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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 20:58

 

 

FORUM SUR LE THEME DE L’AMOUR

 

tenu du 24/10/2004 au 23/11/2004

sur le net :

JKS-Presse.com

 

 

- Amour y es-tu, m’entends-tu, que fais-tu ?

- J’Y suis et par/TOUT, j’entends TOUT, je fais TOUT !!!

 

Amour qui es-tu donc, en Vérité, toi dont tant de musiciens, poètes, troubadours ont chanté les louanges, toi dont tant de Fidèles d’Amour, de Sages et de Prophètes ont prôné la Transcendance ?

 

« L’Amour n’est point sentiment de ton cœur soumis aux imageries, aux souvenirs, à l’imagination mais A/MOR : l’Eternel Vivant à l’intérieur de toi » ou AM/OR, le vrai Or, la splendeur de l’Ame nous dit la Langue des Oiseaux (Emmanuel – Yves Monin) – « Aimer c’est seulement ce qui entraîne à être bien partout et à chaque fois », chantent les Derniers Trouvères - «  Soyez ce que vous êtes, c’est cela l’Amour », dit Karuna - « Dès avant qu’existent les mondes et le devenir des mondes, l’Etre Divin est soi-même l’Amour, l’Amant et l’Aimé », dit Ruzbehan.

 

L’Amour qui est la Vie transite par notre Etre, à condition d’oser être ce que l’on est… Encore faut-il pour ce faire abandonner idées reçues et notions étriquées, laisser de côté peurs, désirs, obsessions, accepter de quitter des vies douillettes et réconfortantes et ce, malgré le poids d’un joug judéo-chrétien sclérosant que l’on subit depuis des siècles … Oser être ce que l’on est nécessite alors grande réceptivité, totale ouverture à la Vie, ce que saint François d’Assise appelait aussi la Puissance d’accueil, ne plus vouloir ceci ou cela. On pourrait dire qu’alors l’être n’agit plus mais « est agi » par ce Feu qui l’anime et qui est l’Amour, « Je veux et je ne veux pas n’habitent pas en ma demeure », a dit Ignace de Loyola.

Ne suffit-il pas de regarder vivre les animaux pour comprendre ce qu’est la vacuité, l’abandon confiant à la Vie ? Ils sont et font naturellement ce pour quoi ils sont faits, laissant cette Energie Première les traverser et exprimer ce qu’il y a à exprimer dans l’instant. Ils incarnent l’Amour… sans le savoir. Les humains, eux, ont cette conscience pour leur plus grand bonheur mais aussi pour leur perte, leur chute, diraient certains, et sont devenus des « animaux dénaturés » ne sachant plus vivre à l’Etat Naturel. A moins de « perdre la tête », tout en restant relié à sa Source pour ne pas devenir fou. Prise de conscience alors que « l’on est dans ce monde mais plus de ce monde », ce que Castaneda appelle la "schizophrénie contrôlée".

Ne plus vouloir accaparer, plus de besoins, plus de désirs. Les êtres et les choses, les ob/jets d’amour en fait, servent de miroirs, de révélateurs pour découvrir ce qu’est l’Amour en Vérité. La peur de perdre « l’objet » aveugle, empêche de voir que l’Amour, Feu Originel, brûle tout sur son passage pour le retour à la Cause Première unifiante… Les soufis nous l’exposent quand ils disent que « l’Amant, l’Aimé et l’Amour sont une seule et même chose ».

Quand il n’y a plus rien à consommer pour consumer, quand l’Ame de « gloutonne » devient « pacifiée », quand le bien et le mal de la dualité sont vus d’un œil égal… alors il ne reste que l’Essentiel, le Juste… Voie de l’Unité difficile et solitaire, face à face impitoyable avec soi-même, certes, et qui exige vigilance, impeccabilité et discernement sans faille de tous les instants.

Mais alors plus de souffrance, plus de « désenchantement », plus d’attente, seule demeure l’espérance qui est Foi et acceptation à tout ce qui est et tout ce qui nous est donné et grande Joie de collaborer à l’Oeuvre, au Jeu de la Vie, et dire comme saint Augustin :

 

« Aime et fais ce que tu veux »[1]

 

 

 

Lélia               C’est quoi l’Amour ?

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                        Que ma joie demeure !

 

 

Ger-om           Que la mienne aussi ! Joie d’un instant : facile ; de tous les instants, voilà l’en-jeu véritable ! Comme c’est un état qui toujours Est, que toujours je m’y tienne !

 

Lélia               Merci Ger-om pour votre réponse. L’Amour, toujours l’Amour, tout le monde en parle mais qui sait réellement ce qu’Il Est, et effectivement qui le vit dans l’Instant ? Que d’errance avant d’en entrevoir la “substantifique moelle” au-delà des notions que nous en avons ! L’Amour, A/mor(t), oui le mot le dit, avec le A privatif, je crois que l’on peut dire que l’Amour c’est la Vie, c’est Etre et oser Etre ce que l’on est… « Challenge ou enjeu » bien difficile pour les humains que nous sommes, empêtrés dans les méandres de notre quotidien et les ratiocinations de notre mental.

                        Tiens, Amour serait-ce aussi Am-or ? L’Or de l’Ame ? Merveilleux !!!

