Jeudi 10 avril 2008
 

La montée du Serpent Kundalini



        La tradition indienne met en évidence dans le corps humains différents canaux appelés nâdis, voies subtiles de circulation des énergies montant de la terre ou descendant du ciel. Le nâdi Shushuma suit la colonne vertébrale autour de laquelle s'enroulent comme les deux serpents du caducée, les nâdis Idâ et Pingâla.
     Au Musée du Louvre, sur la sculpture d'une petite fille assise (Grèce, IIe siècle avant Jésus-Christ), on peut voir un serpent qui épouse la colonne vertébrale de l'enfant. C'est, illustrée par le sculpteur, « la moelle serpentine (1) » dont le graphisme en S évoque bien la montée de la Kundalini yogique, le déploiement du Shushuma yogique (2) . Le Serpent de l'Energie, lové à la base de la colonne vertébrale, le sacrum, se réveille et son énergie vitalise les chakras, ces roues qui sont des centrales d'énergie.
      La Kundalini (de kundala, lové) est pour le corps humain ce qu'est la Vouivre pour la Terre-Mère, et ce serpent est guérisseur.
      Les Upanishads, parlant de la Déesse des Trois Cités, la Mère Primordiale, enseignent :
       « Neuf sont les sources matricielles
       qu'Elle régit en Souveraine ;
      neuf les chakras du corps subtil ;
      neuf les étapes du Yoga
      et neuf les dieux des neuf planètes ;
      neuf les Régents, neuf les mudrâs.(3) »

      « Les sept chakras du corps subtil :
      Mûlâdhara, Svâdhisthâna,
      Manipura, Anâhata,
      Vishudha, Ajna, Sahasra
      et deux de plus aux noms secrets, 
      sont à eux neuf autant de formes
      de l'Energie qui nous anime. (4)»

 [1] Expression employée dans Le Manuscrit du Druide sans nom et sans visage  d’Emmanuel-Yves Monin.
[2] Voir : Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux.
[3] - Trîpurâ-Upanishad, in L'Enseignement secret de la Divine Shakti - Trad. Jean Varenne - Grasset, 1995, p. 97.
[4] - Bhâvanrâ-Upanishad, in L'Enseignement secret de la Divine Shakti - Trad. Jean Varenne - Grasset, 1995, p. 113.


 


Asâvari-Râgini
, ou mélodie de l’âme.
Milieu du XVIIIe s., Bûndî.
Museum Fûr Indish Kunsh, Berlin.

 Cette Energie est le Feu, et il est Force.
« Que la Force explose, directe et franche, ne cherchant ni oreille bénéfique,
ni réceptacle, ni semblable, ni modèle..., la Force dépouillée de tous les on-dit, de tous les discours, de toutes les sciences...
Toujours Neuf à l'écoute du Feu en toi...
(1)
»



1 - EMMANUEL (Yves MONIN) - Le Livre des Structures - Inédit. Les citations 3,4 et 5 proviennent de La Métaphysique des Chiffres, Robert Régor Mougeot, auto-édition, 1998, p. 201. (voir
http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=NombresPremiers )


 


Nâga, Inde.

Se réveillant, la Kundalini ne peut faire que se déployer, onduler et monter. Mais les peurs et les craintes du mental dévient ce Feu de la Terre qui aspire à rejoindre, par les fontanelles, les Energies d’En-Haut. Elle sommeille totalement chez beaucoup d’humains et sa totalité est rarement en éveil, pour la protection d’ailleurs du yogi. Déviée, elle induit des comportements qui le sont également et sont causes de maladies psychiques et physiques. 

      Se réveillant, la Kundalini ne peut faire que se déployer, onduler et monter. Mais les peurs et les craintes du mental dévient ce Feu de la Terre qui aspire à rejoindre, par les fontanelles, les Energies d’En-Haut. Elle sommeille totalement chez beaucoup d’humains et sa totalité est rarement en éveil, pour la protection d’ailleurs du yogi. Déviée, elle induit des comportements qui le sont également et sont causes de maladies psychiques et physiques.
 
Se réveillant, la Kundalini ne peut faire que se déployer, onduler et monter. Mais les peurs et les craintes du mental dévient ce Feu de la Terre qui aspire à rejoindre, par les fontanelles, les Energies d’En-Haut. Elle sommeille totalement chez beaucoup d’humains et sa totalité est rarement en éveil, pour la protection d’ailleurs du yogi. Déviée, elle induit des comportements qui le sont également et sont causes de maladies psychiques et physiques.

