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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 13:55

De la « Musique des Sphères »

à la Symphonie des Nombres Premiers 
 

Ces réflexions proviennent de la lecture de l’Essai :

"La Symphonie des Nombres Premiers"

de Marcus du Sautoy,

traduit de l’anglais par Raymond Clarinard, Editions Héloïse d’Ormesson, 2005.

Les pages indiquées entre parenthèses renvoient à ce livre.



"Les Notes s'égrènent et les Sons surgissent,

Les Notes s'égrènent et la Musique naît...


La Musique des Sons est la Musique des Sphères.

Les Sons surgissent de la Note Harmonique,

Unité par Unité pour former le Multiple,

et ce Multiple a fait naître la Musique des Sphères."


"La Demeure Eternelle"

Platon le Karuna

 Les Editions de la Promesse, 2007, p.107


Introduction : Ce qu’est un nombre premier

 


Depuis toujours, le lien s’est fait entre Musique et Mathématiques, de façon très surprenante parfois, comme c’est le cas pour ce qui est appelé la « Symphonie des Nombres Premiers ».
Qu’est un Nombre Premier ? C’est tout simplement un nombre qui n’est divisible que par lui-même et par l’unité : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31…

Ils sont les premiers d’une série de nombres qu’ils engendrent par multiplication : ce sont leurs multiples. Il y a deux mille ans, Euclide démontra magistralement que cette suite est indéfinie(1) .
Tous les élèves en classe de troisième ont utilisé le « Crible d’Eratosthène » pour dresser le début de leur liste : en écrivant les cent premiers nombres, ou plus, il suffit de rayer successivement 1, puis les multiples de 2, les multiples de 3, de 5, de 7, etc. et les nombres restants sont premiers.

Pour rechercher une liste de tous les nombres premiers inférieurs à une limite n pas trop grande, le crible d'Ératosthène est une méthode simple et efficace : on part de la liste des entiers de 2 à n. On prend le premier nombre non barré de cette liste, 2 (à ce stade aucun nombre n'est barré), et on barre tous les entiers multiples de 2. On répète l'opération en considérant chaque fois le prochain nombre non barré et en barrant ses multiples. Les nombres qui restent non barrés à la fin du processus sont les nombres premiers inférieurs à n. (On peut en fait arrêter le processus dès que les nombres non barrés encore à considérer sont supérieurs à la racine carrée de n, car leurs multiples auront déjà été barrés.)

Cette méthode devient vite longue et fastidieuse. Aucune formule, aucune équation n’a été trouvée à ce jour, malgré l’ardeur mise par des générations de mathématiciens dans leur recherche, pour en dresser la liste.
Les Grecs mirent en évidence que tout nombre non premier peut être décomposé en produit de nombres premiers. La question se posa très vite de savoir comment reconnaître si un nombre est ou n’est pas premier. Pour cela, on le divise successivement par la suite des nombres premiers : 2, 3, 5, 7, 11, etc. Ainsi 63 = 3x3x7, 693 est divisible par 3 : ils ne sont pas premiers. Mais 697 ? Il n’est divisible ni par 2, ni par 3, mais par 7, il égale 7x91 et n’est pas premier.

Deux nombres premiers jumeaux, comme 17 et 19 par exemple, ne sont séparés que par un seul nombre.
Plus on avance dans les grands nombres, plus les problèmes à résoudre s’avèrent ardus. Cette recherche des nombres premiers et de leur décomposition s’est poursuivie depuis des siècles ; plus encore, la recherche d’une formule, d’une équation permettant d’en dresser la liste à coup sûr fut qualifiée de la plus noble « Quête du saint Graal des mathématiques » !


Note :

1 - Là où les mathématiciens actuels emploient indûment l’adjectif « infini », nous usons du mot « indéfini » : qui n’a pas de fin. « L’infini est proprement ce qui n’a pas de limites ; on ne peut donc sans abus appliquer ce mot à autre chose qu’à ce qui n’a absolument aucune limite, c’est-à-dire au Tout universel qui inclut en soi toutes les possibilités, et qui, par suite, ne saurait être en aucune façon limité par quoi que ce soit ; l’Infini, ainsi entendu, est métaphysiquement et logiquement nécessaire, car non seulement il ne peut impliquer aucune contradiction, ne renfermant en soi rien de négatif, mais c’est au contraire sa négation qui serait contradictoire. » René Guénon, "Les Principes du Calcul infinitésimal", Gallimard, Paris, p. 13-14). En ce sens, en toute rigueur, une suite de nombres tout comme une droite ne peut être dite « infinie » ; elle n’a simplement pas de fin, mais est bien loin d’inclure tous les possibles.

 

René Guénon.

Suite de l'article : sommaire :

- Un Nombre Premier

- Tout est nombre

- Le Saint Graal des mathématiques

- Le Miroir de Riemann

- La Musique des Sphères

- La Recherche Pure

  

- Machines et Codes Secrets

  

- Conclusion

sur

http://nombres-premiers-et-symphonie.wifeo.com/index.php

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 18:09

  Suite du jeu

 

"La vie à tout prix ?"

  suite de

Pour comprendre les enjeux des lois sur la bioéthique, un jeu ludique : "La Vie à tout prix ?", mis au point par la réflexion d'un groupe de citoyens

 

 

Une réflexion sur les lois bioéthiques

 

pour se faire soi-même son opinion :

 

Le joueur qui obtient le meilleur score au dé ouvre le jeu. Chaque joueur lance le dé tour à tour et avance son pion sur le jeu. L’arbitre lit les questions, joutes et informations. Il intervient si nécessaire pour la clarté du débat et l’équilibre du temps de parole.  

Lors des joutes, chaque joueur dispose d’une minute pour s’exprimer, soit le temps de défilement d’un sablier.

Le joueur ne doit pas nécessairement arriver exactement sur la case finale pour gagner, il lui suffit de l’atteindre. A vos joutes !

   

Récapitulation dans l’ordre des cases :

-          en violet : les informations

-          en bleu : les questions

-          en noir : les joutes 

 

Case 1 = info

 

Fécondation naturelle

 

Case 2 = Question1

           

Quel est le taux de mortalité infantile en France ?

 

Réponse pour la case 2 = Réponse1

Le taux de mortalité infantile en France est de 3.8/°° pour mille

Alors que le taux de mortalité infantile dans le monde est de 48/°° pour mille

 

Case 3 = info

 

La santé est-elle bonne ? => Avancez de 2 cases

 

Case 4 = Question2

 

Combien de bébés naissent-ils, par an en France, grâce à la FIV Fécondation In Vitro ?

 

Réponse pour la case 4 = Réponse2

 

On compte plus de 12.000 naissances par an, en France, grâce à la FIV Fécondation In Vitro

 

Case 5 = Joute N°1

 

La technologie doit-elle intervenir dans la fécondation en cas de nécessité ? Jusqu’où peut-on aller ?

 

Case 6 = info

 

Quelques difficultés : Reculez d’une case.

 

Case 7 = Joute n°2

 

Le recours à la mère porteuse est-il une bonne chose ? Si oui, dans quelles limites ?

