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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 15:15

Non loin de Bélesta, à Roquefeuille,

 se trouve une chapelle Saint-Roch,

juste à côté de l'Etang des Fées !


© Photo Magdala

Une modeste construction

avec la statue du saint sur l'autel.

© Photo Magdala

&&&

Au détour d'un chemin, on peut l'apercevoir dans une niche,

sur une place comme à Ussat,

près de Tarascon-sur-Ariège.

© Photo Magdala

Il semble là comme en prison !

&&&

Mais vous le trouverez aussi bien

 à la cathédrale de Mirepoix :

© Photo Magdala

Le chien fidèle lui tend la miche de pain,
 
il dévoile sa jambe, montrant sa plaie guérie.
La statue a traversé les siècles...,

le vitrail est plus chaleureux :

© Photo Magdala

&&&

Il est encore dans maints autres lieux,
et vous pouvez nous envoyer vos photos !

&&&

Le voici sur la route, à Nézignan-l'Evêque,
 dans l'Hérault.

© Photo Magdala

© Photo Magdala

Et à Espéraza, dans l'Hérault également.

© Photo Magdala

© Photo Magdala

© Photo Magdala

Là, l'ange de Dieu le visite dans sa prison.


 



Connaissez-vous le récit de la vie
de ce grand guérisseur de toutes les pestes
et maladies de peau des humains ?

http://saint-roch-guerisseur-pestes.wifeo.com/index.php

 


 

 
 

 

"Les Dits de Saint Roch"

 

Prière à saint Roch transmise par Emmanuel

 



in

 
Régor
Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa vie exemplaire

d'après les Enseignements d'Emmanuel,
Editions Les Amis du Désert, 1988,1990.




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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 10:28

Non loin de Montségur,

le château de Puyvert



      Ce château cathare subit les conséquences des croisades.
      Il est reconstruit au début du XIV
e siècle à l'est du Castèl Vièlh (Vieux Château) dont les vestiges sont toujours visibles.

     Ce fut alors un des lieux où se tinrent les « Cours d’Amour ».
Il est situé non loin du Val d’Amour

 et les Fidèles d’Amour y viennent encore chanter dans sa chapelle…

 56. tour de Puyvert

   © Photos Aurore Gauer

 

TAPISSERIE MEDIEVALE ILLUSTRANT

 

LA QUETE DU GRAAL

 

Article de Kinthia APPAVOU (1)

07/09/2009



                                                    © Photo Magdala

         Copie de la tapisserie exposée dans la chapelle du château de Puivert en pays cathare.

 

     « Le château de Puyvert (Ariège) abrita les cours d’amour qui se développèrent en Occitanie au Moyen Age, et l’une des pièces recèle aujourd’hui une magnifique tapisserie illustrant le cheminement initiatique que tout être humain est amené à accomplir.

Inspirée par la légende du Saint Graal, elle met en image notre quête de l’Absolu, et la lecture doit s’en faire de droite à gauche.

 

      L’Occitanie vit se développer l’art des troubadours qui honora la Dame, et l’Amour fut au cœur de leurs préoccupations.

 

     Tout commence dans le Jardin d’Amour, près de la Fontaine où le couple se délecte de l’harmonie et de la beauté qui règnent en ce lieu, sous l’œil avisé de Merlin. Kamelot, le château du Roi Arthur où la Table Ronde fut instaurée, est le point de départ de la Quête du Chevalier, et le Jardin d’Amour est un enclos sacré où une subtile alchimie va naître et la Dame sera sa constante et se révélera être son Etoile, son Guide. L’Amour va mettre à l’épreuve le futur Chevalier, qui déjà arbore son épée, et se retrouve couronné.

 

 

  © Photo Magdala

 

     Pourquoi cette couronne lorsqu’il s’en retourne ? Cette première Dame est sa douce amie (âme-I), sa confidente, celle qu’il aime de tout son cœur, et par l’amour qu’il lui porte, il accède à une voie plus intérieure qui l’appelle vers de plus hauts degrés de connaissance de l’amour. L’amour terrestre, charnel n’est que le début d’une grande aventure : de héros (RO), il devient ROI (1) : il atteint une stabilité émotionnelle, n’est plus coupé en deux, il a trouvé en l’autre son alter ego, et n’a plus à chercher ailleurs, son énergie est maintenant concentrée, centrée sur l’Essentiel. Le couple représente la bipolarité de toute manifestation sur la terre, de toute la nature environnante, qui est foisonnante à souhait dans la tapisserie : les cygnes vont par deux et la végétation est abondante, la terre est fertile.

