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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:05

Réponse du chef Seattle, de la tribu des Duwamish,

faite en 1854 au gouvernement américain

qui lui proposait d’abandonner sa terre aux « Blancs »

contre la promesse d’une « réserve » pour le peuple indien

 

 

« Un discours tenu par le chef Seattle en janvier 1854 a été rapporté par Dr. Henry A. Smith, négociateur du gouvernement, dans le journal Seattle Sunday Star en 1887. Il s'agit d'une réponse à un discours du gouverneur Isaac M. Stevens, commissaire aux Affaires indiennes.

Selon les Archives nationales des États-Unis National Archives and Records Administration, « L'absence de toute preuve contemporaine amène à douter sérieusement de l'exactitude des souvenirs de Dr. Smith en 1887, environ 32 ans après les événements évoqués. C'est pourquoi il est impossible... soit de confirmer soit de contester la validité de ce... message. »

Si le contenu du discours n'est pas sûr, les témoins de l'époque sont tous d'accord pour dire que le discours dura environ une demi-heure, et que durant tout le discours, Chef Seattle, un homme assez grand, laissa une main sur la tête du gouverneur Stevens, homme de petite taille.

Une deuxième version du discours fut publiée dans une langue plus moderne par William Arrowsmith dans les années 1960.

Le discours redevint célèbre quand une troisième version commença à circuler, celle que tout le monde connaît aujourd’hui et qui date des années 1970. Cette dernière semble avoir été minutieusement travaillée et a peu de choses en commun avec l’original… »

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seattle_(chef_am%C3%A9rindien)

 

 

« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L'idée nous paraît étrange.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de mon peuple

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

 

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge.

Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme - tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Je ne sais pas. Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y-a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle - la bête, l'arbre, l'homme, ils partagent tous le même souffle. L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.

Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre. J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

 

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme ; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même. »

 

 

150px-Chief_seattle.jpg

 

Le chef Seattle (v. 1786-1866)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seattle_(chef_am%C3%A9rindien)

 

Réponse de Patrick Dacquay

au chef Seattle

 

 

 « Il y a quelques années, cette déclaration d’humanité faisait monter en moi des nuages d’émotions. La nostalgie embrumait mon cœur et me serrait la gorge. Souvent les larmes se mêlaient à la révolte qui inondait mon être.

Cela n’était pas juste, mais c’était ainsi.

 

Aujourd’hui, quand je relis ta déclaration, frère indien, j’observe ce témoignage de sagesse comme un axe totem de la grandeur de notre humanité, avec joie et amour, sans émotion.

Ces quelques lignes, dans leur simplicité, veulent évoquer comme une prière le lien spirituel entre l’homme et le créateur, entre l’homme et la création. Alors, grand « Chef de Sagesse », accepte ce livre, cette réponse qui a été un peu longue à te parvenir, mais le temps est venu…

Le temps est enfin venu où l’homme « blanc » prend conscience du bien précieux qu’est la planète. Notre Mère Terre, Gaïa, comme l’appelaient les Grecs, est à nouveau reconnue par nombre d’entre nous et sa colère contre les hommes qui la méprisent, l’exploitent sans vergogne, la polluent des pires façons en empoisonnant terres et océans, est hélas justifiée. Cette nourrice si tendre saura faire taire sa rancune dès lors que nous changerons nos comportements dévoyés ; elle est prête à nouveau à nous offrir l’abondance, la joie de vivre, la paix et l’harmonie pour peu que nous redevenions des fils respectueux. Il nous suffit de la toiletter consciencieusement, de lui dire les mots d’amour qu’elle attend depuis si longtemps. Elle pardonnera alors, comme une bonne mère oublie les frasques de ses garnements.