 

Case 8 = info

 

Avancez de 4 cases

 

 

 

Case 9 = Question3

 

Quel est, en France, l’âge moyen de la maternité ?

 

Réponse pour la case 9 = Réponse3

 

L’âge moyen de la maternité en France est de 29 ans

 

Case 10 = info

 

Reculez de 3 cases

 

Case 11 = info

 

Vaccination obligatoire

 

Case 12 = Joute n°3

 

Dans certains cas, peut-on concevoir un « bébé médicament » ? Si oui, lesquels ?

 

Case 13 = info

 

Crèche 

 

Case 14 = info

 

Hôpital

 

Case 15 =  Question4

 

Quel est, pour 2009, le nombre de greffes réalisées en France ?

 

 

 

 

Réponse pour la case 15 = Réponse4

 

4.580 greffes ont été réalisées en France, en 2009.

 

Case 16 = info

 

Ecole primaire

 

Case 17 =  Joute n°4

 

Vente d’organes ? Êtes-vous pour ou contre ?

 

Case 18 = info

 

Hôpital : Vous êtes gravement malade… Allez en 14 à l’hôpital.

 

Case 19 = info

 

Victime d’un accident, vous reculez de 2 cases.

 

Case 20 = info

 

Période de puberté, vous avancez d’une case.

 

Case 21 = Question5

 

Quels sont les principaux moyens de contraception ?

 

 

 

Réponse pour la case 21 = Réponse5

 

Il existe plusieurs types de contraceptifs :

- Les méthodes « hormonales » qui contiennent et diffusent des hormones : la pilule, le patch, l’anneau vaginal, l’implant, et le stérilet hormonal

- Les DIU (dispositifs intra utérins) le stérilet au cuivre

- Les méthodes « barrières » : le préservatif féminin et masculin, le diaphragme et la cape cervicale, les spermicides.

 

Case 22 = Question6

 

Quel est le nombre d’accidentés graves de la route qui ont été hospitalisés en France, en 2006 ?

 

Réponse pour la case 22 = Réponse6

 

40.662 personnes gravement accidentées sur la route ont été hospitalisées en France, en 2006.

 

En 2008, sur 76 767 accidents corporels, 4 443 personnes ont été tuées et 96 905 blessées à la suite d'un accident de la route en France métropolitaine. Sur cette même année, 2 800 enfants piétons ont été blessés dans un accident de la circulation et 35 ont été tués.

 

Case 23 = Question7

 

Quel est le nombre de Français prenant des tranquillisants ?

 

Réponse pour la case 23 = Réponse7

 

Plus de 5 millions de Français prennent des tranquillisants.

Les Français sont les premiers consommateurs d'antidépresseurs au monde. Plus de 5 millions de personnes consomment des antidépresseurs et psychotropes en France, dont plus de 120 000 enfants et adolescents. La consommation de tranquillisants et d'antidépresseurs en France est trois fois plus élevée que celle des autres pays de l'Union européenne.

 

Case 24 = info

 

 Accident du travail : Vous êtes dans le coma… Avancez de 4 cases.

 

Case 25 =  info

 

Passage difficile 40-50 ans : Bon courage !

 

Case 26 = info

 

La Retraite 

 

Case 27 = info

 

Vous entrez en Maison de retraite… Avancez de 2 cases.

 

 

 

Case 28 = Question8

 

Quel est le nombre de centenaires en France ?

 

Réponse pour la case 28 = Réponse8

 

On compte plus de 20.000 centenaires en France.

 

En 2008, la France métropolitaine compte un peu plus de 20 000 centenaires. Franchir le cap des cent ans n'est donc plus un phénomène rare, surtout pour les femmes, largement majoritaires à cet âge (près de six femmes pour un homme).

 

Case 29 = Joute n°5

 

Acharnement thérapeutique ? Êtes-vous pour ou contre ?

 

Case 30 = info

 

Coma dépassé… Reculez de 3 cases

 

 

Case 31 = Joute n°6

 

Euthanasie ? Êtes-vous pour ou contre ?

 

Case 32 = Question9

 

Quel est le pourcentage de Français choisissant l’incinération après leur mort ?

 

Réponse pour la case 32 = Réponse9

 

23% des Français choisissent l’incinération.

 

Case 33 = info

 

Obsèques

 

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 11:03

La révision prochaine des lois sur la bioéthique a amené l’organisation de groupes de citoyens intéressés à se réunir pour s’informer, discuter, réfléchir et rechercher sur cette législation. Le Groupe de réflexion de Brétigny-sur-Orge, 91220, s’est réuni à l’Espace Nelson Mandela, dans le cadre de  :

 

Questions de Sciences,
Enjeux Citoyens

Saison 2009-2010
La bioéthique

 

 

http://www.savoirs.essonne.fr/qsec/les-saisons/la-bioethique-200910/#top

 

La réflexion, menée sur plusieurs mois, a abouti à la mise au point d’un Jeu :  

 

« LA VIE A TOUT PRIX ? »

 

centré sur la question du maintien de la vie à tout prix

 en début d’abord, puis en fin de vie.

 

Le labyrinthe de Mandû, dans le Madhya Pradesh (Inde) dessine un serpent d’eau et présente à son entrée une feuille verte, en son centre un étranglement, et à sa sortie une feuille morte.

 

 

Bioethique5.jpg 

 

  Il nous a semblé pouvoir matérialiser le parcours d’une vie humaine depuis l’entrée, la feuille verte qui matérialise l’instant de la fécondation, jusqu’à la sortie, la feuille morte qui évoque la fin du corps physique. L’étranglement du milieu marque le milieu de la vie, la bascule 40-50 ans marquée souvent par une crise, une remise en cause de sa manière d’appréhender son devenir et d'accepter le vieillissement du corps.


Le labyrinthe de Mandû, dans le Madhya Pradesh, en Inde 

 

Des mois de réflexions passionnées ont permis aux participants de mettre au point ce labyrinthe qui va de la feuille verte à la feuille morte :


http://www.savoirs.essonne.fr/qsec/les-saisons/la-bioethique-200910/#top 

 

 

Photo 052

 

Les illustrations ont été réalisées par David Maj, artiste plasticien, en lien avec Frédéric Tournier, sur propositions des membres du groupe :

 

Quelques gros plans sur les différentes cases :

    Photo 053

 

Photo 054

 

Photo 055

 

Photo 056

 

Photo 057

   Photo 058   Photo 059  

Photo 060

 

Règle du Jeu

  

Matériel :

          
- Le labyrinthe

 - Une feuille avec l’explication des 33 cases.

- Un dé, deux « cavaliers », plus deux jetons : un blanc « pour » et un noir « contre», pour les joutes.             
- Des cartes «information» numérotées. Des cartes numérotées « joute » d’une autre couleur précisant un point de la législation. Des cartes numérotées « questions » au dos desquelles se trouvent les réponses aux questions posées.

 

Jeu pour deux joueurs (ou 2 équipes) et un arbitre :

 

 But du jeu

 

Il s’agit d’un jeu de rôle sur le thème de la bioéthique. Le but du jeu consiste à arriver le premier à la fin du jeu, c’est-à-dire à la case mort.

