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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:26


LES FLAMBOYANTES RETROUVAILLES

 

DES GITANS !

 

Merilla Lavenant

 

 

     Moment intense, dimanche 16 janvier à Lardy (Essonne), où lors d'un magnifique spectacle plein de feu et de joie, intitulé "Gypsy Connection" se sont retrouvés gitans du Rajasthan et gitans d'Andalousie.

 A Lardy (Essonne), concert de Nouvel An "GYPSY CONNECTION" le 16 janvier

 


     Sur la scène aux lumières colorées, se répondaient puis se mêlaient les chants et les instruments traditionnels des deux groupes, dans une écoute fraternelle et pleine de gaîté communicative, grâce à leur contact avec le public.
     Le ravissement fut à son comble lorsque la belle danseuse indienne, en ses voiles chatoyants, dessina avec grâce dans l'espace les figures rituelles de la danse du Rajasthan. A son tour, la gitane espagnole exprima fièrement toute la beauté sauvage et profonde de la danse andalouse, et partagea avec le joueur de  tabla une belle occasion de complicité, où  dialoguaient et s'entrelaçaient les cadences des mains du musicien et des pieds de la danseuse.

 

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     Dans une finale éblouissante, les deux danseuses se rejoignirent et c'est là qu'apparut dans toute son évidence la filiation entre les deux traditions chorégraphiques : la danse Kathak de l'Inde, dont le travail des pieds est d'une virtuosité étourdissante, a inspiré le "zapateado" flamenco et les "mudras", positions des mains symboliques et codifiées des danseurs indiens, se retrouvent également dans la danse flamenca. 
     Harmonie totale des sonorités et des rythmes, complémentarité des musiques et des gestes, ce fut une chance d'assister à cette rencontre authentique, loin d'un folklore pour touristes consommateurs d'exotisme de pacotille...
 
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     Comme le déclara l'un des musiciens à la fin du spectacle : "Nous nous étions perdus de vue il y a très longtemps, et aujourd'hui nous nous retrouvons !"
     Un beau symbole à l'heure où bien des traditions se perdent, et notamment celles des Roms mises à mal par le "formatage" ambiant, choisi ou subi, ce dont témoignait une Tsigane présente dans la salle, qui nous disait que plus personne, dans sa famille, ne connaissait les coutumes de son peuple.
     Souhaitons que d'autres moments de rencontre aient lieu, afin que ne disparaisse pas ce patrimoine, à la fois richesse et maillon de notre diversité, et rappel des structures essentielles de l'Énergie de Vie...

 

LA ROUTE DES FILS DU VENT

LE FABULEUX SPECTACLE DES GITANS DU MONDE

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Les photos ne sont pas celles du spectacle mais des sites :


 http://www.sonsdumonde.fr/FILS_DU_VENT.php

  et

http://www.sonsdumonde.fr/dhoad.php 

 

&&&

 

"Les voyageurs au sang d'or", un hommage à tous les Gitans, Nomades, Rroms, Manouches...

 

Ce roman de Kathy Dauthuille a inspiré une pièce de théâtre jouée à Arras le 25 mars 2011.

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 09:52

 

Une perle à découvrir :

 

« Soufi, mon amour »,

 

roman écrit par Elif Shafak.

 

 

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"Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent pas à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella.

Au fil des pages, Ella découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz – comme Shams l’a fait pour Rûmi sept siècles auparavant – serait-il venu la libérer ?"

(quatrième page de couverture)

 

Si vous voulez découvrir ce qu’est le soufisme, avec une lecture assez facile, je vous le conseille.

 

Trois petits extraits :

 

« Telle la goutte d’eau qui porte en elle tout l’océan, notre danse reflète et voile à la fois les secrets du cosmos… »

 

 
Derviches tourneurs d'Istambul, Turqie

© Mnémosine

 

 

« Tout amour, toute amitié sincère est une histoire de transformation inattendue. Si nous sommes la même personne avant et après avoir aimé, cela signifie que nous n’avons pas suffisamment aimé… »

 

« L’amour est l’eau de la vie. Et un être aimé est une âme de feu !  

