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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:45

L'érotisme dans
le « Cantique des Cantiques »,
le « Poème des Poèmes »

 

et l’Amour

 

 

« Le Poème des Poèmes » est attribué à Salomon sans que l'on puisse savoir s'il en est vraiment l'auteur ou le destinataire. La question s’est posée : « Ce poème est-il mystique ou érotique ? »

S’il est simplement érotique, a-t-il sa place dans la Bible ? Qu'en est-il réellement ?

Il suffit de lire pour comprendre qu'il s'agit d'une passion amoureuse concrète, charnelle, qui s'exprime, une passion qui s'incarne dans la chair vivante. Rien n'est mentalisé. Le pulsif de la vie induit une sensualité qui est l'expression naturelle de l'être humain. Que d'amants et d'amantes se sont nourris de sa lecture ! N'ont-ils pas fait leurs ces cris, ces plaintes, ces expressions en les vivant ?


Elle :
« Il me baisera des baisers de sa bouche ;

oui, tes étreintes sont meilleures que le vin. » (1,2)

« Mon amant est pour moi un sachet de myrrhe ;

il nuite entre mes seins. » (1, 13)

« Qu'elles sont belles tes étreintes, ma sœur, ma fiancée ;

qu'elles sont bonnes tes étreintes, plus que le vin ! » (4, 10)

« De nectar, elles dégoulinent, tes lèvres, fiancée ! » (4, 11)


Lui :
« Mangez, compagnons, buvez, enivrez-vous d'étreintes ! » (5, 1)


Elle :
« Ses joues (...) sont des tours d'épices ; ses lèvres, des lotus, (...)

Ses mains, des sphères d'or (...) ; son ventre, un bloc d'ivoire (...)

Ses jarrets, des colonnes d'albâtre (...)

Son sein est douceur, son tout désirable. » (5, 13-16)


Lui :
« Le galbe de tes cuisses, tels des joyaux, est oeuvre de main d'artiste.

Ton ombilic, cratère de lune, ne manque pas de brandevin.

Ton ventre, une meule de blé (...)

Tes deux seins, tels deux faons, jumeaux d'une gazelle. » (7,2-4)

« Ceci, ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des pampres. » (7, 8)

Elle :
« Là, je te donnerai mes étreintes. » (7, 13)

« Initie-moi. » (8, 2)

« Va, mon amant, sortons au champ, nuitons dans les villages ! » (7, 12)

« Oui, l'amour est inexorable comme la mort,

l'ardeur, dure comme le Shéol.

Ses fulgurations sont fulgurations de feu, flammes de Yah. » (8, 6)

 

Cette compagne est vierge de toute notion et se donne entièrement, sans retenue : « ma compagne, sans vice en toi. » (4,7)

Tout est là : genèse de l'amour, rencontre, exil, solitude, souffrance, séparation (l'amante endormie ne répond pas à l'appel et l'amant part), quête douloureuse de l'amante et retrouvailles.

Ce livre ne parle pas de Dieu, mais de la passion amoureuse. Quel scandale !

Au Ier siècle de notre ère, la question s'est posée et les docteurs juifs ont voulu voir dans ce langage l'amour de Dieu pour Israël et en retour celui du peuple pour son Dieu. Pour les chrétiens, l'allégorie est celle des noces mystiques du Christ et de l'Eglise. Lorsqu'on s'en tient au sens premier de l'amour humain, l'Eglise y voit celui, légitime, que consacre le sacrement du mariage, la passion en soi, hors mariage étant illégitime à ses yeux. Il n'est donc pour elle jamais question de la simple et belle passion amoureuse entre une amante et son amant !

Or, la traduction de Chouraqui à laquelle nous nous référons ne mentionne jamais les mots « épouse », « époux » mais  « amant », « compagne ». Toute condamnation de la passion n'entraîne-t-elle pas sa valorisation ? La répression, exacerbant les sens, ne mène nullement à la sublimation, mais au refoulement générateur d'un déséquilibre grave qui engendre violence, meurtre, sadisme, viol..

Dans cet amour total, il est possible d'y voir la totalité de l'univers. Ce Cantique court, complet, parfait, universel, est comme le chant de l'univers, « immaculé(e) comme l'Incandescent » (6, 10)


Mais le sens analogique et le sens anagogique d'un texte de cette nature n'excluent pas son sens littéral qui en est comme la racine vivante, le tremplin, le propulsif vers le plus haut sens. L'Eros humain, lorsqu'il ne se pervertit pas en sombrant dans « L'empire des sens » est le propulsif indispensable vers l'Eros divin. Le Héros de la Tradition, comme l'enseigne si admirablement la Langue des Oiseaux, vit l'éros depuis le H qui dans la hiéroglyphie illustre que « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Eros est depuis toujours le dieu de la passion amoureuse ; elle s'exprime là de manière imagée, irréfutable. Evidemment, si l'on définit l'érotisme :

