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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:28

Quelques dessins d’entrelacs

 

de labyrinthes

 

 et leurs significations

 

par

Kinthia Appavou

 

 

LA CREATION

 

La création

 

Cet entrelacs est celui de la Création : la parole sort de l’Infini, Béni-Soit-Il, et quatre dragons en émergent qui sont les 4 éléments : Dragons de Terre, Dragon d’Air, Dragon d’Eau, Dragon de Feu, gardiens du labyrinthe que forment leurs ailes entrelacées.

 

Depuis notre naissance, nous sommes projetés dans ce labyrinthe du quaternaire, et quel que soit le chemin, nous finirons par retourner à la Source de tous les chemins. Chemins de lumière au sein des entrailles de la Terre-Mère nourricière, chemins où l’Energie du Dragon-Vouivre est présente et nous nourrit.

 

Les gardiens nous ouvrent aussi les portes du Firmament constellé d’étoiles, à condition d’avoir harmonisé en nous les deux forces complémentaires imagées par le Soleil et la Lune qui sont nos luminaires, et avoir effectué les passages qui nous sont demandés.

L’Esprit de l’homme est appelé à s’élever : ainsi l’homme pourra renaître en tant que Fils de la Terre et du Ciel, et être le point de jonction entre les deux, à l’image des dragons.

 

Homme de Terre, Homme d’Air, Homme d’Eau, Homme de Feu, tous les éléments réconciliés pourront vibrer à l’Unisson et chanter le bonheur de vivre sur cette sainte Terre, Terre sainte.

 

Dessin Kinthia Appavou,

d’après le « Book of Kells ».1

 

LE LABYRINTHE « CRETOIS »2

 

Labyrinthe.JPG

 

Dessin Kinthia Appavou,

motif traditionnel et universel.

 

 

C’est un des motifs les plus anciens que l’on trouve un peu partout dans le monde et même gravé par les Indiens Hopi dans une grotte de l’Arizona pour qui il symbolise la « Mère Terre ».

 

Simple, il est le fondement de tous les autres labyrinthes, notamment celui de Chartres. Ici, l’entrée se fait par la droite, on suit le chemin (orange) de la première circonvolution, mouvement pendulaire allant de droite à gauche et par un retournement, de gauche à droite pour revenir presque au point de départ…

Le mouvement se poursuit dans une deuxième circonvolution (violet) qui semble tout d’abord nous éloigner du centre puis, dans le retournement, nous en ramène tout près.

Ensuite, on aborde la troisième circonvolution (marron) : le dessin nous fait apparaître l’image du fœtus dans le ventre de sa mère ou l’attitude d’un orant, tête baissée, dos incliné vers l’avant. On redevient un tout petit enfant, juste réceptif à la pulsation de la vie.

 

La dernière étape (orange clair) nous conduit au cœur du labyrinthe, situé au niveau du Hara3 de l’enfant : c’est là qu’est la force de Vie qui nous connecte à notre Mère la Terre.

C’est aussi le Nombril de l’enfant, mais aussi du Monde manifesté.

Et ce cœur du labyrinthe qui est situé dans cette dernière boucle, c’est le Point de Repos, de Silence absolu.


Telle est la Voie du Labyrinthe.

 



[1] in Celtic Art, the methods of Construction de George Bain, ed. Constable London, p. 54

[2] Voir notre chapitre sur les labyrinthes, in La Vouivre, un symbole universel, Kinthia  Appavou et Régor R. Mougeot, Editions Ediru, p. 279 à 294 .

[3]  Terme usité au Japon pour désigner le centre énergétique, le chakra, situé dans le bas-ventre.

 

 

LA BARQUE ET LE CŒUR

 

 

 EntrelacK

 

Dessin Kinthia Appavou,

motif picte creusé dans la pierre à Gask, Perthshire (Ecosse).3

 



In Celtic Art, op. cit. p. 41

 

Cet entrelacs est composé de deux motifs qui s’interpénètrent : d’une part, ce que j’appelle « la barque » avec sa grande courbe qui va d’une extrémité à l’autre, et d’autre part, le cœur, visible à l’évidence.

 

La barque a la couleur de la mer, bleue, entourée d’argent. L’eau sur laquelle elle vogue, c’est aussi le reflet de toutes mes émotions, ma sensibilité, que je dois reconnaître, accepter, comprendre, assumer. Alors je peux naviguer à travers l’existence et franchir tous les obstacles, les tempêtes, les orages, avec mon cœur bien amarré.

Le Cœur a la couleur du Soleil à l’aurore, orange. Entouré d’or, il reçoit la lumière d’En-Haut pour me guider. Il pulse au rythme de la Vie, il me donne la direction d’intention, c’est lui qui doit gouverner et diriger la barque. C’est la fine pointe de l’âme et si je l’écoute, je suis déjà sauvée car j’empêcherai la barque d’être à la dérive.

 

La barque me fait voyager, c’est aussi mon corps, mais où que j’aille, je dois y aller avec mon cœur. C’est toute la force de l’Unité du corps et de l’âme qui l’habite.

Comme l’a dit Saint-Exupéry par la voix du Petit Prince : « L’essentiel est invisible pour les yeux. On ne voit bien qu’avec le cœur. ».

 

C’est l’entrelacs des « gens du voyage » pour qui comprend que nous sommes tous des voyageurs de passage sur Terre, des « nomades » en l’âme, qui n’emmènent que l’Essentiel avec eux sans s’encombrer de futilités.

 

 

 

LA CROIX

 

 

EntrelacK3.JPG 

Dessin Kinthia Appavou. 

 

J’aime ce rapport du vide et du plein dans cet entrelacs que j’ai nommé « la croix ». Celle-ci est formée par le vide (bleu) créé au centre par les entrelacs qui se croisent. Le point central de la croix est un vide aussi, centre du tissage des fils qui se déploient dans les quatre directions.

 

La forme nous laisse saisir l’informel : c’est tout l’art des bâtisseurs qui est dévoilé ainsi, car ce motif est la reproduction d’un tracé trouvé « par hasard » sur la paroi en bois (confessionnal ?) à l’église de St-Sulpice-de-Favières (Essonne).

