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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 21:06
La Roche aux Neuf Marches
 
 
Dans la Creuse, au sud de Guéret, sur la commune de Pontarion, au hameau dit « Madineiche », sur la D 13, se trouve un chaos rocheux extraordinaire.
 
La roche la plus élevée est entaillée de « 9 marches ».
D’autres roches sont aussi entaillées mais de manière moins frappante : coupelles, sièges, marches.
Il y eut là un culte initiatique partant des grottes de sous-terre pour aboutir à l’ascension de ces neufs marches ;
au sommet la Colonne de Feu de la Connaissance unissait alors le Ciel à la Terre pour accorder la Connaissance à celui qui en était digne.
Le temps peut en être remonté à 10 000 ans.
 
 
 
 

 

 
 
 
  ©   Photos Alexandrine Vayssac.
 
Au sommet de la plate-forme, une cavité creuse recueille l'eau de pluie.
Etait-ce pour des ablutions, pour une forme de baptême?
Une visiteuse a dit : "Il est aussi curieux que cette photo me fasse penser à un OEIL justement, creusé dans la roche... alors...!? »
              
Voir :  Le Visage des Glaciers  de Karuna Platon, Editions de la Promesse. 

Le courrier reçu d'un ami paysagiste à Crozant explicite :

     "Oui, c'est un lieu très fort. Il m'a beaucoup inspiré.
    Cela m'intéresse que tu me dises ce que tu en penses,
ce que tu y as ressenti en détail.
     J'ai parcouru le site assez largement.
     En contrebas au sud il y a une source dans le vallon
qui avait été captée dans un bassin ovale.
     Pas de trace de grotte.
     En allant vers la pointe de l'épaulement,
en redescendant un peu vers l'est, il y a un autre ensemble de roches
dont une avec une très belle cuvette de la taille d'une baignoire,
on peut s'y allonger facilement.
      Tu as sans doute remarqué en montant qu'on franchit deux paliers,
deux enceintes. J'en ai recherché la continuité autour du site.
Elle n'est pas parfaite mais elle se retrouve.
      Une double enceinte sacrée.
      Je me suis intéressé aussi à la végétation.
Il me semble qu'autrefois le sommet n'était pas boisé...
comme une clairière dans la forêt.
 
     Amitiés"


  
Un rocher creusé en forme de siège.
 
  ©   Photo Alexandrine Vayssac.

 
 
 
Le jeu des formes, des mousses et des lichens.  
  ©   Photo Alexandrine Vayssac.
 
En de tels lieux, la question se pose inévitablement :
y a-t-il eu là des sacrifices humains ?
A cela, il est répondu :
« Il fut un temps où nous usions des Taureaux,
de Chevaux et des Etres humains ;
car nécessité était forte d'imposer le Regard
aux dormeurs en état de rêve.... »
   Le Manuscrit de paroles du Druide sans nom et sans visage, Emmanuel-Yves Monin, pages 391-393.
  
Il faut lire la suite, et méditer longuement tout le texte !
Ce n'étaient pas des actes de sauvagerie comme actuellement, mais des Actes Conscients et Volontaires,
du moins avant leur décadence !
    Que de sacrifices actuellement, inconscients :
tueries des guerres et des attentats, accidents de la route, d'avion, de Tchernobyl, catastrophes dites naturelles...!
 
&&&
 
Les photos suivantes nous sont aimablement envoyées par Philippe H., paysagiste à Crozant.

La cavité recueillant l'eau, dite marmite :
 
 
 
 
   
 
 
  ©   Photo Philippe Henrion.
 
Le plan suivant est son interprétation personnelle des lieux.
 
 
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[1] - Cela, je n’en connais pas la signification !

[1] - Cela, je n’en connais pas la signification, mais le mot "Parfait" évoque les Cathares !
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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 11:33
LA CHEVALERIE ÉTERNELLE

  A TRAVERS 
 

Le "BRÉVIAIRE DU CHEVALIER"
 
et "DE LA CHEVALERIE A LA LIBÉRATION"
 
d'Emmanuel-Yves Monin
 
 

 
          
Sur les Chemins de Saint-Jacques, cette expérience vécue : deux pèlerins jusque-là solitaires font route ensemble. Chemin faisant, ils échangent quelques impressions et parlent de leurs motivations. L’un d’eux, lors d’une halte, sort de son sac un petit livre pour le montrer à l’autre, Le Bréviaire du Chevalier. A sa stupéfaction, le second sort le même petit livre de sa poche !
 
Ils marquent leur temps, ces Bréviaires ! Temps du retour au cheminement, à l’errance, au pèlerinage « sur les filières de la Vouivre » que suivent maints chemins, vers Saint-Jacques, à la recherche du Compost-Stellaire, vers le Mont-Saint-Michel où mènent les Chemins du Paradis, vers Jérusalem en Terre Sainte, vers le Monte Gargano des Pouilles où apparut jadis l’Archange saint Michel…, ou même sur quelque simple chemin de randonnée !
Leur succès est-il seulement une mode ? Comme le renouveau des fêtes du Moyen Âge, comme les musiques et chants de cette époque, comme la chevalerie, comme la calligraphie qu’ils remettent à l’honneur ? Que nenni ! Un Mode de Vie, de la Vie qui n’a que faire des routines, des pesanteurs idéologiques, des querelles de chapelles, des frilosités confortables, des modes éphémères ! Qui veut, comme tout être conscient de cheminer sur l’océan du temps, faire le Point avec lui-même, a besoin de repères, de guides, d’un Guide véritable, s’il veut parvenir à « l’existence au-delà des temps ». Voilà que ces deux petits livres, le premier austère, rigoureux et précis en sa calligraphie noir et blanc, yin et yang, le second coloré, chaleureux et pétillant avec ses images et ses majuscules colorées, colportent des petits textes concis, denses, forts, qui émanent d’Emmanuel (Yves Monin) ; il les a transdits sur les chemins pour quelques pèlerins, quelques apprentis-chevaliers qui l’accompagnaient alors, il y a de cela bientôt vingt années.
 