 

     Le Chevalier  tient son épée par la Garde au niveau de son bas-ventre, bien fichée en terre : « Tu plantes dans le sol ton épée tenue à deux mains, assurant la pénétration du binaire en Unitaire sur la Terre, assurant ainsi la collaboration de l’unifiant tellurique avec ton corps de terrien sur la terre.

     Ainsi fut-il déjà révélé que le paysan qui s’appuie sur son bâton s’appuie en fait sur la Vouivre de la terre qui lui communique son énergie et à laquelle il rend hommage ainsi.

Car tout se passe pour le terrien au niveau de la terre. Sachez vous en apercevoir. Il est médiateur entre Ciel et Terre et chaque activité nécessaire de lui sur la Terre, nécessaire puisqu’il ne peut faire autrement que de manifester cette Energie, chaque activité sur la Terre est Glorification du Ciel et Chant d’Alleluia. Glorification de la Terre par glorification du Ciel et glorification du Ciel dans la glorification de la Terre. »(2)

 

     Dans la deuxième partie du tableau de cette tapisserie, nous apercevons une gente dame-oiselle tenant probablement une colombe dans sa main, et les couleurs de sa tenue (rouge et bleue) renvoient à celles du fanion représentant la Licorne unifiant ces deux couleurs : cette dame à la Licorne (3), n’est-elle pas l’âme intermédiaire, qui, unifiée, nous souffle son message et nous guide en chaque instant de notre existence ?

 

  © Photo Magdala

 

      Car nous devons assumer cette existence qui s’offre à nous comme un champ de bataille, où ce même chevalier est représenté orné de ses attributs royaux (sceptre et couronne) avec son destrier dignement paré.
     Un écusson orne le cou du destrier : le dragon ailé, symbole des forces vitales qui nous dynamisent, est maîtrisé par le Chevalier.  Son existence de Chevalier doit être assumée en vertu des règles attenantes à l’Ordre de Chevalerie. 
 

      Au cours de cette existence, il ne doit pas perdre de vue le but à atteindre : le Graal. Mais qu’est-ce que le Graal et que signifie cette quête en vérité ? Robert de Boron nous a transmis à travers sa Quête du Graal (5) une image liée à la Passion du Christ et à sa rédemption. Dans son œuvre se réalise la synthèse entre la matière de Bretagne, le récit de Perceval le Gallois ou le Conte du Graal (5) de Chrétien de Troyes, et la foi évangélique.

 

      Le Graal est symbolisé par une coupe : dans le rituel de l’Eucharistie, la coupe contient l’hostie symbole du corps du Christ. Manger le corps du Christ ou ce qui le symbolise, c’est revêtir l’Homme Parfait qu’Il représente. « On le nomme ainsi, enseigne Robert, parce qu’il "agrée" à ceux qui le voient. » (6)

 

       Recevoir l’agrément du Seigneur, être en accord avec son Soi Divin, réaliser le Tout-Un, c’est l’ultime quête.

 

       La dernière partie de la tapisserie est située au-delà du fleuve, frontière naturelle qui oblige les chevaliers à s’arrêter, se poser. Les chevaliers qui arrivent à cette étape du parcours initiatique perdent leur destrier et cessent d’être « à leur cheval lié ». C’est la Chevalerie « célestielle ». Les Chevaliers doivent entrer dans la nef qui les attend et se laisser guider. Le cheval symbolise aussi le mental duquel on doit se dessaisir afin de se laisser porter par une autre énergie, qui n’est déjà plus « de ce monde ». Toutes les carapaces sont délestées, on cesse d’être FORT, donc de se heurter à la matière pour entrer dans son FOR intérieur. (7)

 

61.-tapisserie--detail-4.JPG© Photo Magdala

     La Dame Blanche, couronnée, est cette fois l’âme cosmique qui nous guide vers notre destination finale : l’ile d’AVALON où repose également, dit la légende, le Roi Arthur. Le château de l’île arbore le fanion du Graal, et le Roi a retrouvé sa Reine, sa Dame de haut lignage, pour son élévation suprême.

 

   © Photo Magdala

 

1 En Langue des Oiseaux, le Héros (air et eau) doit retrouver son Principe (I – Feu) et l’incarner dans la matière (Terre), alors il est véritablement F-O-R-T. Cf MONIN, Yves (Emmanuel), Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, éditions Le Point d’Eau, 1982.

