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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 16:03

 

La Chevauchée du Tigre en Inde

est une étape cruciale du cheminement de chacun :

la Maîtrise des Énergies de la Terre.

 

 

 

 

En Grèce, c'est Dionysos qui chevauche la Panthère,

 

le Lion ou le Tigre pour illustrer la même étape.

 

DionysosD-los.JPG


Dionysos chevauchant la panthère.
Mosaïque de Délos, Grèce, 100 av. J.-C.




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Dionysos chevauchant le tigre.
Mosaïque du musée du Bardo,Tunis.



DyonisosLion.JPG

  

Dionysos chevauchant le lion.
Mosaïque du musée du Bardo, Tunis.

 

Il est intéressant de noter que Denis vient de Dionysos, 
et saint Denis avait comme disciples Rustique et Eleuthère. 
Ce deuxième nom a une origine grecque. 

   

  

Diane chasseresse, elle, chevauche le cerf.

 

 

 

DianeCerf.JPG

 En Orient, la Domestication du Buffle

ou de la Vache sauvage a le même sens.

 

 

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La vache sauvage, libre est approchée par l'homme.

qui la prend au lasso.

 

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En Occident, l'image équivalente est

 la maîtrise du Dragon-Vouivre

 

 Cette peinture de sainte Marguerite

  domptant le Dragon-Vouivre,

  sur les murs d'un oratoire en ruine :

  

Vallee-de-la-Maira--aout-2010-043.jpg

  Photo Kathy Dauthuille.

 

 Elle a acquis la maîtrise des Énergies Telluriques,

  les Énergies de la Terre Mère.

  

Voir : SAINTE MARGUERITE DOMPTANT LA VOUIVRE   

 http://regorm.free.fr/articles/projet.html

 

Sainte Marthe maîtrise la Tarasque de Tarascon.   
 
La Tarasque, tout comme le Dragon-Vouivre, représente l'Energie de la Terre, le pulsif de la vie selon la Nature, qui peut dévorer l'homme et dont il faut acquérir la maîtrise.
 
« La force originelle créatrice de vie est aveugle sans celle de la connaissance (la conscience qui sait) et devient le jeu sans fin des instincts, sur la roue des renaissances (samsâra). La force connaissante, sans la force originelle de vie, devient le dissolvant poison de l'intellect, principe démoniaque, hostile à la vie. »
 
Lama Anagarika Govinda, Les Fondements de la Mystique tibétaine, Albin Michel, p. 230. 
 
 

 

La maîtrise de l’Energie 
ou la chevauchée du monstre-dragon-vouivre
est représentée sur le portail droit de l’église de Le Blanc,
dans le Berry :
    
       D’abord l’homme mordu par la bête, le dragon, la tarasque, avant d’en acquérir la maîtrise lorsqu’il chevauche l’animal symbole de l’Energie. Au centre le bienheureux qui n’est plus dans la lutte ou la maîtrise. C’est l’état qu’atteint le saint céphalophore, lorsque ayant eu symboliquement la tête tranchée, il n’a plus de mental, mais marche en tenant sa tête bien en main au niveau du cœur[1].
         
                      
 
    Il s'agit toujours de ne pas être dévoré par l'énergie,
mais de la canaliser... 
 
 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:55

  La géomancie est une technique de divination

 

fondée sur l'analyse de figures composées.

 

« Le terme est directement issu du bas latin geomantia (« divination par la terre ») emprunté au grec γεωμαντεία. Il est rapporté, sous la forme jomansie au début du XIVe siècle, notamment dans une des relations de voyages de Marco Polo (chapitre CLXXIV du Devisement du monde alias Le Livre des merveilles du monde). Le terme était toutefois connu antérieurement, puisqu'il apparaît ensuite en français, vers 1333, sous la forme geomancie dans la traduction manuscrite du Miroir Historial de Vincent de Beauvais rédigée par Jean de Vignay à la demande du roi de France Philippe VI de Valois et de sa femme Jeanne de Bourgogne ». (Wikipédia)

 

    Dans son livre "La Géomancie retrouvée",

( Editions Sous le Ciel, Paris, 1948),

Don Néroman présente une Roue de Géomancie,

qu'il dit "magique" à cause des propriétés remarquables

que possèdent les 16 nombres de cette roue.

 

 

De fait, il y a deux roues concentriques que le lecteur intéressé est invité à construire.

Sur la grande roue, la somme de deux chiffres diamétralement opposés donne 17 ; sur la petite roue, ils donnent 9. Si l’on ajoute les 4 nombres alignés sur un même diamètre leur somme est constante et égale à 26 , même si l’on tourne la petite roue pour changer les alignements. 

  

 Geeomancie2a.jpg

 

 

B = 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7

 

     Le 0 de la petite roue étant placé en face du 1 de la grande roue :

     - sur la grande roue, en tournant en sens contraire des aiguilles d’une montre en partant de 1, on a la suite :  A = 1 10 15 14 4 6 9 5 16 7 2 3 13 11 8 12

     - sur la petite roue, en mettant le 0 en face du 1 de la grande roue, on a la suite :

                             B = 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7

 

        Si l’on double B : 2 x B = 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 8 2 3 5 2 9 4

Nous retrouvons la même suite de nombres, mais commençant à 1, situé au 11e rang. en face du 2 de la grande roue. 

 

Il en est de même si on multiplie B par 3, 4, 5, 6 … jusqu’à 16, les suites commençant alors successivement par 1 2 2 34 4 5 5 6 7 7 8 8 9 9 !

Ce nombre B est pour cela appelé nombre « ouroborique », du nom du serpent qui se mord la queue ! 

L'OUROBOROS, SA SIGNIFICATION ALCHIMIQUE

 

Si 2 X B commence au 11e rang qui est 1, 3 X B commence au 12e rang qui est 1 en face du 3 de la grande roue, 4 x B au 5e qui est 2, 5 x B au 8equi est le 2 suivant, et ainsi de suite… Inutile de faire la multiplication, la roue donne le résultat ! L’ouroboros tourne sans début ni fin…  

3 x B = 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1

4 x B = 2 3 5 2 9 41 1 7 6 4 7 0 5 8 8

5 x B= 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5

  Geeomancie1.jpg

                                                       6 x B= 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2

 

7 x B= 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9

 8 x B= 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6

9 x B = 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 

10 x B =5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0

11 x B = 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7

12 x B = 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4

13 x B = 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1

 

Géomancieb

 

                                            14 x B = 8 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5

  

15 x B = 8 2 3 5 2 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8

16 x B = 9 4 1 1 7 6 4 7 0 5 8 8 2 3 5 2

   

En multipliant B par 17, on trouve alors une suite de 9 : 

                                              17 x B = 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9

 

Tout est Neuf !  

