Civilisations anciennes

Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 15:37

Quel magnifique symbole traditionnel

 

que la Roue arménienne de l'Immortalité !

 

 

Arménie1

 

  Tombe en marbre du Grand Prince Hasan Jalal Vahtangian (1214-1261).

 

   

« Les Arméniens ont représenté la roue de l’éternité à l’intérieur d’une étoile à six branches depuis des temps immémoriaux…Je remercie notre ami Jean Eckian du site armenews pour l’envoi de ce lien.

Il y a quelques mois, j’ai fait une vidéo YouTube sur l’histoire de la Roue arménienne de l’Eternité. C’est certainement le plus emblématique parmi les nombreux anciens symboles arméniens.

Les gens ont commencé à poser des questions et poster des commentaires.

Parmi les commentateurs un observateur attentif a remarqué que dans certains cas, les Arméniens ont représenté la roue de l’éternité à l’intérieur d’une étoile à six branches.

En raison des nombreuses questions que j’ai reçues depuis, j’ai décidé finalement d’accorder mon attention à ce symbole.

La plupart des gens aujourd’hui associent l’étoile à six branches (hexagramme) avec l’étoile juive de David (Magen David), comme le symbole moderne de l’identité juive et du judaïsme.

 

En 1948, elle a même été adoptée comme symbole sur le drapeau officiel de l’Etat d’Israël. Selon Wikipédia: « Son utilisation en tant que symbole de la communauté juive remonte au XVIIème siècle. » Cependant, comme beaucoup d’autres aspects de la culture arménienne, peu de choses ont été écrites au sujet de l’utilisation arménienne de l’hexagramme. Même si son utilisation est fréquente dans la science, dans l’art, l’architecture, la décoration, et a même été étendue à travers l’histoire à des fins religieuses.

Historiquement les Arméniens sont des mathématiciens, des architectes qualifiés et des artisans. La géométrie a toujours été une spécialité pour les Arméniens. Les Arméniens avaient une connaissance ancienne  et raffinée de l’astronomie et ont pu prédire les événements astraux. Les plus anciens observatoires connus sont situés en Arménie (tel Karahunj 4200 ans avant l’ère commune). 2800 ans avant l’ère commune,  l’observatoire de Metsamor a permis aux Arméniens ancestraux de développer la géométrie à un niveau tel qu’ils ont pu mesurer les distances, latitudes et longitudes, envisager la terre comme ronde, et ils prédisaient les éclipses solaires et lunaires environ 1000 ans avant que les Egyptiens aient commencé à faire la même chose.

L’architecture arménienne est souvent géométrique avec une précision mathématique – lignes droites reliant des colonnes.

La géométrie de l’architecture arménienne a résisté à l’épreuve du temps en conservant de nombreux bâtiments anciens dans une région dominée par la guerre, la pauvreté et les catastrophes naturelles.

Des villes fortifiées et des temples ont été excavés en Arménie (dont certaines remontent à – 7000 ans) ce qui montre une prise de conscience remarquable de l’utilisation de la géométrie dans la construction des édifices sacrés, en utilisant un système complexe de carrés, de rectangles, de cercles, de polygones avec des motifs qui se croisent.

La géométrie est la conséquence de l’étude des lois naturelles.

Doté d’une telle connaissance, on peut construire des structures, créer des dispositifs et prédire des événements astraux.

Ces formes géométriques étaient  considérées comme magiques par les Anciens, car sans la géométrie, vous ne pouvez pas construire quelque chose, et sa connaissance était la clé de la survie, et était considérée comme une clé pour débloquer les secrets de l’univers.

Cet amour pour la création / construction a permis aux Arméniens au début de valoriser des formes géométriques et des symboles en leur donnant une place prépondérante dans la culture arménienne.

Parmi les nombreux symboles les Arméniens ont utilisé l’étoile à six branches à des fins architecturales.

 

Les Arméniens au début pensaient que ce symbole détenait des pouvoirs magiques et l’ont incorporé dans l’architecture, l’astronomie et l’art sacré.

Ce qui atteste que de nombreuses églises arméniennes sont construites sous forme d’une étoile à six branches, l’utilisation d’hexagrammes pour soutenir un dôme ou simplement comme décoration sacrée pour protéger l'église.

 

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Cathédrale à Etchmiadzin 303 ap. J.-C.

 

La première cathédrale arménienne et la plus importante, celle d’Etchmiadzine (303 après J.-C., construite par le fondateur du christianisme en Arménie) est en fait décorée avec de nombreux types d’hexagrammes ornés.

 

Un autre exemple se trouve sur la tombe d’un prince arménien de la dynastie Hasan-Jalalyan de Khachen (1214 AD) dans l’église Gandzasar de l’Artsakh (voir ci-dessous).