2 EMMANUEL, le Bréviaire du Chevalier, éditions Le Point d’Eau, 1984, p. 162-164.

3 Cf. EMMANUEL Yves-Monin, le Message des Tapisseries de la Dame à la Licorne, éditions le Point d’Eau,  1979.

4 Cf. LULLE, Raymond, Livre de l’ordre de chevalerie, éditions La Différence, 1991 et EMMANUEL, Le Bréviaire du Chevalier, op. cit. tomes 1 et 2.

5 La Quête du Graal, édition présentée et établie par Albert BEGUIN et Yves BONNEFOY, éditions du Seuil, collection Sagesses, 1965.

6 La Légende Arthurienne, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1989.

7 La Quête du Graal, op. cit. p. 18.

8 EMMANUEL Yves-Monin, L’Univers en code-barres, autoédition, 1998, cf. grille dodécalogique du Tarot, p. 68 et 69.

 

1 Kinthia Appavou est co-auteure de La Vouivre, un symbole universel, EDIRU, 2006, de Jean, Nicolas et les quatre éléments, un conte illustré par ses aquarelles, Edition L'escarboucle de la Vouivre, 2003 et de La Spirale évolutive du Tarot Essentiel, Editions M. C. O. R., 2007.



64.-araignee-au-plafond.JPG © Photo Magdala

Le plafond de la salle de musique.



EN PAYS CATHARE, LA ROCHE "FOUGASSE", NON LOIN DE LA CROIX DE MORENCI

EN PAYS CATHARE, A LAVELANET, LA CROIX DE MORENCI ET SON MYSTERE

LAVELANET ET LES CHEMINS DE LA VOUIVRE QUI SENTENT BON LA NOISETTE...


 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 06:26




LES TEMPLES MEGALITHIQUES DE MALTE

 

 

©Article de Kathy Dauthuille
http://kathy.dauthuille.online.fr/index.html

 

 

 

         L' île de Malte est surtout connue pour ses chevaliers mais peu pour ses temples. En fait l'île de Malte et la petite île de Gozo à côté possèdent sept temples mégalithiques ; actuellement dix-sept sites regroupent trente-trois vestiges au total.

        Ces temples sont les plus anciens du monde et datent de l'âge du bronze. Le temple de Ggantija (qui veut dire géant) se trouve dans l' île de Gozo et date de 3600 av. J.-C.,  dans le fond d'une chambre, on trouve  des structures tabulaires. Pas très loin se trouve un cercle de pierres (reste d'un hypogée).


Temple de Ggantija.

© Photo K. Dauthuille

 

      Le temple de Tarxien date de 3500 ans av. J.-C., on y trouve des bas-reliefs à spirales, la partie basse d'une statue de déesse (aux formes généreuses, peut-être une statue de la fécondité).

 


Temple de Tarxien.

© Photo C. Dauthuille

  

     Le temple d'Hagar Qim qui date de 2600 av. J.-C.,  possède un mur d' enceinte cyclopéen et Mnajdra qui date de 3500 av. J.-C. montre des portes monolithiques, ce sont des temples aux structures colossales, on peut trouver dans un mur une pierre de 6,60 m pesant 20 tonnes.

 

 



Temple de Hagar Qim.

© Photo K. Dauthuille 


 



Temple de Mnajdra.

© Photo K. Dauthuille

 

 

     Ces temples (édifiés souvent par trois) ont ceci en commun, c'est qu'ils sont édifiés en chambres ellipsoïdales qui ont les contours des statues de la fertilité ; en effet, en superposant les contours de la statue et du temple, ceux-ci coïncident.

     Ce sont des sanctuaires comportant des absides.

     Celui de Mnajdra est édifié de telle manière que les rayons du soleil levant du solstice entrent dans le couloir central.

 


Plan du temple de Mnajdra.

© Photo K. Dauthuille

 

 

      Nous trouvons des autels et des 'passages d' oracle'. 

 

 


Autels.

© Photo K. Dauthuille

 



Passage d’oracle.

© Photo K. Dauthuille

 

     Parallèlement aux énormes statues de la fécondité, on a retrouvé dans

l'hypogée de Hal Saflieni une statuette en terre cuite représentant une dame endormie, vêtue d'une robe plissée dans le bas. On pourrait penser que cette statuette était liée au rite du 'rêve lucide' pratiqué jadis dans des 'salles d'incubation'.

 

      Ce sont des lieux impressionnants de par leur forme, leur symbolique et par ce qu'ils dégagent vibratoirement."

