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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 07:19
Un exemple de sainte céphalophore,
 
sainte Nolwenn ou Noyale,
 
dans le Vannetais.
 
Article paru dans la Lettre d'Île-de-France,
Bulletin trimestriel du Groupe Île-de-France de Mythologie Française
(juillet, août, septembre 2006). N° 59NS.
  
 
Sainte Nolwenn tenant en main sa tête coupée.
Eglise Sainte-Noyale, à Noyal-Pontivy, Morbihan.
 
 
Les saints céphalophores
 
Seuls parmi les saints qui eurent la tête tranchée, ceux qui prirent ensuite leur tête bien en main au niveau du cœur pour marcher jusqu’au lieu de leur sépulture en suivant la Vouivre, sont appelés saints céphalophores.
Ainsi en fut-il de saint Denis qui marcha depuis le lieu de son martyre jusqu’à la plaine qui porte son nom et où fut construite la nécropole des rois de France. Sur le vitrail de la sacristie de l’église Saint-François-Xavier, à Paris, il est représenté tenant sa tête bien en main au niveau du cœur tandis qu’un ange, symbole des énergies cosmiques, pose à la place de la tête un soleil radiant.
 
 
 
    Saint Denis,
vitrail de la sacristie de l’église Saint-François-Xavier à Paris.
 
Sainte Valérie est représentée, sur un vitrail de la cathédrale de La Souterraine dans le Berry, portant dans un linge sa tête tandis qu’un soleil radiant prenait sa place sur ses épaules.
 
 
 
Sainte Valérie tenant sur son cœur
sa tête coupée.
Cathédrale de La Souterraine, Berry.
 
Saint Mitre porta sa tête ensanglantée jusqu’à l’autel de la Vierge. Saint Just lava sa tête coupée dans l’eau d’une fontaine. Il faudrait citer saint Firmin à Amiens, saint Fuscien et saint Victorie à Sains non loin d’Amiens, saint Génitour dans le Berry, saint Ferréol et saint Ferjeux, évangélisateurs de la Franche-Comté, saint Millau en Bretagne, saint Junien dans l’Aube1, et beaucoup d’autres encore2. Toujours, avec quelques variantes, les mêmes images maintenues pour que l’essentiel puisse être préservé.
 
Les étapes traditionnelles de l’Initiation,
 
de la maîtrise du dragon à la tête coupée
 
Dans les premiers temps du christianisme l’Initiation se perpétua de la même manière qu’au temps des Druides. L’initiable, celui qui était capable de maîtriser l’énergie de la terre, vivait la réclusion dans l’antre de la Vouivre, dans la Caverne de sous-terre, dans la grotte ou dans la crypte, voire dans la forêt3. Il en ressortait transformé, comme Jonas après trois jours passés dans le ventre de la Baleine, aux dires de la Bible. Ainsi en est-il de sainte Marguerite, représentée issue du Dragon ; elle a vécu l’équivalent d’une nouvelle naissance, son mental est purifié, fécondé par l’Esprit. Elle possède alors la maîtrise de l’Energie.
 
 
 
Sainte Marguerite issue du Dragon.
Bibliothèque Nationale, Manuscrit N.a.fr. 16251, F 100. XIIIe siècle.
 
La maîtrise du Dragon Vouivre est la première étape importante dans le cheminement initiatique. Sainte Marthe passe sa ceinture au cou de la Tarasque à Tarascon et saint Marcel son étole au cou du dragon de la Bièvre ; saint Véran dompte la Coulobre de la Fontaine de Vaucluse, etc. La liste est longue4.
Qu’est le « saint », véritablement ? Les familiers de la Langue des Oiseaux sauront aisément décrypter le S comme étant la vibration du Serpent, son Energie et entendront dans « saint », S-un, celui qui ne fait qu’un avec l’Energie du Serpent-Vouivre. Le S « ayant son fondement dans le I, (…) ne peut véhiculer que l’idée de perfection5».
 