L’univers tourne différemment quand le feu aime l’eau. »

 

Millie, janvier 2011

 

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 Elif Shafak.

 

 

Avis d'un(e) lecteur (trice) :
"Ce livre est assurément anagogique !
Par le biais  d’un  roman facile à lire, l’auteur  « parle » d’(de l’) Amour, et fait passer simplement, un certain nombre de notions essentielles  (fait penser évidemment à Leyla et Majnun) .
 
Mental
 
Temps, Espace   (Instant présent, sans lieu, …)
Unité
Cœur,             Compassion
Amour (divin),   Ivresse
Emotionnel/ relationnel
 
Prêt pour l’Inhabituel, l’Inattendu
Etat de Vacuité Abandon paisible
Changements (intérieurs et extérieurs),            Refus des Conventions
Vide                           (ce qui est présent à travers l’absence, vide de son âme, …)
Physique
 
Immobilisme
Défi par rapport à soi,
Rôle de l’Epreuve,
Destruction
 
Terre
Air 
eau 
feu
 
Il traite donc de :
L’Amour (« acceptation de se laisser aller à l’Amour,  « comprendre ce qu’est l’amour  en devenant celui qui aime »,  ,…) ;  le Cœur, « principal guide » ; l’Unité (« la totalité qui est supérieure à la somme des parties ») ; « briser l’ego » ; savoir « affronter » la Vérité sur soi (se connaître,…),  affronter ses « barrières mentales », « préjugés », et savoir se remettre en cause en étant prêt à « l’inhabituel », « l’inattendu » donc s’adapter, s’ajuster ; l’importance du « Silence »,  « se concentrer sur soi plutôt que chercher ailleurs »,  « l’ancrage dans le présent » ; pas de bouc émissaire ;  « légèreté d’être », le rôle des « épreuves » , dépasser les significations apparentes! …
Il aborde aussi l’écriture et le « véhicule des lettres »  qui permet de couler de source !
Il présente ainsi les 40 règles de mode d’existence d’un Soufi !"


LES DERVICHES TOURNEURS D'ISTAMBUL ET LE TOMBEAU DE RUMI

 

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 17:39

LE PROPHÈTE JONAS, LA COLOMBE,

 

 A  DONNÉ SON NOM, « IONA »,

 

À L'ÎLE DE SAINT COLUMBA,

 

DANS LES HÉBRIDES ÉCOSSAISES 

 

 

Merilla Lavenant

 

 

 

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L'abbaye de l'île de Iona (reconstruite au XXe siècle).
Source : magicscotland.fr

 

        Parentés...  Le prophète Jonas, dont le nom dans la Bible est écrit "Iona" (Matthieu et Luc), a pour emblème la colombe (voir les commentaires du conte "Le signe de Jonas" de Régor : "Le Signe de Jonas - Si Jonas m'était conté" vient de paraître, en tirage limité. ).

       Or Iona, petite île au nord-ouest de l'Écosse (Hébrides), connue comme ancien lieu sacré des druides et île sainte des Gaëls et de la chrétienté celtique, a accueilli saint Columba ou Columcille, "colombe de l'Église" ou "serviteur de la colombe". Cet évêque, exilé d'Irlande et descendant des rois de Dal Riada (ancien royaume d'Irlande du nord et d'Écosse) qui étaient traditionnellement inhumés sur l'île de Iona, y a fondé avec 12 moines un monastère en 563, d'où est partie la christianisation des Pictes d'Écosse.

 

 

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Colomba devant la porte de Brude,

 illustration d'un livre de J. R. Skelton, Scotland's Story, 1906.

 

« Il avait, dit saint Adamman, une figure angélique :

c’était une nature d’élite ; il était brillant dans ses paroles,

saint dans ses actions, grand dans ses conseils.

Il ne perdait pas un moment, toujours à prier, à lire ou à écrire ;

il supportait le poids des jeûnes et des veilles sans répit. »

(http://www.orthodoxie-celtique.net/saint_colomba.html) 

 

       Le Livre de Kells, magnifiquement enluminé, y aurait été rédigé par les moines de l'île à cette époque, et des croix ont été savamment sculptées.

 

 

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 Le couple alchimique.