Ce jeu prend tout son intérêt si l’on oublie ses convictions personnelles : il s’agit d’adopter une position de jouteur et d’argumenter dans le sens indiqué par le jeu.

 

Etat des lieux du jeu

 

Le jeu est constitué de 3 types de cases :

 

-         Des cases « information » : le joueur doit alors respecter la règle associée (passer son tour, reculer de quelques cases, etc.)

 

 

Information

Case 1

 

Information

Case 3

Information

Case 6

 

Information

Case 8

 

Information

Case 10

 

Information

Case 11

Information

Case 13

Information

Case 14

Information

Case 16

Information

Case 18

 

 

Avec les réponses lues par l’arbitre.

 

 

Période de puberté, vous avancez d’une case

Victime d’un accident, vous reculez de 2 cases

 

Passage difficile des 40-50 ans : bon courage !

 

Accident du travail : vous êtes dans le coma…

Avancez de 4 cases

Vous entrez en maison de retraite…

Avancez de 2 cases

 

La retraite

 

Obsèques

 

 

Coma dépassé

Passez votre tour !

 

 

-         Des cases « questions » : le joueur  qui atterrit sur cette case doit alors répondre correctement à la question posée. S’il y répond mal, l’arbitre donne la parole à l’autre joueur. Le joueur qui aura répondu correctement gagnera la possibilité de rejouer.

 

Question

Case 2

 

Question

Case 4

Question

Case 9

 

Question

Case 15

 

Question

Case 21

 

Question

Case 22

Question

Case 23

Question

Case 30

Question

Case 32

 

 

 

 

Combien de bébés naissent-ils dans le monde par an en France, grâce à la Fécondation In Vitro ?

2000 ? ou 6000 ? ou 12000 ?

 

Réponse = plus de 12000

 

Quel est le taux de mortalité infantile en France ?

1.8/°° ou 3.8/°° ou 5.8/°° ?

 

Réponse = 3.8/°°

Taux dans le monde 48/°°.

Quel est le nombre de greffes réalisées en France en 2009 ?

Près de 500 ? ou de 2000

ou près de 5000 ?

 

Réponse = 4500 greffes.

Quel est l’âge moyen

de la maternité en France ?

 

 

Réponse = 29 ans

 

Quel est le nombre d’accidentés graves hospitalisés en France ?

Près de 15000 ? de 45000 ?

ou près de 80000 ?

 

Réponse = 40 662 personnes.

Citez au moins 4 des principaux moyens de contraception ?

 

Réponse = Pilule, patch, implant, anneau vaginal, stérilet, diaphragme,  préservatif féminin et masculin, cape cervicale, spermicides.

Quel est le % de Français choisissant l’incinération

après leur mort ?

10 à 30% ? 30 à 60% ? + de 60%

 

Réponse = 23%  

Quel est le nombre de Français   

    prenant des tranquillisants ?

   Près de 5 de 8 ou de 10 millions?

 

Réponse = plus de 5 millions

 

Quel est le nombre

   de centenaires en France ?

   200 ? ou 2000 ? ou 20000 ?

 

   Réponse = plus de 20000.

 

 

 

 

-         Des cases « joute » : lorsqu’un joueur tombe sur la case joute, il tire l’un des pions (noir ou blanc) que l’arbitre lui présente soit dans ses poings fermés, soit dans un sac opaque. Ces pions sont porteurs de sens. Si le joueur tire le pion blanc, il devra argumenter en faveur du thème associé, s’il tire le pion noir, il devra argumenter contre le thème associé.

 

Exemple : si le joueur tombe sur la case de joute sur l’euthanasie et qu’il tire le pion blanc, il devra dire en quoi l’euthanasie est une bonne chose. S’il tombe sur la case de joute sur l’euthanasie et qu’il tire le pion noir, il devra développer des arguments contre l’euthanasie. Cela quelles que soient ses convictions personnelles !

Le joueur qui tombe sur la case commence la joute en fonction de son pion (blanc ou noir). L’autre joueur, ou l’autre équipe, prend la parole après lui, en adoptant la position contraire. A la fin de l’argumentation, l’arbitre lit aux joueurs l’état des lieux de la question.

 

 

 

Joute

 

Case 5

 

Joute

 

Case 7

Joute

 

Case 12

Joute

 

Case 17

Joute

 

Case 28

Joute

 

Case 29

 

 

 

Recours à la mère porteuse

Intervention de la technologie dans la fécondation in vitro

 

Vente

d’organes

Utilisation du

« bébé médicament »

 

Euthanasie

 

 

Acharnement thérapeutique

 

 

 

Le joueur qui obtient le meilleur score au dé ouvre le jeu. Chaque joueur lance le dé tour à tour et avance son pion sur le jeu. L’arbitre lit les questions, joutes et informations. Il intervient si nécessaire pour la clarté du débat et l’équilibre du temps de parole.

Lors des joutes, chaque joueur dispose d’une minute pour s’exprimer, soit le temps de défilement d’un sablier.

Le joueur ne doit pas nécessairement arriver exactement sur la case finale pour gagner, il lui suffit de l’atteindre. A vos joutes !

 

   Suite dans le prochain article du blog :

impossible d'aller plus loin à cause de scripts qui viennent continuellement interrompre la transcription !

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:26

"Gitans" sera jouée à Arras

 

par la troupe "La Colombine" ;

 

elle transpose au théâtre

 

le merveilleux roman de Kathy Dauthuille :

 

"Les Voyageurs au sang d'or"

 

 

Les voyageurs au sang d'or : Gitans, Rosati

 

 



Le roman de Kathy Dauthuille, Les Voyageurs au Sang d'Or, adapté au théâtre.

 

La pièce de théâtre "Gitans", adaptée du roman de Kathy Dauthuille Les Voyageurs au Sang d'Or sera jouée par la compagnie La Colombine. Cette adaptation sera jouée en clôture de l'édition 2011 du Printemps des poètes, à Saint-Laurent-Blangy (Arras) le vendredi 25 mars 2011 à 20 h 30, en présence de l'auteur et de son éditrice.


* * * * *

Parallèlement à cet événement, Kathy Dauthuille interviendra lors d'une Table ronde sur les Roms qui aura lieu le samedi 26 mars après-midi, à 15h à l'Office culturel de la ville d'Arras ; sera également présent Jean-Pierre Dacheux, philosophe auteur de "Roms de France, Roms en France. Le peuple du voyage", paru aux Éditions Le Passager Clandestin.

 

http://www.editionsdupuitsderoulle.com/Actualit%E9M%E9dias.html

 

 

  Et quelle merveille des enchaînements !

 

"La colombine", c'est la colombe, et la colombe, c'est Jonas !

 

"Les voyageurs au sang d'or", un hommage à tous les Gitans, Nomades, Rroms, Manouches...


   

  "TISSERAND DU SOLEIL", UN CONTE KOGI PUBLIE PAR KATHY DAUTHUILLE

 

"Le Chant de la Paix", dans le film "Swing" de Tony Gatlif et... ce qu'est Amour

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 10:50

 

Une Vouivre ailée, une Bête Faramine,

 

perchée sur une maison,

 

dans les rues de Melbourne ! 