 

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Paume d'une dague extraite à Ashtarak (Nerkin Narek) -3000 ans.

 

Certainement l’exemple le plus célèbre de l’utilisation dans l’architecture d’un hexagramme, est celui que l’on peut admirer dans l’église arménienne du XIIème siècle – la cathédrale de Saint-James à Jérusalem (ci-dessous).

 

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Des arcs en forme d’hexagramme soutiennent le dôme.

Des arcs similaires soutenant des dômes en forme d’étoile à six branches peuvent être trouvés dans l’ancienne Arménie. Pour n’en nommer que quelques-uns : le dôme de monastère Khorakert, ou celui du monastère Khoranashat XIIIème siècle (voir ci-dessous les photos).

    Armenie-6.JPG

 

Eglise arménienne de la citadelle du Palade d' Ani - 622 ap. J.-C.

 

 

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Couverture en cuir - 1577 ap. J.-C. (Collec Grigor Khach'ets) Venise, San Lazzaro.

Bibliothèque des Mekhitaristes.

 

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Décoration extérieure - XIIIème siècle ap. J.-C. - Monastère de Noravank – Arménie.  

  PierreTombale.JPG

 

Pierre tombale médiévale à Khachkar – Arménie.

 

 

 Portique du palace de Sarkis - XIIIe s. ap. J.-C.

   Portique 

     

 

 

Relief sur un écusson d'armes médiéval arménien trouvé dans les ruines d'Ani avec inscription du nom de Sargis.Ecusson 

 

Les Arméniens ont été familiarisés avec ce symbole depuis une époque immémoriale et cela est devenu plus clair lorsque la plus ancienne représentation connue d’une étoile à six branches (datant du 3ème millénaire avant l’ère commune.) a été découverte dans le tumulus d’Ashtarak à « Nerkin Naver » (en Arménie). Cela a été confirmé par une série d’analyses des artefacts au radiocarbone, menées par des laboratoires en Allemagne et aux Etats-Unis. Un manche de poignard orné d’une étoile à six branches a été retrouvé enterré dans un tertre funéraire contenant plus de 500 tombes.

 

 

Comme les gens qui aiment construire et créer, les Arméniens ont toujours valorisé la science.

La Géométrie en particulier a une longue histoire dans les arts arméniens, la religion ainsi que dans les sciences.

Tandis que l’utilisation des hexagrammes (comme je l’ai démontré) a été importante tout au long de l’histoire arménienne, il existe de nombreuses autres formes géométriques et de symboles de premier plan dans la culture arménienne.

La géométrie est après tout liée à la culture arménienne.

L’étoile arménienne (huit pointes) par exemple mérite à elle seule une autre étude.

En conclusion, les éléments suivants sont quelques exemples d’utilisation de l’hexagramme dans l’ancienne Arménie.

 

Adapté et résumé par Aschkel pour Israël-flash – source peopleofar

 

Sur ce site http://www.israel-flash.com/2012/03/armenie-letoile-a-six-branches/#ixzz1pFuCD39q 

voir :

- Autel du monastère de Mšakavank.  

- Pierre tombale en marbre du Grand Prince arménien Hasan Jalal Vahtangian (1214-1261).

  - Monastère de Goshavank - Arménie XIIème s.-XIIIème s.  

- Dôme du monastère de Khorakert – XIIèmes. ap. J.-C. – Arménie.

Relief sur des ruines du monastère de Teghenyats – XIIèmes. ap. J.-C. - Arménie.


Copyright © Israël Flash - Reproduction autorisée avec la mention et un lien vers la source

  http://sens-des-entrelacs.wifeo.com/

 

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/a-lunite.php

Croissance en spirale des coquillages, des graines de tournesol, des pommes de pin ; spirales de galaxie, des tourbillons d'orage... : la suite de Fibonacci et le nombre d'or !

La spirale au coeur des fleurs... et la spirale d'Archimède !

 

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Par Transmis par Guita S. - Publié dans : Civilisations anciennes - Communauté : Bonjour de Bretagne
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 10:10

 La Calligraphie en Islam :

Calligraphie des sourates du Coran

et du nom d'Allah.



