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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 21:32

 Beltaine

 

 Mardi 1er Mai à 20h00 :

 

Soirée du 1er Mai, Beltaine. Fête célébrée dans toute l'Europe depuis des temps reculés. Elle est le symbole de la fin de l'hiver et est parfois associée à la plantation de l'Arbre de Mai ou l'embrasement de grands feux.

  Beltaine3.jpg

 

Beltaine est une fête dont l'origine remonte à la nuit des temps. Les hommes célébraient à cette date un festival du feu, symbolique de l'union de la déesse et de son consort, Cernunnos. Elle marquait l'arrivée des premiers fruits de la saison et promettait des récoltes abondantes. Beltaine, c'est littéralement "feu de Bel", le dieu solaire des Celtes (Belenos en gaulois).

 

Beltaine2.gif

 

Le 1er mai, nommé nuit de Walpurgis, est dédié aux "Elémentaux", les sylphides, les ondines, les gnomes, les salamandres. C'est aussi la fête des elfes et des fées.

C'est une nuit magique où le voile entre leur monde et le nôtre est ténu ; cette nuit appartient à ces esprits et ceux-ci peuvent parfois être vus par les mortels. La journée même du 1er mai est une journée de jeux et de réjouissances ; après l'hiver, c'est l'occasion de célébrer le printemps, à l'extérieur, pour jouir pleinement du renouveau de la nature. Beltaine 4

 

Lieu : Cabinet de Groupe Nation, 18 bis avenue Philippe Auguste, Paris 11ème.

Date et heure : Le mardi 1er mai à 20h.

Participation : Entrée libre, prévoir quiches, salades, boissons, etc… pour le buffet. 

 

 

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Patricia Martin - dans Paganisme
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:22

 

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  « La désobéissance civile » de Henry David Thoreau, un livre écrit en 1849 et qui mérite d’être lu ou relu ! ( Ed. Mille et une nuits, 2,50 €)

 

Peut-être un sujet de réflexion… Mieux que de s'indigner…

 

N’écrit-il pas : «  “Le meilleur gouvernement est celui qui ne gouverne pas du tout” ; et quand les hommes y seront prêts, tel sera le genre de gouvernement qu’ils auront. » (p. 9)

Thoreau a influencé Tolstoï, Gandhi, Martin Luther King et tous ceux qui se réclament de la non-violence.

Il faudrait déjà, « immédiatement un meilleur gouvernement. » ; et il ajoute quelques pages plus loin : « Le citoyen doit-il un seul instant, dans quelque mesure que ce soit, abandonner sa conscience au législateur ? »

Le respect des lois fait des citoyens les complices de l’injustice ! Et Thoreau s’élève avec force et véhémence contre l’esclavage, contre la guerre d’invasion du Mexique… Son langage est direct et cru.

Qui ne devrait comme lui demander des comptes au gouvernement ? « Pourquoi n’encourage-t-il pas ses citoyens à rester en alerte pour lui signaler ses fautes et à mieux faire qu’il ne leur demande ? Pourquoi crucifie-t-il toujours le Christ, excommunie-t-il toujours Copernic et Luther, déclare-t-il rebelles les Washington et les Franklin » (p.23)

«  Si l’injustice (…) est de telle nature qu’elle fait de vous l’agent de l’injustice vis-à-vis d’autrui, alors je déclare qu’il faut enfreindre la loi. » (p. 24)…

« Si une plante ne peut vivre selon sa nature, elle meurt ; il en est de même pour l’homme.

Et tant d'autres pensées qu'il faudrait citer sans trop s'attacher à son histoire personnelle... »

 

                                                                                         Tournysol

 

Texte intégral sur :

http://www.scribd.com/doc/14177628/Thoreau-La-desobeissance-civile

 

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Portrait par Benjamin D. Maxham, daguerréotype de l'écrivain de juin 1856.

Wikipédia.