 

 

   Enora1

 

EnoraMelbourne

 

Photo Enora

 

" Dans le Mâconnais, c'est la Bête Faramine, monstre «faramineux» qui volait d'un coup d'aile de la Roche de Solutré jusqu'à Vergisson, ou bien encore de Thouleurs jusqu'à la pierre de la Wivre du Mont Beuvray (HG 27). Elle est aussi connue dans le Poitou où on l'orthographie «Bête Pharamine». "

 (La Vouivre, un symbole universel, Editons EDIRU, 2006, p. 12)

 

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Roche de Solutré. 

 

Les Derniers Trouvères chantent, dans La Vouivre du pèlerin:

 

"Nous maîtrisons la Tarasque, la Bête Faramine,

  Nous retrouvons sa force partout où nous allons.

  Cette force du terroir, nous l'emmenons captive

  Dans nos coeurs, dans nos corps, partout où nous marchons."

  

(CD : "Un fabuleux héritage", http://www.lesdernierstrouveres.com/)

 

Ils l'ont donc trouvée là-bas !

 

 Faramineux non !!! 

 

Des vidéos magnifiques où parle Henri Vincenot, l'auteur du "Pape des Escargots", à qui nous devons tant sur la Vouivre...

LA VOUIVRE DE LA FORÊT DE VERZY

 

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:11

 A la Biennale des Arts sacrés de Linas,

 

Essonne, 

 

a été exposée cette oeuvre magnifique de Christine Messmer

 

 

LinasFev4

 

alors que nous contions

 

"Si Jonas m'était conté",

 

accompagné à la harpe par Merilla.

 

SAM 2083

 

  SAM 2084

 

  "Si Jonas m'était conté" au programme de la Biennale culturelle d'Art sacré de Linas (Essonne) les 4, 5 et 6 février

 

La comédie musicale "Jonas"

composée par Etienne Tarneaud

sur un livret et des paroles de Jocelyne Tarneaud

sera jouée à l'église Saint-Paul de Brétigny-sur-Orge,

Essonne, le 3 mars à 20H30.

 

 

JonasComédie

 

http://www.jonas-show.com/

 

Le lendemain 4 mars à 20H, le livre

le livre "Le Signe de Jonas - Si Jonas m'était conté",

sera présenté par l'auteur au "Café Littéraire" Le Chiquito,

39 rue du Général Leclerc, à Brétigny.

(entrée gratuite, moyennant une consommation). 

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 21:19

Sinn, ou Chinn

 

l'un des 22 authioth de l’alphabet hébreu

 

 

Shin

 

 

"L'alphabet hébraïque, communément appelé "Alefbet" d'après le nom de ses deux premières lettres, compte 22 lettres, appelées "Authioth" (Authioth) en hébreu (singulier : Auth (Auth))."

  http://www.france-spiritualites.fr/alefbet-alphabet-hebraique+p=2215

 

"L'écriture hébraïque ne comporte pas de chiffre. Les nombres s'écrivent au moyen de lettres et chacune des lettres de l'alphabet correspond à un nombre. Les neuf premières lettres ont des valeurs allant de 1 à 9 ; les neuf suivantes sont des dizaines de 10 à 90 ; et les quatre dernières vont de 100 à 400. Pour compléter la numération des centaines et pour arriver jusqu'à 1000 six lettres changent de valeur lorsqu'elles sont terminales et que le sens du mot le permet ; elles changent aussi de forme."

(Carlo Suarès, La Kabbale des Kabbales :http://misraim3.free.fr/divers2/Suares.pdf)

 

 

SINN :"L’Energie venue du Ciel sur la Terre depuis le Principe déploie ses vagues."

 décrypte la Hiéroglyphie de l’alphabet français et de la Langue des Oiseaux alchimique[1] 

D’ordre 21, son déploiement par la somme des chiffres est justement 300.

« Cette lettre symbolise l’esprit et l’énergie en mouvement et décrit l’action d’une force centrifuge. » Elle est « la racine de l’arbre de vie », « l’esprit animant toutes les vies », « « le mouvement dynamique de l’élément Feu, les forces attractives et expansives de l’Univers, le mouvement de tout ce qui existe… » Elle est encore « le symbole de l’alliance entre le Créateur et sa création ».

« Les trois branches du Shin représentent l’âme : néfésh, Rouah et Neshamah.[2] »

Cette lettre est trine. Elle est constituée dans sa graphie, de deux Vav avec, au centre, un Yod qui les réunit: « Les trois lettres reliées montrent la distinction des unités. » Elle est vue aussi comme l’union du masculin et du féminin qui engendre le fils (Sépher Hazohar).


CHINN : Le Tout fermé s’ouvre à l’Esprit qui, depuis le Principe, produit les vagues de l’Energie créatrice.

 

 

Authioth : Passage du non manifesté au manifesté (A) reçu par réceptivité (U) sur Terre, pour que le Ciel soit sur la Terre (H) depuis le Principe[3] (le Point sur le I), selon l’axe (I) pour manifester la totalité (O) terrestre (T) dans la justesse (H).


 


 [1] - Voir Emmanuel (Yves Monin), Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux alchimique, 1982 (5eéd 1994), Point d’Eau. Egalement : http://langue.des.oiseaux.free.fr/

[2] - Georges Lahy (Virya), L’alphabet hébreu et ses symboles. Les 22 arcanes de la Kabbale, Editions Lahy, 1997-2006, p. 209-210.

[3] - Le Principe n’est pas le Principe du Principe. « Le Principe originel planétaire » est un Aspect-Reflet du « Principe Universel » ou « Principe des Principes ». (Voir le chap. « Le Principe Universel. Le Principe des Principes », dans L’Instruction du Verseur d’Eau, Platon le Karuna

 

  http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/-quelques-reflexions-a-propos-de-la-genese-et-de-la-bible-en-general-.php

 

Une calligraphie de "Tsadé", 18e Auth de l'Alephbeth hébreu et son symbolisme

Pourquoi Yahvé, le Nom de Dieu dans la Bible, ne peut-il pas être prononcé ?

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:44

 

  JardinCommunautaireMelbourne

 

A Melbourne, en bas des immeubles,

un jardin communautaire, qui est une forme de gestion en commun

d’un terrain par un groupe d’habitants.

 

Cette pratique est née en Amérique du Nord

et se développe en France

où le premier jardin communautaire a été créé à Lille en 1997.

 

A Paris, il existe près de cinquante jardins partagés

dont "Le poireau agile" :

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 15:25
Un exemple de sainte céphalophore, 
 
sainte Nolwenn ou Noyale,
 
dans le Vannetais.
 
Article paru dans la Lettre d'Île-de-France,
bulletin trimestriel du Groupe Île-de-France de Mythologie française
(juillet, août, septembre 2006). N° 59NS.
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   Sainte Nolwenn tenant en main sa tête coupée.
Eglise Sainte-Noyale, à Noyal-Pontivy, Morbihan.
 