 

Mais comment est constituée cette suite de nombres ?  

 

- en face du zéro de l’ouroboros, on met le 1 ;

- en face du 2e nombre, 5 on met le 10 puisque 10 x B commence par 5 ;

- en face le 3e nombre 8, on devrait mettre 100. Mais 100 dépasse 16 :

            100 - 5 X 17 = 100 – 85 = 15

Il y aura donc 15 en face le 8 de l’ouroboros

 

Les multiples de 17 sont : 34, 51, 68, 85, 102, 119, 136, 153, 170…

 

- en face le second 8 : 1 000 = 58 x 17 + 14 : 14 est le 4e nombre.

Plus simplement encore : 15 x 10 = 150 = 8 x 17 + 14

 

- en face le 2 : 10 000 = 588 x 17 + 4 ; 4 est le 5e nombre

Plus simplement : 14 x 10 = 140 = 8 x 17 + 4

 

Le calcul se poursuit selon la formule : 10n = y x 17 + z ; z est le nombre cherché.

Ou bien le reste de la division de 10 exposant n par 17.

Plus simplement : le nombre précédent de la grande roue est multiplié par 10. Le reste de son quotient par 17 donne le nombre cherché.

 

Une autre propriété des nombres opposés de la grande roue : leurs carrés divisés par 17 donne le même nombre de la petite roue de l’ouroboros !

- 6 et 11 sont opposés :

            62 = 36 = 2 x 17 + 2

            112 =121 = 7 x 17 = 2

Il en est de même pour tous les nombres opposés !

 

Pour les cubes :

- 63 = 36 x 6 = 216 = 12 x 17 + 12

- 113 = 121 x 11 = 1331 = 78 x 17 + 5

Les cubes de deux nombres opposés de la grande roue, de somme 17 : leurs cubes divisés par 17 donnent deux restes qui sont des nombres opposés de cette même roue dont la somme est 17 !

 

Dom Néroman détaille encore d'autres propriétés qui l'amènent à trouver sur cette roue "la série des triples de Platon", celle "des doubles de Platon"  qui donnent les bases de la Musique...

 

   

Voir : LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION

L'ouroboros, le serpent qui se mord la queue, symbole du temps cyclique

"La Métaphysique des Chiffres. Tous les Chiffres ne disent qu'unité" Sur  : 

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/a-lunite.php

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 18:27


Venise, le Grand Canal 




 Le carnaval de Venise et le sens du Carnaval





Le Dragon-Vouivre de la place Saint-Marc.
 

      A Venise, le carnaval remonte au Moyen Âge. Il est apparu vers le Xe siècle puis codifié durant la Renaissance. Interdit un temps au siècle dernier, il est réapparu en 1979.

Il se déroule tous les ans vers la fin du mois de février ou le début du mois de mars, au cours de la période de douze jours précédant Mardi Gras, jour où, après le jeûne du Carême, on pouvait de nouveau, en chrétienté, manger de la viande.

L’étymologie latine, carnis levare, signifie « enlever, ôter la viande, la chair ».

La Langue des Oiseaux dirait : "Avaler sa carne" ! link
         Le Carnaval assure la bonne marche de la société. Pour quelques jours, la hiérarchie est renversée, toutes les contraintes qui s’exercent dans l’année sont rejetées, cela sert de « soupape de sécurité ». D’où une licence tolérée par les autorités religieuses et Venise devient la capitale du libertinage.




 

A ces dates, c’est une  récupération par le christianisme des  Lupercales romaines. Chaque année, le 15 février, les Luperques, vêtus seulement des peaux des boucs sacrifiés, couraient à travers la ville en frappant avec des lanières de peaux de boucs tous ceux qu’ils rencontraient, notamment les femmes. Celles-ci ne cherchaient pas à se soustraire aux coups, croyant que cela favorisait la grossesse. Les Lupercales symbolisaient l’intrusion du monde sauvage dans le monde civilisé, celle du désordre dans la vie réglée, celle du monde des morts dans celui des vivants.

 



    Au cours du carnaval, les habitants sortent, déguisés, masqués ou très maquillés
et se retrouvent pour chanter, danser, jeter des confettis dans les rues.
Il se réduit de plus en plus à une simple parade que les touristes regardent passer.


          





















© Photographies du Carnaval : Daniel Pellier.


Il existe aussi en Europe les Carnavals des Géants,
et particulièrement de Gargantua :
L'ENERGIE DE GARGANTUA, SES TOMBES ET LES MONTS GARGAN
GARGANTUA, LE CULTE DE LA FECONDITE ET... SAINT GORGON

Venise, un enchantement de canaux, d'églises et de palais !

A la fin du carnaval de Brétigny, cette année encore on a brûlé Bineau ! Comme dans tout le Hurepoix... Mais qui est cet homme ?














         


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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 05:08

Hamlet de Shakespeare,

 

Groupe Rictus, direction artistique David Bobée

 

 Hamlet1.jpg

 

 

Un spectacle délirant, une mise en scène époustouflante

 

qui tient le spectateur en haleine durant 3 heures !

 

A voir absolument

 

 Hamlet2.jpg

 Hamlet3.jpg

 

     La Vie n’est-elle pas « une pièce de théâtre » où chacun joue le rôle que lui a dévolu le Grand Démiurge, l’Auteur de nos jours ?

 

     Dans la Bhagavad Gitâ[1], Krishna ne dit-il pas à Arjuna : « C’est en accomplissant sa tâche en adoration de Celui qui a déployé cet univers et dont tous les êtres procèdent, que l’homme trouve la perfection. » (Chant XVIII, v. 46)

 

     Ou encore : « Le Seigneur se tient dans le cœur de tous les êtres, ô Arjuna ; Il les fait tourner par sa mâya[2], comme s’ils étaient montés sur une machine.

Prends refuge en Lui de tout ton être, ô Bhârata. Par Sa grâce, tu parviendras à la paix suprême et à la demeure éternelle » (Chant XVIII, v. 61-62)

 

     Aussi, comme à la fin de cette sublime pièce, lorsque tous les morts étendus sur leurs cercueils se lèvent pour saluer une salle debout qui les acclame longuement, chacun de nous naîtra à nouveau au-delà de cet Espace-Temps, nous serons, acteurs ayant justement joué notre rôle jusqu’à l’ultime mort de notre carapace physique, des Vivants ! Et nous verrons alors que, comme dans cette tragédie, tous les rôles sont justes, ceux des bons comme ceux des méchants. Grande alors sera la Joie d’avoir vécu les rôles qui nous ont été dévolus…

  


[1] Shri Aurobindo, Le Yoga de la Bhagavad Gitâ, Tchou, 1969.