Dans la forme, ces petits livres pratiques, aux pages solidement rivées, qui se glissent facilement dans la poche, doivent leur beauté à des calligraphes qui se sont aidés en cela, comme pour les illustrations, de leurs aînés, graveurs et calligraphes du Moyen Âge. Mais ils interrogent par ce mot de « Chevalier » qui paraît tant inadapté à la société mercantile actuelle ! Qu’est donc ce Chevalier dont il s’agit ici ? De tout Homme dans son devenir ! Chacun ne peut accéder à « Etre » qu’en maintenant « l’Ordre Universel » que tant et tant transgressent pour leur malheur et celui de la Terre-Mère. Les structures de la manifestation sont les structures de tout humain, aujourd’hui dans le néo-médiévalisme contemporain comme jadis au Moyen Âge. L’impeccabilité est requise comme essentielle et s’accompagne de la souplesse pour qui veut aller au-delà des règles pour suivre « la Règle », être à l’écoute pour déployer la juste mesure qui nous tient à Cœur. La Chevalerie « n’est rien d’autre que l’Existence Naturelle de l’être humain » (T. II, p. 12).
Submergés sommes-nous à l’heure actuelle par tous les désordres sociaux, familiaux, politiques, climatiques… ! L’Ordre universel est à redécouvrir, pour notre sauvegarde, par les symboles que ces vade mecum exposent, par la Langue des Oiseaux qu’ils utilisent, par l’Intelligence, par les Expériences vécues comme autant d’Epreuves qui ne sont là que pour nous permettre de faire nos preuves, preuves de notre sincérité, de notre humilité, de nos aptitudes à tirer les conséquences des leçons de choses que l’existence nous prodigue. Par le Vent, la Pluie, le Rocher, le Feu, l’Arbre, la Rivière, l’Animal rencontré, toute la Nature parle au cœur de celui qui fait silence. Les lieux telluriques, cairns, tumuli, dolmens, menhirs, mais aussi les églises romanes qui furent construites sur de tels endroits, deviennent autant de lieux de pouvoir où le pérégrinant se ressource, laisse en lui la Source de la Vie faire son Œuvre. Alors, grande joie est-ce…, au-delà des limitations ordinaires dans lesquelles nous enferme notre mental conditionné, au-delà de nos maladies de civilisés qui ne savent plus descendre dans les profondeurs de notre réalité essentielle.
Les Filières de l’Energie peuvent être diversifiées, mais la Vouivre est toujours à maîtriser, les obstacles à franchir, les Gardiens du Seuil à interroger, les trésors cachés à découvrir… pour vivre les rencontres sur le chemin, la Rencontre du Prud’homme comme jadis dans les Romans de la Table Ronde, et qui sait, la Haute Rencontre avec le Serviteur de Lumière pour ensuite la Toute Rencontre de soi avec Soi lorsque « le Soleil et la Lune s’unissent dans leurs Noces “Chymiques” Divines pour réaliser la Pierre Philosophale, le Rébis » (tome I, p. 219). Ce sont là les Trésors gardés par la Vouivre et ces Bréviaires nous préviennent que les Gardiens du Seuil veillent, qu’il y a maints pièges à éviter.
 
Si le premier tome du Bréviaire insiste sur les Structures, le second débute par ces mots : « Ici commence le chapitre de l’Apprentissage » ! La première des choses étant d’imager son état d’être par l’émanation de son Blason-Etendard, créant ainsi une dynamique qui mènera l’Apprenti à prendre en main son épée et son bouclier pour assurer « sa propre Maîtrise en suivant des Voies édictées de toute Eternité par la Chevalerie Universelle » (tome II, p.8-9). Il ne s’agit pas d’en rester aux Apparences, mais de mettre fin à la dictature du mental pour écouter une âme qui crie famine. C’est le moyen de réconcilier les deux facettes de soi-même, puisque nous manifestons le binaire. Alors « faire ses Armes » par, déjà, « l’état de vacance » qui est d’être « Ici » présent. L’Epée tenue verticalement, l’épée flamboyante de saint Michel, est le droit de l’homme, sa colonne vertébrale, et ses ondulations imagent la montée de l’énergie, du feu de la kundalini, qui propulse le Chevalier dans cette autre filière de la Fille du Feu. Les mots clés se succèdent, chacun donnant lieu à un Enseignement spécifique fort dense et fort utile : le Réconciliateur, le Conciliateur, les Préparatifs de l’Ecuyer, l’Impeccabilité, la Rectitude, le Retournement, la Dynamisation, la Vigilance, la Souplesse, l’Unité de moi, la Joie de Vivre, le Voyage, les Dangers de la Chevauchée, le Détachement et jusqu’au Détachement du Détachement… Alors vient le miracle de l’Attribution de la Monture.
Mise au point est faite sur une initiation qui serait dite féminine ! Toute Initiation véritable a une origine non humaine et s’adresse à l’être qui a réconcilié en lui ses deux polarités. Elle se situe donc au-delà du masculin et du féminin : « Que l’homme se fasse Femme : et c’est le Chevalier ; car l’homme se faisant Femme est Primordial Androgyne, jonction de Femme et Homme ; et femme devenant Femme devient Femme-Homme-Androgyne-Premier » (tome II, p. 50-51).
Il est toutes sortes de Chevaliers, des Quatre Vents, de saint Michel, de saint Jean, Templiers, Errants, Bâtisseurs de Cathédrales, Moines,… et tout autant de Mises en Garde sur les Périls du Chemin ! Il est aussi tout à fait possible de vivre tour à tour toutes ces diverses facettes. Grand discernement est-il demandé cependant dans cette Quête du Graal en cette ère du Verseur où tant confondent « les Eaux qui se déversent de l’Amphore Sacrée » avec « l’Ether du Ciel » ! « L’un est un flux qui réjouit le terrien, l’autre est un Flux qui l’embrase et lui fait dépasser toute réjouissance » (tome II p. 89). Et grandes recommandations sont faites tout au long des Enseignements pour que la Chevalerie terrestre ne soit pas vue comme un but mais un passage vers la Chevalerie Célestielle, et que s’ouvre la Voie de la Fille du Feu qui en est l’Accomplissement, le Dépassement, pour la Gloire de l’Unité.
 
Tout médiéviste avide d’authenticité se doit aussi de lire Gauvain et le Chevalier Vert en sa traduction par Alma-Laure Gaucher (Editions du Point d’Eau, 1990). C’est la traduction d’un poème médiéval anonyme en vieil anglais écrit aux alentours de 1370. Il conte, avec grandes finesses, une aventure de messire Gauvain, le légendaire héros gallois. Mais tout lecteur attentif se doit de ne pas se laisser seulement distraire par la fable et d’en pénétrer la signification essentielle qui reste de tous les temps. Aussi nous parle-t-on longuement des ancêtres mythiques de Gauvain qui le rattachent à la Troyes éternelle, nous décrit-on avec moult détails son vêtement, son cheval, son bouclier orné d’un pentagramme. Pour son édification, il arrive au château de Bertilac de Haut-Désert où l'attend Morgane la Fée, inspiratrice du Chevalier de Haut-Désert. Gauvain devra rencontrer en la Chapelle Verte le Chevalier Vert et accepter de lui trancher la tête, à la condition que ce chevalier revienne un an après pour, à son tour, trancher la tête de Gauvain.
Par retournement, ce même ouvrage nous livre le décryptage du cheminement offert à Gauvain pour aller De la Chevalerie à la Libération. Il est du même auteur que les Bréviaires. Tout est codé, tout est à double, voire à triple entendement, dans ce conte initiatique. Grande leçon est-ce pour tout être humain qui ne se contente pas, pour son seul plaisir de prendre costume de chevalier durant un week-end mais part dans une quête authentique dont il est dit « Jamais Chevalier n’y a réussi » !
Le pourquoi d’une affirmation apparemment scandaleuse est à découvrir par soi-même.
Et, comme le dit la devise de l’auteur anonyme de ce Chef-d’œuvre initiatique, « Hony Soyt Qui Mal Pence ».

 
 
Le Bréviaire du Chevalier, vol. I, 1983 (6e éd.1997), Point d'Eau.
Le Bréviaire du Chevalier, vol. II, 1989 (2e éd. 1991), Point d'Eau.
De la Chevalerie à la Libération & Gauvain et le Chevalier Vert, 1990, Point d'Eau.
 