 

Aujourd’hui, comme tant d’autres, je me sens dressé comme un totem sur cette terre. Je me sens être un axe entre le Ciel et la Terre. L’énergie du Feu du Ciel et l’énergie du Feu de la Terre me traversent, se croisent et fusionnent dans mon cœur. Cette alchimie des « fous d’amour » est pour toi, « Terre-Mère » ! Elle est aussi pour toi « Père-Ciel » ! Vous êtes ceux qui me donnent la vie, qui donnent la vie à tous mes frères et sœurs les hommes, à tous les règnes de la création auxquels nous sommes indéfectiblement liés.

Alors toi, « Patchamama », Terre-Mère, continue d’ouvrir tes bras comme tu n’as jamais cessé de le faire, pour me recevoir. Ne les referme pas tout de suite car, derrière moi, mes frères et mes sœurs de la Terre vont accourir de plus en plus nombreux pour me rejoindre, pour m’accompagner. Nous avons besoin de consolation car notre contact avec toi n’a pas toujours été digne. Notre Père-Ciel a tenté de nous remettre sur le droit chemin, depuis des millénaires. Mais lui aussi est fatigué de nos effronteries, de notre suffisance, de notre inconscience, de notre bêtise aveugle.

Cette nouvelle ère du Verseau sera celle de la lumière et de la femme, donc de l’amour. Terre-Mère, je suis heureux de réentendre tes chants et tes berceuses. J’étais sourd, et à nouveau je commence à entendre ! Nos frères et sœurs feront de même ; ils sont de plus en plus nombreux à retrouver la conscience de notre filiation, le lien d’amour qui seul maintient toutes choses dans l’harmonie.

 

Chef Seattle, toi qui entends ma profession de foi, du plus loin des Terres Célestes où tu te trouves, au «Pays des Chasses Bienheureuses », sois heureux et fier du résultat de ton testament écrit qui ne l’a pas été en vain. Beaucoup d’hommes, sur tous les continents, l’ont lu, relu et médité ; ils se réveillent grâce à ton témoignage. Toi et tes frères « rouges », vous avez témoigné justement de ce qu’est l’humanité lorsqu’elle vit en communion avec la terre, le vent, le feu, les forêts, les montagnes, les animaux sauvages, avec les ancêtres et les esprits, avec le Grand Esprit. Vous n’avez pas toujours su, tout comme nous, faire la paix juste entre les tribus pour être les gardiens de ce Jardin d’Eden que devrait être notre planète. Votre passé traditionnel a pourtant ensemencé les terres arides des « Blancs » et a réveillé nos cœurs desséchés par la dureté, l’égoïsme et la cupidité.

 

Chef Seattle, beaucoup d’hommes et de femmes, sur tous les continents, s’apprêtent à remettre en état les prairies de la terre qui nous a été confiée par le Grand Esprit. La tâche est immense, mais viendra le temps où chaque parcelle de cette Terre sera à nouveau reconnue comme sacrée, chaque animal sera reconsidéré dans sa dimension sauvage, donc libre, chaque arbre et chaque pierre seront à nouveau perçus comme des êtres vivant de la même énergie que nous-mêmes. Nous œuvrons pour cela.

Nous pourrons à nouveau accepter avec gratitude que l’air du pays du vent caresse notre peau et emplisse nos poumons ; il nous faut cesser de l’empoisonner dans un aveuglement suicidaire. De nouveau, nous pourrons jouir de l’eau, être accueillis par elle, et baigner notre corps pour un nouveau baptême sacré ; il nous faut cesser de polluer la terre, les fleuves et jusqu’à la mer elle-même.

Nous pourrons alors contempler le feu qui pétille et scintille, nourris par la lumière du ciel et de la terre, le feu de la pureté. Tous les peuples de la Terre prendront conscience d’appartenir à la grande famille humaine, riche de sa diversité. En ce début du Nouvel Age, un métissage prometteur marie toutes les races pour faire apparaître une seule tribu s’enrichissant de toutes les différences.