     "La calligraphie ajoute au simple dessin un message déchiffrable, lisible pour celui qui a appris à en pénétrer le mystère. Elle est cependant, comme tout art qui laisse une trace sur la blancheur immaculée de la feuille, maculation. « La surface blanche encore vierge, (est) elle-même (...) en tant que telle un être vivant (...) Pour un non-artiste, cette affirmation peut paraître surprenante. Mais il faut assurément admettre que tout artiste ressent la “respiration” de la surface encore vierge (...) et que - plus ou moins consciemment - il sent sa responsabilité vis-à-vis de cet être et se rend compte qu'en agissant avec légèreté à son égard, il commet quelque chose comme un meurtre. L'artiste “féconde” cet être et sait avec quelle docilité et quel “bonheur” la surface accueille les éléments justes à leur juste place. (8) »
     Roland Barthes, qui prenait beaucoup de plaisir dans l'acte même d'écrire, confesse : « dans l'écriture, mon corps jouit de tracer, d'inciser rythmiquement une surface vierge (le vierge étant l'infiniment possible (9)) » A l'image de la page blanche qui ne s’oppose en rien à l’artiste, l'être vierge est sans notion et laisse la vie se manifester dans sa justesse…

     L'origine de l'écriture est dans la pensée qui dirige la main, et le calame, la plume, laisse alors sa trace. Quelle parfaite symbiose, par exemple, entre les passages choisis du livre Le Langage des Oiseaux de Farid Al Din Attar et la calligraphie « des mots évocateurs d'images » qu'en donne Hassan Massoudy (10) ! « Le mot calligraphié reste dissimulé derrière le voile de nos ignorances (11) », indéchiffrable comme le Simorgh dont les Oiseaux sont en quête, et pourtant, il parle au cœur, enthousiasme l'âme et plonge celui qui contemple la calligraphie dans un abîme de beauté. Il y a là un processus qui illustre comment l'Idée divine, la création immaculée dans son Principe, se manifeste par maculation (12).
 
 

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Mausolée Goumbazi Seyidan - Samarcande (Ouzbékistan).
© Photo Régor

     « Entre la phrase sagement écrite et la phrase calligraphiée avec art, un voile se déploie qui brouille le contour des mots, qui associe les lettres selon une hiérarchie mystérieuse, qui élude ou magnifie tel élément du discours. Le prince commanditaire d'une inscription destinée à orner une mosquée ou un palais passait avec l'artiste un contrat tacite : le texte, devenu prétexte, devait tout ensemble être caché au profane et lui livrer assez d'indices pour lui permettre d'en deviner le sens. (13) » Ainsi la vérité n'est-elle pas cachée, mais cependant l'ignorant n'y a pas accès. Il en est ainsi de toute vérité dite « ésotérique ». C'est en ce sens qu' « on ne peut pas donner des perles aux pourceaux », selon le mot de l'Evangile ; cela est impossible, non du fait de celui qui pourrait donner, mais du fait du pourceau !
     La calligraphie crée à la fois le signe tracé, la forme extérieure et la forme intérieure, l'espace et le vide entre les traits. L'œil équilibre le blanc et le noir, le plein et le délié, le
yin et le yang et les conjugue pour manifester beauté et harmonie. C'est donc un art total, qui suspend le temps. L'œuvrier - l'ouvrier (14) -, l'homme de l'art, l'artisan, le maître d'œuvre manifeste selon les Lois de Ce qui le crée et expose ainsi les structures de la manifestation. Il est créature devenant créateur selon les lois qui font que « l'Esprit féconde Matière (15) ».
     Dans cette mise en œuvre, l'attitude du corps est primordiale. Le cœur guide la main et le juste se fait. L'Energie est libérée, les nœuds psychologiques se dénouent ; cela coule et l'apparence obtenue est révélatrice de l'état d'être. Cet état d'être se matérialise inévitablement, se dévoile, et en cela, il n'y a jamais échec mais constat de cet état d'harmonie ou de dysharmonie rendue ainsi visible.
     Chaque civilisation, chaque peuple, a traduit sa pensée dans un graphisme particulier. Des trois formes égyptiennes - hiéroglyphique, hiératique et démotique - jusqu'à l'écriture anglaise, en passant par les idéogrammes crétois encore indéchiffrables, les inscriptions cunéiformes, la cursive araméenne ou arabe, l'écriture cyrillique, les runes germaniques, les textes xylographiés chinois, l'onciale romaine, la gothique cursive etc., quel fabuleux déploiement de symboles s’est produit pour transcrire sur la tablette d'argile, sur le papyrus, sur l'écorce ou le papier, une pensée, une cosmogonie, une histoire, une légende, un mythe...! Que de labyrinthes élaborés ainsi par la pensée humaine ! 

 

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Calligramme labyrinthique kûfi.
L'énoncé en bas à gauche commence par le nom d'Allah.

