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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 09:46

Pour la première fois de son histoire,

 

la Nouvelle-Calédonie a accueilli

 

le 4ème Festival des Arts mélanésiens

 

qui met à l’honneur les arts traditionnels

 

et contemporains issus de tous les pays de la région,

 

du  12 au 14 septembre.

 

 

"Ce festival a été créé, en 1995, à l’initiative du groupe mélanésien Fer de Lance qui regroupe les îles Salomon, la Papouasie Nouvelle-Guinée, le Vanuatu et Fidji. Il se tient tous les quatre ans et est accueilli tour à tour par les pays qui le composent. Le groupe mélanésien Fer de Lance, créé en 1988 à Port Vila, est avant tout un accord de coopération économique, renforcé par une volonté de solidarité mélanésienne. La Nouvelle-Calédonie se propose aujourd’hui de rejoindre officiellement le groupe. Etre pays organisateur du Festival des Arts mélanésiens est une première démarche en ce sens."

http://www.toutpourlesfemmes.com/conseil/IVe-festival-des-Arts-Melanesiens.html

 

 

 Iles Salomon : 

 

 

IleSalomon.jpg

 

IleSalomon3.jpg 

 IleSalomon2.jpg

 

 

Papouasie

 

Papouasie2.jpg

 

 

Papouasie1.jpg

 

 

Ile de Lifou

(Îles Loyauté de Nouvelle-Calédonie) 

 

Lifou2.jpg

 

Lifou.jpg 

 

Ile des Pins

(Nouvelle-Calédonie) 

 Pins3.jpg

 

 

Pins.jpg

 

 

Vanuatu

 

 Vanuatu2.jpg

Vanuatu3.jpg  Photos Suzanne Duquesne

 

 

Thème du Festival :

 

« Melanesia XXIe siècle,

notre identité, elle est devant nous ».

 

 

« Le 4ème Festival des Arts mélanésiens a eu lieu en Nouvelle-Calédonie du 12 au 24 septembre 2010.

Plusieurs délégations de Papouasie Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, du Vanuatu, des Fidji et, bien sûr, de la Nouvelle-Calédonie, étaient présentes. Le festival s'est passé  au centre culturel Tjibaou, à Nouméa, mais également en brousse et dans les îles : danses en costume traditionnel, accompagnées avec des instruments de musique traditionnels ; tambour du Vanuatu et flûte de Pan des îles  Salomon. Mais également présentation et vente d'artisanat de ces différents pays.

Il y avait une majorité de danseurs hommes, un groupe de danseurs femmes des îles Fidji, des enfants des îles Salomon.

Ce festival a été l'occasion de nombreux échanges sur les différentes coutumes et façons de vivre en Mélanésie.

Au Vanuatu il y a encore des tribus qui vivent dans la forêt, très proches de la nature, de façon très traditionnelle où les hommes portent  l'étui pénien, les femmes des jupes en raphia et ils habitent dans des cases. Ils s'habillent pour aller au village. Les danses traditionnelles se déroulent comme sur les photos. »

       

                                                                                          Suzanne D.

 

L'ARRIVEE DES BLANCS A OUVEA, L'UNE DES ILES LOYAUTE DE NOUVELLE-CALEDONIE, VUE PAR LES CANAQUES  

LA NOUVELLE-CALEDONIE, LES RACINES DE LA CRISE ACTUELLE  

Paru en Nouvelle-Calédonie : "Tiébaghi, Mémoire d'un village minier", par Epone Jouve et l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine minier et historique du Nord calédonien

PIERRE DUMAI, GRAND CHEF DE L'ILE DE MOULI, EN NOUVELLE-CALEDONIE ET LA DEMOCRATIE

 

logo.jpg

 

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 20:58

 

 

FORUM SUR LE THEME DE L’AMOUR

 

tenu du 24/10/2004 au 23/11/2004

sur le net :

JKS-Presse.com

 

 

- Amour y es-tu, m’entends-tu, que fais-tu ?

- J’Y suis et par/TOUT, j’entends TOUT, je fais TOUT !!!

 

Amour qui es-tu donc, en Vérité, toi dont tant de musiciens, poètes, troubadours ont chanté les louanges, toi dont tant de Fidèles d’Amour, de Sages et de Prophètes ont prôné la Transcendance ?

 

« L’Amour n’est point sentiment de ton cœur soumis aux imageries, aux souvenirs, à l’imagination mais A/MOR : l’Eternel Vivant à l’intérieur de toi » ou AM/OR, le vrai Or, la splendeur de l’Ame nous dit la Langue des Oiseaux (Emmanuel – Yves Monin) – « Aimer c’est seulement ce qui entraîne à être bien partout et à chaque fois », chantent les Derniers Trouvères - «  Soyez ce que vous êtes, c’est cela l’Amour », dit Karuna - « Dès avant qu’existent les mondes et le devenir des mondes, l’Etre Divin est soi-même l’Amour, l’Amant et l’Aimé », dit Ruzbehan.

 

L’Amour qui est la Vie transite par notre Etre, à condition d’oser être ce que l’on est… Encore faut-il pour ce faire abandonner idées reçues et notions étriquées, laisser de côté peurs, désirs, obsessions, accepter de quitter des vies douillettes et réconfortantes et ce, malgré le poids d’un joug judéo-chrétien sclérosant que l’on subit depuis des siècles … Oser être ce que l’on est nécessite alors grande réceptivité, totale ouverture à la Vie, ce que saint François d’Assise appelait aussi la Puissance d’accueil, ne plus vouloir ceci ou cela. On pourrait dire qu’alors l’être n’agit plus mais « est agi » par ce Feu qui l’anime et qui est l’Amour, « Je veux et je ne veux pas n’habitent pas en ma demeure », a dit Ignace de Loyola.

Ne suffit-il pas de regarder vivre les animaux pour comprendre ce qu’est la vacuité, l’abandon confiant à la Vie ? Ils sont et font naturellement ce pour quoi ils sont faits, laissant cette Energie Première les traverser et exprimer ce qu’il y a à exprimer dans l’instant. Ils incarnent l’Amour… sans le savoir. Les humains, eux, ont cette conscience pour leur plus grand bonheur mais aussi pour leur perte, leur chute, diraient certains, et sont devenus des « animaux dénaturés » ne sachant plus vivre à l’Etat Naturel. A moins de « perdre la tête », tout en restant relié à sa Source pour ne pas devenir fou. Prise de conscience alors que « l’on est dans ce monde mais plus de ce monde », ce que Castaneda appelle la "schizophrénie contrôlée".

Ne plus vouloir accaparer, plus de besoins, plus de désirs. Les êtres et les choses, les ob/jets d’amour en fait, servent de miroirs, de révélateurs pour découvrir ce qu’est l’Amour en Vérité. La peur de perdre « l’objet » aveugle, empêche de voir que l’Amour, Feu Originel, brûle tout sur son passage pour le retour à la Cause Première unifiante… Les soufis nous l’exposent quand ils disent que « l’Amant, l’Aimé et l’Amour sont une seule et même chose ».

Quand il n’y a plus rien à consommer pour consumer, quand l’Ame de « gloutonne » devient « pacifiée », quand le bien et le mal de la dualité sont vus d’un œil égal… alors il ne reste que l’Essentiel, le Juste… Voie de l’Unité difficile et solitaire, face à face impitoyable avec soi-même, certes, et qui exige vigilance, impeccabilité et discernement sans faille de tous les instants.

Mais alors plus de souffrance, plus de « désenchantement », plus d’attente, seule demeure l’espérance qui est Foi et acceptation à tout ce qui est et tout ce qui nous est donné et grande Joie de collaborer à l’Oeuvre, au Jeu de la Vie, et dire comme saint Augustin :

 

« Aime et fais ce que tu veux »[1]

 

 

 

Lélia               C’est quoi l’Amour ?

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

 

Ger-om           Que la mienne aussi ! Joie d’un instant : facile ; de tous les instants, voilà l’en-jeu véritable ! Comme c’est un état qui toujours Est, que toujours je m’y tienne !

 

Lélia               Merci Ger-om pour votre réponse. L’Amour, toujours l’Amour, tout le monde en parle mais qui sait réellement ce qu’Il Est, et effectivement qui le vit dans l’Instant ? Que d’errance avant d’en entrevoir la “substantifique moelle” au-delà des notions que nous en avons ! L’Amour, A/mor(t), oui le mot le dit, avec le A privatif, je crois que l’on peut dire que l’Amour c’est la Vie, c’est Etre et oser Etre ce que l’on est… « Challenge ou enjeu » bien difficile pour les humains que nous sommes, empêtrés dans les méandres de notre quotidien et les ratiocinations de notre mental.

