Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 17:05

Les Rois Mages et la galette des Rois

Article de Patricia Martin


      La galette des Rois est un gâteau vendu dans toutes les pâtisseries de France, après le Nouvel An.   Une couronne dorée  lui est toujours adjointe. Les chrétiens mangent la galette le six janvier, célébrant ainsi la naissance du Christ. Grâce à cette galette de tradition ancienne, les Français commémorent aussi les trois envoyés du Grand Roi qui partirent de l’Orient à la rencontre du Messie et de sa Mère, Marie, d’où l’appellation de la galette des Rois. Les Rois Mages étaient de confession zoroastrienne et les représentants de l’empereur de Perse, le Christ étant né à l’époque du roi Farhad V (Achk XVI), de la dynastie parthe (Achkanian).



Les Mages apportent leurs présents au Christ nouveau-né.
 Mosaïque byzantine de San Apollinare Nuovo è Ravenne,
donnant une description fidèle des vêtements parthes.
Les mages étaient célèbres en Occident depuis l’époque de Platon,
moins comme prêtres du feu que comme sages.
(Veronica Ions,
Le grand livre des mythologies, Bordas, 1981)
 


La ville de Chiz.
Takhte Sulaiman, Sanctuaire du Feu.
(Dossier Archéologie, 227, Oct. 1997)
 
     Divers voyageurs nous ont laissé des témoignages en relation avec les Rois Mages. Nous en rapportons ici quelques-uns parmi d’autres. Dans son encyclopédie géographique au nom de Maajam ol baldan, Hamawi écrit : « Chiz, une ville située en Azerbaïdjan, est le lieu de naissance de Zarathoustra. » Un autre voyageur arabe nous raconte : « Chiz est une ville située entre les deux villes de Maragheh et Zanjan. La ville de Chiz possède une enceinte et à son centre il y a un lac. A cet endroit se situe selon la croyance des Zoroastriens, le plus grand Temple du Feu, lequel un jour a donné son Feu à tous les autres temples zoroastriens du monde, de l’Orient à l’Occident. La coupole de ce temple est surmontée d’un croissant de lune. L’une des caractéristiques de ce temple est son feu éternel qui brûle depuis des siècles sans jamais laisser de trace de cendre ! » Mais la renommée de la ville de Chiz ne s’arrête pas uniquement à son Temple du Feu, ni à ce qu’elle est le lieu de naissance de Zarathoustra. Ce qui le distingue des autres temples est son rapport avec la légende des Rois Mages.
 

 
      Lorsque le Grand Roi apprit la naissance à Bethléem du bienheureux enfant, il décida sur-le-champ de lui faire porter des huiles parfumées et d’autres offrandes. Il désigna donc trois de ses vassaux les plus représentatifs et les dépêcha à Jérusalem pour rencontrer le nouveau-né, apporter les offrandes à sa mère et lui apprendre que la dignité et la suprématie de son enfant dirigeraient le monde vers la force du bien. Les envoyés du Grand Roi trouvèrent Marie et lui présentèrent les offrandes.
 

 
     Dans l'Evangile selon Matthieu, chapitre deux verset douze, on apprend que Jésus est né à Bethléem au temps du règne d’Hérode. A cette époque, trois Mages vinrent de l’Orient à Jérusalem et demandèrent : « Où se trouve le Roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus le rencontrer. » Ils avaient suivi l’étoile et avaient finalement trouvé Marie et son fils. Ils leur présentèrent les offrandes du Grand Roi, puis rentrèrent dans leur pays !
 
     Dans le chapitre sur la « grand province de Perse », Marco Polo précise que c’est dans la ville de Saba (Saveh en Iran, au sud-ouest de Téhéran) que les trois Mages partirent pour aller à Bethléem adorer le Christ nouveau-né. C’est en cette même cité de Saba que se trouvent, dit-on, les sépultures de Balthazar, Gaspard et Melchior, puisque tels sont les noms que leur donne la légende. 

 

Reliques des Rois Mages à Janailhac (Haute-Loire).
 