« amour maladif, recherche de la sensualité » comme le fait le dictionnaire Larousse, nous sommes loin du compte. La passion s'exprime, maladie de l'âme peut-être, mais quelle maladie que de ne point être capable de passion ! Il est naturel de rechercher la satisfaction harmonieuse de ses désirs et, comme le disaient déjà les auteurs grecs de l'Antiquité, l'on ne peut supprimer en soi les désirs des sens sans supprimer par là même le sens qui donne la soif de la divinité, la soif de cet amour qui comme le dit Dante « fait mouvoir les planètes. »

 

Tous les Fidèles d'Amour affirment la même vérité :

« A quelque degré que se manifeste l'Eros, que ce soit l'amour des choses sensibles ou des réalités spirituelles, l'amour en soi-même ne mérite que louange, car l'amour physique est la voie qui mène à l'amour spirituel, et l'amour spirituel est la voie qui mène à l'amour divin. »

L'auteur anonyme de ce Poème des Poèmes est sans nul doute un Fidèle d'Amour. Cette tradition est de toutes les époques. Elle utilise l'amour humain comme propulsif vers l'amour total. Pour « l'élite de l'élite » des soufis, « la forme humaine de l'amour ('ishq insânî) devient l'initiation nécessaire à sa forme divine ('ishq rabbanî), ce qui veut dire que c'est la seule expérience de l'amour humain qui amène à découvrir le secret divin [1]. » « La beauté physique de l'être aimé est un miroir, et ce miroir est l'Orient où se lève et se rend visible la lumière de l'astre intérieur [2]. »

Dans le soufisme, les spiritualités de Rûmi et d'Ibn'Arabî convergent.

« L'une et l'autre tendent à la même “conspiration” du visible et de l'invisible, du physique et du spirituel, dans une unio mystica où l'Aimé devient le miroir réfléchissant le visage secret de l'amant mystique, tandis que celui-ci, purifié de l'opacité de son ego, devient réciproquement le miroir des attributs et des actions de l'Aimé [3]. »

C’est pourquoi Carlo Suarès, en kabbaliste chevronné, a pu décoder admirablement ce poème [4] qui nous parle de la palombe, de la colombe [5]. Or Jonas, Yônah, c’est la colombe [6], l’emblème d’Israël :

 « Ma palombe aux fentes du rocher, au secret de la marche,

fais-moi voir ta vue, fais-moi entendre ta voix !

Oui, ta voix est suave et harmonieuse. » (2, 14)

Et encore :

« Te voici belle, ma compagne, te voici belle !

Tes yeux palombes à travers ton litham ;

Tes cheveux tel un troupeau de caprins…»

Il conclut que l’action de cette Colombe « “trace un cercle”, pour ainsi dire, de vie physiologique dans le 8 de la substance indifférenciée. »

 

Il n'y a pas de césure entre amour humain et amour divin ; il n'y a véritablement amour que lorsque celui qui aime voit Dieu dans l'aimé, et réciproquement. La Bhagavad Gîtâ le dit également d'une autre manière :

« Ce n'est pas pour l'amour de la femme que l'homme aime la femme et ce n'est pas pour l'amour de l'homme que la femme aime l'homme, c'est pour l'amour du divin Atman », qui est « le Soi universel, l'Ame cosmique, le milieu spirituel dans lequel baigne toute la manifestation [7]. »

 

 

1] - CORBIN, Henry .- Majnûn, le « miroir de Dieu » .- Prologue à RUZBEHAN .- Le Jasmin des Fidèles d'Amour .- Lagrasse : Verdier, 1991, p. 37.

[2] - RUZBEHAN .- Le Jasmin des Fidèles d'Amour .- Trad. CORBIN, Henri, Lagrasse : Verdier, 1991, p. 75.

[3] - CORBIN, Henry .- L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn'Arabî, p. 61.
[4] SUARÈS, Carlo .- Trilogie sur la Genèse, le Cantique des Cantiques, et le Sefer Yetsirah.

[5] - Voir http://langue.des.oiseaux.free.fr/Langue%20des%20Oiseaux/essai-alphabet-oiseaux.pdf

[6] -  Voir : MOUGEOT, Robert Régor .- Le Signe de Jonas. Si Jonas m’était conté, Edition du Puits de Roulle, 2010.   "Le Signe de Jonas - Si Jonas m'était conté" vient de paraître, en tirage limité.

[7] - SWAMI SIDDHESWARANANDA .- La méditation selon le Yoga-Védanta .- Paris : J. Maisonneuve, 1976, p. 143.