 


                                                                                    Déesse de Skorba.

 



    "Le reste du temple maltais le plus ancien serait un mur de grosses pierres sèches érigé au néolithique sur le site de Skorba. Datant de 5 200 ans avant J.-C. A, il serait donc antérieur de 700 ans à la première construction mégalithique continentale, le Cairn de Barnenez dans le Finistère (4 500 à 3 500 avant J.-C.), de 1 200 ans aux alignements de Carnac (4000 avant J.-C.), de 2 400 ans au cercle de Stonehenge (2 800 à 1 100 avant J.-C.) et 2 600 ans aux pyramides d'Égypte (2 600 à 2 400 avant J.-C.)."
        Les plans des divers temples se trouvent sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9histoire_de_Malte

     Le temple turc Göbekli Tepe dont le toponyme turc se traduit en français par « la montagne du Nombril », en référence à sa forme a une datation estimée entre - 11500 et -10000 avant notre ère[
                                            ( Encyclopédie Wikipedia)


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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 18:03

Dans la chapelle du Val d'Amour à Bélesta,

une statue de Marie de Magdala



 ©Photo Magdala


      Selon l'Ancien Testament, Marie-Madeleine, de lignée royale d'Israël, 
est  originaire de la ville de Magdala sur la rive occidentale du lac de Tibériade.
Ce  nom qui vient de l'hébreu migdal, signifiant « tour »
la rattache symboliquement à sainte Barbe,
patronne entre autres des alchimistes, dont l'attribut est la Tour.

      Selon les Evangiles, il s'agirait de la femme qui fut délivrée
par Jésus de sept démons (Luc VIII, 2), Marie de Béthanie.

     La vie légendaire de Marie l'Egyptienne et celle de Marie de Magdala se confondent, et leurs représentations sont quasi semblables. Aussi avons-nous là trois facettes d'une même Énergie qui déploie l'Amour. Voyons plus profondément cela :
      

"Au matin de Pâque, Miriâm de Magdala se rendant au sépulcre où le corps de Iéshoua‘ a été déposé croit être interpellée par le jardinier, puis reconnaît le Rabbi dans ses habits de lumière : « Elle, se tournant, lui dit en hébreu : “Rabbouni !” - c’est-à-dire “Mon Rabbi !” », elle le “voit”, non avec ses yeux de chair, mais par “la fine pointe de l’âme”.

L’expression employée, Rabouni, est plus que familière, elle est d’une femme proche qui ne cache pas ses sentiments. Fut-elle amante, compagne, disciple du Rabbi ? Celle dont il est dit : « Il [le Christ] apparaît d’abord à Miriâm de Magdala, dont il avait jeté dehors sept démons. » (Marc, 15, 9) …

Il est fort probable qu’elle soit la pécheresse repentie dont parle Luc ; il raconte ce qui se passa dans la demeure où Iéshoua‘ séjournait, entouré de nombreuses personnes :

« Et voici une femme. C’est une fauteuse de la ville.

Elle sait qu’il s’est étendu dans la maison du Paroush [Pharisien].

Elle apporte un flacon d’albâtre plein de parfum.

Elle se tient en arrière et pleure à ses pieds.

De ses larmes, elle commence à lui humecter les pieds.

Elle les essuie avec les cheveux de sa tête.

Elle se penche, embrasse ses pieds et les messie [oint] de parfum. » (7, 38).

« A ceux qui ont beaucoup aimé, il sera beaucoup pardonné », a dit le Rabbi qui ne condamnera pas la femme adultère. Ô pharisiens, les pires péchés sont-ils ceux de la chair ?

Qui plus est, Iéshoua‘ la donne en exemple à Shim‘ôn, qui n’est pas encore appelé Petros (Pierre) :

« Regarde cette femme ! Je suis entré dans ta maison,

tu ne m’as pas donné d’eau à mes pieds.

Mais elle, de ses larmes, elle a humecté mes pieds

Et de ses cheveux elle les a essuyés.

Tu ne m’as pas donné de baiser. Mais elle, depuis que je suis entré,

Elle n’a pas cessé de se pencher et d’embrasser mes pieds… » (Luc 7, 44-45)

Au grand dam des témoins scandalisés, il dit à la femme « Tes fautes te sont remises. » (7, 48) L’amour de la pécheresse pour Lui est le motif du pardon qui vient de la grâce divine par Lui.