 

« Henry David Thoreau, né David Henry Thoreau le 12 juillet 1817 à  Concord (Massachussetts) où il est mort le 6 mai 1862, est un essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poète américain.

Son œuvre majeure, Walden ou la vie dans les bois, publiée en 1854, délivre ses réflexions sur une vie simple menée loin de la société, dans les bois et suite à sa « révolte solitaire ». Le livre La désobéissance civile (1849), dans lequel il avance l'idée d'une résistance individuelle à un gouvernement jugé injuste, est considéré comme à l'origine du concept contemporain de « non-violence ».

Opposé à l'esclavagisme toute sa vie, faisant des conférences et militant contre les lois sur les esclaves évadés et capturés, louant le travail des abolitionnistes et surtout de John Brow, Thoreau propose une philosophie de résistance non violente qui influence des figures politiques, spirituelles ou littéraires telles que Léon Tolstoï,¨Gandhi et Martin Luther King. » (Wikipédia)

 

http://intelligence-en-debat.over-blog.com/

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 16:21

Quelques photos montrant encore les stigmates 

de Beyrouth dévasté  prises en 1999 :

 

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  Liban6

  Les pires traces sont effacées bien que quelques stigmates subsistent encore pour que la mémoire ne soit pas perdue de ces événements terribles.

Dans toute  la banlieue de Beyrouth, les constructions de tours sont anarchiques ; elles enlaidissent le paysage et de nombreuses carcasses d'immeubles inachevés rappellent tristement la guerre et témoignent d'une reconstruction non planifiée, tandis que la pollution s'aggrave.

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Ceux qui le peuvent s'exilent dans les villes,  comme Bikfaya,

qui recouvrent les montagnes dominant Beyrouth, qui étouffe l'été

dans la pollution de la côte.

 

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La Colombe est depuis toujours

 celle qui apporte

  le rameau d'olivier de la paix.

   

 

 Le rameau d’olivier que la colombe rapporte à Noé

lorsqu’elle retrouve la terre après le déluge n’apportera la paix

que lorsque les humains auront retrouvé en eux la Licorne… 

oubliée par Noé lorsqu'il rassembla les animaux dans l'Arche.

Et la Licorne, c'est l'Esprit ! 

 

La Colombe de la Paix et le rameau d'olivier

    http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/l-arche-et-la-licorne.php  

  La descendance de Caïn se doit de renier son terrible héritage !

Sallah Stétié confie :

« Je pense que tant qu’un homme est capable de tuer de sang-froid un autre homme, on n’est pas sorti de la préhistoire, et cela quelle que soit la complexité de nos sociétés, quels que soient nos raffinements éthiques ou esthétiques, quelle que soit notre technique ou notre technologie. Si, dans une société qui jouit de tous ces bien-faits, il se trouve un homme capable d’en tuer un autre, de l’éliminer par la violence, on est encore dans les temps obscurs de l’humanité, puisque les valeurs acquises par celle-ci continuent à s’avérer inefficaces et inopérantes.[1] »

 

[1] Sallah Stétié (poète libanais), Entretiens avec Gwendoline Jarczyk.

 

 

"Le Prophète" du Libanais Khalil Gibran fut longtemps le livre culte des hippies aux Etats-Unis ; il est essentiel pour qui veut trouver la Paix ...

 

La Colombe de la Paix et le Rameau d'Olivier, de Noé à Jonas, et aujourd'hui partout où la paix doit revenir, en Algérie, au Liban...

La colombe de la Paix, invitée le 21 septembre à la Journée internationale pour la Paix

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 16:16

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Khalil Gibran, né le 6 janvier 1883

Photographie de Fred Holland Day, c. 1898.

   

 

Maison natale de Khalil Gibran

Bcharré, Liban.
© Photo Mnémosyne

 

P1090608

 

 

 

Dans sa ville natale de Bcharré, dans le nord du Liban,dans la vallée de la Qadisha, sa maison a été transformée en musée.