   

 

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 10:01

Sentiers de Nature

 

 

 

  MerillaPlantes.jpgAquarelle K.A.  

 

Elles nous ont accompagnés tout au long de notre histoire... Elles nous ont parés, nourris, soignés, parfois servi à des fins occultes... Elles ont escorté les mages et les sourcières, composé les remèdes de simples, « de bonne fame » (du latin fama, réputation) et des herboristes, inspiré les poètes et les artistes qui leur prêtent forme féerique... Filles de Mère Nature, ce sont les :

 

Plantes sauvages

 

Que savons-nous d'elles ? Discrètes ou éclatantes, nous les piétinons, les cueillons ou les ignorons... Pour les découvrir, apprendre à les reconnaître et leur rendre hommage, allons à leur rencontre dans leur habitat naturel au rythme des saisons et des huit fêtes naturelles traditionnelles (solstices, équinoxes et fêtes celtes).

Chemin faisant et au fil de l'inspiration, quelque figure de land art * pourra être une manière d'honorer la Nature, à travers les tracés géométriques qui structurent toute oeuvre traditionnelle (mandalas, jardin zen...).

* Le Land art est un mouvement artistique américain (années 70) qui crée dans la nature des décors à partir de matériaux naturels, destinés à se déliter au fil du temps. Un des artistes les plus représentatifs de cette mouvance (appelée aussi « art éphémère ») est Andy Goldsworthy, dont les oeuvres ont été immortalisées par la photographie.


LORS DE CES RENCONTRES :

 

- Découverte des plantes sauvages selon leur " biotope " au fil des saisons ; marche dans la nature, prélèvement d’échantillons et récolte possible d’herbes, fruits et/ou baies.

- Land art : création de petits décors en pleine nature avec des éléments ramassés (cailloux, écorces, feuillages, branches, plumes...), qu'on peut photographier en souvenir de nos oeuvres...

- Veillée festive : musique, contes, poésie, chants... ;  instruments bienvenus ! ...

- En fonction du temps, promenade botanique, documentation, constitution d’un herbier personnel.

 

DATES PREVUES :

   

Sentiers de printemps " : 17 et/ou 18 mars 2012 - 28 et/ou 29 avril 2012

Sentiers d'été " : 20 et/ou 21 juin 2012 - 4 et/ou 5 août 2012

Sentiers d'automne " : 22 et/ou 23 septembre 2012 - 3 et/ou 4 novembre 2012

" Sentiers d'hiver " : 15 et/ou 16 décembre 2012

(modifications et/ou dates intermédiaires possibles, selon demande).

 

Du samedi midi au dimanche après le goûter suivant la formule choisie (1 ou 2 jours)

(apporter quelques mets pour les repas en commun ; petit déjeuner et goûter offerts).

 

PARTICIPATION   30 € la journée, 50 € le week-end

 

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :

merilla.lavenant@yahoo.fr

Tél. 01 69 01 68 80 avant 20 heures (rép.).

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

- Lieu d’accueil et d'hébergement :

A Auxy-Buthiers, petit village de Seine-et-Marne au coeur de la forêt gâtinaise.

(autres lieux possibles  hors hébergement)

- Accès :

En voiture par l'autoroute A6 Lyon (sortie 14 Malesherbes, péage 1€50) ou en RER ligne D (terminus Malesherbes, à 4 km d'Auxy).

- A prévoir:

Vêtement chaud, de pluie, chaussures de marche, duvet ou housse de couette en cas de nuitée.

Panier, canif ou ciseaux, appareil photo.

(carnets, stylos et cahiers d'herbiers à disposition)

 

 

Merilla LAVENANT est professeur documentaliste à la retraite, musicienne et botaniste, elle vit depuis toujours le lien profond qui nous unit à la Nature. Dans le cadre de son activité professionnelle, elle a animé avec ses élèves un Atelier Nature (mise en scène thématique et saisonnière du patio du collège).

 

  

************ 

  La découverte des plantes sauvages en hiver

 

"Mes Sages de la Forêt", poèmes de Merilla, autour de photographies évoquant les esprits de la Nature

 

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:12

  Dns la chapelle de l'aéroport de Madrid, T4,

 

cette statue de saint Jacques : 

 

 

ChapelleT43.jpg 

Saint Jacques ressemble beaucoup à saint Roch,

 

mais il n'a jamais ni chien ni ange avec lui

 

et ne montre pas de plaie à sa cuisse ! 

 

Simplement la cape, le bâton et la coquille.

 

Les attributs de saint Roch, guérisseur de toutes les pestes et des maladies de peau

  

http://saint-roch-guerisseur-pestes.wifeo.com/index.php


A l'aéroport de Madrid,

à côté de la chapelle catholique,

se trouve une mosquée,



ChapelleT42.jpg

 

et un oratoire luthérien !

