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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 11:35

LE SERPENT PREMIER :


LE SERPENT EST A L’ORIGINE DE LA CREATION


DANS TOUTES LES TRADITIONS


 

            Le même hiéroglyphe se décrypte "serpent" au premier niveau terre-à-terre, mais au second niveau il signifie "vibration" et au troisième "Vie" !

          "Est-ce un hasard si toutes les danses traditionnelles de toutes les tribus humaines sont vibration des corps, déroulements en cercles et spirales, imitation de la reptation du serpent ?
          Chez les Indiens Zunis habitant encore les pueblos au Nouveau Mexique, la fête du solstice d'hiver, fête du Nouvel An, donnait lieu à des “chants spirales” et à des “danses spirales” (6).
          Chez le peuple Bavenda d'Afrique du Sud, les jeunes vierges obtiennent la fertilité due à l'harmonie cosmique « au moyen d'une danse où elles s'identifient à la force du serpent.(7) » ; après les pluies, les danseurs bavendas

« tournent en des mouvements rythmiques rappelant les enroulements sinueux du python(8) », lors d'une danse appelée Deumba.
          C'est encore la danse du Serpent Yougousserou, le premier ancêtre, que les Dogons commémorent tous les soixante ans lors des fêtes du Sigi, qui s'étalent sur sept ans (9). Que dansent-ils ? Sa mort, ses funérailles et sa résurrection. Ils sortent, à cette occasion, les masques du Grand Serpent peint de blanc pour l'air, de rouge pour le feu, de noir pour l'eau et d'ocre pour la terre. Lors des fêtes, lorsqu'ils attendent la distribution de dolo, la bière fermentée, les Dogons se mettent spontanément en une longue file sinueuse ; lorsqu'ils dansent au son des tambours, c'est aussi en longue file sinueuse, spiralée et ondulante comme la parole apportée par l'ancêtre serpent Nommo.

           En Orient, toute la création est vue comme la Danse de Shiva, dieu de la destruction et de la dissolution, et le cinéaste Lionel Tardif a filmé La Danse du Serpent qui figure la montée du serpent kundalini dans le corps de la danseuse. L'Energie de la Vie, lorsqu'elle s'élève dans la colonne vertébrale de l'homme ou de la femme, met en vibration les chakras du corps ; elle suit, comme un Fil d'Ariane, les nadis idha et pingala qui s'enroulent autour de la colonne vertébrale comme les serpents du caducée d'Hermès, et elle ouvre les nœuds de ces centres énergétiques souvent en sommeil, atrophiés."

6 - MULLER, Werner - Les religions des Indiens d'Amérique du Nord, in Les religions amérindiennes - Trad. de l'allemand par L. Jospin, Paris, 1962, p.292.
7 - PURCE Jill - La Spirale mystique : le voyage itinérant de l'âme - Editions Librairie Médicis, 1994, fig. 59.
8 - Ibidem.
9 - Ce sont les imprégnations terrestres de l'énergie radiative de Sirius, énergie qui a marqué

« l'Aube du jour de la Terre », qui sont alors revivifiées. Voir PLATON, Karuna - L'Instruction du Verseur d'Eau - Courrier du Livre, 1973, p. 376-378 (2e éd. Le Point d'eau, 3e éd. Les Editions de la Promesse, 2000).

(Extrait de R. R. Mougeot : Du Tissage des Formes aux Entrelacs de la Vie, chap. "Les vibrations de la vie ou les spires du serpent" :
http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LivresEtReferences)

            En Egypte, le Grand Serpent Originel Atoum est au départ d’un cycle et ce qui demeure à la fin de ce cycle : « La terre reprendra l’aspect de l’océan originel (Noun) des eaux infinies comme dans son premier état.

             Je suis, moi, ce qui demeure (…) après m’être transformé en serpent, qu’aucun homme ne connaît, qu’aucun dieu ne voit. » (Le Livre des Morts égyptien,  in Morrenz S., La Religion égyptienne, p. 222-223.)

 

Egypte. Tombe de Ramsès III, Vallée des Rois. Egypte.



 

Le serpent, image du chaos porte la barque

sur laquelle le Soleil naissant traverse le Ciel d’où il dirige la Création.


           

             En Inde où « l’Être primordial (qu’il s’appelle Vritra, Mahâbhûta, Brahmayoni ou Atman) à partir de qui furent manifestées toutes choses au commencement, est typiquement ophidien, ce qui concerne aussi bien les aspects masculin que féminin de la bi-unité divine » (A. K. Coomaraswamy, La Doctrine du Sacrifice, Dervy-Livres, 1978, p. 108).

    « Dans cet éternel commencement, il n'y a que l'Identité Suprême de "Cet Un" (...), sans distinction d'être et de non-être, de lumière et de ténèbres, ou encore de séparation du ciel et de la terre. Le Tout est alors contenu dans le Principe, que l'on peut désigner par les noms de Personnalité, Ancêtre, Montagne, Dragon, Serpent sans fin » (A. K. Coomaraswamy,  Hindouisme et Bouddhisme, 1972, p. 20).