                        Tiens, Amour serait-ce aussi Am-or ? L’Or de l’Ame ? Merveilleux !!!

                        A “moi” la Vie !!!

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Invité              J’aime (d’amour) vos Majuscules, Leila : Amour, Il Est, Or, Vie : c’est situer à un certain niveau ce de quoi l’on parle ; placer la barre haute parce que sans doute vous vous y situez déjà, et y mettez votre correspondant. C’est donc volontiers que je m’y place, m’y hisse oh ! Elitisme ? Oui je le crois volontiers ; et que ceux qui aiment suivent !

                        Au fait, savez-vous chère Leila, que dans un beau conte de Fin’Amor soufi, Leila était aimée de pur Amour par Majnun ? Oui Majnun ! Vous êtes toute disposée pour parler d’Amour !

 

Lélia               Cher Invité, cher Am/I d’Amour, c’est vrai que c’est placer la barre un peu haute, mais j’aime avoir les pieds sur terre et la tête dans… les étoiles, les yeux tournés vers l’Orient… de Majnun et Leila (vous avez vu juste, je connais ce conte merveilleux) mais justement au bout du “conte”, Leila, Majnun et leur Amour n’étaient peut-être qu’une seule et même chose. Quelle merveilleuse communion !!!

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Invité              Ce serait donc comme dans les très estimables écrits d’Ibn Arabi, dont j’ai bu avec délectation son Traité de l’Amour, où l’Amant, l’Aimé et l’Amour ne font qu’un ! « Il en est ainsi puisque l’amant s’est consumé dans le Bien-Aimé. Il ne le voit donc plus comme différent de lui. L’un de ces amants (al-Bistami) disait à ce propos : Je suis celui qui aime. Et celui que j’aime, c’est moi. »

                        C’est simple quand on s’est consumé ! Mais hélas ce n’est pas simple d’y arriver, tellement on se complaît dans les complications… Toutefois, en ce qui me concerne, je m’y essaie.

 

 

Invité              Oui, d’accord avec vous chère Lélia, cher Ger-Om et cher Invité…

(Stella)            Que de belles références : que ce soit Lélia de George Sand ou Leila du conte soufi, un même message sans aucun doute.

                        A travers tous les jeux de l’Amour que nous sommes amenés à vivre sur cette terre, n’est-ce pas au fond de nous que l’Amour se découvre…

                        Et n’est-ce pas merveilleux de voir que cette Joie ne dépend de nulle cause extérieure à soi, car Amour est Cause Première, puisque selon le Dhikr dans la tradition soufie :

                        « Lâ ilâha illâ-Llâh » ("Il n’y a nul Dieu si ce n’est Dieu").

                        Ce qui rejoint parfaitement le concept chrétien : « Dieu est Amour »…

                        Etant une créature de Dieu, il ne me reste qu’à ÊTRE CE QUE JE SUIS EN VÉRITE : AMOUR.

 

Lélia               Toujours en référence à ce que nous avons écrit, je viens de voir une reproduction d’une tapisserie médiévale où l’on voit une Dame hiératique et sereine, et près d’elle un homme qui la contemple et lui fait l’offrande de son cœur… sur la main. Oui le cœur émotionnel arraché… quand, comme vous le disiez cher Invité, tout s’est consumé, quand il n’y a plus nécessité de “consommer” et que le Feu (l’Amour) se suffit à lui-même et que seul demeure le Feu du feu…Voie de solitude certes, mais nécessaire, un face à face impitoyable avec soi-même qui nous fait hésiter parfois par peur de l’ennui (l’en-nuit ?) et de ce qu’on va découvrir dans cette plongée dans le tré-fonds de soi-même, pour l’oc-troi (ah ! merveille) à la Plénitude de l’Amour.

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Invité              Que vos paroles sont fortes, Leila ! et désaltérantes pour mon âme assoiffée de l’Essentiel, de Vérité, d’Intransigeance. Voyez comme, à votre contact, les Majuscules viennent tout naturellement sous mes doigts ! Comment en effet transiger, parlementer, se compromettre avec les apparences enchanteresses suivies de dés-enchantement. Sans doute faut-il avoir vécu quelque peu pour le comprendre. Ne surtout pas refuser de vivre, déjà, pour jouir des biens prodigués avec abondance par Dame Nature ; mais sans confondre substance et essence, sinon confusion assurée…

                        Il me faut alerter mes amis sur l’intérêt de cette conversation à deux que j’aimerais élargir pour le profit de tous les amateurs de Vérité. Qu’en dites-vous chère Leila ? Votre compagnie me ravit mais j’ai le cœur et l’esprit assez large pour voir s’y ébattre d’autres invités !

 

 

Lélia               Vous êtes perspicace, cher Invité (In-v-ITE !!!), je voulais justement suggérer qu’il serait bien que nous soyons plus nombreux à participer à cette discussion, alors, si vous avez des amis, ô oui, alertez-les. Non pas, bien sûr, vous vous en doutez, pour parler de nos petites histoires personnelles mais de cette Légende qui I-mage toutes les existences quand on veut bien se donner la peine d’ouvrir les yeux…

                        Alors, encore, pour aborder le même sujet, mais qu’y a-t-il d’autre que cette Cause Première qu’est l’Amour ? J’ai lu récemment que saint Augustin a dit : « Aime et fais ce que tu veux. » Mais alors qui est le “tu” et que signifie vraiment “veux”, quand un autre a dit (Ignace de Loyola) consumation totale, il ne peut plus y avoir de “tu” ou de “je” mais seulement “Il”, et je ne peux plus avoir de volonté mais seulement la réceptivité au seul “ce qui est” et dans ce cas, je n’agis pas, mais on pourrait peut-être dire que “Je suis agi” par le Juste Vouloir… ?

                        Alors… que Cela Soit !

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Invité              Oui ! Pour que le “je” et le “tu” ne soient plus qu’un “Il”, c’est, en effet, qu’il faut être dans un certain état que vous appelez fort bien : Réceptivité. Et de me demander comment dans cet état qui me paraît primordial, premier, pour, comme vous le dites si bien, Lélia, “être agi”. Je crois qu’il s’agit de taire ses agitations mentales, ses désirs de ceci ou de cela ; ou tout au moins voir ses agitations qui troublent la perception. Perception de l’inaudible – car indicible – Vérité. Est-ce bien ainsi ?

 

Lélia               Est-ce bien ainsi, me demandez-vous ? Pour vous répondre, il faudrait que je perçoive à tout instant cette indicible Vérité. Mais je le sais, pour l’avoir lui, entendu et surtout déjà pressenti en moi… alors c’est le “comme si” des soufis, faire comme si on y était déjà, puisque l’on y est déjà en Vérité !!! Mais quelle capacité d’accueil cela suppose, capacité d’accueil à tout ce qui est, y compris avant tout à soi-même puisqu’il est dit (dans un hadith) que « le Trésor est connu par le Trésor Lui-même ».

                        Je vous transmets un poème (que vous connaissez peut-être) d’une grand Dame (Rabi’a, Chants de la recluse) et qui I-llustre très justement tout ce que nous écrivons depuis quelque temps.

                        « Ô ma joie, mon désir, ô mon appui,

                        Mon compagnon, ma provision, ô mon but,

                        Tu es l’esprit du cœur, Tu es mon espoir,

                        Tu es mon confident, mon désir de Toi est mon viatique.

                        Sans toi, ô ma vie, ô ma confiance,

                        Je ne me serais jamais lancée dans l’immensité du pays.

                        Combien de grâce s’est montrée,

                        Combien de dons, de faveurs, de présents as-Tu pour moi !

                        Désormais Ton amour est mon but et mon délice

                        Et la splendeur de l’œil de mon cœur assoiffé.

                        Tant que je vivrai je ne m’éloignerai pas de Toi.

                        Tu es seul maître de l’obscurité de mon cœur.

                        Si Tu trouves plaisir en moi,

                        Alors, ô désir du cœur, ma joie débordera. »

 

                        Quelle divine ivresse et quel abandon confiant !!! Mais comme vous le disiez si justement, il faut taire toutes nos agitations et nos volontés de ceci ou cela y compris et surtout la volonté d’atteindre cet Etat d’Amour, de Virginité, de Plénitude (quel que soit le nom qu’on lui donne).

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

 

Stella              Je m’interpose dans ce dialogue passionnant pour vous exprimer mes interrogations sur le sujet brûlant de l’Amour : ETRE AMOUR… c’est une gageure, le seul vrai défi de la vie.