 
Les saints céphalophores
 
Seuls parmi les saints qui eurent la tête tranchée, ceux qui prirent ensuite leur tête bien en main au niveau du cœur pour marcher jusqu’au lieu de leur sépulture en suivant la Vouivre, sont appelés saints céphalophores.
Ainsi en fut-il de saint Denis qui marcha depuis le lieu de son martyre jusqu’à la plaine qui porte son nom et où fut construite la nécropole des rois de France. Sur le vitrail de la sacristie de l’église Saint-François-Xavier, à Paris, il est représenté tenant sa tête bien en main au niveau du cœur tandis qu’un ange, symbole des énergies cosmiques, pose à la place de la tête un soleil radiant.
    
 
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Saint Denis, vitrail de la sacristie
de l’église Saint-François-Xavier à Paris.
 
Sainte Valérie est représentée, sur un vitrail de la cathédrale de La Souterraine dans le Berry, portant dans un linge sa tête tandis qu’un soleil radiant prenait sa place sur ses épaules.    
 
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Sainte Valérie tenant sur son cœur
sa tête coupée.
Cathédrale de La Souterraine, Berry.
 
Saint Mitre porta sa tête ensanglantée jusqu’à l’autel de la Vierge. Saint Just lava sa tête coupée dans l’eau d’une fontaine. Il faudrait citer saint Firmin à Amiens, saint Fuscien et saint Victorie à Sains non loin d’Amiens, saint Génitour dans le Berry, saint Ferréol et saint Ferjeux, évangélisateurs de la Franche-Comté, saint Millau en Bretagne, saint Junien dans l’Aube1, et beaucoup d’autres encore2. Toujours, avec quelques variantes, les mêmes images maintenues pour que l’essentiel puisse être préservé.
 
Les étapes traditionnelles de l’Initiation,
 
de la maîtrise du dragon à la tête coupée
 
Dans les premiers temps du christianisme l’Initiation se perpétua de la même manière qu’au temps des Druides. L’initiable, celui qui était capable de maîtriser l’énergie de la terre, vivait la réclusion dans l’antre de la Vouivre, dans la Caverne de sous-terre, dans la grotte ou dans la crypte, voire dans la forêt3. Il en ressortait transformé, comme Jonas après trois jours passés dans le ventre de la Baleine, aux dires de la Bible. Ainsi en est-il de sainte Marguerite, représentée issue du Dragon ; elle a vécu l’équivalent d’une nouvelle naissance, son mental est purifié, fécondé par l’Esprit. Elle possède alors la maîtrise de l’Énergie.
 
  
 
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Sainte Marguerite issue du Dragon.
Bibliothèque nationale, Manuscrit, N.a.fr. 16251, F 100. XIIIe siècle.
 
La maîtrise du Dragon Vouivre est la première étape importante dans le cheminement initiatique. Sainte Marthe passe sa ceinture au cou de la Tarasque à Tarascon et saint Marcel son étole au cou du dragon de la Bièvre ; saint Véran dompte la Coulobre de la Fontaine de Vaucluse, etc. La liste est longue4.
Qu’est le « saint », véritablement ? Les familiers de la Langue des Oiseaux sauront aisément décrypter le S, comme étant la vibration du Serpent, son Energie et entendront dans « saint », S-un, celui qui ne fait qu’un avec l’Energie du Serpent-Vouivre. Le S « ayant son fondement dans le I, (…) ne peut véhiculer que l’idée de perfection5
 
Après la maîtrise de l’Energie, l’étape suivante est dite celle de « la tête coupée ». Le saint, la sainte dans la terminologie chrétienne, a symboliquement la tête tranchée ; son mental, entièrement purifié est tenu bien en main au niveau du cœur. Cette décapitation n’implique aucune souffrance puisqu’il n’y a plus alors d’identification de soi et de son mental. Le fait de le tenir bien en main fait que ce mental joue son rôle à sa juste place de serviteur, et non plus indûment de maître. Il formule ce qui est à formuler, mais ne ratiocine plus ! Il n’a plus de dragon à ses pieds comme dans l’étape précédente. L’ego inférieur est entièrement sublimé et rendu à sa Source, « l’Ego-Centre de l’Unique », selon l’expression de Karuna6.
Le saint est alors au service de son « Seigneur, le Seing-Or, le Sceau de l’Origine » comme le décrypte la Langue des Oiseaux5 ! Cette étape marque l’abandon de sa volonté propre. Elle se retrouve dans toutes les traditions. Dans la Quête du Saint Graal, à cette étape, le Chevalier abandonne sa monture pour monter dans la Nef Aventureuse. Dans la Domestication du Buffle dans le Zen, le buffle, devenu entièrement blanc, disparaît et le bienheureux suit la voie des luminaires ; en alchimie, « l’épouse est blanchie et se trouve décapitée7. » Le héros mythique celte de l’Ulster, Cûchulain, fils du dieu Lug, accepte le « défi de la décapitation » proposé par un géant capable de partir, après décapitation, avec sa tête sous son bras. Le Chevalier Vert se fait trancher la tête par Gauvain, dans le poème médiéval Gauvain et le Chevalier Vert8, et doit revenir un an après trancher celle du meilleur chevalier du monde ! Coomaraswamy conte la légende du Râjâ Jagdêo qui se décapite et offre sa tête en aumône à la déesse de la vérité9. Au Rajasthan, Chinnamasta, la déesse symbolisant la dissolution apparente et le retour à l’Origine, est représentée, tenant dans sa main sa tête tranchée, sur un plateau10.
Prendre à la lettre ces légendes, c'est passer à côté de l’essentiel. Le christianisme ajoute la particularité du fait que le décapité marche avec sa tête coupée tenue en main, mais au niveau du cœur. Toujours, il s’agit d’oser perdre la tête, de se libérer de toutes notions et « du sentiment de sa propre importance » comme le dit Don Juan Maltus, l’initiateur toltèque à Carlos Castaneda, qui lui aussi « décapite » son disciple en affamant lentement son mental.
L’imagerie occidentale médiévale rejoint, comme toutes les autres traditions, la Tradition Universelle.
Mais qu’en fut-il de sainte Nolwenn ?
 
La légende de sainte Nolwenn
 
Toutes les Légendes dignes de ce nom possèdent au moins trois niveaux de lecture, le sens littéral, celui qui est pris à la lettre par beaucoup, le niveau analogique et le niveau anagogique. Ce dernier seul propulse véritablement vers l’essence des choses.
 
Qu’en est-il tout d’abord du nom même de cette sainte ?
 
Il existe plusieurs variantes orthographiques de ce prénom : Nolwenn, Noalwen ou encore Nolwen avec un seul ''n''. En français, la terminaison ''wenn'' vient de ''gwenn'' qui signifie « blanc ». Cette blancheur nous met sur la voie de la pureté et de la virginité ; il convient de prendre ce mot, non pas réduit à sens physique, mais dans celui que Maître Eckhart a contribué à maintenir, l’être vierge de toute notion, y compris de notion de virginité ! « Etant comme n’étant pas », selon son expression dans l’un de ses Sermons.
Le retournement d’un nom est aussi traditionnel ; il indique le renversement des lumières ; il marque que l’être ne prend plus ses racines dans la terre, mais dans le ciel de cette terre. Il n’est pas étonnant, dès lors, de trouver une composition inversée de Noalwenn : Gwennoal, qui a sans doute donné naissance au diminutif Noalig, mais aussi au prénom Gwenaël.
Noal quant à lui, est un nom de lieu qui a donné naissance, une fois francisé, à Noyale. Certains font dériver Noal du latin novialum, signifiant « une terre nouvellement défrichée ». Elle aurait pu être plantée de noyers ! Mais au-delà des apparences, « Noyale », et donc aussi Noal, mettent sur la voie de la noyade, là encore, à prendre de préférence dans la signification de « la fin des émotions ». L’état de Virginité présuppose la fin des perturbations émotionnelles humaines pour l’accès à l’Emotion sans émotions.
 