Après la maîtrise de l’Energie, l’étape suivante est dite celle de « la tête coupée ». Le saint, la sainte dans la terminologie chrétienne, a symboliquement la tête tranchée ; son mental, entièrement purifié est tenu bien en main au niveau du cœur. Cette décapitation n’implique aucune souffrance puisqu’il n’y a plus alors d’identification de soi et de son mental. Le fait de le tenir bien en main fait que ce mental joue son rôle à sa juste place de serviteur, et non plus indûment de maître. Il formule ce qui est à formuler, mais ne ratiocine plus ! Il n’a plus de dragon à ses pieds comme dans l’étape précédente. L’ego inférieur est entièrement sublimé et rendu à sa Source, « l’Ego-Centre de l’Unique », selon l’expression de Karuna6.
Le saint est alors au service de son « Seigneur, le Seing-Or, le Sceau de l’Origine » comme le décrypte la Langue des Oiseaux5 ! Cette étape marque l’abandon de sa volonté propre. Elle se retrouve dans toutes les traditions. Dans la Quête du Saint Graal, à cette étape, le Chevalier abandonne sa monture pour monter dans la Nef Aventureuse. Dans la Domestication du Buffle dans le Zen, le buffle, devenu entièrement blanc, disparaît et le bienheureux suit la voie des luminaires ; en alchimie, « l’épouse est blanchie et se trouve décapitée7. » Le héros mythique celte de l’Ulster, Cûchulain, fils du dieu Lug, accepte le « défi de la décapitation » proposé par un géant capable de partir, après décapitation, avec sa tête sous son bras. Le Chevalier Vert se fait trancher la tête par Gauvain, dans le poème médiéval Gauvain et le Chevalier Vert8, et doit revenir un an après trancher celle du meilleur chevalier du monde ! Coomaraswamy conte la légende du Râjâ Jagdêo qui se décapite et offre sa tête en aumône à la déesse de la vérité9. Au Rajasthan, Chinnamasta, la déesse symbolisant la dissolution apparente et le retour à l’Origine, est représentée, tenant dans sa main sa tête tranchée sur un plateau10.
Prendre à la lettre ces légendes, c'est passer à côté de l’essentiel. Le christianisme ajoute la particularité du fait que le décapité marche avec sa tête coupée tenue en main, mais au niveau du cœur. Toujours, il s’agit d’oser perdre la tête, de se libérer de toutes notions et « du sentiment de sa propre importance » comme le dit don Juan Maltus, l’initiateur toltèque à Carlos Castaneda, qui lui aussi « décapite » son disciple en affamant lentement son mental.
L’imagerie occidentale médiévale rejoint, comme toutes les autres traditions, la Tradition Universelle.
Mais qu’en fut-il de sainte Nolwenn ?
 
La légende de sainte Nolwenn
 
Toutes les Légendes dignes de ce nom possèdent au moins trois niveaux de lecture, le sens littéral, celui qui est pris à la lettre par beaucoup, le niveau analogique et le niveau anagogique. Ce dernier seul propulse véritablement vers l’essence des choses.
 
Qu’en est-il tout d’abord du nom même de cette sainte ?
 
Il existe plusieurs variantes orthographiques de ce prénom : Nolwenn, Noalwen ou encore Nolwen avec un seul ''n''. En français, la terminaison ''wenn'' vient de ''Gwenn'' qui signifie « blanc ». Cette blancheur nous met sur la voie de la pureté et de la virginité ; il convient de prendre ce mot, non pas réduit au sens physique, mais dans celui que Maître Eckhart a contribué à maintenir, l’être vierge de toute notion, y compris de notion de virginité ! « Etant comme n’étant pas », selon son expression dans l’un de ses Sermons.
Le retournement d’un nom est aussi traditionnel ; il indique le renversement des lumières ; il marque que l’être ne prend plus ses racines dans la terre, mais dans le ciel de cette terre. Il n’est pas étonnant, dès lors, de trouver une composition inversée de Noalwenn : Gwennoal, qui a sans doute donné naissance au diminutif Noalig, mais aussi au prénom Gwenaël.
Noal quant à lui, est un nom de lieu qui a donné naissance, une fois francisé, à Noyale. Certains font dériver Noal du latin novialum, signifiant « une terre nouvellement défrichée ». Elle aurait pu être plantée de noyers ! Mais au-delà des apparences, « Noyale », et donc aussi Noal, mettent sur la voie de la noyade, là encore, à prendre de préférence dans la signification de « la fin des émotions ». L’état de Virginité présuppose la fin des perturbations émotionnelles humaines pour l’accès à l’Emotion sans émotions.
 