     Les calligraphies labyrinthiques, tout comme les labyrinthes musulmans qui énoncent en kûfi carré le nom d'Allah dans un espace octogonal ou carré, ressemblent aux entrelacs de la Renaissance mais y ajoutent un enseignement que peut décrypter celui qui connaît la langue utilisée. On peut voir, dans l'exemple reproduit, que « la parole sacrée est si parfaitement transcrite qu'elle ne peut pas ne pas être un mystère dont il faut avoir la clef. (16) »
     Aux formes volontairement géométriques de l'écriture
kûfi s'oppose l'écriture cursive arabe, le naskhi, correspondant au geste naturel de la main créant le monde des courbes, des boucles, des volutes et des spirales. Les deux se complètent souvent dans une harmonie qui réjouit l'œil. Que dire du naskhi ? « Ses caractères plastiques propres, les hampes verticales qui s'opposent à la direction horizontale en une sorte de contrepoint et ponctuent les boucles, les possibilités de varier le rapport entre la hauteur des hampes et celle des boucles, de jouer aussi sur la largeur de celles-ci et la longueur des lignes horizontales, fournissent des variables dans le rapport des formes riches en potentialités plastiques et donnant la faculté d'instaurer des rythmes par la répétition des hampes. (17) » Le jeu des couleurs vient parachever l'harmonie.

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Le nom d'Allah et des Compagnons du Prophète calligraphiés en kûfi carré.

     La calligraphie des sourates du Coran rejoint les arabesques et les entrelacs sur les façades des mosquées de Samarkand, de Boukhara, d'Ispahan, du Caire, et jusqu'à l'Alhambra de Grenade en passant par Bagdad, Jérusalem et maints autres lieux. Dans ces mosquées, les mihrab, les minbar (18), les chapiteaux, les coupoles et les minarets montrent combien les bâtisseurs étaient calligraphes et géomètres.

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Médersa d'Oulough Beg - Samarcande (Ouzbékistan).
 © Photo Régor

     Les hommes pieux de l'Islam voulurent très tôt calligraphier le Coran comme les moines chrétiens avaient, eux, calligraphié la Bible et les Evangiles. Moins connues sont les signatures officielles d'apparat des sultans, les thoughra, comme celle de Soleiman le Magnifique. Ce sont des chefs-d'œuvre dans lesquels les lignes aux formes pures, droites et courbes ovoïdes, les entrelacs des lettres « sentant la nostalgie de l'éternité nécessaire, veulent fuir leur existence arbitraire et temporelle instaurée par le signe pour rejoindre enfin l'autonomie des formes pures ! (19) » La calligraphie ottomane en expose de très belles (20). "
 


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  Calligraphie ottomane.
Musée Sakip Sabanci, Istanbul (Turquie).
 


(8) KANDINSKY, W. - Point, ligne, plan - Gonthier.
(9) DRUET, Roger et HERMAN, Grégoire - La civilisation de l'écriture - Fayard et Dessain et Tolra, 1976, préface de Roland Barthes, p. 5.
(10) ATTAR, MASSOUDY, Hassan - Le Voyage des Oiseaux - Ed. Alternatives, 1999.
(11) BUKIET, Suzanne - Introduction - Le Voyage des Oiseaux - Op. cit.
(12) Voir Le Miroir, Symbole des Symboles - Chap. La Conception Immaculée - Op. cit.
(13) MASSOUDY, Hassan - Le chemin d'un calligraphe - Op. cit., p. 12.
(14) Ouvrier : celui qui ouvre I pour manifester les trois plans de l'être humain - E - Pour le symbolisme de O et E lié, Œ, voir Le Miroir Symbole des Symboles - Op. cit.
(15) MONIN, Emmanuel-Yves - Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage - Le Point d'Eau, 1990, p. 212.
(16) PEIGNOT, Jérôme - Du Calligramme - Ed. Chêne.
(17) PAPADOPOULO, A. - L'Islam et l'art musulman - Ed. d'Art Lucien Mazenod, 1976, p. 175.
(18) Chaires.
(19) Ibidem, p. 179.
(20) Musée Sakip Sabanci. Istanbul (Turquie).


                                                 Extraits de : R. R. Mougeot,
                            "Du tissage des formes aux entrelacs de la vie",
                                     chap. "Les entrelacs de l'écriture",
                                  sur
http://sens-des-entrelacs.wifeo.com/
 

                                                              
Par Régor - Publié dans : Civilisations anciennes - Communauté : Bonjour de Bretagne
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 10:26

Un spectacle préhistorique :

 

« CONTE DU CHASSEUR CUEILLEUR »

 

par OA

 

  Chasseur-culeilleur2.JPG

 

  Le Conteur bourguignon né près de la Roche de Solutré :

 

« Pendant des années, un homme arpente la région de son enfance.

 Montagnes et vallées, labours et ruisseaux lui livrent leurs secrets.

 Il ramasse et collecte des pointes de flèches, des pierres figures,

de drôles de cailloux qui chantent... 

Et petit à petit, sa mémoire des premiers âges se ravive. »

http://conteduchasseurcueilleur.blogspot.fr/

 

 Chasseur-Cueilleur1.jpg

 

clip du chasseur cueilleur

  http://www.dailymotion.com/video/xg7uwy_clip-du-conte-du-chasseur-cueilleur_creation

clip de présentation
"3 minutes"
 du spectacle du
" chasseur cueilleur "
créé en 2009 par Olivier Albert

 

   Quelle idée peut-on se faire des hommes de la préhistoire ?  Nous sommes tellement "civilisés" !

