Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:08

Vous savez certes que les arbres, tout comme l’eau,

tout comme le monde minéral,

tout comme chaque atome de l'univers
portent la mémoire de tout ce qu’ils ont vécu !

Mais l’avez-vous expérimenté ?

Il y a des arbres centenaires, des arbres millénaires,

et parmi eux,

les cèdres du pays de Khalil Gibran…

   

Dix années ont passé avant ce retour au pays des cèdres ; plus de soixante centimètres de neige ! La réserve est fermée,  

il faut escalader le clôture pour communier à leur énergie...

 

  SAM_5497.JPG

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_5499.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Quelle joie de communier avec un tel arbre millénaire, de ressentir en lui la mémoire des siècles passés ; il est gigantesque et noble, dans un équilibre parfait, un exemple de force et de pérennité ! Il est incorruptible, dit-on.

Et pourtant la forme de chacun de ces géants retournera tôt ou tard à l’unique substance qui donne les formes toujours éphémères ! Toute vie est ainsi, qu’elle dure quelques secondes, quelques minutes, quelques années, quelques siècles, quelques millénaires ou des  millions d’années !

Toute chose éphémère est une métaphore.” (Goethe) Alors le tronc de cet arbre est l’image de l’axe du monde, immobile, éternel et impérissable. »

 

 

SAM_5501.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Témoignages  de Christy SAM_5500.JPG

sur ses deux précédents voyages :
 

Première rencontre avec les cèdres du Liban

 

 

       « Lors de mon premier séjour au Liban, je décide, avec un ami, de partir à la découverte des célèbres cèdres de ce pays. Nous commençons le voyage en nous reposant quelques instants sur la terre de Khalil Gibran juste au-dessus de sa maison natale.

 

 

Le paysage est très sec, un peu montagneux, et l’énergie très puissante. Nous en remplissons nos êtres et nos âmes. Nous reprenons la route vers la montagne où sont installées des remontées mécaniques car l’hiver, les Libanais un peu aisés y pratiquent le ski de piste. Aucune végétation ne pousse, seulement de la terre et de très rares bosquets esseulés. Après quelques lacets, nous apercevons la cime de quelques arbres, ce sont eux, les fameux cèdres dont on parle tant !

      Quelle surprise de les découvrir si peu nombreux comme parqués dans une réserve, tels les Indiens en Amérique : c’est le bois de Bcharré…

 

 


© Photo Mnémosyne

 

      Alors que nous sommes au plus haut des montagnes du Liban, nous trouvons sur le bord de la route qui longe tout ce bois un nombre incalculable de petits artisans commerçants vendant des souvenirs sur les cèdres et interpellant les touristes, de petits et de grands restaurants sur l’autre côté de la route, beaucoup de bruit, beaucoup de monde. Nous sommes en pleine semaine mais les touristes libanais et étrangers sont nombreux. Pourtant, pour l’aventure incroyable qui va suivre, nous serons seuls.

     Pour visiter cette réserve il faut payer un droit d’entrée et surtout suivre le chemin prévu et ne pas en sortir nous précise-t-on. Je ne sais plus pourquoi, mon ami est parti seul devant, sans m’attendre. Je me retrouve comme abandonnée à l’entrée de ce bois.

     Je commence donc à marcher doucement, à regarder ces arbres gigantesques quand subitement une émotion d’une extrême violence m’envahit : comme une vague immense qui s’abat sur le rivage, une tristesse sans fin monte en moi. Je me mets à pleurer, à sangloter en hoquetant de plus en plus fort sans pouvoir ni me retenir ni m’arrêter. Je me mets à me frapper la poitrine et à dire entre les sanglots  “pardon, pardon pour tout ce que les hommes ont fait sur cette terre. Je sais que vous êtes les derniers gardiens de la sagesse universelle.” Mes yeux sont voilés, je distingue à peine mon ami un peu plus loin sur le chemin, à genoux. Lui aussi est entré en contact avec ces êtres merveilleux, a vomi et pleuré… Notre douleur est si vive que nous nous prenons dans les bras pour essayer de nous réconforter. C’est alors que je sens dans une de mes mains des picotements légers, agréables qui gagnent tout mon bras.  Lorsque j’ouvre les yeux, je suis à côté d’un cèdre et son énergie me remplit petit à petit avec une telle douceur que les larmes reviennent. Je passe la barrière et presse tout mon corps contre le tronc de cet arbre bienveillant. Je l’enlace, le respire, le remercie.

 

 © Photo Mnémosyne

 

     Quelque temps après nous reprenons le chemin et avec stupéfaction c’est tantôt le bras droit tantôt le bras gauche qui se remplit de fourmillements. Je suis appelée, attirée par presque chacun des cèdres de la forêt. Ils sont tous d’une grande majesté, d’une élégance rare, avec une force incommensurable. Je suis dans le recueillement et je les remercie tous un par un. Ce n’est pas un bois : c’est un royaume, un trésor caché sublime.