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(tomes I et II)
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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 10:44

ENTRELACS


AUX COULEURS DES SERPENTS-VOUIVRES



Huile sur toile.

(Régor)

&

Détails

 


 

 

 


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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 16:38

LA VOUIVRE DOMPTEE

PAR SAINTE MARGUERITE


 

 

 Sainte Marguerite,

vitrail de l'église de Saint-Emilion, Bordelais.


 

              Sainte Marguerite, comme tant d'autres saints et saintes, héros et chevaliers, a dompté le Dragon-Vouivre, c'est-à-dire qu'elle a acquis la maîtrise des Energies Telluriques, les Energies de la Terre Mère.


 

 

Eglise d'Evron, Mayenne.

          

             Dans le cheminement initiatique, cette étape suit celle de l'humain chevauchant le Dragon. Elle précède celle du saint céphalophore, le saint à la tête coupée, qui marche au gré de la Vouivre en tenant sa tête bien en main au niveau du coeur.


 

 

Cathédrale de Guingamp, Côtes-d'Armor.

          

             Marguerite est la christianisation de Morgane qui fut alors diabolisée. Nous retrouvons la sonorité de Morgue, MRG, qui est celle de la Mère-Grand, la Mère Guérisseuse.


 

 

Eglise de Locronan, Finistère.

 

 

 

 

Collégiale de Sarlat, Périgord.

 

 

      Le Dragon, le monstre, est-il essentiellement obscur ?
     « Il obscurcit, autant qu'il le révèle, l'ordre universel ; il l'obscurcit pour le révéler. Lieu où la nature se joue, il est l'énigme qui donne à l'homme la chance de parvenir à la connaissance en dehors des voies puériles où s'égare son illusoire besoin de disjoindre, pour le comprendre, ce qui est un. »
 
 
(Monstres, Démons et Merveilles à la fin du Moyen Âge, Claire Kappler,
Payot, 1980, p. 43).
 
 
     Obscur ne veut pas dire mauvais et c'est le mental humain qui met cette connotation, qui émet ce jugement par peur de ce qu'il ne peut appréhender, l'opacité de la matière.
 

(Cité dans : La Vouivre, un symbole universel,  Kinthia Appavou et Régor. R. Mougeot,

EDIRU, 2006)


 

 

Sainte Marguerite « issue » du Dragon.
Bibliothèque Nationale, XIIIe siècle.


 

 

 Collégiale Notre-Dame d'Ecouis, Haute-Normandie.

 

 

 


 Chapelle Saint-Sauveur, près d'Erdeven. Morbihan.

Photo Antoine S.

 

 

 

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 06:31

 

LA VOUIVRE DU MONT SAINT-MICHEL,
 
PRÈS DE GUÉNIN (Morbihan)
 
 
Sur les hauteurs dominant Kergroix, se trouve une première chapelle, Notre-Dame-de-Manéguen, puis la chapelle Saint-Michel, construite sur un haut lieu fort ancien, druidique certainement. L'énergie de la Vouivre y est particulière.
Manéguen, ou Mané-Gwen, d'altitude 165 mètres, est encore appelé "Montagne Blanche". En 1300, le lieu a été illuminé jour et nuit pendant plusieurs jours. Une chapelle dédiée à saint Michel a alors été construite.
 

 
Chapelle Saint-Michel.
 
A l'intérieur, une curieuse statue de l'archange saint Michel maintenant à leur juste place les énergies de la terre, mais diabolisées, comme le fait malheureusement le christianisme.
 
 

 


Statue de saint Michel
 
L'ancien site druidique est indiqué : Pierre du Sacrifice. En voulant, là encore, stigmatiser les sacrifices humains qu'auraient faits prétendument les druides, la pancarte, par un sens singulier, met sur le chemin ! Cet ancien lieu initiatique voyait l'initiable sacrifier là son ego mineur !

 

 
Pierre dite du sacrifice.
La coupelle creusée pour recueillir l'eau de pluie
servait aux ablutions.
 
Sous cette pierre, l'ancienne caverne en partie comblée, où l'initiable passait jadis la nuit en solitude.

 

 
La Caverne située sous la Pierre du sacrifice.
 
 
Le Gardien du Seuil.
 
 
La vue de la vallée.
La pierre est creusée en forme de siège,
comme en maints autres lieux druidiques semblables.


Sur le mur de la chapelle Saint-Michel,
cette sculpture de la Mère Universelle tenant
en main le binaire de la Manifestation.



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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 15:18
 
  
AU GRÉ DE LA VOUIVRE,
 
L’INSPIRATION DU CONTEUR
 
 
 
          
          Chez tous les peuples de la Terre, les Conteurs, les Griots, les Aèdes, les Bardes content, depuis l’aube des temps, les mythes et les légendes qui tissent le devenir des humains. Cette fonction ne peut être interrompue. C’est de l’essence des choses qu'il s’agit…
 
         D’où vient l’Inspiration qui fit dire si belles paroles à Abu el-Atahiyya, Jalal-ad-Din Rûmi, Farid-od din’ Attâr, Hadj Bektash, Hamadin, Sheikh Qalandar Shah, Sohravardî et tant d’autres Maîtres Soufis dont les contes reprennent la plupart des textes ? L’Inspiration, l’authentique, la véritable, elle vient de l’Innommé et nul ne voit comment elle se produit… Chacun sait, par l’intime de lui, qu’elle est véridique ! Cependant, ces Maîtres appartenaient tous à des lignées initiatiques, ils avaient été enseignés.
Parfois, l’Inspiration visite le conteur et quelque chose s’écrit qui n’a de nouveau que la forme. Le plus souvent, c’est le conte qui le choisit. Il s’immisce en lui, le taraude, se love dans sa mémoire. Lorsqu’il le lit, de la page écrite où il sommeille, il se réveille en se révélant ; une alchimie intérieure lui donne une nouvelle vie. D’abord il l’oblige à le mettre en œuvre, à assimiler sa substance essentielle, à l’intégrer dans la mémoire cellulaire qu’il nettoie pour y faire son temple.
Certains contes ne veulent pas de lui ! Quelque peine qu’il se donne pour eux, ils ne pénètrent point sa mémoire alors que d’autres, à peine les a-t-il entendus une fois qu’ils sont comme chez eux depuis la nuit des temps ! Allez savoir pourquoi ! C’est ainsi.
Lors donc qu’un conte l’a choisi, toute occasion lui est bonne : à chacune d’entre elles, il jaillit avec son énergie de création toujours neuve. Un simple mot entendu dans une conversation, une conférence, un exposé et, fort à propos, ce qui monte naturellement à ses lèvres, c’est un conte, au lieu d’arguments polémiques. Parle-t-on d’hérésie, d’inquisition, c’est alors « La huppe qui entre par hasard dans la demeure des hiboux » ou « Le caméléon et les chauves-souris » qui remontent de sa mémoire : il les doit à Sohravardî[1].

 
 
Parle-t-on de la folie de l’amour ? Innombrables sont les légendes de Leïla et Majnun ! S’agit-il de Licorne, quelques passages magnifiques de la pièce La Dame à la Licorne et au Lion[2] dans laquelle il a joué jadis le rôle du vieillard, de Merlin, l’habitent encore.

