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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 10:42

Dans le cadre de la manifestation
"Alliances en Résonance"
organisée conjointement
par la Fondation Alliance française à Paris 
et l'Alliance française de Bogota
nous vous informons

 

qu’une soirée sera  consacrée à la projection du film

 

"Kogis,

le message des derniers hommes ",

 

suivie d’un débat en présence d'Eric Julien.


  Photo Géo Magazine

Les Kogis font retour sur les terres de leurs ancêtres Tayronas,
sur les terres de "LA LUNA"
que l'association Tchendukua les aide à racheter :
http://www.tchendukua.com/

Ecouter les vidéos sur le blog d'Anna Galore :
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr:80/archive/2009/09/24/kogis-le-message-des-derniers-hommes1.html
 

Rendez-vous le mercredi 7 octobre à 19h30

Auditorium de la Fondation de l'Alliance française

101 bd Raspail

75006 PARIS

Tél : 01 53 63 48 27

métro : Saint-Placide ou Notre-Dame-des-Champs

entrée libre

 

Pour plus de renseignements vous pouvez consulter le site
www.fondation-alliancefr.org

 


                                     L'équipe de Tchendukua-Ici et Ailleurs

                Voir : DEPASSER LES TECHNIQUES DU NEO-CHAMANISME OCCIDENTAL




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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 15:09

La Mélusine de l'ossuaire de Sizun

dans le Finistère,

(à l'intention d'Armelle, de Sizun)




La question a été posée :
"Qui saura dire ce que signifie l'arbre
dont elle saisit une branche ?
Les branches sont en bourgeon sur la partie gauche,
et s'ouvrent en feuille sur la partie droite.
Sous le sein droit la feuille paraît bien étrange !"


Elle semble bien androgyne de visage,
cette Mélusine que l'énorme queue de serpent
qui s'enroule sur elle-même rattache à la Terre,
aux énergies telluriques.

Voyons maintenant les étranges sculptures qui ornent son corps :


L'arbre n'est pas en bourgeon !
De sa main droite, Mélusine cueille un fruit de l'Arbre de Vie,
et non, comme Eve, la pomme
de l'Arbre de la Connaissance du bien et du mal.
Cet Arbre est en croix et son extrémité est phallique,
soulignant l'androgynie du personnage.

Sous le sein droit est indiqué l'emplacement du foie
et ce mot évoque inévitablement la foi !
D'ailleurs, masculin, le mot foie prend un "e"
alors qu'au féminin la foi n'en prend pas :
la sonorité de ce mot est... androgyne !
Des témoignages attestent que les gens "simples" et inspirés
rattachent facilement les deux mots "foi" et "foie"
Parlant de leur foi, ils montrent non leur coeur mais leur foie !

Sur la gauche, l'arbre porte deux feuilles
et la plus haute souligne les côtes apparentes de Mélusine.
Elle est la nouvelle Eve qui a retrouvé son androgynie,
et non plus le "côté" d'Adam déchu.

(Merci à Fatna B. pour son témoignage et son aide dans ce décryptage)


Voir les tableaux de l'exposition sur la légende de Mélusine :

 http://regorm.free.fr/expo/expo.html


LE FILM "LA VOUIVRE" D'APRES LE ROMAN DE MARCEL AIME

MELUSINE, IMAGE VIVANTE DE LA VOUIVRE

LA MELUSINE DE CROZANT

L'ARBRE DE JESSE DE L'EGLISE DE SAINT THEGONNEC : JESSE DORT DANS LES REPLIS DE MELUSINE !


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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 19:17

Quelques contes sur le miroir


qui demandent réflexion…


et réflexion !

 

(Article paru sur http://www.eklectic-librairie.com/ArticlesAuteurs/Miroir_Mougeot.htm)

 


       Quantité de Contes et de Légendes traditionnels nous parlent du miroir dans l’un ou l’autre de ses aspects. C’est un petit objet si simple et si mystérieux ! Dans nos pays d'Europe, et surtout en France, il est associé d’abord à la séduction et à la beauté. Mais attention ! Notre œil est-il sain ?

     « Connaissez-vous la première partie de l'histoire de La Reine des Neiges d'Andersen ? Elle "traite du miroir et de ses morceaux". Le diable réussit un jour à fabriquer un miroir dans lequel le beau et le bien étaient rapetissés alors que le mal se trouvait amplifié. Qui se regardait dans ce miroir se découvrait difforme. Lorsque les diables voulurent l'élever vers le ciel, il éclata et ses morceaux s'éparpillèrent sur la terre entière. Ceux qui en reçurent un éclat dans l'œil virent partout le mal. Ceux qui reçurent un éclat dans le cœur furent endurcis dans le mal et ceux qui voulurent utiliser des morceaux de ce miroir pour fabriquer des lunettes connurent les pires mésaventures.

     Le conte, comme la légende, donne toujours les clefs de l'aventure humaine. Pourquoi l'homme a-t-il perdu son ressentir naturel ?