                        Oui, un état où certainement, on a trouvé en soi le Trésor inestimable, et par conséquent, on n’a plus rien à attendre de l’extérieur.

                        Je sais, par expérience, que le fait d’être aimée, n’amène pas à cet état d’amour en soi : être aimé est passif, on reçoit certes de l’autre cet amour, et encore, comment le reçoit-on lorsque, empêtrés dans nos problèmes personnels de tous ordres, on n’est pas en mesure de le recevoir dans sa totalité.

                        C’est certes, lorsqu’on s’est dégagé de toutes nos entraves, que commence à s’illuminer en nous quelque chose qui ressemble à de l’amour, lorsque désillusionnés, on ne cherche plus à l’extérieur et par l’extérieur, le bonheur…

                        Une de mes plus grandes difficultés a été certainement de m’aimer moi-même, de m’accepter telle que je suis dans ma relativité. Et en cela, je comprends véritablement enfin que la parole du Christ : « Aime ton prochain comme toi-même » pourrait être la plus fondamentale en matière de relation humaine.

                        TROUVER cet amour en soi, non pas le chercher : il naît d’une totale vacuité, oui chère Lélia, je vous rejoins, c’est bien cela le plus difficile…

 

                        Que votre joie et la mienne demeurent !

 

Invité              Se dégager de ses entraves, dites-vous Stella (Bienvenue à vous). Oui, grande exigence que d’écarter tout ce qui s’accroche, ou que l’on n'ose pas lâcher, de peur d’être seul. Voilà bien la vraie difficulté tant qu’on n’a pas quitté la tiédeur des situations plus ou moins confortables et donc aussi inconfortables.

                        « Tant que nous aimons mieux prendre nos sûretés, que de nous confier absolument ; tant que notre volonté a des caprices étrangers à l’Union Divine, des fantaisies de oui et de non, nous restons à l’état d’enfance, nous ne marchons pas à pas de géants dans l’Amour, car le Feu n’a pas encore brûlé tout l’alliage : l’Or n’est pas pur : nous sommes encore les chercheurs de nous-même. Dieu n’a pas consumé toute notre hostilité à Lui », nous dit Ruysbroeck.

                        Ah ! Que je ne cherche pas pour m’illusionner encore, mais que je trouve ce qui Est déjà ; ou mieux, que je sois Ce que Je Suis !

 

Stella              Vous avez l’air d’avoir trouvé CELA QUI EST, vous qui parlez si bien de cet état d’être. Heureux êtes-vous !

                        Oui, effectivement, avec la décantation, et les leçons de la vie plus ou moins comprises au fur et à mesure, se fait jour cet état qui nous “envahit”, nous “submerge” peu à peu… car on a laissé derrière soi bien des choses, on ne s’accroche pas aux choses “confortables” car on ose assumer notre solitude : notre véritable autonomie est à ce prix-là. Et c’est seulement à ce moment-là que l’on grandit vraiment. On est “mû” par le Feu Divin qui nous amène là où il doit nous amener : toutes les rencontres alors deviennent merveilleuses puisque toujours pour le meilleur de nous, à condition de ne rien projeter de nos idiosyncrasies, de n’avoir aucune attente, aucun besoin que l’autre ne puisse combler.

                        L’Amour Divin seul peut TOUT COMBLER et plus aucun vide n’existe : vivre chaque jour DANS LA PENSEE DE DIEU et s’en remettre à Lui à chaque instant, n’est-ce pas cela l’Amour au sens le plus large ?

                                          

Lélia               Bienvenue chère Stella et merci de vous joindre à nous. Je m’interroge sur le sens de votre phrase quand vous dites que l’Amour Divin peut tout combler. Ma question est : « Y a-t-il quelque chose à combler ? » Quand on a tout brûlé, tout consumé pour atteindre à l’Essentiel et qu’il ne reste que l’Or, cela ne suffit-il pas ? L’Amour Divin n’est-il pas, peut-être, ce Vide aussi, germe de tous les possibles, que justement nous avons tant de mal à affronter et accepter ? Merci de m’éclairer sur ce point.

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              Merci chère Lélia de me répondre si hardiment : en effet, le “vide” atteint se comble de tous les possibles… L’Amour Divin prend le “relais”, et c’est alors la PLENITUDE.

                        Que cette plénitude SOIT à chaque instant !

                        Il est vrai que ce vide fait peur : car cela demande le lâcher-prise… CONFIANCE TOTALE en la Vie qui nous guide à chaque instant.

                        N’est-ce pas par manque de confiance que nous sommes limités ?

                        Prisonniers de nos peurs, de nos obsessions, de nos désirs, de notre carapace “protectrice” : de fait, on ne fait que se protéger de la vraie Vie ainsi.

                        Grande exigence que ce Vide : TOTALE RECEPTIVITE !

                        Vous dites : « Quand on a tout brûlé, tout consumé pour atteindre à l’Essentiel et qu’il ne reste que l’Or… », est-ce vraiment cela le Vide chère Lélia ? Il vous reste encore quelque chose… ou bien, vous avez votre Vide comblé par cet Or dont vous parlez… !

                        Alors que votre Or rayonne, brille de tous ses feux, illumine la Terre entière pour votre et notre plus grande joie !

 

 

Lélia               Merci chère Stella pour votre rayonnant message. Vos paroles distillent un nectar à mon âme assoiffée de paix et de plénitude… Je suis d’accord avec vous, je crois que nous manquons longtemps de confiance, sinon pourquoi aurions-nous si peur, pourquoi nous bâtirions-nous une telle “forteresse” pour nous protéger et par conséquent nous éloigner de l’Essence de la Vie ? Vous savez de quoi vous parlez, vous qui vous appelez Stella : étoile… symbole d’espérance. L’espérance n’est pas l’espoir qui est en fait une attente, mais une confiance totale en la Vie, quand la multiplicité des événements de notre existence sont vus d’un œil égal pour glorifier le Créateur et en être un Témoin Vivant… Alléluia !!

 

Stella              Votre âme assoiffée dites-vous chère Lélia… Peut-elle être encore “assoiffée” lorsqu’elle à déjà TOUT… ? Paix… Sérénité… dites-vous : oui, lorsque cesse la ronde des désirs incessants, de vouloir toujours plus, même de vouloir atteindre à l’Essentiel. Car qu’est-ce qui est Essentiel ? C’est encore une notion relative, ne croyez-vous pas ?

                        Vous me direz : l’Essence du Ciel… Mais qu’est-ce qu’encore le “Ciel” ?

                        L’Unité à réaliser est bien au-delà de toutes les notions que nous pouvons avoir du Haut, du Bas, du Ciel, de la Terre, de l’Enfer ou du Paradis…

                        ÊTRE, c’est participer pleinement à la Vie qui nous anime à chaque instant, et TOUT ALORS EST ESSENTIEL.

                        N’est-ce pas cela la vraie plénitude ?

 

Lélia               Ma chère Stella, vous me répondez bien hardiment vous aussi, et que de questions… mais c’est peut-être cela la « Queste » : mettre en question et se remettre en question pour se maintenir sur le « Qui Vive » et bousculer notions et pensées étriquées. Vous me parlez des notions de haut, bas, essentiel… mais dès que l’on nomme une chose, un état, on les réduit à une pensée et une notion. Dans ce cas, même plénitude serait-ce aussi une notion ? Est-ce pour cette raison qu’un adage dit que “celui qui sait se tait” ? Vous me dites que mon âme ne peut pas être “assoiffée” puisqu’elle A DEJA TOUT mais n’est-ce pas là le problème, peut-être ne faut-il pas AVOIR TOUT, mais ETRE TOUT, quand l’Ame, de “gloutonne” devient enfin “pacifiée” ?

                        Merci chère Stella, pour toutes vos interrogations, elles ont le mérite de susciter la réflexion.

 

Invité              Lélia, Stella, ce n’est pas que j’ai abandonné ce bel entretien, mais un peu de “silence” à la lecture de vos phrases m’était nécessaire. Leur élévation m’a amené, et je vous en sais gré, à méditation et à ressentir, je ne sais pourquoi et ne cherche à le savoir, à un état de joie qui est nouveau, car il n’a aucune “raison” d’apparaître. Il n’émane d’aucune cause extérieure, il n’a pas “lieu” d’être, il émane tout simplement ; ou mieux, il « immane » ! L’immanence, ce doit être cela. Donc joie d’être, et chant de louange en mon être, magnificence.

                        Que ma joie demeure, pour reprendre votre phrase, Lélia !

