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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:47

Cette figure érotique provenant de Khajurâho,

dans le Madhia Pradesh en Inde,

 représente  la prière divine,

union de Purusha, le principe masculin,

et de Prakriti, le principe féminin.


IndeErotisme
Photo de Suzanne Held exposée au Musée Asiatique de Nice.

Les représentations du Kama Sutra horrifiaient à l'époque les Anglais !

Mais il faut interpréter pour ne pas se méprendre :


Les tattvas de la pensée, [littéralement, tattva :  vérité, vraie nature, principe fondamental] "concernent l’esprit, l’intelligence, l’ego objectif, la Prakriti liée à Shakti et le Purusha lié à Shiva.

La Prakriti est la matière originelle dont est fait l’univers. Sa structure s’organise autour des trois gunastamas, rajas et sattva. Les gunas sont les qualités fondamentales des objets du monde phénoménal. Tamas incarne la lourdeur, rajas l’activité et sattva le pur et le raffiné. La Langue des Oiseaux entend : « t’amasse », « rage à », « ça te va » (1) !

Pour certains, la Prakriti crée le monde de la pensée et des phénomènes grâce à sa proximité de Purusha.  Pour d’autres la matière ne peut être perçue à l’état de sommeil profond et lors de l’illumination ; elle ne possède donc aucune réalité définitive et permanente.

La Prakriti liée à Shakti, c’est la matière originelle liée à la Divine Mère qui est force, puissance et énergie. Chaque chakra, chaque centre énergétique subtil, dépend de sa propre Shakti, chacune étant une facette de la Mère divine.

Purusha est l’homme originel, éternel, l’être suprême, le Soi, l’absolu, la conscience pure  et l’univers émerge de son union avec Prakriti, selon la pensée du système philosophique de l’hindouisme fondé par Kapila, le Sânkhia, remontant à une date antérieure à 500 ans avant J.-C.

Les tattvas de l’illusion globale se réfèrent au  temps, à l’espace, au  manque, à la limitation dans la connaissance et à la limitation dans la créativité.

Les tattvas qui traitent de l’absolue subjectivité sont la conscience de sa propre nature, la subjectivité investie de puissance, le JE universel, la Shakti et Shiva, troisième dieu de la trinité hindoue, dieu de la destruction et de la dissolution dont le symbole est le linga. Il est représenté en union avec Shakti, son épouse, dont le symbole est le yoni."


(1) Emmanuel-Yves Monin : voir http://langue.des.oiseaux.free.fr/


Extrait de : Partick Dacquay, Renaissance du Chamanisme occidental,
Editions Ambre, 2003, p. 280,
rédigé par "Renard Agile" : 
 
http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/chamanisme.html

Pour l'érotisme, voir :

http://e.y.monin.free.fr/articles/erotisme/erotisme.html
et
"L'érotisme dans le Cantique des Cantiques" :
http://regorm.free.fr/articles/erotisme.html


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 17:41

Durga Devi, en Inde, est l'un des aspects de la Déesse Mère,

incarnation suprême de toutes les Déesses et de tous les Dieux.

Elle incarne le principe féminin actif,

l'état d'androgyne donc.

Cette Shakti terrasse le démon de l'ignorance et de la perversion mentale.

IndeDiv.jpg


Musée des Arts asiatiques. Nice.

Durga est "l'inaccessible".
Les dix bras tiennent chacun l'un des attributs de la déesse.
Elle est assise sur un lion,
symbole de la clémence ou de la punition, selon les nécessités.
Elle détruit l'ignorance,
mais aussi offre à manger aux pauvres
et bénit avec amour et reconnaissance
tous ceux qui aspirent à la réalisation.
(Voir Dictionnaire de la Sagesse orientale)

Au Bengale, après les cinq jours de fêtes,
une effigie de la déesse est immergée dans le Gange.

308px-Br Mus Durga
Durga, sculpture du British Museum.


L'ANDROGYNIE DE LA MERE UNIVERSELLE, SERPENT PREMIER !

Un Christ androgyne : "Le Christ aux seins", un tableau exposé à l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines


ET SI JESUS ETAIT UNE FEMME ? PROPOS SUR L'ANDROGYNIE


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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:34

Qu'elle est belle cette sirène jouant de la harpe

pour tenter de séduire Ulysse !


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Oiseau ailé posé sur le rocher, cette sirène au profil grec n'a pas de mal à être envoûtante et Ulysse dut se faire attacher par son équipage au mât de son navire pour ne pas succomber à ses charmes, après avoir bouché à la cire les oreilles de ses hommes d'équipage !

 

En descendant du château de Nice vers la tour Bellandà se trouve une aire de jeux pour enfants où est retracée, sur les marches d'un escalier, la légende d'Ulysse. Les mosaïques sont intéressantes et constituent un parcours initiatique...


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La tour Bellandà.



AU LARGE D'IBIZA, L'ÎLE DE VEDRA, AXE DU MONDE ET RESERVE D'OISEAUX






LA VOUIVRE DE L'ILE D'IBIZA A TRAVERS SES PAYSAGES








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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 21:28

 

De la Tour au Retour,

sainte Barbe

et

sainte Marie-Madeleine

 
Article d'Alexandrine Magdala Vayssac

Dante-Rossetti.JPG

Marie-Madeleine de Rossetti, représentée sortant d’une tour (1877).

