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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:16

Quelques propos sur le livre

 

  Le Moulin d’Hamlet.

La connaissance, origine et transmission par les mythes,

de

Giorgio de Santillana & Herta von Dechend, paru aux USA en 1969.

Avant-propos et traduction de Claude Gaudriault, Edition Edite 2012. 

 

  MoulinHamlet.jpg

 

« Ainsi tourne le globe du ciel comme un moulin, et

toujours nous broie en tournant. »[1]

 

 

Si les hommes dits « archaïques », ne connaissaient peut-être pas l’écriture, ils n’en étaient pourtant pas moins aussi intelligents que les humains de ce siècle et des siècles précédents qui ont connu et développé l’écriture. Durant des millénaires, nos ancêtres ont observé en permanence la Nature et tout particulièrement le Ciel de notre Terre. Ils « étaient dotés d’esprits tout à fait comparables aux nôtres et étaient capables de développer des procédés rationnels, compte tenu bien entendu des moyens dont ils disposaient.[2] » De ces observations, de leurs mesures, ils ont tiré une science astronomique très précise en développant des données qui se transmettaient de génération en génération. Ainsi leurs connaissances scientifiques, basées sur des siècles, voire des millénaires, nous paraissent actuellement surprenantes de précision.

 

Dans sa préface, Giorgio de Santillana assure que la science aurait donc précédé le mythe qui transmet une connaissance à la fois scientifique et philosophique, mais que l’on ne sait plus décrypter. La science actuelle procède par déduction alors que la leur procédait par intuition, par induction, suivant l’inspiration. Il s’agit d’une « science véritable », le « Miroir de l’Être » qui confronte métaphysiquement le Un et le Multiple[3], le permanent et le transitoire.

Ces hommes ont traduit leurs sciences en mythes et en légendes dont seuls les initiés pouvaient connaître l’ésotérisme ; le peuple prenant à la lettre les images des mythes en retirait pourtant une compréhension de la destinée humaine, comme il en est dans toute Tradition digne de ce nom et dont l’essentiel se transmet toujours de bouche à oreille.

Ce n’est plus l’instinct animal qui les anime, mais l’intuition qui est le propre de l’humain ; et leur réceptivité était sans doute plus grande, leurs sens plus aiguisés que ceux des citadins de nos mégapoles hyper-développées dans des conditions de pollution extrêmes.

 

En observant tous les changements survenant dans le ciel de la terre, la question de l’invariance des phénomènes célestes s’est donc posée aux hommes du néolithique et à leurs descendants. Les observations, très précises, constantes, renouvelées, demandaient une grande intelligence, « de prodigieuses prouesses de concentration et de calcul[4] » et leurs fruits se traduisaient par les grands mythes oraux transmis de génération en génération, utilisant les analogies et les métaphores. Le Moulin d’Hamlet cite Goethe : « toute chose éphémère est une métaphore[5] » ; toutes les formes diffèrent mais « toutes les substances sont une : la matière avec laquelle sont faits les pots, les hommes et les rêves », selon la pensée du mathématicien et poète iranien Omar Kayyãm[6].

 

Le Hamlet mis en scène par Shakespeare médite dans le cimetière en contemplant le crâne de Yorick et imagine que « la noble poussière d’Alexandre » a pu « boucher le trou d’une bonde[7] », tout comme le grand sceptique iranien Omar Kayyam écrivant : « cette brique ici peut être l’argile qui fut autrefois Kai Khusrau », le héros mythique[8].

Mais si la matière retourne à la matière, l’esprit retourne à l’esprit et la forme transitoire d’un humain est alors la métaphore de son Être essentiel immortel. A sa mort, le Héros d’un mythe, quel qu’il soit, habite le Ciel où il prend rang d’Etoile ; il est alors la Soi-conscience pérenne de celui qui est l’objet de l’histoire réductrice de l’essence-ciel, celui qui en n’est que l’hologramme !