 

Il en est ainsi des paroles et des écrits : l’essentiel se laisse percevoir sans mots, par l’évidence de Ce qui Est. 

Les stalles du choeur de l'église de Saint-Sulpice-de-Favières proposent de magnifiques images

 

 

LE PENTAGRAMME

 

 

EntrelacK2.JPG

 

Dessin Kinthia Appavou,

un des motifs d’ornementation utilisé par les Pictes,

tiré du Monymusk Reliquary.[4]



[4] In Celtic Art, op. cit. p. 36

 

Le fil se déroule et s’entrelace comme les veines et les artères qui font circuler le sang dans notre corps. Ici, se découvre le pentagramme qui est la structure donnant l’étoile à cinq branches : celle-ci recèle le nombre d’or, Phi φ dont le nombre est 1,618…, « considéré comme intervenant dans l’équilibre et l’harmonie de la structure des êtres et des choses »5.

L’homme debout, jambes et bras écartés, pieds ancrés au sol et réceptif aux énergies cosmiques, et le cœur ouvert et rayonnant. N’est-ce pas de cette manière que l’on peut être heureux ?

 

[5] DEGHAYE, André, Le Nombre du Fils, Dervy, p. 19

 

Voir

DU TISSAGE DES FORMES

AUX ENTRELACS DE LA VIE

 

Deuxième Partie

 
AU FIL DES ENTRELACS

sur

http://sens-des-entrelacs.wifeo.com/

 

Sur ce blog

 

ENTRELACS DE VOUIVRES

 

 

 glycon.jpg

 



[1] DEGHAYE, André, Le Nombre du Fils, Dervy, p. 19

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:00

Les monuments, devant la gare d'Atocha,

 

  à Madrid, 

 

reflètent les structures universelles de la manifestation

 

   

 

Madrid2.jpg

 

 

La fontaine, avec ses trois niveaux circulaires,  

les trois plans de l'être humain  

(physique, émotionnel-relationnel et mental) :   

ils prennent place autour de l'axe unique  

d'où jaillit le jet du bindou central.  

 

Les quatre enfants, nus, rappels du Jeu des Enfants...  

 

 

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   Au premier niveau, deux masques de l'Homme Vert,  

et trois femmes nues, ondines sortant de la vasque,  

laissant paraître leurs jambes terminées en queues de serpent.  

 

Et les jets secondaires jaillissent du bassin...

 

   

&&&  

 

 

Madrid3.jpg

   

 

Sur un bâtiment public, une magnifique Mère Universelle : 

 

 

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 Là encore, l'axe unitaire et le binaire !  

 Les énergies célestes apportent la palme et la couronne de gloire  

qui, par réceptivité donnent le Feu et la Fécondité.  

 

 

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 Les deux couples androgynes maîtrisent le Dragon ailé  

et les hommes qui le chevauchent  

brandissent le caducée ou le rameau d'olivier.  

 

Au sommet d'un bâtiment, les deux dragons veillent,  

tout comme ceux de la place Saint-Michel à Paris.  

 

 

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Dans la gare d'Atocha se produisit  

 un attentat le 11 mars 2004.

 

 

 

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Madrid4-copie-1.jpg

 

  SAM 0637

 

 L'oubli des structures universelles,  

qui sont pourtant partout imagées et rappelées,  

est essentiellement dommageable  

et cause de grandes souffrances....  

L'Energie unique circule de la Terre au Ciel et du Ciel à la Terre  

produisant le miracle d'une seule chose.  

Un court-circuit entre le Ciel Père, pôle positif, créateur  

et la Terre Mère, pôle négatif, réceptrice  

induit la maladie du corps social comme du corps physique.  

Comme on le dit avec bon sens : attention de ne pas   

"péter les plombs !"

 

Saint Michel précipitant Lucifer sur Terre : la fontaine Saint-Michel à Paris

JONAS, LE DELUGE SELON NOE ET LES DELUGES DANS LES AUTRES TRADITIONS

LES VOUIVRES DU CADUCEE

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:58

Chapelle Notre-Dame de Houndas

(Houndas signifiant : Fontaine)

Plateau du Bénou, dans la vallée d'Ossau,
près de Bilhères en Ossau et de Bielle:

"Quelques infos sur la chapelle Notre-Dame du Houndas à l'entrée du plateau du Bénou sur les communes de Bielle et Bilhères en Ossau (Pyrénées Atlantiques), infos trouvées sur un site présentant l'histoire de ces 2 villages de bergers :


 

 

- en 1652, forte épidémie de peste, et en 1676 terrible épizootie, comme dans tout le Béarn...
- en 1685 construction d'une chapelle :  "on rapporte que devant le mal qui décimait leurs troupeaux, les Bilhérois avaient fait le voeu d'élever une chapelle en l'honneur de la Vierge
si elle arrêtait le fléau, et que le fléau vaincu, ils eurent à coeur de tenir leur promesse."
- 1900 : reconstruction de la chapelle par un architecte palois.
 

 

 

Chaque fois que les bêtes montent en estive, elles passent devant cette chapelle...
Je comprends donc pourquoi face à la statue de St Roch (contre la peste et protecteur des animaux), il y a une autre statue, celle de St Antoine le grand avec son cochon (protecteur des animaux domestiques)!... 2 protecteurs valent mieux qu'un..."

                                                                                             Odile W.
 

 Saint Roch, depuis la fin du Moyen Âge, est très honoré dans beaucoup de lieux

où les habitants se souviennent de son intercession lors des épidémies de peste,

aussi bien touchant les humains que leurs troupeaux.

"Les saints, ce sont des énergies", a-t-il été dit (Karuna Platon).

 Cette énergie est toujours opérative.

Saint Antoine est la christianisation du Druide Celte dont l'animal totémique était le sanglier et, devenu patron des charcutiers, il est représenté avec un cochon.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 16:46

Sur le lac Majeur, en Italie,

 

parmi les îles Borromées,

 

la plus grande, Isola Bella

 

et son château de style baroque du XVIIème siècle.

