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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 07:30

LA LEGENDE DE SIGURD-SIEGFRIED

 

ET DU SERPENT-DRAGON FAFNIR

 

Un article de Kinthia Appavou

 

 

Sigfried.JPG

 

 

 

Nibelung.jpgLa légende bien connue de Siegfried qui inspira le réalisateur allemand Fritz Lang pour son Die Niebelungen : Siegfried[1]  en 1924, trouve son origine dans la mythologie nordique, dont les récits nous sont parvenus à travers un recueil rédigé en islandais par l’historien Snorri Sturluson au début du XIIIème siècle : l’EDDA.[2]

 

 C’est dans la seconde partie de l’Edda, le Skaldskaparmal, qui constitue les « Dits sur la poésie »[3] que nous trouvons le cycle héroïque de Sigurd[4] où celui-ci combat le dragon-serpent Fafnir.

 

Après l’épisode où les Ases Odin, Loki et Hoenir[5] paient le « tribut de la loutre »[6] à Hreidmar en compensation du meurtre de son fils Otr, Fafnir et Regin, les fils restants d’Hreidmar réclament une part du Trésor. Hreidmar refuse, ses fils le tuent. Puis, c’est au tour de Fafnir de s’emparer de l’or dont Regin réclame sa part. Fafnir terrorise Regin qui s’enfuit, puis s’établit dans un endroit situé dans les hauteurs, probablement une montagne où il se transforme en serpent et se couche sur l’or volé.

 

Voici donc la suite, telle qu’elle nous est contée par Snorri Sturluson :

« Quant à Regin, il alla chez Hialprek, le roi de Thiod[7], et entra à son service comme maître Les Nibelungen 1forgeron. Il y prit en charge l’éducation de Sigurd, qui était le fils de Sigmund, fils de Volsung[8], et de Hirodis, la fille d’Eylimi. Sigurd était le plus éminent de tous les princes guerriers tant sous le rapport du lignage que sous celui de la force et de la bravoure. Regin indiqua à Sigurd l’endroit où Fafnir était couché sur l’or et l’exhorta à aller conquérir ce trésor. Puis Regin forgea l’épée appelée Gram ; elle était si acérée que, quand Sigurd la plongea dans un cours d’eau, elle trancha en deux une bourre de laine qui, poussée par le courant, venait dériver sur son fil. Avec cette épée, Sigurd pourfendit ensuite l’enclume de Regin de part en part jusqu’au billot. Après cela[9], Sigurd et Regin allèrent sur les hauts plateaux de la Gnitaheid. Là, Sigurd creusa une fosse sur le chemin qu’empruntait Fafnir et il y prit position. nibelungen010.jpgQuand Fafnir, rampant en direction du lac, passa au-dessus de la fosse, Sigurd le transperça de son épée, et ce coup lui fut mortel. Alors Regin survint et déclara à Sigurd qu’il avait tué son frère et, qu’en compensation, il lui demandait d’arracher le cœur de Fafnir et de le faire rôtir sur le feu.

Quant à lui, il s’étendit par terre, but le sang de Fafnir et s’allongea pour dormir. Lorsque Sigurd estima que le cœur qu’il était en train de rôtir était tout à fait cuit, il le tâta du doigt afin de vérifier s’il était bien à point, mais, un peu de sang en ébullition ayant jailli du cœur sur son doigt, il se brûla et porta le doigt à la bouche. Au moment où le sang du cœur toucha la langue, il se mit à comprendre le langage des oiseaux et saisit ce que disaient les passereaux perchés dans les arbres. L’un d’entre eux proclamait :

 

“Là est assis Sigurd,

Aspergé de sang.

Le cœur de Fafnir,

Sur le feu, il fait rôtir.

Sage me semblerait

Le dilapidateur des anneaux[10]

S’il mangeait l’étincelant

Muscle de Vie.”

 

Un autre chantait :

“Là est étendu Regin,

Méditant des plans.

Le garçon, il veut tromper,

Qui à lui s’est fié.

Dans sa fureur, il prépare

De perfides paroles.

Il veut venger son frère,

L’artisan des malheurs.”

 

Alors Sigurd se dirigea vers l’endroit où Regin était étendu et le tua. Il alla ensuite rejoindre son cheval, qui s’appelait Grani[11], et chevaucha jusqu’au repaire de Fafnir. Là, il s’empara du trésor et l’attacha au bât de Grani. Puis il enfourcha son cheval et se mit en route.