Livre de Kells /Book of Kells - VIe s. ; Dublin, Trinity College.

http://sens-des-entrelacs.wifeo.com/les-entrelacs-de-fils.php

 

 

      La communauté a été décimée par les invasions nordiques aux VIIIe et IXe siècles et les reliques de saint Columba ont été transportées en Irlande, près des tombes de saint Patrick et sainte Brigitte, les deux autres saints irlandais.

(Sources : divers sites Internet dont Wikipédia)

 

 

A noter : la harpiste Violaine Mayor et son époux Joël Herrou ont enregistré un disque de "Chant celtique sacré" qui reprend certaines pièces de l'Antiphonaire d'Inchcolm (manuscrit écossais du XIIIe siècle), à la louange de saint Columba, dans la tradition du chant liturgique de Iona (VIIe-IXe siècles).

http://www.henttelennbreizh.net/

 

 

 

 

LE MONASTERE SAINT MICHEL D'IRLANDE

 

LA QUENOUILLE DE SAINTE BRIGITTE

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 08:23

 Sur ce vitrail, une scène extraordinaire !

 

Léonard est agenouillé pour prier dans la nature.

 

Un serpent vient s'enrouler autour de lui.

 

Il se signe et le serpent tombe mort !

 

 

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Cet épisode rejoint celui de saint Paul mordu par un serpent :

Vers l'an 60, saint Paul fit naufrage sur l'île de Malte où il est encore très honoré. Mais pourquoi a-t-il le serpent comme animal totémique ?

 

La personne qui m'a communiqué ces deux photos

ne se souvient plus du lieu où elles ont été prises.

Peut-être quelqu'un pourra-t-il nous le préciser ? 

Il existe plusieurs saint Léonard.

 

Est-ce saint Léonard-de-Noblat qui "naquit environ l’an de notre Seigneur 466. Il se réfugia vers saint Remi, Archevêque de Reims, environ l’an 472, âgé environ de six ans. Il s’en va à la Cour du Roy Clovis son cousin, y étant appelé par la Reyne Clotilde, environ l’an 495. Il marche en guerre avec Clovis, allant combattre les Allemands l’an 499. Il est baptisé avec le même Clovis à Reims après la victoire sur les Allemands la même année 499. Il se retire de la Cour de Clovis, et s’en va vivre solitaire dans un bois proche de Paris l’an 501 ou environ. Deux ans après à savoir l’an 502, il quitte la France et s’en vient en Aquitaine proche de Limoges dans la forêt de Pauvin. Il délivre miraculeusement de mort la reyne Clotilde dans ses dangereuses couches l’an 507 ou 508. Il sort de la solitude pour prêcher au peuple, et tâcher de pacifier les princes vers les années 530 ou 535, et non au commencement de sa conversion ainsi que la plupart disent, faute de bien peser les circonstances de sa vie. Il retourne de sa mission après avoir visité saint Rémy, et ayant demeuré quelques années au Monastère de Saint-Maximim environ l’an 540. Il meurt dans son monastère et solitude de la forêt de Pauvin en Limousin environ l’an 559, âgé d’environ 93 ans." ( http://missel.free.fr/Sanctoral/11/06.php)

 

Est-ce le saint ermite dont l'influence fut grande dans la région du Mans. Sa mémoire se perpétue dans de nombreuses localités : 72590 Saint Léonard des Bois où se trouvait son ermitage, en particulier.

 Après avoir vécu plusieurs années de vie monastique sous la conduite de saint Mesmin, abbé de Micy, près d'Orléans, il se retira dans la solitude de la forêt de Marchenoir près de Chateaudun. Si grande fut sa sainteté que, malgré l'ignorance dont nous sommes de sa vie, sa mémoire se perpétue encore en diverses localités : Saint Léonard des Bois-72590, Saint Léonard des Parcs-61390, Saint Léonard en Beauce-41370.