Se réveillant, la Kundalini ne peut faire que se déployer, onduler et monter. Mais les peurs et les craintes du mental dévient ce Feu de la Terre qui aspire à rejoindre, par les fontanelles, les Energies d’En-Haut. Elle sommeille totalement chez beaucoup d’humains et sa totalité est rarement en éveil, pour la protection d’ailleurs du yogi. Déviée, elle induit des comportements qui le sont également et sont causes de maladies psychiques et physiques.

      En un premier temps, cette énergie se manifeste naturellement en partant du chakra racine Mûlâdhara. Cette force vitale est nommée Luz dans la tradition hébraïque : « ce qui est caché, couvert, enveloppé, silencieux, secret(2) », situé « vers l’extrêmité de la colonne vertébrale (3) ». « Comme le noyau contient le germe, et comme l’os contient la moelle, ce Luz contient les éléments virtuels nécessaires à la restauration de l’être (…/ Le Luz, étant impérissable, est dans l’être humain, le “noyau d’immortalité”, comme le lieu qui est désigné par le même nom est le “séjour d’immortalité”…(4) »

      Luz, c’est évidemment la Lumière de la Fleur de Lys, de Lus que portèrent les rois descendant de MéLUSine, les LUZignans. Mélusine est l’une des multiples images de la Mère Universelle.

       Le chakra racine est proche du chakra sexuel Svâdhisthâna.



2 René Guénon, Le Roi du Monde, Gallimard, 1958, p. 60.
3
Ibidem, p. 65.
4  
Idem, p. 64-65.


La déesse celte de la création et de la destruction Sheela-na-gig.


 
Comment mieux l’illustrer que par la sculpture de cette yogini indienne ?
  

 

  Sculpture de l’Inde du sud ; 1800. Bois sculpté, hauteur : 25,5 cm.
Photo dans Le symbolisme du Caducée
de Jean-Pierre Bayard,
tirée de
Th India Cult of ecstasy, de Ph. Rawson, Thoma and Hudson, Ltd, Londres.

     En Inde, le Jeu Divin trouve son paroxysme dans la Danses du Serpent. Elle a été filmée par le cinéaste Lionel Tardif dans son film La Danse de Shiva. Il avait  lu Le tao de la Physique de Rudolph Capra et il avait été vivement impressionné de voir que, pour décrire le comportement des particules élémentaires dans une chambre à bulle, ce physicien utilisait le modèle employé il y a deux mille ans pour traduire le comportement du danseur cosmique.

     Tous les peuples ont recours aux mêmes images. Voyez cette poterie bolivienne contemporaine très naïve mais très suggestive. La Femme bien dans son axe, avec ses deux bras illustrant le binaire de la manifestation, reçoit l’Energie de la Terre sous la forme d’un dragon-lézard qui monte en son giron et dont la gueule s’ouvre au niveau du sexe. 



Poterie contemporaine. Bolivie.

       Toutes les traditions ont attaché une grande importance au déploiement conscient de cette énergie qui n’est pas à refouler mais à vivre, sans attachement non plus. C’est le Christianisme qui, peu à peu, a jeté l’anathème sur les chakras du bas en les diabolisant tout comme il a diabolisé le Dragon-Vouivre des Energies.
      Dans tous les anciens lieux de culte, à la Déesse-Mère, à Sumer, à Babylone, au Pays de Canaan, à Carthage, à Chypre, en Anatolie, en Grèce…, « les femmes qui faisaient l’amour dans les temples étaient appelées dans leur propre langue les “femmes sacrées”, “les pures” (5) »

     La chanteuse Kabyle Houria Aïcha était fascinée, dans sa jeunesse, par les femmes libres qui allaient au café, chantaient sur la place du village. Résurgence d’une tradition pré-islamique, ces femmes, « célibataires, veuves ou divorcées, mais pouvaient avoir les amants qu’elles voulaient, tout en jouissant d’un statut d’artiste très respecté.(6) »
      C’est la Filière dite de la Fille du Feu, «  Filière de Réceptivité pour l’Incarnation et la Transmission de l’Energie “illustrée” par les Vestales, les Danseuses sacrées, etc. (7) » 
      Mais cette Energie n’est pas faite pour se déployer à ce seul niveau sexuel et toutes les Traditions authentiques le disent : « Ferme tes issues », « Bouche tes portes », pour atteindre la Réalisation. Sinon, grande déperdition de l’énergie qui n’atteint pas son but ultime. Sept portes sont à ouvrir qui correspondent aux sept vallées dont parle l’enseignement de Ramakrhisna.
     Elle nourrit ensuite le Hara, le chakra Manipura, centre de gravité du corps où réside la Force. Beaucoup de yoga développe ce centre de gravité du corps.