Herta von Dechend a eu une véritable révélation en découvrant que les mythes polynésiens restaient totalement incompréhensibles sans l’astronomie ! Ces Polynésiens, les plus extraordinaires navigateurs qui surent découvrir l’île de Pâques, un confetti dans l’océan, après des milliers de kilomètres de navigation, guidés par le soleil et les étoiles… et l’intuition de leur Guide-Chaman ! C’est à partir de là qu’elle reconsidéra tous ses points de vue et collabora avec Giorgio de Santillana.

Celui-ci, dans son introduction, cite le livre de Dupuis, L’origine de tous les cultes, datant de l’an II (XVIIIème siècle) qui démontrait déjà dans son ouvrage que : « Le mythe est né de la science ; la science seule l’expliquera[9] » ! Vérité qu’il est grand temps de redécouvrir ! L’astronomie fut longtemps la « Science Royale », une science d’avant l’écriture, une science confidentielle transmise par les mythes pour qui savait les décrypter. Elle précéda l’astrologie qui se fonde sur elle. La transcendance est suggérée par le ciel de la Terre, mais nombreux sont ses Ciels !

Ne peut-on pas d’ailleurs considérer « l’espace-temps » d’Einstein comme un mythe moderne ? Et bien d’autres hypothèses scientifiques actuelles comme des mythes laïcisés ! Au contraire des astronomes actuels placés devant l’inconcevable : « L’homme archaïque, pour sa part, se maintenait fermement dans le concevable car il composait dans son cosmos un ordre du temps et une eschatologie qui avaient un sens pour lui-même et fixaient un destin pour son âme[10]. Platon pouvait encore parler ce langage… Pythagore affirmait que « les choses sont des nombres » ; les étoiles l’étaient pour les Indiens, les Mayas, les Aztèques et bien d’autres sans doute.

Si le livre faillit s’appeler L’art de la fugue, c’est qu’il est impossible de « modéliser ». les mythes ancestraux sans tomber dans des contradictions qui se révéleraient être pour tout métaphysicien des opposés complémentaires, voire des unités-duelles. Comme dans un hologramme, chaque partie du mythe le contient tout entier ! La structure du cosmos est « surdéterminée »[11], ce que tout scientifique affronté par exemple à certaines découvertes est obligé de conclure. En montrant que la particule de lumière peut être à la fois onde et particule, A. Steinberg remet en cause la théorie fondamentale (Mythique !) de la physique quantique[12]. Pour le monde scientifique actuel, la période de Newton est morte, mais celle de Darwin est entrain d’agoniser à son tour et nul doute que l’humanité va s’ouvrir à une nouvelle métaphysique pour entrer de nouveau dans la compréhension de sa destinée.

 

            L’Âge d’or fut-il le temps où l’étoile polaire et les constellations du ciel semblaient ou étaient fixes ? Le temps du renouveau cyclique permanent intangible ? Mais les observations transmises oralement avec une prodigieuse mémoire invariante ont permis de découvrir l’apparition de la précession des équinoxes au moins 4000 ans av. J.-C. et non par Hipparque qui la tenait vraisemblablement des Anciens[13].  

220px-Earth_precession_svg.JPG

 

Mouvement de précession.

 

Il y a plus : il y a environ 6500 ans, le Soleil levant à l’équinoxe de printemps se trouvait dans la Voie Lactée ; c’est en fait la disparition progressive de cet alignement à cause de la précession qui, perçue comme une crise cosmique, aurait donné naissance, au moins en partie, aux mythes dont il est question dans le livre et à la fin de l’Âge d’or qui n’a cessé de se dégrader en Âge d’argent, Âge de bronze et Âge de fer, le kali yuga actuel. 200px-Yugas 

Le cycle des yuga de la cosmogonie hindoue.