 

 

 350px-Isola_Bella.jpg

 

 Dans la Salle des Marionnettes du château,

 

ce beau dragon-vouivre :

 

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Les quatre diablotins sont bien révélateurs de la diabolisation

de l'énergie de la Vouivre, qui certes est à maîtriser !

 

Mais le "diable", l'obstacle, est aussi ce qui permet de grandir !

 

L’Ancien Testament n’oppose pas le Diable à Dieu et le premier n’agit qu’avec l’autorisation du second.

« Dieu est donc, dans l’Ancien Testament, à la fois le Bien et le Mal. Le Diable n’est que son serviteur et l’on ne trouve jamais de conflit qui colore si fortement le Nouveau Testament, où le Diable apparaît toujours comme l’ennemi de Dieu et le “Prince de ce Monde” en opposition avec le Roi des Cieux. Dans sa reddition à la volonté suprême, la théologie vétéro-testamentaire ne conçoit qu’un pôle unique dans l’univers, et le Diable n’y tient jamais qu’un rôle harmonisé avec les volontés du Créateur. [1] »



[1] Gérard Messadié, Histoire générale du Diable, R. Laffont, 1993, p. 331.

 

Après la visite des lieux,

on peut méditer la devise de la famille Borromée :

Humilitas !

 

 Saint Michel précipitant Lucifer sur Terre : la fontaine Saint-Michel à Paris

 

ETRE DEVORE PAR L'ENERGIE !

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:02

FEMMES  MÉDIATRICES 

ET 

AMB IVALENTES,

 

MYTHE ET IIMAGINAIRE

 

RENCONTRE DE MYTHOLOGIE COMPARÉE 2010

 

Comité scientifique :  

Corin Braga (Cluj), Nicole Edelman (Paris X), Constant Hamès (CNRS), Didier Lett (Paris 7 Diderot),

Michèle Riot-Sarcey (RING -Paris 8), Pauline Schmitt-Pantel (ANHIMA – UMR 8210),

Blanca Solares (Mexico), Philippe Walter (Grenoble III -CRI)

 

JEUDI  3  JUIN  2010

Université Paris – Diderot GHSS

Amphithéâtre 56, Site Montréal Dalle des Olympiades

 

Introduction   

 

9 HEURES – 9h15

 

Anna CAIOZZO (PARIS 7 – ICT – UMR 8167) et Nathalie ERNOULT (Paris 7 – UMR ANHIMA 8210)

Présentation Nicole E  DELMAN (Paris X) 9h15 – 9h35

 

 

1

ETRE OU DEVENIR UNE FEMME INSPIRÉE

PRÉSIDENT DE SÉANCE : CONSTANT HAMES  

(CNRS, EHESS)

DISCUTANT N. WEILL-PAROT  

(IUF, PARIS 8)  

 

 

Brigitte LION (Tours) Prophètes et prophétesses dans le Proche-Orient ancien (sources cunéiformes) 9h35-10h

 

François LISSARRAGUE (EHESS, ANHIMA) Kaineus 10h-10h25

 

Aya SAKKAL (STRASBOURG) Rayhâna al-majnûna et ses semblables 10h25-10h50

DISCUSSION -

   

PAUSE 10h50-11H30

 

Alexandre POPOVIC (EHESS) Quelques aspects relatifs au bayagné et aux Bayalitsa dans les Balkans 11h30-11h55

 

Thomas MOUZARD (Paris 7, EHESS) Être possédée et devenir identitaire Neny Lala et la « Grande chaîne des Uns de Kalanoro »(Sud-Ouest de Madagascar)11h55-12h20

 

DISCUSSION 12h20-12h30

 

ENTRE FEMME INSPIRÉE, IDÉALE ET SORCIÈRE

PRÉSIDENTE DE SÉANCE MICHÈLE RIOT-SARCEY 

(PARIS 8)

 

 

Philippe FAURE (Orléans) Les femmes mythiques dans les Bibles enluminées 14h15-14h40

 

  Claire KAPPLER (UMR 8167 - CNRS) La Zulayha de Djami 14h40-15h05

 

  Jean-Pierre GIRAUD (Lyon II)

« Pour un rustre des Marches du Nord, seule convient une femme de Kyôto

(Azuma otoko kyôjo » - La femme et ses représentations dans l’imaginaire du Japon ancien     15h05-15h30

 

DISCUSSION 15h30-15h45 ET PAUSE 15h45-16h

 

  Hyacinth S. MADONDO (Prétoria, UNISA)

Lilith “Why Must I lie Beneath You? [I] Am Your Equal”

Myth analysis of the Lilith,The Rebellious Witch as A Wise Woman  16h00-16h25

 

    Françoise FRONTISI (Collège de France) Gorgo 16h25-16h50  

 

  Anne REGOURD (CNRS)

Sources scripturaires, contes et pratiques autour d’Umm Sibyân dans le Yémen

contemporain de l’ogresse à la djinniyya possédant les humains  

16H50-17h15  

 

Roberte HAMAYON (EPHE), Chamanisme et émancipation féminine en Cisbaïkalie pré-soviétique

17h15- 17h40

DISCUSSION 17h40-18h15

 

105 rue de Tolbiac, métro Olympiades, ligne 14, entrée par le 59 rue Nationale, immeuble Montréal, amphi 56 Rez-de-chaussée

 

VENDREDI  4 JJUIN 2010

SALLE VASARI (INHA)

 

2

AUTOUR DES FÉES

PRÉSIDENT DE SÉANCE FRANÇOIS DE POLIGNAC 

(UMR ANHIMA) 

 

 DISCUTANTE CLAIRE KAPPLER (CNRS)

 

   

Mihaela TIMUS (Institut d’Histoire des Religions, Bucarest) À l’ombre des silhouettes imaginaires.