     Ils n'ont pour tout bagage que les présents qu’ils portent dans des vases précieux ressemblant à des ciboires. Le plus âgé désigne l’étoile qui va les guider jusqu’à la Crèche. La forme incurvée de la route, soulignée par le talus qui la borde, et sa perspective qui s’étrangle entre les montagnes suggèrent, dans un espace restreint, le mouvement et la longueur du voyage que les trois Rois Mages entreprennent. (Marco Polo, Le Livre des Merveilles, Paris Bibliothèque nationale de France, Manuscrit français 2810, folio 11v, Ed. M.T Gousset)
 



      Marco Polo, qui traversa l’Iran au temps du règne du Kublai Khan, petit-fils de Gengis Khan, écrit : « L’Iran était un grand et honorable pays avant qu’il ne tombe entre les mains des Tatars et soit ruiné.
En Iran il y a une ville nommée Saba (Saveh), c’est d’ici que les trois Mages sont partis à Jérusalem,
voir le Messie. Leurs tombes se trouvent dans les hauteurs de cette jolie ville et l’on rapporte
que les cheveux et les barbes de ces derniers ont résisté aux années. »

 



     Les noms de ces trois Mages étaient Balthasar, Gaspar, Melchior. Marco Polo tenta de retrouver leurs tombes. Sans avoir l’aide de la population et après trois jours de marche, il arriva enfin à une citadelle qu’on appelait la « forteresse des Adorateurs du Feu ». Ses habitants prétendaient que les trois Mages, envoyés du Grand Roi à Jérusalem, étaient partis de cette même forteresse. L’un d’eux serait le roi de Sabah, le deuxième celui de Diaveh et le dernier celui d’une ville (Chiz) dont la population a préservé jusqu’à aujourd’hui sa religion zoroastrienne.

 



     Une légende qui circule en Perse raconte qu’en échange de l’or,
de la myrrhe et de l’encens qu’ils lui offrirent,
l’Enfant-Dieu remit aux mages une cassette close en leur recommandant de ne pas l’ouvrir.
Sur le chemin du retour, au bout de quelques jours de voyage,
la curiosité l’emporta sur l’obéissance et ils ouvrirent le coffret.
A leur grande surprise, ils n’y trouvèrent qu’une pierre.
Dépités et convaincus que l’Enfant s’était moqué d’eux,
ils jetèrent la pierre dans un puits très profond.
Quel ne fut pas leur ébahissement de voir jaillir aussitôt un feu miraculeux,
dont ils recueillirent une partie et la déposèrent dans un sanctuaire à « Cala Ataperistan »,
lieu fabuleux dont le nom signifie « le château des adorateurs du feu ».
Un sanctuaire s’ouvre sur un jardin intérieur dans lequel les trois Rois Mages sont agenouillés,
en prière devant un autel. Sur cet autel brûle le Feu légendaire.
(Marco Polo, Le Livre des Merveilles, Paris Bibliothèque nationale de France,
Manuscrit français 2810, folio 12, Ed. M.T Gousset)

 



     Dans son récit de voyage en Iran, un autre voyageur italien du nom d’Oderic de Pordenon
nous parle également des trois Mages.


     Qu’ils soient de l’Orient ou de l’Occident, ces voyageurs ont tous entendu des récits populaires qu’ils ont relatés plus ou moins fidèlement. Il paraît qu’après avoir reçu les offrandes des émissaires du Grand Roi, Marie leurs offrit elle aussi un sac, ou une boîte fermée. De par son aspect, les Mages pensèrent qu’il s’agissait d’un cadeau sans grande valeur. Sur le chemin du retour, ils l’ouvrirent et selon différents récits, y trouvèrent du sable ou selon Marco Polo, du cumin ! Ainsi, estimant ce cadeau trop modeste pour être rapporté au Grand Roi, ils vidèrent le contenu du sac dans un puits asséché. Soudain, une énorme flamme en surgit. Les Mages stupéfaits et en même temps émerveillés par cette vision, décidèrent de rapporter ce Feu en Iran et de le préserver dans cette forteresse près de Saveh (ou Chiz).
 