 
Là, c’est le conte qui se rappelle à lui : après l’avoir inspiré, il veut être expiré, être manifesté. Sur maints sujets, les contes zen, soufis, indiens ne manquent pas. Ils demandent d’eux-mêmes à « sortir ». C’est un appel d’air qui vient de l’extérieur, des âmes qui en font la demande, dont il perçoit, oserait-on dire, la soif. Il laisse simplement l’eau jaillir. Demandez à une source pourquoi elle coule ? Mais tout le monde n’a pas soif ! Sa source est permanente intérieurement, même si elle peut paraître intermittente apparemment dans l’extérieur, au gré des rencontres, comme celle qu’il fit un soir lors d’un concert de musique soufi du Soudan, et qui l’amena à conter lors d’un colloque international sur Les Fous d’Amour à la Sorbonne.
 
Qu’est-ce qui touche profondément ses auditeurs et fait revivre leur cœur d’enfant ? D’abord le personnage qu’il est alors, comme investi d’une force, d’une énergie qui le dépasse. Un amphithéâtre de la Sorbonne n’est pas le lieu idéal pour conter ! A l’écoute des exposés, il choisit un ou deux contes possibles mais, au dernier moment, il est totalement vide ; très souvent, c’est un autre conte qui sort et il en est le premier surpris ! L’harmonisation se fait par la subtile connivence qui se produit immédiatement avec les auditeurs.
 
Le costume joue son rôle, afghan, tibétain, soufi ou gitan, celte, c’est selon. Il évoque Samarkand, les Mille et une Nuits, Bagdad, l’Orient… et plonge les auditeurs dans un univers merveilleux qui les habite. Déjà il les emporte dans un ailleurs de beauté, de joie, d’amour et de simplicité. Lorsqu’il conte à domicile pour une fête, les auditeurs sont invités à se costumer en Shéhérazade, en bédouin, en prince arabe, en danseuse orientale, en fou ou en mendiant, et cela crée encore une autre atmosphère. Parfois aussi, des musiciens accompagnent ses contes d’une musique orientale ou médiévale.
Enfin, il a son bâton. Ah ! Ce bâton ! Torsadé, sculpté par la nature. Il a été trouvé tel quel dans la forêt par l’un de ses amis sculpteur qui le lui a offert une nuit de Noël. « Et cette nuit-là, devant la crèche de l’Enfant Jésus, à minuit, je me suis aperçu qu’il contait des histoires ! » ose-t-il prétendre ! Il a un effet extraordinaire. Pourquoi ? Chacun de nous a, au fond de lui, une vocation de nomade. C’est le bâton du pèlerin torsadé par l’énergie de la vouivre, c’est celui de Nasrudhin venant de Samarkand et dont il conte les histoires, c’est celui du paysan, du berger qui nous habite, c’est la Corne de la Licorne torsadée par trois, c’est… Il enflamme l’imaginaire ! Il prend toute la place, c’est lui qui conte et le conteur s’efface à son service.
 
 
Plus encore que tout cela, les contes, porteurs de mystère et de merveilleux, sont de grands inspirés ! Ils véhiculent depuis des siècles des réflexions de bon sens, de sagesse, d’humour qui ouvrent l’imagination sur cette vie dont on rêve au-delà des grisailles d’une existence qui ne nous grise plus, mais nous aigrit ! Ils vont à l’encontre des dogmes, des idées reçues, des préjugés, des simplismes. Tous les Soufis ont préféré cette forme d’expression privilégiée aux discours, aux sermons, aux exposés, aux conférences dont nous sommes repus et qui nourrissent surtout le mental, laissant dans l’indigence et dans la faim l’âme, le corps et l’esprit. Il est possible de dire aussi que l’Inspiration naît du Silence[3] … Le petit enfant intérieur, celui que nous sommes en vérité, retrouve alors ses grands yeux émerveillés.
Le conte traditionnel est terre-à-terre ; ramène l’homme dans ses racines, le fait rêver et le propulse à un niveau qui donne un sens à ses interrogations, ou plutôt une multitude de sens entre lesquels il nous est loisible de choisir en toute liberté. Il suggère seulement. Il y a les mots qui se découvrent une vie neuve lorsqu’on les emploie dans la Langue des Oiseaux ; ils chantent et enchantent alors que tant de vains discours nous déchantent… Ah ! La Langue des Oiseaux, il en a reçu la compréhension comme un don, une nuit, à trois heures du matin, dans une sorte de rêve éveillé…, après avoir lu et relu, il est vrai, Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux[4] !
Attention : « Méfiez-vous des conteurs ! Certes, ce sont gens de paroles ! Mais la vérité et le mensonge habitent le même palais ! Méfiez-vous des conteurs ! Le sabre a un tranchant, la parole en a cent ! Une blessure faite par le sabre guérit parfois, une blessure faite par la parole guérit rarement ! Cependant, allons ensemble à la recherche de la sagesse et de la vérité… » commence-t-il souvent par dire !
 
Beaucoup de personnes sont habitées par le désir de conter. L’important est d’oser. Ses premiers balbutiements ont été difficiles tant les peurs étaient nombreuses en lui. La Providence l’a encouragé : elle a mis sur sa route un musicien qui, l’ayant entendu lors d’une animation « Moyen Âge », lui a dit :
- J’aimerais mettre de la musique sur tes contes, et je connais une amie à qui il plairait de se joindre à nous ! 
Il lui a fait parvenir un enregistrement d’une sélection de contes. A sa grande surprise, quelques semaines après, ce musicien avait travaillé avec son amie de manière remarquable. Ainsi naquit un spectacle intitulé Contes de l’Or-Riant et le trio a proposé des « Soirées Contes » à domicile, au coin du feu. Jamais deux fois le même lieu, jamais deux fois le même public, ni la même ambiance, mais toujours la même réceptivité, la même joie, la même complicité… Cette aventure a duré quelques années puis leurs chemins se sont séparés.
 
 
Grâces soient rendues à tous les Maîtres Soufis qui lui prêtent si justes et si vivantes paroles qu’il répète après eux ! Les contes le montrent, repris par les plus véridiques, « nul ne peut s’accoucher tout seul », aujourd’hui comme hier ! Chacun le sait : « Lorsque l’élève est prêt, le Maître vient » ; la suite est moins connue : « et le Maître, depuis longtemps, connaissait le disciple». Nul pourtant ne peut faire le chemin à notre place, franchir les obstacles, triompher des épreuves ! C’est une autre histoire…
La passion de conter lui est venue en même temps que celle d’écrire. Elles sont indissociables. C’est une inspiration différente ; les idées vous traversent. On est alors comme guidé vers les lieux qui sont en affinité avec la recherche du moment. Dans une bibliothèque, un livre l’attire, il l’ouvre au hasard et le matériau dont il a besoin lui est donné.
Cependant, cela n’est pas arrivé sans une longue gestation. Il faut y être longuement préparé, y être conduit « de main de Maître » par qui est capable de vous donner confiance dans les possibilités qui vous habitent… Emmené dans l’une des multiples églises où se trouve la statue de saint Roch, un saint de la fin du Moyen Âge, guérisseur de la peste et des maladies de peau, il a été comme « saisi » par son énergie et, depuis, il a souvent conté sa légende.  
 

 
Saint Roch avec l’ange et le chien.
 