Satprem :

 

« Même l'homme de Néanderthal

 

 

aurait honte de ce que nous sommes devenus » !

 


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Par Régor - Publié dans : Civilisations anciennes
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 14:55

  La géomancie est une technique de divination

 

fondée sur l'analyse de figures composées.

 

« Le terme est directement issu du bas latin geomantia (« divination par la terre ») emprunté au grec γεωμαντεία. Il est rapporté, sous la forme jomansie au début du XIVe siècle, notamment dans une des relations de voyages de Marco Polo (chapitre CLXXIV du Devisement du monde alias Le Livre des merveilles du monde). Le terme était toutefois connu antérieurement, puisqu'il apparaît ensuite en français, vers 1333, sous la forme geomancie dans la traduction manuscrite du Miroir Historial de Vincent de Beauvais rédigée par Jean de Vignay à la demande du roi de France Philippe VI de Valois et de sa femme Jeanne de Bourgogne ». (Wikipédia)

 

    Dans son livre "La Géomancie retrouvée",

( Editions Sous le Ciel, Paris, 1948),

Don Néroman présente une Roue de Géomancie,

qu'il dit "magique" à cause des propriétés remarquables

que possèdent les 16 nombres de cette roue.

 

 

De fait, il y a deux roues concentriques que le lecteur intéressé est invité à construire.

Sur la grande roue, la somme de deux chiffres diamétralement opposés donne 17 ; sur la petite roue, ils donnent 9. Si l’on ajoute les 4 nombres alignés sur un même diamètre leur somme est constante et égale à 26 , même si l’on tourne la petite roue pour changer les alignements. 

  

 Geeomancie2a.jpg

 

 

B = 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7

 

     Le 0 de la petite roue étant placé en face du 1 de la grande roue :

     - sur la grande roue, en tournant en sens contraire des aiguilles d’une montre en partant de 1, on a la suite :  A = 1 10 15 14 4 6 9 5 16 7 2 3 13 11 8 12

     - sur la petite roue, en mettant le 0 en face du 1 de la grande roue, on a la suite :

                             B = 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7

 

        Si l’on double B : 2 x B = 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 8 2 3 5 2 9 4

Nous retrouvons la même suite de nombres, mais commençant à 1, situé au 11e rang. en face du 2 de la grande roue. 

 

Il en est de même si on multiplie B par 3, 4, 5, 6 … jusqu’à 16, les suites commençant alors successivement par 1 2 2 34 4 5 5 6 7 7 8 8 9 9 !

Ce nombre B est pour cela appelé nombre « ouroborique », du nom du serpent qui se mord la queue ! 

L'OUROBOROS, SA SIGNIFICATION ALCHIMIQUE

 

Si 2 X B commence au 11e rang qui est 1, 3 X B commence au 12e rang qui est 1 en face du 3 de la grande roue, 4 x B au 5e qui est 2, 5 x B au 8equi est le 2 suivant, et ainsi de suite… Inutile de faire la multiplication, la roue donne le résultat ! L’ouroboros tourne sans début ni fin…  

3 x B = 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1

4 x B = 2 3 5 2 9 41 1 7 6 4 7 0 5 8 8

5 x B= 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5

  Geeomancie1.jpg

                                                       6 x B= 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2

 

7 x B= 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9

 8 x B= 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6

9 x B = 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 

10 x B =5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0

11 x B = 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7

12 x B = 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4

13 x B = 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1

 

Géomancieb

 

                                            14 x B = 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5

  

15 x B = 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8

16 x B = 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2

   

En multipliant B par 17, on trouve alors une suite de 9 : 

                                              17 x B = 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

 

Tout est Neuf !  

 

Mais comment est constituée cette suite de nombres ?  

 

- en face du zéro de l’ouroboros, on met le 1 ;

- en face du 2e nombre, 5 on met le 10 puisque 10 x B commence par 5 ;

- en face le 3e nombre 8, on devrait mettre 100. Mais 100 dépasse 16 :

            100 - 5 X 17 = 100 – 85 = 15

Il y aura donc 15 en face le 8 de l’ouroboros

 

Les multiples de 17 sont : 34, 51, 68, 85, 102, 119, 136, 153, 170…

 

- en face le second 8 : 1 000 = 58 x 17 + 14 : 14 est le 4e nombre.

Plus simplement encore : 15 x 10 = 150 = 8 x 17 + 14

 

- en face le 2 : 10 000 = 588 x 17 + 4 ; 4 est le 5e nombre

Plus simplement : 14 x 10 = 140 = 8 x 17 + 4

 

Le calcul se poursuit selon la formule : 10n = y x 17 + z ; z est le nombre cherché.