Que nous apprend par ailleurs la légende de sainte Nolwenn ?
 
« Au VIe siècle, Noyale, fille du roi de Cambrie (Angleterre), ayant refusé de se marier pour se vouer à Dieu, fuit en Bretagne, accompagnée de sa servante. Elles traversent la Mor Breizh, la Manche, sur un rameau de branche au vert feuillage puis remontent le Blavet à la recherche d’un ermitage. »11
Nous sommes bien évidemment dans un symbolisme traditionnel. De fait, la véritable noblesse, comme ensuite la véritable royauté, est celle du corps, du cœur et de l’esprit. Si ses parents avaient été véritablement nobles, elle n’aurait pas eu à fuir un mariage forcé ou arrangé ! Par contre, elle choisit la fuite, l’exil, pour disposer de sa vie, dans l’autonomie, choix qui lui conférera une noblesse, puis une royauté, qu’elle acquiert au prix fort de l’épreuve. Elle prend en main sa destinée tout en l’abandonnant à la Providence ! Comme saint Roch avant de partir en pèlerinage à Rome12, elle distribue ses biens aux pauvres, elle se désencombre.
Se vouer à « Dieu », c’est essentiellement suivre les aspirations profondes de son âme et refuser le conditionnement reçu dans le milieu familial, social, culturel de sa naissance. Sa servante est sa raison mentale, mise à sa juste place, au service des aspirations de son âme.
Elle s’abandonne, comme jadis les Chevaliers en quête du Saint Graal, à la Nef Aventureuse, et traverse la Mor Breizh. Le chant des mots, l’euphonie, nous dit « mort » « braise » ! Ah ! Ce n’est pas interprétation, non ! Qui ne voit l’ardeur de son Amour, et la mort à tant de choses qu’est sa fuite et les périls qu’elle encourt ! Elle est portée par un rameau de vert feuillage ! C’est insensé ! Non pas, elle était comme l’arbre mort qui reverdit ; en elle la vie est re-suscitée par sa décision inébranlable !
Tous ceux qui veulent vivre cette vie nouvelle traversent l’épreuve de la Caverne, de la réclusion initiatique. Elle trouve donc un ermitage sur la rive du Blavet.    
 
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« Nizan, tyran de Bezo, s’éprend de Noyale  
et veut en faire son épouse.
Devant son refus, il la fait décapiter. »  
 
Maintes légendes de saintes rapportent un épisode semblable. Le refus d’une royauté seulement terrestre est déterminant. Certes, sa raison est à son service, mais elle se doit d’aller au-delà ! Ce tyran est, dans l’Unité de toutes choses, la partie de son âme encore magnétisée à la terre. Cette décapitation traditionnelle, faite en juste temps, est une grande grâce. Elle est encore appelée « Noyale » et par cette mort au monde émotionnel humain, de noble qu’elle était, elle devient « royale ». Noyale et Royale ont même consonance et portent en leur centre le Y, hiéroglyphe de l’androgynie, depuis Platon.  
 
 
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« Noyale rend son âme à Dieu dans un grand désert,
sur le bord d’un ruisseau, s’appuyant sur son bâton.
Elle marche en tenant bien en main sa tête coupée
au niveau du cœur (à droite)
et traverse le bourg de Noyal.
Quelques kilomètres plus loin,
 trois gouttes de sang tombées de sa tête
font jaillir une fontaine. »  
 
 Où rend-elle son âme à Dieu ? Dans le grand désert de son âme, vidée de tout attachement terrestre ! Qui peut imaginer un grand désert sur les bords du Blavet ? Elle n’a jamais été aussi vivante ! De la vraie vie ! Et traverse ainsi le bourg de Noyal à qui elle doit son nom, parcourant plusieurs lieues. Elle suit le chemin de la Vouivre et, de trois gouttes de son sang, jaillit une fontaine.
Ainsi retrouve-t-on ici la fontaine ou la source, celle que sainte Odile fit jaillir au mont Sainte-Odile, celle que sainte Rodhène fit jaillir à Levroux, celle que fit jaillir l’ange venu secourir saint Roch dans son ermitage lorsqu’il fut atteint par la peste, celle que Moïse fit jaillir du rocher, … et tant d’autres ! Elle est chargée de l’énergie de la Vouivre du lieu, et il s'y produira des miracles. Ceux qui sont au fait des anciennes traditions celtes verront la continuité des symboles :
« L’eau merveilleuse ressuscite les morts quand les Dieux et les Druides s’en mêlent. Si les vivants l’utilisent, elle les rajeunit et les préserve, non pas toujours de la mort, mais de la maladie et de la décrépitude.13 »
 
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« Là, Noyale s’agenouille sur une pierre
qui lui sert de prie-dieu
et dépose sa tête sur un rocher.
Elle plante son bâton en terre
et celui-ci devient une aubépine (à gauche),
tandis que le bâton de la servante donnera un hêtre. »
 
 
Voilà Noyale devenant neuve, pure, blanche, Nolwenn ! Le changement de nom au passage d’une étape de l’initiation est traditionnel.
Il est tombé de sa tête trois gouttes de sang, signe de la purification des trois plans de l’être humain physique, émotionnel-relationnel et mental, pour que la fontaine jaillisse.
Elle s’agenouille devant le rocher où elle dépose sa tête. Le rocher est toujours lié à la source, comme le bâton d’ailleurs avec lequel on le frappe le plus souvent.
« Yahvé est mon rempart, mon rocher » chante le psalmiste. Et Isaïe de dire aux Hébreux : « Regardez le rocher dont vous avez jailli, la Source dont vous avez coulé », comparant Abraham au rocher d’où s’écoule l’eau et Sarah au creux du rocher où cette eau se repose avant de s’écouler14.
Elle et sa servante ont chacune leur bâton de pèlerin.
Planté en terre, sur celui de Nolwenn fleurit l’aubépine.
L’aubépine, alba spina, « épine blanche » en raison de sa fleur, est parente du rosier. Elle peut se présenter sous la forme d’un buisson ou d’un arbre épanoui. Alors que certains arbres se repoussent et que d’autres fusionnent, « l’aubépine, elle, nous présente une voie alternative. Elle n’est jamais parasite et elle ne se laisse pas envahir non plus : elle sait toujours trouver l’espace où elle va pousser et développer sa propre vie, sans avoir ni à lutter, ni à se défendre. C’est cette aptitude à trouver sa juste place qui lui fait prendre les formes les plus inattendues…15 » Les plus vieilles de France atteignent mille ans.
On peut attribuer à coup sûr à la fleur d’aubépine le symbolisme de la rose. On retrouve en elle la blancheur, attribut de Nolwenn ! Elle fleurit en mai, mois dédié à Marie, à la virginité. Remarquons aussi que le Christ fut couronné d’épines à l’aube de sa Résurrection, aube-épine.
Chez les Romains, l’aubépine est dédiée à Maïa, mère d’Hermès. Est-ce un hasard ? Maya est en Orient l’Illusion cosmique qui voile l’Unité derrière la multiplicité ; la sainte repousse par deux fois l’illusoire d’une royauté terrestre, l’illusoire de la richesse et de l’apparence des formes.
En Bretagne, l’aubépine a la réputation de ne jamais être touchée par la foudre, attribut de sainte Barbe si vénérée en cette région puisque son père et bourreau ne fut pas noyé comme Nizan mais foudroyé.
Quel arbre mieux que l’aubépine conviendrait à cette sainte ?
 