Avant, il ignorait tout de lui…, apparemment, alors qu’il l’habitait depuis longtemps, à son insu, depuis sa plus tendre enfance ! Son cheminement est retracé dans le livre de saint Roch, réflexion sur la santé, la maladie, et la guérison véritable qui n’est pas celle du corps, mais de l’âme[5]. Le plus souvent, c’est dans une église, dans un lieu de pèlerinage, près d’une source guérisseuse, que l’occasion lui est donnée de conter, et les auditeurs sont toujours touchés par l’image de ce saint qui, après avoir guéri les autres, est chassé par eux lorsque, à son tour, il est atteint par la peste. Et touchés par l’image du chien qui tient une miche de pain dans sa gueule.
  

Saint Ferjeux, l’un des évangélisateurs de la Franche-Comté.
 
Il a conté des histoires de Dragon, de Vouivre, de Mélusine, de Morgane, de Gargantua, de saints céphalophores, pour illustrer des conférences sur l’un de ses livres[6], écrit en collaboration avec une amie. L’inspiration les guidait sur les lieux dont ils parlent dans ce livre et, le plus souvent, elle leur était donnée à travers la statuaire des églises et cathédrales romanes : monstres, dragons, vouivres des chapiteaux, saints et saintes domptant le dragon des portails et des vitraux. Là aussi, ce déploiement avait été longuement préparé et guidé durant des années. Comme dans les contes, nous pouvons dire qu’avant que l’inspiration ne « coule », il lui a fallu se faire « déboucher », et celui qui fit si bel ouvrage dut faire preuve d’une longue patience, et plus encore ! Il faut un profond travail sur soi-même pour se désengluer des croyances de toutes sortes. L’inspiration vient ensuite au gré de la Vouivre du lieu, selon les nécessités du moment, et quelque chose s’émet, sans qu’il y ait rien à faire et même, sans qu’on en ait « rien à faire ! »

 
Saint Romain, domptant la gargouille de Metz.
Cabasson, huile sur toile, 1885.
 
Il a conté des histoires de miroirs lors de quelques conférences sur le sujet de cet autre livre qu’une sorte de nécessité intérieure l’a poussé à écrire[7]. Ah ! Le miroir ! Les mystiques et les Soufis ont fait tant de réflexions à son sujet ! Tant de réflexions sur la réflexion…
Quant à son dernier livre paru, La Métaphysique des Chiffres, tous les chiffres ne disent qu’unité[8], c’est une nécessité de mise en ordre intérieure qui l’y a poussé. Il a, durant de longues années, enseigné mathématiques et sciences physiques en Collège ; il lui fallait voir comment réconcilier mathématiques et métaphysique pour être au clair avec lui-même. Au demeurant les nombres tissent la trame de tant de contes !
Livres et contes ont une même inspiration, une même « Source », métaphysique. Ils sont les fruits d’une quête et le moyen d’un partage. On écrit, on ne conte véritablement que pour soi, par soi ! « Le Soi, c’est le Cœur, qui brille de sa propre lumière », enseigne Ramana Maharshi[9].
 
Son répertoire s’est enrichi au fil des années ; il éprouve une grande joie à jongler avec les contes, à pouvoir faire « le conte dans le conte dans le conte », à l’image des poupées gigognes russes, en s’émerveillant des surprises qu’il ménage à ses auditeurs. Le conteur est porté par la qualité de l’écoute et, sans qu’ils le sachent, ce sont les spectateurs qui inspirent le choix des contes. Il cite souvent les conteurs kabyles qui sont plus qu’habiles dans cet art de conter et qui terminent toujours en disant : « Mon Conte a coulé comme un ruisseau, car j’ai conté à des Seigneurs. » Mais il n’est pas interdit de dire, lorsque l’auditoire a été quelque peu instable : « Mon conte coule comme un ruisseau lorsque je conte à des seigneurs » !
Ceux qui l’ont le plus aidé sur ce chemin sont ceux qui lui firent parfois de rudes critiques ! Justes et méritées ! « C’est en forgeant qu’on devient forgeron », dit le proverbe.
Il n’a pas appris à conter au sens convenu du mot, il n’a pratiquement pas fait de stage de conteurs. Ce n’est pas un « professionnel » ! De même pour l’écriture. Simplement, il a été pris par une Tradition qui a été réanimée en lui ; cela est au-delà de toute technique, même si les techniques sont importantes au départ : il faut travailler sa voix, apprendre la portée du silence, du sous-entendu, du rythme des phrases, de la mélodie des mots, des gestes…, mais ce n’est pas là l’essentiel ! Chaque fois, dans le conte, il faut ménager la fin qui doit surprendre, prévoir une chute drôle, inattendue, enrichissante, un rebondissement qui n’a pu être prévu. Sans se prendre pour un conteur ! Tel est le grand paradoxe : fait-on preuve de trop de volonté pour se mettre dans une technique, et… l’inspiration puisée à la Source se tarit. Le moi individuel vient obstruer le canal plus ou moins partiellement. Il faut de nouveau déboucher la cheminée, pour cheminer en conscience, « sans attachement aux fruits de l’action » comme l’enseigne Krishna à Arjuna dans la Bhagavad Gîta. Le rappel se fait toujours des Vérités Eternelles.
De fait, la Vie véritable se vit et transforme l’existence en un Conte de Fées, et même comme il va être montré, en contes de « faits » !
 
Dans ce recueil, les contes sont regroupés par thèmes et entrelacés pour couvrir le plus large éventail possible de la condition humaine et de son dépassement. Afin de mieux mettre en valeur l’essence de chaque conte, voire sa quintessence, des réflexions sont suggérées qui ne sont pas limitatives, loin de là…
 
 
Aymé Hardant
 
Introduction au livre
"Contes qui coulent de Source, la quintessence du Conte"
Editions EDIRU, 6 rue du Ru, 91540 Mennecy
2006
Paru sous le titre de L'inspiration du Conteur,
contribution au Colloque de la Sorbonne sur l'Inspiration :
Claire Kappler, Roger Grozelier,
L'Inspiration. Le Souffle créateur dans les arts, littératures et mystiques du Moyen Âge européen et proche occidental. L'Harmattan, 2006.
 

[1]- D’après la traduction de L’Archange Empourpré de Henry Corbin.
[2] - Texte d’Emmanuel-Yves Monin.
[3] - Dans le Silence tu es Toi : t’es-toi, tais-toi, enseigne l’euphonie, le chant de la Langue.
[4] - Emmanuel-Yves Monin, Ed. Le Point d’Eau, 1982.
[5] - Régor - Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire d’après les Enseignements d’Emmanuel - Ed. Les Amis du Désert, 1988.
[6] - La Vouivre, un Symbole Universel, en collaboration avec Kinthia Appavou - Editions EDIRU, 2005.
[7] - Régor R. Mougeot - Le Miroir, Symbole des Symboles - Ed. Dervy, 1995.
[8] - Auto-Edition, 1998, diffusé par l’auteur.
[9] - L’Evangile de Ramana Maharshi - Le Courrier du livre, 1970, p. 45.


Clips Youtube 
sur la Vouivre et sur les Vierges Noires : CLIPS SUR LA VOUIVRE


 VIDEO CONFERENCE SUR LA VOUIVRE 
 

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 14:30

 

MELUSINE,

LA FEMME-VOUIVRE A QUEUE DE SERPENT

 

 

Au sommet de la tour de Vouvant (Vendée).