     "Cela vient de ce qu'il a au cœur un éclat de verre, et dans l'œil un éclat de ce même verre, qui dénature les sentiments et les idées. Il faut les lui retirer ; sinon il ne deviendra jamais un être humain digne de ce nom..."

    Et seul peut faire cela le miracle de l'amour.

     Dans ce récit, ce sont les larmes de la petite Gerda qui délivrèrent son ami Kay des éclats qu'il avait reçus et qui lui avaient brutalement changé le caractère. Pour lui, elle souffrit de grandes épreuves. Lorsqu'elle le revit, elle pleura de chaudes larmes qui "tombèrent sur la poitrine de Kay, pénétrèrent jusqu'à son cœur et en fondirent la glace, de sorte que le vilain morceau de verre fut emporté et la glace dissoute." Alors Kay, à son tour, "éclata en sanglots ; les larmes jaillirent de ses yeux et le débris de verre en sortit ..." A la fin de l'aventure Gerda et Kay sont devenus adultes. "Ils avaient grandi, et cependant, ils étaient encore enfants, enfants par le cœur." »
       C’est par l’ « Œil du Cœur » qu’il convient de voir, mais encore faut-il pour cela en polir le miroir comme il apparaît dans ce conte !

      “En ce temps-là, la Chine cessa brusquement d'être un Etat prospère. Les fleuves rompirent leurs digues et causèrent de graves inondations, les récoltes furent très mauvaises, les famines ravagèrent de vastes provinces et les envahisseurs apparurent aux frontières...

     L'Empereur et ses Ministres tentèrent en vain quantité de réformes, sans aucun succès, et le découragement était grand...

     Quelqu'un cependant parla alors à l'Empereur d'un Sage vivant dans une grotte reculée, sur la pente d'une montagne perdue et qu'il serait peut-être bon de consulter, vu l'état des choses...

     En désespoir de cause, l'Empereur, devant l'aggravation de la situation et son impuissance manifeste à y porter remède, s'y résolut. Il partit donc avec ses principaux ministres et les hauts dignitaires de l'Empire jusqu'à cette grotte quasi inaccessible et là, il exposa au Sage l'état de l'Empire.

     Celui-ci ne dit rien. Mais il se réfugia dans un endroit encore plus désolé, encore plus inaccessible et l'on n'entendit plus parler de lui.

     Les jours, les mois, les années passèrent et les inondations cessèrent, les récoltes redevinrent abondantes, les famines disparurent et les envahisseurs furent repoussés aux frontières. La paix et la prospérité revinrent...

     L'Empereur fut fort étonné de cette amélioration remarquable dont il ne pouvait s'attribuer le mérite et dont il ne pouvait comprendre la cause. Il décida donc de revoir le Sage qu'il avait consulté.

     Il lui fallut cette fois faire un voyage encore plus périlleux et il eut quelque peine à retrouver ce Sage tant sa retraite était quasi inaccessible. Il lui exposa de nouveau l'état de l'Empire, puis il lui posa la question :

     Mais Maître, qu'avez-vous fait pour que la paix et la prospérité reviennent ainsi ?

     Et le Sage lui répondit :
    - J'ai remis de l'ordre en moi-même ! J’ai poli le miroir de mon cœur ! ”  

     Mais ne faut-il pas déjà prendre conscience de la première de nos illusions lorsque nous ouvrons les yeux sur ce monde ! N'est-elle pas d'accorder une créance excessive à nos sens ?

     " La vision nous interroge ici particulièrement. Qu'est-ce que voir ? Y a-t-il un mot plus galvaudé ? Son sens n'est-il pas pourtant évident puisqu'il suffit d'ouvrir les yeux ?

     Dans Le Zohar, il est écrit que « deux modalités président à la création du monde : la droite et la gauche. » Devant le miroir que deviennent-elles ? La perspective habituelle est faussée, la logique visuelle est mise en défaut, réalité et image se substituent l'une à l'autre mais les points de repère disparaissent. Même un miroir de pur cristal ne renverra qu'une image inversée ! Qui a conscience de ce phénomène ?

    L'une des petites filles que Lewis Carroll avait connue et qui se prénommait Alice raconte l'anecdote suivante. Lorsqu'elle avait environ sept ans, l'auteur de Alice au Pays des Merveilles l'interrogea après lui avoir dit de prendre une orange dans une main :

- Regarde-toi dans la glace. Qu'est-ce que tu vois ?

- Je me vois en train de tenir une orange.

- Dans quelle main tiens-tu cette orange ?

- Dans la main droite.

- Maintenant va te placer devant le miroir et dis-moi dans quelle main la tient la petite fille que tu vois ?

- La main gauche.

- Comment expliques-tu cela ?

  Et la petite Alice de répondre après un temps d'hésitation :

- Si j'étais de l'autre côté du miroir, est-ce que l'orange ne serait pas toujours dans ma main droite ?