[2] La puissance de manifestation et, dans un certain sens, l’illusion (IV, 6, 14c).

 

 

Hamlet de David Bobée :

photos et programme à venir sur :

 http://www.rictus-davidbobee.net/

 

David Bobée étudie le cinéma et le théâtre à l’université de Caen.
Il crée en 1999 sa compagnie
Rictus. Il compose alors des mises en scène et des installations. A l’école du CDN de Caen, il rencontre Eric Lacascade et devient son assistant à la mise en scène sur plusieurs projets.

 

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"La Nuit des Rois", de Shakespeare, au théâtre de Brétigny-sur-Orge, précédée de "La Nuit des Fous"

 

"Les Trois Soeurs" de Tchékov, mise en scène par Youri Pogrebnitchko, jouée au théâtre de Brétigny-sur-Orge, Essonne, le 11 décembre 2010

 

"Le Révizor", pièce de Nicolaï Gogol, se joue au théâtre de Brétigny-sur-Orge (91) le 9 février à 20h30

"Un tramway nommé désir" de Tennessee Williams, mis en scène par le Russe Nicolaï Kolyada se joue à Brétigny-sur-Orge (91)

 

La Création, revisitée par la Compagnie "Lle" d'Armelle Devigon : sa performance chorégraphique, plastique et sonore en extérieur, "Rondes"


 

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 11:04

L’Arbre taillé du Caylar dans le Larzac

 

Traduction de Kinthia Appavou

d’après le texte en espagnol de H. Martin et photos de Christian Tardieu

 

Les photographies sont visibles uniquement sur le site :

http://tardieu.christian.free.fr/Caylar/le_caylar.htm

 

 

« Dans bon nombre de villages du Larzac, un orme rupestre ornait habituellement la place principale. Le village du Caylar avait donc son orme. Vers le milieu des années 80, l’arbre, comme la plupart des ormes de France, attrapa la Graphiose. En peu de temps, l’arbre devint sec, condamné à être arraché, jusqu’à ce qu’un jour, la magie d’un sculpteur lui donne une seconde vie.

 

Michel Chevray[1] fut choisi pour réaliser le projet. Michel Chevray, ancien élève de l’école des Beaux-Arts de Lorient (Bretagne), est tout d’abord un spécialiste en gravure, et auteur de belles eaux- fortes. Il est aussi peintre de talent et sait s’exprimer aussi bien dans l’abstrait que le figuratif. Michel Chevray mena à bout cette sculpture en deux saisons, d'avril à septembre de 1988 et 1989. En tout, cette oeuvre a nécessité quelque 2000 heures de travail.

 

Il s’agit d’une œuvre purement figurative. L’arbre est peuplé, depuis la base du tronc jusqu’au bout des branches, d’une ribambelle de personnages, animaux, plantes et allégories. La plupart des éléments évoquent assez clairement la vie sur le plateau du Larzac. Beaucoup d’entre eux sont le fruit des rencontres que l’artiste eut avec les habitants du lieu, pendant qu'il était en train de sculpter l’arbre. Parce que durant deux saisons, l’attraction majeure de la place fut la contemplation de l’artiste travaillant.

Michel Chevray ne refusait jamais une conversation et répondait aux nombreuses questions qu’on lui posait. Ainsi, son inspiration put s’alimenter des échanges d’idées et des contacts qu’il avait avec les gens de passage, mais aussi les habitants du village.

 

Taillé dans le tronc, un berger, personnage emblématique du plateau (ici appelé Causse), porte un agneau sur les épaules. Un autre berger va accompagné de son chien, et au-dessus de lui, on voit une femme, peut-être la muse inspiratrice de ses rêves.

 

Entre les deux bergers, il y a une « carline » ou peut-être un magnifique chardon des champs, celui dont on a fait un des symboles du Larzac, et plus largement, des plateaux alentour (Grands Causses).

 

Successivement, un cavalier, un rapace, une chouette complètent ces personnages, et enfin, une feuille de chêne avec un gland qui appartient probablement au chêne pubescent, ou chêne blanc, arbre typique du Larzac.

 

Un bélier vigoureux porte au-dessus de ses cornes les deux premières branches. Sur l’une d’elles, il y a un beau lézard, accompagné d’un batracien et sur la cime, une morille. Sur l’autre, une perdrix et une figure énigmatique : une étrange tête humaine pensive, à moitié morte ou vive. Cette figure paraît être comme le symbole du Larzac, c’est-à-dire une terre de « pierres solitaires » selon l’expression du géographe Paul Marres, une terre qui semble hostile à la vie, et où, sans doute, quelques communautés humaines réunies là depuis quelques millénaires se sont maintenues jusqu’à nos jours.

 

La branche se termine avec des éléments végétaux : une poignée de « trompettes de la mort », une fleur et un épi. Dans la fourche que forment les autres branches, un sanglier, espèce commune sur le plateau, porte sur son dos un majestueux rapace dont l’allure martiale paraît effrayer un fragile écureuil. Deux serpents enroulés supportent un homme dénudé avec des lunettes de soleil. Ce personnage agrippé à un parapente imaginaire est un hommage du sculpteur à ceux qui pratiquent les sports de plein air sur le plateau. A l’extrémité de l’autre branche, taillée de manière abstraite, se pavane un coq fougueux et superbe.

 

Sur la branche suivante, un bourdon apparaît, couronné par les alvéoles d’un nid d’abeilles, dans lequel l’insecte semble représenté aux différents stades de son développement.

Plus haut, il y a un petit sur le point de naître. La partie haute a été composée de manière abstraite : la dernière branche est restée presque en entier au stade naturel pour rappeler ce qu’était l’arbre initialement. L’unique animation sur cette partie : une petite mouche peinte et au faîte, un masque de style océanien également peint.

 

Cet ultime élément est un hommage de Michel Chevray à un autre sculpteur, Hucke Petero, artiste polynésien.