Arbre généalogique de Mélusine

issant de son bassin hexagonal.

Voir les tableaux de l'exposition sur la légende de Mélusine :

 http://regorm.free.fr/expo/expo.html

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 08:11

Sur les Chemins de saint Roch,

les Sources guérisseuses


 

 


A Lajo par Saint-Alban-sur-Limagnol, en Lozère,

est une chapelle Saint-Roch,

mais la Source est en Haute-Loire ! 

 

En ce lieu, tous les ans, pendant trois semaines, des centaines de pèlerins viennent, non pas seulement aux offices, mais à la source guérisseuse située à proximité de la chapelle. Grand pèlerinage, chaque année, les dimanches précédant et suivant le 16 août.


 Durant le mois d'août,
on peut voir les habitants des villages voisins venir chercher l'eau de la source guérisseuse avec des bidons et toutes sortes de récipients. Certains mettent de l'eau sur leurs plaies, voire sur celles de leur chien, ou bien là où ils ont quelques douleurs.

Saint Roch est guérisseur de la peste,

de toutes les pestes de l'âme et du corps ;

il est aussi guérisseur des maladies de peau.

 

 

La Roche-Posay (Vienne)
 
A la Roche-Posay, on soigne encore les maladies de peau avec l’eau de la fontaine guérisseuse de Saint-Roch et on y fabrique savon et lotions très réputés. Mais, fondamentalement, on utilise l’eau thermale pour guérir la peau, c’est-à-dire la carapace, le moule, la coque de l’homme, tout ce qui de lui n’est pas Dieu, c'est-à-dire la Vie.

 

La  Fontaine Saint-Roch d'Aiguèse (Gard).

 

 

La Source Saint-Roch de Sagnat (Gironde).

 

 

 

 


Editions Les Amis du Désert.

BP 144 - 75263 Paris Cedex 06

CLIPS SUR LA VOUIVRE 



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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 17:10

A Lodz, Pologne, le dragon-Vouivre



 

 


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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 08:20
 
 
LA VIERGE NOIRE DE LONGPONT-SUR-ORGE
 
 
 
 
 
Article paru dans La Lettre d'Ile-de-France - Mythologie en Parisis et en France n°55
et dans la revue Voies païennes 2005.
 
 
 
     Le Hurepoix ? C’est une région de collines boisées au sud de Paris, entre la Beauce, la Brie et le Gâtinais. Ses capitales sont Montlhéry, Dourdan et Etampes, ancienne capitale du royaume de France du temps où les rois étaient encore des errants. « Les rois restèrent des errants jusqu’à la fin du Moyen Âge et même au-delà…[1] » Ici comme ailleurs, aller sur les chemins peut permettre de retrouver tous les enseignements de la Tradition qui sont à la portée de ceux qui ont des yeux pour voir ! Etonnant ! Qui veut se ressourcer véritablement – faire retour à la Source s’entend - vit, chaque fois que cela lui est possible, l’errance sur les chemins de la Vouivre.
 
     Qu’est cette Vouivre dont parle si bien Le Pape des Escargots [2]? C’est le symbole des énergies telluriques qui innervent la terre, c’est le Serpent-Dragon tant représenté sur les chapiteaux des églises romanes et les gargouilles des cathédrales[3]. La Vouivre donne leurs colorations aux particularismes locaux qu’elle nourrit de son énergie et, sur les points d’acupuncture de la terre, elle rejoint les énergies cosmiques, ce qui donne les Hauts Lieux que sont Orcival, Rocamadour, Longpont-sur-Orge, Sainte-Foix de Conques, Chartres, et tant d’autres, innombrables en fait. Là se sont succédé, au cours des siècles, les pierres levées plus anciennes encore que le celtisme, les lieux de cultes celtes, puis gaulois, les temples dédiés aux dieux des Romains. La Vouivre nourrit de son énergie les sources guérisseuses, réputées pour les « miracles » qu’elles opèrent. Par exemple, tant de lieux sont encore marqués par la figure archétypale de saint Roch, pèlerin entre tous et guérisseur de la peste[4]. Munissez-vous, pour vos pérégrinations, du Bréviaire du Chevalier. Que nous dit-il à ce sujet ? « Vous vous rechargez à la Source du Flux chaque fois que vos pas vous conduisent le long du Flux. Ainsi tout pèlerinage suivant les lignes de force telluriques de la Terre est une possibilité de recharge à la Source. Point n’est besoin pour cela de visiter des villes. Le simple cheminement suffit. Mais sur chacun de ces cheminements, les Points névralgiques vous permettent une parfaite intériorité de ces forces…[5] »
 
     Vos pas vous mèneront peut-être à Longpont-sur-Orge. C’est un plaisir rare que de découvrir sa basilique !
 
 

 
Basilique de Longpont-sur-Orge.

©Photo Alexandrine Vayssac.

 
     « Orge » est la déformation de l’ancien mot « orc », signifiant « ogre » ! Quelle déperdition de sens ! Dans les temps anciens, il y avait en ce lieu une initiation dans l’antre de la Vouivre, sous terre ; et l’initiable, dévoré par l’ogre (dans les contes du Graal on parle du royaume de Logres !) faisait son alchimie et ressortait transformé, né à lui-même, à l’exemple de Jonas englouti pendant trois jours et trois nuits dans le ventre d’une baleine et recraché sur le rivage de Ninive, ou de sainte Marguerite « issue du dragon ». Sur la couverture de notre livre, écrit en collaboration avec Kinthia Appavou, La Vouivre, un symbole universel[6], cette sainte sort du ventre du dragon et l’on peut voir encore dans la gueule de l’animal, l’extrémité de la robe bleue de la sainte[7].
     A la basilique Notre-Dame-de-Cléry, dans l’Orléanais, on peut voir, sur un vitrail, un blason où est représenté un homme recraché par un serpent, avec la couronne royale : ceci ne peut être que le blason d’un seigneur ayant vécu une telle initiation dans « l’antre de la vuipre » ; il a acquis la véritable royauté qui est celle du corps, du cœur et de l’esprit.
     Tout à côté de Longpont-sur-Orge, se trouve Sainte-Geneviève-des-Bois. Les bois ont disparu, mais, dans un quartier totalement urbanisé, il est surprenant de découvrir la source sacrée où est encore maintenu un culte, par certains égards très païens, à sainte Geneviève. Des gens simples viennent boire à cette source, lavent leurs pieds, passent de l’eau sur leurs plaies ou sur celles de leur chien. Celui qui reste là quelque temps peut aisément l’observer. La dévotion est très populaire : beaucoup de fleurs, de bougies, d’images saintes. C’est à la fois chrétien et païen, émouvant par la simplicité et la confiance des gens qui viennent là pour être guéris.
 

 
Grotte de sainte Geneviève à Sainte-Geneviève-des-Bois.
  ©Photo Alexandrine Vayssac.