Voilà racontée l’histoire expliquant pourquoi l’or est appelé “repaire ou demeure de Fafnir”,  “métal de la Gnitaheid”, ou “charge de Grani”.

Sur ces entrefaites, Sigurd chevaucha jusqu’à ce qu’il découvrît une maison sur une montagne. A l’intérieur dormait une femme qui était revêtue d’un heaume et d’une broigne[12]. Il tira son épée et entailla la broigne pour l’en libérer. Alors la femme se réveilla et déclara que son nom était Hild ; elle était également appelée Brynhild[13], et  c’était une Valkyrie.[14] » 

 

Siegfred1 

Nous avons dans cet extrait tous les éléments composant les mythes relatifs au guerrier valeureux et héroïque combattant le dragon, gardien d’un trésor[15], qui délivre ensuite la Femme, ici une Valkyrie, vierge guerrière menant les guerriers valeureux à leur dernière demeure (le Walhalla[16]).

Sigurd va suivre une initiation où, s’aspergeant du sang du Serpent-Dragon Fafnir, il devient quasiment invulnérable (sauf à l’endroit où une feuille de tilleul s’est posée sur son dos). Ensuite, il goûte le cœur de Fafnir, ce qui  lui ouvre la compréhension du « langage des oiseaux ».

Ce langage est symboliquement la Langue des Dieux, ce qui veut dire que Sigurd accède à une Connaissance supérieure qui l’instaure au rang d’Initié.

 

Quant à l’anneau de pouvoir et la malédiction qui lui a été assignée par Andvari, il inspira J.R.R. Tolkien pour sa saga du Seigneur des Anneaux[17] .

Il serait intéressant de voir dans cet anneau l’équivalent de « l’escarboucle de la Vouivre » ou de la « Pierre Philosophale » car il a la faculté d’engendrer l’Or.

Symboliquement, il s’agit d’une transmutation qui peut se réaliser grâce à l’objet possédé et convoité par tous. Plus que l’or au sens matériel du terme, nous décryptons ces légendes au niveau métaphysique comme il se doit. En effet, à travers ces légendes et mythes, on peut percevoir la trace d’anciens rites initiatiques qui eurent lieu dans les « grottes d’initiation » : le lieu où se trouve le Serpent-Dragon est en haut d’une montagne, dans un lieu reculé, et Sigurd se rend également dans la « maison sur une montagne » pour déliver Brynhild.

A ce propos, l’histoire de la rencontre avec Brynhild relève également d’une initiation liée aux rites matrimoniaux.[18] L’union de Sigurd et de Brynhild est initiatique à plus d’un titre :

Brynhild est plongée dans un long sommeil à l’instar de la Belle au Bois Dormant des contes de Perrault et de Blanche Neige du conte de Grimm, mais Sigurd ne donne pas le baiser, il la délivre de sa « carapace » : c’est dire qu’il libère le Feu-Ame en lui, et cette libération est une union en réalité, celle du Féminin et du Masculin, de l’Ame et de l’Esprit. Il atteint l’Unité de son Etre en libérant la Femme, c’est-à-dire toute sa réceptivité. Et cette Femme est son Guide.

D’ailleurs, par la suite, Sigurd va de nouveau rencontrer Brynhild à qui il remet l’anneau d’Andvari comme « cadeau de noces ».

Comme le souligne P. Gordon : « Les contes où le mari interdit à sa femme de prononcer certaines paroles, ou de voir certaines personnes, ou bien encore l’oblige à porter certains objets (par exemple un anneau), à accomplir certaines actions, etc… rentrent dans une cinquième classe de récits, beaucoup plus nettement folkloriques, bien que s’y reconnaissent des références à des usages définis, et que l’on ne soit nullement dans le domaine de la fantaisie pure. »[19]

La légende précise qu’après la mort de Sigurd, Brynhild se donne la mort en se transperçant d’une épée et leurs corps sont brûlés ensemble sur le bûcher funéraire : ceci confirmerait la relation d’époux-épouse de Sigurd et Brynhild et le caractère sacrificiel que le Feu confère aux héros ainsi que leur divinisation.