                        A “moi” la Vie !!!

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                        Que ma joie demeure !

 

Invité              J’aime (d’amour) vos Majuscules, Leila : Amour, Il Est, Or, Vie : c’est situer à un certain niveau ce de quoi l’on parle ; placer la barre haute parce que sans doute vous vous y situez déjà, et y mettez votre correspondant. C’est donc volontiers que je m’y place, m’y hisse oh ! Elitisme ? Oui je le crois volontiers ; et que ceux qui aiment suivent !

                        Au fait, savez-vous chère Leila, que dans un beau conte de Fin’Amor soufi, Leila était aimée de pur Amour par Majnun ? Oui Majnun ! Vous êtes toute disposée pour parler d’Amour !

 

Lélia               Cher Invité, cher Am/I d’Amour, c’est vrai que c’est placer la barre un peu haute, mais j’aime avoir les pieds sur terre et la tête dans… les étoiles, les yeux tournés vers l’Orient… de Majnun et Leila (vous avez vu juste, je connais ce conte merveilleux) mais justement au bout du “conte”, Leila, Majnun et leur Amour n’étaient peut-être qu’une seule et même chose. Quelle merveilleuse communion !!!

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Invité              Ce serait donc comme dans les très estimables écrits d’Ibn Arabi, dont j’ai bu avec délectation son Traité de l’Amour, où l’Amant, l’Aimé et l’Amour ne font qu’un ! « Il en est ainsi puisque l’amant s’est consumé dans le Bien-Aimé. Il ne le voit donc plus comme différent de lui. L’un de ces amants (al-Bistami) disait à ce propos : Je suis celui qui aime. Et celui que j’aime, c’est moi. »

                        C’est simple quand on s’est consumé ! Mais hélas ce n’est pas simple d’y arriver, tellement on se complaît dans les complications… Toutefois, en ce qui me concerne, je m’y essaie.

 

 

Invité              Oui, d’accord avec vous chère Lélia, cher Ger-Om et cher Invité…

(Stella)            Que de belles références : que ce soit Lélia de George Sand ou Leila du conte soufi, un même message sans aucun doute.

                        A travers tous les jeux de l’Amour que nous sommes amenés à vivre sur cette terre, n’est-ce pas au fond de nous que l’Amour se découvre…

                        Et n’est-ce pas merveilleux de voir que cette Joie ne dépend de nulle cause extérieure à soi, car Amour est Cause Première, puisque selon le Dhikr dans la tradition soufie :

                        « Lâ ilâha illâ-Llâh » ("Il n’y a nul Dieu si ce n’est Dieu").

                        Ce qui rejoint parfaitement le concept chrétien : « Dieu est Amour »…

                        Etant une créature de Dieu, il ne me reste qu’à ÊTRE CE QUE JE SUIS EN VÉRITE : AMOUR.

 

Lélia               Toujours en référence à ce que nous avons écrit, je viens de voir une reproduction d’une tapisserie médiévale où l’on voit une Dame hiératique et sereine, et près d’elle un homme qui la contemple et lui fait l’offrande de son cœur… sur la main. Oui le cœur émotionnel arraché… quand, comme vous le disiez cher Invité, tout s’est consumé, quand il n’y a plus nécessité de “consommer” et que le Feu (l’Amour) se suffit à lui-même et que seul demeure le Feu du feu…Voie de solitude certes, mais nécessaire, un face à face impitoyable avec soi-même qui nous fait hésiter parfois par peur de l’ennui (l’en-nuit ?) et de ce qu’on va découvrir dans cette plongée dans le tré-fonds de soi-même, pour l’oc-troi (ah ! merveille) à la Plénitude de l’Amour.

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Invité              Que vos paroles sont fortes, Leila ! et désaltérantes pour mon âme assoiffée de l’Essentiel, de Vérité, d’Intransigeance. Voyez comme, à votre contact, les Majuscules viennent tout naturellement sous mes doigts ! Comment en effet transiger, parlementer, se compromettre avec les apparences enchanteresses suivies de dés-enchantement. Sans doute faut-il avoir vécu quelque peu pour le comprendre. Ne surtout pas refuser de vivre, déjà, pour jouir des biens prodigués avec abondance par Dame Nature ; mais sans confondre substance et essence, sinon confusion assurée…

                        Il me faut alerter mes amis sur l’intérêt de cette conversation à deux que j’aimerais élargir pour le profit de tous les amateurs de Vérité. Qu’en dites-vous chère Leila ? Votre compagnie me ravit mais j’ai le cœur et l’esprit assez large pour voir s’y ébattre d’autres invités !

 

 

Lélia               Vous êtes perspicace, cher Invité (In-v-ITE !!!), je voulais justement suggérer qu’il serait bien que nous soyons plus nombreux à participer à cette discussion, alors, si vous avez des amis, ô oui, alertez-les. Non pas, bien sûr, vous vous en doutez, pour parler de nos petites histoires personnelles mais de cette Légende qui I-mage toutes les existences quand on veut bien se donner la peine d’ouvrir les yeux…

                        Alors, encore, pour aborder le même sujet, mais qu’y a-t-il d’autre que cette Cause Première qu’est l’Amour ? J’ai lu récemment que saint Augustin a dit : « Aime et fais ce que tu veux. » Mais alors qui est le “tu” et que signifie vraiment “veux”, quand un autre a dit (Ignace de Loyola) consumation totale, il ne peut plus y avoir de “tu” ou de “je” mais seulement “Il”, et je ne peux plus avoir de volonté mais seulement la réceptivité au seul “ce qui est” et dans ce cas, je n’agis pas, mais on pourrait peut-être dire que “Je suis agi” par le Juste Vouloir… ?