     Brusquement, j’entends des clameurs au loin, nous sommes proches de la sortie et je distingue un groupe important de touristes français. C’est alors que nous franchissons le seuil d’une porte invisible qui protège cet écrin merveilleux où l’énergie si puissante est dispensée, distillée à ceux qui écoutent avec le cœur et qui ouvrent leur conscience. D’ailleurs notre troisième œil s’est activé tout le long du parcours. Nous revenons brusquement dans le monde commun.

     Nous décidons de grignoter quelque chose dans un petit restaurant face à ce bois. Et là je comprends pourquoi ces êtres exceptionnels au centre du bois ont tout gardé intact de la mémoire du monde : une rangée de cèdres le bordant sert de barrière énergétique le séparant du monde bruyant et mercantile. Ceux-là se sont sacrifiés pour les autres : en effet ils sont dans un état maladif, perdant leurs couleurs avec leurs branches pendantes mais toujours protecteurs des autres.

     Nous repartons avec joie et tristesse mêlées. Un dernier regard sur le petit bois lorsque nous arrivons sur le sommet de la montagne pour nous diriger ensuite vers la cité de Balbeck. Mais c’est une autre histoire… »

   

Deuxième rencontre avec les cèdres


                                                            © Photo Mnémosyne

 

      «  Après ce court séjour, je décide de revenir dans ce pays où je suis accueillie merveilleusement. Il y a une autre forêt de cèdres plus au nord, plus importante aussi, celle de Barouk.
      Avec un autre ami libanais, nous partons à sa découverte. Nous sommes en fin d’après-midi et traversons des villages un peu arides, la route fait des lacets. À moins d’un  kilomètre je signale à mon ami que je ressens un début d’engourdissement dans le bras gauche qui s’intensifie petit à petit. Ma première réaction est la peur : je veux voir les cèdres, je ne peux pas être malade !

     Et soudain je comprends ; j’aperçois quelques ramures vertes, la douleur me prend dans tout le bras qui fourmille et cela gagne l’autre bras. Je demande alors à mon ami d’accélérer car je ne sais pas ce qui peut se produire. Cela devient intenable de rester assise dans cette voiture.

      Je sors précipitamment du véhicule, je marche mais tout mon corps entier cette fois ressent des fourmillements. L’entrée est payante mais les gardiens nous laissent entrer car il est tard et le bois va bientôt fermer. J’aperçois quelques personnes qui se dirigent vers la sortie. Mais je ne peux pas me retenir : cette fois ce sont des tremblements qui me gagnent rapidement. Les gens passent devant moi, j’accélère le pas pour éviter qu’ils voient ce qui va se passer. Et puis je ne peux plus marcher. Mon corps est secoué des pieds à la tête, une énergie incroyable part des pieds et gagne toutes les cellules de mon corps. J’ai l’impression que je vais décoller comme une fusée. Je pousse un cri libérateur, je ne vois plus rien autour de moi, je m’effondre dans les bras de mon ami qui me rattrape pour m’empêcher de tomber comme une pierre sur le sol rocailleux.

     Au bout d’un moment je reprends conscience et  j’ouvre les yeux. À quelques pas devant nous, se dresse majestueusement le cèdre le plus vieux de la planète, plus de cinq mille ans…

 

      Quand j’étais petite fille, mon père était parti au Liban. Il nous avait raconté son voyage et parlé des cèdres. Je m’étais dit :  “quand je serai grande, j’irai voir les cèdres ! ” »    

 

                                                                Christy 

 

  Après la dernière guerre, la Paix reste précaire au Liban ; Beyrouth se reconstruit dans une grande anarchie et souffre de la pollution automobile

 

 

"Le Prophète" du Libanais Khalil Gibran fut longtemps le livre culte des hippies aux Etats-Unis ; il est essentiel pour qui veut trouver la Paix ...

 

"Les Colombes du Liban", un petit livre au service de la paix et de la réconciliation entre les peuples...

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Terrevive 02/05/2012 11:26


Très beau ! Très émouvant ! Les cèdres sont des sages.

Présentation

  • : le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  •   le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  • : Ce qu'est le Serpent-Dragon-Vouivre, symbole des énergies telluriques liées aux énergies cosmiques.
  • Contact

Texte Libre

 

 

Le lien http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/ permet de trouver les articles de ce blog depuis sa création en 2006, classés par thèmes de A à Z aux pages 4 à 13 - Thèmes des articles du blog vivrevouivre :

- Alchimie - Animaux fabuleux : ;- Arts ; - Bouddhisme, Chamanisme, Chevalerie et Moyen Age ; - Christianisme : ; - Druidisme, Education, Erotisme, Géobiologie ; - Gitans, Hindouisme, Islam, Jeux,  Kabbale, Langue des Oiseaux  ; - Articles de Manichéisme à Paix ; - Pays ; - Thèmes de Préhistoire à Voeux ; Vouivre

 

 

 

Recherche

Liens