      Puis le chakra du Cœur, Anâhata : c’est la voie du Cœur qu’atteignent les saints céphalophores, et que montre le Christ dans le culte du Sacré Cœur.

     Elle ouvre le chakra du Verbe, Vishudha, celui de la gorge lié à l’Ajna chakra, « l’Œil de l’Âme », celui du troisième Œil. Melusine porte l’escarboucle en signe de sa voyance. Dans l’ancienne Egypte, la montée victorieuse de ce Feu jusqu’au centre frontal est symbolisée par l’uraeus du Pharaon.



 5 - M. Stone, Quand Dieu était Femme, L’Etincelle, 1978, p. 237.

6 - Aïcha Houria interviewée par Eline Azoulay dans l’article « Chants de Cour », Télérama n° 2157 du 15.5.1991, p. 51.

7Emmanuel-Yves Monin, Le Bréviaire du Chevalier, tome I, p. 128.

  


Masque funéraire du Pharaon Psousennès.
V
ers 990 av. J.-C., Musée du Caire.

 

 

  
La divinité égyptienne Neter-Ankh.

       Lorsqu’elle atteint le CrâNe, « Le Chakra Coronal [CoRoNal] par où les “Feux Mercuriens”, l’Intelligence Divine, peuvent pénétrer l’être (8) », il est lors digne de porter la CouRoNne royale, il est CaiRN dressé entre Ciel et Terre ou bien peut-il porter des CoRNes tel le dieu celte CeRNunnos. Il InCaRNe en Vérité la Vie de Source sûre.(9)


8 - Karuna Platon, L’Instruction du Verseur d’Eau, Les Editons de la Promesse, 2000, p. 283.
9
 - Pour le décryptage des sonorités, voir Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux d’Emmanuel-Yves Monin.

 


Le dieu celte Cernunnos.

   

 

 


Musée du Palais Royal de Lopbury, Thaïlanded.

        Il est grand temps pour l’homme de retrouver son unité et de laisser de côté le mythe du péché originel tel que le définit le christianisme actuel.

   


Adam et Eve autour de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
 
     Accoudoir de stalle (1535), cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne). Mélusine est transposée en serpent tentateur.

  Le christianisme voit la luxure partout !
En voici quelques exemples :


Les contorsions du serpent coiffent la tête de l’homme,
pénètre par sa bouche et sa tête triangulaire ressort au niveau de la gorge,
avec une langue bifide.
 Chapiteau de l’église de Saint-Genis-des-Fontaines, Roussillon.

 

Le serpent sortant du sexe en ondulant va boire au sein de la femme.
Plaque du Musée des Augustins à Toulouse, Roussillon.  

 Belles illustrations de la montée de la kundalini !
Ceux qui sont « sales » dans leur tête y verront tout autre chose par peur d’une énergie qu’ils refusent. Ils ne peuvent dépouiller le vieil homme !
« Qu’en est-il du vieux serpent qui ne peut rejeter sa peau, et qui qualifie tous les autres de nus et sans pudeur ?
(…) Ils ne voient que leurs ombres, et leurs ombres sont leurs lois… », nous dit Le Prophète de Khalil Gibran[1].



[1] Editions  Casterman, 1956, p. 45.

  

Statue située à l’entrée de l’Hexagone construit
par le Chevalier de Persac  à son retour de croisade (XIe s.).
Très vraisemblablement un ancien lieu souterrain d’initiation.
Situé dans la cour de l’ancien Hotel-Dieu.

  

       L’Isis de Montmorillon allaitant deux serpents.
Est-ce la luxure ou la Terre-Mère allaitant la manifestation ?
Pourquoi, au Moyen Âge, les chrétiens de Sain-Jouin de Marnes auraient-ils fait graver sur le fronton de leur église la sculpture suivante, en tout semblable à l’Isis de Montmorillon ?

 


Sculpture située sur la façade de l’église de Saint-Jouin-de-Marnes,
 vallée du Thouet. 
 Dessin de Flamia C.

 
     Vous n’êtes pas convaincu ! Voici un fragment du rouleau d’Exultet, du XIe s. On peut lire qu’il s’agit de la Terre-Mère qui allaite un bœuf et un serpent, c’est-à-dire qui nourrit la création !