 

            Pourquoi ce titre du livre, étonnant pour un béotien : Le Moulin d’Hamlet ? Le « Hamlet » de Shakespeare eut pour ancêtre Amlôôi qui « dans la légende islandaise, montre les mêmes caractéristiques de mélancolie et de haute intelligence. » Il est « seigneur de l’Âge d’or, roi du Passé et du Futur. Ce personnage sera suivi, dans les chapitres du livre, « depuis les terres du Nord jusqu’à Rome, de là jusqu’en Finlande, Iran et Inde ; il apparaîtra à nouveau sans conteste dans la légende polynésienne », écrit Herta von Dechend dans son Introduction[14].

Dans l’imagerie norvégienne, Amlôôi « possédait un moulin fabuleux qui, à son époque, produisait la paix et l’abondance. Plus tard, quand vint la décadence, il produisit du sel et, finalement, ayant atterri au fond de la mer, il moulut du rocher pour faire du sable…[15] » Ce moulin est l’axe du monde autour duquel tournent les constellations d’étoiles qu’habitent les dieux.  

  220px-Precession_N.gif

 

 

Trajet de l'axe du pôle Nord sur la voûte céleste, dû à la précession (en supposant une vitesse de précession et une obliquité constantes)

 

220px-Precession_S.gif

 

Trajet de l'axe du pôle Sud sur la voûte céleste, dû à la précession (en supposant une vitesse de précession et une obliquité constantes)

 

Cette perpétuité des phénomènes célestes se retrouve chez Platon, dans le Timée, où il parle de « l’harmonie des sphères ». C’est donc le fil conducteur qui traverse les mythes étudiés par les auteurs pour montrer que les plus grands mythes universels doivent être revus sous l’angle de l’astronomie.

Hamlet se place « dans le cercle non seulement de la tradition nordique, mais de ce prodigieux trésor du mythe archaïque qu’est l’Irlande celtique dont on a retrouvé beaucoup de traits au Proche-Orient.[16] »

Dans l’épopée finlandaise Kaleva, Kullervo[17] est le semblable d’Hamlet, Vaïnämöinen le « vieux et honnête », maître du chant magique, et Ilmarinen le forgeron primitif, inventeur du fer, tous trois fils de Kaleva[18], lui-même forgeron encore plus primitif[19] .

Quelle est, dans cette épopée, l’origine du monde ? « La Vierge, fille de l’air, Ilmatar, descend à la surface des eaux, où elle reste à flotter durant sept cents ans jusqu’à ce que’Ukko, le Zeus finnois, lui envoie un oiseau. L’oiseau fait son nid sue les genoux d’Ilmatar et dépose là sept œufs, ce qui est étranger à ce qui arrive dans le monde visible. Mais ce monde reste vide et stérile jusqu’à ce que Vaïnämöinen naisse de la vierge et des eaux.[20] »

Ilmarinen va abandonner le tambour des chamans pour forger une Kantele, une harpe de fer, et les auteurs le rapprochent pour cela d’Orphée[21]. Mais : « La principale séquence est construite autour du travail de forge et de la conquête d’un grand moulin, appelé Sampo.[22] » Celui-ci « n’est rien d’autre que le ciel lui-même. » La partie supérieure de la voûte céleste est dite multicolore. Sampo est « dérivé du sanskrit skambha, “pilier”, “pôle”. Parce qu’il moud, Sampo est évidemment un moulin. Mais l’arbre du moulin est aussi l’axe du monde…[23] » Il est dispensateur des bonnes choses jusqu’à ce qu’il tombe dans la mer qui alors devient grouillante de vie tandis que la terre dénudée du grand nord devient stérile et froide[24].

Les traces de ces mythes ont perduré durant des siècles et durant tout le Moyen Âge. « Le point de départ est la Grèce. Cléomède (150 ap. J.-C.), en parlant des latitudes nord, déclare : “Le ciel tourne de la même façon qu’un moulin.”[25] » Al-Fargnani, dans Le livre des mouvements célestes et la science complète des étoiles, appelle l’étoile Kochab “la pointe du moulin” et les étoiles de la Petite Ourse “le trou de la pointe".[26]

Les traces de certains épisodes du Kalevala finlandais se retrouvent en Egypte.[27] L’origine de ces ressemblances vient-elle de la transmission due au nomadisme ? ou bien plus simplement, l’Inspiration étant donnée par la Source de la manifestation, celle-ci ne prend-elle pas la coloration de la vouivre du lieu ?