Savez-vous qu’il n’était pas seulement poète et écrivain, mais aussi peintre ?

 

 

 

 

 

Voici le poster de l’une de ses œuvres, acheté là-bas :   

 

Le Christ en croix adombre le couple d’humains enlacés.

Cet amour qui est le Passage obligé vers l’Amour véritable… 

 

    
     Le livre essentiel de Khalil Gibran, Le Prophète, fut le livre culte de toute une génération hippie à partir de 1960 (http://batisseurs.utopies.free.fr/hippies.html) et un succès mondial qui ne se dément pas, comme Le Petit Prince de Saint-Exupéry.

 

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Écrit en anglais, ce livre est une œuvre poétique faite d’aphorismes et de paraboles, livrés par un Prophète en exil sur le point de quitter l’île. Il livre au peuple qui l’a accueilli pendant douze ans des réponses simples et pénétrantes à toutes les grandes questions de la vie avec l’Amour comme fil conducteur.

 

Texte intégral du livre sur :

http://meltingpot.fortunecity.com/upper/560/index.htm

 

Le Prophète dit du mariage : « Emplissez chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à la même coupe ».

 

Voici le texte calligraphié où il traite des enfants :  

  GibranEnfants.jpg

     

Mais qui se souvient que son premier livre, paru en 1908, écrit en arabe, Al-Arwah Al-Mutamarridah (Les Esprits Rebelles) jugé hérétique et blasphématoire par l'église maronite, a été brûlé en place publique par le pouvoir ottoman  à Beyrouth  !

 

  "Les Colombes du Liban", un petit livre au service de la paix et de la réconciliation entre les peuples...

 

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 10:45

Le Christ représenté


sous la forme du Serpent crucifié

 

 

 

Le rappel est fait du Christ, "Serpens, Christus, proper sapientiam",
considéré par les Pères de l'Eglise comme le Serpent crucifié
en rappel du serpent d'airain élevé par Moïse sur l'Etendard
pour la guérison des Hébreux mordus par les Brûlants.



           Dans la Bible, il est dit que, lorsque Yahvé fait sortir le peuple hébreu de sa captivité en Egypte, il commande à Moïse d'user de Sa Puissance. Celui-ci dit à son frère Aaron :
     «Prends ton bâton, jette-le devant Pharaon et qu'il devienne serpent...» (Exode, VII, 8).
         Les magiciens du Pharaon ayant fait de même, le bâton d'Aaron «engloutit» les autres serpents.
        Un hymne dit du Christ : «Il est ce serpent qui dévore les serpents de Pharaon» (Année liturgique de Dom Guéranger).
         Lorsque Yahvé ordonne le départ des Hébreux vers la Terre Promise, il dit à Moïse : «Tu prendras en main le bâton qui s'est mué en serpent» (Exode, VII, 15).
        Lorsque le peuple hébreu, dans le désert, se révolte contre Moïse, le châtiment est brutal :
        «Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. Le peuple vint dire à Moïse: «Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu'il éloigne de nous ces serpents ».
        Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit :
       «Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie.
        Moïse façonna donc un serpent d'airain qu'il plaça sur l'étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d'airain et restait en vie » (Les Nombres, XXI, 6-9) (1).
     Ce Serpent d'airain fut ensuite placé dans le Temple
 et y resta jusqu'à l'époque d'Ezéchias
(Deuxième Livre des Rois, XVIII, 4).




Moïse et le serpent d'airain dressé dans le Temple.

Evangéliaire d'Averbode.



     Dans ce Serpent élevé sur l'Etendard, les Pères de l'Eglise
virent le Christ guérisseur des péchés du monde
élevé sur la croix.


Serpent d'airain élevé sur une colonne.
          Basilique Saint-Ambroise, Milan (Italie)

Ils suivaient en cela saint Jean
qui compare audacieusement le Christ au serpent :
     «Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'Homme» (Jean, III, 14).
     Et l'hymne de Laudes pour l'exaltation de la Croix chante :
     «Les saintes plaies du Christ sont les sources du salut universel : ceux qui ont été blessés, elles les guérissent, à l'instar du serpent d'airain».