  


 La Terre nourricière allaitant un bœuf et un serpent.
Rouleau d’Exultet, fragment, fin du XIe s.

 

Agathodaimon, divinité bienfaitrice.
Musée gréco-romain d’Alexandrie.

   
Chapiteau de l’église de Sainte-Mary-and-Saint-David,
Kilpeck, Hereforshire, Angleterre.

par Régor publié dans : Serpent Guérisseur
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Mardi 11 décembre 2007

SAINT JEAN  ET LE CHRIST-SERPENT GUERISSEUR

(suite)

 

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Merci à Patricia M. qui m'a fait parvenir ces photographies

prises à la cathédrale de Senlis.

 

 

 

 

 

par Regor publié dans : Serpent Guérisseur
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Dimanche 2 décembre 2007

Le Christ représenté

sous la forme du Serpent crucifié

 

 

 

 

 

   
 
 
  Dans la Bible, il est dit que, lorsque Yahvé fait sortir le peuple hébreu de sa captivité en Egypte, il commande à Moïse d'user de Sa Puissance. Celui-ci dit à son frère Aaron :
     «Prends ton bâton, jette-le devant Pharaon et qu'il devienne serpent...» (Exode, VII, 8).
     Les magiciens du Pharaon ayant fait de même, le bâton d'Aaron «engloutit» les autres serpents.
     Un hymne dit du Christ : «Il est ce serpent qui dévore les serpents de Pharaon» (Année liturgique de Dom Guéranger).
     Lorsque Yahvé ordonne le départ des Hébreux vers la Terre Promise, il dit à Moïse : «Tu prendras en main le bâton qui s'est mué en serpent» (Exode, VII, 15).
     Lorsque le peuple hébreu, dans le désert, se révolte contre Moïse, le châtiment est brutal :
     «Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. Le peuple vint dire à Moïse: «Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu'il éloigne de nous ces serpents ».
     Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit :
     «Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie.»
     Moïse façonna donc un serpent d'airain qu'il plaça sur l'étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d'airain et restait en vie » (Les Nombres, XXI,
6-9)
(4).
     Ce Serpent d'airain fut ensuite placé dans le Temple et y resta jusqu'à l'époque d'Ezéchias (Deuxième Livre des Rois, XVIII, 4).
     Dans ce Serpent élevé sur l'Etendard, les Pères de l'Eglise virent le Christ guérisseur des péchés du monde élevé sur la croix. Ils suivaient en cela saint Jean qui compare audacieusement le Christ au serpent :
     «Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'Homme» (Jean, III, 14).
     Et l'hymne de Laudes pour l'exaltation de la Croix chante :
     «Les saintes plaies du Christ sont les sources du salut universel : ceux qui ont été blessés, elles les guérissent, à l'instar du serpent d'airain».
 
 
T
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Serpent d'airain sur une croix en forme de tau.
Biblia Pauperum, XIIIe s., Bibliothèque de Munich,
dessin de Flamia C. d'après Le Bestiaire du Christ de L. Charbonneau.
 
 
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      Les alchimistes représentent de même le Serpent Mercuriel crucifié suspendu au bois, ou bien enroulé sur la croix en té comme par exemple Salzwedel au XIVèeme siècle (Archives de la revue Ciba ; Bâle).
 
 
 
 
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Serpent mercuriel crucifié,
dessin de Flamia C. d'après un détail du  livre d'Abraham,
Figures Hiéroglyphiques, manuscrit du XVIe s., 25, XXXIX
(dans Psychologie et Alchimie de C. G. Young ).
 
 

            «Un vitrail ancien de la cathédrale d'Alençon représente le serpent d'airain sur une croix en forme de T. Image analogue à Bourges, également sur un vitrail de la cathédrale : le serpent d'airain est devenu dragon ailé sur un fût de colonne qui se prolonge au-dessous de lui et y forme une croix portant la Sainte Victime » (Les Métiers de Dieu de Jean Hani).

                Des représentations semblables se trouvent à la Basilique Saint-Xénon Majeur à Vérone ( portail du XIème s.), sur le reliquaire de Saint Siméon Styliste (Syrie, VIème s., actuellement au Musée du Louvre), à l'église de La Canourgue...

 

 

Extrait de La Vouivre, un symbole universel, Editions EDIRU 2006.

 

 

 

 

 


(4) Saint Paul, mordu par un serpent, resta en vie (Actes des Apôtres, XXVIII, 3-6).
 