 

Si l’on pense au symbolisme de la tour dans le christianisme, vient immédiatement à l’esprit la figure de sainte Barbe, dont elle est l’attribut de par sa légende : cette jeune fille de seize ans vivant au IVème siècle dans une province romaine située soit dans l’actuelle Turquie, soit en Egypte, était tellement belle que son père, l’influent Dioscore (« Fils de Zeus ») l’enferma dans une tour pour la soustraire au regard du commun des mortels, puis s’en alla vaquer à ses affaires. Un jour, parvint à la jeune fille une bible. A sa lecture, celle-ci n’eut dorénavant d’autre désir que de vouer sa vie au Seigneur des chrétiens. A son retour, le père, de confession polythéiste gréco-romaine, annonça à sa fille qu’il lui avait trouvé le meilleur parti en vue de son mariage. Barbe dut avouer qu’elle ne souhaitait pas cette union, ayant épousé la doctrine chrétienne et souhaitant consacrer sa vie au Christ. Dioscore entra dans une rage indescriptible, et Barbe dut s’enfuir après qu’il eut mis le feu à la tour. Elle trouva refuge dans une grotte, mais un jeune pâtre alla la dénoncer à son père qui la traîna devant le préfet romain pour la persuader de renoncer à sa nouvelle vocation. Devant l’inflexibilité de la jeune fille, le préfet lui fit subir le martyre, dont chaque épisode se solda par la victoire de la foi chrétienne de Barbe, portée tout au long de ces épreuves par la protection du Christ. Devant son échec, le préfet remit l’adolescente à son père, en l’enjoignant d’aller la décapiter lui-même. Ce dernier s’exécuta. Mais à peine avait-il commis cet infanticide qu’il fut frappé par la foudre et réduit à néant. Peu après, un jeune chrétien vint rechercher la dépouille de la jeune fille parmi celles d’autres martyrs (dont sainte Julienne), et une femme lui indiqua son cadavre par « c’est elle, l’étrangère, » en grec « barbarae ». C’est cette désignation qui lui donna son nom : Barbara, « l’étrangère, » devenue sainte Barbe en France, et qui fut une des saintes les plus populaires et les plus vénérées du Moyen Age à notre époque dans une grande partie de l’Europe puis d’Amérique. Protégeant de la foudre et des orages, elle est la sainte de la transmutation du feu dans l’athanor de sa tour, d’où son patronage ancien des alchimistes, puis de toutes les corporations en contact avec le feu et les explosifs, dont très récemment les mineurs et encore de nos jours les pompiers. Image édifiante du rappel que chacun est un athanor vivant qui doit condenser l’énergie de sa tour, et par l’énergie feu, marquer un jour la mise en relation fulgurante de sa Terre et de son Ciel. Le « coup de foudre » est bien cette connexion de l’être à une réalité d’un autre plan, ce court-circuitage du mental qui permet de voir enfin par le coeur.

 

Sarlat, Périgord
Sainte Barbe, vitrail de l’église de Sarlat, Périgord.


 

maison-dieu-001.JPG
La tour de sainte Barbe dans l’arcane XVI du Tarot, la Maison-Dieu.

Voir l'article de Kinthia Appavou en cliquant sur le lien :
 L'image de sainte Barbe en relation avec celle de "la Maison-Dieu" du tarot de Marseille

De nombreuses déités du polythéisme et de nombreux saints catholiques peuvent être mis en relation à sainte Barbe de par leur lien avec la foudre. On pense entre autres à Danaé, Zeus, ou saint Donat. Saint Vorles, quant à lui, partage avec sainte Barbe l’attribut de la tour. Il est également de nombreuses saintes qui, à l’instar de « l’Etrangère, » payèrent fort cher leur refus de prendre l’époux qui leur avait été choisi : sainte Reine ou Nolwenn, par exemple, mais également sainte Wilgeforte, qui échappa au mariage (mais pas à la crucifixion) grâce à l’apparition miraculeuse sur son visage… d’une barbe !

 

 Musée du Moyen Age, Paris

ste barbe musée du moyen âge

Sainte Marie-Madeleine et sainte Barbe au musée national du Moyen Age, Paris.

 