     L'anecdote est peut-être un peu trop belle et une telle observation trop subtile pour une jeune enfant. La transposition opérée par le miroir, changeant l'ordre connu et expérimenté, n'est en rien évidente à discerner. »

 

Alice passant à travers le miroir.
©Dessin à l’encre de Chine de Sylvain Fusch.

      « Ne pas connaître cette loi de l'inversion de l'image dans le miroir n'est pas sans danger. En témoigne cette histoire tragique du jeune enfant qui n'arrive pas à reconnaître sa droite de sa gauche.

     “On lui enseigne un procédé simple : sur une joue, il a un grain de beauté, unique trace de dissymétrie, qu'il lui suffit de repérer du bout des doigts pour reconnaître son côté gauche. Mais un jour, à vélo, il vérifie ce détail physique dans son rétroviseur, refuse une priorité à droite et se fait renverser par une voiture ! ”

    Cette histoire a été à l'évidence inventée pour les besoins de la cause. Dans la vie courante, chacun s'accommode fort bien du phénomène de l'inversion de l'image dans le miroir sans en garder habituellement la conscience. »

     C’est une toute autre aventure qui est survenue à Narcisse ! Avait-il conscience de cette étrange inversion lorsqu’il se contempla dans l’eau de la source ?

     « Pour l'essentiel, la légende est fort simple. Il était d'une grande beauté et le devin Tirésias avait prédit qu'il "vivrait vieux s'il ne se regardait pas". Narcisse, rétif à tout amour, a refusé entre autres les avances de la nymphe Echo. Je préfère, lui dit-il, "mourir que d'être possédé par toi”. Nemesis voulut venger les filles dont il repoussait les avances. Un jour de grande chaleur, après la chasse, Narcisse assoiffé se pencha pour boire l'eau d'une source. Il vit alors son reflet et s'en éprit. Dès lors il fut obsédé par cette image et se noya en la contemplant. A l'endroit jaillit une fleur jusque-là inconnue que l'on appela narcisse. Mort, il cherchait encore à distinguer ses traits dans les eaux du Styx !

 


Narcisse hypnotisé par son image dans la source.
©Dessin à l’encre de Chine de Sylvain Fusch.

      La contemplation de sa propre beauté conduit donc Narcisse à la mort tout aussi fatalement que, pour d'autres, la contemplation de la déchéance de leur corps.

              "Séduit par l'image de sa beauté qu'il aperçoit, il s'éprend d'un reflet sans consistance, il prend pour un corps ce qui n'est qu'une ombre (...) Que voit-il donc ? Il l'ignore ; mais ce qu'il voit l'embrase, et la même erreur qui abuse ses yeux excite leur convoitise (...) Il contemple sans en rassasier ses regards la mensongère image et par ses propres yeux se fait lui-même l'artisan de sa perte."

     Il aime et ne peut posséder l'objet de son amour ! Le piège mortel qu'il a tendu à d'autres se referme sur lui.

      "Narcisse se tue parce qu'il s'aime, il ne pourrait s'aimer sans se détruire."
    « Quoi qu'il en soit, Narcisse n'a pu aimer parce qu' il s'est trompé de miroir :
     "Mire-toi dans une âme où l'amour s'éternise :
      Pour un miroir vivant, réfléchir c'est aimer !"

Il n'a pas voulu se connaître par les yeux de l'autre, se reconnaître dans les yeux de l'autre. La nymphe aurait pu lui dire ces vers que lui prête le poète :
      "Tu as fermé une porte pour toujours,
       Il existe un miroir qui t'attendra en vain."

      Fermer la porte de l'amour, n'est-ce pas ouvrir celle de la mort ? Et cela reste vrai lorsqu'on recherche dans l'autre la fascination de soi-même de manière tout à fait narcissique :

     "Me voir par ses yeux, dans ses yeux. (...)
      Dans ses pupilles dilatées, je m'agrandis.
      Dans ses prunelles flamboyantes, je scintille.
      Quand je m'y mire, je m'y admire.
      Dans son regard, Narcisse se noie."

       Narcisse a inspiré une pléiade de poètes, d'artistes, de romanciers. Parmi eux, Oscar Wilde conte que le lac d'eau douce où Narcisse se noya est devenu, après sa mort, une urne de larmes amères. Les divinités de la forêt interrogèrent alors le lac qui avoua :
       "Je pleure pour Narcisse, mais je ne m'étais jamais aperçu que Narcisse était beau. Je pleure pour Narcisse parce que, chaque fois qu'il se penchait sur mes rives, je pouvais voir, au fond de ses yeux, le reflet de ma propre beauté."
     Ainsi ce lac est-il lui-même narcissique ! »
   Se prendre pour son reflet ! Mais pire encore ! Imiter le reflet de l’autre !