                        Alors… que Cela Soit !

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                        Que ma joie demeure !

 

Invité              Oui ! Pour que le “je” et le “tu” ne soient plus qu’un “Il”, c’est, en effet, qu’il faut être dans un certain état que vous appelez fort bien : Réceptivité. Et de me demander comment dans cet état qui me paraît primordial, premier, pour, comme vous le dites si bien, Lélia, “être agi”. Je crois qu’il s’agit de taire ses agitations mentales, ses désirs de ceci ou de cela ; ou tout au moins voir ses agitations qui troublent la perception. Perception de l’inaudible – car indicible – Vérité. Est-ce bien ainsi ?

 

Lélia               Est-ce bien ainsi, me demandez-vous ? Pour vous répondre, il faudrait que je perçoive à tout instant cette indicible Vérité. Mais je le sais, pour l’avoir lui, entendu et surtout déjà pressenti en moi… alors c’est le “comme si” des soufis, faire comme si on y était déjà, puisque l’on y est déjà en Vérité !!! Mais quelle capacité d’accueil cela suppose, capacité d’accueil à tout ce qui est, y compris avant tout à soi-même puisqu’il est dit (dans un hadith) que « le Trésor est connu par le Trésor Lui-même ».

                        Je vous transmets un poème (que vous connaissez peut-être) d’une grand Dame (Rabi’a, Chants de la recluse) et qui I-llustre très justement tout ce que nous écrivons depuis quelque temps.

                        « Ô ma joie, mon désir, ô mon appui,

                        Mon compagnon, ma provision, ô mon but,

                        Tu es l’esprit du cœur, Tu es mon espoir,

                        Tu es mon confident, mon désir de Toi est mon viatique.

                        Sans toi, ô ma vie, ô ma confiance,

                        Je ne me serais jamais lancée dans l’immensité du pays.

                        Combien de grâce s’est montrée,

                        Combien de dons, de faveurs, de présents as-Tu pour moi !

                        Désormais Ton amour est mon but et mon délice

                        Et la splendeur de l’œil de mon cœur assoiffé.

                        Tant que je vivrai je ne m’éloignerai pas de Toi.

                        Tu es seul maître de l’obscurité de mon cœur.

                        Si Tu trouves plaisir en moi,

                        Alors, ô désir du cœur, ma joie débordera. »

 

                        Quelle divine ivresse et quel abandon confiant !!! Mais comme vous le disiez si justement, il faut taire toutes nos agitations et nos volontés de ceci ou cela y compris et surtout la volonté d’atteindre cet Etat d’Amour, de Virginité, de Plénitude (quel que soit le nom qu’on lui donne).

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

 

Stella              Je m’interpose dans ce dialogue passionnant pour vous exprimer mes interrogations sur le sujet brûlant de l’Amour : ETRE AMOUR… c’est une gageure, le seul vrai défi de la vie.

                        Oui, un état où certainement, on a trouvé en soi le Trésor inestimable, et par conséquent, on n’a plus rien à attendre de l’extérieur.

                        Je sais, par expérience, que le fait d’être aimée, n’amène pas à cet état d’amour en soi : être aimé est passif, on reçoit certes de l’autre cet amour, et encore, comment le reçoit-on lorsque, empêtrés dans nos problèmes personnels de tous ordres, on n’est pas en mesure de le recevoir dans sa totalité.

                        C’est certes, lorsqu’on s’est dégagé de toutes nos entraves, que commence à s’illuminer en nous quelque chose qui ressemble à de l’amour, lorsque désillusionnés, on ne cherche plus à l’extérieur et par l’extérieur, le bonheur…

                        Une de mes plus grandes difficultés a été certainement de m’aimer moi-même, de m’accepter telle que je suis dans ma relativité. Et en cela, je comprends véritablement enfin que la parole du Christ : « Aime ton prochain comme toi-même » pourrait être la plus fondamentale en matière de relation humaine.

                        TROUVER cet amour en soi, non pas le chercher : il naît d’une totale vacuité, oui chère Lélia, je vous rejoins, c’est bien cela le plus difficile…

 

                        Que votre joie et la mienne demeurent !

 

Invité              Se dégager de ses entraves, dites-vous Stella (Bienvenue à vous). Oui, grande exigence que d’écarter tout ce qui s’accroche, ou que l’on n'ose pas lâcher, de peur d’être seul. Voilà bien la vraie difficulté tant qu’on n’a pas quitté la tiédeur des situations plus ou moins confortables et donc aussi inconfortables.

                        « Tant que nous aimons mieux prendre nos sûretés, que de nous confier absolument ; tant que notre volonté a des caprices étrangers à l’Union Divine, des fantaisies de oui et de non, nous restons à l’état d’enfance, nous ne marchons pas à pas de géants dans l’Amour, car le Feu n’a pas encore brûlé tout l’alliage : l’Or n’est pas pur : nous sommes encore les chercheurs de nous-même. Dieu n’a pas consumé toute notre hostilité à Lui », nous dit Ruysbroeck.