La crémation des corps est un des éléments caractéristiques de la culture indienne, Agni le Dieu du Feu tenant une place importante dans le panthéon hindouiste, et nous pourrions y voir des apports indo-européens dans les mythes des peuples du Nord :

« Enfin, Agni est psychopompe : lorsque le mortel est brûlé sur le bûcher funéraire, la cérémonie prend la forme d'un sacrifice (on dit que c'est le dernier sacrifice et que l'homme s'offre lui-même en offrande aux dieux), et le dieu premier invité saisit l'oblation (ici l'homme qui vient de mourir) et l'emporte au ciel entre ses bras pour le présenter aux dieux auxquels le défunt a sacrifié sa vie durant ; reçu par eux grâce à l'intercession de l'Ami-des-hommes, le mortel devient immortel à son tour et jouit des délices célestes jusqu'à la fin du cycle cosmique. »[20]

 

siegfWagner.jpg

 

D’ailleurs, auparavant, la « muraille de flammes » avait été franchie par Sigurd sous l’apparence de Gunnar qui doit épouser officiellement Brynhild, sœur du roi Atli, car le cheval de Gunnar est effrayé par la traversée de la muraille de feu. Le cheval de Sigurd réussit à franchir les flammes et on célèbre les noces avec Sigurd en réalité, sous l’apparence d’un autre. Sigurd, cependant, officiellement marié à Gudrun, place dans le lit une épée entre lui et Brynhild.

Cet « interdit » semble confirmer la portée initiatique du récit de Sigurd, d’autant que c’est au lendemain de ses noces qu’il offre l’anneau à Brynhild. Celle-ci lui offre également un anneau en retour. L’interdit ou le tabou nuptial sacralise leur union : « Si, chez tant de peuples, les nouveaux époux doivent laisser s’écouler trois nuits (parfois le nombre est actuellement ramené à une nuit) avant de consommer leur mariage, c’est par une survivance des lointaines cérémonies initiatiques du paganisme, et afin de créer, autour de l’acte nuptial, une atmosphère de spiritualité qui le transforme en un acte divin. »[21]

Brynhild ne connaît pas la vraie identité de son époux et croit être mariée à Gunnar. Sigurd, on l’a vu, par les épreuves qu’il a traversées, a été initié. Au tour de Brynhild de passer les épreuves, et l’interdit pèse sur elle puisque c’est elle qui ne doit pas découvrir qui il est.

« Pour le reste, le scénario est le même que dans Psyché (où Eros passe d’ailleurs parfois, dans certaines visions, pour être un homme serpent). Toujours la curiosité profane de l’épouse amène la disparition du mari : ce dernier perdrait, en effet, son caractère sacré s’il restait ; il faut dès lors que la femme traverse des épreuves et devienne une initiée pour être de nouveau réunie à lui, maintenant qu’elle sait ; une fois seulement qu’elle sera parvenue à son niveau, dans le royaume sacré, ils pourront vivre derechef ensemble. »[22]

 

L’interdit étant fait pour être transgressé, Brynhild est amenée à connaître la vérité sur l’identité de l’homme qui a franchi la muraille de feu et l’a épousée. Apprenant cela de l’épouse officielle, Gudrun, elle va demander l’exécution de Sigurd par ses beaux-frères, Gunnar et Hogni appelés les Niflungar[23].

Ceux-ci, étant liés par le serment du sang, ne peuvent y consentir et délèguent leur beau-frère Guthorm pour cette tâche. Brynhild auparavant aura pris de soin de révéler à Guthorm l’endroit où Sigurd est vulnérable (dans le dos) et c’est durant son sommeil qu’il est cruellement blessé par l’épée de Guthorm, qui, à son tour, succombe transpercé par l’épée de Sigurd.

 

A la mort de son mari, Brynhild le rejoint en se donnant la mort.

La légende précise qu’ « une fille du nom d’Aslaug survécut au jeune Sigurd. Elle fut élevée chez Heimir, dans la région des Hlymdalir, et elle est à l’origine de grandes lignées. »[24]

 

Cela rejoint également ce que nous avons dit des grandes lignées qui revendiquent une origine divine.[25]

 

Ainsi, le récit de Sigurd et Brynhild est un récit « complet » au sens où tous les éléments du mythe sont des résurgences d’une initiation à caractère hiérogamique, afin de nous rappeler, à travers l’inconscient collectif, que nous devons nous aussi parvenir à cet état d’unité où le Feu Divin se révèle en chacun de nous.