       « Un conte de Jorge Luis Borges peut nourrir notre réflexion. Il nous rapporte ce qui se serait passé il y a fort longtemps dans l'ancienne Chine, au temps mythique de l'Empereur Jaune Houang-Ti qui laissait s'exercer le libre jeu du Ciel et de la Terre :

     "En ce temps-là, le monde des miroirs et le monde des hommes n'étaient pas, comme maintenant, isolés l'un de l'autre. Ils étaient, en outre, très différents ; ni les êtres ni les couleurs ni les formes ne coïncidaient. Les deux royaumes, celui des miroirs et l'humain, vivaient en paix ; on entrait et on sortait des miroirs. Une nuit, les gens du miroir envahirent la terre. Leur force était grande, mais après de sanglantes batailles, les arts magiques de l'Empereur Jaune prévalurent. Celui-ci repoussa les envahisseurs, les emprisonna dans les miroirs et leur imposa la tâche de répéter, comme en une sorte de rêve, tous les actes des hommes. Il les priva de leur force et de leur figure et les réduisit à de simples reflets serviles."

      Par un renversement extraordinaire de situation, ne sommes-nous pas devenus tout simplement les reflets serviles de nos miroirs, incapables de nous voir autres que cela, leur demandant constamment, sans même en avoir conscience, leur assentiment, acceptant la dictature de l'apparence ?

     L'inconsistance de cette apparence nous renvoie pourtant à l'inconsistance et à la précarité de ce qui n'est somme toute que le véhicule de l'âme dans son incarnation sur cette terre.

     La légende de Jorge Luis Borges prévoit qu'un jour nos reflets nous imiteront de moins en moins et que les formes du miroir " briseront les barrières de verre et de métal et cette fois nous serons vaincus."

     Tout conteur est un visionnaire. Ce temps n'est-il pas venu ? L'homme actuel, imitant les images que les médias reflètent, devient leur esclave. Pire même, "la télé est un média qui dissout son objet », et ce faisant, il est comme dissous par elle, renonçant à toute authenticité.

      Peut-être est-il grand temps de retrouver la peur des voleurs d'âme ! »

      Du temps où les miroirs étaient rares, ils étaient beaucoup plus largement utilisés pour expliciter ce qu’est la création par rapport au divin, de manière anagogique. En témoigne ce conte que l’on trouve dans de nombreuses traditions et plus particulièrement sous la plume de Sohravardî :

      “Il était une fois, en Chine, deux villages fameux, réputés pour la valeur de leurs artistes et créateurs. Ils rivalisaient de prouesses pour la décoration des temples et des palais.

     Leur réputation vint jusqu'aux oreilles de l'Empereur qui décida un jour de les départager. Il confia donc la décoration de chacun des murs de la plus grande salle de son palais à l'un et l'autre de ces villages. Les murs en vis-à-vis furent séparés par une vaste tenture et pendant six mois les artistes s'affairèrent, travaillant jour et nuit.

     De temps à autre l'Empereur venait en visite pour se rendre compte de l'état des travaux. L'un des villages commença une fresque éclatante de couleurs illustrant la Création depuis son Origine. Sa beauté était à couper le souffle, même à l'état d'ébauche...

     De l'autre côté, les villageois s'affairaient également. Ils plaquaient sur le mur une sorte de roche inconnue qu'ils frottaient, frottaient, frottaient avec obstination, du matin au soir, avec du sable d'abord, puis avec de la boue, de la cendre... C'était sale et triste !

     L'Empereur voyait sa conviction sur l'issue de la compétition grandir à chaque nouvelle visite. Il se demandait s'il avait eu raison de confier la décoration de la moitié de cette salle à ce village dont l’œuvre paraissait de plus en plus grossière et méprisable... Il s'abstint cependant de tout jugement et attendit pour rendre officiel son verdict que les six mois fussent écoulés.

     Le jour de l'inauguration, il commença par admirer la fresque retraçant la Création du Monde. Sa surprise était un peu émoussée mais il jugea l'œuvre d'une beauté inégalée à ce jour.

     Il fit ouvrir alors la tenture qui séparait la salle en deux et là, il fut ébloui... Sur l'autre mur apparut une fresque en tout semblable à la première, mais encore plus lumineuse et plus limpide !

    Les artistes du second village avaient durant six mois transformé le deuxième mur en un miroir qu'ils avaient poli à la perfection !

     Jusque-là, le roi n’avait vu que des petits miroirs à main. Quelle ne fut pas sa surprise de voir que son image dans le miroir se déplaçait avec lui alors que, dans la fresque, elle restait immobile. Là, son portrait était vivant !

     Un vieux sage du second village s’approcha de lui et lui dit :

     - Majesté, comme vous voyez votre image dans ce miroir, ainsi en est-il de la création entière qui est le miroir de Dieu ; comme le miroir est vide et ne garde aucune trace de ce qu’il reflète, ainsi en est-il de la Création. Et l’homme ainsi est-il miroir de Celui qui est, et, hors de son regard, est-il vide ! 
     Il ajouta :
     - Celui qui veut recevoir l’Inspiration divine doit polir le miroir de son cœur afin qu’il soit désincrusté de tout. ”

    Voilà ! Ceci pour alimenter la réflexion sur la réflexion ! A chacun de tirer la conclusion qui lui convient pour chacun de ces « Contes »…

 

                                                                        Robert-Régor Mougeot

Extrait de Le Miroir, symbole des symboles, Editions Dervy, 1995, actuellement épuisé.