 

Serpent d'airain sur une croix en forme de tau.
Biblia Pauperum, XIIIe s., Bibliothèque de Munich,
dessin de Flamia C. d'après Le Bestiaire du Christ de L. Charbonneau.


         Les alchimistes représentent de même le Serpent Mercuriel crucifié suspendu au bois, ou bien enroulé sur la croix en té comme par exemple Salzwedel au XIVème siècle (Archives de la revue Ciba ; Bâle).

 


Serpent mercuriel crucifié,
dessin de Flamia C. d'après un détail du  livre d'Abraham,
Figures Hiéroglyphiques, manuscrit du XVIe s., 25, XXXIX
(dans Psychologie et Alchimie de C. G. Young ).

            «Un vitrail ancien de la cathédrale d'Alençon représente le serpent d'airain sur une croix en forme de T. Image analogue à Bourges, également sur un vitrail de la cathédrale : le serpent d'airain est devenu dragon ailé sur un fût de colonne qui se prolonge au-dessous de lui et y forme une croix portant la Sainte Victime » (Les Métiers de Dieu de Jean Hani).

             Des représentations semblables se trouvent à la basilique Saint-Xénon Majeur à Vérone (portail du XIème s.), sur le reliquaire de Saint Siméon Styliste (Syrie, VIème s., actuellement au musée du Louvre), à l'église de La Canourgue...

 

                 Extrait de La Vouivre, un symbole universel, Editions EDIRU 2006.

 


 1 Saint Paul, mordu par un serpent, resta en vie (Actes des Apôtres, XXVIII, 3-6).


 

                   Frontispice des "Sept nuances de l'Oeuvre", par Etteilla.



       Dans de nombreuses traditions
(Indiens Navajo, Africains de Casamance,
pèlerins d'Epidaure dans la Grèce antique etc. ...),
le Serpent est guérisseur.
L'image du Caducée, dont on nous montre
la plus ancienne représentation connue, est bien évidemment évoquée.



Gobelet de Gudéa. Début du 3e millénaire. Basse-Mésopotamie.

Musée du Louvre, salle 2.

(Dessin de Flamia, extrait de La vouivre, un symbole universel)


LES VOUIVRES DU CADUCEE

 

 


     En Orient, le Bouddha est assis sur le serpent Mucilaci. 





   
Mais est évoquée aussi la montée de la Kundalini
lovée au bas de la colonne vertébrale,
les nâdis Shushumâ, Idâ et Pingâla de la tradition indienne
 étant à l'image du caducée.
Le lieu où est lovée la Kundalini endormie est appelé "Luz"
dans la tradition hébraïque.
La guérison véritable, c'est alors l'ouverture des chakras
par l'ascension du serpent qui s'élève jusqu'aux fontanelles.

LE SERPENT KUNDALINI



 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:55
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:36

  KaromAllem-jpg

 

© Marina Tolic

 

Marina Tolic, allemande, a acheté cette oeuvre à Paris, en 1970.

Ce tableau date sans doute de la période parisienne de Jean-Philippe Thomasson,

qui y connut le succès avant de quitter les salons d'exposition parisiens

 pour se retirer dans le Périgord et se consacrer à la Femme de Blé,

image de la Mère Universelle.

 

Michaël Hermès écrit : " J'ai parlé avec Marina Tolic l'autre jour. Le tableau de Karom date de l'année 1970, voir sa signature. Elle est tout à fait d'accord si tu veux mettre la photo sur le blog."


"LA FEMME DE BLE" DE KAROM THOMASSON IMAGE LA MERE UNIVERSELLE

LES ENFANTS DE "LA FEMME DE BLE", LA SCULPTURE VEGETALE DE KAROM THOMASSON

 

 

MICHAEL HERMES, ARTISTE PEINTRE A BERLIN : DES VIBRATIONS DE COULEURS !