 

Tous les 7 ans, les habitants  font revivre la procession et l’ostension des ossements  de leur saint patron Léonard, telles qu’elles  se sont déroulées la première fois en 1094 pour guérir les  victimes duMal des Ardents. La population se mobilise toute entière et toutes croyances confondues pour décorer la ville et recevoir les visiteurs et pèlerins. C’est l’occasion d’accueillir les nombreuses délégations d’Europe et d’Afrique venues des villes et paroisses qui portent le nom de saint Léonard. En 2009, lors des dernières ostensions, une foule (plus de 10 000 personnes) s’est pressée pour participer à l’événement.            http://www.ostensions-saint-leonard.fr/

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:52

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Mellieha, bâtie à flanc de colline,

 

que surplombe la masse imposante de son église.

 

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Sous cette bâtisse, une petite église,

 

lieu de culte à la Vierge Marie.

 

Dans la cour d'entrée, la statue de la Vierge

et la prière en diverses langues, dont le maltais :

 

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Dans la chapelle, la Vierge qui,

noircie peut-être par les cierges,

est devenue une Vierge Noire ! 

 

(Clip sur les Vierges Noires. 

http://fr.youtube.com/watch?v=Cs6E7zQo35s)

 

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 La Vierge est montée au ciel par les Anges,

 

suivant le Christ en Gloire dans la mandorle de la seconde naissance.  

 

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Mellieha2.jpg          Sur les piliers, Adam et Eve,

     accablés par leur

        "erreur à l'égard de l'Origine",

        supportent l'édifice qui montre     l'aboutissement du "Plan de Rachat"

proposé par le Père.

    

 

 

            La porte de la sacristie

   ouvre sur le sanctuaire troglodyte,

   lieu de pèlerinage impressionnant par les témoignages des ex-votos.

 

 

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 La Vierge, avec son attribut lunaire :

 

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La Sainte Famille en la grotte :

 

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Conte : "La Grotte du Lait" à Bethléem

  VIERGE BLANCHE ET VIERGE NOIRE

 

 

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:36

Impressions sur le spectacle « Rondes »

 

produit par la Compagnie « Lle » d’Armelle Devigon

 

le samedi 6 novembre

 

devant le théâtre de Brétigny-sur-Orge (Essonne)

 

à 17 heures, sous une pluie battante !

 

"Installation-performance chorégraphique,

 

plastique et sonore en extérieur"

 

 - CREATION

 

« Sur l’esplanade blanche du théâtre, sous la pluie, un grand cercle de terre et trois tertres pointus, coniques. Trois silhouettes dressées, immobiles, à leurs sommets ; deux autres, debout, immobiles aussi, sous un ciel de plomb. Un silence lent s’étale et plane, percé par une fine stridence continue.

 

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Les spectateurs sortent du ventre chaud du théâtre, ils sont nombreux et serrés sous leurs parapluies et se mettent en cercle autour de cette île de boue ; certains portent une couverture rouge pour résister à l’humidité froide qui transperce alors que le jour pâlît.

        Le temps s’est arrêté : ces hommes et ces femmes debout sur cette terre vierge, sans végétation, sans animaux, sans  construction … Rien, … un désert de boue sous la pluie battante, la fine stridence aigre, et ces silhouettes vêtues de braies ternes, de vêtements de peau, déjà maculés, dressés vers ce ciel inclément. Hommes et Femmes Sauvages ! Ils sont impressionnants de calme sous ce déluge.

 

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        Une femme, puis une autre, se mettent à marcher à grands pas, tournant en rond.

        Un homme descend de son piédestal et va se mettre à creuser l’un des tertres, à mi-pente. Il creuse à mains nues ; un second le rejoint et lui prête assistance. Que cherchent-ils ? De la nourriture ? Le trésor de la Vouivre enfoui en ce lieu ? Ils creusent longuement, profondément, à grandes brassées, se maculant de boue.

        Une femme continue sa ronde, s’arrête à un endroit où se trouve du sable rouge qui contraste avec les couleurs ternes et brunes de la terre, en prend dans ses mains et le lance en marchant, comme pour ensemencer cette terre humide où nulle plante n’a jamais poussé. Une autre l’imite. Elles se couvrent aussi de cette terre rouge qui colle à leurs vêtements.