Ou bien le reste de la division de 10 exposant n par 17.

Plus simplement : le nombre précédent de la grande roue est multiplié par 10. Le reste de son quotient par 17 donne le nombre cherché.

 

Une autre propriété des nombres opposés de la grande roue : leurs carrés divisés par 17 donne le même nombre de la petite roue de l’ouroboros !

- 6 et 11 sont opposés :

            62 = 36 = 2 x 17 + 2

            112 =121 = 7 x 17 = 2

Il en est de même pour tous les nombres opposés !

 

Pour les cubes :

- 63 = 36 x 6 = 216 = 12 x 17 + 12

- 113 = 121 x 11 = 1331 = 78 x 17 + 5

Les cubes de deux nombres opposés de la grande roue, de somme 17 : leurs cubes divisés par 17 donnent deux restes qui sont des nombres opposés de cette même roue dont la somme est 17 !

 

Dom Néroman détaille encore d'autres propriétés qui l'amènent à trouver sur cette roue "la série des triples de Platon", celle "des doubles de Platon"  qui donnent les bases de la Musique...

 

   

Voir : LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION

L'ouroboros, le serpent qui se mord la queue, symbole du temps cyclique

"La Métaphysique des Chiffres. Tous les Chiffres ne disent qu'unité" Sur  : 

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/a-lunite.php

 

 

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Par Régor - Publié dans : Civilisations anciennes - Communauté : Bonjour de Bretagne
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 09:41

Le Jeu de l’Oie

 

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  En Europe, l'ancien Jeu de l'Oie des petits enfants déroule, en une spirale involutive, le parcours de tout humain vers le paradis en imageant les rencontres, aides et obstacles à éviter pour ne pas faire retour en arrière, voire à la case départ, ou bien pour faire des bonds en avant.

 

 Au Moyen Age, ce jeu , avec ses embûches sur le parcours, imageant le pèlerinage humain sur cette terre, était appelé Jeu de Dédale. Sur le plan symbolique, l’Oie renvoie à un animal qui annonce le danger. Ce mot aurait les mêmes racines que « oreille » et « entendre ».  

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Jeu de l'Oie.

 

La règle de base est intangible. Le jeu se joue avec 2 dés. Un premier coup décide de celui qui va commencer. L'Oie signale les cases fastes disposées de 9 en 9. Nul ne peut s'arrêter sur ces cases bénéfiques et on double alors le jet.

Qui tombe à 6, où il y a un pont, ira à 12.

Qui tombe à 19, où il y a un hôtel, se repose quand chacun joue 2 fois.

Qui tombe à 31, où il y a un puits attend qu'on le relève.

Qui tombe à 42, où il y a un labyrinthe retourne à 30.

Qui tombe à 52, où il y a une prison attend qu'on le relève.

Qui tombe à 58, où il y a la mort recommence.

Le premier arrivé à 63, dans le Jardin de l'Oie, gagne la partie, à condition de tomber juste sinon il retourne en arrière.

 

  La Langue des Oiseaux utilise beaucoup les homophonies qui parlent à nos oreilles. Ainsi, comme dans le titre du recueil de Perrault "Contes de ma Mère l'Oie" (1697) : « mer », « mère » et, pourquoi pas, « maire » ? Ce qui donnera, dans cette Langue dite aussi Diplomatique : « La loi est ta Mère » qu’on entendra également : « La Loi est amère » en jouant sur la liaison. Difficile en effet de découvrir la Loi de la Terre et d’en accepter les contraintes essentielles pourtant…

Dans la mythologie grecque, la déesse Némésis, pour échapper à l’étreinte de Zeus, se transforme en oie. « Mais, en considérant la signification de Némésis, et en parlant la langue des oiseaux, on conviendra que Ma Mère l’Oie est aussi “Ma Mère Loi”, c’est-à-dire l’ordre cosmique, et plus exactement l’image de la structure sacrée de l’univers dans sa création originelle. Certaines confréries initiatiques médiévales qui parlaient cette langue y virent aussi pour toutes ces raisons “Ma Mère Loge”. Et la Reine Pédauque[1] (Pied d’Oie) vint alors marquer de sa patte fourchue les habits des cagots[2], certains carrefours des routes de pèlerinage, et certaines poutres de charpente.[3] » Les Contes de ma Mère l’Oie[4] sont considérés comme des contes hermétiques.

   

Qu’y a-t-il d’autre à faire sur terre, sinon « garder les Traces de la Loi » ?

Némésis est la déesse dont la puissance abat toute démesure humaine, pour que l’univers demeure ce qu’il est, la Loi divine étant pour la toute protection de l’homme et non pour contraindre ou sévir.

