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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 09:41

   La fête d'Halloween

 

a lieu la veille de celle de Samain

 

250px-Jack-o--Lantern_2003-10-31.jpg

 

Elle est d'origine récente et sans grand intérêt ! Sauf pour les enfants qui tirent les sonnettes pour demander des bonbons et souvent se déguisent... 

 

 HallowenA.jpg

HallowenB.jpg

 

  La fête celte de Samain

 

"Les moines irlandais qui ont mis par écrit les coutumes celtiques, à partir du VIIIe siècle, ont précisé que le jour de Samain est (selon notre calendrier moderne) le 1er novembre. La fête elle-même dure en fait une semaine pleine, trois jours avant, et trois jours après. Pour les Celtes, cette période est entre parenthèses dans l’année : elle n’appartient ni à celle qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps »[1]. C’est le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs, par exemple." (Wikipedia)

 

"Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le Calendrier de Coligny." (Id.)

  

Croix celtique.

Elle marque le début et la fin de l' année celtique, et annonce le début du Temps Noir. En effet Samain n’appartient ni à l’année qui se termine ni à celle qui commence : c’est un jour en dehors du temps qui permet aux vivants de rencontrer les défunts. Et elle permet aussi aux défunts non réincarnés de passer dans le monde des vivants, pour y retrouver les lieux et les personnes qui leur étaient chers. On situe ce jour au premier novembre de notre calendrier. Mais comme toutes les principales fêtes celtiques, Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième est livré aux réjouissances populaires et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui pouvaient se prolonger pendant une semaine.

   (http://mythologica.fr/celte/samain.htm)

  

"Nous n'avons aucune raison de douter - qui plus est nous devons affirmer - que la seule doctrine druidique traditionnelle à l'usage du commun des hommes a été celle de l'immortalité de l'âme et de la vie continuée indéfiniment dans l'Autre monde. Ce que montrent les textes insulaires, c'est que l'immortalité de l'âme et la métempsychose  ont eu des sphères d'application distinctes : l'immortalité était le destin normal et général de l'âme humaine, tandis que la métempsychose était le sort d'un ou deux individus exceptionnels, mythiques ou 'missionnés'."

(F. Le Roux et C.-J. Guyonvarc'h, Les Druides, Ouest-France Université, 1986, p. 280)

 

 

 La Toussaint chrétienne
 
est venue remplacer la fête de Samain.
 
 
 
250px-All-Saints.jpg 
    
Fra Angelico,
Les précurseurs du Christ avec les saints et les martyrs, 1423-1424.
 
 
"Tous UN" nous dit l'euphonie,
 
mais aussi "tous sains", sans T, preuve de santé !
 
 
Elle est suivie du jour des morts.
 
 

"La Toussaint ne doit pas être confondue

 

avec la Commémoration des fidèles défunts,

 

 fêtée le lendemain.

 

Cette dernière est un héritage des lectures monastiques

 

du  « rouleau des défunts » : la mention des frères d’une abbaye,

 

ou d’un ordre religieux,

 

 au jour anniversaire de leur décès.

 

Elle a été inaugurée par Odilon,

 

abbé de Cluny au  XIème siècle.

 

 

Holbein-death.JPG

 

 

La Danse des morts de Hans Holbein.
 

 

Cependant, du fait qu’en France, le 1er novembre,

  

  

jour de la Toussaint, est un jour  férié, 

  

 l’usage est établi de commémorer les morts ce jour

  

au lieu du 2 novembre, comme le témoigne la tradition multi-séculaire

  

de chandelles et bougies allumées dans les cimetières,

  

depuis le XIXème siècle,  et le fleurissement avec des chrysanthèmes 

  

des  tombes à la Toussaint  (...) ;

    

ces deux gestes symbolisant la vie heureuse

  

après la  mort." (Wikipedia) 

 

&&&

 

 

Qu'en est-il de la Voie ancestrale

 

 

qui nous a conduit à la naissance matricielle ?

 

 

« La voie ancestrale nous relie par une chaîne ininterrompue aux premiers humains du

 

quatrième règne de la création et, à travers eux, aux règnes qui l'ont précédé.

 

« Accrochée au fil de la vie, la personne est raccordée à la Force originelle et à toutes

 

les créatures, en passant par tous ceux qui l'ont précédée, et en se projetant dans tous


ceux qui viendront, en accord avec la nature environnante et les entités spirituelles invisibles.  

 

  [1] »

 

Pour les Indiens Péruviens comme pour tous les hommes primitifs :

 

 « Les plantes, les animaux et même les pierres sont des êtres vivants.[2] »

 

Ils forment la chaîne continue de la vie.

 

Le Tout unique est tissé de tous les vivants et de tous les morts.

 

Cette réalité est perçue avec une grande acuité par les Africains comme le montre par

 

exemple cette Demande de protection aux ancêtres, traditionnelle au Zaïre :

  

« Ô ! Ancêtres, hommes innombrables !

  

Habitants des roches et des gouffres !