Sainte Madeleine, elle, n’a pas de rapport évident à sainte Barbe. Pourtant, Marie de Magdala, Marie la Magdaléenne, porte un nom éloquent : la ville de Magdala, d’où elle était originaire, vient de l’hébreu Migdal, c’est-à-dire « tour ». De nombreux spécialistes de cette figure centrale du christianisme, dont la dévotion connaît un regain de vigueur incroyable depuis quelques années, se sont penchés sur la localisation exacte de Magdala, certains la situant en Galilée, à l’emplacement même du petit village de pêcheurs de Migdal qui existe toujours, d’autres avançant qu’elle proviendrait de Magdala en Ethiopie, et serait passée par Alexandrie (pour rappel, sainte Marie l’Egyptienne, célébrée le 2 avril avec sainte Alexandrine et sainte Sandrine, est elle-même une des facettes de Marie-Madeleine) avant d’atteindre Jérusalem où elle aurait rencontré Jésus. Au vrai, la localisation géographique importe-t-elle tant que ça ? Il est tout aussi intéressant de prendre son origine de Magdala, ou Migdal, simplement pour ce qu’elle veut dire, i.e. « la tour ». Elle serait alors « Marie qui provient de la tour ». Pourtant, il n’est aucune allusion à la tour dans les récits la concernant dans le Nouveau Testament, ni d’ailleurs dans les représentations de Marie-Madeleine. Et pourtant, le symbolisme de la tour fait tout de même sens en ce qui la concerne : avant de rencontrer Yeshua (Jésus) et de le suivre, Marie semble avoir mené une vie typiquement citadine. Elle est un personnage issu de la cité, une femme lettrée de la ville et ayant l’expérience de la vie ordinaire et de ses excès, non pas une paysanne, une femme de la nature ou une mystique recluse. Yeshua est dit avoir chassé sept démons de Marie-Madeleine ; loin de l’image arrangeante de femme de mauvaise vie, montée de toutes pièces par le clergé au VIème siècle servant une vision culpabilisatrice de la femme, les sept démons sont évidemment à rapprocher des sept péchés capitaux. Femme citadine ayant déjà un certain vécu avant de rencontrer le Christ, Marie de Magdala est une pécheresse dans le sens où elle a sans doute connu tous les travers de la vie « ordinaire » d’un être humain après la « Chute » : quelle personne lambda de nos sociétés actuelles n’a-t-elle pas connu la gourmandise, l’envie, la colère, l’avarice, l’orgueil, n’a-t-elle pas expérimenté le sexe sous ses aspects les moins tendres, et ne s’est-elle pas détournée de la prière, de la pénitence, et des lectures sacrées (l’acédie) ? En bref, Marie-Madeleine était une femme ordinaire ayant vécu les aspects de la vie de la ville (la vie « vile ») tels que tout un chacun la vit en étant loin d’une conscience ou d’une pratique spirituelle véritable. Lors de la scène chez le pharisien, elle est décrite comme « une femme de la ville. » Son origine symbolique de la tour s’entend bien dans son appartenance à la cité, au monde du commun des mortels tout occupés à bâtir ce quotidien industrieux dans lequel ils s’enferment avec l’illusion d’être plus solides. On retrouve ici l’image de la tour-prison à tous les plans, autant que le symbole de la cité des hommes s’opposant à la nature créée par Dieu. De Magdala, Marie suivra Jésus sur les chemins, recevant ses enseignements et partageant vraisemblablement aussi son intimité. Son choix de suivre Jésus marque donc sa sortie de la tour. Contrairement à sainte Barbe qui doit en être chassée, Marie-Madeleine s’extrait d’elle-même de sa tour en choisissant « la meilleure part. » En compagnie du Christ, elle va quitter la fixité pour l’errance, le confort pour la simplicité, et connaître l’Amour en vérité, et ce jusqu’au bout. Première étape sur les chemins en compagnie de Yeshoua et des apôtres, où Marie de Magdala reçoit les enseignements du Christ. « ‘Pierre dit à Marie : Soeur, nous savons que l’Enseigneur t’a aimée différemment des autres femmes. Dis-nous les paroles qu’il t’a dites, dont tu te souviens et dont nous n’avons pas connaissance.’ (Marie 10, 1-6) S’ensuit un long enseignement de Marie rapportant les paroles du Christ, à coloration gnostique, enseignement dont il manque quatre pages. La plupart des apôtres n’étaient en rien au courant des enseignements que Iéshoua‘ prodiguait à Miriâm dans le secret. »1 On connaît l’épisode de la crucifixion et le rôle de Marie-Madeleine à la sortie du tombeau, première disciple à avoir vu le Christ ressuscité ; puis celui du fameux « Noli me tangere » et la mission attribuée par le Christ à Marie-Madeleine d’annoncer sa résurrection aux apôtres, lui conférant ainsi le statut d’apôtre des apôtres, donc son héritière légitime après son « retour au Père. » On sait comment les propos de Marie de Magdala furent mis en doute par certains apôtres, et comment sa légitimité même fut balayée d’un revers de la main de Pierre, incapable de dépasser ses préjugés misogynes, reflets du contexte sociétal dans lequel ces faits se sont déroulés, et que pourtant Christ ne cessa de détruire par son exemple : son traitement parfaitement égalitaire des femmes, qu’elles soient disciples ou non, son enseignement à leur endroit, et son « choix » de Marie-Madeleine, rompaient en tout avec la culture et les pratiques de son temps. Il reconnut Marie de Magdala autant qu’elle reconnut le « Christ, » c’est-à-dire « Celui qui est oint, » car c’est elle qui lui oint les pieds et le visage (« sur la terre comme au ciel… ») et lui conféra par ce geste même sa qualité de « Messie, » mot signifiant encore une fois « celui qui est oint. » Quelle image de complémentarité que celle de ce couple originel du christianisme ! Pourtant, le passé et le présent nous renseignent sur ce que les hommes firent du modèle donné par le Christ. L’Eglise romaine se bâtit bien vite sur un clergé totalement masculin, les femmes furent exclues de toute fonction sacerdotale, et Marie-Madeleine fut « putanisée. » 2 Les femmes continuent de vivre sous le joug de l’image duelle de la vierge-mère pure en opposition à la trainée sexuée et impure, une dichotomie psycho-culturelle tellement dangereuse qu’elle est à rapprocher de la violence généralisée faite aux femmes depuis des siècles. L’histoire de sainte Barbe en est d’ailleurs une illustration, elle qui fut déféminisée (ses seins furent coupés lors de son martyr), et trainée par les cheveux jusqu’à l’endroit où son père la décapita pour refus d’obéissance. Mais le parcours de Marie de Magdala, « Marie de la Tour, » va plus loin : après sa sortie de la tour et son cheminement avec le Christ, et après la Résurrection, Marie va devoir poursuivre sa vie terrestre. Il y a autant de versions que d’historiens et de traditions. Chez les orthodoxes, elle finit sa vie à Ephèse avec Marie, la mère de Jésus, et l’apôtre Jean ; ou bien en Inde avec l’apôtre Thomas ; ou bien à la grotte de la Sainte-Beaume, en Provence ; ou encore à Magdala, son village d’origine. Peu importe, en vérité. L’iconographie nous fournit encore ici de précieuses clés, car les représentations de Marie-Madeleine peuvent être rassemblées en trois groupes : d’abord, celui d’une Madeleine « civilisée, » en costume souvent de type médiéval, portant le pot à onguent, son attribut principal.