Grotte est, en norvégien, le mot désignant « le bloc de l’axe » de la meule, son moyeu, nabhi en « sanscrit originel » : « nave = moyeu, et « navel » = milieu, centre »[28]. «  Mais “milieu de la mer” était un ancien nom pour les grands tourbillons. » Le Maelström naît du moulin jeté dans la mer. Le Moulin « appartient à l’équipement de l’univers ancien »[29]. Certaines choses « “pouvaient ne pas être dites”mais seulement vécues.[30] » Vécues, mimées ou dansées sans doute.

 

Partout, « les substances vivantes de la doctrine mythique[31] », l’ésotérisme, n’est compréhensible que par très peu de personnes, mais les récits épiques et poétiques se transmirent oralement et fidèlement par des personnes qui ne comprenaient très certainement que l’exotérisme. Actuellement encore, les griots d’Afrique noire, tout comme les écoliers d’ailleurs, ont une mémoire prodigieuse et peuvent transmettre oralement sans aucun oubli des généalogies, des contes, des mythes, les textes de livres appris par cœur, sans en avoir l’intelligence entière. Seuls les vieillards devenus sages, en connaissent le sens ésotérique que l’alphabétisation tend à faire disparaître. Celle-ci, paradoxalement, devient un facteur d’acculturation !

Chacun ne peut lire un mythe qu’au niveau où il se situe et le réduire à une simple poésie populaire. Qui n’a rencontré de ces gens simples qui sont des mines de sagesse sans aucune ostentation ? A travers d’autres mythes, la force de Samson, celle de Krishna, les mythes polynésiens, il apparaît que l’axe autour duquel s’observe la rotation du ciel nocturne est figuré dans les mythes par l’axe d’une meule, avec l’idée que cette meule est détruite ou sortie de son logement. La disparition progressive des alignements célestes causée par la précession des équinoxes induit une crise cosmique. Le héros, le dieu, le roi de l’ère précédente est alors tué ou émasculé et un nouvel héros, un nouveau dieu, un nouveau roi règne sur l’ère nouvelle, c’est la fin d’un monde qui est ainsi ressentie. Se greffent là-dessus les faits que toujours les morts émigrent dans l’une ou l’autre des étoiles du ciel, Orion pour les Egyptiens, Sirius pour les Dogons, la constellation du Condor pour les Aymaras et les Incas[32].

 

Comment pénétrer, à travers les traductions des textes les plus anciens qui les mirent par écrit, les anciens mythes oraux des civilisations archaïques, alors qu’au contact direct des Dogons vivant dans les falaises de Bandiagara au Mali par exemple, Marcel Griaule ne put écrire Dieu d’Eau qu’après dix-sept années de persévérance ! Durant tout ce temps lui et les ethnologues qui l’accompagnaient n’eurent comme réponses à leurs questionnaires qu’un niveau exotérique incompréhensible. Sa persévérance seule convainquit les sages Dogons de permettre à l’aveugle Ogotemmeli de lui donner les réponses ésotériques, l’initiation véritable qui n’avait jamais été écrite ![33]

Hamadou-Ampaté Bâ en traduisant les poèmes et récits initiatiques peuls[34] apporte du grain à moudre au Moulin d’Hamlet ! Encore ne traduit-il que…ce qui lui est autorisé à mettre par écrit !