Cet artiste sculpta un autre orme, un peu avant celui-ci, à Cornus, un village voisin. Là-bas, le sculpteur traita l’arbre suivant la tradition polynésienne, avec des figures stylisées et des motifs symboliques. Cette œuvre, moins monumentale que l’arbre du Caylar (il s’agit seulement d’un tronc avec la base des branches) est conservé à couvert à Cornus. L’arbre de Cornus est, cependant, celui qui donna à la mairie du Caylar l’idée de sculpter l’orme mort de la place. »

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:07

  Les mains de l'Amitié,

 

émail de Marie-Claire Briu Pla 

 

 

  MainsMarie-Claire.jpg

 

© Photo R. M.

 

Voici l’œuvre de Marie-Claire, cet émail qui image l’Amitié. Deux mains, mains de Fatma, mains porte-bonheur, comme peintes au henné ! Ici, c’est le noir et le blanc, le yang et le yin, la Force active des mains qui offrent, l’ouverture réceptive des mains qui reçoivent…

 

Deux mains grandes ouvertes qui portent un cœur et le Cœur de ce cœur qui entoure la Source de ce Cœur… Des cœurs qui s’interpénètrent comme dans l’Amitié, dans l’Amour.

           Le feu de l’athanor de l’émailleuse a trempé ces mains comme on trempe le fer pour le forger. Chauffée au rouge par le Feu de l’Esprit, l’eau des émotions humaines se trouve ainsi sublimée.

           Aussi est-il écrit dans Les Chants et les Dits de Saint Roch [1]:

 

           « Les événements ne sont jamais contre toi, Dieu ne cherchant pas à faire souffrir ses créatures. Il chauffe au rouge et martèle le fer, puis le trempe ensuite violemment dans l’eau froide pour sa totale résistance et la perfection de sa forme extérieure. »

 

           L’émail est l’Art du Feu, tout comme l’Amitié ou l’Amour est une Alchimie.  

 

 

Marie-Claire participe à  La Maison de l'Email
http://www.enamel-house.com/index.php?option=com_xmap&Itemid=41

 

Liens:

 

 

Quelques émaux de Marie-Claire Briu-Pla, exposés à la " 2e Rencontre internationale des artistes émailleurs" de Plessis-Pâté (91)

 

Magnifique exposition internationale des émaux d'art à Plessis-Pâté, Essonne, du 9 au 13 novembre 2011

 

 

L'alchimie de la terre et du feu, les oeuvres en terre cuite de Lauriane, potière 

 

Tchedlia, potier traditionnel berbère à Guellala, dans l'île de Djerba et Adel, son épouse

 

 


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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 07:45

 « Ce héros qui est en chacun de nous.

La puissance des mythes »,

de Laureline Amanieux, Albin Michel, 2011.

 

Article paru sur http://commentaires-livres-films.over-blog.com/

 

  HerosA.jpg

 

 

    L’auteure se réfère essentiellement au livre de Joseph Campbell The hero with a Thousand Faces (traduit sous le titre Héros aux mille et un visages, éd.Oxus), et qui inspira à Georges Lucas La Guerre des Etoiles. Pour lui « nos mythes sont encore vivants » et, précise l’auteure, « doivent le rester car nous avons besoin d’eux pour accomplir la quête de notre vie. »

 

     Aussi étudie-t-elle « le chemin du héros dans nos mythes », pour celui qui suit « l’appel de l’aventure » pour « quitter le monde ordinaire ». Tout le long du premier chapitre, elle décrypte longuement le conte Le Petit Poucet, tout en l’émaillant de maints autres exemples. Le refus de l’Appel entraîne des catastrophes ; le suivre, c’est « franchir le seuil d’un autre monde » inexploré, subir des épreuves, subir un démembrement pour renaître et, si le héros accepte le retour dans le monde des siens, devenir un guide.

 

     Se pose alors la question : « Comment devenir le héros de notre vie ? » Et pour cela « trouver notre mythe personnel », car « le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre[1] »

Nous ne pouvons que tenter de naître à nous-même à travers les épreuves difficiles et nombreuses qui peuvent nous faire échouer, mais nous ne devons pas douter de réussir. Pour cela, « rejouer comme un enfant », trouver « le moteur de notre vie » et « avoir conscience de la force qui nous anime ». Les moyens ? « Activer notre imagination », « Ecouter les Grands Rêves », « Retrouver les traces du passé » en cherchant « la Source vivante de tous les mythes », « Trouver un rite personnel » et « Laisser nos quêtes évoluer avec l’âge ».

 

    Il s’agit alors de « suivre la source de notre joie », ce que Joseph Campbell appelait follow your bliss. L’auteure développe maints exemples pris dans la Chevalerie et cite la Quête solitaire du Graal. « Notre créativité est possible en laissant derrière nous ce qui est fixé et normé », en inventant « nos propres règles en suivant notre cœur et notre joie, sans pour autant renier ce qui vient de la société ». Nécessaires aussi, « le questionnement moral », « l’équilibre », l’acceptation que : « Toute créativité repose aussi sur des contraintes et une discipline ». Indispensable de « sortir de la tradition » reçue et surtout, de « suivre sa quête amoureuse ».

 

     Les héros de l’humanité ont eu le souci de « partager le fruit de leur quête ».

 

    « Comment effectuer un voyage héroïque intérieur ? », selon Freud, Jung puis Campbell. Pour moi, cela est plutôt restrictif, puisqu’il s’agit d’une quête qui est nôtre, unique, et cependant il est intéressant de noter qu’il s’agit d’«  un voyage intérieur pour mieux vivre avec l’extérieur » et que « nos problèmes sont des opportunités ».

 

    Les mythes ont comme fonction de « nous réconcilier avec la vie », ils rendent « notre vie verticale » et non plus seulement horizontale. « Dire oui à la vie », c’est : « affirmer la vie, affirmer tous ses aspects aussi bien monstrueux que magnifiques, sans effectuer de tri. » « L’héroïsme, c’est alors d’agir sans ressentiment envers la vie et sa part de violence inaliénable ».

Le mythe a aussi comme fonction de « représenter l’univers », de « donner des règles et des valeurs », de permettre de « franchir des seuils psychologiques » pour devenir adulte.

     Sources de sagesse, les mythes permettent de « voir en l’homme un mystère infini », de « respecter la nature », de trouver la même vérité « sous mille noms », ce qui est « un rempart contre l’intégrisme et l’extrémisme religieux, sans pour autant détruire la spiritualité de chacun » puisque « leurs symboles ne s’accompagnent d’aucun dogme ».