Que nous apprend par ailleurs la légende de sainte Nolwenn ?
 
« Au VIe siècle, Noyale, fille du roi de Cambrie (Angleterre), ayant refusé de se marier pour se vouer à Dieu, fuit en Bretagne, accompagnée de sa servante. Elles traversent la Mor Breizh, la Manche, sur un rameau de branche au vert feuillage puis remontent le Blavet à la recherche d’un ermitage. »11
Nous sommes bien évidemment dans un symbolisme traditionnel. De fait, la véritable noblesse, comme ensuite la véritable royauté, est celle du corps, du cœur et de l’esprit. Si ses parents avaient été véritablement nobles, elle n’aurait pas eu à fuir un mariage forcé ou arrangé ! Par contre, elle choisit la fuite, l’exil, pour disposer de sa vie, dans l’autonomie, choix qui lui conférera une noblesse, puis une royauté, qu’elle acquiert au prix fort de l’épreuve. Elle prend en main sa destinée tout en l’abandonnant à la providence ! Comme saint Roch avant de partir en pèlerinage à Rome12, elle distribue ses biens aux pauvres, elle se désencombre.
Se vouer à « Dieu », c’est essentiellement suivre les aspirations profondes de son âme et refuser le conditionnement reçu dans le milieu familial, social, culturel de sa naissance. Sa servante est sa raison mentale, mise à sa juste, au service des aspirations de son âme.
Elle s’abandonne, comme jadis les Chevaliers en quête du Saint Graal, à la Nef Aventureuse, et traverse la Mor Breizh. Le chant des mots, l’euphonie, nous dit « mort » « braise » ! Ah ! Ce n’est pas interprétation, non ! Qui ne voit l’ardeur de son Amour, et la mort à tant de choses qu’est sa fuite et les périls qu’elle encourt ! Elle est portée par un rameau de vert feuillage ! C’est insensé ! Non pas, elle était comme l’arbre mort qui reverdit ; en elle la vie est re-suscitée par sa décision inébranlable !
Tous ceux qui veulent vivre cette vie nouvelle traversent l’épreuve de la Caverne, de la réclusion initiatique. Elle trouve donc un ermitage sur la rive du Blavet.
 
 
 
« Nizan, tyran de Bezo, s’éprend de Noyale
et veut en faire son épouse.
Devant son refus, il la fait décapiter. »
 
 
Maintes légendes de saintes rapportent un épisode semblable. Le refus d’une royauté seulement terrestre est déterminant. Certes, sa raison est à son service, mais elle se doit d’aller au-delà ! Ce tyran est, dans l’Unité de toutes choses, la partie de son âme encore magnétisée à la terre. Cette décapitation traditionnelle, faite en juste temps, est une grande grâce. Elle est encore appelée « Noyale » et par cette mort au monde émotionnel humain, de noble qu’elle était, elle devient « royale ». Noyale et Royale ont même consonance et portent en leur centre le Y, hiéroglyphe de l’androgynie, depuis Platon.
 
 
 
« Noyale rend son âme à Dieu dans grand désert,
sur le bord d’un ruisseau, s’appuyant sur son bâton.
Elle marche en tenant bien en main sa tête coupée
au niveau du cœur (à droite)
et traverse le bourg de Noyal.
Quelques kilomètres plus loin,
 trois gouttes de sang tombées de sa tête
font jaillir une fontaine. »
 
 
 Où rend-elle son âme à Dieu ? Dans le grand désert de son âme, vidée de tout attachement terrestre ! Qui peut imaginer un grand désert sur les bords du Blavet ? Elle n’a jamais été aussi vivante ! De la vraie vie ! Et traverse ainsi le bourg de Noyal à qui elle doit son nom, parcourant plusieurs lieues. Elle suit le chemin de la Vouivre et, de trois gouttes de son sang, jaillit une fontaine.
Ainsi retrouve-t-on ici, la fontaine ou la source, celle que sainte Odile fit jaillir au mont Sainte-Odile, celle que sainte Rodhène fit jaillir à Levroux, celle que fit jaillir l’ange venu secourir saint Roch dans son ermitage lorsqu’il fut atteint par la peste, celle que Moïse fit jaillir du rocher, … et tant d’autres ! Elle est chargée de l’énergie de la Vouivre du lieu, et il se produira des miracles. Ceux qui sont au fait des anciennes traditions celtes verront la continuité des symboles :
« L’eau merveilleuse ressuscite les morts quand les Dieux et les Druides s’en mêlent. Si les vivants l’utilisent, elle les rajeunit et les préserve, non pas toujours de la mort, mais de la maladie et de la décrépitude.13 »
 