Typologies féminines mythiques versus le statut social de la femme en Iran préislamique   

9h15-9h40

   

Corin BRAGA (Cluj) Les dames de féerie dans la mythologie celtique irlandaise 9h40-10h05

   

Jean-Louis BENOÎT (Lorient) La Vierge Marie dans les miracles de Notre-Dame de Gautier de Coinci et d’Adgar, entre créature féerique et mère de Dieu 10h05-10h30

DISCUSSION

 

10H30-10H45

 

PAUSE 10H45-11H

 

Myriam WHITE (Arras) Fils de Morgue féminité, maternité et féerie 11H-11H25

   

Philippe WALTER (Grenoble 3, CRI) Une fée nommée parole 11H25-11H50

 

DISCUSSION

 

     

DIVINITÉS ET DÉESSES MÈRES

PRÉSIDENT DE SÉANCE DIDIER LETT 

 ( PARIS 7 - ICT)

 

Jean-Jacques GLASSNER (EHESS, CNRS) Ishtar maîtresse des inversions, patronne des rites de passage

14h30-14h55

 

Louise BRUIT (ANHIMA, Paris 7) Déméter polymorphe 14h55-15h20

 

Blanca SOLARES (Mexico) Images féminines de l’ambivalence dans la religion du Mexique Ancien

15h20-15h45

DISCUSSION 15h45-16h

 

PAUSE 16H-16H15

 

Takashi YAMAMOTO (Shizuoka) Le culte de la divinité Kannon au Japon 16h15-16h40

 

Anne DUCLOUX (EPHE–EHESS) Cendrillon au royaume de Tamerlan. Bibiseshanba ou comment la  figure bénéfique de la grand-mère triomphe de la marâtre, à Samarcande  16h40-17h05

   

Sylvie BARNAY (Metz)

Ni déesse, ni divinité, la Vierge Marie une image pour l’imaginaire du divin féminin

17h05-17h30

 

DISCUSSION  17h30 17h45

 

Synthèse et conclusions Didier LETT 

 

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 09:56

 

Sur la place Saint-Michel, à Paris,

 

la fontaine Saint-Michel,

 

 lieu de rendez-vous très fréquenté !

 

StMichel2.jpg

 

 

 

  StMichel3.jpg

 

 Dans cette imagerie, le chef des milices célestes,

l'archange saint Michel,

précipite sur Terre Lucifer qui, maudit par Dieu,

devient Satan, le tentateur, l'obstacle,

 la personnification du mal.

 

La cascade image bien cette chute.

 

L'Apocalypse de saint Jean a diffusé cette interprétation

qui a éclipsé les autres fonctions de cette représentation de l'Energie

qu'est, comme tout dieu ou tout saint, l'archange.

  Pourtant, comme on peut le lire dans le Livre de Job,

Satan est "sous le bras de Dieu"

et ne fait rien sans son autorisation !

 

La France où cette image a été très répandue partout

après l'apparition de l'archange à saint Aubert en Normandie

 et à Jeanne d'Arc en Lorraine,

devient le pays où tout est interprété en bien et mal,

où l'on ne cesse de diaboliser son adversaire,

le pays divisé continuellement en deux camps,

toujours au bord de la guerre civile !

 

 

 

StMichel1.jpg

 

  Les deux dragons symbolisent les quatre éléments, terre-air-eau-feu.

  

"Lucifer" signifie "lumière" et Satan est l'aspect dégénéré de Lucifer,

rien d'autre que le mental humain dévoyé.

"Ceux que vous appelez Adam et Eve (...) vivaient avec la conscience intérieure,

 et l'Energie des 'Lucifer', l'Energie Luciférienne,

a participé au dévoilement de la matière dans le sens extérieur.

C'est pourquoi elle prend ensuite l'aspect de 'Satan', du diable."

(Platon le Karuna, Le secret des 9 marches, Editions de la Promesse, 2008, p. 142)

  

L'Humain, quittant l'âme groupe, acquiert la conscience séparative 

qui le pousse à confondre "dualisme" et "dualité",

 mais qui doit lui servir de tremplin pour l'acquisition de la

"Conscience toute Consciente"

où se fondent "extérieur" et "intérieur" dans l'Unité retrouvée.

 

  

 L'ARCHANGE SAINT MICHEL AU MONTE GARGANO  

 

 

 Utilisez le moteur de recherche pour trouver les nombreux articles du blog sur "Saint Michel".

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 07:30

LA LEGENDE DE SIGURD-SIEGFRIED

 

ET DU SERPENT-DRAGON FAFNIR

 

Un article de Kinthia Appavou

 

 

Sigfried.JPG

 

 

 

Nibelung.jpgLa légende bien connue de Siegfried qui inspira le réalisateur allemand Fritz Lang pour son Die Niebelungen : Siegfried[1]  en 1924, trouve son origine dans la mythologie nordique, dont les récits nous sont parvenus à travers un recueil rédigé en islandais par l’historien Snorri Sturluson au début du XIIIème siècle : l’EDDA.[2]

 

 C’est dans la seconde partie de l’Edda, le Skaldskaparmal, qui constitue les « Dits sur la poésie »[3] que nous trouvons le cycle héroïque de Sigurd[4] où celui-ci combat le dragon-serpent Fafnir.

 

Après l’épisode où les Ases Odin, Loki et Hoenir[5] paient le « tribut de la loutre »[6] à Hreidmar en compensation du meurtre de son fils Otr, Fafnir et Regin, les fils restants d’Hreidmar réclament une part du Trésor. Hreidmar refuse, ses fils le tuent. Puis, c’est au tour de Fafnir de s’emparer de l’or dont Regin réclame sa part. Fafnir terrorise Regin qui s’enfuit, puis s’établit dans un endroit situé dans les hauteurs, probablement une montagne où il se transforme en serpent et se couche sur l’or volé.