            Le Serpent, à l'Origine des temps, est dit « sans pieds ni tête, cachant ses deux extrémités, quand il naquit en premier du fondement de l'espace, de sa matrice » (Rig-Veda Sambhita). Il est encore dit « aveugle, sans tête, étendu » (Brâhmanas Jaiminîya Upanishad), « sans mains ni pieds » (Idem), « à la fois aveugle et sourd.… » (Mundaka Upanishad).

Tout cela qualifie parfaitement le Serpent Cosmique avant que la Vie ne devienne consciente d'elle-même.

 

 



Dans l’intervalle entre deux créations, Vishnu se retire, 
 

assis sur le serpent cosmique Çhesha, dans l’œuf du Monde.

Gouache, Ecole Guler, Inde, C. 1760.

 



Autre image de Vishnu
.

  La Manifestation naît de lui.

 

Les démons et les dieux barattent l’Océan laiteux pour produire le liquide d’immortalité en tirant sur le serpent cosmique Çhesha.



Peinture, Punjab Hills, XIXe siècle.

 

           

             Les peuples les plus primitifs, parce que premiers, près de la Source à laquelle ils sont encore reliés, ont maintenu fidèlement l'essentiel de la Connaissance.

 

            Les Ngadju Dayak de Bornéo racontent que : « Au commencement, (...) la totalité cosmique se trouvait, à l'état virtuel, dans la gueule du Serpent aquatique » (H. Schârer, Ngaju Religion, p. 148-149).

 

            Chez les Ungarinyins, Aborigènes d'Australie, Wangala, le dieu anthropomorphe du temps primordial, n'est pas directement le créateur  ; la création est l’œuvre du Serpent d'Arc-En-Ciel Ungud, mot dont la racine signifie « en rapport avec l'eau ».

            « Ungud peut être soit d'un sexe, soit de l'autre, soit même bisexué... » (Mircea Eliade, Religions australiennes, Petite Planète Payot, 1972, p. 77-90).




 

            D'autres indigènes australiens parlent du Serpent d'Arc-En-Ciel, Angamundi, « de la façon dont on parle habituellement du Père Universel : il est le père primordial des hommes, le dispensateur de la vie, l'auteur des enfants-esprits et le gardien tutélaire de l'existence » mais « ils laissaient entendre qu'il avait une matrice » ! (Idem,118).




            Les Aborigènes Vauwalak (Australie) appellent ce Serpent Yurlungur. L'un de ses noms est « notre mère ». Il est aussi bisexué.

            « Or (...) la bisexualité est une expression parmi d'autres (mais la plus frappante, il est vrai) de la "totalité divine"... » (Idem, p.108-111).


       Serpent d’Arc-en-ciel du nord-est de l’Australie, peinture sur écorce.

 

 « Le serpent arc-en-ciel Yurlungur dort dans l'un des bassins de son sommet... », racontent les Anangus à propos d’Uluru, montagne sacrée… (Australie 1999 - Mylène Thomas  http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/12/74/12/Texte-Uluru.pdf )

            

    On retrouve partout ce Serpent Arc-En-Ciel en Afrique Noire où il fait littéralement le pont entre le Ciel et la Terre (Dictionnaire des Mythologies et des Religions des sociétés traditionnelles du monde antique, Direction Y. Bonnefoy, Flammarion, 1981 ).

 
               Le Serpent Arc-En-Ciel Mbumba, chez les Bantous de l'embouchure du Zaïre, est en rapport avec l'Androgyne originel
. Dans la tradition Manyonga (Zaïre), la scission de Mahungu (Androgyne) en deux êtres différents est à l'origine du mariage.

 

            Chez les Yorubas du Bénin et du Nigéria (Afrique de l'Ouest), le dieu « Oshumaré est représenté sous la forme du serpent arc-en-ciel ; ... il est le symbole de la continuité, il représente la force vitale, le mouvement, tout ce qui est allongé ; il est à la fois mâle et femelle. » (Idem).

 

           


Serpent entourant la création symbolisée par le chandelier.

 



Pierre gravée, Gaza.
Voir : L’OUROBOROS ET NOTRE PERCEPTION DU TEMPS

 

Dans la Grèce antique, l'arc-en-ciel était représenté par « trois serpents bleus qui symbolisaient la plus pure expression de la lumière » (Maryse Choisy, …mais la Terre est Sacrée, Ed . du Mont-Blanc, Genève, 1968, p. 52).

 

           


Peinture sur sable des Indiens Navajo utilisée lors de rituels de guérison.

 



Portail central de la cathédrale de Chartres :

Christ ayant les deux pieds sur les serpents-vouivres.


 


Cernunnos, le dieu celte aux bois de cerf, maîtrisant le serpent-vouivre.

Bassin en argent doré de Gundestrup (Copenhague)

 

 

 

Serpent aztèque.

 



Krishna dansant sur le Serpent cosmique.

http://cosmobranche.free.fr/MythesSerpent.htm


 

 

             

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commentaires

G.S. 02/02/2009 19:45

C'est vrai j'adore les serpent

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