Sur http://miroirsymboledessymboles.wifeo.com/

 

Certains de ces contes figurent dans
Contes qui coulent de Source. La quintessence du conte, EDIRU, 2006 du même auteur.

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/a-la-dodecalogie.php




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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:56

Sur les Chemins de saint Roch,


les Sources guérisseuses

&&&

Saint-Alban-sur-Limagnole (Lozère)

 

 

 


A Lajo par Saint-Alban-sur-Limagnol, en Lozère,

est une chapelle Saint-Roch,

mais la Source est en Haute-Loire ! 

 

En ce lieu, tous les ans, pendant trois semaines,

des centaines de pèlerins viennent,

non pas seulement aux offices,

mais à la source guérisseuse située à proximité de la chapelle.

Grand pèlerinage chaque année, les dimanches

précédant et suivant le 16 août.


 Durant le mois d'août,

on peut voir les habitants des villages voisins

venir chercher l'eau de la source guérisseuse

avec des bidons et toutes sortes de récipients.

 Certains mettent de l'eau sur leurs plaies,

voire sur celles de leur chien,

ou bien là où ils ont quelques douleurs.

Saint Roch est guérisseur de la peste,

de toutes les pestes de l'âme et du corps;

il est aussi guérisseur des maladies de peau.


&&& 

 

La Roche-Posay (Vienne)
 
A La Roche-Posay, on soigne encore les maladies de peau
avec l’eau de la fontaine guérisseuse de saint Roch
e
t on y fabrique savon et lotions très réputés.
Mais, fondamentalement,
on utilise l’eau thermale pour guérir la peau,
c’est-à-dire la carapace, le moule, la coque de l’homme,
tout ce qui de lui n’est pas Dieu, c'est-à-dire la Vie.

 

&&&

La
 Fontaine Saint-Roch d'Aiguèse (Gard).

 

 

La Source Saint-Roch de Sagnat (Gironde).

 

 

 

 


Editions Les Amis du Désert.

BP 144 - 75263 Paris Cedex 06

CLIPS SUR LA VOUIVRE 

http://saint-roch-guerisseur-pestes.wifeo.com/

UNE ENERGIE DE GUERISON


L'IMAGE DE SAINT ROCH EN CREUSE

Dans tout le pays cathare, la dévotion à saint Roch est très forte


AU BODE MUSEUM DE BERLIN, DES IMAGES SINGULIERES DE SAINT ROCH


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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:49

« Le Chant des Trois Certitudes »

 

de Milarepa,

le plus grand des Yogis tibétains,

qui, élève de Marpa,

atteignit la Libération après avoir été,

dans sa jeunesse, un sorcier noir
1




 

 

       « Je me prosterne au pied de Milarepa le Traducteur après avoir médité dans la solitude des montagnes : 

      J’ai acquis la Certitude de la Non-Apparition qui m’a libéré de la saisie dualiste des vies passées et futures.


               La manifestation des six mondes se révèle comme illusoire.


      Ainsi j’ai coupé court aux fausses croyances de la naissance et de la mort.




 

      J’ai acquis la Certitude de l’Equanimité qui m’a libéré de la saisie  dualiste du bonheur et de la souffrance.

      L’expérience des impressions sensorielles se révèle comme illusoire.

     Ainsi j’ai coupé court aux fausses croyances en les choses à prendre et à laisser.




 

      J’ai acquis la Certitude de la Non-Distinction qui m’a libéré de la saisie dualiste du Samsâra et du Nirvâna.

       L’effort dans les lois  se révèle comme illusoire.

       Ainsi j’ai coupé court aux fausses croyances de l’espoir et de la peur. »

 

 

 


1 -  Milarepa Jetsün-Kahbum, Vie de Jetsün Milarepa, traduit du tibétain par le Lama Kazi Dawa-Samdup, traduction française de Roland Ryse, Ed. Maisonneuve, Paris, 1977.

 Milarepa à l’écoute du Son inaudible.

   
 
           Ce chant est parfaitement dodécalogique : Voir
http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/a-la-dodecalogie.php
Le tableau a été publié dans
L’Univers en Code-barres
d'Emmanuel-Yves Monin,1998, Y. Monin,, p. 79.

ñññ

A voir le film

Milarepa

Date de sortie : 09 Mars 1994.
Réalisé par : Liliana Cavani

"Au XIe siècle, un homme qui vit à l'écart des siens
 recherche, à travers diverses expériences magiques, le sens de la vie,
avant d'être initié, par un mage puissant, au bouddhisme
et de devenir lui-même mystique."


Visualiser aussi sur Youtube, en 12 parties :
 
http://www.youtube.com/watch?v=1MjDBMthwJY&feature=related


&&&&&&&&&&





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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:36

Dans l'église de Saint-Thégonnec, en Bretagne :





Arbre de Jessé : Jessé rêve à sa descendance qui aboutit à la naissance du Christ.