 

Voici donc la suite, telle qu’elle nous est contée par Snorri Sturluson :

« Quant à Regin, il alla chez Hialprek, le roi de Thiod[7], et entra à son service comme maître Les Nibelungen 1forgeron. Il y prit en charge l’éducation de Sigurd, qui était le fils de Sigmund, fils de Volsung[8], et de Hirodis, la fille d’Eylimi. Sigurd était le plus éminent de tous les princes guerriers tant sous le rapport du lignage que sous celui de la force et de la bravoure. Regin indiqua à Sigurd l’endroit où Fafnir était couché sur l’or et l’exhorta à aller conquérir ce trésor. Puis Regin forgea l’épée appelée Gram ; elle était si acérée que, quand Sigurd la plongea dans un cours d’eau, elle trancha en deux une bourre de laine qui, poussée par le courant, venait dériver sur son fil. Avec cette épée, Sigurd pourfendit ensuite l’enclume de Regin de part en part jusqu’au billot. Après cela[9], Sigurd et Regin allèrent sur les hauts plateaux de la Gnitaheid. Là, Sigurd creusa une fosse sur le chemin qu’empruntait Fafnir et il y prit position. nibelungen010.jpgQuand Fafnir, rampant en direction du lac, passa au-dessus de la fosse, Sigurd le transperça de son épée, et ce coup lui fut mortel. Alors Regin survint et déclara à Sigurd qu’il avait tué son frère et, qu’en compensation, il lui demandait d’arracher le cœur de Fafnir et de le faire rôtir sur le feu.

Quant à lui, il s’étendit par terre, but le sang de Fafnir et s’allongea pour dormir. Lorsque Sigurd estima que le cœur qu’il était en train de rôtir était tout à fait cuit, il le tâta du doigt afin de vérifier s’il était bien à point, mais, un peu de sang en ébullition ayant jailli du cœur sur son doigt, il se brûla et porta le doigt à la bouche. Au moment où le sang du cœur toucha la langue, il se mit à comprendre le langage des oiseaux et saisit ce que disaient les passereaux perchés dans les arbres. L’un d’entre eux proclamait :

 

“Là est assis Sigurd,

Aspergé de sang.

Le cœur de Fafnir,

Sur le feu, il fait rôtir.

Sage me semblerait

Le dilapidateur des anneaux[10]

S’il mangeait l’étincelant

Muscle de Vie.”

 

Un autre chantait :

“Là est étendu Regin,

Méditant des plans.

Le garçon, il veut tromper,

Qui à lui s’est fié.

Dans sa fureur, il prépare

De perfides paroles.

Il veut venger son frère,

L’artisan des malheurs.”

 

Alors Sigurd se dirigea vers l’endroit où Regin était étendu et le tua. Il alla ensuite rejoindre son cheval, qui s’appelait Grani[11], et chevaucha jusqu’au repaire de Fafnir. Là, il s’empara du trésor et l’attacha au bât de Grani. Puis il enfourcha son cheval et se mit en route.

Voilà racontée l’histoire expliquant pourquoi l’or est appelé “repaire ou demeure de Fafnir”,  “métal de la Gnitaheid”, ou “charge de Grani”.

Sur ces entrefaites, Sigurd chevaucha jusqu’à ce qu’il découvrît une maison sur une montagne. A l’intérieur dormait une femme qui était revêtue d’un heaume et d’une broigne[12]. Il tira son épée et entailla la broigne pour l’en libérer. Alors la femme se réveilla et déclara que son nom était Hild ; elle était également appelée Brynhild[13], et  c’était une Valkyrie.[14] » 

 

Siegfred1 

Nous avons dans cet extrait tous les éléments composant les mythes relatifs au guerrier valeureux et héroïque combattant le dragon, gardien d’un trésor[15], qui délivre ensuite la Femme, ici une Valkyrie, vierge guerrière menant les guerriers valeureux à leur dernière demeure (le Walhalla[16]).

Sigurd va suivre une initiation où, s’aspergeant du sang du Serpent-Dragon Fafnir, il devient quasiment invulnérable (sauf à l’endroit où une feuille de tilleul s’est posée sur son dos). Ensuite, il goûte le cœur de Fafnir, ce qui  lui ouvre la compréhension du « langage des oiseaux ».

Ce langage est symboliquement la Langue des Dieux, ce qui veut dire que Sigurd accède à une Connaissance supérieure qui l’instaure au rang d’Initié.

 

Quant à l’anneau de pouvoir et la malédiction qui lui a été assignée par Andvari, il inspira J.R.R. Tolkien pour sa saga du Seigneur des Anneaux[17] .

Il serait intéressant de voir dans cet anneau l’équivalent de « l’escarboucle de la Vouivre » ou de la « Pierre Philosophale » car il a la faculté d’engendrer l’Or.

Symboliquement, il s’agit d’une transmutation qui peut se réaliser grâce à l’objet possédé et convoité par tous. Plus que l’or au sens matériel du terme, nous décryptons ces légendes au niveau métaphysique comme il se doit. En effet, à travers ces légendes et mythes, on peut percevoir la trace d’anciens rites initiatiques qui eurent lieu dans les « grottes d’initiation » : le lieu où se trouve le Serpent-Dragon est en haut d’une montagne, dans un lieu reculé, et Sigurd se rend également dans la « maison sur une montagne » pour déliver Brynhild.

A ce propos, l’histoire de la rencontre avec Brynhild relève également d’une initiation liée aux rites matrimoniaux.[18] L’union de Sigurd et de Brynhild est initiatique à plus d’un titre :

Brynhild est plongée dans un long sommeil à l’instar de la Belle au Bois Dormant des contes de Perrault et de Blanche Neige du conte de Grimm, mais Sigurd ne donne pas le baiser, il la délivre de sa « carapace » : c’est dire qu’il libère le Feu-Ame en lui, et cette libération est une union en réalité, celle du Féminin et du Masculin, de l’Ame et de l’Esprit. Il atteint l’Unité de son Etre en libérant la Femme, c’est-à-dire toute sa réceptivité. Et cette Femme est son Guide.

D’ailleurs, par la suite, Sigurd va de nouveau rencontrer Brynhild à qui il remet l’anneau d’Andvari comme « cadeau de noces ».