     Ces récits nous démontrent que les profils des trois Mages
avec leurs couronnes décorées d’étoiles filantes figurant sur nos galettes d’aujourd’hui
sont eux-mêmes d’anciens rois iraniens qui furent les premiers à reconnaître le Messie
 et ainsi forcèrent à tout jamais le respect de toutes les communautés chrétiennes du monde.
  



    La légende est belle et n'est probablement pas authentique......

                                        Article de Patricia Martin


&&&


glycon.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Régor 05/02/2012 10:13


De Jacques R. :"


Extrait d'un texte sur les origines de la galette de Rois:


"Lors des Saturnales (fêtes romaines sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier),
les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques
de la Rome antique) au sein
de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales
ou Roi du désordre). Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au « roi d’un jour » le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des
ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile à l’issue de celle-ci. Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de
coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service (d’où l’usage toujours vivant de « tirer les
rois »). Tacite écrit que,
dans les fêtes consacrées à Saturne, il était d’usage de tirer au sort la royauté3. Étienne Pasquier a décrit dans ses Recherches de la France4 les cérémonies qui s’observaient en cette occasion : « Le gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous
la table, lequel le maitre interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. À cet interrogatoire, l’enfant répond d’un mot
latin domine (seigneur, maître). Sur cela, le maître l’adjure de dire à qui il distribuera la portion du gâteau qu’il tient en sa main, l’enfant le nomme ainsi qu’il lui tombe
en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu’à ce que la part soit donnée où est la fève ; celui qui l’a est réputé roi de la compagnie encore qu’il soit moindre en
autorité. Et, ce fait, chacun se déborde à boire, manger et danser. »


C’est cet usage qui est passé jusqu’à nous. On en retrouve la trace non seulement dans le rituel de la galette des Rois, mais aussi dans la fête des Fous médiévale et
des « rois et reines » des carnavals actuels.

Lazay 07/01/2012 07:56


En Espagne, les Rois Mages sont fêtés magnifiquement ! Et ils apportent des cadeaux aux enfants depuis plus longtemps que le Père Noël !

Kathy Dauthuille 05/01/2010 21:52


Cet Arbatan serait Artaban de Médée ; il aurait apporté des pierres précieuses mais serait arrivé trop tard. On parle qu'ainsi ce roi représenterait une autre race.
 Ce qu'il y a d' amusant est que les bergers espagnols chantaient en dévidant la laine sur le dévidoir à quatre angles et qu'ils modifiaient les paroles de façon à avoir un
roi symbolisant chaque angle.
Si l'on parle des directions, il ne s'agirait que des directions au sol.


Kathy Dauthuille 01/01/2010 17:47


On dit aussi qu' il existait un quatrième Roi Mage appelé Arbatan et que s' étant perdu ; il n'est jamais arrivé à la crèche.
Si l' on pense que les Rois Mages indiquaient le directions ; il manquerait en effet le quatrième.


Régor 05/01/2010 20:32


Je ne connais pas cette légende. Où la trouve-t-on ?
De fait la Terre compte 6 directions, avec le zénith et le nadir : voir Le symbolisme de la croix de René Guénon.


Présentation

  • : le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  •   le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  • : Ce qu'est le Serpent-Dragon-Vouivre, symbole des énergies telluriques liées aux énergies cosmiques.
  • Contact

Texte Libre

 

 

Le lien http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/ permet de trouver les articles de ce blog depuis sa création en 2006, classés par thèmes de A à Z aux pages 4 à 13 - Thèmes des articles du blog vivrevouivre :

- Alchimie - Animaux fabuleux : ;- Arts ; - Bouddhisme, Chamanisme, Chevalerie et Moyen Age ; - Christianisme : ; - Druidisme, Education, Erotisme, Géobiologie ; - Gitans, Hindouisme, Islam, Jeux,  Kabbale, Langue des Oiseaux  ; - Articles de Manichéisme à Paix ; - Pays ; - Thèmes de Préhistoire à Voeux ; Vouivre

 

 

 

Recherche

Liens