Jadis, dans l’ancienne Egypte, lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée par une oie, car « l’oie est le soleil sorti de l’œuf primordial.[5] »

Le Jeu de l’Oie est aussi un labyrinthe dont les images traditionnelles sont les principaux hiéroglyphes du Grand Œuvre ; elles « exposent les étapes éternelles et universelles de toute existence humaine, pour protéger des faux pas, des conduites erronées, de l’incompréhension des épreuves rectificatives et dynamisantes : pour nous apprendre à écouter les Fées, les Dieux, les signes du Destin ![6] » Ce jeu déroule une spirale involutive qui mène, malgré les obstacles, au paradis de la dernière case, notée 63, pour laquelle il convient d’être par sept fois neuf[7]. Pont, puits, prison, mort sont autant de figures du parcours qui ont leur correspondance ésotérique dans les images du Tarot.

Au Moyen Âge, les Chevaliers jouaient également au Jeu du Cygne[8]. A cette époque, on parlait de Damoiseau et de Damoiselles. Entendez ! Dame-Oiseaux, Dame-Oiselles ou mieux encore d’Âmes-Oiseau et d’Âmes-Oiselles !

 

Chaque joueur refait ainsi, en se déplaçant case après case, et d'âge en âge, le chemin que parcoururent les héros antiques, de Thésée à Perceval. On ne sort victorieux des ténèbres qu'avec la lumière de la Connaissance.



 


     [1] Reine Pédauque : « reine mythique qui trouverait son origine dans la ville de Toulouse à l'époque où elle était capitale du royaume wisigoth (de 413 à 508). Elle se caractérise par un pied d'oie, d'où son nom : « pè d'auca » en occitan signifie « pied d'oie »; l'étymologie attribuée par d'autres sources au bas-latin, est tout aussi probable, « pes aucæ. (…) La patte d'oie et la lèpre sont en effet étroitement liées : cette maladie entraînant des affections cutanées pouvant faire penser à la peau des pattes de palmipèdes. » (Wikipédia) Autres Reine Pédauque : sainte Néomaye (Deux-Sèvres), sainte Enimie (Gorges du Tarn). Les cagots, cagotes ou cagous sont au Moyen Âge des groupes de personnes repoussées car soupçonnées de propager la peste.

[2] Ceux qui montrent de la dévotion de manière ostentatoire.

[3] Gérard de Sorval, La Marelle, op. cit., p. 16.

      [4] Le Petit Chaperon rouge, Peau d’Ane, Cendrillon

[5] Albert Champdor, Le Livre des Morts, 1963, p. 118.

[6] Emmanuel-Yves Monin, « Les derniers Trouvères et la mythologie française », article paru dans La Lettre de l’Ile-de-France. Mythologie en Parisis et en France, décembre 2005, n° 56, p. 4.

[7] Pour la symbolique des chiffres, voir notre livre, La Métaphysique des Chiffres, auto-édition, 1998.

[8] Voir les tableaux de la peintre Myrrha.

 

 

La hiéroglyphie nous donne des clefs intéressantes :

 

 

oieA.jpgLe compas du A, tournant autour de son axe engendre le cercle, O, la manifestation fermée sur elle-même, le temps cyclique que symbolise aussi bien l’Ouroboros qui se mord la queue dans la mythologie grecque que l’Anaconda Rodin qui enserre le monde chez les Amérindiens d’Amazonie, la totalité du monde manifestée dans sa plénitude.

Le O peut être vu comme l’axe I qui s’incurve en C et se referme ensuite ; tout fermé, il devient alors le tout d’une manifestation se coupant du Principe. Ou bien, il peut être vu comme la coupe de réceptivité du U qui se referme sur une totalité coupée du Ciel.

Dans le binaire, on tourne en rond !

   

I de oieLe I est la lettre essentielle du décryptage ; qu’enseigne sa graphie ?

Pourquoi dit-on couramment qu’il faut « mettre les points sur les I » ? Pour rappeler les principes, même si ceux-ci sont très relatifs et terrestres. « Mettre les choses au point » également, comme le veut le bon sens populaire. Tout bateau sur sa route, et tout cheminant sur le chemin, se doit de « faire le point »… sur les étoiles[1] ! Dans l’exotérisme l’autorité s’exerce de façon péremptoire par l’expression « un point c’est tout ! ».

Le cabaliste l’entend d’une autre manière et dira de même «  un Point, c’est Tout » ; comme partie de l’hologramme du Tout, ce Point, qui est vide, contient le Tout ! Ou encore, « un Point sait Tout » ! Le Point Source et non plus le point relatif. De ce Point naît[2] l’axe de la manifestation, I.

 

« I. Ce caractère est le symbole de la toute puissance manifestée.[3] 

  

IO et OI

 

Depuis le Principe se fait le déploiement du tout (O). Ainsi la vie est-elle passion (« passer le I dans le O » pour déployer) alors que l’existence (ex-I-se déployant sur terre en ce) est faite de devoirs (d’E-voir : voir depuis le E et non depuis la Source).