 

Stella              Merci de vos réponses chère Lélia et cher Invité…

                        Oui, Lélia, il est certain que dès que l’on nomme une chose, c’est déjà une NOTION, même effectivement le mot PLENITUDE, puisque ce mot même peut ne pas vouloir dire la même chose pour tout un chacun, et donc peut être totalement subjectif. Donc, se taire sans doute, ne pas avoir mais ETRE tout simplement. Cela se passe de mots… qui, le plus souvent causent bien des maux, n’est-ce pas ?

                        Quant à vous cher invité, vous me semblez “bienheureux”… Vous dites pourtant que l’élévation de nos paroles vous “amène” à un état de joie, et dans le même temps, vous dites que cette joie n’a pas “lieu d’être”…

                        Bien contradictoire tout cela… Cependant, que votre joie “immane” puisqu’il en est ainsi…

                        Il est heureux de trouver des êtres avec qui converser à ce niveau-là déjà, et ma joie a une raison d’être !

 

Invité              Vous êtes impitoyable, chère Lélia, et la contradiction relevée me piège ! Mais c’est ce que j’apprécie dans ces échanges, car c’est me permettre d’être impeccable dans mes raisonnements. Si la Vérité ne se trouve pas dans les raisonnements car elle “immane” comme nous le disions, il est tout de même nécessaire d’avoir une logique parfaite pour sa propre claire-voyance, et lorsque l’occasion est donnée de jouter verbalement, comme ici par exemple !

 

                        Alors oui, je corrige : cette joie, je la ressens comme étant là sans cause. Et quand je ne la sens pas, je sais qu’elle est présente. D’une manière ou d’une autre, je peux en avoir connaissance. En tout cas je m’essaie à ne jamais l’oublier.

                        Quant aux échanges, ils me procurent une certaine jouissance intellectuelle, qui en effet, est autre chose car il y a là une cause procurant cet état. Alors quoi ? Tant qu’à m’occuper, je crois que c’est plutôt bien. Mais c’est vrai, « je veux et je ne veux pas ne doivent plus habiter en ma demeure », pour reprendre la parole du Sage. Donc garder la conscience que ce n’est qu’un jeu…

 

 

Lélia               Cher Invité, cette fois-ci c’est Stella et non Lélia qui a été impitoyable, mais qu’importe… nous jouons à “croiser le fer”, et cela peut aider à y voir plus clair. Comme nous le disions plus haut, on vérifie que les mots sont source de bien des malentendus… pauvres animaux dénaturés que nous sommes !!! Peut-être que l’on devrait aboyer, miauler ou ronronner pour établir une vraie communion… !!! Nous sommes des animaux dotés de raison pour notre plus grand bonheur mais hélas le plus souvent pour notre perte. Vous ne trouvez pas ? Avez-vous remarqué que lorsque l’on fait une comparaison (et c’est très fréquent) entre l’homme et l’animal, c’est le plus souvent pour exprimer un travers humain : du genre “il est moche comme un pou” ou “il a une langue de vipère” et la liste est longue. Alors qu’ils sont si beaux, si parfaits, si sensuels, il suffit de les contempler pour voir qu’ils se contentent d’être ce qu’ils sont. Eux, laissent cette Energie Première, Originelle, les traverser et exprimer ce qu’il y a à exprimer dans l’Instant. Laissons-nous, nous humains, ce Flux Divin transiter par notre Etre… pas toujours, voire pas souvent. Ils n’ont pas la raison, pas la conscience mais ils incarnent l’Amour… sans le savoir. Et nous qui le savons, nous nous comportons souvent, non pas comme des bêtes, mais comme des a/brutis. Qu’en pensez-vous ?

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              Oui, Lélia, parfaitement d’accord avec vous sur ce point ! Dimanche dernier, je crois sur Arte, un superbe documentaire “animalier” sur les fourmis et leur cohabitation intelligente entre elles (car il existe un nombre incroyable d’espèces de fourmis avec leurs caractéristiques particulières !) et les autres espèces (arbre sur lequel elles vivent, le parasolier, qui leur procure subsistance, en échange de quoi elles le protègent contre toute attaque et nettoient ses feuilles, nid de guêpes à proximité d’elles mais chacun son “territoire” dans le respect du territoire de l’autre, etc.).

                        Nous avons des grandes leçons de vie à travers la vie naturellement “intelligente” des animaux : ce documentaire m’a permis de voir à quel point l’animal est capable de “collaborer”, de se “servir” des autres intelligemment pour sa propre survie (en fait, survie de son espèce) au lieu de les considérer comme des ennemis !

                        Nous voyons à quel point nous sommes “dénaturés” : oui, chère Lélia, ils “incarnent l’amour sans le savoir” comme vous avez si bien dit, et nous, que faisons-nous ? Incarnons-nous l’Amour dans notre vie de tous les jours ? C’est la véritable question…

                        Cher Invité, ne dénigrez pas le “relatif”, vous qui êtes “absolu” dans votre quête… Les petites joies, qui ont leur raison d’être, font partie de l’existence… Lorsque notre joie intérieure, inhérente à notre être, émane tout autour de nous, alors elle se transmet à l’extérieur dans le relatif… De l’absolu au relatif… puis du relatif à l’absolu… car quand le “retour” se fait, joie immense encore…

 

 

Lélia               Dame Stella, vos propos sont doux… Vous savez, nos derniers propos m’ont fait penser à ce beau film et livre de Richard Bach : Jonathan Livingstone le Goëland, je suis sûre que vous le connaissez… avec cette dédicace « au Jonathan qui vit en nous »… et, comme vous le dites, est-ce que nous le laissons vivre et s’incarner au quotidien ? N’avez-vous jamais senti en vous cette Force qui cherche à se manifester à travers vous et que, le plus souvent, nous étouffons ? Il faut dire que les milieux dans lesquels nous évoluons ne nous y encouragent guère !!! Nous subissons depuis des siècles le joug d’une éducation judéo-chrétienne qui exige que nous soyons socialement, religieusement, familialement corrects !!! Alors que de “travail” pour pouvoir laisser manifester ce que l’on est à tout instant.

                        Je suis d’accord quand vous parlez des “petites joies” de l’existence qui ont leur raison d’être car ne sont-elles pas la manifestation et le jeu de la Vie et au regard de l’Eternel y a-t-il des grandes et des petites choses ? Est-ce qu’un grain de sable, une goutte d’eau sont moins importantes qu’un être humain. D’autant plus que comme nous le disions plus haut, pour les animaux, les gouttes d’eau, par exemple, se contentent d’être ce qu’elles sont et suivent le flux, ce pour quoi elles sont faites. Je n’ose pas imaginer la pagaille que ce serait si elles se mettaient à n’en “faire qu’à leur tête”. Mais nous humains ne suivons pas toujours le Flux et oublions l’autre partie de l’expression : ÊTRE (humain), eh oui humain trop humain !!! Être qui est cette Force, Énergie, ce Jonathan, cet Amour…

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

 

Stella              Merci Lélia pour cette belle réponse qui me fait chaud au cœur : en effet, je connais Jonathan et j’ai vu, il y longtemps de cela, le magnifique film qui a été réalisé d’après le livre de Richard Bach… Oui, je crois que tout notre travail effectivement consiste à se débarrasser de cette carapace qui étouffe l’ÊTRE, et malheureusement, force est de constater que cela demande du temps… Mais, au fur et à mesure de la décantation, se fait jour cet ÊTRE…

                        Peut-être les animaux suivent-ils le Flux naturellement parce que justement ils n’ont pas de “tête” : ils ne pensent pas !

                        Les humains en général, se glorifient d’être supérieurs aux animaux par le fait qu’ils peuvent penser : or nous constatons tous les jours que, de là viennent beaucoup de maux, car notre pensée, la plupart du temps, est “déviée”, elle n’est pas “juste”, d’où notre extrême difficulté à rester dans le Flux, comme vous dites.

                        Alors, peut-être que justement, nous devons être extrêmement vigilants par rapport à toutes nos pensées, et faire preuve d’un discernement sans faille (ce qui est très difficile, n’est-ce pas ?) pour pouvoir être en mesure d’agir de manière juste, faire les bons choix, etc.

                        Autre solution : ne plus avoir de “tête”, mais dangereux aussi quand l’être a perdu sa tête et n’est pas relié à la Source : cela donne la folie…

                        Donc… chacun fait ce qu’il peut sans doute, en conscience de CELA.