 

                                                                                         Kinthia Appavou

                                                                      co-auteure de "La Vouivre, un symbole universel"

 

 nibelungen008

 

 



[1] Les Niebelungen : la mort de Siegfried, film muet en noir et blanc de Fritz Lang sorti en février 1924.

[2] STURLUSSON, Snorri, L’Edda, récits de mythologie nordique, traduit du vieil islandais, introduit et annoté par François-Xavier Dilmann, Gallimard, 1991.

[3] Skaldaparmal : littéralement « Dits sur la poésie » et « Art poétique ».

[4] « Sigurd : v. isl. Sigurðr, nom s’expliquant au mieux par une composition en sigr « victoire » et vǫrðr « gardien ». Même si ce nom n’est pas identique à celui du héros allemand Siegfried (vieux haut allemand Sigifried, moyen haut allemand Sîvrît), (…), le personnage de Sigurd  possède de nombreux traits communs avec Siegfried, tel que ce dernier est représenté dans La Chanson des Nibelungen notamment. » in L’Edda, op. cit., p. 202.

[5] Trinité primitive des dieux nordiques, Odin est au sommet du panthéon des dieux nordiques. Cependant, s’en référant à La Völuspá - « prédiction de la voyante » ou « dit de la voyante » (<*völv-s-spá) -  poème cosmogonique et eschatologique de la mythologie scandinave, qui fait partie du recueil de l'Edda poétique, Heimgest CG nous informe de la confusion possible entre Loki et Lodur :

« Le Skaldsdkaparmal a renforcé cette confusion quand il a changé le trio des Dieux Créateurs d’Odin, Hoenir et Lodur en Odin, Hoenir et Loki. Dans certains vers skaldiques, Loki est nommé l’ « ami loyal d’Hoenir ». Mais bien sûr il est absolument ridicule d’attribuer les qualités de toute évidence bénéfiques de Lodur à Loki. Bien que les deux soient, à un certain niveau, des êtres de feu, il est important de se rappeler que Lodur est un dieu de feu bénéfique alors que Loki est une force de destruction, un feu pernicieux. Loki est loin d’être un ami des Dieux, et encore moins « un ami fidèle ». Dès son origine il travaille à détruire les Dieux et les hommes, il est totalement négatif et malveillant. Les dons de Lodur à l’humanité sont bien évidemment totalement positifs, Loki est la force de l’illusion qui est l’ignorance et dont tout mal découle, il est donc inconcevable que les mythes originaux (qui remontent aux premiers temps indo-européens) puissent attribuer à une telle entité négative un rôle dans la création de la manifestation en Midgard de l’énergie sacrée des Dieux, aucun « don » que Loki donne n’est véritablement bien intentionné. Loki n’est absolument pas une déité bienveillante. »

 in www.edelweiss-hama.org/puisse_loki_etre_enchaine_partie_3.html

[6] Hreidmar demande aux Ases de remplir la loutre et de la recouvrir entièrement d’or. Pour ce faire, le nain Andvari, sous la forme d’un poisson attrapé par Loki, donne tout son or mais ce dernier lui dérobe l’anneau qui engendre l’or. Andvari qui est un grand magicien jette sa malédiction sur l’or et les possesseurs de l’anneau.  

[7] Thiod ; v. isl. Φjóð, cf. le vieux danois Thiuth, nom de la ville danoise appelée actuellement Ty.

[8] « Volsung : v.is. Vǫlsungr, de là le pluriel Vǫlsungar, qui désigne les descendants de ce héros. (…) », in L’Edda, op. cit. p. 202.

[9] « (…) On notera également que plusieurs monuments de la Scandinavie médiévale, tant des pierres dressées et des parois rocheuses portant des inscriptions runiques (le rocher de Ramsund en Suède, notamment) que les portails d’église en bois (les célèbres Stavekirker de Norvège), furent gravés de scènes représentant la mise à mort de Fafnir par Sigurðr, la cuisson du cœur (avec l’épisode capital du doigt brûlé au contact du sang du dragon), la mise en garde prononcée par les oiseaux, etc… » In L’Edda, op. cit. p. 202-203.