  

  Possesseurs du kaolin blanc,

  

Ô vous qui peuplez l'Au-delà !

  

Surgissez de toute part, réunissez-vous !

  

  Venez manger les noix de kola,

  

Du poivre et du sel que nous vous offrons !

  

Sortez et réunissez-vous,

  

  Ô vous qui peuplez l'Au-delà.[3] »

  

Il en est ainsi pour de nombreux peuples, sinon pour tous.

 

Que devient le mort pour les anciens aborigènes de l'île de Pâques ?

 

« L'au-delà vers lequel il retourne s'appelle le Po, le royaume de la nuit.

 

L'Océan Originel se situe au soleil couchant.

 

Les défunts sont déposés dans des pirogues funéraires, puis dirigés vers le Po, à la pointe

 

ouest de l'île.

 

Des chants accompagnent ce “voyage-retour” vers la Terre d'Autrefois.

 

Franchir l'invisible pour y découvrir un autre niveau d'existence,

 

telle  fut leur expérience façonnée par des siècles d'exploration de l'infini.

 

Le culte des Ancêtres est un véritable dialogue avec le souvenir.

 

Derrière l'horizon ne règne ni un

 

gouffre, ni une solitude : règnent les Ancêtres, les dieux, une Mémoire.[4] »

 

Cet autre monde n'est pas clos, tous les Chamans le savent. La machi, la chamane des

 

Indiens Mapuche du Chili, dans son vol céleste, déchiffre les mystères du Canelo, de

 

l'arbre magique, et chante :

 

« Je suis une jeune fraîche rosée,

  

je suis la femme de l'aube,

  

je suis la femme du jour,

  

je suis la femme de l'esprit...

  

Parce que, du royaume des morts,

  

je peux entrer et revenir.[5] »

 

Chez beaucoup de peuples anciens, la mort n'est pas vue comme un malheur, mais

 

comme un passage naturel, obligé. Dans les rêves des Aborigènes d'Australie, « les

 

squelettes sont heureux. Pourvu qu'ils peignent et qu'ils voyagent.[1] »

 

Les habitants de l'île de Malekula au Vanuatu, anciennement les Nouvelles-Hébrides,

 

traversent après leur mort un pays nommé Wies.

 

« A un certain point sur leur chemin, ils rencontrent un rocher (...)

 

Toujours assis à côté du rocher, se trouve un fantôme femelle Temes Savsap, et sur le sol

 

en face d'elle est dessinée la figure géométrique complète nommée nahal.

 

Le chemin que le spectre doit traverser se trouve entre les deux moitiés de la figure.

 

(...) Lorsque chaque spectre arrive sur la route, le fantôme gardien se presse d'effacer 

 

une moitié de la figure.[6] »

 

Ou bien le mort connaît la figure, complète la moitié manquante et suit l'axe et il atteint

 

le monde des morts, ou bien il ignore la figure et Temes le dévore.

 

Ces figures, les nahals, sont des sentiers, des entrelacs symétriques que les habitants

 

apprennent à tracer de leur vivant.

 

Ils représentent l'essence des choses familières, les êtres, les plantes et le cheminement 

 

de leur apparition dans l'existence.

 

La seconde mort aboutit à une seconde naissance.

 

La symétrie doit être restaurée pour découvrir une issue.

 

« Les femmes n'apprennent jamais ces figures géométriques, et on ne nous dit pas ce qui

 

se passe entre l'ogresse et elles.

 

Quoi qu'il en soit, tous les fantômes se retrouvent devant deux arbres, l'un pour les

 

hommes, l'autre pour les femmes.

 

De ces arbres, ils plongent dans la mer et nagent jusque dans l'autre monde.[7] »

 

  Chemin des ancêtre

 

Le chemin des morts vers Wies.

 

 

Chez les Maoris de Nouvelle-Zélande, la spirale tatouée est « la clé de l'immortalité. La

 

tradition maorie raconte comment l'âme, après la mort, rencontre un horrible esprit

 

femelle qui, en dévorant ses spirales tatouées, lui dit : “Passe de Maura, terre des 

 

vivants, à Bouto, la terre des morts. ” Ensuite, elle confère à l'âme “la vision des


 

esprits" en lui touchant les yeux. Si elle ne trouve pas de tatouages, elle mange les globes

oculaires, et l'âme aveugle ne peut plus trouver l'immortalité.[8] »

 

 

La maîtrise de cette Energie spiralée reste la clé de l'immortalité, mais à l'acte magique

 

qui peignait, qui tatouait, qui gravait cette image-symbole, se substitue la conscience de

 

ce qu'est la manifestation de la vie.

 

La voie de l'hérédité ancestrale est greffée sur la voie de l'hérédité divine, l'homme étant

 

pétri d'argile et du souffle divin. Au-delà de la roue du temps, au-delà des cycles de 

 

morts et de renaissances qu'entraîne la loi du karma, au-delà du monde astral, au-delà 

 

de l'illusion divine, de la Maya, la possibilité est donnée d'une Libération pour celui 

 

qui, à l'exemple du Bouddha, passe de la conscience empirique séparative à la claire

 

conscience, à la Toute Conscience. Il peut arrêter la Roue, et revenir ensuite sur terre en

 

toute justesse, si telle est sa vocation.

