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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:36

Le mythe de l'Annonciation

 

faite à la Vierge Marie (Mariam),

 

Mère de Jésus (Iéshoua‘)

  

 

                                                                       
                                                                         L'Annonciation. Boticelli

  

 

Le fait même de la naissance de Jésus (‘Issa pour les musulmans) n’est pas historiquement établi. Le pape Benoît XVI, dans son troisième livre consacré à la vie de Jésus, estime que le moine Dionysius Exiguus, aussi connu sous le nom de Denys le Petit (environ 470 - environ 540) chargé de concevoir une méthode pour déterminer la date de Pâques « s'est à l'évidence trompé de quelques années dans ses calculs » en estimant au VIème siècle le début de l'ère chrétienne. D'après un calcul lié à l'astronome Kepler, le Christ serait né 6 ou 7 années plus tôt. À en croire les « tables chronologiques chinoises », la différence ne serait que de 4 années selon le pape.

La virginité de Marie est reconnue à la fois par le Christianisme et par l’Islam. Nous sommes donc justifié de parler d’un mythe, d’autant que nombre de mythes véhiculent des énergies plus puissantes que beaucoup de faits historiques. Ceux-ci s’inscrivent dans la linéarité du temps et sont ainsi limités, alors qu’un mythe transcende le temps et l’espace géographique où il a pris naissance pour devenir universel.

 

 

L’Annonciation dans les Evangiles canoniques

 

La visite de l’ange Gabriel à Marie eut lieu à Nazareth qui est une petite bourgade de Galilée selon Luc I, le seul Evangéliste à rapporter l’événement :

26 « Au sixième mois, le messager Gabriel est envoyé par Elohîm

dans une ville de Galil nommée Nasèrèt,

vers une nubile fiancée à un homme.

Son nom : Iosseph, de la maison de David. Nom de la nubile : Miriâm (…)

 

30 Le messager entre près d’elle et lui dit :

Oui, tu as trouvé chérissement auprès d’Elohîm.

Voici, tu concevras dans ta matrice et enfanteras un fils.

32 Tu crieras son nom : Iéshoua (...)

 

34 Miriâm dit au messager : “Comment cela peut-il être,

puisque aucun homme ne m’a pénétrée ?”

 

35 Le messager répond et lui dit :

“Le souffle sacré viendra sur toi, la puissance du suprême t’adombrera.

Ainsi celui qui naîtra de toi, sacré, sera appelé Bèn Elohîm.”

 

L’ange lui annonce alors la naissance d’un fils chez Ệlishèba’ sa parente.

38 Miriâm dit : “Voici la servante de IHVH.

Qu’il en soit pour moi selon ta parole” (…)

Mariâm se rend alors chez Ệlishèba’ qui attend la naissance de Jean-Baptiste (Yahia dans l’Islam). C’est alors qu’elle chante le Magnificat :

« Mon être exalte IHVH ;

mon souffle exalte pour Elohîm, mon sauveur (…)

51 il fait des prouesses de son bras ;

il disperse les orgueilleux aux préméditations de leur cœur.

Il fait descendre les puissants des trônes, mais relève les humbles.

Il remplit de biens les affamés ; et les riches, il les renvoie, vides. » (Luc 1, 46-53)

Ce chant déploie une énergie si scandaleuse que Charles Maurras parlait de son venin ! Si scandaleuse est cette exultation que « de nombreux dictateurs sud-américains [l’]interdirent dans les églises.[1] »

Matthieu rapporte d’abord la généalogie de Iéshoua, messie, bèn David bèn Abrahâm, qui commence son Evangile. Puis il précise que Mirîam sa mère était fiancée à Iosseph qui reçoit la visite de l’ange :

20 “Dans cette perplexité, voici

un messager de IHVH lui apparaît en rêve et dit :

Iosseph bèn David, ne frémis pas de prendre avec toi Mirîam, ta femme.

Oui, ce qui s’enfante en elle est du souffle sacré (…)”

 

25 Il ne la pénètre pas jusqu’à ce qu’elle ait enfanté un fils (…)

 

Marc débute son Evangile par les paroles de Jean-Baptiste (Iohanân) qui proclame l’arrivée du Messie, mais il ne parle ni de Mirîam, ni de Iosseph, ni de l’enfance du Christ.

Jean (Iohanân) est encore plus concis :

 

1 Entête, lui, le logos et le logos est pour Elohîm,

et le logos est Elohîm, il est entête pour Elohîm (...)


14 Le logos est devenu chair. Il a planté sa tente parmi nous.

 

 

« Les Evangélistes ayant trouvé dans la Bible juive ou dans l'Ancien Testament (Juges XIII, 5-7 ; 1 Samuel I, 11 ; etc. ), la définition du “Nazaréen”, ils imaginèrent une ville qui n'existait pas. Et ils l'appelèrent Nazareth. C'est donc à Nazareth, suivant nos Evangiles, que le mythique Jésus né à Bethléem, a vécu jusqu'à son baptême dans le Jourdain avant sa vie publique. Or Nazaréen signifie “consacré au Seigneur”[2]. »



[1] - Odon Vallet, L’Evangile des païens, Albin Michel, 2003, p. 22.

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