 

 

Lélia               Vos propos sur ne plus “avoir de tête” réveillent en moi une autre image : comme vous le dites cela peut rendre fou et ne plus avoir de tête consiste à bien “fonctionner” sans avoir ce que l’on appelle des “garde-fous”. Et, effectivement, dans ce cas cela demande une grande réceptivité. C’est alors ce que Castaneda (vous connaissez ?) appelle la “schizophrénie contrôlée”, autrement dit “être dans ce monde, mais ne plus être de ce monde”, être à la fois acteur et spectateur, mais c’est sûr : folie assurée si l’on n’est pas prêt à CELA. Et chère Stella, quand vous dites que chacun fait ce qu’il peut, ne pensez-vous pas que nous humains prenons souvent comme “excuse” le fait de “ne pas pouvoir” pour ne rien changer dans nos vies “douillettes, confortables et rassurantes”, faire preuve d’un peu de courage pour un face à face impitoyable, ou alors est-ce que certains sont nés plus que d’autres avec cette capacité à “atteindre” cet Être qui vit en eux ? Et par ailleurs, croyez-vous que ce “Chemin” (que pour ma part, je n’image pas comme une ligne droite, mais plutôt comme un labyrinthe où l’on s’approche parfois du Centre puis dont on s’éloigne à nouveau jusqu’au “saut final”) puisse se faire tout seul ? Ne nous faut-il pas une petite Veilleuse (Mère/Veilleuse) qui nous éclaire quand on n’a plus de garde-fou, quand par conséquent on ne plus à quel saint se vouer ?

 

                        Merci Stella de prendre le temps de me répondre. Ce que nous écrivons serait lettre morte, ou parole perdue, si tout CELA n’était pas vécu au quotidien ; et là est bien la difficulté.

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              C’est un plaisir que de prendre un peu de temps pour vous répondre car toutes vos remarques sont justes : vous mettez le doigt sur “LE” problème de l’humain, je crois : sa capacité à se libérer de ses entraves pour incarner CELA QUI EST.

                        Vous parlez de faire preuve de courage pour le “face à face impitoyable” : oui, il faut être impitoyable avec soi-même avant tout pour ne rien laisser passer, sinon on s’installe vite dans des conceptions étroites, limitées et limitantes pour nous, pour se maintenir dans le “ronron”, les “habitudes”, “la vie douillette et confortable” comme vous dites… Je conçois la vie comme une grande aventure, un défi permanent où rien n’est jamais acquis…

                        Le “saut final” dont vous parlez, n’est-ce pas ce lâcher-prise total où on s’en remet entièrement à une Volonté supérieure à la nôtre ? Cela ne demande-t-il pas une grande confiance : je parle de la FOI à ce niveau-là, celle qui nous porte au-delà de nous-même, au-delà des limites que nous nous sommes fixées.

                        Mais effectivement, je crois absolument que nous avons besoin d’être guidés dans notre vie : la Mère-Veilleuse dont vous parlez, ne serait-elle pas notre Guide Intérieur, parfois même extérieur si on a la chance de rencontrer un tel Être, qui soit un intermédiaire totalement neutre, miroir parfait, sans projection aucune…

                        La petite veilleuse, je la vois comme la lumière qu’il y a en chacun de nous, la flamme qui brûle sans cesse : le jour où cette flamme s’éteint, on meurt… C’est comme cela que je conçois la mort, non pas physique, mais une mort de l’âme…

                        Mais le dernier point : VIVRE CELA AU QUOTIDIEN, cela est effectivement plus difficile… Je ne crois pas que ce soit par un effort de volonté personnelle, que nous atteignons à  cet état du “lâcher-prise” total : pour moi, c’est un miracle qui se produira un jour, et je ne sais ni l’heure ni le jour, et j’ai cependant l’assurance que CELA SE PRODUIRA… N’est-ce pas étrange ?

 

 

Lélia               Ma chère Stella moi aussi je crois que ce Miracle se produira, c’est cela la véritable espérance, la Foi, la Confiance en son Seigneur. Cependant, la Voie qui mène à ce saut final et ce lâcher-prise total est un “chemin” parfois bien difficile, ne croyez-vous pas ? Mythes et contes l’imagent bien : lutter contre les monstres, passer sur le fil d’une épée, se perdre dans une forêt inextricable etc. Et je ne fais pas référence là, à un quelconque dolorisme masochiste, mais simplement je crois que l’on n’atteint pas à cette totale réceptivité en “touriste”. Et le doute ? Ne fait-il pas lui aussi partie des épreuves que nous avons à traverser ? Que de rectifications pour amener les êtres humains à être con-sentants puisque, comme vous le dites si bien, “rien n’est jamais acquis à l’homme” !!! « Peu d’appelés encore moins d’élus », dit-on… Et c’est après ces épreuves que l’on découvre enfin ce qu’est la vraie Joie, celle qui ne dépend pas de l’extérieur, qui est un Etat d’Etre tout simplement, qui est un OUI OUI OUI enthousiaste au Jeu de la Vie et ses multiples manifestations.

                        Alors jouons !!!

                        _________________

                        Que ma joie demeure !

 

Stella              Oui Lélia, jouons !

                        Mais il semble que sur ce forum, il n’y ait pas grand monde qui ait envie de “jouer” avec nous… N’est-ce pas ? Dommage !

                        Beau sujet pourtant que l’Amour ! J’aurais bien aimé avoir d’autres points de vue sur la question, mais à vrai dire, avec vous, j’ai été bien “servie” : je suis bénie de “Dieu” puisqu’Il m’a permis de vous “entendre”, Lélia, par le moyen de ce Forum, et vos paroles inspirées continueront de faire leur chemin dans mon Cœur. Chaque grain semé portera ses fruits un jour… Oui, j’ai certes l’Espérance, et Cela est ma force.

                        Je ne crois pas être une “touriste” ; je ne suis pas là pour consommer mais pour participer à la Vie qui m’anime, pleinement, entièrement… Je dis OUI à ses multiples manifestations !

                        Et tout est pour ma Joie.

 

 

Thomas          Non, vous n’êtes pas seules sur ce forum. Je vous lis avec joie et plaisir. J’ai aimé aussi le livre Jonathan Livingstone le Goéland et je vous recommande aussi du même auteur Un pont sur l’infini et Illusions. Vos échanges rejoignent mon concept de pensée. Nous sommes tous responsables de notre bonheur ou de notre malheur. Je viens souvent sur ce site pour lire les articles, mais aussi pour vous lire. L’absence totale de pessimisme me convient pour contrecarrer le flot d’informations négatives engendré par les médias “classiques”. Je suis heureux de vivre et pour rien au monde j’envie la vie ou la situation de quelqu’un d’autre.

                        A bientôt.

 

Invité              Moi aussi je vous lis, et, comme vous le savez. J’écris aussi, aimant par-ci par-là mettre mon grain de Sel dans ce forum de qualité, Sel de la Vie que je réussis à laisser couler en moi, par moi, pour moi ; mais qui de temps en temps encore, hélas, se transforme en grain de sable.

                        Alors, vous lire et participer est un bon remède et aussi une vraie joie. Comme je ne me contente pas du virtuel, j’incarne aussi, me confrontant à la réalité de l’existence pour connaître toujours mieux le Réel de la Vie.

                        C’est vrai peu de participation sur ce forum, mais sont-ce des paroles dans le désert ?

                        Qui peut le savoir ?

 

 

Stella              Ah, quelle joie ! Merci cher Thomas pour vos recommandations de lecteur concernant l’auteur de Jonathan… Apparemment, vous êtes heureux de vivre, et ma foi je suis totalement d’accord avec vous : nous sommes responsables de notre bonheur et de notre malheur ! A partir de là, plus de problème : on doit assumer tous nos choix, quels qu’ils soient ! C’est ça la responsabilité !

                        Il ne sert à rien d’envier la situation de quelqu’un d’autre, puisque, sur cette terre, chacun a son lot : l’important est de s’occuper de ce qu’on a à faire, et croyez-moi il y a du travail !

                        Oui, comme le dit notre invité, il est plus important d’incarner dans notre vie de tous les jours tout cela, de témoigner par ce que l’on EST, de cette joie de vivre en permanence…

 

Thomas          Avez-vous une solution pour engendrer  chez certains de nos semblables cette magnifique joie de vivre ?