         Que fait le dernier personnage ? Pour suivre le spectacle, il faut tourner autour de cette île de boue qui macule les danseurs de la tête aux pieds, pour les suivre dans leurs mouvements, leurs danses. Comment ne pas penser à « Adam le Glébeux[1] », au jour de sa création par Elohîm ?

         Tel Sisyphe, un homme tente de remonter sur le plus haut sommet, il rampe, mais glisse, retombe et recommence nombre de fois cette tâche surhumaine. Il devient, comme les autres protagonistes, de la boue vivante, animée. Il arrive enfin au sommet. Surprise ! Ce sommet est creux ! Il pénètre dans son cratère, semble s’y lover en fœtus, puis soudain, se dresse, trépigne longuement et une boue rouge coule sur les pentes du volcan éteint. C’est le sang de la terre qui gicle et se répand. Le danseur tombe et glisse vers le bas. Il est Adama, en hébreu, c’est « le rouge[2] ». 

 

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          Durant ce temps, les autres n’ont pas cessé leurs rondes avec la terre collée à leurs chausses en semant le sable rouge, leur creusement quasi animal d’un terrier qui s’écroule, éventrant la Terre Mère.

 

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          La nuit tombe ; la pluie n’a de cesse et même s’intensifie. Le bourdonnement ténu de la sirène est devenu un vrombissement aux sonorités métalliques. En marchant à grands pas, les danseurs se défont de quelques-uns de leurs vêtements qu’ils traînent dans la boue ou jettent, comme pour s’alléger.

 

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          Ils sont tous redescendus et entreprennent l’ascension périlleuse des pitons. Ils rampent, glissent, s’accrochent, se hissent péniblement ; la pluie redouble, drue. La musique stridente redouble aussi d’intensité. Il y a des bruits d’orage. Enfin, ils arrivent aux sommets, se redressent, et glissent brusquement dans le creux de la vallée. Deux danseurs sont comme morts, enlacés. Les autres aussi sont comme des cadavres. Une fin d’un monde…

 

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          Après un long temps, couverts de boue rouge, ils se confondent avec la terre et se mettent à bouger péniblement, à ramper. Ils se rejoignent, s’enlacent, et c’est le début d’une reptation dansée aux avancées lentes, implacables, timides signes d’une vie qui ébauche sa renaissance. Tel un nœud de vipères, les danseurs ne font plus qu’un seul corps, deviennent matière animée d’un mouvement lent, incertain, progressant vers on ne sait quel but, par instinct quasi animal. Et voilà que, presque incidemment, ils se redressent sur leurs quatre membres et avancent dans des directions différentes.

 

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          Les spectateurs, malgré la pluie battante, restent, fascinés par cette obstination à conjurer la mort. Certains tournent autour de cette plaque de boue pour suivre au mieux cette danse étrange de vers de terre qui se muent en quadrupèdes pour se redresser enfin dans une verticalité oubliée. Les sonorités assourdissantes éclatent en orage, en grondements sourds, en bruits de tonnerre alors que la pluie redouble. La nuit intense, sous la pâle lumière des projecteurs, laisse deviner la venue d’une aube nouvelle. L’orage perd de son intensité ; les danseurs, devenus des géants, escaladent tant bien que mal les pentes des tertres pour se redresser fièrement aux sommets, immobiles comme au début du spectacle.

          Ils vont ensuite creuser les flancs du piton et, un à un, déterrent les morceaux d’un trésor qu’ils se passent de mains en mains. Lentement, avec maintes précautions, ils couronnent le sommet du piton de ce qui semble des racines d’arbres pétrifiées depuis longtemps.

 

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         Une fumée légère commence à monter dans le ciel détrempé ; une lueur timide apparaît, vacillante, et le feu se propage aux racines. La musique éclate, tonitruante ; la pluie cesse progressivement. Des flammes éclatent, espérance de chaleur et de vie…

 

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          Quatre danseurs descendent, se regroupent, se lovent en fœtus dans le creux de la montagne. Le cinquième les rejoint lentement, se couche avec eux.

 

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          Lorsqu’ils se relèvent, un silence brutal tombe sur le lieu. La renaissance s’accomplit. »

 

 

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[1] - Bible, Genèse, I - 36, traduction André Chouraki.