                        Ah ! Que je ne cherche pas pour m’illusionner encore, mais que je trouve ce qui Est déjà ; ou mieux, que je sois Ce que Je Suis !

 

Stella              Vous avez l’air d’avoir trouvé CELA QUI EST, vous qui parlez si bien de cet état d’être. Heureux êtes-vous !

                        Oui, effectivement, avec la décantation, et les leçons de la vie plus ou moins comprises au fur et à mesure, se fait jour cet état qui nous “envahit”, nous “submerge” peu à peu… car on a laissé derrière soi bien des choses, on ne s’accroche pas aux choses “confortables” car on ose assumer notre solitude : notre véritable autonomie est à ce prix-là. Et c’est seulement à ce moment-là que l’on grandit vraiment. On est “mû” par le Feu Divin qui nous amène là où il doit nous amener : toutes les rencontres alors deviennent merveilleuses puisque toujours pour le meilleur de nous, à condition de ne rien projeter de nos idiosyncrasies, de n’avoir aucune attente, aucun besoin que l’autre ne puisse combler.

                        L’Amour Divin seul peut TOUT COMBLER et plus aucun vide n’existe : vivre chaque jour DANS LA PENSEE DE DIEU et s’en remettre à Lui à chaque instant, n’est-ce pas cela l’Amour au sens le plus large ?

                                          

Lélia               Bienvenue chère Stella et merci de vous joindre à nous. Je m’interroge sur le sens de votre phrase quand vous dites que l’Amour Divin peut tout combler. Ma question est : « Y a-t-il quelque chose à combler ? » Quand on a tout brûlé, tout consumé pour atteindre à l’Essentiel et qu’il ne reste que l’Or, cela ne suffit-il pas ? L’Amour Divin n’est-il pas, peut-être, ce Vide aussi, germe de tous les possibles, que justement nous avons tant de mal à affronter et accepter ? Merci de m’éclairer sur ce point.

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              Merci chère Lélia de me répondre si hardiment : en effet, le “vide” atteint se comble de tous les possibles… L’Amour Divin prend le “relais”, et c’est alors la PLENITUDE.

                        Que cette plénitude SOIT à chaque instant !

                        Il est vrai que ce vide fait peur : car cela demande le lâcher-prise… CONFIANCE TOTALE en la Vie qui nous guide à chaque instant.

                        N’est-ce pas par manque de confiance que nous sommes limités ?

                        Prisonniers de nos peurs, de nos obsessions, de nos désirs, de notre carapace “protectrice” : de fait, on ne fait que se protéger de la vraie Vie ainsi.

                        Grande exigence que ce Vide : TOTALE RECEPTIVITE !

                        Vous dites : « Quand on a tout brûlé, tout consumé pour atteindre à l’Essentiel et qu’il ne reste que l’Or… », est-ce vraiment cela le Vide chère Lélia ? Il vous reste encore quelque chose… ou bien, vous avez votre Vide comblé par cet Or dont vous parlez… !

                        Alors que votre Or rayonne, brille de tous ses feux, illumine la Terre entière pour votre et notre plus grande joie !

 

 

Lélia               Merci chère Stella pour votre rayonnant message. Vos paroles distillent un nectar à mon âme assoiffée de paix et de plénitude… Je suis d’accord avec vous, je crois que nous manquons longtemps de confiance, sinon pourquoi aurions-nous si peur, pourquoi nous bâtirions-nous une telle “forteresse” pour nous protéger et par conséquent nous éloigner de l’Essence de la Vie ? Vous savez de quoi vous parlez, vous qui vous appelez Stella : étoile… symbole d’espérance. L’espérance n’est pas l’espoir qui est en fait une attente, mais une confiance totale en la Vie, quand la multiplicité des événements de notre existence sont vus d’un œil égal pour glorifier le Créateur et en être un Témoin Vivant… Alléluia !!

 

Stella              Votre âme assoiffée dites-vous chère Lélia… Peut-elle être encore “assoiffée” lorsqu’elle à déjà TOUT… ? Paix… Sérénité… dites-vous : oui, lorsque cesse la ronde des désirs incessants, de vouloir toujours plus, même de vouloir atteindre à l’Essentiel. Car qu’est-ce qui est Essentiel ? C’est encore une notion relative, ne croyez-vous pas ?

                        Vous me direz : l’Essence du Ciel… Mais qu’est-ce qu’encore le “Ciel” ?

                        L’Unité à réaliser est bien au-delà de toutes les notions que nous pouvons avoir du Haut, du Bas, du Ciel, de la Terre, de l’Enfer ou du Paradis…

                        ÊTRE, c’est participer pleinement à la Vie qui nous anime à chaque instant, et TOUT ALORS EST ESSENTIEL.

                        N’est-ce pas cela la vraie plénitude ?