Comme le souligne P. Gordon : « Les contes où le mari interdit à sa femme de prononcer certaines paroles, ou de voir certaines personnes, ou bien encore l’oblige à porter certains objets (par exemple un anneau), à accomplir certaines actions, etc… rentrent dans une cinquième classe de récits, beaucoup plus nettement folkloriques, bien que s’y reconnaissent des références à des usages définis, et que l’on ne soit nullement dans le domaine de la fantaisie pure. »[19]

La légende précise qu’après la mort de Sigurd, Brynhild se donne la mort en se transperçant d’une épée et leurs corps sont brûlés ensemble sur le bûcher funéraire : ceci confirmerait la relation d’époux-épouse de Sigurd et Brynhild et le caractère sacrificiel que le Feu confère aux héros ainsi que leur divinisation.

La crémation des corps est un des éléments caractéristiques de la culture indienne, Agni le Dieu du Feu tenant une place importante dans le panthéon hindouiste, et nous pourrions y voir des apports indo-européens dans les mythes des peuples du Nord :

« Enfin, Agni est psychopompe : lorsque le mortel est brûlé sur le bûcher funéraire, la cérémonie prend la forme d'un sacrifice (on dit que c'est le dernier sacrifice et que l'homme s'offre lui-même en offrande aux dieux), et le dieu premier invité saisit l'oblation (ici l'homme qui vient de mourir) et l'emporte au ciel entre ses bras pour le présenter aux dieux auxquels le défunt a sacrifié sa vie durant ; reçu par eux grâce à l'intercession de l'Ami-des-hommes, le mortel devient immortel à son tour et jouit des délices célestes jusqu'à la fin du cycle cosmique. »[20]

 

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D’ailleurs, auparavant, la « muraille de flammes » avait été franchie par Sigurd sous l’apparence de Gunnar qui doit épouser officiellement Brynhild, sœur du roi Atli, car le cheval de Gunnar est effrayé par la traversée de la muraille de feu. Le cheval de Sigurd réussit à franchir les flammes et on célèbre les noces avec Sigurd en réalité, sous l’apparence d’un autre. Sigurd, cependant, officiellement marié à Gudrun, place dans le lit une épée entre lui et Brynhild.

Cet « interdit » semble confirmer la portée initiatique du récit de Sigurd, d’autant que c’est au lendemain de ses noces qu’il offre l’anneau à Brynhild. Celle-ci lui offre également un anneau en retour. L’interdit ou le tabou nuptial sacralise leur union : « Si, chez tant de peuples, les nouveaux époux doivent laisser s’écouler trois nuits (parfois le nombre est actuellement ramené à une nuit) avant de consommer leur mariage, c’est par une survivance des lointaines cérémonies initiatiques du paganisme, et afin de créer, autour de l’acte nuptial, une atmosphère de spiritualité qui le transforme en un acte divin. »[21]

Brynhild ne connaît pas la vraie identité de son époux et croit être mariée à Gunnar. Sigurd, on l’a vu, par les épreuves qu’il a traversées, a été initié. Au tour de Brynhild de passer les épreuves, et l’interdit pèse sur elle puisque c’est elle qui ne doit pas découvrir qui il est.

« Pour le reste, le scénario est le même que dans Psyché (où Eros passe d’ailleurs parfois, dans certaines visions, pour être un homme serpent). Toujours la curiosité profane de l’épouse amène la disparition du mari : ce dernier perdrait, en effet, son caractère sacré s’il restait ; il faut dès lors que la femme traverse des épreuves et devienne une initiée pour être de nouveau réunie à lui, maintenant qu’elle sait ; une fois seulement qu’elle sera parvenue à son niveau, dans le royaume sacré, ils pourront vivre derechef ensemble. »[22]

 

L’interdit étant fait pour être transgressé, Brynhild est amenée à connaître la vérité sur l’identité de l’homme qui a franchi la muraille de feu et l’a épousée. Apprenant cela de l’épouse officielle, Gudrun, elle va demander l’exécution de Sigurd par ses beaux-frères, Gunnar et Hogni appelés les Niflungar[23].

Ceux-ci, étant liés par le serment du sang, ne peuvent y consentir et délèguent leur beau-frère Guthorm pour cette tâche. Brynhild auparavant aura pris de soin de révéler à Guthorm l’endroit où Sigurd est vulnérable (dans le dos) et c’est durant son sommeil qu’il est cruellement blessé par l’épée de Guthorm, qui, à son tour, succombe transpercé par l’épée de Sigurd.

 

A la mort de son mari, Brynhild le rejoint en se donnant la mort.

La légende précise qu’ « une fille du nom d’Aslaug survécut au jeune Sigurd. Elle fut élevée chez Heimir, dans la région des Hlymdalir, et elle est à l’origine de grandes lignées. »[24]

 

Cela rejoint également ce que nous avons dit des grandes lignées qui revendiquent une origine divine.[25]

 

Ainsi, le récit de Sigurd et Brynhild est un récit « complet » au sens où tous les éléments du mythe sont des résurgences d’une initiation à caractère hiérogamique, afin de nous rappeler, à travers l’inconscient collectif, que nous devons nous aussi parvenir à cet état d’unité où le Feu Divin se révèle en chacun de nous.

 

                                                                                         Kinthia Appavou

                                                                      co-auteure de "La Vouivre, un symbole universel"

 

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[1] Les Niebelungen : la mort de Siegfried, film muet en noir et blanc de Fritz Lang sorti en février 1924.

[2] STURLUSSON, Snorri, L’Edda, récits de mythologie nordique, traduit du vieil islandais, introduit et annoté par François-Xavier Dilmann, Gallimard, 1991.

[3] Skaldaparmal : littéralement « Dits sur la poésie » et « Art poétique ».

[4] « Sigurd : v. isl. Sigurðr, nom s’expliquant au mieux par une composition en sigr « victoire » et vǫrðr « gardien ». Même si ce nom n’est pas identique à celui du héros allemand Siegfried (vieux haut allemand Sigifried, moyen haut allemand Sîvrît), (…), le personnage de Sigurd  possède de nombreux traits communs avec Siegfried, tel que ce dernier est représenté dans La Chanson des Nibelungen notamment. » in L’Edda, op. cit., p. 202.

