpas, tours funéraires circulaires abritant les momies des dignitaires, évidemment plus hautes que celles des paysans !

 


Sur le lac Titicaca.

 

      Copacabana est le nom d’une bourgade bolivienne située à plus de 3 800 mètres d’altitude sur les rives du lac Titicaca. Là sont nées jadis les civilisations tiwanaku et inca des Quechuas et des Aymaras. Son nom vient de la langue aymara, Quta khawaña, et signifie « observer le lac ».

      Quand les conquistadors débarquèrent dans la région, Copacabana était de longue date un lieu de pèlerinage inca. Les missionnaires y implantèrent le catholicisme, et plus particulièrement le culte de la Vierge. La cathédrale fut bâtie vers 1550 et, en 1583, une statue en bois de la Vierge y fut installée, œuvre du sculpteur Tito Yupanqui. Selon la légende, cet Indien de Potosi eut une vision de la Vierge qui avait sauvé des marins incas d’une terrible tempête sur le lac Titicaca. Il la sculpta et l’apporta à pied depuis Potosi, distant de plus de 650 km !

      De fait, les traits amérindiens de la statue lui valurent une popularité immédiate.

      Sainte patronne de Bolivie, cette Vierge Noire fut ensuite transportée à Rio  de Janeiro et donna son nom à la plage de Copacabana au Brésil.

 

     Lorsqu’on visite la cathédrale de Copacabana, on est frappé par la beauté du chœur. Il ruisselle d’or, symbole du Christ solaire. En son centre, la statue de la Vierge Marie, les pieds sur le croissant de lune, est sur un fond argenté. Ainsi les nouvelles divinités imposées par les conquérants catholiques, sont-elles et solaires pour la voie directe, et lunaires, par la réflexion du soleil, pour ceux qui ne peuvent comme saint Jean dont l’animal totémique est l’aigle, regarder le soleil en face, contempler le Soleil de la Vérité ! 

 


La cathédrale.

 

      Le Christ est assimilé par les Indiens des îles du lac au dieu tutélaire Malku, et la Vierge à la Pachamama, la Terre-Mère. Il ne peut en être autrement, comme le fait que les nouvelles religions ne peuvent s’installer valablement que sur les points énergétiques où avaient lieu les cultes de leurs prédécesseurs. L’important, l’essentiel, étant non les croyances toujours changeantes et instables, mais l’Energie-Amour qui crée à chaque instant ce monde des formes éphémères et dont l’intensité est particulière en ces points d’acupuncture de la Terre. De là, les ondes de forme modèlent les paysages et donnent leurs particularités aux végétaux, aux animaux et aux humains…

       Copacabana est située entre deux pains de sucre, l’un christianisé et marqué de la croix, l’autre encore païen, où ont lieu encore de nos jours des rituels chamaniques. Les arêtes rocheuses ont été retaillées par des mains humaines et une troisième roche plate les soude l’une à l’autre en un axe horizontal dont la hauteur repère la position du soleil levant au solstice d’été.

 


Les deux rochers, reliés entre eux par une pierre plate

qui marque une direction du soleil levant au solstice d’été.

 

     Quelques heures de bateau mènent à l’Île du Soleil, peuplée de cultivateurs et de pêcheurs. Comme partout, les collines ont été taillées en gradins pour être cultivées. 


Arrivée sur l'île du Soleil.

     A l’extrémité de l’île se trouve l’emplacement du Temple du Soleil.
Sur le Rocher du Jaguar nommé Titi-Kak,
dont le lac le plus haut du monde porte le nom,
une tête du jaguar est nettement visible.
On y fait actuellement des rituels néo-chamaniques !

 


Rituel devant le Rocher du Jaguar.

 

 

     Si le lac Titicaca est le centre énergétique de cette Cordillère des Andes, ce rocher en est le point fort ; là nous sommes sur un axe cosmo-tellurique extraordinaire, un axe du monde plus impressionnant encore que ceux du Mont-Saint-Michel en France ou de Vedra à Ibiza. Là, Viracocha a créé l’univers, la terre, la lumière, les animaux et l’homme ! Et Manco Capac, le premier homme, est sorti, le bras droit levé, de ce lac !

     Un peu plus loin sur le flanc de la colline, au-delà du rocher, il y a les ruines de Chincana, le temple solaire avec la grotte adjacente, un palais et un cloître ; tout cela forme un véritable dédale de salles et d’escaliers car les niveaux sont différents ; leurs fenêtres dominent l’île d’une manière impressionnante. Dans toutes les Andes, la Fête du Soleil, l’Inti Raymi correspond au solstice d’hiver.

 

      Des bateaux mènent sur l’île de la Lune, située en face de celle du Soleil. Le gardien du lieu guide les arrivants pour escalader le flanc de la colline jusqu’à la grande cour rectangulaire du Temple de la Lune dont la façade, sans doute restaurée, est encore grandiose. En face d’elle et sur les côtés de cette cour, des murs et des habitations en ruines. Des fouilles pourraient dégager davantage ce lieu qui fut plus étendu qu’il ne paraît.

 



Les ruines du Temple de la Lune.

 

     Depuis l’embarcadère, en longeant la côte sur plusieurs centaines de mètres à travers galets et éboulis, on trouve un grand rocher  qui a arrêté sa chute juste au bord de la mer. Sur ce rocher des lignes blanches très visibles intérieures à la pierre dessinent des symboles indéchiffrables, peut-être les plans du temple ! En haut du rocher, dans le creux, se voit très distinctement la gravure du jaguar !

 


Le Rocher du Jaguar avec le chaman bolivien.


Le Jaguar, animal sacré des Amérindiens des Andes.

 

     Là se font des offrandes à la Pachamama ; elles seront ensuite brûlées, comme à Tiwanaka, ou devant le rocher Titi-Kak sur un bûcher et les cendres et enterrées à la base d’un rocher. De telles cérémonies en plein air, sur les sites mêmes où viennent les touristes, ne choquent nullement ici...

 

 

(1) Platon Le Karuna, L’Instruction du Verseur d’Eau, Ed. de la promesse, 2000, p. 466 (1e éd. Le Courrier du livre, 1976 ; 2e éd. Le Point d’Eau).

 

Voir http://soleildesandes.over-blog.com/ 

            © Photographies R. R. Mougeot


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