 

ChapelleT41.jpg

 

Souhaitons que dans tous les aéroports du monde

 

chaque religion de la famille humaine

 

trouve un lieu de silence qui convienne à ses aspirations...

 

 

 glycon.jpg

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 08:56

Les Songlines,

 

le Grand Serpent Arc-en-Ciel

 

des Aborigènes australiens

 

et la Vouivre du terroir français

 

par Marie Milliflore

  
 

 

photo-56--1-Nic.JPG

 

Uluru, ou Ayers Rock, est située au centre de l’Australie,

dans le Territoire du Nord.

Il s'élève à 348 mètres au-dessus de la plaine.

 C'est un lieu sacré...

©Photo Nicolas de Fleury 

   


Lors de notre visite dans le New South Wales, en Australie, nous avons demandé à rencontrer un Aborigène que l'on savait spécialiste des songlines. En tant que Trouvères, le sujet est incontournable !

On nous dit de ne pas trop nous faire d'illusions car il faut souvent plusieurs mois avant d'entrer dans son amitié. Pour notre cas, la confiance s'est installée en dix minutes. Du jamais vu paraît-il ! En effet, grâce à l'ouvrage de Régor R. Mougeot : La Vouivre, un Symbole Universel, nous avons rapidement trouvé le point commun de nos deux cultures : leur grand Serpent Arc-en-ciel (the Rainbow Serpent) et notre Vouivre locale qui façonne les terroirs.

   

Australie.JPG

 

Dessin d’une peinture aborigène sur écorce

représentant le Serpent d’Arc-en-Ciel.

Nord de l'Australie,

d'après une photo de M. Lorblanchet.

Dossier Histoire et Archéologie n° 135, Fév. 1989.

 


Dans une des légendes, le Grand Serpent Arc-en-Ciel suit un chemin de force qui préexiste à son passage. En empruntant ce chemin, il façonne un paysage avec ses monts et ses vallées, puis il invente un chant qui raconte ce paysage, et qui doit être chanté.

 

rainbow_serpent-1-.JPG

 

Raimbow-Serpent.

  ©Photo Nicolas de Fleury 

 

Il existe tout un réseau de lignes de forces qui traversent l'Australie. Les songlines sont des chemins qui suivent ces lignes. Ils sont parcourus en chantant par les Aborigènes, et ce depuis des millénaires, de la même manière.

Ces chansons recèlent les précieuses informations qui vont leur permettre, à condition qu'elles soient chantées de la manière appropriée, de s'orienter tout au long de cet immense territoire. Où trouver les points d'eau ? Que mange-t-on à tel endroit ? Comment chasser ? Comment trouver les points-forces ? Comment cheminer tout en se régénérant ? La mélodie, le rythme, les mouvements mêmes qui accompagnent parfois les chants doivent être scrupuleusement respectés. Car il n'y a pas que les mots qui donnent les informations, il y a aussi par exemple, une certaine forme de mélodie. Parfois, certaines chansons les accompagnent pendant plusieurs centaines de kilomètres, de hauts lieux en hauts lieux, les maintenant en parfaite harmonie entre chaque tribu, avec la nature, les climats. Par exemple, ils savent exactement quand partir pour éviter les inondations. Celui qui nous fait l'honneur de sa confiance insiste sur ce point : "Nous sommes tous reliés !" A plusieurs reprises : "Nous sommes tous connectés. Nous avons notre propre Loi".

.

  photo-54--1-Nic-deFleury.JPG

 

©Photo Nicolas de Fleury 


Mais cela va plus loin encore. Car en plus de maintenir la cohésion entre eux, ces chansons doivent impérativement continuellement être chantées afin de maintenir la terre Vivante.

Les Aborigènes ont si bien maintenu leur culture, leurs protocoles, leurs lois, qu'un missionnaire disait d'eux : Si les Aborigènes étaient chrétiens, ils seraient tous des saints !



                                                                 Marie Milliflore



Sources :
En plus de la transmission orale,

Bruce Chatwin : The Songlines,

Bill Harney : Life among the Aborigines

Régor R. Mougeot : La Vouivre, un Symbole Universel, (Table d’Emeraude, 1993, 1995), 3e éd. EDIRU 2006.

Wikipedia : Songlines

 

 

 
Le Serpent Yurlugur des Aborigènes australiens du "Temps du Rêve"


 
SerpAborig.JPG
 


Tableau de Kelly Taylor.