 

1 Régor MOUGEOT – Propos sur la résurrection de Jésus qui fut appelé Christ – A paraître.

2 C’est l’historienne américaine Jane Schaberg qui a inventé le terme de « putanisation » pour définir le processus de dévalorisation de Marie-Madeleine soigneusement orchestré par les pères de l’Eglise du VIème siècle sous l’égide du pape Grégoire le Grand. Ce n’est qu’en 1969 que le Vatican a officiellement reconnu que Marie-Madeleine n’avait rien à voir avec un personnage de prostituée. Malheureusement, cette association perdure dans bon nombre d’esprits malgré cette réhabilitation.



Master of the Magdalen Legend 1475-1525
Master of the Magdalen Legend 1475-1525


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 Piero Di Cosimo, 1490.

 

On y reconnaît l’aspect « sophistiqué » de la sainte, son origine noble de femme lettrée de la ville dans tous ses atours. Cette représentation de Marie-Madeleine est tellement proche de celle de sainte Barbe qu’on peut les confondre très facilement. Les deux saintes étant alors d’apparence très semblable, le pot à onguent et la tour sont eux aussi parfois difficiles à différencier. Certains peintres de la Renaissance ont d’ailleurs accentué cette ressemblance : au XVIème siècle, le Flamand Rogier Van Der Weyden a peint les deux saintes d’une façon presque gémellaire.

 

Roger van der Weyden2
Roger van der Weyden
Rogier Van Der Weyden

 
Le deuxième type de représentation de Marie-Madeleine est dit en « repentante, » souvent nue ou couverte d’un simple tissu, dans des postures oscillant entre la mortification et une troublante sensualité accentuée par sa longue chevelure à présent éparse.

 

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Francesco Hayez
Deux Marie-Madeleine
de Francesco Hayez

 

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Lefebvre, Jules-Joseph.

 

Cette fois-ci, la sainte est dans un cadre naturel. Marie-Madeleine a quitté la ville et a été rendue à la nature. Plus d’oripeaux, le corps totalement libre, elle apparaît comme un esprit féminin pur rendu à sa véritable nature. Dans les églises, ces représentations l’affublent néanmoins d’un long tissu ou d’une espèce de pagne tressé en fibres végétales.



mmad coruna

Le troisième type de représentation concerne son assomption,
où la sainte monte au ciel, parfois entourée d’anges,
 la chevelure maintenant suffisamment longue pour lui couvrir tout le corps,
et qui parfois se confond avec une sorte de pelage
caractéristique des images d’hommes sauvages, comme vues souvent pour saint Jean-Baptiste.

Voir l'article en cliquant sur le lien :
Saint Jean-Baptiste, l'Homme Sauvage au tempérament de Feu !

La légende de Marie-Madeleine à la Sainte-Beaume, en Provence,
 fait référence aux ascensions de la sainte vers les cieux,
élevée parmi les anges.
De Magdala, Marie est parvenue au bout du cheminement de son âme humaine,
et fait à son tour le « Retour au Père. »
 



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Chapelle du Centre dominicain,
Sainte-Beaume, Provence

 

                                                  Torun SS Johns Mary Magdalene                                       
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Alexandrine Magdala Vayssac


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L'image de sainte Barbe en relation avec celle de "La Maison-Dieu" du tarot de Marseille

MARIE DE MADELEINE, MARIE DE MAGDALA, MARIE L'EGYPTIENNE, UNE MEME PERSONNE, DISCIPLE ET COMPAGNE DE JESUS ?



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1876

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 18:23

Moderne, l'église Saint-Martin de Monaco

est un chef-d'oeuvre de beauté


Saint-MartinB

Elle est, dans ses moindres détails, une sublime perfection ; elle irradie l’Energie Amour par l’harmonie de toutes choses. A l’extérieur, au-dessus de la croix, dans l’axe vertical, un Cristal de Glace se découpe sur l’azur du ciel, ce Cristal qui orne le livre Les Sons de Dieu (Karuna Platon). A côté, un saint Martin stylisé évoque l’art roman. Au-dessus de la porte d’entrée, une mosaïque solaire représente saint Martin partageant son manteau avec le Christ. Des volutes d’énergie déploient leurs spirales dans le bas de la mosaïque qui peut être décryptée par le choix des couleurs et le nombre des petites flammes, neuf à droite et onze à gauche, entourant la scène.

A l’entrée, une statue de saint Martin, en bois, très simple et très belle, le cierge pascal, une icône, puis un long couloir mène dans un lieu baigné par la lumière de vitraux chaleureux. L’autel de pierre est une Table Ronde rappelant celle des Chevaliers du Graal. Le tabernacle est un Cœur rouge flamboyant. Les murs sont de briques simples. Les bancs descendent en gradins vers l’autel qu’ils dominent.