[5] Trinité primitive des dieux nordiques, Odin est au sommet du panthéon des dieux nordiques. Cependant, s’en référant à La Völuspá - « prédiction de la voyante » ou « dit de la voyante » (<*völv-s-spá) -  poème cosmogonique et eschatologique de la mythologie scandinave, qui fait partie du recueil de l'Edda poétique, Heimgest CG nous informe de la confusion possible entre Loki et Lodur :

« Le Skaldsdkaparmal a renforcé cette confusion quand il a changé le trio des Dieux Créateurs d’Odin, Hoenir et Lodur en Odin, Hoenir et Loki. Dans certains vers skaldiques, Loki est nommé l’ « ami loyal d’Hoenir ». Mais bien sûr il est absolument ridicule d’attribuer les qualités de toute évidence bénéfiques de Lodur à Loki. Bien que les deux soient, à un certain niveau, des êtres de feu, il est important de se rappeler que Lodur est un dieu de feu bénéfique alors que Loki est une force de destruction, un feu pernicieux. Loki est loin d’être un ami des Dieux, et encore moins « un ami fidèle ». Dès son origine il travaille à détruire les Dieux et les hommes, il est totalement négatif et malveillant. Les dons de Lodur à l’humanité sont bien évidemment totalement positifs, Loki est la force de l’illusion qui est l’ignorance et dont tout mal découle, il est donc inconcevable que les mythes originaux (qui remontent aux premiers temps indo-européens) puissent attribuer à une telle entité négative un rôle dans la création de la manifestation en Midgard de l’énergie sacrée des Dieux, aucun « don » que Loki donne n’est véritablement bien intentionné. Loki n’est absolument pas une déité bienveillante. »

 in www.edelweiss-hama.org/puisse_loki_etre_enchaine_partie_3.html

[6] Hreidmar demande aux Ases de remplir la loutre et de la recouvrir entièrement d’or. Pour ce faire, le nain Andvari, sous la forme d’un poisson attrapé par Loki, donne tout son or mais ce dernier lui dérobe l’anneau qui engendre l’or. Andvari qui est un grand magicien jette sa malédiction sur l’or et les possesseurs de l’anneau.  

[7] Thiod ; v. isl. Φjóð, cf. le vieux danois Thiuth, nom de la ville danoise appelée actuellement Ty.

[8] « Volsung : v.is. Vǫlsungr, de là le pluriel Vǫlsungar, qui désigne les descendants de ce héros. (…) », in L’Edda, op. cit. p. 202.

[9] « (…) On notera également que plusieurs monuments de la Scandinavie médiévale, tant des pierres dressées et des parois rocheuses portant des inscriptions runiques (le rocher de Ramsund en Suède, notamment) que les portails d’église en bois (les célèbres Stavekirker de Norvège), furent gravés de scènes représentant la mise à mort de Fafnir par Sigurðr, la cuisson du cœur (avec l’épisode capital du doigt brûlé au contact du sang du dragon), la mise en garde prononcée par les oiseaux, etc… » In L’Edda, op. cit. p. 202-203.

[10] « Il s’agit là d’une métaphore d’un type assez courant pour désigner un chef munificent : c’est celui qui distribue généreusement des anneaux (d’or) à ses hommes, à ses invités, aux poètes qui composent des strophes en son honneur, etc. » In L’Edda, op. cit. p. 203.

[11] « Grani : littéralement : “cheval” cf. le substantif grani qui désignait à l’origine un cheval dont la lèvre supérieure était recouverte de poils, d’une « moustache ». In L’Edda, op. cit. p. 203.

[12] La broigne (brogne ou brunie en français du haut Moyen Âge) est une défense corporelle protégeant le thorax.

[13] « Brunhild : v. isl. Brynhildr. Le premier élément de ce nom composé signifie : « broigne » (cf. le substantif brynja) ; Brynhildr peut donc être traduit littéralement par : « Hildr-à-la-broigne », appellation qui convient d’autant mieux à une Valkyrie que Hildr lui-même est bien attesté comme nom de Valkyrie et que ces personnages féminins exercent le plus souvent une fonction guerrière (…). » In L’Edda, op. cit. p. 203.

[14] « Les Valkyries, dans la mythologie nordique, sont des vierges guerrières, des divinités mineures dites dises qui servaient Odin, maître des dieux. (…) Elles suivent Odin-Wotan au cœur de la chasse sauvage, mais surtout survolent à cheval les ciels de batailles d’où elles désignent les braves qui devront périr. Visibles aux seuls héros que leurs lances ont choisis, elles les emportent au Valhalla où les attend une place d’honneur au banquet d’Odin. Gardiennes du Valhalla, elles s’occupent des festins, servent l’hydromel et égaient l’assemblée guerrière de leur présence[]. » In www.wikipedia.org .

[15] Cf. MOUGEOT R. Régor et APPAVOU Kinthia, La Vouivre, un symbole universel, EDIRU.

[16] Equivalent du Paradis ou Royaume Divin.

[17] La Légende de Sigurd et Gudrún, publiée aux éditions Bourgois très récemment nous donne accès à l’imaginaire nordique de son père.  Un commentaire de Christopher Tolkien présente les grands textes de la tradition nordique qui ont servi de source à Tolkien, et les origines de la légende.

[18] Cf. GORDON, Pierre, Les Vierges Noires, Mélusine, l’origine et le sens des contes de fées,  Editions Arma Artis, 1983.

[19] GORDON, Pierre, op. cit. p. 37.

[20] VARENNE, Jean, « Agni », article publié sur le site www.universalis.fr

[21] GORDON, Pierre, op. cit. p. 34.

[22] GORDON, Pierre, op. cit. p. 36.

[23] « Les Niflungar : cette désignation constitue un emprunt au moyen bas allemand Nevelingen, nom des héros connus sous le nom de Nibelungen en haut allemand » In L’Edda, op. cit. p. 205.