[2] - Carlo Suarès, La Kabale des Kabales.

 

 

 

 Merci à Serge Richard à qui nous devons les excellentes photos

qui traduisent bien l'ambiance de cette représentation

jouée dans des conditions bien particulières.

 

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« Avec Rondes, la compagnie LLE s’intéresse désormais au passage du jour à la nuit, en créant une installation fixe où le spectateur est invité à traverser par tous les sens ces passages symboliques : de la naissance à la mort, de la lumière à l’ombre, du son au silence.

Rondes a lieu au passage du jour à la nuit.

Elle traverse ce temps particulier, en écho avec les cycles de naissance, de transformation et de mort dans la nature et en chacun de nous.
Cette composition chorégraphique et élémentaire (eau, terre, feu) est pétrie de nos expérimentations sensibles dans des sites naturels. »

http://www.theatre-bretigny.fr/spip.php?article391

 

C’est en effet Élément-Terre ! L’Eau fut au rendez-vous ! Le Feu en apothéose, sans oublier l’Air, toujours invisible et présent.

« Rondes », des danseurs tournant autour des tertres de terre et de boue, « Rondes » des saisons, « Rondes » des morts et des renaissances. La Nature essentielle, là où évolue toujours la Compagnie d’Armelle, aux levers et couchers du soleil, dans les forêts et même dans les arbres. La Danse… qui traverse la Vie, Trans-en-dance.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 10:38

Concert du Nouvel An :

"Gypsy Connection"

Dimanche 16 janvier
15 h 30
Espace René Cassin

 

 

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Une invitation au rêve, à la magie, au voyage.
Des musiques, des chants et des danses passionnés et authentiques. Un spectacle plein de fougue, de sensibilité, d’émotion. Des artistes qui tissent un lien complice avec le public. Un moment de rencontre et de partage rare et fort.

 

Ce spectacle est une rencontre entre gitans du Rajasthan et d’Andalousie qui présentent leur culture, s’interpellent, et se dévoilent. Ces ponts bâtis entre les deux traditions deviennent le fil conducteur du spectacle. Le chant langoureux du gitan d’Inde et le chant profond du gitan andalou se répondent a capella, leur art se muant en un langage sublime et émouvant. Les tablas indiens s’immiscent dans la frappe de pied de la danseuse espagnole, l’entraînant dans un échange rythmique impressionnant. Les danseuses s’observent avant de se laisser aller à danser sur la musique de l’autre, dans un grand moment de partage.
Un spectacle coloré et vibrant donc, qui invite à découvrir avec authenticité et générosité la véritable âme gitane. Une fresque envoûtante et toute en contrastes qui fascinera le public et lui laissera un souvenir inoubliable !

Entrée : 10€ - 6€ pour les 10-18 ans
Gratuit pour les moins de 10 ans

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 17:01

Dans Lavalette, la co-cathédrale Saint-Jean

 

a été édifiée par les Grands Maîtres

 

de l'ordre des Chevaliers de Jérusalem,

 

à la gloire de leur ordre.

 

 

 

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L'actuelle capitale maltaise porte le nom de son fondateur français Jean Parisot de la Valette, Grand Maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. C'est un an après le siège de l'île par les Ottomans en 1565 que la nouvelle ville sera érigée sur la colline des Xiberras, comme une ville forte capable de contenir toutes interventions militaires. (D'après Wikipedia)

 

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Que dire d'un Ordre de Chevalerie

qui  eut recours au travail de 8 000 esclaves et ouvriers

pour construire les fortifications de cette ville ?

 

"Francisco Laparelle, l'architecte militaire du pape Pie VI,

révolutionnaire pour l'époque,

mit plus de 8 000 esclaves et ouvriers à contribution

pour bâtir en un temps record la ville..."

(Anick et Christine Rosas. Philippe Renault, Le Guide de Malte, La Manufacture, 2001, p. 95)

 

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La co-cathédrale catholique Saint-Jean fut construite entre 1573 et 1577 par les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem suivant les plans de l'architecte militaire maltais Girolamo Cassar. Financée et commandée en 1572 par le Grand Maître de l'ordre, elle fut l'église conventuelle des chevaliers et une co-cathédrale puisque sa "sœur" est la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Mdina.   