  

« Chez les Aborigènes d'Australie, le serpent python est à la source de la création des paysages, des Ancêtres et des Héros mythiques, puis des hommes. Leur cosmogonie nous est parvenue intacte :

“Le peuple croit que le monde tel qu'il est aujourd'hui a été créé par une série de drames originels et spécifiques dans lesquels des ancêtres héroïques et richement parés, d'apparence à la fois humaine et non humaine, ont jailli du monde des esprits souterrains, libérant des forces susceptibles de donner la vie... Les ancêtres, épuisés, retournèrent dans la terre après cette époque de merveilles que l'on appelle populairement "Le Temps du Rêve". Ceci marqua la fin de la transformation du paysage, bien que celui-ci conservât éternellement le pouvoir de donner la vie. Aux endroits où ils étaient apparus et où ils avaient regagné le monde souterrain des esprits, et ceux qu'ils avaient visités, des sources, des rochers, des collines et des rivières furent créés par la transformation de leurs corps ou par les traces de leurs activités.” (Maurice Jupurrula).

Ce Temps du Rêve semble être comme un lointain souvenir de ce que fut l'Age d'Or, le temps où l'homme vivait en harmonie avec la nature.

Là où la Vouivre affleure, se trouvent, disent les Aborigènes, des réserves de force vitale, tant il est vrai que dans tous les pays, les lieux sacrés sont ceux où l'homme peut encore se recharger en se laissant pénétrer par les Forces de la Terre. »

 

Extrait de : Kinthia Appavou et Régor R. Mougeot, La Vouivre, un Symbole Universel, EDIRU, p.64 (Les Editions EDIRU ferment et il ne reste plus que quelques exemplaires de ce livre chez l’auteur de ce blog. Il en est de même pour Contes qui coulent de Source – La quintessence du conte, est contée « L’invention du didjeridoo »)

 


Et cela fut ainsi sur toute la Terre ...


 

 

http://www.peintureaborigene.com/


LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION

LES SERPENTS MYTHIQUES DES ABORIGENES D'AUSTRALIE

L'INVENTION DU DIDJERIDOO PAR LES ABORIGENES AUSTRALIENS



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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:04

 L’arrivée des machines

et la clé des codes secrets

 

basés sur les nombres premiers

  
 

On rêvait, à la fin du XIXe siècle, d’une machine universelle « qui allait donner aux mathématiciens un nouvel outil pour poursuivre une exploration du monde des nombres » ("La Symphonie des Nombres Premiers" de Marcus du Sautoy, p. 287).
L’une des premières réalisations, la machine de Charles Babbage, est telle que « le moteur analytique tisse des tracés algébriques comme le métier de Jacquard tisse des fleurs et des feuillages » (Idem, p. 292).




Charles Babbage.

La croyance en l’inutilité des mathématiques, acte de foi de Hardy comme de beaucoup d’autres mathématiciens, est battue en brèche par l’invention des premières machines à calculer puis des ordinateurs de plus en plus performants : « Les “vraies" mathématiques des “vrais” mathématiciens, les mathématiques de Fermat, Euler, Gauss, Abel et Riemann sont presque totalement “inutiles” (et cela vaut tant pour les mathématiques “appliquées” que pour les mathématiques “pures”). On ne saurait justifier la vie d’un authentique mathématicien professionnel en prétextant de “l’utilité” de ses travaux »  (Idem, p. 341). Mais cette utilité, comme nous le verrons, au lieu d’être mise au service du beau, du bien et du vrai, va l’être à celui des services secrets d’espionnage durant la dernière guerre mondiale, puis du commerce international, source de tant d’injustices humaines.





La machine Lorenz utilisée par les Allemands
durant la Seconde Guerre mondiale.

La question se posa très vite de savoir si les machines pouvaient penser ! Ces machines aboutiraient-elles à « une formule pour engendrer tous les nombres premiers » ( Idem, p. 271) ? Elles rendraient inutiles les mathématiciens !
Mersenne avait prédit, inconsidérément, que 2257- 1 était premier. Il n’avait pas prévu que les machines rendraient très vite sa prédiction caduque. En 1950, les premières machines arrivent à 1104 nombres premiers avant de tomber en panne (
Idem, p. 295).

 