 

Celui-là n'est plus alors emporté par le destin, terrifié par ses propres formes-pensées,

 

écartelé entre les notions de bien et de mal, mais il vit l'instant, incarne la chose juste

 

hors de toutes notions, de toutes croyances. La fin de l'expérimentation de la matière

 

suppose non seulement l'extinction de tout désir, état appelé en Orient nirvana, mais

 

l'extinction de l'extinction, l'abolition de la dualité samsara-nirvana, de la dualité

 

matière-esprit ; état au-delà de tous les états d'être dont on ne peut rien dire.

 

Mais l’au-delà de la mort n’est-il pas résurrection depuis que le Christ est sorti vivant du

 

tombeau ? »

 

 

(Du Tissage des Formes aux Entrelacs de la Vie, p.41 sur http://sens-des-entrelacs.wifeo.com/ )



[1] - FAÏK-NZUJI, Clémentine M. - Symboles africains : lieu de recueillement et source de prière -        Op. cit., p. 18.

[2] - BARAHONA - Marcellino - La médecine des Indiens du Pérou - Thèse, Faculté de Médecine Paris-Nord, Bobigny, 1992, p. 10.

[3] - Bayaka, Zaïre, in FAÏK-NZUJI, Clémentine M. - Symboles africains : lieu de recueillement et source de prière - Op. cit., p. 10.

[4] - Ile de Pâques : à la rencontre du Mana - Op. cit., p. 40.

 

 

 

C'est là la croyance au "salut" : la résurrection des morts à la fin des temps, aussi bien

 

chez les chrétiens que chez les musulmans d'ailleurs :

 

"Ils disent : le Salut.

 

Nous disons la Libération ! (...)

 

 

La Libération est au-delà des Apparences et des Formes : mais l'au-delà des

 

Apparences et des Formes ex-iste par les Formes et les Apparences.

 

Ainsi n'assimilez point Libération et 'néant', ni Salut, Voyage de votre Âme et

 

Dépassement de l'Âme pour la toute Propulsion d'Expressions."

 

(Emmanuel-Yves Monin, Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage,

 

p. 477-478)

 

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 Résurrection du Christ : tableau de Johann Heinrich Tischbein

 

 

  "L'humain doit se délivrer de la Nature mortelle pour être livré totalement Conscient à

 

l'Immortalité et tout entier à ce qui est Eternel."

 

(Platon le Karuna, Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort, Les Editions de la Promesse, 2006, p. 179)

 

 

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  Jésus retourne des Enfers (par Kocheliov)

 

 

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commentaires

Régor 30/12/2011 18:42


Allons ! un peu d'imagination ! Ne serait-ce pas le verbe "citrouiller' : sortir les fameuses citrouilles pour la fête ? A moins que ce soit pour la rime... ne perdez pas pied pour si peu !

Régor 30/12/2011 11:41


Petit correctif : "Pourront voir CE qui citrouille" (pour ceux qui connaissent la musique du Branle des Lavandières), sinon, on perd un pied et ce n'est pas recommandé pour la danse !

Régor 04/11/2011 09:33



Chant de Samain par "Les Derniers Trouvères", sur l'air du Branle des Lavandières :


"Cette nuit les portes s'ouvrent/ Les deux mondes se retrouvent/ Tous ceux qui n'ont pas la trouille/ Pourront voir qui citrouille// Ohé ohé trépassés/ Morts, vivants, venez danser/


Fantômes et sorcières/ Lutins et gens ordinaires/ Dansent mains dans la main/ C'est la danse de Samain." (bis)



Régor 03/11/2011 10:40



Difficile de redonner en France du sens à cete fête d'Hallowen ! Samain par contre trouve un écho très positif, relancée par les milieux néo-druidiques. Qui enseigne aux enfants l'essentiel ?
L'on voit partout le mal combattre... le mal dans toute l'actualité. Le Bien pourtant est très actif dans le secret, dans la discrétion et fait son office de tremplin vers le Juste...



Farfelu 02/11/2011 19:21



Biensûr !
Mais frère feuillu ne prend pas en "conte" la surface des choses
quand celles-ci lui paraîssent, comment pourrions nous dire, hmm...?
Merdique !
Transformer le plomb en or est l'unique travail !
"Voir" et non "regarder" en est l'application directe ( autant que faire se peut ).
La triste mondialisation est à combattre , non ses émanations .
Les esclavagistes sont à damner non les esclaves ( le peuple qui subit, qui suit "bêtement" ) !
Et puis, surtout, ne baissons pas la garde, et souvenons nous
de cet adage : TOUT EST DANS TOUT .

Rendons (nous) "conte" de ce qui est juste , non de ce qui est bien ou mal.



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