 

Lélia               Ma chère Stella, vous me répondez bien hardiment vous aussi, et que de questions… mais c’est peut-être cela la « Queste » : mettre en question et se remettre en question pour se maintenir sur le « Qui Vive » et bousculer notions et pensées étriquées. Vous me parlez des notions de haut, bas, essentiel… mais dès que l’on nomme une chose, un état, on les réduit à une pensée et une notion. Dans ce cas, même plénitude serait-ce aussi une notion ? Est-ce pour cette raison qu’un adage dit que “celui qui sait se tait” ? Vous me dites que mon âme ne peut pas être “assoiffée” puisqu’elle A DEJA TOUT mais n’est-ce pas là le problème, peut-être ne faut-il pas AVOIR TOUT, mais ETRE TOUT, quand l’Ame, de “gloutonne” devient enfin “pacifiée” ?

                        Merci chère Stella, pour toutes vos interrogations, elles ont le mérite de susciter la réflexion.

 

Invité              Lélia, Stella, ce n’est pas que j’ai abandonné ce bel entretien, mais un peu de “silence” à la lecture de vos phrases m’était nécessaire. Leur élévation m’a amené, et je vous en sais gré, à méditation et à ressentir, je ne sais pourquoi et ne cherche à le savoir, à un état de joie qui est nouveau, car il n’a aucune “raison” d’apparaître. Il n’émane d’aucune cause extérieure, il n’a pas “lieu” d’être, il émane tout simplement ; ou mieux, il « immane » ! L’immanence, ce doit être cela. Donc joie d’être, et chant de louange en mon être, magnificence.

                        Que ma joie demeure, pour reprendre votre phrase, Lélia !

 

Stella              Merci de vos réponses chère Lélia et cher Invité…

                        Oui, Lélia, il est certain que dès que l’on nomme une chose, c’est déjà une NOTION, même effectivement le mot PLENITUDE, puisque ce mot même peut ne pas vouloir dire la même chose pour tout un chacun, et donc peut être totalement subjectif. Donc, se taire sans doute, ne pas avoir mais ETRE tout simplement. Cela se passe de mots… qui, le plus souvent causent bien des maux, n’est-ce pas ?

                        Quant à vous cher invité, vous me semblez “bienheureux”… Vous dites pourtant que l’élévation de nos paroles vous “amène” à un état de joie, et dans le même temps, vous dites que cette joie n’a pas “lieu d’être”…

                        Bien contradictoire tout cela… Cependant, que votre joie “immane” puisqu’il en est ainsi…

                        Il est heureux de trouver des êtres avec qui converser à ce niveau-là déjà, et ma joie a une raison d’être !

 

Invité              Vous êtes impitoyable, chère Lélia, et la contradiction relevée me piège ! Mais c’est ce que j’apprécie dans ces échanges, car c’est me permettre d’être impeccable dans mes raisonnements. Si la Vérité ne se trouve pas dans les raisonnements car elle “immane” comme nous le disions, il est tout de même nécessaire d’avoir une logique parfaite pour sa propre claire-voyance, et lorsque l’occasion est donnée de jouter verbalement, comme ici par exemple !

 

                        Alors oui, je corrige : cette joie, je la ressens comme étant là sans cause. Et quand je ne la sens pas, je sais qu’elle est présente. D’une manière ou d’une autre, je peux en avoir connaissance. En tout cas je m’essaie à ne jamais l’oublier.

                        Quant aux échanges, ils me procurent une certaine jouissance intellectuelle, qui en effet, est autre chose car il y a là une cause procurant cet état. Alors quoi ? Tant qu’à m’occuper, je crois que c’est plutôt bien. Mais c’est vrai, « je veux et je ne veux pas ne doivent plus habiter en ma demeure », pour reprendre la parole du Sage. Donc garder la conscience que ce n’est qu’un jeu…

 

 

Lélia               Cher Invité, cette fois-ci c’est Stella et non Lélia qui a été impitoyable, mais qu’importe… nous jouons à “croiser le fer”, et cela peut aider à y voir plus clair. Comme nous le disions plus haut, on vérifie que les mots sont source de bien des malentendus… pauvres animaux dénaturés que nous sommes !!! Peut-être que l’on devrait aboyer, miauler ou ronronner pour établir une vraie communion… !!! Nous sommes des animaux dotés de raison pour notre plus grand bonheur mais hélas le plus souvent pour notre perte. Vous ne trouvez pas ? Avez-vous remarqué que lorsque l’on fait une comparaison (et c’est très fréquent) entre l’homme et l’animal, c’est le plus souvent pour exprimer un travers humain : du genre “il est moche comme un pou” ou “il a une langue de vipère” et la liste est longue. Alors qu’ils sont si beaux, si parfaits, si sensuels, il suffit de les contempler pour voir qu’ils se contentent d’être ce qu’ils sont. Eux, laissent cette Energie Première, Originelle, les traverser et exprimer ce qu’il y a à exprimer dans l’Instant. Laissons-nous, nous humains, ce Flux Divin transiter par notre Etre… pas toujours, voire pas souvent. Ils n’ont pas la raison, pas la conscience mais ils incarnent l’Amour… sans le savoir. Et nous qui le savons, nous nous comportons souvent, non pas comme des bêtes, mais comme des a/brutis. Qu’en pensez-vous ?