« Le 30 janvier 1952, un calculateur découvrit les premiers nombres premiers situés au-delà des capacités de calcul du cerveau humain (Idem, p. 317).
En 1956, les 25 000 premiers zéros de la droite de Riemann étaient répertoriés (Idem, p. 300).
En 1978, Richard Brent annonce « que les soixante-quinze premiers millions de zéros se trouvaient bien sur la droite. » (Idem, p. 332) Mais cela n’exclut pas un contre-exemple possible !
Les choses s’accélèrent et, en 1996, en Californie, le 7e plus grand nombre premier est calculé 21 257 787–1. Un nombre déjà inouï qui n’est encore rien ! En 2001, 213 466 917–1 à 4 millions de chiffres !
Là, au contraire de l’habitude, les machines calculent les solutions, mais il reste toujours à trouver l’équation ! Don Zagier, trouvant 3 millions de 0 alignés sur la droite de Riemann, sait que cela n’est pas la preuve qu’un jour un 0 ne sera pas hors de cette droite ! « En gros, c’est égal à zéro preuve. Trois millions de zéros, ça commence à être intéressant » (Idem, p. 330) pourtant, mais ce n’est… rien !
Les Grecs démontrèrent il y a deux mille ans que tout nombre peut être exprimé comme le produit de nombres premiers, mais aucun moyen rapide n’a été trouvé à ce jour pour permettre, étant donné un nombre quelconque aussi grand soit-il, sa décomposition en facteurs premiers. Il aura fallu attendre l’invention des ordinateurs pour pouvoir effectuer des calculs immensément longs et fastidieux, surtout pour reconnaître si un nombre est premier.

Mais voilà qu’une utilisation des plus grands nombres premiers se fit jour dans la cryptographie, celle des services secrets, puis celle du commerce international sur Internet.
La « cryptographie à clé publique », mise au point par Whit Diffie et Marin Hellman, proposée pour la première fois en 1976, utilise les codes mathématiques pour la sécurité bancaire et assure l’inviolabilité des cartes bancaires et des achats sur Internet en utilisant des nombres premiers à 50, 100, 600 chiffres et plus.
Le code secret « Enigma », que les sous-marins allemands utilisaient durant la dernière guerre mondiale pour communiquer entre eux, a pu être cassé par Turing qui construisit des machines capables de le percer (Idem, p. 293). Il « présentait davantage de combinaisons possibles qu’il n’y avait d’étoiles dans l’univers » (id.).




Enigma.

Aucun programme crédible n’a été trouvé jusqu’à ce qu’au département du MIT(Idem, p. 28), Ron Rivest, Adi Shamir et Len Adleman mettent au point le système de cryptographie qui sera appelé RSA d’après les initiales des auteurs. C’est un algorythme asymétrique de cryptographie à clé publique très utilisé dans le commerce électronique et pour échanger des données confidentielles sur Internet, ainsi que par les services secrets. La factorisation est si difficile qu’il faut un temps incommensurable pour y parvenir et les transactions Internet sont sécurisées par le système de cryptographie RSA (Idem, p. 353). On se demandait « si même la durée de vie de l’univers ne suffisait pas à trouver les nombres premiers qui composaient les grands nombres » (Idem, p. 360). Ce qu’on croyait purement théorique s’avéra extrêmement pratique ! « RSA avait tout du rêve d’espion devenu réalité : un code indéchiffrable. » Il y avait tant de nombres premiers à vérifier que la confiance en l’invulnérabilité du système semblait justifiée (Idem, p. 361).
Cependant, il n’a fallu que dix-sept ans pour casser le système RSA ! Si demain un mathématicien peut le casser en dix-sept minutes, tout le commerce bancaire actuel s’effondre ! En combinant plusieurs centaines d’ordinateurs dans 24 pays, le code RSA 129 put être décomposé en huit mois ; les nombres premiers utilisés n’étaient qu’à 65 et 54 chiffres ! 10 000 dollars sont à empocher pour qui cassera un de ces nombres RSA à 160 chiffres (Idem, p. 365). Chaque fois qu’un codage peut être cassé, il suffit d’augmenter la taille des nombres premiers pour relancer la sécurité. On atteint actuellement l’utilisation d’horloges de Gauss à 600 chiffres (Idem, p. 366) !
« Quel soulagement ce serait pour les chefs d’entreprise si nous pouvions leur garantir qu’il est impossible de trouver un programme capable de factoriser rapidement les nombres. Or il est manifestement ardu de démontrer qu’une telle chose n’existe pas » (Idem, p. 370). Il existe cependant le test de Miller-Rabin, mais « il ne fonctionne pour les très grands nombres que si l’on peut démontrer l’hypothèse de Riemann » (p. 375). En 2002, trois mathématiciens indiens inconnus développèrent une alternative élégante à ce test, surprenant la communauté mondiale des chercheurs sur les nombres premiers (id.). « Il est fascinant de voir à quel point la Nature a été généreuse avec la communauté des cryptographes. Elle a donné un moyen simple et rapide de produire des nombres premiers à partir desquels il est possible de bâtir la cryptographie sur Internet, tout en continuant de nous refuser une façon aussi rapide de décomposer les nombres en nombres premiers. Mais pendant combien de temps encore sera-t-elle du côté du cryptographe ? » (p. 376).
Un autre codage fut mis au point, basé sur les courbes elliptiques. A peine fut-il utilisé qu’un mathématicien assura l’avoir cassé ! « C’était un moment terrifiant » (Idem, p. 387) affirme Neal Koblitz. Mais ce mathématicien allemand l’a sauvé en trouvant un détail qui avait échappé au casseur. Il « n’aime rien tant que de donner des conférences sur toute cette saga, sous le titre Comment les mathématiques pures ont failli causer la chute du commerce électronique » (Idem, p. 388).
Andrew Odlyzko avançant vers le nord jusqu’à 1020 dans les calculs de distance entre les zéros mit en évidence une correspondance extraordinaire (Idem, p. 415). Magie pure et simple pour Stanford Persi Diaconis, et non tour de la Nature (Idem, p. 418). Diaconis, spécialiste de l’analyse du mélange des cartes, « a dévoilé la supercherie du “Code de la Bible” censé permettre de déchiffrer des messages dans le texte hébreu d’origine » (Idem, p 415).
Zagier dépeignit, dans son article Les cinquante premiers millions de nombres premiers, « comment les zéros du paysage de Riemann pourraient servir à créer des ondes qui reproduisaient comme par magie le nombre de nombres premiers que l’on peut s’attendre à croiser quand on compte plus loin » (p. 426).