 

     Il s’agit donc d’« expérimenter l’humanité des mythes », intimement : « derrière tout humain se profile une figure mythologique s’il a le courage de développer le meilleur de lui-même ». « Explorer notre esprit humain » permet de traverser la souffrance pour renaître en « faisant peau neuve ». Ainsi trouve-t-on son salut et peut-on trouver « le paradis sur terre », cette Terre que l’on considère alors comme « un temple sacré ». Ne jugeant plus, il est possible de devenir « transparent à la transcendance » et « d’irradier à travers nous comme une source de lumière inépuisable. »

 

     Dès lors : « Comment rendre la mythologie vivante pour la collectivité ? » « Le mythe crée des liens, rassemble les hommes autour de valeurs fortes. ». Se pose la nécessité de « réécrire un mythe de la création » à valeur universelle par lequel on puisse « reconnaître l’autre dans sa différence et pourtant se sentir proche de lui ».

     Cependant, malgré des ouvertures indéniables, ce livre a quelques difficultés à dépasser le psychologique. « Un nouveau mythe racontera comme tous les autres, un voyage héroïque et des passages de l’enfance à l’âge adulte, puis à la vieillesse : il traitera des grandes périodes et des grandes crises de l’existence. » L’imaginaire seul peut-il conduire chacun « à découvrir les forces de la nature de soi » ?

 

     Suffira-t-il pour cela de se tourner vers les artistes ? Certes, un film, un tableau, une lecture, une musique, une chanson peuvent nous faire ressentir un choc profond. Les exemples donnés (Le Voyage de Chihiro, James Joyce, Dante, Wolfram von Eschenbach, William Blake) sont intéressants, mais peu nombreuses sont actuellement les œuvres d’art qui témoignent de « la radiance de la vie » et montrent ce qu’est « être vivant » !

    « Le Chevalier au Lion »,de Chrétien de Troyes, témoigne pour nous, d’après l’auteure, de la possibilité « de rebâtir sur le temps perdu » - Mais y a-t-il jamais eu un temps perdu ? Pouvait-il en être autrement ?

    Henry Bauchan, à la fin du XXème siècle, réécrit Antigone en psychanalyste ! Anouilh a écrit son Antigone en pleine Seconde Guerre mondiale. Ont-il enrichi ou limité l’Antigone de Sophocle en l’actualisant ?

     En réécrivant la Genèse, dans Biographie de la faim, Amélie Nothomb, ne se laisse-t-elle pas limiter au niveau psychologique ? Sa notion de l’amour pour le salut de l’humanité est-il un tremplin suffisant pour aller au-delà du psychologique ?

    D’après l’auteure du livre, Haruki Murakami dans Chronique de l’oiseau à ressort trace une fresque impressionnante qui actualise la descente aux enfers d’Orphée et peut être lue au niveau psychologique mais aussi au niveau métaphysique.

    Un autre exemple est donné de la pianiste Hélène Grimaud, grandie dans les épreuves, menant une double quête, celle de la musique pour « devenir transparent à la transcendance », et celle de la protection des loups et des espèces situées au-dessous.

     Ces artistes sont qualifiés dans le livre de « passeurs de courage »

 

    La conclusion du livre est empruntée à Joseph Campbell qui « fait du mythe une route dynamique que chacun peut suivre. » La question essentielle étant : « Vais-je oser vivre » ?

    Cependant, il est dommage de ne pas montrer que le Bouddha, le Christ, Lao Tseu, Ibn Arabi, et d’autres encore, sont plus que des héros et ont fait un autre Passage…

    

                             Axel

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:59

Pourquoi la Colombe est-elle devenue

 

le symbole de la Paix,

  

ainsi que Jonas ?

 

 

 

 Le rameau d’olivier que la colombe rapporte à Noé

lorsqu’elle retrouve la terre après le Déluge n’apportera la paix

que lorsque les humains auront retrouvé en eux la Licorne… 

oubliée par Noé lorsqu'il rassembla les animaux dans l'Arche.

Et la Licorne, c'est l'Esprit !

   http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/l-arche-et-la-licorne.php

 

SAM 0667

 

Le rameau d'olivier est ainsi le symbole de paix

associé à la Colombe.

  

  

Le livre de Jonas raconte la légende du prophète

envoyé par Yawhé pour convertir les habitants de Ninive.

Or "Jonas" se traduit de l'hébreu par "Colombe".

La paix demande une conversion !  

  
 

  " Je suis retournée au texte biblique,

en utilisant la  "Nouvelle traduction de la Bible" de chez Bayard. L’introduction au Livre de Jonas est de Marc-Alain Ouaknin.

Il mentionne qu’en hébreu YONAH signifie "colombe"

et, par "intertextualité", renvoie à la Genèse : 

 

Jonas le prophète est aussi la colombe de la paix de Noé." (Françoise F)

 

Philippe L. nous dit : 

 

« Le jour du grand pardon (Yom Quippour), le texte de Jonas est lu à la synagogue et par tous les juifs pieux, en fait, c'est bien du PARDON dont il est question, le pardon de Dieu pour les humains, le pardon des humains pour leurs frères, pour Dieu, pour la terre etc.... La situation de la planète Terre peut changer si le véritable PARDON prend "corps en nos cœurs"

STRASBOURG : JONAS SORTANT DU VENTRE DU GRAND POISSON

"Le Signe de Jonas - Si Jonas m'était conté" vient de paraître, en tirage limité.

  Une légende voudrait que la croix du Christ

ait été en bois d'olivier.


"Allah est la lumière des ciels et de la terre.

A l'exemple de sa lumière,

voici une niche avec une lampe,

la lampe est en cristal,

et le cristal, tel un astre étincelant,

est illuminé par le fruit d'un arbre béni,

un olivier, ni oriental, ni occidental.

Son huile brillerait

même si le feu ne la consumait pas,

lumière sur lumière. "

(Coran, sourate 24, La lumière, v. 35)

 

   SAM_2132.JPG

 Dans le sud algérien, une histoire édifiante et magnifique,

parmi tant d'autres !

La plantation d'oliviers pour la paix en Algérie :


F. B. est née en France de parents immigrés venus du bled, d'un village au sud d'Oran. Elle possède la double nationalité et, à cette étape de sa vie, elle retourne maintenant sur la terre de ses ancêtres plusieurs fois par an. Elle n'est pas riche, loin de là ! Elle a décidé de remettre en culture la terre dont elle a hérité de son père et d'y planter des oliviers, symbole de paix. Elle ira les planter plus particulièrement pour que la paix revienne dans son pays natal après les multiples attentats et massacres de ces dernières décennies.