Trop de gens se complaisent dans des futilités qui leur gâchent l’existence. Ils entraînent souvent l’entourage avec eux. Je suis rempli de compassion pour ces gens qui se noient dans un verre d’eau. Ils cultivent à outrance leurs problèmes qui ne sont qu’en réalité et par philosophie des expériences leur permettant de grandir sur le chemin de la vie. Il y a quelques mois, j’ai voulu monter dans le cadre d’une association, le Club des Gens Heureux. Et bien, à ma grande surprise, il n’y avait pas beaucoup de demandes d’adhésion et on rigolait beaucoup de mon action. (Pendant leur rigolade, ils étaient momentanément heureux, seul réconfort). Eh oui ! Nous sommes la société et la société est bien triste et peureuse. Changez la société, donc nous qui la formons, pour une vie sans haine ; et pour revenir au thème du forum, la motivation par l’amour, il y a de quoi occuper du monde pour longtemps. Meilleurs vœux de bonheur à vous tous qui me lisez…

 

Lélia               Merci, cher Thomas, de vous être joint à nous, car c’est vrai nous n’étions pas très nombreux pour parler d’un sujet aussi brûlant et “épineux” (mais il y a aussi les pétales et leur parfum !!!). Je crois qu’il n’y a pas vraiment une “solution” à proprement parler pour engendrer la joie de vivre chez certains de nos semblables si ce n’est d’incarner soi-même sa joie de vivre ? La force de l’exemple… Eh oui, on en revient toujours à soi, “aime ton prochain comme toi-même” !!! Cependant, il est vrai que certains ne supportent pas la joie des autres et on en a vus qui se faisaient agresser verbalement parce qu’ils souriaient, tout simplement !!!

                        Tant que les êtres seront dans le domaine de l’AVOIR et non de l’ÊTRE (et surtout oser être ce que l’on est), ils seront très malheureux. Et même, qui songe à se réjouir de la chaude caresse du soleil, de la fraîcheur de la pluie, du parfum enivrant d’une fleur, du chatoiement des couleurs d’un coucher de soleil ? Et comme vous le laissez entendre, les problèmes, ennuis, épreuves ne sont là que pour nous réveiller, un peu brutalement parfois certes, mais pour nous faire approcher de ce Trésor qui est au fond de nous, et que l’on nomme l’Amour.

 

   

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 06:53

Dans les premiers temps du christianisme

 

et jusqu'au Moyen Âge,

 

des converties se sont travesties en homme

 

pour leur sécurité

 

ou pour vivre dans un monastère d'hommes.

 

Certaines furent même accusées de viol.

 

 

Celles qui se convertirent,

voulurent échapper à la condition féminine

imposée dans l'Empire romain

puis par la hiérarchie religieuse.

 

Elles voulurent fuir le mariage imposé,

la soumission absolue au père ou au mari,

ainsi que la maternité

en gardant leur virginité pour se consacrer au Christ.

Ce qui les mena souvent au martyre,

selon les hagiographies.

 

Certaines durent se travestir en homme pour entrer dans la vie monastique.

 

 

Sainte Thècle :  son histoire est racontée dans le texte dit "apocryphe" des "Actes de Paul " :  

 "Elle rencontre ainsi Tryphaena qui voit en elle comme une seconde fille et parvient à en faire sa première convertie. Puis, travestie en homme, elle rejoint finalement Paul, qui lui accorde alors de prêcher le christianisme.

Avant de revêtir l’habit masculin, Thècle passe donc par différentes étapes où sa féminité l’expose à tous les dangers."

  (Frédérique Villemur, Saintes et travesties du Moyen Âge )

http://clio.revues.org/index253.html

  ThecleCathBarcelone.jpg

 

Sainte Thècle, cathédrale de Barcelone.

 

Sainte Pélagie : elle s'appelait, d'après certaines sources, Marie.

"Il semblerait qu’elle soit un doublet légendaire de la vierge martyre d’Antioche, datant de la fin du IIIe ou du IVesiècle : la légende hagiographique couvre d’anonymat son existence réelle. Mais la transmission à travers traducteurs et copistes a nourri la curiosité attachée à son travestissement comme signe d’une conversion efficace, d’autant que Pélagie représente au départ la féminité charnelle poussée à l’extrême, comme la populaire Marie l’Égyptienne. Pélagie mène une existence dissolue dans sa ville d’Antioche avant sa rencontre avec Dieu et, par le biais du travestissement, trouve la voie de sa pénitence dans la vie d’ermite. "  (Ibidem)

 

 

stePelagie.jpg

 

"Lors, ayant reçu, par la Parole de Dieu, le saint appel, elle partit vivre en solitaire dans un ermitage, dans le désert du Sinaï. Là, afin de pouvoir accomplir sa mission, elle se fit passer pour un dénommé Pélage. Elle accueillait les visiteurs et leur parlait de Dieu afin de les convertir. Elle obtint ainsi de multiples conversions de jeunes bédouins et de voyageurs. Espérant racheter sa vie passée, elle avait donc pris l'habit d'ermite, et habitait une petite cellule dans laquelle elle servit Dieu en pratiquant une rigoureuse abstinence. Elle jouissait d'une réputation extraordinaire, et on l'appelait frère Pélage."(Wikipedia)

 

"Marguerite, nous rapporte la Légende dorée, après avoir fui le mariage, s’être coupé les cheveux et déguisée en homme, sous le nom de Pelagius entra au couvent et vécut parmi les moines si saintement qu’il/elle se retrouva nommé(e) par l’abbé à la tête d’une communauté de vierges. Accusé d’avoir engrossé une soeur qui avait fauté, puis chassé, Pelagius devient ermite et passe la fin de sa vie dans une caverne."  (Frédérique Villemur, Saintes et travesties du Moyen Âge )

 

 

Sainte Eugénie :

"Fille d'un gouverneur, elle se promène avec deux de ses valets lorsqu'elle entend une prédication et des chants qui la ravissent. Elle décide alors de rejoindre les chanteurs, qui sont des moines, et de mener leur vie. Pour cela, elle se fait couper les cheveux, revêt des habits d'homme et prend le nom d'Eugène. Elle acquiert une grande renommée au sein du monastère, notamment par son pouvoir de guérir les malades.

Apprenant cela, une femme nommée Mélanthia, gravement malade, la fait venir chez elle. Eugénie la guérit, mais Mélanthia, persuadée d'avoir un homme en face d'elle, souhaite la récompenser en lui offrant ses charmes. Bien entendu Eugénie refuse, et la dame, humiliée, la fait traîner devant le tribunal en l'accusant d'avoir voulu la violer.

Près d'être jetée aux lions, en présence du gouverneur Philippe qui est son père, Eugénie décide de révéler la vérité : elle déchire sa tunique, montrant à la foule un sein qui n'a rien de masculin. Son père la reconnaît, et l'affaire s'arrête là." (Wikipedia)

 

Sainte-Eugenie.jpg

 

Sainte Marine ou Marina :

 

"Marine est née en Bithynie au VIIIè siècle. Son père, veuf, entra au monastère, fit l'admiration de ses frères par sa sainte vie et introduisit sa fille, déguisée en garçon, sous le nom de Marin.
Ce fut un moine parfait, quand une calomnie l'accusa d'avoir séduit une jeune fille. Elle ne voulut pas se justifier en dévoilant son sexe, subit avec patience une dure pénitence. La vérité ne fut connue qu'à la toilette mortuaire en 750. La coupable fut guérie par un miracle de "Marin" après sa mort.
Les reliques furent transférées de Constantinople à Venise le 17 juillet.

 (http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7320/Sainte-Marine.html

 

 

"Marine et Eugénie verront également l’épreuve de leur sainteté

mise en œuvre par des femmes qui les accusent de viol.

Mais l’agression sexuelle s’inscrit ici différemment dans les récits.

C’est pour suivre son père devenu veuf et désirant se retirer au couvent

que la jeune Marine est déguisée par lui en moine, sous le nom de Marin."

 (Frédérique Villemur, Saintes et travesties du Moyen Âge )

 

Sainte Jeanne d'Arc :

 Très différent est son cas : c'est pour commander l'armée du roi que Jeanne revêt l'habit de soldat !

 

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Jeanne d'Arc au sacre du roi Charles VII,
toile de Ingres (1780-1867)

 

"L’armure et l’habit masculin sont l’enjeu de sa condamnation en tant que signes de sa mission chrétienne. Son travestissement la conduit à la mort tandis qu’il jette le doute sur sa nature même : elle est exposée nue pour « oster les doubtes du peuple », rapporte le Journal d’un bourgeois de Paris, sous le règne de Charles VII."

  (Frédérique Villemur, Saintes et travesties du Moyen Âge )

 

 

Très vite, dans l'Eglise, l'emprunt par une femme de l'habit d'homme, fut puni d'anathème !

 

Les moeurs ont considérablement évolué mais il reste encore des pays où la femme ne peut se vêtir d'un pantalon sans s'exposer au fouet, à la prison ou pire encore !

 

Les religions patriarcales refusent encore à la femme nombre de responsabilités, et surtout de vouloir vivre de la manière qui lui convienne...

 

   

Lorsque le Christ est représenté travesti en "femme" pour souligner son androgynie...