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              Oui, Lélia, parfaitement d’accord avec vous sur ce point ! Dimanche dernier, je crois sur Arte, un superbe documentaire “animalier” sur les fourmis et leur cohabitation intelligente entre elles (car il existe un nombre incroyable d’espèces de fourmis avec leurs caractéristiques particulières !) et les autres espèces (arbre sur lequel elles vivent, le parasolier, qui leur procure subsistance, en échange de quoi elles le protègent contre toute attaque et nettoient ses feuilles, nid de guêpes à proximité d’elles mais chacun son “territoire” dans le respect du territoire de l’autre, etc.).

                        Nous avons des grandes leçons de vie à travers la vie naturellement “intelligente” des animaux : ce documentaire m’a permis de voir à quel point l’animal est capable de “collaborer”, de se “servir” des autres intelligemment pour sa propre survie (en fait, survie de son espèce) au lieu de les considérer comme des ennemis !

                        Nous voyons à quel point nous sommes “dénaturés” : oui, chère Lélia, ils “incarnent l’amour sans le savoir” comme vous avez si bien dit, et nous, que faisons-nous ? Incarnons-nous l’Amour dans notre vie de tous les jours ? C’est la véritable question…

                        Cher Invité, ne dénigrez pas le “relatif”, vous qui êtes “absolu” dans votre quête… Les petites joies, qui ont leur raison d’être, font partie de l’existence… Lorsque notre joie intérieure, inhérente à notre être, émane tout autour de nous, alors elle se transmet à l’extérieur dans le relatif… De l’absolu au relatif… puis du relatif à l’absolu… car quand le “retour” se fait, joie immense encore…

 

 

Lélia               Dame Stella, vos propos sont doux… Vous savez, nos derniers propos m’ont fait penser à ce beau film et livre de Richard Bach : Jonathan Livingstone le Goëland, je suis sûre que vous le connaissez… avec cette dédicace « au Jonathan qui vit en nous »… et, comme vous le dites, est-ce que nous le laissons vivre et s’incarner au quotidien ? N’avez-vous jamais senti en vous cette Force qui cherche à se manifester à travers vous et que, le plus souvent, nous étouffons ? Il faut dire que les milieux dans lesquels nous évoluons ne nous y encouragent guère !!! Nous subissons depuis des siècles le joug d’une éducation judéo-chrétienne qui exige que nous soyons socialement, religieusement, familialement corrects !!! Alors que de “travail” pour pouvoir laisser manifester ce que l’on est à tout instant.

                        Je suis d’accord quand vous parlez des “petites joies” de l’existence qui ont leur raison d’être car ne sont-elles pas la manifestation et le jeu de la Vie et au regard de l’Eternel y a-t-il des grandes et des petites choses ? Est-ce qu’un grain de sable, une goutte d’eau sont moins importantes qu’un être humain. D’autant plus que comme nous le disions plus haut, pour les animaux, les gouttes d’eau, par exemple, se contentent d’être ce qu’elles sont et suivent le flux, ce pour quoi elles sont faites. Je n’ose pas imaginer la pagaille que ce serait si elles se mettaient à n’en “faire qu’à leur tête”. Mais nous humains ne suivons pas toujours le Flux et oublions l’autre partie de l’expression : ÊTRE (humain), eh oui humain trop humain !!! Être qui est cette Force, Énergie, ce Jonathan, cet Amour…

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

 

Stella              Merci Lélia pour cette belle réponse qui me fait chaud au cœur : en effet, je connais Jonathan et j’ai vu, il y longtemps de cela, le magnifique film qui a été réalisé d’après le livre de Richard Bach… Oui, je crois que tout notre travail effectivement consiste à se débarrasser de cette carapace qui étouffe l’ÊTRE, et malheureusement, force est de constater que cela demande du temps… Mais, au fur et à mesure de la décantation, se fait jour cet ÊTRE…

                        Peut-être les animaux suivent-ils le Flux naturellement parce que justement ils n’ont pas de “tête” : ils ne pensent pas !

                        Les humains en général, se glorifient d’être supérieurs aux animaux par le fait qu’ils peuvent penser : or nous constatons tous les jours que, de là viennent beaucoup de maux, car notre pensée, la plupart du temps, est “déviée”, elle n’est pas “juste”, d’où notre extrême difficulté à rester dans le Flux, comme vous dites.

                        Alors, peut-être que justement, nous devons être extrêmement vigilants par rapport à toutes nos pensées, et faire preuve d’un discernement sans faille (ce qui est très difficile, n’est-ce pas ?) pour pouvoir être en mesure d’agir de manière juste, faire les bons choix, etc.

                        Autre solution : ne plus avoir de “tête”, mais dangereux aussi quand l’être a perdu sa tête et n’est pas relié à la Source : cela donne la folie…

                        Donc… chacun fait ce qu’il peut sans doute, en conscience de CELA.

