Le voyage de l'âme dans le monde des morts :
comment est vu la mort dans les différentes traditions.
Pour le chaman, se vit uniquement le présent et, dans ce présent (au sens de cadeau), la vie et la
mort se côtoient et s’interpénètrent. Il n’y a qu’une frontière ténue entre ce monde-ci et celui de nos ancêtres humains.
« Dans
l’hindouisme, la sphère de la Lune est l’aboutissement de la voie des ancêtres (pitris-yana) » (voir EN PAYS CATHARE, LA ROCHE "FOUGASSE", NON LOIN DE LA CROIX DE
MORENCI ).
En nengone, l’une des langues vernaculaires de l’île de Maré, l’une des îles canaques de
Nouvelle-Calédonie, il n’y a pas de mot pour parler d’un « mort ». L’expression utilisée se traduit littéralement par « celui qui est passé de l’autre côté ». Le monde dans
lequel vivent les peuples primitifs est plus juste, plus total, plus englobant que celui de l’homme occidentalisé.
Chez les Lakotas d’Amérique du Nord, l’âme est aidée dans son passage de la vie à la mort par le
rituel de « la Garde de l’Ame », enseigné jadis par la Femme Bison-Blanc.
La Femme Bison-Blanc.
Le Bardho Thödol, expression signifiant : « Libération par entendement dans le
plan suivant la mort », Le Livre des morts égyptien, le Codex Borgia aztèque, l’Ars moriendi chrétien, montrent que ce voyage au-delà de la mort était jadis connu
et guidé.
Ankou.
La Roche-Maurice,
Finistère.
En Basse-Bretagne, l’Ankou, le spectre de la mort au squelette décharné, drapé dans un immense suaire
blanc et armé d’une faux, semait jadis la terreur. Aux époques de peste, à la fin du Moyen Age et au début de la Renaissance, les fresques représentant, dans les églises, les danses macabres,
témoignent d’une profonde angoisse devant la mort, la peur du péché et de l’enfer tenant une large place dans les enseignements religieux chrétiens. L’Occident a perdu ses racines, celles qui
plongeaient dans les anciens mystères de mort et de renaissance, comme ceux d’Eleusis et de Mithra.
Danses macabres.
Tous les rites funéraires montrent le soin avec lequel était accompagné ce passage. Le corps physique
est restitué à la terre lorsqu’il y a inhumation, à l’air lorsqu’il y a exposition du cadavre, au feu lorsqu’il y a crémation, ou à l’eau par l’immersion, selon les coutumes propres à chaque
peuple.
Crémation des corps,
Pashupatinath, Népal.
"BENARES, CITEE
MILLENAIRE ET SACREE", POEME D'OLIVIER WALTER
L’âme est guidée vers la terre des ancêtres, vers un au-delà vu comme enfer, purgatoire ou paradis, vers une
nouvelle réincarnation, vers une autre planète, vers « la claire lumière, la lumière du matin », comme le chantent les Rhyming Spirituals des Iles Bahamas, ces chants
traditionnels des descendants des esclaves noirs venus des bords du Mississipi, avec leurs maîtres, après la guerre de Sécession.
Ce voyage de l’âme est toujours perçu comme périlleux. Il est souvent apparenté au rêve. Chaque nuit,
l’âme temporelle quitte le corps endormi pour vivre ce que l’on nomme les rêves. Cette âme est encore une forme, même si celle-ci est plus subtile que celle du corps physique ; elle revient
dans le corps au réveil. Lors de la mort, elle va retrouver le « pays des ancêtres ». La voie de l’hérédité, nous relie par une chaîne ininterrompue aux premiers humains de la création
et, à travers eux, aux règnes précédents.
Cette réalité est perçue avec une très grande acuité par les Africains qui demandent la protection
des ancêtres :
« Ô ! Ancêtres, hommes innombrables !
Habitants des roches et des gouffres !
Possesseurs du kaolin blanc.
Ô vous qui peuplez l’Au-delà !
Surgissez de toute part, réunissez-vous !
Venez manger les noix de cola,
Du poivre et du sel que nous vous offrons !