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 14:30

   Land-Art-Sylvie.JPG

 

 

 

"Land art : mouvement artistique américain (années 70) qui crée dans la nature des décors à partir de matériaux naturels, destinés à se déliter au fil du temps. Un des artistes les plus représentatifs de cette mouvance est Andy Goldsworthy, dont les oeuvres ont été immortalisées par la photographie."

                                             

Merilla, voir "Sentiers de Nature" et La découverte des plantes sauvages en hiver

 

 Voir ou revoir : "De la Caverne à la Lumière", une peinture de la Licorne par Sylvie Forcioli en remarquant que " le pied du sabot pointe également la constellation de la Licorne qui apparaît comme une sorte de peinture rupestre."

 

Pour le Land Art, voir les liens :

 

Le land art dans les rizières du Japon !

 

"LA FEMME DE BLE" DE KAROM THOMASSON IMAGE LA MERE UNIVERSELLE

 

LES ENFANTS DE "LA FEMME DE BLE", LA SCULPTURE VEGETALE DE KAROM THOMASSON


 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 10:10

 La Calligraphie en Islam :

Calligraphie des sourates du Coran

et du nom d'Allah.



     "La calligraphie ajoute au simple dessin un message déchiffrable, lisible pour celui qui a appris à en pénétrer le mystère. Elle est cependant, comme tout art qui laisse une trace sur la blancheur immaculée de la feuille, maculation. « La surface blanche encore vierge, (est) elle-même (...) en tant que telle un être vivant (...) Pour un non-artiste, cette affirmation peut paraître surprenante. Mais il faut assurément admettre que tout artiste ressent la “respiration” de la surface encore vierge (...) et que - plus ou moins consciemment - il sent sa responsabilité vis-à-vis de cet être et se rend compte qu'en agissant avec légèreté à son égard, il commet quelque chose comme un meurtre. L'artiste “féconde” cet être et sait avec quelle docilité et quel “bonheur” la surface accueille les éléments justes à leur juste place. (8) »
     Roland Barthes, qui prenait beaucoup de plaisir dans l'acte même d'écrire, confesse : « dans l'écriture, mon corps jouit de tracer, d'inciser rythmiquement une surface vierge (le vierge étant l'infiniment possible (9)) » A l'image de la page blanche qui ne s’oppose en rien à l’artiste, l'être vierge est sans notion et laisse la vie se manifester dans sa justesse…

     L'origine de l'écriture est dans la pensée qui dirige la main, et le calame, la plume, laisse alors sa trace. Quelle parfaite symbiose, par exemple, entre les passages choisis du livre Le Langage des Oiseaux de Farid Al Din Attar et la calligraphie « des mots évocateurs d'images » qu'en donne Hassan Massoudy (10) ! « Le mot calligraphié reste dissimulé derrière le voile de nos ignorances (11) », indéchiffrable comme le Simorgh dont les Oiseaux sont en quête, et pourtant, il parle au cœur, enthousiasme l'âme et plonge celui qui contemple la calligraphie dans un abîme de beauté. Il y a là un processus qui illustre comment l'Idée divine, la création immaculée dans son Principe, se manifeste par maculation (12).
 
 

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Mausolée Goumbazi Seyidan - Samarcande (Ouzbékistan).
© Photo Régor