Saint-MartinA.jpg

Elle possède de magnifiques vitraux

qui mettent en valeur l'ancienne Chevalerie



Ils sont de Frédérique Duran (Gordes, Vaucluse, 1976).
Leur thème, l'amour créateur, s'inspire de l'Oeuvre de Teilhard de Chardin.

Nous avons retranscrit les inscriptions accolées aux vitraux.


MonacoMartin1.JPG
La grande verrière :

L'Amour de l'Univers.

Une propension à s'unir
existe à l'état rudimentaire
et naissante de la molécule
qui permet à l'amour
d'apparaître à l'état humanisé.



MonacoMartin4.JPGL'Amour de soi.

L'Energie est la forme
 la plus primitive de l'étoffe universelle.
C'est la mesure du flux qui passe
d'une particule à l'autre
au cours de la transformation.
C'est soi replié sur soi-même et prêt à s'unir.
C'est l'amour en gestation.








Saint Antoine,

compagnon de saint François d'Assise,
né à Lisbonne vers 1195.
Prédicateur en France (1223 - 1227).
Mort à Padoue le 13 juin 1231.
Proclamé Docteur de l'Eglise en 1946.




L'Amour de l'autre.MonacoMartin5JPG.jpg

C'est vouloir être plus
plus que soi, 
               plus qu'un autre ajouté.
     C'est co-exister.









Sainte Rita :

Moniale des ermites de saint Augustin
Morte en 1457 à Cascia.
Canonisée par Léon XIII en 1900.









L'Amour de l'humanitéMonacoMartin3.JPG

Sous les forces de l'amour
ce sont des fragments du monde
qui se recherchent
pour que le monde arrive.
C'est voir des mille yeux l'univers.











Saint Joseph


"Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie...
l'enfant qui est engendré en elle
vient de l'Esprit Saint."




L'Amour de Dieu


MonacoMartin2.JPGLa parcelle disjointe
qui frémit à l'approche du Reste.












Saint Martin

Soldat hongrois,
disciple de saint Hilaire de Poitiers.
Fondateur à Ligugé
du premier monastère d'Occident.
Ordonné évêque de Tours en 372.






Saint Martin, sa légende, sa cape et la naissance des "chapelles" !

A lire :
Emmanuel-Yves Monin, De la Chevalerie à la Libération & Gauvain et le Chevalier Vert, 1990, Point d'Eau.
Platon le Karun, Chevaliers d'Aujourd'hui, Chevaliers de Demain, Editions de la Promesse, 2003.


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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 21:25


Ah ! Le Temps du Rêve !
Les Aborigènes australiens y ont vécu un âge d'or
dont ils gardent la nostalgie !

Le Serpent Python souterrain
- la Vouivre -
modelait alors les paysages...


SerpAborig.JPG


Tableau de Kelly Taylor.

« Chez les Aborigènes d'Australie, le serpent python est à la source de la création des paysages, des Ancêtres et des Héros mythiques, puis des hommes. Leur cosmogonie nous est parvenue intacte :

“Le peuple croit que le monde tel qu'il est aujourd'hui a été créé par une série de drames originels et spécifiques dans lesquels des ancêtres héroïques et richement parés, d'apparence à la fois humaine et non humaine, ont jailli du monde des esprits souterrains, libérant des forces susceptibles de donner la vie... Les ancêtres, épuisés, retournèrent dans la terre après cette époque de merveilles que l'on appelle populairement "Le Temps du Rêve". Ceci marqua la fin de la transformation du paysage, bien que celui-ci conservât éternellement le pouvoir de donner la vie. Aux endroits où ils étaient apparus et où ils avaient regagné le monde souterrain des esprits, et ceux qu'ils avaient visités, des sources, des rochers, des collines et des rivières furent créés par la transformation de leurs corps ou par les traces de leurs activités.” (Maurice Jupurrula).

CeTemps du Rêvesemble être comme un lointain souvenir de ce que fut l'Age d'Or, le temps où l'homme vivait en harmonie avec la nature.

Là où la Vouivre affleure, se trouvent, disent les Aborigènes, des réserves de force vitale, tant il est vrai que dans tous les pays, les lieux sacrés sont ceux où l'homme peut encore se recharger en se laissant pénétrer par les Forces de la Terre. »

 

Extrait de : Kinthia Appavou et Régor R. Mougeot, La Vouivre, un Symbole Universel, EDIRU, p.64 (Les Editions EDIRU ferment et il ne reste plus que quelques exemplaires de ce livre chez l’auteur de ce blog. Il en est de même pour Contes qui coulent de Source – La quintessence du conte)

 

 
Et cela fut ainsi sur toute la Terre ...


LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION

LES SERPENTS MYTHIQUES DES ABORIGENES D'AUSTRALIE

L'INVENTION DU DIDJERIDOO PAR LES ABORIGENES AUSTRALIENS



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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 21:02

 

L’OISEAU DU HAUT ET L’OISEAU DU BAS

 

 

Il était une fois un arbre immense dont les racines plongeaient
jusqu’au centre de la terre
et dont les plus hautes branches touchaient à la cime du ciel.



Dans les branches du bas, un oiseau vivait sa vie,
voletant de-ci de-là autour de son nid,
à la recherche de la nourriture pour ses petits.
Il était affairé et toutes ses journées étaient ainsi occupées.
Lorsque la nichée prit son envol, il s’amusa,
tout en cherchant sa nourriture,
à monter un peu plus haut dans les branches de l’arbre.
De jour en jour sa curiosité s’éveillait
et il montait un peu plus haut chaque fois.