     Depuis les marais de l’Orc, Geneviève faisait ravitailler Paris par les barques lorsque la ville était assiégée par les Huns, évitant ainsi la famine. Geneviève ! Voilà bien encore une ancienne druidesse ! Genova veut dire, en langue celtique, « fille du Ciel » ; elle est née à Nanterre. « Nanterre était, en gaulois, Nemeto-durum (nemeton = bois sacré, enceinte sacrée, sanctuaire, puis ensemble de constructions sacrées formant le temple ; - durum = lieu empli de mana, lieu fort, forteresse.
[8] »
 
 

 
Sainte Geneviève.
Basilique de Longpont-sur-Orge.
  ©Photo Alexandrine Vayssac.

     A Longpont, le culte d’Isis remonte à des temps immémoriaux. Les druides se seraient convertis au christianisme en écoutant les prédications de saint Yon, ou Yvon, et de saint Sulpice, tous deux disciples de saint Denis ; ils attendaient eux aussi « la Vierge qui devait enfanter ». Avaient-ils perdu le sens de ce qu’est, en vérité, la virginité ou bien les premiers chrétiens en maintenaient-ils encore le sens ? Au début du christianisme, on ne sait trop d’ailleurs si ce sont les druides qui se sont convertis au christianisme ou l’inverse ! Il y eut une symbiose telle que l’unité des deux est tangible lorsqu’on voit comment se comportaient les premiers saints irlandais, bretons et autres qui étaient thaumaturges, chamans, druides et chrétiens. D’ailleurs nombre d’églises et d’abbayes, comme celle de Bénévent
[9] dans la Creuse, furent construites sur la divine proportion par tracé du rectangle d’or et de la croix celtique jusqu’à ce qu’un pape interdise solennellement ce genre de pratique !
 
 

   
Saint Denis ne serait jamais venu à Longpont,
mais ses disciples, saint Sulpice et saint Yon, ou Yvon.
©Photo Alexandrine Vayssac.
 
     Dans les environs de Longpont-sur-Orge, les Romains édifièrent un temple à Mercure. Il reste, à l’intérieur de la basilique, une colonne surmontée d’une croix en fer forgé. La légende veut qu’Audierne de Montlhéry, épouse du seigneur de ce lieu, ait saisi à pleine main cette croix portée au rouge sans se brûler. Elle a de fait épousé la cause chrétienne avec une telle foi ardente que les habitants se convertirent. C’est elle qui aurait fait construire la première église ayant subi depuis maintes transformations.
 
 

   
Colonne de l’ancien temple à Mercure,
christianisée et replacée à l’intérieur de la basilique.
©Photo Alexandrine Vayssac.
 
     De l’ancienne abbaye de Longpont, il ne reste rien. Pourtant, tout le territoire est particulièrement sacré. Ce n’est pas pour rien que, de l’autre côté de cette petite rivière qu’est l’Orge, se trouve Saint-Michel-sur-Orge ; saint Michel est le Libérateur (il a succédé en cela à Mercure) ; c’est le pôle céleste nécessaire qui maîtrise l’Energie tellurique en maintenant de sa lance le dragon-vouivre à sa juste place pour que fonctionnent ensemble énergie tellurique et énergie cosmique – deux aspects d’une même énergie, le Ciel et la Terre, le yang actif et le yin réceptif. Les « courts-circuits » du mental humain viennent interférer et empêchent la juste manifestation ; l’énergie est alors déviée, donnant les guerres dans le corps social, les maladies dans le corps humain, par la méconnaissance orgueilleuse des lois cosmiques connues jadis.
 
     Lorsque l’on observe le portail d’entrée de la basilique, on peut voir sur le pilier central la Vierge, très hiératique, les pieds sur deux vouivres ; ce qui symbolise la maîtrise des énergies telluriques, la maîtrise du binaire de la manifestation.
 
 

 
Vierge du portail, avec les pieds sur les deux vouivres.
  ©Photo Alexandrine Vayssac.

     Il en est de même d’ailleurs pour le Christ du grand portail de la cathédrale Notre-Dame à Paris ; il a lui aussi les deux pieds sur les vouivres. Si l’on entrait par ce portail qui est hélas toujours fermé, on descendrait de nombreuses marches qui montrent bien que l’on descend sous terre. Du haut de ces marches, la vue de l’édifice est grandiose. Le culte de la Vierge Noire de Longpont succéda donc à celui d’Isis ou se confondit avec lui pendant de longs siècles. La source sacrée resta longtemps derrière le maître-autel ; elle aurait été murée il y a peu, aux alentours de 1950. Un morceau de l’ancienne Vierge Noire serait contenu à l’intérieur de l’actuelle Vierge Blanche dénommée Notre-Dame-de-Bonne-Garde. D’après Pierre Gordon qui l’a vue, « une petite figurine noire (0,30 mètres) en poirier, et datant du XVIIe siècle, lui tient compagnie, sous le nom de Notre-Dame-de-Bénédiction.[10] » Celle-ci a depuis disparu ! La basilique a tendance à s’enfoncer dans un terrain marécageux, ce qui rend impossible les fouilles. Il y aurait tout un réseau de souterrains qui communiquaient avec le château de Montlhéry et jusqu’à Brétigny-sur-Orge. Une légende parle du trésor de Longpont qui aurait été enfoui sous la basilique au moment de la Révolution. Le véritable trésor était l’initiation que l’on recevait en ce lieu ! Souvent les trésors souterrains gardés par la Vouivre ne sont pas ceux qu’on croit ! Ils ont une valeur bien plus inestimable que l’or vulgaire ! Tout comme le trésor de la Vouivre des contes n’est pas la pierre précieuse, l’escarboucle qu’elle porte sur le front, mais le troisième œil qu’elle symbolise.
     « D’après la tradition, la Vierge Noire de Longpont était primitivement logée dans le creux d’un chêne. Autrement dit, elle se confondait avec le mana transcendant d’un arbre divin. C’est là qu’elle fut découverte par des bûcherons. Cinquante ans avant notre ère, les Carnutes étaient venus en demander copie. Elle passait en conséquence pour plus ancienne que la Mère de Chartres.[11] » Saint Yon, qui évangélisa la région et laissa son nom à un petit village voisin, fit construire là un oratoire et aurait fait connaître le sens chrétien à donner à cette effigie païenne. La Vierge Noire de Longpont est ainsi devenue une Virgo paritura, l’une de ces vierges qui devait mettre au monde ; on a voulu en faire remonter l’origine aux druides. Il est évident que l’inscription des mots latins Virgini paritura n’a pu être que très tardivement associée à la statue trouvée par les bûcherons et suffirait à montrer la supercherie d’une christianisation tardive. Longpont a donc précédé Chartres pour ce qui est de la Mère Noire ! «  A Chartres où le puits sacré et la sainte Mère noire avaient été d’abord, semble-t-il, laissés en dehors du sanctuaire chrétien, ils furent englobés dans la cathédrale nouvelle, construite au XIe siècle par Fulbert[12]. » Cet ancien puits sacré des Celtes a été baptisé « puits des Saints-Forts ». Personne ne sait pourquoi ! La Langue des Oiseaux[13], maintenue par les alchimistes, les trouvères, les fidèles d’amour, décrypte : F (Feu), O (eau), R (air), T (terre). Les saints sont vraiment forts qui ont la maîtrise des quatre éléments ! De plus S est le symbole de l’Energie du Serpent !
      Dans le chœur de la basilique, sur la voûte une fresque grandiose du XIXe siècle vient d’être entièrement restaurée. Elle représente la Vierge Marie sortant du chêne druidique, tenant dans ses bras l’Enfant Jésus tandis que les anges jouent de la trompette. Cette fresque grandiose évoque la continuité du druidisme et du christianisme. De chaque côté sont peints des évangélisateurs conversant ou prêchant à des druides, ainsi que des saints : Anne, Louis, la reine, Audierne de Montlhéry, et jusqu’à saint Jean Vianney !
 