Le bâton de la servante donne un hêtre. Arbre majestueux, imposant, arbre sacré des Celtes par excellence. Il s’agit d’Être, par l’Esprit que symbolise le H dans la hiéroglyphie5. Le hêtre « pousse avec une grande vigueur et se montre très résistant. Il dégage de la force empreinte de sérénité, d’assurance et de stabilité. Ses racines s’étalent mais ne s’enfoncent pas en profondeur, comme s’il n’avait nul besoin de s’accrocher à la terre, mais sa stabilité provient de sa propre force. Le hêtre n’est jamais envahi par le lierre, ni par le gui. Sous une hêtraie, pas de ronces, tout au plus quelques fougères clairsemées (…) Rien ne peut venir troubler cette sérénité. D’ailleurs, en Lorraine et dans les Ardennes, on croyait qu’il n’était jamais atteint par la foudre.15 » Ce sont les qualités extraordinaires d’une servante véritable, et ce devraient être celles de la raison à sa juste place, au service de l’être et non de l’avoir.  
  
 
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« Les rochers lui servent de lit.
Elle tend sa tête coupée
à la servante qui l’accompagne.
Une église est construite à cet endroit. »  
 
On peut imaginer que l’église est construite sur la tombe de la sainte. Inévitablement, il s’est passé un certain temps pour que la dévotion populaire produise cet effet. Nizan, son bourreau, en est furieux.  
 
 
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« Voulant la détruire, Nizan construit une digue
pour que l’église soit emportée par les flots,
mais sa manœuvre échoue et il se noie. »  
 
Ce tyran est emporté par son monde émotionnel ; c’est la crue de celui-ci qu’il matérialise. Aussi le lieu n’est-il pas simplement planté de noyers, mais celui du noyé !
Grande illustration est-il ainsi fait du choix décisif ! L’un, victime de sa passion aveugle, traverse une mort horrible tandis que l’autre, « morte avant que de mourir », accède à la sainteté et plus encore à la libération.
   
La fontaine devient ensuite un lieu de pèlerinage et la ferveur populaire étant grande, il s’y produit des miracles ; de telles sources ou fontaines sont toujours guérisseuses, chargées de l’énergie de la vouivre particulière au lieu, et la sainte ayant été guidée par cette énergie pour venir jusque-là.
C’est l’ouverture du cœur de l’homme au divin, au sur-naturel, qui rend la source miraculeuse.
« Le Pouvoir de la Source, c’est le Pouvoir de ton cœur.
Le Pouvoir de ton cœur, c’est la propulsion de ton âme.
La propulsion de ton âme est adéquate à l’ouverture de ton mental à la Source.
Ainsi les pouvoirs dits miraculeux.12 »
 
Que conclure ?
 
Cette sainte prend place parmi les saints céphalophores. Nolwenn est la « Nouvelle Blancheur », fruit de tout un cheminement : affirmation de soi, errance sur les chemins de la Vouivre, vie érémitique, décapitation et cheminement par la voie du cœur.
Dépassant la noblesse selon le monde due à sa naissance, elle acquiert la véritable noblesse pour atteindre la royauté véritable. Elle fait tout un travail sur son monde émotionnel. Elle est liée à l’eau puisqu’elle termine son cheminement en marchant avec sa tête coupée jusqu’à Noyal, nom qui rime parfaitement avec « Royale » ! Les familiers de la Langue des Oiseaux verront que l’énergie du Tout se manifeste sur terre par l’androgyne. Aussi point n’avait-elle à épouser un homme quelconque, encore moins la tyrannie de la contre-nature  !
 
Notes :
1 - Voir sur ce blog : "Sur les chemins de la Vouivre dans l'Aube".
2 - Plus de soixante ont été répertoriés, mais il y en a encore d’autres…
3 - Pierre Gordon, Les Racines sacrées de Paris et de l’Ile-de-France.
4 - Se reporter sur Internet, dans l’encyclopédie Wikipedia à la page intitulée : saints sauroctones ; ou bien à notre livre La Vouivre un Symbole Universel, écrit en collaboration avec Kinthia Appavou (Editions EDIRU).
5 - Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphe français et Langue des Oiseaux, auto-édition.
6 - Dans L’Instruction du Verseur d’Eau.
7 - Eugène Canseliet, Alchimie.
8 - Traduction Alma L. Gaucher, Editions du Point d’eau.
9 - Sir R. Temple, Legends of the Panjâb.
10 - A Mookerjee et M. Khanna, La Voie du Tantra.
11 - Nous avons repris, en caractères gras, les inscriptions des vitraux de l’église de Noyal-Pontivy.
12 - Régor, Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie exemplaire d’après les Enseignements d’Emmanuel.
13 - Françoise Leroux et Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides.
14 - Voir F. Jordan, La Tradition des Sept Dormants.
15 - Patrice Bouchardon, L’énergie des arbres.
 
 
(Photos Mnémosyne)  
Le premier est sur la Vouivre.
 
 
Le second sur les Vierges noires.
 
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:09

PROPOS SUR LE NOM DIVIN IMPRONONCABLE

 

par Kinthia Appavou

 

suite à l'article :

 

Pourquoi Yahvé, le Nom de Dieu dans la Bible, ne peut-il pas être prononcé ?

 

Dans la Bible , Le Seigneur, Dieu,

 

est écrit avec les lettres YAHVE

 

(Sainte Bible de l'Ecole Biblique de Jérusalem)

 

ou encore IHVH,

 

les lettres centrales étant surmontées de "Adonaï",

 

signifiant “Seigneur”.

 

(La Bible, traduction A. Chouraqui, Desclée de Brouwer).

 

 

Dans la religion hébraïque,

 

il est expressément interdit de prononcer le Nom de Dieu.