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 10:39

 

Ile de Hvar,

dans l'église Sainte-Marie de Jelsa 

 

JelsaTryptique3.jpg

 

JelsaRoch2.jpg

  Pour la vie légendaire de saint Roch, voir : http://saint-roch-guerisseur-pestes.wifeo.com/index.php

A Stari-Grad,

saint Roch est sorti en procession le 16 août

dans les rues de la ville.

  

&&&

A Split, l'ancienne chapelle Saint-Roch

est devenue l'Office du Tourisme !

 

SplitRoch1.jpg

 

SplitRoch2.jpg

 

&&&

Ile de Korcula.

L'île de Korcula tomba sous l'emprise de Venise en 1420, pour plus de trois siècles. Durant cette longue et faste période, l'île devint célèbre pour ses carrières à la pierre d'une qualité exceptionnelle et pour ses chantiers navals. La domination vénitienne se termina en 1797, année de la conquête de la région par les troupes napoléoniennes.

Il existe une Confrérie Saint-Roch à Korcula, la ville de Marco Polo. Dans l'île de Hvar, en Dalmatie croate, les façades des églises s'ornent de la Roue du Bouddha, introduite ici sans doute par Marco Polo !

Façade de la cathédrale de Korcula.








 









Korcula, église du Saint-Esprit.




Cathédrale de Korcula,
saint Roch entre saint Côme et saint Damien.





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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:30

 

En Bosnie-Herzégovine, la ville de Mostar a vu son pont détruit par la guerre entre Serbes et Bosniaques, de 1992-1995, et reconstruit en 2004

  Mostarautobio-39.jpg

                                                               http://www.gerard-adam.eu/images/autobio-39.jpg

 

 

 

Deux cartes postales, reproductions de peintures d'un artiste inconnu,

achetées sur ce pont :

 

 

MostarPeintre1.JPG

 

 MostarPeintre2.JPG

 

MostarPont6

 

 Partout, dans tous les pays, l'exode des pauvres, des étrangers, des nomades, chassés par la guerre, par le racisme, par l'indifférence...

 

Jusques à quand ?

 

 

 "Cherchant encore et encore l'Existence, ils reviennent encore et encore dans la matrice ; les êtres vont et viennent, à un stade d'existence en succède un autre..."

(Précepte tibétain)

 

glycon.jpg

 

 

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 15:51

  Le Christ a été souvent travesti en "Femme"

 

pour souligner son androgynie

 

 

Le blog http://marie-madeleine.over-blog.net/ dans son article "La vierge mâle"

cite le livre de Frédérique Villemur, Saintes et travesties :

 

 

"Depuis les premiers temps de l'Église et jusqu'à un Moyen Âge tardif, des femmes ont usé du travestissement dans leur quête d'un corps mystique. Guerrières engagées dans leur mission, recluses ou ermites vivant hors du monde, elles sont autant de modèles dans la culture chrétienne, la demande sociale et croyante engendrant à son tour des figures travesties." (http://clio.revues.org/index253.html)

 

 

  Ce blog nous montre cette crucifixion de sainte Wilgeforte

(Eglise Saint-Etienne, XVIe s., Beauvais) :

 

 

 

 

.

 

  Wilgeforte est la sainte forte, couronnée, portant son attribut, le Tau :

Cette vierge portugaise  reçut les avances d'un seigneur
qui voulait l'épouser
alors qu'elle désirait consacrer sa vie à Dieu.
La providence lui fit pousser une  épaisse barbe
après qu'elle eut imploré la Vierge
de la préserver d'un mariage païen ! !
Elle fut crucifiée.
 
 
 
Eglise Saint-Etienne, Beauvais, Oise.
 
 
Cette fable rassurante ne masque-t-elle pas la représentation de l'Androgynie du Christ ? LE CHRIST ANDROGYNE et LA VIERGE BARBUE  

  

 

Extrait de : "Prôtennoia trimorphe"

 

 

"C’est moi le [Log]os qui es[t dans la lumière] ineffable,
      é[ta]nt dans [ . . . . . . . . ] immaculé.
Et une pensée [s’est] ré[vélée]
d’une manière perceptible par [une grande] voix (provenant) de la Mère,
      alors qu’un engendrement mâle . [ . . . . . . ]  m’établir
      et alors qu’elle est depuis le commen[cement] dans les os du tout.

Or il existe une lumière, cachée dans le silence.
Elle pro[céd]a,
mais c’est elle seule qui est silence.
C’est moi seul (qui suis) le Verbe, ineffable, 15 immaculée, incommensurable, inconcevable.
C’est une lumière qui est cachée,
qui donne un fruit de vie,
qui fait jaillir une eau de vie de la source invisible,
      incorruptible, incommensurable,
      c’est-à-dire le son de la gloire 20 de la Mère, qu’on ne peut expliquer,
la gloire de l’engendrement de Dieu,
une vierge mâle (issue) d’un intellect caché,
      c’est-à-dire le silence caché au Tout, qu’on ne peut expliquer,
une lumière incommensurable,
la source de toutes cho[ses],
25 la racine de l’Éon tout entier."
(http://www.naghammadi.org/traductions/textes/protennoia.asp)

 

 

enceinte1

http://marie-madeleine.over-blog.net/article-la-vierge-male-57703743.html 

  (origine inconnue)

 

 

 

http://marie-madeleine.over-blog.net/article-la-vierge-male-57703743.html 

  (origine inconnue)

 

 En Belgique, à Lessines, ville francophone,
se trouve l'Hôpital "Notre-Dame à la Rose".

Y sont exposés des tableaux intéressants,
et en particulier celui d'un "Jésus-Christ aux seins"!

Sur cette mise au tombeau, Jésus-Christ,
nu mais le corps pudiquement voilé par son linceul,
est entouré de saint Jean et des saintes femmes qui veillent son cadavre.
Deux anges tenant des cierges, sont à sa tête.
Il porte la barbe, croise ses bras sous des seins bien féminins.
http://www.convivialiteenflandre.org/index.php?option=com_content&task=view&id=157&limitstart=5

Jésus-Christ est vu ainsi, dans un couvent féminin, "comme homme-femme",
"à la fois Père et Mère de l'humanité", en un mot, Androgyne.

 

 

 

 

Photo de : http://marie-madeleine.over-blog.net/article-la-vierge-male-57703743.html 

 

 

 

 VITRAIL DE LA CATHEDRALE DU MANS : LE SEIN PROVOCATEUR DU CHRIST..

 

 

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.

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:27

Après l'effondrement de l'ancienne Yougoslavie,

 

la guerre entre Serbes et Bosniaques

 

 a entraîné, en 1993, de nombreux massacres

 

et la destruction symbolique du pont millénaire

 

 reliant les deux rives de la Neretva.

 

MostarAncien.jpg

 

Les traces de la guerre sont encore visibles.

 

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 MostarBalle2.jpg

 

 

MostarPont6.jpg

 

Le pont, reconstruit à l'identique, a été inauguré en 2004 :

 

 

MostarPont1.jpg

 

MostarPont3.jpg 

 

En dos d'âne, il avait été construit par les Ottomans,

et les anciennes pierres ont été réutilisées :

 

 

MostarPont5.jpg

 

 

15 ans après la fin de la guerre,

les tensions sont encore vives,

 entre les diverses religions

(catholiques, orthodoxes, juifs, musulmans)

et entre les diverses ethnies.

 

Comment dépasser tous ces clivages,

toutes ces haines ancestrales,

toutes ces blessures réciproques

ici... et partout ailleurs ?

 

Pourtant :

 

"Les hommes sont le substrat et la quintessence des êtres,

le fruit de l'arbre de la création.

L'Homme Parfait est le substrat et la quintessence

des êtres humains." 

('Azïzoddīn Nasafī, Le Livre de l'Homme Parfait, Fayard, p. 17)

http://dodecalogie-appliquee.wifeo.com/-les-soufi-nasafi-et-ibnarabi.php

 

 

Dans l'île de Hvar (Croatie), quatre ans après la bataille de Lépante, les habitants construisirent une église fortifiée, à Vrboska, où toute la population pouvait se réfugier en cas d'invasion

 

La Vierge Marie, à Split (Croatie) : l'une des images, en Occident, de la Mère Universelle

   

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 15:34

Au XVème siècle, dans l'île de Hvar,

pour résister aux invasions turques,

les habitants fortifièrent les églises.

 

A Vrboska, petit port de pêche,

situé à une heure à pied de Jelsa,

s'élève "Crkva Sv Marije",

l'église Sainte-Marie,

véritable forteresse :

 

VrboskaEglise 

 Depuis des siècles, les relations sont tumultueuses

 entre tous les peuples de cette région :

Grecs, Romains, Vénitiens, Dalmates,

Serbes, Bosniaques, Turcs...