 
« Là, Noyale s’agenouille sur une pierre
qui lui sert de prie-dieu
et dépose sa tête sur un rocher.
Elle plante son bâton en terre
et celui-ci devient une aubépine (à gauche),
tandis que le bâton de la servante donnera un hêtre. »
 
 
Voilà Noyale devenant neuve, pure, blanche, Nolwenn ! Le changement de nom au passage d’une étape de l’initiation est traditionnel.
Il est tombé de sa tête trois gouttes de sang, signe de la purification des trois plans de l’être humain physique, émotionnel-relationnel et mental, pour que la fontaine jaillisse.
Elle s’agenouille devant le rocher où elle dépose sa tête. Le rocher est toujours lié à la source, comme le bâton d’ailleurs avec lequel on le frappe le plus souvent.
« Yahvé est mon rempart, mon rocher » chante le psalmiste. Et Isaïe de dire aux Hébreux : « Regardez le rocher dont vous avez jailli, la Source dont vous avez coulé », comparant Abraham au rocher d’où s’écoule l’eau et Sarah au creux du rocher où cette eau se repose avant de s’écouler14.
Elle et sa servante ont chacune leur bâton de pèlerin.
Planté en terre, sur celui de Nolwenn fleurit l’aubépine.
L’aubépine, alba spina, « épine blanche » en raison de sa fleur, est parente du rosier. Elle peut se présenter sous la forme d’un buisson ou d’un arbre épanoui. Alors que certains arbres se repoussent et que d’autres fusionnent, « l’aubépine, elle, nous présente une voie alternative. Elle n’est jamais parasite et elle ne se laisse pas envahir non plus : elle sait toujours trouver l’espace où elle va pousser et développer sa propre vie, sans avoir ni à lutter, ni à se défendre. C’est cette aptitude à trouver sa juste place qui lui fait prendre les formes les plus inattendues…15 » Les plus vieilles de France atteignent mille ans.
On peut attribuer à coup sûr à la fleur d’aubépine, le symbolisme de la rose. On retrouve en elle la blancheur, attribut de Nolwenn ! Elle fleurit en mai, mois dédié à Marie, à la virginité. Remarquons aussi que le Christ fut couronné d’épines à l’aube de sa résurrection, aube-épine.
Chez les Romains, l’aubépine est dédiée à Maïa, mère d’Hermès. Est-ce un hasard ? Maya est en Orient l’Illusion cosmique qui voile l’Unité derrière la multiplicité ; la sainte repousse par deux fois l’illusoire d’une royauté terrestre, l’illusoire de la richesse et de l’apparence des formes.
En Bretagne, l’aubépine a la réputation de ne jamais être touchée par la foudre, attribut de sainte Barbe si vénérée en cette région puisque son père et bourreau ne fut pas noyé comme Nizan mais foudroyé.
Quel arbre mieux que l’aubépine conviendrait à cette sainte ?
 
Le bâton de la servante donne un hêtre. Arbre majestueux, imposant, arbre sacré des Celtes par excellence. Il s’agit d’Être, par l’Esprit que symbolise le H dans la hiéroglyphie5. Le hêtre « pousse avec une grande vigueur et se montre très résistant. Il dégage de la force empreinte de sérénité, d’assurance et de stabilité. Ses racines s’étalent mais ne s’enfoncent pas en profondeur, comme s’il n’avait nul besoin de s’accrocher à la terre, mais sa stabilité provient de sa propre force. Le hêtre n’est jamais envahi par le lierre, ni par le gui. Sous une hêtraie, pas de ronces, tout au plus quelques fougères clairsemées (…) Rien ne peut venir troubler cette sérénité. D’ailleurs, en Lorraine et dans les Ardennes, on croyait qu’il n’était jamais atteint par la foudre.15 » Ce sont les qualités extraordinaires d’une servante véritable, et ce devraient être celles de la raison à sa juste place, au service de l’être et non de l’avoir.
 