Le Père Bruckberger, dans son livre Marie Madeleine (1), considère que cette pécheresse et Miriâm de Magdala sont une seule et même personne. Cette dernière, juive hellénisée, comme Hérode, passait pour pécheresse aux yeux des Pharisiens. De culture grecque, elle pouvait être de mœurs très libres sans être pour autant une prostituée.

Curieusement, la même scène se renouvelle dans un autre contexte, alors qu’El’azar (Lazare), le frère de Miriâm, est malade :

« Quelqu’un est malade ; Él’azar, de Béit-Hanayah,

Le village de Miriâm et de Marta, sa sœur.

Miriâm est celle qui a enduit l’Adôn de parfum

Et lui a essuyé les pieds de ses cheveux. » (Jean 11, 1-2)

C’est l’épisode de la guérison de celui que Iéshoua‘ aimait. Cela se passe six jours avant la Pâque, Miriâm scandalise à nouveau les disciples lorsqu’« elle prend un parfum, une livre de nard pur et de grand prix.

Elle en enduit les pieds de Iéshoua‘ et les essuie de ses cheveux.

La maison se remplit des effluves du parfum. » (Jean 12,3)

Miriâm de Béthanie est confondue par Jean avec Miriâm de Magdala, et ainsi avec la pécheresse repentie. Celle-ci renouvelle le geste fait lors de sa conversion. Son intuition d’amante lui fait oindre les pieds de l’Aimé, geste qui rappelle l’amante du Cantique des Cantiques. Fait sans précédent ! Geste insensé ! Geste d’amour, non prémédité par elle, mais prémonitoire. Parfumer les pieds d’un vivant ! Elle gardera le reste du parfum et sera la première à venir le jour de Pâque pour oindre le cadavre comme il est de coutume.

Saint Augustin pensait que les deux onctions ont été faites successivement par Miriâm de Magdala qui « oignit la tête de Jésus suivant l’usage ordinaire, puis, comme il restait du parfum, elle oignit ses pieds (2) ».

Le Père Lacordaire ose dire la joie qu’il a de contempler « dans l’unité d’une même gloire la pécheresse pleurant aux pieds de Jésus et les essuyant de ses cheveux, la sœur de Lazare assistant à la résurrection de son frère, l’amie fidèle debout à la passion et à la mort de son Bien-Aimé, le suivant au tombeau et méritant de voir la première les splendeurs de sa résurrection ! (3)»

Miriâm de Magdala n’a pas de retenue lorsque l’Energie la traverse, et elle fait, scandalisant ces bien-pensants d’apôtres ! L’Evangile de Philippe est formel. Parlant des femmes, il dit : « Il y en avait trois qui marchaient toujours avec le Seigneur : Marie sa mère et sa sœur et Madeleine appelée sa compagne. Sa sœur, sa mère et sa compagne étaient chacune Marie. » (v. 26)

Il précise sans fausse pudeur aucune, car cela n’est-il pas naturel ? : « Et la compagne du fils est Marie Madeleine. Le Seigneur l’aimait plus que tous les disciples et il l’embrassait souvent sur la bouche. Les disciples le voyaient et ils lui dirent : “Pourquoi l’aimes-tu plus que nous tous ?” Le sauveur leur répondit et leur dit : “Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu’elle ? Un aveugle et quelqu’un qui voit, quand ils sont tous deux dans l’obscurité ne se distinguent pas l’un de l’autre. Si la lumière vient, alors celui qui voit verra la lumière alors que celui qui est aveugle demeurera dans l’obscurité.” » (Philippe v. 44b-45)

Quel scandale ! Il traite ses disciples d’aveugles pour ne pas voir la Lumière ! Elle est sa compagne, mais aussi son disciple et l’un ne pourrait aller sans l’autre. Elle n’est pas aveugle, elle ! C’est avec elle seule qu’il pouvait être en totale comm(e)-union. Il ne peut y avoir incarnation sans que la condition humaine ne soit vécue dans toutes ses facettes. En faisant de Jésus un homme désincarné, les Eglises ont fait un contre-sens absolument dommageable pour toute l’humanité. Tout l’être humain est sexué, et l’androgyne vit dans un corps dont il assume toutes les fonctions, qu’il vive dans un véhicule masculin ou féminin.

« Marie signifie mer amère, ou illuminatrice, ou illuminée. Ces trois significations font comprendre les trois excellentes parts qu'elle a choisies, savoir : la part de la pénitence, de la contemplation intérieure et de la gloire céleste. (…) Madeleine veut dire restant coupable (manens rea) ou bien encore munie, invaincue, magnifique, qualités qui indiquent ce qu'elle fut avant, pendant, et après sa conversion », écrit Jacques de Voragine (4).