   

   

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Co-cathédrale Saint-Jean.

 

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 Cathédrale de Mdina.

 

La co-cathédrale est entièrement décorée

en style baroque d'un luxe inouï.  

 

 

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Sur les dallage des pierres tombales,

on peut voir beaucoup de "vanités" qui invitent à l'humilité et au dépouillement,

en totale opposition avec une décoration qui sert la gloire humaine !

 

(http://miroirsymboledessymboles.wifeo.com/-le-regard-de-la-mort.php) 

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   "Le propre d'un Chevalier est la Distinction

par l'Unique Valeur à travers tous les êtres,

et non se distinguer par rapport à autrui."

 

"Celui qui ignore la Valeur Causale

n'est pas Chevalier.

Celui qui est Chevalier

connaît la Valeur des Causes

de toutes choses sur la Terre

avant même d'en faire l'Expérience."

(Platon le Karuna, Les Chevaliers d'aujourd'hui. Les Chevaliers de Demain.

Editions de la Promesse, p. 5)

 

 

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Pourtant, le rappel à la Prudence est là !

Dans l'église Saint-Augustin, à Paris, les anges présentent les quatre vertus indispensables aux humains 

Le kabbaliste Abraham Aboulafia fut exilé dans l’île de Comino, archipel de Malte, au XIIIe siècle.

Vers l'an 60, saint Paul fit naufrage sur l'île de Malte où il est encore très honoré. Mais pourquoi a-t-il le serpent comme animal totémique ?

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 15:11

Dans la vieille ville de Lavalette,

 

à Malte,

 

les ruelles montent et descendent...

 

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Sur une petite place, la Fontaine à la Licorne !

 

 

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La Licorne !

 

Nous la retrouvons toujours immanquablement,

 

sur notre chemin !

 

"La Dame à la Licorne et au Lion", jouée par Les Derniers Trouvères a eu un beau succès à la fête médiévale de Crozant le 5 août

 

Le rassemblement des Animaux dans l’Arche :

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/l-arche-et-la-licorne.php 

 

LA LICORNEhttp://fontaine-jouvence.over-blog.com/article-20915146.html : 

LA LICORNE AUX CHEVEUX DE FEU

 

 

 

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 17:51

La baie de Saint-Paul, à Malte,

 

est le lieu probable du naufrage de saint Paul

 

dans l'île située à l'entrée de la baie.

  

Il se rendait alors de Chypre à Rome.

 

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Une statue en marbre rappelle que saint Paul fit naufrage aux îles Saint-Paul,

à l'entrée de la baie, en l'an 60.

 

   

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La chapelle San Pawl Milqi a été construite

à l'emplacement où saint Paul rencontra le gouverneur romain Publius.

On a mis à jour récemment sur ce lieu les restes d'une maison romaine.

 

 Les Actes des Apôtres témoignent :

 

" Alors sauvés, nous apprenons que l'île s'appelle Malte.

Les indigènes nous offrent un accueil peu ordinaire :

oui, ils allument un feu et nous accueillent tous,

à cause de la pluie qui tombe et du froid.

Paulos ramasse un tas de broussailles et les pose sur le feu.

Il en sort une vipère à cause de la chaleur ; elle s'accroche à sa main.

Les indigènes voient le reptile suspendu à sa main.

Ils se disent les uns aux autres:

"Sûrement, cet homme est un meurtrier !

Il est sauvé de la mer, mais Diké ne lui permet pas de vivre."

Il secoue la bête dans le feu, et ne souffre d'aucun mal.

Eux s'attendent à ce qu'il enfle ou tombe mort, soudain.

Ils attendent longtemps. Voyant qu'il ne lui arrive rien d'anormal,

ils changent d'avis et disent qu'il est dieu."

(Traduction A. Chouraqui, 28, 1-10)

 

 

Sur la chapelle, des ex-voto en de nombreuses langues

résument les dires de saint Paul.