 

 

Lélia               Vos propos sur ne plus “avoir de tête” réveillent en moi une autre image : comme vous le dites cela peut rendre fou et ne plus avoir de tête consiste à bien “fonctionner” sans avoir ce que l’on appelle des “garde-fous”. Et, effectivement, dans ce cas cela demande une grande réceptivité. C’est alors ce que Castaneda (vous connaissez ?) appelle la “schizophrénie contrôlée”, autrement dit “être dans ce monde, mais ne plus être de ce monde”, être à la fois acteur et spectateur, mais c’est sûr : folie assurée si l’on n’est pas prêt à CELA. Et chère Stella, quand vous dites que chacun fait ce qu’il peut, ne pensez-vous pas que nous humains prenons souvent comme “excuse” le fait de “ne pas pouvoir” pour ne rien changer dans nos vies “douillettes, confortables et rassurantes”, faire preuve d’un peu de courage pour un face à face impitoyable, ou alors est-ce que certains sont nés plus que d’autres avec cette capacité à “atteindre” cet Être qui vit en eux ? Et par ailleurs, croyez-vous que ce “Chemin” (que pour ma part, je n’image pas comme une ligne droite, mais plutôt comme un labyrinthe où l’on s’approche parfois du Centre puis dont on s’éloigne à nouveau jusqu’au “saut final”) puisse se faire tout seul ? Ne nous faut-il pas une petite Veilleuse (Mère/Veilleuse) qui nous éclaire quand on n’a plus de garde-fou, quand par conséquent on ne plus à quel saint se vouer ?

 

                        Merci Stella de prendre le temps de me répondre. Ce que nous écrivons serait lettre morte, ou parole perdue, si tout CELA n’était pas vécu au quotidien ; et là est bien la difficulté.

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              C’est un plaisir que de prendre un peu de temps pour vous répondre car toutes vos remarques sont justes : vous mettez le doigt sur “LE” problème de l’humain, je crois : sa capacité à se libérer de ses entraves pour incarner CELA QUI EST.

                        Vous parlez de faire preuve de courage pour le “face à face impitoyable” : oui, il faut être impitoyable avec soi-même avant tout pour ne rien laisser passer, sinon on s’installe vite dans des conceptions étroites, limitées et limitantes pour nous, pour se maintenir dans le “ronron”, les “habitudes”, “la vie douillette et confortable” comme vous dites… Je conçois la vie comme une grande aventure, un défi permanent où rien n’est jamais acquis…

                        Le “saut final” dont vous parlez, n’est-ce pas ce lâcher-prise total où on s’en remet entièrement à une Volonté supérieure à la nôtre ? Cela ne demande-t-il pas une grande confiance : je parle de la FOI à ce niveau-là, celle qui nous porte au-delà de nous-même, au-delà des limites que nous nous sommes fixées.

                        Mais effectivement, je crois absolument que nous avons besoin d’être guidés dans notre vie : la Mère-Veilleuse dont vous parlez, ne serait-elle pas notre Guide Intérieur, parfois même extérieur si on a la chance de rencontrer un tel Être, qui soit un intermédiaire totalement neutre, miroir parfait, sans projection aucune…

                        La petite veilleuse, je la vois comme la lumière qu’il y a en chacun de nous, la flamme qui brûle sans cesse : le jour où cette flamme s’éteint, on meurt… C’est comme cela que je conçois la mort, non pas physique, mais une mort de l’âme…

                        Mais le dernier point : VIVRE CELA AU QUOTIDIEN, cela est effectivement plus difficile… Je ne crois pas que ce soit par un effort de volonté personnelle, que nous atteignons à  cet état du “lâcher-prise” total : pour moi, c’est un miracle qui se produira un jour, et je ne sais ni l’heure ni le jour, et j’ai cependant l’assurance que CELA SE PRODUIRA… N’est-ce pas étrange ?

 

 

Lélia               Ma chère Stella moi aussi je crois que ce Miracle se produira, c’est cela la véritable espérance, la Foi, la Confiance en son Seigneur. Cependant, la Voie qui mène à ce saut final et ce lâcher-prise total est un “chemin” parfois bien difficile, ne croyez-vous pas ? Mythes et contes l’imagent bien : lutter contre les monstres, passer sur le fil d’une épée, se perdre dans une forêt inextricable etc. Et je ne fais pas référence là, à un quelconque dolorisme masochiste, mais simplement je crois que l’on n’atteint pas à cette totale réceptivité en “touriste”. Et le doute ? Ne fait-il pas lui aussi partie des épreuves que nous avons à traverser ? Que de rectifications pour amener les êtres humains à être con-sentants puisque, comme vous le dites si bien, “rien n’est jamais acquis à l’homme” !!! « Peu d’appelés encore moins d’élus », dit-on… Et c’est après ces épreuves que l’on découvre enfin ce qu’est la vraie Joie, celle qui ne dépend pas de l’extérieur, qui est un Etat d’Etre tout simplement, qui est un OUI OUI OUI enthousiaste au Jeu de la Vie et ses multiples manifestations.

                        Alors jouons !!!

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              Oui Lélia, jouons !

                        Mais il semble que sur ce forum, il n’y ait pas grand monde qui ait envie de “jouer” avec nous… N’est-ce pas ? Dommage !

                        Beau sujet pourtant que l’Amour ! J’aurais bien aimé avoir d’autres points de vue sur la question, mais à vrai dire, avec vous, j’ai été bien “servie” : je suis bénie de “Dieu” puisqu’Il m’a permis de vous “entendre”, Lélia, par le moyen de ce Forum, et vos paroles inspirées continueront de faire leur chemin dans mon Cœur. Chaque grain semé portera ses fruits un jour… Oui, j’ai certes l’Espérance, et Cela est ma force.