La Vierge portant celui-ci dans ses bras

a les pieds sur le croissant lunaire.

Jessé dort en paix dans les replis de Mélusine !


Voir : La légende de Mélusine : http://regorm.free.fr/expo/expo.html

LA MELUSINE DE CROZANT

MELUSINE A LA CATHEDRALE D'AUTUN 

"La Vouivre un symbole universel" de K. Appavou et R. R. Mougeot






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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:46

Sur les chemins de la Vouivre en Pays cathare :


Non loin de Puivert, cet étrange labyrinthe,

Lieu magique,

la Forêt de Brocéliande de l'Ariège !


© Photo Aurore Gauer



L'ancien Moulin de Nébias,

point de départ de cet étrange labyrinthe naturel...



 © Photo Aurore Gauer




Des blocs rocheux qui semblent avoir inspiré
le monument commémoratif de l'holocauste de Berlin !
L'on peut se perdre dans ce dédale incroyable,
dans les sous-bois touffus qui enlacent ces chaos rocheux indescriptibles.

BERLIN ET LES MONUMENTS COMMEMORATIFS DE L´HOLOCAUSTE DES JUIFS

© Photo Aurore Gauer


© Photo Aurore Gauer


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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 07:29

A Paris, rue de Beauvais,



ce Dragon-Griffon Ailé rassemble,
autour de l'axe vertical,
les énergies telluriques
par sa queue de serpent,
et cosmiques par ses ailes


pour produire abondance et prospérité.

Enroulé autour de l'axe unitaire, 

le dragon déploie les deux ailes du dualisme.

"L'EQUATION-DIEU EST SIMPLE:
LE 1 QUI MULTIPLIE LE UN EGALE TOUJOURS UN
= L'UNITE, L'UNIQUE."
(Platon le Karuna, Le Livre Précieux de la Vie et de la Mort,
Les Editions de la Promesse, 2006, p. 243)
"L'EQUATION HUMAINE EST SIMPLE:
LE 1 QUI ADDITIONNE LE 1 = 2
C'EST LE COMMENCEMENT DE LA PLURALITE PAR L'UNITE,
L'UNITAIRE QUI RELIE LES MULTIPLES,
L'UNITE PAR LE MULTIPLE."
(Ibidem)


1 + 1 = 2


     La Genèse l’indique, « le Commencement est 2 » (Id., p. 244)
     Le 2 illustre parfaitement qu’il est «l’Epanouissement de l’Unique » (Id.) qu’il permet de retrouver dans l’Unité Duelle qui déploie la Manifestation.

     Comment se produit la manifestation ?


     « L'activité absolue est Unique, elle est “Cause causale”, nullement “cause cosmique”, Elle est l'Unité et non encore l'Unité ternaire » (Schwaller de Lubicz, Propos sur l'Esotérisme et le Symbole, Dervy-Livres, 1977, p. 36-37),l'Unité ternaire étant inhérente à la manifestation.

 

     L'axe et les deux ailes déployées donnent le 3, un trinaire. L’ancien catéchisme catholique illustrait le mystère de la Sainte Trinité, Dieu en trois Personnes égales Père-Fils-Saint Esprit, par le triangle équilatéral avec une pointe tournée vers le haut.C'est par le 3 que se fait le retour à l'Unité !


Voir http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/a-lunite.php


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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 15:14

Sur les chemins de la Vouivre dans le Sabarthez....




La Grotte de Bethléem, à flanc de montagne,

dominant l'Ariège,

cette ancienne grotte des Parfaits cathares.

Seuls les pèlerins s'y rendent.
A Ussat, près de Tarascon-sur-Ariège,
en montant dans le village
au-dessus de l'établissement de cure thermale,
la place marquée par la niche de saint Roch.

© Photo Magdala

Descendre le sentier vers la vallée,
prendre à droite la montée vers la montagne...


Au premier plan, l'autel.

D'Antonin Gadal , mystique cathare, il est écrit :
"La grotte de Bethléem est pour lui la plus fascinante de toutes.
Elle était le coeur de l'initiation cathare, la matrice du Sacerdoce cathare.
Là naissait le "Nouveau Christ", l'Homme Nouveau. L'initié y devenait Parfait.
De forme oblongue, la grotte possède deux entrées,
comme beaucoup de grottes initiatiques :
l'une à l'ouest est l'entrée des "Parfaits", l'autre est réservée au Grand-Maître.
Face à la première entrée, il y a,
comme sculpté par la nature dans la paroi rocheuse, un grand pentacle.



Le pentagramme. 