 

 
Fresque du chœur, Vierge à l’Enfant sortant du chêne druidique.
Réalisée par F. Zbinden en 1901-1902 et restaurée en 2002.
  ©Photo Alexandrine Vayssac.

     Jusqu’à l’époque de saint Denis, Longpont-sur-Orge a donc été un lieu de culte à Isis, tenu par les druides. Cela peut surprendre, mais bien avant ce qu’on a appelé le celtisme, des liens étroits existaient avec l’ancienne Egypte et les habitants de nos contrées ; les anciens lieux de culte à Isis sont fort nombreux en France. Ce n’est pas pour rien que notre capitale actuelle s’appelle « Paris
[14] » et que la région Ile-de-France s’appelait jadis « Parisis » - entendez par Isis ! La monnaie frappée par Hugues Capet s’appelait le parisis. Isis est l’ancêtre de nos Vierges Noires, tout comme la grande déesse Annis de la tribu des Tua-Té-Danna, nommée « Black Annis[15] ».
En Inde, la figure de la Mère Noire est Kali, ce qui signifie « la noire ». La Mère de Sous-Terre est noire, comme l’obscurité des anciennes grottes d’initiation. « Cette noirceur est-elle la Lumière du Non-Manifesté, la Lumière Noire que la Vierge Noire, l’Isis Noire, le Serpent Primordial symbolise dans leur essence, “la Lumière d’avant la séparation de la lumière et des ténèbres”[16] » La véritable Vierge Noire qui succède à l’ancienne Mère Noire, étant la Nature Naturante, est représentée normalement sans enfant, ou avec un enfant adulte portant le globe terrestre dans sa main et représentant la manifestation. Bien voir que le but de l’initiation, le retour au point initial, c’est de retrouver l’état de virginité, mais au sens que donnait Maître Eckhart à ce mot : « Vierge, c’est-à-dire un être humain qui soit dégagé de toutes images étrangères, aussi dégagé qu’il l’était alors qu’il n’était pas[17] », Vierge de toute notions « y compris de la notion de virginité[18] » ! De ce point de vue, dans sa conception, la Manifestation est immaculée ; dès qu’elle est manifestée, il y a maculation, passage de l’unité au dualisme.
 
     Certes l’énergie est perceptible à l’intérieur de l’édifice, mais également dans toute la vallée de l’Orge (entendez « Ogre » !). Jadis un long pont de bois traversait cette zone marécageuse. Mais le Long Pont est aussi celui de l’initiation qui fait passer d’une rive à l’autre. Inutile de venir mesurer l’intensité des courants telluriques avec des instruments ! Ils changent de place selon les saisons et leur intensité varie avec des flux importants aux solstices. Tous les Hauts Lieux sont porteurs d’un message cosmique qui « n’est en fait que la démonstration d’une science fort ancienne qui libère l’énergie magnétique d’un lieu de telle manière que celle-ci soit capable d’amener l’homme à une haute spiritualité.[19] » Lorsqu’on se trouve sur un tel lieu, ce qui importe est l’unique énergie de la vie qui se colore en énergie tellurique et en énergie cosmique dans le binaire de la manifestation, et non point les colorations mentales que les hommes y ont projetées ! Druidisme, paganisme, cultes romains, christianisme primitif ou actuel importent peu à celui qui sait aller à l’essentiel, la Tradition primordiale dont ils sont issus. Dans de tels lieux, l’énergie redonne santé[20] au corps si l’on sait abandonner ses croyances pour vivre tout simplement… Pour cela « atteindre à l’Unique Fin qui est la RENCONTRE avec ta SOURCE DE VIE.[21] »
     Les pérégrinations sur le chemin de la vouivre en sont un moyen !
 
 

 
  La croix celtique dominant la basilique.
©Photo Alexandrine Vayssac.

 
 

[1] - George et Régine Pernoud, Le Tour de France médiéval, Ed. Stock, 1982, p.73.
[2] - Roman d’Henri Vincenot.
[3] - Voir : Kinthia Appavou et Régor R. Mougeot, La Vouivre, un symbole universel, Ed. EDIRU, 2006.
[4] - Voir : Régor, Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire d’après les Enseignements d’Emmanuel, Ed. Les Amis du Désert, 1988.
[5] Emmanuel, Le Bréviaire du Chevalier, Tome 1, Ed. Le Point d’eau, 1983, p.181.
[6] - Ed. EDIRU, 2006.
[7] - De nombreuses représentations semblables existent, dont par exemple, la statue de cette sainte dans l’église de Saint-Marcel (Berry). Marguerite est la christianisation de Morgane. La sonorité MRG se retrouve dans les deux mots, mais aussi dans MoRGue, MaRGot, Mère-Grand, MèRe-Guérisseuse.
[8] - Pierre Gordon, Les racines sacrées de Paris et les traditions de l’Ile-de-France, Arma Artis, 1981, p. 34.
[9] - Voir : L’abbatiale celto-chrétienne Bénévent-l’Abbaye (Creuse), Guide du visiteur de Jean Conquet, auteur de l’ouvrage : Des Druides aux Compagnons, entre autres.
[10] - Pierre Gordon, Essais : les Vierges Noires, Mélusine, l’origine des contes de fées, Arma Artis, 1983, p. 12.
[11] - Idem, p. 13.
[12] - Id., p. 2.
[13] - Voir : Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, Ed. Le Point d’Eau, 1994.
[14] - Le vocable celtique Par ou Bar, signifie « bateau ». Ainsi Paris porte toujours un bateau dans ses armoiries. La « barque d’Isis », « qui flotte mais ne coule pas », est aussi la nef blanche, le vaisseau du salut. Voir  Pierre Gordon : Les racines sacrées de Paris…, op. cit.
[15] - Pierre Gordon, Essais : les Vierges Noires, Mélusine, l’origine des contes de fées, Arma Artis, 1983, p. 1.
Notons que la déesse Annis fut christianisée en sainte Anne, si chère au cœur des Bretons, et dont on ne dit rien dans les Evangiles !
[16] - Notre livre, Le Miroir symbole des symboles, Ed. Dervy, 1995, p.16.
[17] - Sermons, Seuil, note 59.
[18] - Emmanuel-Yves Monin, Conférence inédite.
[19] - Jacques Bonvin, Vierges Noires. La réponse vient de la terre, Ed. Dervy-Livres, 1988, p. 127.
[20] - Etre « sain(t) » sans T, c’est faire retour au sein de l’Unité du multiple, révèle la Langue des Oiseaux.
[21] - Emmanuel (Yves Monin), Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage, Ed.du Point d’Eau, 1990, p. 351.
 
  
  Clip sur les Vierges Noires : http://fr.youtube.com/watch?v=Cs6E7zQo35s    
 

 
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