[24] L’Edda, op. cit. p. 127. La légende d’Auslaug est connue dans la mythologie scandinave, car  celle-ci  est ensuite emmenée par Heimir jusqu’en Norvège, se cache sous le nom de Kraka, rencontre et épouse le roi Ragnar et devient reine du Danemark.

[25] Cf La Vouivre, un symbole universel, op. cit. p. 168-169.

 

 

A consulter: 

- Arthur Rakham a illustré "Siegfried ou le crépuscule des dieux", on peut renvoyer au site de la galerie qui propose d'acheter ses illustrations en cartes :  

www.nocloo.com/gallery2/v/arthur-rakham-siegfried-twilight/

 

- Souhila Taïbi et Jaufré Darroux : "Compagnie Skald. Un art du non-oubli" :

www.compagnie-skald.com

 

SAINTE MARGUERITE DOMPTANT LA VOUIVRE

LA MAITRISE DE L'ENERGIE

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:18

 

Au coeur de la Bourgogne,

 

près de Cluny,

 

l'Atelier de la Licorne se visite.

 

Des Bâtisseurs d'Images exécutent là

 

des Moulages d'Art qui, patinés,

 

sont de grande beauté.

 

 AtLicone4.jpg

 

 Une image de la Mère Universelle.

 

 

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Une Vierge romane soutenue par le dragon-vouivre.

 

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Détails.

 

  LA VOUIVRE EN FRANCE

 

L'ENERGIE DES VIERGES NOIRES, DES ANCIENNES DEESSES CHRISTIANISEES

 

http://www.atelierlalicorne.com/index.html

 

glycon.jpg

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 17:43

Au centre du portail de la cathédrale de Paris

 

   vouivreparis.jpg 

 

Le Christ maîtrise les énergies de la Terre,

 

les pieds posés sur les têtes des deux vouivres

 

symbolisant le binaire de la manifestation.

 

Leurs queues remontent curieusement vers le ciel.

 

"Le Flux qui remonte au Ciel

  va de l'irréel au Réel."

(Le Bréviaire du Chevalier)

 

Le livre fermé indique que le Christ délivre un enseignement caché.

 

 

 

280px-Basilique_de_Longpont-sur-Orge.jpgA la basilique de Longpont-sur-Orge,91longpont8.jpg

 la Vierge hiératique du portail a

elle aussi les pieds

sur le dragon-vouivre.

 

 

 

 

 

   

N-DParis.JPG

 

 

   Ce saint, sans doute saint Denis, sculpté sur le portail 

N-DParis2.jpgde Notre-Dame, à Paris,

   maîtrise de sa  crosse le dragon-vouivre.

 

    Une personne endormie ou morte gît dan son cercueil  

posé sur un plan incliné !  

Le saint s'apprête à ressusciter ce mort. Il y a une jonction parfaite entre les énergies cosmiques et les énergies telluriques que le saint maîtrise.

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 ENERGIES COSMIQUES ET ENERGIE TELLURIQUES

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 11:22

  Après "Tisserand du Soleil",

 

voici une nouvelle épopée écrite par Kathy Dauthuille,

 

celle de Yerko, de son fils 

 

et de tous ses frères rroms, manouches, gitans...

 

en marche vers les Saintes-Maries-de-la-Mer 

 

1753370530.jpg

 

 Un livre d'images fulgurantes..., une prose ciselée,

des sensations fortes et vraies,

une authenticité complice

qui joue avec les ombres et les lumières...

 

 http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/tag/kathy+dauthuille  

"TISSERAND DU SOLEIL", UN CONTE KOGI PUBLIE PAR KATHY DAUTHUILLE

Les Gitans, comme tous les humains,

se doivent de vivre l'âge-matière actuel

sans nostalgie du passé...

La Vierge Noire, Sara ici,

n'aurait pas dû sortir de la crypte ?

250px-Saintes-Maries-de-la-Mer_Sarah.jpg

     

C'est un fait général, la Vierge Noire ne peut pas, sans perdre ses pouvoirs, être sortie de sa demeure de sous-terre. "Il est d’ailleurs intéressant de constater que, lorsqu’elle sort de la Caverne ou de la Grotte pour être mise dans la paroisse, dans l’église, la Vierge noire perd ses pouvoirs merveilleux, ses pouvoirs de guérison..."

Un correspondant donne l’exemple de Sara-la-Noire des Gitans, aux Saintes-Maries-de la-Mer. Pierre Derlon écrivait :
       "En 1935, quand le clergé sortit la statue de Sara de sa crypte et l'emmena en procession, certains maîtres du feu (kakous) se firent l'épreuve dite du "feu au poignard" en signe de deuil. "Le soleil a brûlé les yeux de Sara", dirent-ils, "et il est des forces qui meurent si de l'ombre on les sort à la lumière..."
[Pierre Derlon, Secrets oubliés des derniers initiés gitans, 1977, Robert Laffont]

 

LA VIERGE NOIRE SORTIE DE LA CRYPTE PERD SES POUVOIRS

 

Bien sûr, tout pèlerinage, et toute fête occasionnée par lui,

véhicule une énergie. Mais laquelle ?

Celle d'une fête devenue folklorique,

une coutume qui permet aux gitans de se retrouver quelque temps...

Cela est bien. Est-ce Juste ?

L'Energie de l'Antre de Sous-Terre, de la Crypte, 

permet l'initiation, la nouvelle naissance, la vie ressuscitée.

C'est alors la guérison véritable qui est celle de l'âme

avant d'être celle du corps ?

Y a-t-il encore des "kakous", des connaissants ?

Ou bien, comme dans tant de traditions, ceux-ci ont-ils maintenant disparu ?

 

La Vouivre, elle, a quitté les Saintes-Maries

pour se réfugier à Aigues-Mortes.

 

Comme elle a quitté la cathédrale Notre-Dame à Paris,

et Rocamadour, et beaucoup d'autres lieux,

n'étant plus reconnue par les touristes qui viennent en nombre !

Elle s'est retirée là où la foule ne risque pas de la trouver...

Ce que les sens prennent pour réel ne l'est pas ;

seule l'essence, invisible aux seuls sens corporels,

est Réelle...

 

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