Lors d'un passage dans son village, la terre est labourée, les plants d'olivier sont mis en terre et arrosés. C'est un dur labeur pour une femme que la famille et les voisins regardent avec étonnement prendre une telle initiative...

Tout est terminé au mieux. Elle va pouvoir repartir en France dans quelques
jours, laissant à son frère le soin de l'entretien pour lequel il sera payé.


 

  Un des oliviers plantés en 2007.

 

 

Mais voilà qu'on lui dit que, si elle ne clôture pas le champ, les chèvres et les moutons mangeront les jeunes pousses ! Que faire ? Elle compte le reste d'argent qu'elle a en poche  et se rend au souk du village. Elle discute avec le vendeur le prix de la clôture, mais celui-ci est trop élevé pour elle.
Palabres... Le vendeur ne veut pas baisser son prix !

Alors passe un vieillard qui dit avec fermeté au vendeur : "Au nom d'Allah, fais-lui le prix qu'elle dit !"
Le vendeur fait le prix... Le vieillard disparaît aussi brusquement qu'il est apparu. Parmi les spectateurs, personne ne connaît cet homme, personne ne l'a jamais vu !
Nul ne l'a remarqué lorsqu'il est arrivé et nul ne l'a vu partir...

                   KHEZR ET ELIE EN QUÊTE DE L'EAU DE VIE LA QUÊTE DE L’EAU DE LA VIE 

 

 
                                                       Khezr et Elie à la Source de la Vie.
                                                     Miniature persane, école de Hérat, seconde moitié du Xe siècle,
                                                         Persian Miniatuez « Painting », Oxford, 1933, pl. LXI.

 

 

Mais comment obtenir la paix entre les humains ?

 

" En dépit de tous les maîtres et les sauveurs, de toutes les religions, des sectes spirituelles et des modèles de discipline, l'homme est encore en guerre avec lui-même. Le coeur humain est un champ de bataille de désirs, de passions, de contradictions et de tensions. C'est cette guerre que nous menons en nous-même qui doit s'arrêter d'abord. Les guerres extérieures ne sont que des projections et des extensions de cette guerre intérieure qui continue en nous. "

  Vimala Thakar, L'énergie du silence, Edition Accarias. L'Originel, 2010, p. 40.

 

  

Voici quelques extrait de l'Alphabet des Oiseaux

http://langue.des.oiseaux.free.fr/Langue%20des%20Oiseaux/essai-alphabet-oiseaux.pdf

 

COLOMBE à COLLIER

 

 

Variété de pigeon* et de tourterelle*. Son plumage blanc immaculé en fait l’emblème de la douceur, de la pureté et de la paix.

La Colombe au long roucoulement, quitte l’Arche de Noé, elle qui est pureté et simplicité ; elle revient avec le rameau d’olivier annonciateur de la Terre nouvelle et de la paix.

Pure, simple, innocente, candide, elle est l’aspect féminin du Créateur qui plane sur les eaux.. La Colombe du Saint Esprit descend sur les apôtres le jour de la Pentecôte ; inspirés, fécondés par elle, ils se mettent à parler toutes langues. Dans le christianisme, elle symbolise aussi l’âme du juste.

 

Colombe : Le Ciel (C) se referme, donnant le tout (O) sur terre (L) et cette totalité (O) aime (M) le binaire (Be).

Se disait jadis coulon, du latin colombus.

Coulon : L’axe du I se referme (CO) ou (U) manifestation physique (L) fermée (O) qui remonte au ciel (N).

 

 « Colombe des louanges, j’ai pour demeure le jardin des Idées.

Être essentiel dans le monde visible, je n’ai d’existence que par les dualités.

On m’appelle deuxième pourtant je ne suis pas seconde.

Mon existence est la limite des créatures.

Je viens après celui dont l’essence transcende la vue.[1] »

Ibn’Arabi, qui écrivit ce poème, fait de la Colombe la compagne de l’Aigle* et la mère du Corbeau*.

La colombe sublime l’instinct, aussi est-elle associée à l’amour véritable. Ah ! L’amante du Cantique des Cantiques est appelée justement Colombe ! « Ouvre-moi ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite… »

C’est l’oiseau d’Aphrodite, celui de l’amour charnel et spirituel à la fois, l’un étant le marche-pied de l’autre pour tous les Soufis et les Fidèles d’Amour.

Elle est l’âme impérissable qui boit dans le vase l’eau de la mémoire de la Source de la manifestation duelle, cette Colombe qui symbolise l’œuvre au Blanc des alchimistes. Les Alchimistes « ont employé l’allégorie de la Colombe, pour désigner la partie de la matière de l’œuvre des Sages.[2] » La colombe est « porteuse de la substance divine », elle « renaît chaque matin et annonce à l’univers entier la présence du soleil dont les rayons atteignent notre cœur.[3] »

 

Dans l’art égyptien, l’âme des morts était représentée par un oiseau à tête humaine, comme celui, si beau dans son envol, peint sur la tombe de Beni Hassan vers 2130 avant J.-C., esprit propre à chaque individu, le Ba dont la colombe est l’ultime avatar. Ba évoque bien l’âme terrestre.

 

La colombe poignardée des Philippines porte une étonnante tache rouge sang sur la poitrine.

 

Êtes-vous Colombe ? Epris de paix par opposition souvent au faucon* belliqueux.

En direction de quel « colombier » volez-vous ?

 

Collier : Ciel manifestant la totalité physique à laquelle la colombe est liée.

Ah ! Ce collier ! « Celui qui défait le collier du Monde ne connaîtra pas le nombre des innombrables perles et il se réjouit de les voir mélangées.

Mais Celui qui connaît le Nombre, Il connaît à la fois le Nom suprême. Car Il est le Nom, car Il est le Nombre.

Et la boucle s’ouvre et la boucle se ferme.

- Et Celui qui défait le collier ?

- Un temps viendra, je te le dis, où son pied glissera sur les plus belles perles…[4] »

 

Ne pas défaire le collier, maintenir l’Unité, mais que la brillance des perles ne fasse pas oublier le Fil qui maintient l’unité !  

 


[1] Ibn’Arabi, Le Livre de l’Arbre et des Quatre Oiseaux, Les Deux Océans, 1984, p. 61.

[2]Don Pernety, Dictionnaire Mytho-hermétique.

[3]Chistian Jacq, Le voyage initiatique, Pocket, 1996, p. 93.

[4] Oria, L’Evangile de la Colombe, Ed. Osiride, 1981, p. 245.