Et Claude Gaudriault de témoigner : « L'une des transmissions orales la plus fascinante pour moi est celle des Védas (qui nous a été présentée récemment au cours du colloque d'Yves Vadé à Branly). Dans les écoles védiques actuelles des jeunes gens continuent à apprendre par cœur et sans livre des textes qui datent de plusieurs milliers d'années selon 2 ou 3 interprétations d'accentuation. Certains textes demandent 12 ans d'apprentissage.[35] »

Qui mesure ce qu’a pu être la puissance de la mémoire dans les traditions orales ?

 

Mais les mythes ne sont pas les seules sources ! Les peintures rupestres des grottes choisies pour l’orientation de leurs entrées ; les mégalithes, les pyramides témoignent aussi d’une science extraordinaire. En 1906, un archéologue considérait « les constructeurs de Stonehenge comme des barbares hurlants… tout à fait incapables de calculer les cycles astronomiques complexes et de plus durant de nombreuses années » ! L’ordinateur a permis à l’astronome Gerald Hawking d’établir « plus d’alignements que l’on pouvait rêver »[36] comme relaté dans Soleil sur Stonehenge. L’astro-archéologie est florissante en Grande-Bretagne[37].

Par ailleurs, en étudiant les alignements des menhirs de Plouharnel et de Carnac, Howard Crowhurst a démontré dans son livre Mégalithes. Principes de la première architecture monumentale du monde que ces alignements gigantesques ont été réalisés sur le tracé du triangle de Pythagore, avec des techniques simples et inspirées par une profonde observation et une extraordinaire connaissance des lois de la nature, il y a 3 500 ans et plus ![38] Ces humains possédaient une science initiatique, connaissaient un calendrier vivant, lunaire et solaire à la fois et utilisaient une unité de mesure plus exacte que notre mètre, le « yard néolithique ». Il ne reste pas le dixième de ce qui fut alors érigé comme dolmens, menhirs, cairns, tumulus, tous concentrant l’énergie tellurique en lien avec l’énergie cosmique.

 

De multiples façons, l’évidence s’impose. L’Intelligence, la même, l’Homme la possède depuis toujours, depuis son incarnation sur cette Terre ; il la tient de son Créateur dont il est l’Image. Longtemps il s’est senti habité par une Transcendance qui le poussait à mettre en œuvre l’Inspiration de la Source créatrice et à préparer le Voyage de son âme au-delà de cet espace-temps, vers le Ciel dont notre ciel n’est que l’hologramme, alors que tant de nos contemporains sombrent dans la désespérance et la tristesse.

 


[1] - Pétrone, Satyricon (39), cité dans l’ouvrage.

[2] - Le Moulin d’Hamlet, p. 102.

[3] - Le Moulin d’Hamlet, p. 19.

[4] - Le Moulin d’Hamlet, p. 31.

[5] - Le Moulin d’Hamlet, p. 77.

[6] - Le Moulin d’Hamlet, p. 75.

[7] - Le Moulin d’Hamlet, p. 79.

[8] - Le Moulin d’Hamlet, p. 75.

[9] - Le Moulin d’Hamlet, p. 23.

[10] - Le Moulin d’Hamlet, p. 31.

[11] - Le Moulin d’Hamlet, p. 87.

[12] - Mathieu Grousson, « Ils ont réussi à voir une chose et son contraire », numéro 1135 de Science et Vie d’avril 2012.

[13] - Sur la précession des équinoxes et le point vernal, voir l’article de Bernard Tessier : http://images.math.cnrs.fr/Le-Moulin-d-Hamlet.html :

[14] - Le Moulin d’Hamlet, p.28.

[15] - Le Moulin d’Hamlet, op. cit.

[16] - Ibidem, p. 134.

[17] - Avalokitesvara, divinité bouddhiste, a un destin semblable à celui de Kullervo, le Hamlet finlandais (p. 169).

[18] - Le Moulin d’Hamlet, p. 137.

[19] - Ibidem, p. 157.

[20] - Id., p. 138. Sur la virginité véritable, voir notre livre Le Miroir, symbole des symboles, (Editions Dervy, 1995), 2ème éd. Lyon : Les Editions du Cosmogone, 2011.