 

 

 
par Regor publié dans : Serpent Guérisseur
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Jeudi 29 novembre 2007

Saint Jean

et le Christ Serpent-Dragon Guérisseur

 

 

 

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Saint Jean l'Evangéliste est souvent représenté

avec un calice dans lequel se trouve un serpent ou un dragon en place de l'ostie.

Le Christ est ainsi représenté, rejoignant la représentation faite

du Christ-Serpent crucifié, rappel du serpent d'Airain que Moïse éleva au désert

 pour la guérison des Hébreux piqués par les "brûlants" (Nombres, XXI, 6-9).

 

 

Statue de l'église de Louvier, Eure.

 

 Gros plan du dragon dans le calice.

 

 

 Vitrail de l'église de Volvic.

 

Vitrail de la cathédrale de Limoges,

avec cette fois trois serpents dans le calice

 

 

 

Paris, au coin de la rue Etienne Dolet et de la rue Saint-Denis.

 

Ces représentations sont abondantes :

- Vitrail de l'église du Châtenet-en-Dognon,

commune de Saint-Léonard du Noblat, Limousin : Dragon dans le calice

 

- Statue de la Collègiale Saint-Sylvain à Levroux, Berry :

serpent dans le calice.

(Images dans le livres: La Vouivre un symbole universel)

Mais aussi à Saint-Michel de Braspards, à Commana, à Gourin en Bretagne ;

à Vézelay, à Riom, à Oiron.... 

 

 

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Lundi 4 juin 2007

LES SERPENTS GUERISSEURS DU CADUCEE

 

Le caducée est un symbole clef des alchimistes. Hermès sépara un jour, d’un coup de baguette, deux serpents qui se battaient. Le Dictionnaire Mytho-Hermétique de Dom Pernetty nous dit :
« Le Caducée était composé de trois parties, de la tige d’or surmontée d’une pomme de fer, et de deux serpens qui semblent vouloir se dévorer. L’un de ces serpens représente la partie volatile de la matière philosophique, l’autre signifie la partie fixe, qui se combattent dans le vase ; l’or philosophique dont la tige est le symbole, les met d’accord en les fixant l’un et l’autre, et en les réunissant en un seul corps inséparablement. »
 

Gravure alchimique
Ce Caducée illustre le Trois.
 
 
« L’Unité se divise toujours en deux Visages mais chacun de ces Visages n’est point l’Unité.
Le 1 qui donne le 2 manifeste le 3 » (Le Manuscrit des paroles du Druide sans nom et sans visage)
 
Le bien et le mal ainsi font retour au juste, la voie du juste milieu. Les forces duelles vues comme antagonistes deviennent ainsi complémentaires, mieux encore ce symbole universel illustre « l’Unité des Forces duelles », dont parlent les Enseignements de Karuna, le « deux-un » de l’Evangile de Thomas.
 
L’Axe du Caducée peut être vu comme l’Arbre de Vie, situé « au milieu du Jardin d’Eden, Arbre qui ne fait qu’un avec celui de la « connaissance du Bien et du Mal ».
Il est justement le symbole traditionnel du médecin authentique puisque la guérison véritable est le retour à la Source, au-delà de toute dualité, dans l’Unité retrouvée.

 

Gobelet de gudéa. Début du 3e illénaire. Basse Mésopotamie.

Musée du Louvre, salle 2.

(Dessin de Flamia, extrait de La vouivre, un symbole universel)

       Le plus ancien caducée découvert en Mésopotamie date du IIIème millénaire (Musée du Louvre). Il est représenté sur un gobelet dit de Gudéa.
       Les deux serpents se croisent en six points, le septième étant au niveau des têtes. Ces sept points correspondent aux sept chakras indiens : Mûladhâra (chakra racine), Svâdhisthâna (sexe), Manipurâ (hara), Anâhata (cœur), Vissuddha (gorge), Ajnâ (milieu du front : 3e œil) et Sahasrâra (sommet du crâne).
(Dessin de Flamia, extrait de La vouivre, un symbole universel)

 

 

 

 La Gorgone, détail du fronton du temple d'Artémis, Palacopolis, début du VIe s.

Musée de Corfou (Espagne)

(Dessin de Flamia, extrait de La vouivre, un symbole universel) 

 

Escalier en fer à cheval, château de Fontainebleau.

Il comporte 5 "chakra"

 

 

 

Gazelle portant le caducée.

Fresque de la catacombe de Calliste, Rome, IVe siècle.

 

Temple indou à Hampi (Inde).

 

 

Temple hindou à Pondichéry (Inde).


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