 

Certains, de toutes confessions, oeuvrent pour la Paix au Liban :

 

  "Les Colombes du Liban", un petit livre au service de la paix et de la réconciliation entre les peuples...

 

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 09:41

Le Jeu de l’Oie

 

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  En Europe, l'ancien Jeu de l'Oie des petits enfants déroule, en une spirale involutive, le parcours de tout humain vers le paradis en imageant les rencontres, aides et obstacles à éviter pour ne pas faire retour en arrière, voire à la case départ, ou bien pour faire des bonds en avant.

 

 Au Moyen Age, ce jeu , avec ses embûches sur le parcours, imageant le pèlerinage humain sur cette terre, était appelé Jeu de Dédale. Sur le plan symbolique, l’Oie renvoie à un animal qui annonce le danger. Ce mot aurait les mêmes racines que « oreille » et « entendre ».  

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Jeu de l'Oie.

 

La règle de base est intangible. Le jeu se joue avec 2 dés. Un premier coup décide de celui qui va commencer. L'Oie signale les cases fastes disposées de 9 en 9. Nul ne peut s'arrêter sur ces cases bénéfiques et on double alors le jet.

Qui tombe à 6, où il y a un pont, ira à 12.

Qui tombe à 19, où il y a un hôtel, se repose quand chacun joue 2 fois.

Qui tombe à 31, où il y a un puits attend qu'on le relève.

Qui tombe à 42, où il y a un labyrinthe retourne à 30.

Qui tombe à 52, où il y a une prison attend qu'on le relève.

Qui tombe à 58, où il y a la mort recommence.

Le premier arrivé à 63, dans le Jardin de l'Oie, gagne la partie, à condition de tomber juste sinon il retourne en arrière.

 

  La Langue des Oiseaux utilise beaucoup les homophonies qui parlent à nos oreilles. Ainsi, comme dans le titre du recueil de Perrault "Contes de ma Mère l'Oie" (1697) : « mer », « mère » et, pourquoi pas, « maire » ? Ce qui donnera, dans cette Langue dite aussi Diplomatique : « La loi est ta Mère » qu’on entendra également : « La Loi est amère » en jouant sur la liaison. Difficile en effet de découvrir la Loi de la Terre et d’en accepter les contraintes essentielles pourtant…

Dans la mythologie grecque, la déesse Némésis, pour échapper à l’étreinte de Zeus, se transforme en oie. « Mais, en considérant la signification de Némésis, et en parlant la langue des oiseaux, on conviendra que Ma Mère l’Oie est aussi “Ma Mère Loi”, c’est-à-dire l’ordre cosmique, et plus exactement l’image de la structure sacrée de l’univers dans sa création originelle. Certaines confréries initiatiques médiévales qui parlaient cette langue y virent aussi pour toutes ces raisons “Ma Mère Loge”. Et la Reine Pédauque[1] (Pied d’Oie) vint alors marquer de sa patte fourchue les habits des cagots[2], certains carrefours des routes de pèlerinage, et certaines poutres de charpente.[3] » Les Contes de ma Mère l’Oie[4] sont considérés comme des contes hermétiques.

   

Qu’y a-t-il d’autre à faire sur terre, sinon « garder les Traces de la Loi » ?

Némésis est la déesse dont la puissance abat toute démesure humaine, pour que l’univers demeure ce qu’il est, la Loi divine étant pour la toute protection de l’homme et non pour contraindre ou sévir.

Jadis, dans l’ancienne Egypte, lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée par une oie, car « l’oie est le soleil sorti de l’œuf primordial.[5] »

Le Jeu de l’Oie est aussi un labyrinthe dont les images traditionnelles sont les principaux hiéroglyphes du Grand Œuvre ; elles « exposent les étapes éternelles et universelles de toute existence humaine, pour protéger des faux pas, des conduites erronées, de l’incompréhension des épreuves rectificatives et dynamisantes : pour nous apprendre à écouter les Fées, les Dieux, les signes du Destin ![6] » Ce jeu déroule une spirale involutive qui mène, malgré les obstacles, au paradis de la dernière case, notée 63, pour laquelle il convient d’être par sept fois neuf[7]. Pont, puits, prison, mort sont autant de figures du parcours qui ont leur correspondance ésotérique dans les images du Tarot.

Au Moyen Âge, les Chevaliers jouaient également au Jeu du Cygne[8]. A cette époque, on parlait de Damoiseau et de Damoiselles. Entendez ! Dame-Oiseaux, Dame-Oiselles ou mieux encore d’Âmes-Oiseau et d’Âmes-Oiselles !

 

Chaque joueur refait ainsi, en se déplaçant case après case, et d'âge en âge, le chemin que parcoururent les héros antiques, de Thésée à Perceval. On ne sort victorieux des ténèbres qu'avec la lumière de la Connaissance.



 


     [1] Reine Pédauque : « reine mythique qui trouverait son origine dans la ville de Toulouse à l'époque où elle était capitale du royaume wisigoth (de 413 à 508). Elle se caractérise par un pied d'oie, d'où son nom : « pè d'auca » en occitan signifie « pied d'oie »; l'étymologie attribuée par d'autres sources au bas-latin, est tout aussi probable, « pes aucæ. (…) La patte d'oie et la lèpre sont en effet étroitement liées : cette maladie entraînant des affections cutanées pouvant faire penser à la peau des pattes de palmipèdes. » (Wikipédia) Autres Reine Pédauque : sainte Néomaye (Deux-Sèvres), sainte Enimie (Gorges du Tarn). Les cagots, cagotes ou cagous sont au Moyen Âge des groupes de personnes repoussées car soupçonnées de propager la peste.

[2] Ceux qui montrent de la dévotion de manière ostentatoire.

[3] Gérard de Sorval, La Marelle, op. cit., p. 16.

      [4] Le Petit Chaperon rouge, Peau d’Ane, Cendrillon

[5] Albert Champdor, Le Livre des Morts, 1963, p. 118.

[6] Emmanuel-Yves Monin, « Les derniers Trouvères et la mythologie française », article paru dans La Lettre de l’Ile-de-France. Mythologie en Parisis et en France, décembre 2005, n° 56, p. 4.

[7] Pour la symbolique des chiffres, voir notre livre, La Métaphysique des Chiffres, auto-édition, 1998.

[8] Voir les tableaux de la peintre Myrrha.

