La Diane à la Licorne de la Porte Rouge
du château de Raray
La Diane à la Licorne
de la Porte Rouge (symbolisant de l’Oeuvre au Rouge)
du château de Raray (Oise).
Les Caryatides supportent le fronton de la Porte.
Le château fut construit vers 1600. Le parc fut entouré de murs avec aux quatre angles des petites tourelles de défense.
« Cette porte commande le mur de clôture du parc, sur le bois. Sa dénomination de porte de Diane n’est nullement justifiée, puisqu’on ne retrouve ici aucun des attributs de la déesse.
C’est dans le tympan triangulaire et sur les rampants de ce fronton que va s’inscrire la scène complète de la chasse fabuleuse de la licorne. Au centre du tympan, une femme assise dans une attitude calme et réservée, bien qu’elle se montre le buste entièrement dévêtu. A sa droite et à sa gauche, deux chiens assis, l’un d’eux au parfait repos, l’autre se tourne vers elle et semble la regarder avec étonnement. Au-dessus, la licorne paraît avoir enfin trouvé son repos. » (Prospectus du château, 1985)
Les scènes de chasse à la licorne sont très nombreuses au Moyen Âge. La licorne, symbolisant l’Esprit, « est un animal très sauvage, “si bien que pour s’en emparer, on est obligé d’avoir recours à une vierge. L’animal en la voyant vient à elle, se couche, se couche sur son sein et se laisse prendre” (Emile Mâle). » (Idem.)
Tapisserie du Moyen Âge.
Scène de la pièce de théâtre
La Dame à la Licorne et au Lion d’E.-Y. Monin,
jouée par les « Derniers Trouvères », où il est dit que :
« cette jeune fille n’a jamais rien désiré d’autre
que ce que lui amène la vie à chaque instant
et que, toujours heureuse de vivre les événements portés par le hasard,
n’exige jamais rien de plus. »
« Le moment de la chasse à la licorne qui est représenté à Raray correspond très exactement à cet épisode. La licorne poursuivie vient se rendre à cette jeune fille, les deux chiens symbolisant la Justice et la Paix, trouve alors le repos… » (Idem)
Las ! Le mental humain ne désire rien tant que de tuer la Licorne !
« Elle symbolise de toute évidence, cette LICORNE, l’Etoile des Mages, le Surhumain, l’Ange Archétypal, l’Esprit, Brahma, l’homo religiosus, la Conscience de la Conscience d’être un animal conscient, l’âme cosmique (neshama hébraïque)… »
(Emmanuel-Yves Monin, De la belle et la Bête à l’Androgyne… ou Diane à la Licorne, Les Amis du désert, 1985, p. 21)
C’est au château de Raray que fut tourné en extérieur le film de Jean Cocteau,
« La Belle et la Bête », en 1945, « ce film féerique auquel Raray apporta la poésie de son étrange décor d’animaux de pierre ».
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De la pointe de sa corne torsadée par trois,
la Licorne purifie la source empoisonnée
pour en faire une Fontaine de Jouvence.
Tapisserie du Moyen Âge.