     « Entre la phrase sagement écrite et la phrase calligraphiée avec art, un voile se déploie qui brouille le contour des mots, qui associe les lettres selon une hiérarchie mystérieuse, qui élude ou magnifie tel élément du discours. Le prince commanditaire d'une inscription destinée à orner une mosquée ou un palais passait avec l'artiste un contrat tacite : le texte, devenu prétexte, devait tout ensemble être caché au profane et lui livrer assez d'indices pour lui permettre d'en deviner le sens. (13) » Ainsi la vérité n'est-elle pas cachée, mais cependant l'ignorant n'y a pas accès. Il en est ainsi de toute vérité dite « ésotérique ». C'est en ce sens qu' « on ne peut pas donner des perles aux pourceaux », selon le mot de l'Evangile ; cela est impossible, non du fait de celui qui pourrait donner, mais du fait du pourceau !
     La calligraphie crée à la fois le signe tracé, la forme extérieure et la forme intérieure, l'espace et le vide entre les traits. L'œil équilibre le blanc et le noir, le plein et le délié, le
yin et le yang et les conjugue pour manifester beauté et harmonie. C'est donc un art total, qui suspend le temps. L'œuvrier - l'ouvrier (14) -, l'homme de l'art, l'artisan, le maître d'œuvre manifeste selon les Lois de Ce qui le crée et expose ainsi les structures de la manifestation. Il est créature devenant créateur selon les lois qui font que « l'Esprit féconde Matière (15) ».
     Dans cette mise en œuvre, l'attitude du corps est primordiale. Le cœur guide la main et le juste se fait. L'Energie est libérée, les nœuds psychologiques se dénouent ; cela coule et l'apparence obtenue est révélatrice de l'état d'être. Cet état d'être se matérialise inévitablement, se dévoile, et en cela, il n'y a jamais échec mais constat de cet état d'harmonie ou de dysharmonie rendue ainsi visible.
     Chaque civilisation, chaque peuple, a traduit sa pensée dans un graphisme particulier. Des trois formes égyptiennes - hiéroglyphique, hiératique et démotique - jusqu'à l'écriture anglaise, en passant par les idéogrammes crétois encore indéchiffrables, les inscriptions cunéiformes, la cursive araméenne ou arabe, l'écriture cyrillique, les runes germaniques, les textes xylographiés chinois, l'onciale romaine, la gothique cursive etc., quel fabuleux déploiement de symboles s’est produit pour transcrire sur la tablette d'argile, sur le papyrus, sur l'écorce ou le papier, une pensée, une cosmogonie, une histoire, une légende, un mythe...! Que de labyrinthes élaborés ainsi par la pensée humaine ! 

 

EcritureKufi.jpg

Calligramme labyrinthique kûfi.
L'énoncé en bas à gauche commence par le nom d'Allah.

     Les calligraphies labyrinthiques, tout comme les labyrinthes musulmans qui énoncent en kûfi carré le nom d'Allah dans un espace octogonal ou carré, ressemblent aux entrelacs de la Renaissance mais y ajoutent un enseignement que peut décrypter celui qui connaît la langue utilisée. On peut voir, dans l'exemple reproduit, que « la parole sacrée est si parfaitement transcrite qu'elle ne peut pas ne pas être un mystère dont il faut avoir la clef. (16) »
     Aux formes volontairement géométriques de l'écriture
kûfi s'oppose l'écriture cursive arabe, le naskhi, correspondant au geste naturel de la main créant le monde des courbes, des boucles, des volutes et des spirales. Les deux se complètent souvent dans une harmonie qui réjouit l'œil. Que dire du naskhi ? « Ses caractères plastiques propres, les hampes verticales qui s'opposent à la direction horizontale en une sorte de contrepoint et ponctuent les boucles, les possibilités de varier le rapport entre la hauteur des hampes et celle des boucles, de jouer aussi sur la largeur de celles-ci et la longueur des lignes horizontales, fournissent des variables dans le rapport des formes riches en potentialités plastiques et donnant la faculté d'instaurer des rythmes par la répétition des hampes. (17) » Le jeu des couleurs vient parachever l'harmonie.

EcritureAllah.jpg
 


Le nom d'Allah et des Compagnons du Prophète calligraphiés en kûfi carré.