[10] « Il s’agit là d’une métaphore d’un type assez courant pour désigner un chef munificent : c’est celui qui distribue généreusement des anneaux (d’or) à ses hommes, à ses invités, aux poètes qui composent des strophes en son honneur, etc. » In L’Edda, op. cit. p. 203.

[11] « Grani : littéralement : “cheval” cf. le substantif grani qui désignait à l’origine un cheval dont la lèvre supérieure était recouverte de poils, d’une « moustache ». In L’Edda, op. cit. p. 203.

[12] La broigne (brogne ou brunie en français du haut Moyen Âge) est une défense corporelle protégeant le thorax.

[13] « Brunhild : v. isl. Brynhildr. Le premier élément de ce nom composé signifie : « broigne » (cf. le substantif brynja) ; Brynhildr peut donc être traduit littéralement par : « Hildr-à-la-broigne », appellation qui convient d’autant mieux à une Valkyrie que Hildr lui-même est bien attesté comme nom de Valkyrie et que ces personnages féminins exercent le plus souvent une fonction guerrière (…). » In L’Edda, op. cit. p. 203.

[14] « Les Valkyries, dans la mythologie nordique, sont des vierges guerrières, des divinités mineures dites dises qui servaient Odin, maître des dieux. (…) Elles suivent Odin-Wotan au cœur de la chasse sauvage, mais surtout survolent à cheval les ciels de batailles d’où elles désignent les braves qui devront périr. Visibles aux seuls héros que leurs lances ont choisis, elles les emportent au Valhalla où les attend une place d’honneur au banquet d’Odin. Gardiennes du Valhalla, elles s’occupent des festins, servent l’hydromel et égaient l’assemblée guerrière de leur présence[]. » In www.wikipedia.org .

[15] Cf. MOUGEOT R. Régor et APPAVOU Kinthia, La Vouivre, un symbole universel, EDIRU.

[16] Equivalent du Paradis ou Royaume Divin.

[17] La Légende de Sigurd et Gudrún, publiée aux éditions Bourgois très récemment nous donne accès à l’imaginaire nordique de son père.  Un commentaire de Christopher Tolkien présente les grands textes de la tradition nordique qui ont servi de source à Tolkien, et les origines de la légende.

[18] Cf. GORDON, Pierre, Les Vierges Noires, Mélusine, l’origine et le sens des contes de fées,  Editions Arma Artis, 1983.

[19] GORDON, Pierre, op. cit. p. 37.

[20] VARENNE, Jean, « Agni », article publié sur le site www.universalis.fr

[21] GORDON, Pierre, op. cit. p. 34.

[22] GORDON, Pierre, op. cit. p. 36.

[23] « Les Niflungar : cette désignation constitue un emprunt au moyen bas allemand Nevelingen, nom des héros connus sous le nom de Nibelungen en haut allemand » In L’Edda, op. cit. p. 205.

[24] L’Edda, op. cit. p. 127. La légende d’Auslaug est connue dans la mythologie scandinave, car  celle-ci  est ensuite emmenée par Heimir jusqu’en Norvège, se cache sous le nom de Kraka, rencontre et épouse le roi Ragnar et devient reine du Danemark.

[25] Cf La Vouivre, un symbole universel, op. cit. p. 168-169.

 

 

A consulter: 

- Arthur Rakham a illustré "Siegfried ou le crépuscule des dieux", on peut renvoyer au site de la galerie qui propose d'acheter ses illustrations en cartes :  

www.nocloo.com/gallery2/v/arthur-rakham-siegfried-twilight/

 

- Souhila Taïbi et Jaufré Darroux : "Compagnie Skald. Un art du non-oubli" :

www.compagnie-skald.com

 

SAINTE MARGUERITE DOMPTANT LA VOUIVRE

LA MAITRISE DE L'ENERGIE

 

 

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commentaires

Régor 31/05/2010 21:10



Ah oui ! Tolkien ! Mes enfants me l'ont fait découvrir lorsqu'ils découvrirent la lecture grâce à lui !



IOR 30/05/2010 01:53



Ah, Tolkien  !
Quel cycle de l'anneau ( agneau ).
Un maître.
Un des quelques rares ( ars ) qui sont " venus à moi " il y a bien longtemps...
 le mystère est..."NIBELUNGEN" !!

Brouillard...toube, fourbe...Enigme !!

Saint Marcel assèche le marais que la grande ville prenne "pied ! "



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