                        Je ne crois pas être une “touriste” ; je ne suis pas là pour consommer mais pour participer à la Vie qui m’anime, pleinement, entièrement… Je dis OUI à ses multiples manifestations !

                        Et tout est pour ma Joie.

 

 

Thomas          Non, vous n’êtes pas seules sur ce forum. Je vous lis avec joie et plaisir. J’ai aimé aussi le livre Jonathan Livingstone le Goéland et je vous recommande aussi du même auteur Un pont sur l’infini et Illusions. Vos échanges rejoignent mon concept de pensée. Nous sommes tous responsables de notre bonheur ou de notre malheur. Je viens souvent sur ce site pour lire les articles, mais aussi pour vous lire. L’absence totale de pessimisme me convient pour contrecarrer le flot d’informations négatives engendré par les médias “classiques”. Je suis heureux de vivre et pour rien au monde j’envie la vie ou la situation de quelqu’un d’autre.

                        A bientôt.

 

Invité              Moi aussi je vous lis, et, comme vous le savez. J’écris aussi, aimant par-ci par-là mettre mon grain de Sel dans ce forum de qualité, Sel de la Vie que je réussis à laisser couler en moi, par moi, pour moi ; mais qui de temps en temps encore, hélas, se transforme en grain de sable.

                        Alors, vous lire et participer est un bon remède et aussi une vraie joie. Comme je ne me contente pas du virtuel, j’incarne aussi, me confrontant à la réalité de l’existence pour connaître toujours mieux le Réel de la Vie.

                        C’est vrai peu de participation sur ce forum, mais sont-ce des paroles dans le désert ?

                        Qui peut le savoir ?

 

 

Stella              Ah, quelle joie ! Merci cher Thomas pour vos recommandations de lecteur concernant l’auteur de Jonathan… Apparemment, vous êtes heureux de vivre, et ma foi je suis totalement d’accord avec vous : nous sommes responsables de notre bonheur et de notre malheur ! A partir de là, plus de problème : on doit assumer tous nos choix, quels qu’ils soient ! C’est ça la responsabilité !

                        Il ne sert à rien d’envier la situation de quelqu’un d’autre, puisque, sur cette terre, chacun a son lot : l’important est de s’occuper de ce qu’on a à faire, et croyez-moi il y a du travail !

                        Oui, comme le dit notre invité, il est plus important d’incarner dans notre vie de tous les jours tout cela, de témoigner par ce que l’on EST, de cette joie de vivre en permanence…

 

Thomas          Avez-vous une solution pour engendrer  chez certains de nos semblables cette magnifique joie de vivre ?

Trop de gens se complaisent dans des futilités qui leur gâchent l’existence. Ils entraînent souvent l’entourage avec eux. Je suis rempli de compassion pour ces gens qui se noient dans un verre d’eau. Ils cultivent à outrance leurs problèmes qui ne sont qu’en réalité et par philosophie des expériences leur permettant de grandir sur le chemin de la vie. Il y a quelques mois, j’ai voulu monter dans le cadre d’une association, le Club des Gens Heureux. Et bien, à ma grande surprise, il n’y avait pas beaucoup de demandes d’adhésion et on rigolait beaucoup de mon action. (Pendant leur rigolade, ils étaient momentanément heureux, seul réconfort). Eh oui ! Nous sommes la société et la société est bien triste et peureuse. Changez la société, donc nous qui la formons, pour une vie sans haine ; et pour revenir au thème du forum, la motivation par l’amour, il y a de quoi occuper du monde pour longtemps. Meilleurs vœux de bonheur à vous tous qui me lisez…

 

Lélia               Merci, cher Thomas, de vous être joint à nous, car c’est vrai nous n’étions pas très nombreux pour parler d’un sujet aussi brûlant et “épineux” (mais il y a aussi les pétales et leur parfum !!!). Je crois qu’il n’y a pas vraiment une “solution” à proprement parler pour engendrer la joie de vivre chez certains de nos semblables si ce n’est d’incarner soi-même sa joie de vivre ? La force de l’exemple… Eh oui, on en revient toujours à soi, “aime ton prochain comme toi-même” !!! Cependant, il est vrai que certains ne supportent pas la joie des autres et on en a vus qui se faisaient agresser verbalement parce qu’ils souriaient, tout simplement !!!

                        Tant que les êtres seront dans le domaine de l’AVOIR et non de l’ÊTRE (et surtout oser être ce que l’on est), ils seront très malheureux. Et même, qui songe à se réjouir de la chaude caresse du soleil, de la fraîcheur de la pluie, du parfum enivrant d’une fleur, du chatoiement des couleurs d’un coucher de soleil ? Et comme vous le laissez entendre, les problèmes, ennuis, épreuves ne sont là que pour nous réveiller, un peu brutalement parfois certes, mais pour nous faire approcher de ce Trésor qui est au fond de nous, et que l’on nomme l’Amour.

 

   

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commentaires

Régor 25/10/2010 17:51



Certes oui ! Cependant, par la lecture-méditation des auteurs cités la mémoire cellulaire se nourrit de la justesse des Dits et fait son oeuvre, submergeant alors la mémoire mentale inutile
sur ce plan là.



IOR 23/10/2010 10:22



Témoignage d'un bel échange...plus à vivre qu'à lire !



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