Le temps est venu de préparer cette immense fête où les peuples rendront la Terre dans l’état où le Grand Esprit nous l’a confiée. L’existence ne sera plus que la célébration de la paix, de la joie et de l’amour. Bien sûr, le chantier est immense ! Bien sûr, les forces de destruction sont encore puissantes et entraînent de terribles souffrances humaines. Ce projet transcende notre humanité. La réussite est certaine dès lors que chacun accepte de mettre de l’ordre en lui-même pour cesser d’accaparer le bien commun, pour cesser de vouloir imposer sa vérité partielle et partiale à tout autre, en commençant par ceux qui lui sont les plus proches, pour cesser d’avoir peur de la nature, de la vie.

 

Chef Seattle, je sais que de plus en plus de « Terriens » sont habités par ta mémoire et celle de tes frères « rouges », sont habités par le cri que tu as poussé, par les interrogations que tu as émises et qui ont été d’une rare puissance et d’un grand secours. Le temps de la restitution de la terre approche et les consciences se réveillent. Ce jour béni vient, nous pourrons alors, toi et moi, tes frères et mes frères, toutes les tribus réconciliées, vivre dans le même tepee en célébrant le Grand Esprit.

Je sais maintenant que tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre. Ce n’est pas l’homme qui tisse la trame de la vie, il en est seulement le fil de chaîne. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

La pratique chamanique m’a permis de retrouver cette conscience ; à mes yeux, c’est son utilité.

Chaque esprit est une vibration. Je suis une vibration qui participe, avec des milliards d’autres, celles qui nous ont précédés et celles qui nous suivront, à cet extraordinaire concert symphonique qu’est la vie. Tous nos ancêtres, à quelque tribu qu’ils appartiennent, y ont leur place et leur mémoire est vivante en nous. Chacun porte en soi la mémoire de toute l’humanité, la mémoire de tous les règnes de la création depuis son origine.

Au-delà de l’espace et du temps, le « Pays des Chasses Bienheureuses » nous attend.

Waho ! J’ai dit ! »

 

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commentaires

viviane aubry 19/12/2012 16:36


Cette version du discours du chef Seattle fut écrite en 1971 par Ted Perry, scénariste
américain, dans une langue  pouvant faire écho a nos aspirations d’hommes blancs de l’époque, sur le chemin de la rédemption écologique. Elle eut,
elle a  toujours cet avantage de pouvoir  nous parler de façon universelle, et de pouvoir nous toucher,
sinon de pouvoir déclencher en nous une prise de conscience nous engageant a prendre un autre chemin. Le discours présumé du chef Seattle (http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre32445-chapitre180034.html) est d’une autre
nature, dans une langue transcrite par un blanc dont la mémoire, 32 ans après, filtré par sa propre culture, son propre ressenti, avait sans doute travesti une partie de la substance. Je vous
engage à le lire. Le message est moins limpide, plus nuancé, et il s’apparente plus a un constat inquiet pour son peuple, une réflexion, portée sur un monde en disparition, en transformation qu’à
un message universel. Il est de fait plus obscur a comprendre, plus difficile a accepter également car sa langue nous emporte dans un autre monde autant peuplé des vivants que des
morts,  mais il est plus poignant aussi. Ce texte sans espoir nous rappelle que rien n’est éternel et qu’une fin brutale peut venir assombrir
l’horizon. La confiance s’est retirée du cœur de l’homme rouge, qui veut pourtant encore y croire. Il ne porte plus confiance en l’homme blanc, son frère qui n’en n’est pas un,  il ne porte pas confiance en ce Dieu des blancs qui les abandonne. Il n’y a pas de justice, il n’y a plus de soleil, il n’y a que l’implacable vérité d’un jour
qui ne se lèvera plus sur un peuple  dévasté, a l’échelle d’un continent. Je cite : Des vents à la voix triste gémissent au lointain. Un destin funèbre
semble poursuivre l’homme rouge. Où qu’il aille, il entendra s’approcher les pas de son sinistre destructeur et se préparera impassiblement à mourir, tout comme la biche blessée qui entend
s’approcher les pas du chasseur. Encore quelques lunes, quelques hivers, et il ne restera plus un seul descendant des hôtes puissants qui jadis ont
peuplé cette large terre et vécu dans d’heureux foyers, protégés par le Grand Esprit, pour pleurer sur les tombes d’un peuple qui fut un jour plus puissant et empli d'espoir que le vôtre. Mais
pourquoi devrais-je pleurer le destin prématuré de mon peuple ? Les tribus succèdent aux tribus, les nations succèdent aux nations, comme les vagues de la mer. C'est la loi de la nature et le
regret est inutile. Le temps de votre déclin est peut-être lointain, mais il viendra, c’est certain, car même si l’homme blanc a marché et parlé avec son Dieu comme à un ami, il ne peut faire
exception à la destinée universelle. Nous sommes peut-être frères après tout. Nous verrons bien.