Sortez et réunissez-vous,
Ô vous qui peuplez l’Au-delà. »
Le culte des ancêtres est un véritable dialogue avec le souvenir et beaucoup voient la mort comme un
voyage-retour vers la terre d’autrefois. Cet autre monde n’est pas clos, tous les chamans le savent. La machi, la chaman des indiens Mapuche du Chili,
chante :
« Je suis une jeune fraîche rosée,
je suis la femme de l’aube,
je suis la femme du jour,
je suis la femme de l’esprit…
Parce que, du royaume des morts,
je peux entrer et revenir. »
Parfois, des esprits avides du monde d’en bas peuvent franchir la frontière et revenir dans ce
monde-ci. Ils peuvent causer de graves perturbations émotionnelles à qui ne sait pas s’en protéger en tentant de se nourrir de notre énergie.
Des points communs se dégagent des multiples traditions. Celui qui a eu, comme on
dit, une mauvaise mort, celui qui s’est laissé happer par la matière et qui a méconnu, dans le cours de son existence terrestre, l’Esprit, trouve dans le territoire des morts les justes
conséquences de son ignorance, de sa méconnaissance des lois qui s’imposent aux humains (…)
Il y a des lieux privilégiés énergétiquement où les âmes des trépassés trouvent plus facilement le
passage entre ce monde et les autres. Ce sont des vortex d’énergie très puissants. C’est le cas, en Bretagne, au pied des Monts d’Arrée, des marais
du Youdig que domine la chapelle de Saint-Michel-de-Braspart, haut lieu hélas investi actuellement par les énergies lourdes.
La chapelle du mont Saint-Michel de Brasparts (Menez-Mikael),
l'un des sommets de la chaîne des monts d’Arrée,
domine les tourbières du Yeun Elez et le lac de
Brennilis.
La légende local situe au cœur de ces tourbières un marais sans
fond,
le Youdig, l'une des portes des
enfers.
Les prêtres exorcistes emprisonnaient les démons dans le corps de chiens
noirs
et précipitaient ces derniers dans les eaux noires
du Youdig.
Il en est de même à La-Chapelle-Montligeon dans le Perche, village situé sur un petit tertre
qu’occupèrent jadis les légions. A cet endroit, un vortex d’énergie facilite le départ des âmes. Au siècle dernier, un simple prêtre d’un village de quelques âmes, très préoccupé par la mort, a
parcouru le monde pour financer la construction d’une église. Finalement, une Basilique surprenante sera édifiée là. Cet homme ressentait la nécessité de faire monter les
âmes.
La basilique Notre-Dame de Montligeon est consacrée
à Notre-Dame Libératrice des âmes
duPurgatoire
et dédiée à la prière pour les
défunts.
Statue du VIIIe-IXe siècle
Basilique du Monte San Angelo.
L'ARCHANGE SAINT MICHEL AU MONTE
GARGANO
Osiris a été traduit par « Siège de l'Œil », du Soleil.
Mais c’est aussi le dieu des morts
et le garant de la survie du défunt dans le monde
souterrain.
Ce
furent, au Ve siècle, les moines évangélisateurs de l’Irlande, de la Grande-Bretagne et de la Gaule qui remplacèrent cette fête druidique par la Toussaint, suivie de la Fête des
Morts.
INVOCATION AUX ENERGIES PLANETAIRES
CONNUES SOUS LA FORME DES ANGES
PRIERE A l’ANGE
YABAMIAH
« Tous les initiés, dit le texte traditionnel, savent que c’est Yabamiah qui est chargé “d’orienter les premiers pas des défunts lorsqu’ils arrivent
dans l’autre monde.”
“YABAMIAH, toi qui as le pouvoir d’accompagner celui qui « dés-incarne » et de l’assister 3 jours après sa mort, je mets sous ta protection … Un
Tel (dire ici son Nom et tous ses prénoms)” « .
***
AUTRE PRIERE POUR LA BONNE MORT
« Lorsque le moment de la Mort viendra pour… Un Tel (dire ici son Nom et tous ses prénoms) moment que Toi seul connaît Seigneur, permets-lui de
mourir sans crainte, sans souffrances et avec douceur, comme un Souffle de Vie rendu à la Vie. »
LORSQUE LA MORT EST INTERVENUE
« Le moment de la Mort est venu pour lui/elle… Un Tel (dire ici son Nom et tous ses prénoms). Permets Seigneur, que son Passage dans l’Au-delà se
fasse sans crainte, sans souffrances et avec douceur, comme un Souffle de Vie rendu à la Vie. »
Textes extraits du Livre Précieux de la
Vie et de la Mort, Platon le Karuna