Puis sa vie d’oiseau de nouveau l’absorbait totalement,
mais… le goût de l’aventure peut-être, une nostalgie,
l’envie de voir toujours plus haut le reprenait.
Il se risquait chaque fois un peu plus, tant et si bien qu’un jour,
dans les hautes branches,
il entr’aperçut un autre oiseau qui lui sembla immobile,
alors que lui était toujours dans le mouvement,
volant, sautillant et piaillant.

Dès lors, sa curiosité s’étant aiguisée,
il n’eut de cesse de reprendre le chemin des hautes branches.

Chaque fois qu’il entrevoyait l’oiseau du haut,
une sorte de crainte l’étreignait
et il redescendait dans les branches du bas,
si familières et rassurantes.

 

Un jour cependant, il osa, monta, monta, monta… ;
il aperçut en effet cet oiseau immobile et s’approcha de lui.




Il vit alors que cet oiseau, c’était lui



Extrait de Régor (Robert Mougeot), Contes qui coulent de Source, EDIRU, 2006. 



Arbre de l'Univers.

Estampe de la Chambre des Offrandes,
par le Chinois Won Yong, 168 après J.-C.


&&&


L'OISEAU D'EN HAUT

 

                      J’ai demandé à mon Seigneur :

- Où est mon âme lorsque je dors ? 

 

L’Oiseau de mon cœur s’envole alors

et va rejoindre, tout là-haut,

l’Oiseau magique, immobile,

au sommet de l’Arbre de la Vie.

 

Il prend ses ordres de Lui,

car l’Oiseau d’en haut, Sans Forme,

crée cette forme, l’anime

et lui fait connaître les formes de cette vie,

les fruits qu’Il y goûte,

les mots qu’Il écrit,

les gestes qu’Il accomplit…

 

Grand est ce mystère,

l’Union du Sans Forme

et de celui qui goûte aux fruits de la vie, les formes.

 

 

Extrait de

Régor (Robert Mougeot)

Poèmes jaillis du Cœur par Fin’Amor,

        à paraître.

    Vitrail de l'église de Rilly-la-Montagne, Aube.

**************

 

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"Les oiseaux rares", tapisserie de Dom Robert, atelier Gombaly, Aubusson.

http://langue.des.oiseaux.free.fr/

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A tous ceux qui s'interrogent
sur les catastrophes dites naturelles
 et qui se posent la question :

« O vous le Maître incontesté du gigantesque et du grandiose,
vous le Maître insurpassé de toutes les vies et de toutes les choses,
vous qui avez su animer rouages terrestres et célestes,
et ceci pour l'éternité dans le plus sublime des gestes,
de vous qui êtes invisible et pourtant partout à la fois,
voudrais explication plausible pour la question qui est en moi.
A quoi servent les cataclysmes, les ouragans, les éruptions,
les raz-de-marée et les séismes qui causent tant de destructions ?
Serait-ce dans votre système une erreur,
une imperfection ou bien alors un stratagème
pour nous remettre à la raison ?
La pauvreté de mon esprit ne trouve pas de réponse et
je n'ai pas encore compris pourquoi toutes ces ronces. »

Une tentative de réponse a été écrite :

http://regorm.free.fr/articles/projet.html

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 15:04

Un théâtre sauvage venu de l'Oural,

celui de Nicolaï Kolyana

venu en France jouer "Le Revizor" de Nicolaï Gogol

et "Hamlet" de William Shakespeare



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"Dans Hamlet, la cour orgiaque -
où le couple royal illégitime se vautre sous l'oeil désespéré du jeune prince -,
est parsemée de pieds de boeuf blanchis.
L'image est simple (nous sommes tous des bêtes !) ;
elle devient peu à peu terriblement fascinante
jusqu'à la tirade du cimetière sur la vanité du monde,
lorsque le crâne de Yorick n'est alors qu'un os !
Et que Hamlet, avec rage, reconstitue le squelette
et coïte avec la mort dans une scène à tirer des larmes...

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En témoigne l'acteur-phare, le jeune Oleg Yagodine,
qui du flambeur du Revizor rebondit le jour d'après
dans la figure souffrante de Hamlet.
Grâce à lui, Hamlet s'incarne d'une surprenante manière :
fragile enfant gâté et trahi dans un monde d'adultes qui le broie.
Déhanché, il se ronge les ongles
puis abandonne peu à peu toute gestuelle capricieuse.


Au début du spectacle, avant toute apparition du jeune prince sur scène, Kolyada fait danser sa troupe. Tous chapeautés de faluches colorées, le buste à moitié courbé, ils se griment en rythme et portent des colliers de chien. Figures d'une cour sous le joug des tyrans, condamnée à un rituel absurde et sans fin. A plusieurs reprises, la troupe fera bloc comme un seul corps, submergeant Hamlet et sa parenté. Kolyada a retrouvé sur scène quelque chose d'ancien, entre transes du tragique grec et cérémonies chamaniques. La quintessence de Hamlet, ce personnage de légende qui, après tout, existait avant Shakespeare, est là, sacrément là." 

Emmanuelle Bouchez
Télérama n° 3134

Le Monde : « Le Kolyada Théâtre présente Le Revizor de Gogol et Hamlet de Shakespeare. Heureux ceux qui les verront. Ils découvriront un théâtre comme on n’en fait pas, sinon au fin fond de la Russie : pauvre en moyens et riche en images, kitsch et totalement maîtrisé. Avec une troupe unie comme les doigts de la main de son maître, Nikolaï Kolyada, et dominé par Oleg Yagodine, un comédien qu’en son temps Luchino Visconti aurait sans doute kidnappé pour le faire tourner dans son film Les Damnés. »

"Le Révizor", pièce de Nicolaï Gogol, se joue au théâtre de Brétigny-sur-Orge (91) le 9 février à 20h30

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 07:18

22 mars 2010, soirée exceptionnelle,
organisée à Paris
au profit de l'association Tchendukua
et des Indiens Kogis de Colombie.