Non loin du pentacle se dresse un autel de granit
sur lequel reposait l'Evangile cathare de Jean, ouvert à la première page.
De chaque côté de la paroi, dans des alcôves,
des lumières répandaient une douce clarté.
L'une d'elles abritait une coupe qui sera identifiée au Saint Graal.
Pureté, simplicité, profondeur de ces premiers rites apostoliques -
 bien antérieurs à l'amalgame du christianisme et du paganisme
opéré au IVème siècle -
et qui caractérisent la vraie Co-naissance, la Gnose,
 donnant accès aux Mystères de la Vie en Esprit."
Sur http://www.gadal-catharisme.org/grotte-bethleem_8_70_fr.htm
où vous pouvez lire la suite, en tout remarquable...


Blason de Sabarthez :
"De gueules au soleil d'or à 16 raies,
au coeur une coupe de sinople aux 2 ailes de même.
L'écu sommé d'une couronne fermée à fleurons,
accolée au collier d'épines,
à 2 oursons d'or, en sautoir 2 piques d'argent."
L. et R. Ferrer, "Le Sabarthez mystérieux", brochure.

Dans le petit livret "Sabarthez" édité par Ussat Glaad, centre rosicrucien, 
on peut lire dans l'avant-propos :
"Ce livret  voué au Sabarthez, contrée qui vit la glorieuse histoire
de la vivante piété créatrice des Anciennes Fraternités de Lumière,
est comme un témoignage d'amour et de gratitude 
envers son dernier Patriarche, Monsieur A. Gadal,
qui consacra sans réserve sa vie entière
à la revivification de leur histoire
et la divulgation de tout ce que les serviteurs
de la Triple Alliance de la Lumière,
'Graal, Cathares et Rose-Croix' ont fait pour l'humanité." 

J. van Rijckenborgh 



 © Photo Aurore Gauer

L'ouverture vers la vallée.

© Photo Aurore Gauer

L'entrée dans l'autre sens.

© Photo Aurore Gauer

Autour de l'autel.


Plan de la grotte de Bethléem.

"La première Alchimie , dans l'Enseignement Cathare,
avait pour but de devenir Aiglon,
c'est-à-dire de pouvoir regarder le Soleil en face..."

"Regarde attentivement cette Voûte,
à travers elle et par elle tu pourras percevoir la Vie du Ciel Universel."

Platon le Karuna, L'Instruction du Verseur d'Eau,
Les Editions de la Promesse, 1973 - 2000, pp. 277, 278.

© Photo Aurore Gauer


© Photo Aurore Gauer

Descente dans la vallée...

EN PAYS CATHARE, LA ROCHE "FOUGASSE", NON LOIN DE LA CROIX DE MORENCI

LA VIERGE NOIRE DE LA CHAPELLE NOTRE-DAME DU VAL D'AMOUR A BELESTA, EN PAYS CATHARE

AU CHATEAU DE PUIVERT, EN PAYS CATHARE, UNE TAPISSERIE RETRACANT LES ETAPES DE LA QUETE DU GRAAL




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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:36

                     Les Triades se retrouvent

                       dans toutes les Traditions


      Dans toute triade, le premier terme est l'unité de ce Deux-Un qui donne le Trois. Les différents ternaires, trinités ou triades, ne peuvent pas toujours être mis en correspondance et ceux qui sont de même type « se situent cependant à des niveaux différents, soit dans l'ordre principiel, soit dans l'ordre de la manifestation, soit même respectivement dans l'un et dans l'autre.
(1) »



- GUÉNON, René - La Grande Triade - Gallimard, 1957, p. 18.


La Trinité chrétienne



 


                                         La Sainte Trinité.
                            Pierre polychrome, Musée municipal de Vannes.


La Sainte Trinité du christianisme comprend le Père, le Fils et le Saint-Esprit, trois personnes (1) égales, distinctes et consubstantielles, (2) symbolisées dans l'ancien catéchisme par les côtés égaux du triangle équilatéral. « Le Père n'est jamais sans le Fils, ni le Fils “Père”, mais dans le Père est l'essence du Fils et dans le Fils l'essence du Père » enseignait saint Anselme (3).

1 x 1 x 1 = 13

C'est la perfection cubique que les Hébreux tenaient des Egyptiens et dont la source est vraisemblablement sumérienne. A Jérusalem, « le Saint des Saints des trois Temples des Ecritures, représentation et abri du Dieu 1, est en effet constitué par un cube de 20 coudées de côté : ce volume exprime en effet toutes les perfections (celle des six faces identiques du cube, celle du nombre 2, celle du nombre 10, celle du nombre 5 et celle de la puissance cubique 1 x 1 x 1 = 13) (4) »



 1 - Pour les théologiens catholiques, il y a en Dieu trois hypostases (personnes) et une seule nature (divine) ; en Jésus-Christ, une hypostase et deux natures (humaine et divine).

Les monophysites ne reconnaissent en Jésus-Christ qu'une seule nature humaine. Ils furent condamnés au Concile de Chalcédoine en 451. Les Eglises arménienne, jacobite de Syrie, copte d'Egypte et d'Ethiopie sont monophysites.