Les Nombres Premiers à cent chiffres ne sont pas seulement des clefs que la contre-nature actuelle utilise pour la protection des numéros de cartes de crédit et des sites d’ordinateur. Ils permettent le cryptage des codes secrets de tous les services d’espionnage. Ainsi de mathématiques pures deviennent-ils moyen d’asservissement, de domination, de guerre. Certes, quelques rares mathématiciens, comme Alexander Grothendieck, préférèrent démissionner, ce qu’il fit, en 1970, « quand il s’aperçut que certains financements privés de l’Institut [des Hautes Etudes Scientifiques] provenaient de sources militaires » (Idem, p. 462). Déjà, en 1966, pour s’opposer au durcissement militaire soviétique, il avait refusé de se rendre à Moscou pour la remise de la médaille Fields que lui avaient valu ses progrès dans le domaine de la géométrie algébrique.
Les milliards offerts actuellement par Cray du laboratoire de recherche AT&T de New Jersey à qui trouvera le moyen de casser les codes secrets actuels sont un enjeu ridicule ! La vanité qui pousse certains à vouloir laisser leur nom dans l’histoire de l’humanité est bien dérisoire !


 
27 - Tchouang-tseu, chap. XXVI.
28 - MIT : Massachusetts Institute of Technology ou MIT, spécialisé dans la recherche scientifique et technologique.
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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 08:54

La Licorne aux cheveux de Feu

 

et… la Dame

  

 

 

Cherchez la Dame…

La verrez-vous mieux malgré son masque de carnaval,

                                                               par retournement ?

 

La Licorne aux cheveux enflammés

Poème de Christy



C'est au sein de la magie d'un masque amazonien
qu'elle s'était lovée...
Sans le savoir, j'ai dû la chercher,
elle est arrivée sans y avoir pensé...

Sa chevelure enflammée m'a éveillée,
a activé l'essence de ma curiosité...

Elle sollicitait l'oeil d'un autre regard,
celui qui s'exprime avec l'art...

La puissance de son symbole phallique
d'une rythmique volcanique...
anime mon esprit d'une grande clarté,
transcendant l'ultime pureté...

Sauvage et indomptable,
elle observe l'étroit chemin de mon passage...
Celui qui pour gagner au fil des expériences du temps
s'est tempéré...
Bien que loin d'être pure
elle m'accueille déshabillée de mon armure...

Les Dieux dans la harpe de ses cheveux
jouent des accords mélodieux...
Mon parcours olfactif semble guidé
par le centre de mes yeux laudatifs...

La vision en devient arc-en-ciel
tapissant l'azur de la mémoire du temps... 
Et, la puissance de l'osmose des langages
scelle le mariage de cette image...

Alors, reviens quand tu veux te loger
au coeur du sein de mes yeux bleus...


http://chisty.blogourt.fr/79.php

 

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 14:40

Amour m’a fait


 
 

 « Amour m’a fait Cygne

et je tire le char du Soleil.



 

Amour m’a fait Paon,

et je déploie la beauté de Son plumage.

 


Amour m’a fait Sîmorgh

et ma plume guérit celui qui la touche.

 


Amour m’a fait Phénix,

et des cendres du bûcher s’envole la vie.

   

Amour m’a fait me transpercer le sein

et viennent y boire tous les enfants du monde.

 
 


Amour m’a fait Oiseau d’Hermès,

et je viens féconder la Terre.

 


Amour m’a fait Oiseau Hamsa,

et je vole dans les espaces éthérés. »

   

C’est le chant que m’a murmuré le Bien-Aimé

lorsqu’Il m’a dévoilé Son visage.