 

En réfléchissant à l'origine du nom du prophète JONAS, 

 

 Kinthia a écrit dans un commentaire : 

 

 

"Merci pour ce livre passionnant qui montre bien que le sujet de Jonas est toujours actuel... A propos du nom de Jonas, j'ai relevé dans L'Enigme de Jésus-Christ, enquête sur les origines du christianisme de Daniel Massé, un rapprochement à faire entre Iona ou Jona et Iôannès: "Le mot oriental, chaldéen-sémitique, Iôannès, passé dans la langue grecque, tel quel, par contraction de Iao-annès, qui signifie Révélation d'Iao. Et Iao, Ieao, Icaoa, Ieou, c'est Dieu, la lumière universelle, d'où les Hébreux ont tiré Iehovah, Iaoua, Iaou, Iahveh, Iahoua et similaires. (...) ce nom de Iôannès, (qui) a désigné de toute Antiquité en Orient, - Chaldée, Assyrie, Egypte, Babylonie - tous les Révélateurs, tous les porteurs de pensée créatrice (...)".

 

"Le Signe de Jonas - Si Jonas m'était conté" vient de paraître, en tirage limité.

 

Elle écrit par ailleurs, avec justesse :

"Tous les noms ne disent qu'Unité".... Voilà pourquoi le Nom Divin est imprononçable car il contient tous les noms qui se résorbent en lui. 

 Le Silence du Nom [livre de Esther Cohen] ne peut que "trans-duire" Cela..."  

 

"Ainsi, le Zohar nous donne un éclairage particulier sur le sens du mot ELOHIM à partir d’une phrase tirée d’Isaïe, 41, 26 : « Levez les yeux vers les hauteurs et voyez Qui a créé Cela », « Cela », qui est différent de la traduction donnée par Chouraqui « ceux-là » (BIB, Isaïe, 40, 26). « Dans quelle direction faut-il lever les yeux ? Vers le lieu auquel tous les yeux sont suspendus et qui est "L’ouvreur des yeux". Vous y apprendrez que l’Occulté, l’Ancien, qui tient debout exposé au questionnement, a créé Cela. Et qui est-il ? C’est le Mi (Qui ?). » (Zohar I, p. 31-32).

L’objet du questionnement est nommé Mi (Qui ?) : « Au-delà, il n’y a plus de questionnement. Cette limite du ciel est appelée Mi (Qui ?) mais il existe une autre limite, inférieure celle-ci, appelée Mah (Quoi ?). » (Zohar I, p. 32).

Ces deux limites, supérieure et inférieure, c’est l’En-Haut, et l’En-Bas.

 

ELOHIM, ce sont les manifestations de Mi (Qui ?), le monde de l’En-Haut. Nous pouvons comprendre qu’Elohim représente toutes les énergies qui oeuvrent au service de l’Harmonie Universelle.

 

Elohîm est présenté dans le Zohar comme étant l’architecte : « Elohim est comme un architecte dans l’En-haut, et c’est la Mère suprême ; mais comme architecte dans l’En-bas, c’est la Présence (Chekhina) de l’En-bas. (…) Un verset l’indique (que nous lirons dans l’ordre où il se donne) : " Et il dit : Elohim, que la lumière soit ! et la lumière fut" (Gen. 1 :3). Le maître d’œuvre est celui qui dit, l’architecte commence alors les travaux sans délai. » (Zohar I, p. 126-127).

 

Pour André Deghaye, auteur du Nombre du Fils[1], la traduction des premiers mots de La Genèse est imprécise et ne rend pas compte de la subtilité du langage hébraïque : Ainsi : « Beréchit bara Elohim êth[2] haShamaïm vêth haArets » (Genèse, 1,1) devrait être rendu par : « Par le Commencement, Dieu-Esprits créa ceux (les esprits) des Cieux et ceux (les esprits) de la Terre. Ou encore : En l’Esprit de Dieu (En la Tête), l’Esprit-multiple créa la Présence des Cieux et la Présence de la Terre. "La Présence" désigne les 22 lettres. Les lettres hébraïques sont des Esprits (et des anges, selon le Zohar.» (NF, p. 73).

Et pour André Deghaye, il ne fait nul doute que « les lettres, le Sepher Yesirah[3] nous le démontre, sont des Esprits créés et, ensuite, appelés par Dieu pour présider à la formation des êtres et des choses. » (NF, p. 26). Et il précise que ces lettres sont androgynes, pouvant être réparties selon un ordre impair, « symboliques de rigueur, de rigidité, d’action, de jugement » et selon un ordre pair symboliques « de protection, de passivité, de clémence, d’union et de compassion ». (NF, p. 28). D’où la proposition que le mot Elohîm « serait à entendre dans le sens de "Esprits" (Esprits des lettres du Verbe Créateur). » ( NF, p. 72).

   

Pour le décryptage du Nom Divin hébraïque, l’aspect créateur du Principe prend la forme d’un point formalisable, à l’image d’une petite lettre :

י  

Yod

 

Tout ce qui s’exprime dans la création relève de MI (Qui ?) et tout ce qui appartient au domaine du manifesté relève de MAH (Quoi ?) et ce dernier est le reflet du premier, ce qui se traduit par :

ה

ו  

Vav

ה  

 

L’En-Bas est le miroir de l’En-Haut, ce que nous enseigne également Hermès Trismégiste : « Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut : & ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. »

 

La lettre Vav réunit les deux niveaux, l’En-Haut et l’En-Bas, MI (Qui ?) et MAH (Quoi ?) sont le reflet du Principe Universel. Le Vav indique aussi la place de l’Homme Primordial qui est le point de jonction entre l’En-Haut et l’En-Bas, à « équidistance de la question du pouvoir (le Quoi) et de la question de la nomination (le Qui) » pour « opérer le passage de l’une à l’autre (…) » (Zohar I, note 1, p. 33).

 

Ainsi, le nom Divin, ה   ו   ה   י est imprononçable car il traduit la manifestation dans son ensemble ce qui fait suggérer à André Deghaye de voir « l’Etre par excellence, composé des trois temps du verbe être[4] : il fut, il est, il sera : היה, הוה, יהיה. »[5]

Car il s’agit bien de la manifestation qui fut, qui est et qui sera en tant que celle-ci émane d’un point Source se situant au-delà de toute temporalité.

 

Les quatre lettres hébraïques ne sont pas la traduction d’un seul nom : ce sont les hiéroglyphes synthétisant le processus de la création dans son ensemble, et tous les noms ne sont que la manifestation de l’Unique, « d’une seule chose » comme le dit Hermès Trismégiste.

 

                                                                           Kinthia Appavou

                                                                                                                        

 

 



[1] DEGHAYE, André, Le Nombre du Fils, Dervy, 2007, p. 73.

[2] Le Zohar, Genèse, Tome I, 50, traduction de l'araméen et de l'hébreu, annotation et avant-propos par Charles Mopsik, Verdier, Coll. "les dix paroles", 1981. En note 1 : « Préposition qui introduit le complément d’objet direct en hébreu et qui depuis la tradition talmudique permet d’élargir le sens du mot qu’il précède de significations diverses."

[3] Sēfer Yesīrāh ou le Livre de la Création, traduit de l’hébreu, présenté et annoté par Paul B. Fenton, Rivages Poche / petite Bibliothèque, 2002.

[4] op. cit. , 92 . En note : Cf. Sander et Trenel, Dictionnaire hébreu-français, p. 232.

[5] op. cit. p. 92.

 

 

 

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