Pour Plotin, il y a trois hypostases (principes divins) : l'Un qui est et dont on ne peut rien dire, l'Intelligence, qui contient les idées au sens platonicien, et l'âme qui produit le monde d'après les idées. 
2
- L'Arianisme, refusant le dogme de la Sainte Trinité, fut condamné au Concile de Constantinople en 381. Pour Arius 1 + 1 + 1 = 3 et non 1 x 1 x 1 = 1 ! En 325, le Concile de Nicée avait proclamé le Fils « vrai Dieu issu du vrai Dieu »,  « consubstantiel au
Père ». 
3
- Monologion - p. 136. 
4
- JOUEN, Georges - Les Nombres cachés : ésotérisme arithmologique - Dervy-Livres, 1982, p. 47.


                                                        &&&

 


                        L'Unicité dans le Coran

 

"Déçu par les querelles byzantines des chrétiens de son temps, Mahomet, « Sceau des Prophètes » après Abraham, Moïse et Jésus, transmettant les vérités que Dieu lui dévoile par l'ange Gabriel, récuse aussi bien les subtilités théologiques des chrétiens que les innombrables prescriptions rituelles des Juifs. Le Coran affirme essentiellement l'unicité d'Allah ; « le mystère d'un Dieu en trois personnes paraît, aux yeux des musulmans, incompatible avec la notion de l'unicité divine ; le mystère de l'Incarnation leur semble comporter l'association d'une créature à Dieu dont l'unicité serait ainsi mise en cause. (5) »

Que dit le Coran à ce sujet ?

« O vous qui avez reçu les Ecritures, ne dépassez pas les limites de votre religion, ne dites d'Allah que ce qui est vrai. Le Messie, Jésus fils de Marie, est l'apôtre d'Allah et son verbe qu'il jeta dans Marie : il est un esprit venant d'Allah. Croyez donc en Allah et en ses apôtres, et ne dites point : il y a Trinité. (6) »

L'Islam proscrit toute représentation de la divinité par l'image. Cependant, ce Dieu aux multiples attributs est principalement Unique, Transcendant et Créateur."



                                                       &&&

 


                    La Trilogie dans la Kabbale juive.

"Dans la Kabbale, la trilogie est constituée de En qui est le tout-rien, la Source, puis En-Sof, le voile de la conscience immanente, et enfin En Sof Aour, la lumière. Les premiers Séphiroth sont classés en trois ternaires. Dans le Sepher Ietsirah, le Un est le Trois : « On dit (...) que le point primordial incompréhensible, qui est l'Un non-manifesté, en forme trois qui représentent le Commencement, le Milieu et la Fin, et que ces trois points réunis constituent la lettre iod, qui est ainsi l'Un manifesté (ou plus exactement affirmé en tant que principe de la manifestation universelle), ou, pour parler le langage théologique, Dieu se faisant “Centre du Monde” par son Verbe. (7) »

La création précipite l'homme dans le temps. Celui-ci est Triple et « le Tétragramme hébraïque est considéré comme constitué grammaticalement par la contraction des trois temps du verbe “être” ; par là, il désigne le Principe, c'est-à-dire l'Etre pur, qui enveloppe en lui-même, les trois termes du “ternaire universel”, suivant l'expression de Fabre d'Olivet, comme l'Eternité qui lui est inhérente enveloppe en elle-même le “triple temps”. (8) »"



 5 - SAIRIGNÉ, Guillemette de - L'Islamisme - Seghers, 1977, p. 86. 
 6 - Sourate 4 - Les femmes, v. 169 - Trad. Kasimirski in SAIRIGNÉ, Guillemette de - L'Islamisme - Seghers, 1977.  
 7 - GUÉNON, René - Le Symbolisme de la Croix - Paris : Véga, 1984, p. 33.  
 8 - GUÉNON, René - La Grande Triade - Paris : Gallimard, 1957, p. 183.

 


                                                     &&&

                            La Trimûrti indienne


"Dans la Trimûrti indienne, les hypostases du Principe suprême sont Brahmâ, le dieu créateur correspondant au Père de la religion chrétienne, Vishnou, le Conservateur et Shiva le Destructeur. Brahmâ a lui-même, d'après le Vedânta, trois aspects : Sat (Etre absolu) - Chit (Conscience absolue) - Ananda (Félicité suprême).

L'aspect réceptif de cette triple énergie est personnifié par les trois Shakti, respectivement Saraswatî, Déesse du “flot des paroles”, Lakshmî, Déesse de l'abondance et du bonheur, et Parvâti, la “Divine Mère”. L'activité de la Trimûrti créatrice s'exprime par les trois principes : Purusha, le Soi, l'Absolu, la Conscience pure, la Lumière source de toute lumière, l'essence universelle qui donne forme à la substance ; Prakriti, la substance universelle dont est faite la matière, analogue à la Nature naturante ; Mahat-Buddhi, l'Esprit, l'Intelligence, l'Idéation, la Sagesse universelle."




Extrait de La Métaphysique des Chiffres, auto-édition, 1998

 Voir http://mathematiques.energie-manifestee.net/





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