[21] - Le Moulin d’Hamlet, p. 144.

[22] - Le Moulin d’Hamlet, p. 138.

[23] - Le Moulin d’Hamlet, p. 151.

[24] - Le Moulin d’Hamlet, p. 152.

[25] - Théorie circulaire des corps célestes, 1,7.

[26] - Le Moulin d’Hamlet, p. 177.

[27] - Le Moulin d’Hamlet, p. 155.

[28] - Le Moulin d’Hamlet, p. 127-128.

[29] - Le Moulin d’Hamlet, p. 128.

[30] - Le Moulin d’Hamlet, p. 161.

[31] - Le Moulin d’Hamlet, p. 158.

[32] - Voir http://soleildesandes.over-blog.com/article-3395934.html , « La vallée des morts »

[33] - Le Moulin d’Hamlet, p. 83-84-85.

[34] - Kaïdara, Koumen, L’Eclat de la Grande Etoile, Bain rituel…, Classiques africains distribués par Les belles lettres.

[35] - Correspondance.

[36] - Le Moulin d’Hamlet, p. 103.

[37] - Robin Heath, astro-archéologue, déploie des connaissances extraordinaires sur son site : http://www.astro-archaeology.org/

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commentaires

Printer Support 08/07/2014 12:31

The earth and the life’s real concept are like a fairy tale to me. This article tells us about the various related facts. These are really true and the science is like a fiction with the cycle of yuga.

Régor 15/01/2013 18:59


Pour approfondire le sujet, voir : http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/-la-science-astronomique-dans-les-mythes-archaiques.php

Lapinos 29/08/2012 19:23


Je ne crois pas exactement au renouveau du conte, mais plutôt à la difficulté de traduire les théories spéculatives que vous évoquez sous la forme de mythes. Les mythes convoquent les astres et
les mondes les plus extérieurs à l'homme, tandis que les seuls calculs de vitesse ou de trajectoires ramènent à la mécanique, celle de la nature ou de l'âme humaine. La culture fournit des modes
d'emploi, mais elle ne répond pas à la question : pourquoi ? Cette frustration incite à revenir vers des fables ou des mythes plus anciens.


(Même le "Connais-toi toi-même" des Anciens est très différent de la médecine de l'âme ou de l'introspection moderne.) 

Régor 31/08/2012 21:28



L'on ne reprend toujours que les contes traditionnels millénaires ; la condition humaine n'a pas changé. Seul le contexte, les apparences, l'illusion changent. Il est vital de revenir à la
conception des Anciens devant le naufrage actuel que produisent les divorces de la science et de la conscience, de la physique et de la métaphysique, de la chimie et de l'alchimie, le
l'astronomie et de l'astrologie, en rejetant autant le scientisme que les divers dogmatismes. Quant à la Vie, Marguerite Porete, béguine brûlée par l'Inquisition, elle écrivait : "La vie est sans
pourquoi" ("Le miroir des âmes anéanties..."). Elle est, tout simplement. Le comment est passionnant...



Lapinos 27/08/2012 01:57


La mythologie chrétienne dont Shakespeare est sûrement plus proche est également inséparable de l'astrologie. Un secret détenu dans "Hamlet", à la manière dont les mythes détiennent des secrets
pour les protéger de l'outrage du temps, c'est pourquoi la mythologie a perdu sa force dans l'Occident moderne.

Régor 29/08/2012 09:30



Chez les Anciens, il n'y avait pas de césure entre astonlogie et astronomie, cela est bien visible dans "Le  moulin d'Hamlet". Les hypothèses scientifiques actuelles : big-bang, théorie des
cordes, trous noirs... sont des mythes modernes mais qui ne disent rien le plus souvent de l'essentiel. Reste le renouveau du conte actuellement qui puise dans toutes les traditions les meilleurs
conte, mythes et légendes... et l'essentiel: "Connais-toi toi-même..." que chacun met en oeuvre avec les otils qu'il rencontre.



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