     La calligraphie des sourates du Coran rejoint les arabesques et les entrelacs sur les façades des mosquées de Samarkand, de Boukhara, d'Ispahan, du Caire, et jusqu'à l'Alhambra de Grenade en passant par Bagdad, Jérusalem et maints autres lieux. Dans ces mosquées, les mihrab, les minbar (18), les chapiteaux, les coupoles et les minarets montrent combien les bâtisseurs étaient calligraphes et géomètres.

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Médersa d'Oulough Beg - Samarcande (Ouzbékistan).
 © Photo Régor

     Les hommes pieux de l'Islam voulurent très tôt calligraphier le Coran comme les moines chrétiens avaient, eux, calligraphié la Bible et les Evangiles. Moins connues sont les signatures officielles d'apparat des sultans, les thoughra, comme celle de Soleiman le Magnifique. Ce sont des chefs-d'œuvre dans lesquels les lignes aux formes pures, droites et courbes ovoïdes, les entrelacs des lettres « sentant la nostalgie de l'éternité nécessaire, veulent fuir leur existence arbitraire et temporelle instaurée par le signe pour rejoindre enfin l'autonomie des formes pures ! (19) » La calligraphie ottomane en expose de très belles (20). "
 


EcritureOttomane.jpg

  Calligraphie ottomane.
Musée Sakip Sabanci, Istanbul (Turquie).
 


(8) KANDINSKY, W. - Point, ligne, plan - Gonthier.
(9) DRUET, Roger et HERMAN, Grégoire - La civilisation de l'écriture - Fayard et Dessain et Tolra, 1976, préface de Roland Barthes, p. 5.
(10) ATTAR, MASSOUDY, Hassan - Le Voyage des Oiseaux - Ed. Alternatives, 1999.
(11) BUKIET, Suzanne - Introduction - Le Voyage des Oiseaux - Op. cit.
(12) Voir Le Miroir, Symbole des Symboles - Chap. La Conception Immaculée - Op. cit.
(13) MASSOUDY, Hassan - Le chemin d'un calligraphe - Op. cit., p. 12.
(14) Ouvrier : celui qui ouvre I pour manifester les trois plans de l'être humain - E - Pour le symbolisme de O et E lié, Œ, voir Le Miroir Symbole des Symboles - Op. cit.
(15) MONIN, Emmanuel-Yves - Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage - Le Point d'Eau, 1990, p. 212.
(16) PEIGNOT, Jérôme - Du Calligramme - Ed. Chêne.
(17) PAPADOPOULO, A. - L'Islam et l'art musulman - Ed. d'Art Lucien Mazenod, 1976, p. 175.
(18) Chaires.
(19) Ibidem, p. 179.
(20) Musée Sakip Sabanci. Istanbul (Turquie).


                                                 Extraits de : R. R. Mougeot,
                            "Du tissage des formes aux entrelacs de la vie",
                                     chap. "Les entrelacs de l'écriture",
                                  sur
http://sens-des-entrelacs.wifeo.com/
 

                                                              
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:18

 Noms de Dieux - Noms de Lieux


Étymologie populaire, Étymologie savante et Mythologie
(21 et 22 avril 2012)

 

 

Frais : 33 euros pour l'inscription.

Possibilité de manger et loger sur place

(repas samedi midi 11€50 et dimanche panier repas 9 euros)

 



 

 

Comme chaque année « paire », la Société de Mythologie Française (SMF) organise une session de formation consacrée à certains des thèmes principaux de notre mythologie française. La session de cette année portera sur l’étymologie et ses liens avec la mythologie et les symboles.

 

 

Fondée en 1950 par Henri Dontenville, la Société de Mythologie Française (SMF) est une société savante qui a pour vocation d'inventorier, d'étudier et de promouvoir le patrimoine légendaire français sous toutes ses formes.
Son siège est situé à Paris 10ème.


 

http://www.mythofrancaise.asso.fr/

 

 

Cela fait 45 ans que la SMF organise des congrès et sessions ; c’est la première fois qu’elle choisit Paris comme lieu de réunion. De plus, cette session se fait en collaboration avec le Groupe Ile-de-France de Mythologie Française (GIDFMF) et l’Association France Celtique (AFC) qui sont heureux de l’accueillir pour cette occasion.