 

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Dans la cathédrale de Lavalette,

 

le serpent réchauffé par le feu qui mordit Paul

 

figure sur l'écusson royal :

 

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 Dans la cour de la cathédrale de Mellieha,

 

le serpent est au pied de saint Paul :

 

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Mais une plage de l'île de Gozo

 

revendique aussi le lieu du naufrage ! 

 

Sur la plage, une statue du Christ marque l'événement.

 

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Saint-Jean l'Evangéliste a aussi le serpent comme animal totémique :

 

SAINT JEAN ET LE SERPENT-DRAGON

 

Il est dit que le serpent dans le calice de Jean

signifie qu'une tentative d'empoisonnement n'a eu aucun effet sur lui.

Mais plus vraisemblablement est-ce une allusion

au Serpent Guérisseur dressé sur le Tau par Moïse :

LE CHRIST SERPENT CRUCIFIE

 

   

De même, il est rapporté que saint Benoît fut l'objet

d'une tentative d'empoisonnement par ses moines

jugeant la règle trop dure, 

devant le refus de Benoît de l'adoucir.

Le poison n'eut aucun effet !

 

Quel sens donné aux événements rapportés ?

 

Dans un certain état d'être,

le poison de la contre-nature n'opère plus aucun effet.

 

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La conversion de Saül sur le chemin de Damas.

Co-cathédrale Saint-Jean, Lavalette.

 

"L’apôtre Paulos (Paul), après la mort et la résurrection du Christ, a vécu son Chemin de Damas ; il va, toute sa vie, en témoigner, mais il n’a pas suivi les Enseignements du Rabbi. Il est pris en tenaille par la nécessité absolue de s’affranchir de la loi pour être un Vivant et ses désirs et ses peurs, son conditionnement rabbinique, sa mémoire cellulaire. « Dans la pensée rabbinique, la mort entre dans le monde par le péché - soit par “le péché d'Adam” (provenant de la lecture erronée du Fruit défendu), soit par les péchés personnels. Bien que le Talmud (Shab., 55b.) donne une liste d'individus morts sans péché, la tradition s'en tient à l'Ecclésiaste (VII, 20) : 'Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais'.

Cela revient à dire ceci : tout homme est pécheur, donc tout homme est mortel. Dans les temps bibliques, on pensait, certes, que quelque chose de vague survit, mais la vie était donnée par le “Souffle” (Gen. II, 7) : Yahweh Elohim forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines le souffle de vie, et l'homme devint un être vivant. Quant au siège de la vie, il a toujours, dans la Bible, été le sang. Il est vrai que la doctrine rabbinique enseigne qu'un jour, prudemment indéterminé, les corps des morts se lèveront de leurs tombes.[1] »

Pour Paulos, comme pour tout un chacun, la chenille a beaucoup de mal à devenir papillon ! Il va transmettre à toutes les Eglises qu’il fonde, avec le meilleur de lui-même, le pire aussi, sa notion du péché ! Paulos parle d’Elohîm « Lui qui n’a pas épargné son propre fils. » (Romains 8, 32) Il parle du « messie Iéshoua’, celui qui est mort, et plus encore, qui s’est réveillé. C’est lui qui est à la droite d’Elohîm, c’est lui qui intercède pour nous. » (Rom. 8, 34) Il met en place cette notion de “Fils de Dieu” qui scandalisera tant les musulmans, car Allah n’est ni engendré ni engendreur, par la voie matricielle s’entend. Cette notion d’intercession fait que l’humain, racheté par le sang du Christ, reste passif, à la surface de lui-même. Et pis encore, que cette notion de péché  engendre la culpabilité et la séparativité alors que c’est à chacun d’être responsable ! Pourtant, dans l’Evangile de Jean, Iéshoua‘ dit explicitement « Alors vous saurez que Je Suis[2] » (8, 28) "



[1] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 41.

[2] Cité par Nicolas de Cues, Le Principe, in Trois traités sur la docte ignorance et la coïncidence des opposés, Cerf, 2007, p ;147. La traduction de A. Chouraki est « alors vous saurez que moi je suis. »

 

 

Extrait de "Propos sur la Résurrection de jésus qui fut appelé Christ", chap. IX "Le Bouleversement nécessaire" :

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/le-bouleversement-necessaire.php

 

 

 

 

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