 
 
« Les rochers lui servent de lit.
Elle tend sa tête coupée
à la servante qui l’accompagne.
Une église est construite à cet endroit. »
 
 
On peut imaginer que l’église est construite sur la tombe de la sainte. Inévitablement, il s’est passé un certain temps pour que la dévotion populaire produise cet effet. Nizan, son bourreau, en est furieux.
 
 
« Voulant la détruire, Nizan construit une digue
pour que l’église soit emportée par les flots,
mais sa manœuvre échoue et il se noie. »
 
 
Ce tyran est emporté par son monde émotionnel ; c’est la crue de celui-ci qu’il matérialise. Aussi le lieu n’est-il pas simplement planté de noyers, mais c'est celui du noyé !
Grande illustration est-il ainsi fait du choix décisif ! L’un, victime de sa passion aveugle, traverse une mort horrible tandis que l’autre, « morte avant que de mourir », accède à la sainteté et plus encore à la libération.
 
 
La fontaine devient ensuite un lieu de pèlerinage et la ferveur populaire étant grande, il s’y produit des miracles ; de telles sources ou fontaines sont toujours guérisseuses, chargées de l’énergie de la vouivre particulière au lieu, et la sainte ayant été guidée par cette énergie pour venir jusque-là.
C’est l’ouverture du cœur de l’homme au divin, au sur-naturel, qui rend la source miraculeuse.
« Le Pouvoir de la Source, c’est le Pouvoir de ton cœur.
Le Pouvoir de ton cœur, c’est la propulsion de ton âme.
La propulsion de ton âme est adéquate à l’ouverture de ton mental à la Source.
Ainsi les pouvoirs dits miraculeux.12 »
 
Que conclure ?
 
Cette sainte prend place parmi les saints céphalophores. Nolwenn est la « Nouvelle Blancheur », fruit de tout un cheminement : affirmation de soi, errance sur les chemins de la Vouivre, vie érémitique, décapitation et cheminement par la voie du cœur.
Dépassant la noblesse selon le monde due à sa naissance, elle acquiert la véritable noblesse pour atteindre la royauté véritable. Elle fait tout un travail sur son monde émotionnel. Elle est liée à l’eau puisqu’elle termine son cheminement en marchant avec sa tête coupée jusqu’à Noyal, nom qui rime parfaitement avec « Royale » ! Les familiers de la Langue des Oiseaux verront que l’Energie du Tout se manifeste sur terre par l’androgyne. Aussi point n’avait-elle à épouser un homme quelconque, encore moins la tyrannie de la contre-nature  !
 
Notes :
1 - Voir sur ce blog : "Sur les chemins de la Vouivre dans l'Aube".
2 - Plus de soixante ont été répertoriés, mais il y en a encore d’autres…
3 - Pierre Gordon, Les Racines sacrées de Paris et de l’Ile-de-France.
4 - Se reporter sur Internet, dans l’encyclopédie Wikipedia à la page intitulée : saints sauroctones ; ou bien à notre livre La Vouivre un symbole universel, écrit en collaboration avec Kinthia Appavou (Editions EDIRU).
5 - Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphe français et Langue des oiseaux, auto-édition.
6 - Dans L’Instruction du Verseur d’Eau.
7 - Eugène Canseliet, Alchimie.
8 - Traduction Alma L. Gaucher, Editions du Point d’Eau.
9 - Sir R. Temple, Legends of the Panjâb.
10 - A Mookerjee et M. Khanna, La Voie du Tantra.
11 - Nous avons repris, en caractères gras, les inscriptions des vitraux de l’église de Noyal-Pontivy.
12 - Régor, Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie exemplaire d’après les Enseignements d’Emmanuel.
13 - Françoise Leroux et Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides.
14 - Voir F. Jordan, La Tradition des Sept Dormants.
15 - Patrice Bouchardon, L’énergie des arbres.
 
 
(Photos Mnémosyne).
 

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