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Cette performance d'un soir aura lieu au Théâtre Comedia à Paris 10ème à 20h, avec Pierre RICHARD et la participation d'une vingtaine d'artistes passionnés.

 

 

Mais aussi, si vous n'avez pas encore vu le film "Le chemin de 9 mondes", il sera projeté et suivi d'une conférence d'Eric JULIEN le 13 mars à 20h30 à la Maison des Mines à Paris 5ème.:
 "
Parti en géographe, Éric Julien rencontre les Indiens Kogis de Colombie dans des circonstances singulières : ils lui sauvent la vie lorsqu’il perd connaissance dans leurs montagnes, à 4800 mètres d’altitude.

Nous sommes en 1985 et pour les remercier, il leur promet de revenir les aider. Leurs terres ancestrales sont en effet l’objet de nombreuses convoitises de la part de colons, de guerilleros et narco-trafiquants, qui les obligent à se réfugier de plus en plus haut dans la Sierra Santa Marta, la plus haute montagne du monde en bordure de mer..."

www.culture-aventure.fr/archives-saison-2009-2010/Julien.htm

 

L'Equipe Tchendukua

01 43 65 07 00 http://www.tchendukua.com/

 LA VOIE DU CŒUR

DANS LE CHAMANISME,


dans les enseignements
d'Ochwian Biano, chef indien Pueblo,
du nagual toltèque Don Juan
à Carlos Castaneda,
de l’Indien Kogi Ohiyesa

Extrait de LA VOIE DU COEUR DANS LES DIVERSES TRADITIONS : LE BOUDDHISME, LE CHRISTIANISME, LA CHEVALERIE MEDIEVALE, LE CHAMANISME




Indien Kogi.
Les Kogis font retour sur les terres de leurs ancêtres Tayronas,
sur les terres de "LA LUNA" que l'association Tchendukua les aide à racheter :
http://www.tchendukua.com/



                 L’écoute du cœur est bien loin d’être celle du mental ratiocinant de l’homme dénaturé. Ochwian Biano, chef indien Pueblo, déclarait que « les Blancs étaient fous parce qu’ils prétendaient penser avec la tête » ! Lui, « il pensait avec le cœur » !

               Don Juan Maltus, le nagual toltèque, disait à Castaneda qu’entre deux voies, il fallait toujours choisir «  la voie qui a du cœur2 », celle qui ne laisse pas l’homme dans les désirs troubles de l’ego. L’ouverture du cœur est le passage obligé vers lequel avance tout être humain sur la voie, quelle que soit la Tradition à laquelle il se réfère. Alors, le véritable Ego de l’homme est l’essence du monde et le mental illuminé devient le Haut Intellect qui exprime l’Intelligence divine.

                 Le chaman se doit de rendre aux énergies leur nature première, aux choses leur juste valeur pour, dépassant la dualité, accéder à la liberté. L’ouverture du cœur est inconditionnelle et la sincérité en est le fruit.

            Qui peut dire connaître l’essence des choses ? La vie enseigne, même et souvent à son insu, celui qui sait reconnaître qu’il « ne sait pas ». Ce vide crée comme un appel d’air et, à cette demande du cœur correspond une réponse souvent inattendue, surprenante, qui n’a rien à voir très souvent avec ce qui nous est connu, familier. C’est « déroutant » ! Combien de fois ne faut-il pas accepter de changer de route, de mourir à soi-même ? « Là où tu trouves ton cœur, dépose ta tente », énonce un proverbe arabe. Ce vide est silence et, de lui seul, peut jaillir l’inspiration authentique et la force calme, sereine qui permet d’assumer sa vocation d’homme. L’Indien Ohiyesa affirme : « Le silence est équilibre absolu du corps, de l’esprit et de l’âme. L’homme qui préserve l’unité de son être reste à jamais calme et inébranlable devant les tempêtes de l’existence.3 »

               Dans le cœur réside l’ultime aboutissement de toute recherche, au Cœur du cœur de son cœur, là où les dieux ont caché à l’homme son immortalité, comme il est dit dans un conte indien traditionnel. C’est dans le cœur que se trouve le point d’intersection entre la captivité et la libération, la captivité des désirs, la libération de toute souffrance. Il ne sert de rien de ruminer le passé, il ne sert à rien de se faire du souci pour les difficultés à venir. Quant au présent, il s’agit de le vivre, loin des vaines spéculations, interprétations et justifications stériles. C’est pourquoi le chaman assume la matière, sa matière, et ne se paye pas de mots.


1 Voir Régor, Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire d'après les Enseignements d'Emmanuel, Les Amis du Désert, 1988. http://saintroch.energie-manifestee.net/index.html 
2  Le Don de l’Aigle, Gallimard, 1995.