 


Son discours est un écho lointain a ce que beaucoup d’entre nous ressentent  actuellement, une histoire commune en marche qui a commencé il y a longtemps.


Le temps du déclin de l’homme blanc est-il maintenant arrivé ? Au-delà du blanc, du noir,
du rouge ou du jaune, il y a des peuples. Au sein de chaque peuple il y a des hommes, mais ces hommes sont ils tous faits de la même conscience, de la même eau ?


Et ce grand élan de conscience partagé par beaucoup d'entre nous actuellement suffira-t-il
pour stopper cette course aveugle ? Pour un homme qui se lève, combien sont ils encore a rester sous l’éteignoir d’un joug dont ils n’ont qu’une conscience diffuse ?


Le discours présumé du chef Seattle commence ainsi : Le ciel qui a pleuré des larmes de compassion sur mon peuple pendant de longs siècles et qui nous paraît immuable et éternel, peut changer, et termine
ainsi : Il n’y a pas de mort, seulement un changement de monde.


 


La terrible résignation du chef Seattle, regrettant la fougue vengeresse des
jeunes guerriers de sa tribu, nous renvoie a d’autres pacifistes, a d’autres peuples qui résistèrent par la non violence, et  nous renvoie a une
actualité bien réelle où la brutalité de l’Homo avide et destructeur écrase a grands pas ce qui peut entraver sa course dévastatrice. L’Homo Urbanus, citoyen des villes tentaculaires, qui ne
connait de la nature que la face aménagée de week-ends a la campagne, a la montage ou a la mer, fenêtre établie de la civilisation des loisirs, bétonne une terre qui se retire en elle, muette. La
peur le tient au ventre, et il n’est plus que l’ombre mort-vivante de ses ancêtres, né en sa chair mais pas en son âme, dévoré par ses pères afin d’accomplir un destin aveugle qui le broie dans
l’illusion d’une vie qui n’est que pantomime.


Vers quelle humanité allons nous, qui a perdu jusqu’à la connaissance de l’odeur
de la terre, de la sensation du vent libre qui balaie la plaine (je ne parle pas du courant d’air) et ne gardera comme réminiscence enfantine que l’odeur du parquet plastique lavé au détergent de
l’école maternelle.


 


Ce premier texte ne porte pas l’espoir du texte remanié de Ted Perry et sonne
plutôt comme une poignante oraison funèbre, sagesse de l’homme qui se plie a la loi de la nature, qui implique un mouvement, un début, une finitude dont on ne peut s’affranchir et même, que
certains de nous accompagneraient sinon provoqueraient par leurs agissements « contre nature »

Régor 26/12/2012 13:59



Merci à vous ! C'est très intéressant de rendre à chacun sa vision des choses, mais il est dommage que tant de personnes prennent comme étant du Ches Seatle ce qui est  de Ted Perry. Je m'y
suis laissé prende=re comme  certains chamans dont Patrick Dacqueay.



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