 

Apprendre à vivre ensemble est la seule issue intelligente...

 

Dans l'île de Hvar, en Dalmatie croate, les façades des églises s'ornent de la Roue du Bouddha, introduite ici sans doute par Marco Polo !  

Au large de l'île de Hvar, Croatie, a eu lieu la bataille de Lépante, en 1571, où Cervantès fut blessé

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 07:15

Au large de l'île de Hvar, dans la Dalmatie centrale croate,

 

HvarMer2.jpg

 

 HvarMer3.jpg

 En face de l'île de Hvar, celle de Drac.

 

eut lieu au XVIème siècle, la bataille de Lépante.

 

La flotte de la Sainte-Ligue rassemblant l'Espagne, Venise,

 

Gênes et les Etats pontificaux

 

stoppa par sa victoire la conquête turque.

 

300px-Bataille_de_lepante.jpg

Bataille de Lépante, vue par Véronèse.

 

Peu avant la bataille, les Turcs ottomans,

80 galères commandées par le bey d'Alger,

lancèrent une attaque de diversion sur l'île de Hvar,

semant le chaos avant de se replier sur Corfou.

 

DragonLepante2.jpg

 

DragonLepante1.jpg

 

  Au musée franciscain de Split,

se trouve cette proue de galère. 

 

Cervantès, à cette bataille, perdit l'usage d'une main

et quitta le métier des armes.

Ce fut son "prologue à Don Quichotte" !

 

Dans l'île de Hvar, en Dalmatie croate, les façades des églises s'ornent de la Roue du Bouddha, introduite ici sans doute par Marco Polo !

A Picon, comme dans toute la Mancha espagnole, on honore Don Quichotte

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 13:51

La statue de saint Augustin

 

à l'église Saint-Augustin, à Paris.

 

 

SN852955.JPG

 

La bibliographie de ce  "Père de l'Eglise" 

 

est très développée sur Wikipedia :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d%27Hippone

 

La fameuse phrase, très souvent citée,

 

"Aime, et fais ce que tu veux",

(Commentaire de la première Épître de Saint Jean, traité VII, chap. 8,

traduit par P. Agaësse, SJ ; Cerf, 1961, p. 328-329.)

 

n'est-elle pas très ambiguë ?



Que veut dire aimer ?

 

Augustin  a de l'amour une notion

que plus personne de bons sens actuellement ne peut faire sienne :

   

 

« Les martyrs sont ceux dont le Seigneur a dit : "Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice " (Matthieu V, 10) Ce ne sont donc pas ceux qui souffrent persécution pour l'iniquité et pour la division impie de l'unité chrétienne qui sont véritablement martyrs, mais ceux qui sont persécutés pour la justice. Agar aussi a souffert persécution de la part de Sara (Genèse, XVI, 6). Celle qui persécutait était sainte, celle qui était persécutée ne l'était pas. (...) Si nous examinons même plus attentivement la chose, on verra que c'était plutôt Agar qui, par son orgueil, persécutait Sara que Sara ne persécutait Agar en la punissant (...) Si nous voulons donc être dans le vrai, disons que la persécution exercée par les impies contre l'Église du Christ est injuste, tandis qu'il y a justice dans la persécution infligée aux impies par l'Église de Jésus-Christ. (...) L'Église persécute pour retirer de l'erreur, les impies pour y précipiter. Enfin, l'Eglise  persécute ses ennemis et les poursuit jusqu'à ce qu'elle les ait atteints et défaits dans leur orgueil et leur vanité, afin de les faire jouir du bienfait de la vérité, les impies persécutent en rendant le mal pour le bien, et tandis que nous n'avons en vue que leur salut éternel, eux cherchent à nous enlever notre portion de bonheur sur la terre. Ils respirent tellement le meurtre qu'ils s'ôtent la vie à eux-mêmes, quand ils ne peuvent l'ôter aux autres. L'Église, dans sa charité, travaille à les délivrer de la perdition pour les préserver de la mort ; eux, dans leur rage, cherchent tous les moyens de nous faire périr, et pour assouvir leur besoin de cruauté, ils se tuent eux-mêmes, comme pour ne pas perdre le droit qu'ils croient avoir de tuer les hommes.  » (Lettre 185 d'Augustin à Boniface, préfet militaire en charge de la répression des donatistes, d'après Wikipedia)

 

  

Ainsi se justifient les guerres dites "justes", les persécutions et l'Inquisition à venir !

 

Voici quelques citations

provenant de notre livre :

Propos sur la résurrection de Jésus

qui fut appelé Christ,

où il est question de saint Augustin :

 

"Nous nous en sommes tenus là aux seuls Evangiles dits « canoniques », ceux de Luc, Marc, Matthieu et Jean, retenus arbitrairement comme seuls crédibles par l’Eglise catholique romaine. On sait, et saint Augustin déjà en était conscient, qu’il y eut une utilisation réciproque des textes pour constituer ces écrits. Au IVe et Ve siècles, les évangiles, dits par la suite hérétiques, circulaient dans tout le pourtour de la Méditerranée. Saint Jérôme supposait, comme saint Augustin, qu'il pouvait y avoir quelque or véritable dans cette “boue” des apocryphes. N’avaient-ils pas quelques prétentions à prétendre reconnaître l’or dans sa gangue ?[1] Et n’auraient-ils pas pris l’un pour l’autre, confortant le choix de ceux qui voulaient uniformiser les croyances au détriment de la liberté ?"

 


[1] Voir Jean Doresse, L'Évangile selon Thomas, ou les Paroles de Jésus, Plon, 1959.

 

 

 

"Dans les Actes de Jean, le texte de la Vision de la Croix faite par Iohanân serait à lire entièrement ; nous n’en donnons que quelques extraits. Cette “Vision” fut précédée d’un hymne que Iéshoua‘ aurait chanté et dansé avant de monter sur la montagne. Saint Augustin en connaissait l'introduction gnostique : « L'Hymne du Seigneur qu’il [Iéshoua‘] chantait en secret aux Saints Apôtres, ses disciples. » "

(Chap. I : L'Immortalité)

 

 

"Miriâm de Béthanie est confondue par Jean avec Miriâm de Magdala, et ainsi avec la pécheresse repentie. Celle-ci renouvelle le geste fait lors de sa conversion. Son intuition d’amante lui fait oindre les pieds de l’Aimé, geste qui rappelle l’amante du Cantique des Cantiques. Fait sans précédent ! Geste insensé ! Geste d’amour, non prémédité par elle, mais prémonitoire. Parfumer les pieds d’un vivant ! Elle gardera le reste du parfum et sera la première à venir le jour de Pâque pour oindre le cadavre comme il est de coutume.

Saint Augustin pensait que les deux onctions ont été faites successivement par Miriâm de Magdala qui « oignit la tête de Jésus suivant l’usage ordinaire, puis, comme il restait du parfum, elle oignit ses pieds[1] »."



[1] Lagrange in : Résumé, par le Père Florian Racine de l’étude d’André Feuillet : Les deux onctions faites sur Jésus, et Marie-Madeleine. Contribution à l’étude entre les Synoptiques et le quatrième évangile, op. cit., p. 357-394. Toute cette étude est à lire pour qui veut approfondir ce chapitre.

 

(Chapitre VIII : Miriâm de Magdala, la compagne de Iéshoua‘)

 

"« N’imposez aucune règle, (…) afin de ne pas en devenir esclave », enseigne Iesouha‘, par la bouche de Miriâm de Magdala (9, 1). Par la plume de saint Augustin  : « Aime, et fais ce que tu veux[1] ».

Mais qu’est l’amour qui exclut la femme et la dépossède des dons mis en elle par la Vie ? "



[1] Saint Augustin, Commentaire de la première Epître de Saint Jean, traité VII, chap. 8, traduit par P. Agaësse, SJ ; Cerf, 1961, pp. 328-329.

 

  (Chap. I : Le "bouleversement nécessaire")

 

 

  "Quelle est donc cette Energie particulière qui vient à l'aide du Terrien sous le Nom :

AMOUR (...)

L'Amour a cela de particulier qu'il ne combat pas le Mal puisqu'il est neutre, ni ne s'occupe du Bien, mais sa Force Innommable de Vie Intense dissipe le Mal sans avoir à le combattre, et dynamise le Bien sans avoir à s'en occuper"

 

(Platon le Karuna, Le Mal, l'Innocence, la Connaissance, Les Editions de la Promesse, 2010, p. 89-90)

 

 

 

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