 Cité dans « Ici et Ailleurs », Lettre d’information, Tchenduka, n° 8, Mars 2003 (Association au service des Indiens Koguis de Colombie). http://www.worldwisdom.com/public/authors/details.aspx?ID=6

DEPASSER LES TECHNIQUES DU NEO-CHAMANISME OCCIDENTAL

Voir

"TISSERAND DU SOLEIL", UN CONTE KOGI PUBLIE PAR KATHY DAUTHUILLE




 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 11:37
SCIENCE PROFANE
 
ET
 
SCIENCE INITIATIQUE
 
 
Robert-Régor Mougeot
 
&
 
AtomeOriginel2.jpg
(Gouache sur papier)


Liminaire
 
 
 
En ce temps où la Terre cherche son Unité en lien avec le cosmos, de diverses façons, par la “mondialisation”, par les programmes spatiaux vers les planètes les plus proches, par l’envoi de messages vers d’autres êtres intelligents habitant l’Univers, par les essais de gouvernements planétaires, peut-être est-il bon de faire le point sur nos croyances, tant scientifiques que religieuses.
Il s’agit d’élaguer les branches mortes, de laisser se dessiner une Direction d’Intention qui est inscrite dans une Matière que l’Unité en marche ne peut plus dissocier radicalement de l’Esprit. Qui ne voit que l’Unité du Tout ne peut être perçue comme seulement une théorie scientifique, mais comme la Vie se vivant dans toutes ses dimensions ?
Il nous faut rectifier les erreurs de parcours qui se sont produites durant les siècles de l’ère du Poisson, introduisant des sectarismes de toutes sortes qui se traduisent par la folie de l’accaparement des richesses, les meurtres que sont les guerres, les terrorismes et les génocides.
 
Peut-on re-concilier Science et Conscience ? De telle sorte que la première n’accouche plus de choses destructrices de la Nature, de l’Homme, de tous les règnes qui précèdent celui de l’humain et n’aille pas continuer à polluer l’espace comme elle pollue la planète.
La Matière est-elle vivante et consciente dans ses moindres parcelles ?
L’harmonie peut-elle être rétablie entre tout le Vivant ?
Peut-on re-concilier Physique et Métaphysique ? Chimie et Al-chimie ? Leur divorce n’est-il pas l’une des causes cruciales qui entraîne l’autodestruction actuelle, le comportement quasi suicidaire qu’imposent les décideurs dans leurs choix aberrants ?
La métaphysique n’est pas une considération de notions abstraites mais « la Connaissance des causes, des fonctions ou des états qui ne tombent pas sous les sens. Elle ne dépend pas du savoir, mais de l’exercice de facultés intuitives, supérieures aux facultés cérébrales, émotives et sensorielles, et qui permettent la prise de conscience (ou connaissance directe) par l’identification du sujet avec l’objet de sa recherche. » (Schwaller de Lubicz, Her-Bak « Disciple » de la sagesse égyptienne, Flammarion, 1956, p. 413)
Peut-on re-concilier religion et bon sens ? Vivre selon Nature en se dégageant de croyances sclérosantes sans abandonner pour autant ce qui différencie l’animal de l’humain ? Etre “religieux”, c’est être re-lié aux autres, à toutes choses, à l’univers, au Tout, à “Dieu” Créateur de ce Tout, à La Source de toutes les sources, au Principe du Principe…
Peut-on cesser de considérer les ressources dites “naturelles”, les végétaux et les animaux comme des biens à exploiter, mais comme le milieu d’où nous surgissons, après des millénaires de gestation, dans nos incarnations humaines ?
Le Point de Vue métaphysique se situe par intuition au commencement de toutes choses. Ce qui est Naturel appartient au monde de la manifestation. La synthèse des deux produit une cosmologie. L’Initiation d’origine non humaine a pour effet de libérer la conscience pour qu’elle dépasse la Nature ; elle fait entrer dans le Mystère de ce “Rien” qui produit “Tout”, et le mot “mystique”, lorsqu’il n’est pas dévoyé, s’applique à celui qui entre dans ce Mystère.
Nous ne souhaitons pas autre chose que d’ouvrir des pistes. Le Décodage de la Matière est en marche ; il s’accélère même, sans base éthique solide, ce qui conduirait s’il n’y a pas un sursaut de conscience, à de nouvelles catastrophes. Les Puissances Célestes agissent en ce monde dans la plus grande humilité et discrétion, laissant l’humain dans la liberté qui lui est donnée de se construire par lui-même ; elles ne cessent pas pourtant d’œuvrer et de proposer les voies les plus belles, de montrer les perspectives les plus exaltantes. Le discernement est cependant grandement nécessaire tant pullulent et grandissent les formes pensées nées de l’imagination fantasmatique dévoyée que beaucoup, faute de structures saines, prennent pour argent comptant, enlisant leur bonne volonté dans de nouvelles croyances tout autant pernicieuses que les anciennes.
L’Humain se doit d’accoucher de lui-même. Il en a la possibilité. Il n’est pas irrémédiablement voué à la mort pour la mort mais se doit de trouver par lui-même le Passage qui fera de lui, comme l’ont rappelé tous les Guides incarnés, à travers la mort, « un Vivant Eternel ». Mais il ne peut s’accoucher seul, comme l’a rappelé René Guénon.
Mettre fin à « l’erreur à l’égard de l’Origine »
(Karuna Platon, L’Instruction du Verseur d’Eau, La Création, Les Editions de la Promesse, 2000),
c’est “res-susciter” la Vie, la chose qui se déploie (Res) est suscitée par l’Energie de la Vouivre,
mais aussi “re-susciter” la vie, la réitérer depuis la Source Originelle qui la suscite…


Suite sur : http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/science-profane-et-science-initiatique


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(Huile sur toile)



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