Partager l'article ! Le culte millénaire de la fécondité au grand menhir du Paly (Essonne) a perduré jusqu'en 1970 sous le couvert du culte de saint Greluchon à Buno- ...
Le grand menhir du Paly,
sur la commune de Milly-la-Forêt (Essonne)
"Les Menhirs sont des condensateurs d'énergie
entre les forces telluriques et les forces cosmiques.
'Ce sont des Points de fixation de la Terre, ce sont des Points
et des Pointes d'acupuncture de la Terre'.
(Emmanuel-Yves Monin, Le Bréviaire du Chevalier).
Dans la Bible, on raconte que Jacob,
dormant sur une pierre,
vit Dieu en songe, et qu'à son réveil,
'il prit la pierre qui lui servit de chevet,
il la dressa comme une stèle
et répandit de l'huile sur son sommet.
A ce lieu, il donna le nom de Bethel [Beth : la maison, El : Dieu].:
Et cette pierre, que j'ai dressée comme un pilier
sera la Maison de Dieu.'
(Genèse XXVIII, 18-22)
Imposant, haut de 4 mètres, planté au milieu de la plaine
non loin du chemin de Grimery,
c'est un survivant unique vieux de 6 à 7000 ans.
Il est bien connu pour les rites de fécondité qu'il attire depuis toujours.
Solaire, phallique, chargé d'énergie positive,
il est en résonance avec une dalle horizontale, féminine,
étrange roche creusée de cupules et bosselée de mamelons.
Trouver deux pierres complémentaires exposées ainsi est rarissime !
C'est un endroit où eurent lieu des cultes hiérogamiques
rappelant ceux de l'ancienne Egypte, à Isis et Osiris.
Claire Dequéker, dans son article « Les chemins et les saints, mémoire du Néolithique. Terroirs à organisation calendaire et mégalithisme en vallée de l’Essonne » paru dans Mythologie Française. Bulletin de la société de Mythologie Française, décembre 2005, n° 221 parle du « menhir du Paly, grelu en diable et bien connu pour les rites de fécondité qu’il attire. » (p. 46)
De 1875 à 1963, a eu lieu à Buno-Bonnevaux la procession au Sacré-Cœur. « La dévotion aux cœurs de Jésus et de Marie connue dans l’Antiquité chrétienne – sur le modèle probable d’un culte populaire à Isis et Osiris décrit par le pseudo-Plutarque dans De Iside et Osiride (information Claude Gaignebet) – est réactivée en France au XVIIe siècle par le prédicateur oratorien Jean Eudes et la religieuse visitantine visionnaire Marguerite-Marie Alacoque. (…) On connaît le caractère nuptial qu’affectent les processions de la Fête-Dieu, avec ostensoir rayonnant, pavois, vierges de blanc vêtues, pluie de pétales de roses : il s’agit clairement des noces renouvelées entre la terre en pleine végétation et le soleil à l’apogée de son cycle. » (p. 45-46)
Eglise Saint-Léger à Buno-Bonnevaux.
« Ce culte (…) s’inscrit peut-être dans la continuité du Néolithique. Un indice en est l’appellation vernaculaire dont il est aussitôt affublé – la Saint-Greluchon – et les rites de fertilité afférents. (…) L’adjectif grêle, grelu ou guerlu désigne un objet mince (gracilis) comme la verge d’un enfant (greliche). (…) Un greluchon est donc par définition un galant “bien outillé”. Ce nom recouvre à partir du XVIe siècle des cultes de fécondité à caractère phallique.
A Buno, quelque chose de cette sorte perce sous la dévotion moderne : le gros orteil dépassant la robe du saint Greluchon local, alias la statue du Sacré-Cœur, est frotté par les femmes pour avoir des enfants. L’arrêt du pèlerinage ne signe pas la fin de cette pratique : dans les années 1970, un pied de plâtre est même anonymement placé – pour plus de sécurité ? – dans l’oratoire ménagé sous la statue (info. 2005 de J.-M. Ferry, maire de Buno. » (p. 46)
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