Par symétrie dans le miroir, IO donne OI, faire du O un I c’est se fourvoyer.

OIE, comme LOI, imagent ce sens puisque inconnaissable par le mental humain est la Loi cosmique. Le Tao n’affirme-t-il pas que « la loi suprême est l’absence de loi » !

Dans l’inversion OI, c’est la manifestation fermée qui est prise pour axe, comme dans « soi », « moi », « toi » . Le O est alors le Ciel qui se referme dans le binaire de descente, alors qu’il s’ouvre au Principe dans l’ascension, la phase involutive. Le « SOI » par excellence fait son axe depuis la totalité de la manifestation, O n’étant plus le C de la chute se refermant sur lui-même, mais le Tout comportant le manifesté et le non-manifesté.

- soi : ego de l’individu.

- Soi : « Ego-Centre de l’Unique » (Karuna).

L’inversion donne des principes humains relatifs : loi, foi, roi, soi, soif, voir…, mais là encore, comme pour « Soi », d’autres décryptages sont possibles, tout étant une question de contexte. Ce n’est pas pour rien que l’impératif du verbe être, SOIS, est ce qu’Il Est. Au lecteur d’y réfléchir…

 

 E-Oie.jpgQuelles sont les structures du E ?

Cette lettre est trine par ses trois barres ; elle est terrestre également puisque dessinée par quatre traits. Mais c’est la cinquième lettre de l’alphabet. L’axe du I déploie les trois plans humains qui conjuguent les graphies du F et du L. La barre du bas marque le plan physique, celle du haut celui du mental. Quant à celle du milieu, plus courte, marque le plan émotionnel-relationnel, domaine encore « senti-mental » comme il est dit dans Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux. Ce sont les trois plans de déploiement de l’être humain sur terre.

  

  

OIE

 

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  Oie, en vieux français, Oue. Il y avait jadis une rue aux Oues à Paris, qui fut altérée en rue aux Ours !

 

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En latin avica, de avis, oiseau. Avica : A-V-I c’est A ; avis : manifestation réceptive au Principe pour déployer l’énergie.

Au contraire des oies cendrées ou des bernaches du Canada, l’oie des neiges est blanche. Les oies sauvages viennent des régions galactiques pour hiverner en terres plus tempérées. Elles criaillent, sifflent, cacardent dans un tumulte abrutissant. Les oies sacrées du Capitole, celles du temple de Junon, sauvèrent ainsi Rome de l’attaque nocturne des Gaulois en 390 av. J.-C. ! Les oiseaux sauvages sont toujours magnifiés par rapport aux oiseaux domestiques.

Dans la mythologie grecque, la déesse Némésis, pour échapper à l’étreinte de Zeus, se transforme en oie, mais celui-ci la séduit en prenant forme de cygne*.

En Grande-Bretagne, pour les Celtes, elle était la messagère des dieux et de l’autre monde tout comme le cygne*.

Pour la « Mère l’Oie » et le « Jeu de l’Oie », se reporter au chapitre Les règles de décryptage.

En Egypte, « l’oie est le soleil sorti de l’œuf primordial » dit le Livre des Morts égyptien. Comme en Chine, elle était messagère entre le ciel et la terre ; l’avènement d’un roi s’accompagnait d’un lâcher de quatre oies dans les quatre directions de l’espace. L’oie est aussi un animal solaire en Afrique du Nord.

 

O-I-E : Le Tout coupé du Ciel (U se fermant en O), pris comme axe (I)de déploiement des trois plans de l’être humain.

Ou bien l’Eau, le monde émotionnel, pris pour l’axe du déploiement.

 

L’oie n’est guère valorisée dans l’opinion populaire : une oie blanche est une personne candide et un peu sotte et une oie, une personne niaise. Certaines armées marchent au pas de l’oie !

    


[1] Le pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle suit le « Compost-stellaire », le champ (et le chant) des étoiles. ETOILE : anciennement « Estoile, Es-Toi-El, tu es le divin manifesté ». D’où le mantra donné par le Serviteur de Lumière : « Le propre de l’Estoile à suivre est d’être anodine ». A-nod-in’ : dénoue les nœuds, les nodules intérieurs.

[2] « Ce qui NAIT n’EST pas », au regard du Principe. NAIT : énergie se manifestant selon l’axe juste sur terre.

      [3] Fabre-d’Olivet, La Langue hébraïque restituée, l’Age d’Homme/Delphica, 1991, p. 57.

 

http://langue.des.oiseaux.free.fr/

 

http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/hieroglyphes/hieroglyphes.html

 

http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=10

 

 

 

 

 

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Par Régor - Publié dans : Civilisations anciennes - Communauté : Bonjour de Bretagne
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