 

Ô ce jour ! Je suis aveugle à ce qui n’est pas Lui.

 

***

Pour décrypter ces noms d'Oiseaux :

" L'Alphabet des Oiseaux" 

 

http://langue.des.oiseaux.free.fr/

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 13:49

Fontaine guérisseuse de

 
 sainte Rhodène à Levroux, Indre.

 
 
Cette Fontaine est marquée
par l'une des colorations particulières
de la Vouivre.
Sainte Rodhène, ou Rodène,
était disciple de saint Sylvain
(on peut même dire parèdre) 
à qui est dédiée la basilique de Levroux :
Et Sylvain est lié à la forêt comme les Sylves :
Est-ce pour cela qu'il y a de si beaux arbres
autour de cette fontaine ?
 
 
 
Sainte Rodhène est évoquée traditionnellement
 pour la guérison des maux de tête
depuis des temps immémoriaux car elle est sans doute la christianisation d'une ancienne source païenne.
Le pèlerin fait trois fois le tour de la source,
dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
 
 
« Sainte Rhodène,
toi qui guéris les maux de tête,
guéris les maux de tête
de tous ces pèlerins
afin qu’ils entendent
le Chant de leur Source* »
 
*Prière dans Les Dits de saint Roch.
 


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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 09:25

Une image nous montre une situation difficile mais transcendée.

 

Elle s'intitule "L'Homme dans le puits"

 

et s'accompagne du commentaire descriptif suivant :

 

     « Quand il vit venir vers lui cette bête qui a nom unicorne, il se mit à fuir, craignant d'être dévoré par elle. Et pendant qu'il courait, il advint qu'il tomba dans une fosse, mais dans sa chute, il s'accrocha à un arbre et s'y retint fortement. Il y avait dans cette fosse une souche où il appuyait les pieds. Et en considérant la situation, il vit deux rats, l'un blanc et l'autre noir, qui rongeaient déjà la racine de cet arbre et l'avaient tellement rongée qu'elle était sur le point de céder. Examinant la profondeur de la fosse, il vit qu'il y avait au fond un dragon au regard farouche qui jetait des flammes par la gueule qu'il tenait ouverte pour le dévorer. Regardant encore, il s'aperçut que, de la souche où il appuyait ses pieds, sortaient les têtes de quatre serpents. Levant les yeux, il vit enfin que de l'arbre où il se tenait accroché dégouttait un filet de miel, et pour l'amour de la douceur du miel, il oubliait tous les maux qui l'environnaient. C'est là l'image de tous ceux qui aiment ce monde ».

 

 

 

LicDrag

 

L'Homme, le dragon, l'unicorne et les serpents.

Gravure de B.A. Bolswerth,

"Der Mann im Brunnen" dans Unicorn, myth and reality.

Dessin   de Flamia d'après photo Prentenkabinet R.V., Leyden.

 

 

     L'homme pris dans les rets de l'illusion n'a plus aucune issue. Cerné de toutes parts et voué inévitablement à la mort, il perçoit l'illusion des formes et cette illusion n'a plus aucune prise sur lui lorsqu'il goûte le miel (d'où est tiré l'hydromel, la boisson des dieux, le breuvage d'immortalité).

     Il est à ce moment-là dans un état de béatitude.

     Tout « disparaît » autour de lui : dragon, serpents, rats et licorne n'existent plus. Ils ne peuvent plus l'effrayer, « l'atteindre » en quelque sorte.

     Il est le bienheureux, celui qui peut dire avec Jésus :

     « ... je ne suis pas de ce monde » (Jean, VII, 23).

   

Extrait de La Vouivre, un symbole universel.

  

Grand danger y a-t-il à se laisser dévorer par l'énergie alors qu'il faut la dompter...

   "La Dame à la Licorne et au Lion", jouée par Les Derniers Trouvères a eu un beau succès à la fête médiévale de Crozant le 5 août

 

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:30

  La Licorne, c'est l'Esprit,

 

et l'Homme Sauvage, devenu pleinement Homme,

 

c'est-à-dire Animal Conscient,

 

 est dans l'état de Virginité.

 

Il apprivoise la Licorne

 

à la corne torsadée par trois 

 

 

HSLicorne

 

Détail d'une tapisserie de Strasbourg du XVe siècle.
Museum d'Arts de Boston (U. S. A.).

Dessin de Flamia d'après The Unicorn : mythe and reality, Avelel Books, New-York, 1946.

 

Voir : La Vouivre, un Symbole universel, éd. EDIRU, p. 237

 

L'Homme et la Femme "Sauvages" de la Tradition illustrent l'état de Nature

  Un "Homme Sauvage", le Chevalier Vert, mis en scène dans le roman "Sire Gauvain"

 

 

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