 

 

La hiéroglyphie nous donne des clefs intéressantes :

 

 

oieA.jpgLe compas du A, tournant autour de son axe engendre le cercle, O, la manifestation fermée sur elle-même, le temps cyclique que symbolise aussi bien l’Ouroboros qui se mord la queue dans la mythologie grecque que l’Anaconda Rodin qui enserre le monde chez les Amérindiens d’Amazonie, la totalité du monde manifestée dans sa plénitude.

Le O peut être vu comme l’axe I qui s’incurve en C et se referme ensuite ; tout fermé, il devient alors le tout d’une manifestation se coupant du Principe. Ou bien, il peut être vu comme la coupe de réceptivité du U qui se referme sur une totalité coupée du Ciel.

Dans le binaire, on tourne en rond !

   

I de oieLe I est la lettre essentielle du décryptage ; qu’enseigne sa graphie ?

Pourquoi dit-on couramment qu’il faut « mettre les points sur les I » ? Pour rappeler les principes, même si ceux-ci sont très relatifs et terrestres. « Mettre les choses au point » également, comme le veut le bon sens populaire. Tout bateau sur sa route, et tout cheminant sur le chemin, se doit de « faire le point »… sur les étoiles[1] ! Dans l’exotérisme l’autorité s’exerce de façon péremptoire par l’expression « un point c’est tout ! ».

Le cabaliste l’entend d’une autre manière et dira de même «  un Point, c’est Tout » ; comme partie de l’hologramme du Tout, ce Point, qui est vide, contient le Tout ! Ou encore, « un Point sait Tout » ! Le Point Source et non plus le point relatif. De ce Point naît[2] l’axe de la manifestation, I.

 

« I. Ce caractère est le symbole de la toute puissance manifestée.[3] 

  

IO et OI

 

Depuis le Principe se fait le déploiement du tout (O). Ainsi la vie est-elle passion (« passer le I dans le O » pour déployer) alors que l’existence (ex-I-se déployant sur terre en ce) est faite de devoirs (d’E-voir : voir depuis le E et non depuis la Source).

Par symétrie dans le miroir, IO donne OI, faire du O un I c’est se fourvoyer.

OIE, comme LOI, imagent ce sens puisque inconnaissable par le mental humain est la Loi cosmique. Le Tao n’affirme-t-il pas que « la loi suprême est l’absence de loi » !

Dans l’inversion OI, c’est la manifestation fermée qui est prise pour axe, comme dans « soi », « moi », « toi » . Le O est alors le Ciel qui se referme dans le binaire de descente, alors qu’il s’ouvre au Principe dans l’ascension, la phase involutive. Le « SOI » par excellence fait son axe depuis la totalité de la manifestation, O n’étant plus le C de la chute se refermant sur lui-même, mais le Tout comportant le manifesté et le non-manifesté.

- soi : ego de l’individu.

- Soi : « Ego-Centre de l’Unique » (Karuna).

L’inversion donne des principes humains relatifs : loi, foi, roi, soi, soif, voir…, mais là encore, comme pour « Soi », d’autres décryptages sont possibles, tout étant une question de contexte. Ce n’est pas pour rien que l’impératif du verbe être, SOIS, est ce qu’Il Est. Au lecteur d’y réfléchir…

 

 E-Oie.jpgQuelles sont les structures du E ?

Cette lettre est trine par ses trois barres ; elle est terrestre également puisque dessinée par quatre traits. Mais c’est la cinquième lettre de l’alphabet. L’axe du I déploie les trois plans humains qui conjuguent les graphies du F et du L. La barre du bas marque le plan physique, celle du haut celui du mental. Quant à celle du milieu, plus courte, marque le plan émotionnel-relationnel, domaine encore « senti-mental » comme il est dit dans Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux. Ce sont les trois plans de déploiement de l’être humain sur terre.

  

  

OIE

 

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  Oie, en vieux français, Oue. Il y avait jadis une rue aux Oues à Paris, qui fut altérée en rue aux Ours !

 

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En latin avica, de avis, oiseau. Avica : A-V-I c’est A ; avis : manifestation réceptive au Principe pour déployer l’énergie.

Au contraire des oies cendrées ou des bernaches du Canada, l’oie des neiges est blanche. Les oies sauvages viennent des régions galactiques pour hiverner en terres plus tempérées. Elles criaillent, sifflent, cacardent dans un tumulte abrutissant. Les oies sacrées du Capitole, celles du temple de Junon, sauvèrent ainsi Rome de l’attaque nocturne des Gaulois en 390 av. J.-C. ! Les oiseaux sauvages sont toujours magnifiés par rapport aux oiseaux domestiques.

Dans la mythologie grecque, la déesse Némésis, pour échapper à l’étreinte de Zeus, se transforme en oie, mais celui-ci la séduit en prenant forme de cygne*.

En Grande-Bretagne, pour les Celtes, elle était la messagère des dieux et de l’autre monde tout comme le cygne*.

Pour la « Mère l’Oie » et le « Jeu de l’Oie », se reporter au chapitre Les règles de décryptage.

En Egypte, « l’oie est le soleil sorti de l’œuf primordial » dit le Livre des Morts égyptien. Comme en Chine, elle était messagère entre le ciel et la terre ; l’avènement d’un roi s’accompagnait d’un lâcher de quatre oies dans les quatre directions de l’espace. L’oie est aussi un animal solaire en Afrique du Nord.

 

O-I-E : Le Tout coupé du Ciel (U se fermant en O), pris comme axe (I)de déploiement des trois plans de l’être humain.

Ou bien l’Eau, le monde émotionnel, pris pour l’axe du déploiement.

 

L’oie n’est guère valorisée dans l’opinion populaire : une oie blanche est une personne candide et un peu sotte et une oie, une personne niaise. Certaines armées marchent au pas de l’oie !

    


[1] Le pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle suit le « Compost-stellaire », le champ (et le chant) des étoiles. ETOILE : anciennement « Estoile, Es-Toi-El, tu es le divin manifesté ». D’où le mantra donné par le Serviteur de Lumière : « Le propre de l’Estoile à suivre est d’être anodine ». A-nod-in’ : dénoue les nœuds, les nodules intérieurs.

[2] « Ce qui NAIT n’EST pas », au regard du Principe. NAIT : énergie se manifestant selon l’axe juste sur terre.

      [3] Fabre-d’Olivet, La Langue hébraïque restituée, l’Age d’Homme/Delphica, 1991, p. 57.

 

http://langue.des.oiseaux.free.fr/

 

http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/hieroglyphes/hieroglyphes.html

 

http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=10

 

 

 

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:06
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