 

Nombre de mythologues font de la mythologie comparée en s’aidant de l’étymologie, savante ou folklorique. Cela va de l’explication des noms de fêtes celtiques aux appellations de divinités, en passant par tous les lieux-dits que l’on trouve sur une carte.

 

L’étymologie populaire
Samedi matin 21 avril à partir de 9h15 au    
FIAP, 30 rue Cabanis - 75014 PARIS



Les noms des saints en toponymie

par Raymond Delavigne, directeur d'études (hon.) à L'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Ile-de-France, membre de la SMF.

  Préludes à la linguistique mythologique, à partir des œuvres de Rabelais et de la tradition orale populaire

par Christine Escarmant, ancienne professeure de Lettres, chercheuse en ethnologie.
GARGANTUA : « Que grand tu as! ». Il s'agit de présenter succinctement les toponymes et anthroponymes mythologiques, en se fondant sur la question des étymologies, et en distinguant celles qui sont considérées comme « fausses » et celles qui sont considérées comme « vraies ». Il faut pour cela examiner les  points de vue des différents discours étymologiques, en comparant et confrontant les milieux savants, populaires et littéraires. La troisième partie se consacrera aux toponymes et anthroponymes populaires, but de l'intervention. Des documents pédagogiques seront distribués aux participants.

Les noms de personnages réels et imaginaires dans la toponymie
par Stéphane Gendron, membre de la Société Française d’Onomastique et auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la toponymie régionale.
 

- Visite de la basilique Saint-Denis

Samedi après-midi à 14h30. Nécropole royale possédant une collection unique en Europe de plus de 70 gisants et tombeaux sculptés, lieu de pèlerinage très important au Moyen Âge, puis église d’une puissante abbaye bénédictine, Saint-Denis accueille les sépultures des rois et reines de France dès le VIème siècle. Nous étudierons l’église sous trois angles : la Royauté (Régalia, rois illustres et mythiques, par Marcel Turbiaux) ; le comparatisme mythologique (St Denis – Dionysos, par Bernard Sergent) ; Saint-Denis centre de la Gaule (Les échos de la théorie d'Anne Lombard Jourdan à travers les significatives réalisations d'un monument capital, par Richard Spéranza).


L’étymologie savante
Dimanche matin 22 avril à partir de 9h15 

 

au musée d’Archéologie

                                                    nationale de Saint-Germain-en-Laye

Utilité de l’étymologie dans l’explication des mythes et légendes

 par Bernard Sergent (CNRS), président de la SMF.

Les théonymes (noms de dieux) gaulois ayant donné des toponymes français

par Jean-Paul Savignac, professeur honoraire de lettres classiques, membre de la SMF

et du GIDFMF, auteur entre autres du Dictionnaire français-gaulois,

traducteur des œuvres complètes de Pindare.

Méthodologie de l’utilisation des noms et de leur interprétation
par Pierre-Yves Lambert (EPHE et CNRS).

- Visite de la salle La Tène du musée de Saint-Germain-en-Laye  

Dimanche après-midi, avec un archéologue de l'Association France Celtique.
Les salles d'art gaulois, fermées depuis plus de 10 ans, viennent d’être rouvertes

depuis le 6 mars. Une exposition qui mêle art gaulois et histoire de l’archéologie

au cœur d’un château nouvellement restauré.

On y découvrira 1 350 objets originaux dont plus d'un tiers n'ont jamais été exposés.

Nous visiterons aussi les autres salles dont la salle d'ethnologie comparée

qui possède une copie du chaudron de Gundestrup et les salles de la préhistoire

qui possèdent entre autres la Dame de Brassempouy.

Nous serons heureux de vous voir participer à cet événement.


 

Contact : Marike van der Horst, <mm.v.d.horst@gmail.com

 

 


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