A la Collégiale de Notre-Dame en Vaux, à Châlons-en-Champagne, se trouve un vitrail du début du XVIe s. de la Cène où le Christ, entouré de ses douze apôtres, tient sur son giron la tête de Marie-Madeleine, dans une posture sans ambiguïté.  

 

111.-coll-giale-Notre-Dame-en-Vaux--Ch-lons-en-Champagne.JPG

                          ©Photo Alexandrine

      Et Sallah Stétié d’écrire : « Madeleine apporte au Christ ce qu’il y a de plus féminin, les onguents, le parfum, ce par quoi la femme se signifie elle-même sur le plan du symbolique. Je ne peux m’empêcher de rappeler à ce propos le célèbre hadith muhammedien : “Ce que j’ai le plus aimé au monde, ce sont trois choses : les femmes, les parfums et la prière.” Là aussi, on retrouve cette interprétation de la femme par le parfum, lequel est matérialisation de l’âme, mais aussi par la prière, qui est une exaltation de l’élément féminin de l’être.  (5) »

 

…Après la mort de Iéshoua‘, c'est Miriâm de Magdala qui, lorsque les disciples sont dans la peine et qu’ils versent des larmes, les réconforte : 

« Alors Marie se leva, elle les embrassa tous et dit à ses frères :

“Ne soyez pas dans la peine et le doute,

car Sa grâce vous accompagnera et vous protégera :

louons plutôt Sa grandeur

car Il nous a préparés.

Il nous appelle à devenir pleinement humain.” [Anthropos] » (Marie 9, 12-18)

Alors, « Pierre dit à Marie : Sœur, nous savons que l’Enseigneur t’a aimée différemment des autres femmes. Dis-nous les paroles qu’il t’a dites, dont tu te souviens et dont nous n’avons pas connaissance. » (Marie 10, 1-6)

S’ensuit un long enseignement de Marie rapportant les paroles du Christ, à coloration gnostique, enseignement dont il manque quatre pages. La plupart des apôtres n’étaient en rien au courant des enseignements que Iéshoua‘ prodiguait à Miriâm dans le secret. Leur étonnement et leurs préjugés sont atterrants :

« André prit alors la parole et s’adressa à ses frères :

“Dites, que pensez-vous de ce qu’elle vient de raconter ?

 Pour ma part, je ne crois pas que l’Enseigneur ait parlé ainsi ;

 ces pensées diffèrent de celles que nous avons connues.”

 Pierre ajouta :

“Est-il possible que l’Enseigneur se soit entretenu ainsi avec une femme,

 sur des secrets que nous, nous ignorons ?

 Devons-nous changer nos habitudes ; écouter cette femme ?

 L’a-t-il vraiment choisie et préférée à nous ?” » (Marie 17, 9-20)

 Pauvres hommes avec leurs préjugés ! Ils n’ont pas changé leurs habitudes depuis deux mille ans ! Quelle suffisance ! Pourtant, « André veut dire beau, ou caution, ou viril, d'ander, homme; ou bien encore anthrôpos, homme, d'ana, au-dessus, et tropos tourné, ce qui est la même chose que converti, comme s'il eût été converti aux choses du ciel et élevé vers son créateur », précise La Légende Dorée de Jacques de Voragines (6).

Un fragment de parchemin parvenu en grec (7) ajoute :

« Lévi dit à Pierre :

“Pierre, tu es toujours prêt à t’emporter, et à l’instant, tu discutes avec cette femme comme si tu étais son ennemi. Si le Sauveur l’a jugée digne, qui es-tu, toi, pour la déprécier ? En tout cas, lui en la voyant, l’a sûrement aimée. Ayons plutôt honte, et revêtu de l’homme parfait, accomplissons ce qui nous est prescrit.” (8) »

La version copte ajoute : « Marie, en pleurant dit à Pierre :

“Pierre, mon frère, à quoi penses-tu ? Crois-tu que ce ne soit que délire de ma part, ou que je trahisse le Sauveur ?” (9) »

Tomas est plus sévère encore ! Il rapporte la réponse du Christ à la demande de Petros :

«  Simon Pierre leur dit : “Que Marie sorte de parmi nous car les femmes ne sont pas dignes de la vie.”

Jésus dit : “Voici ; moi, je l’attirerai pour que je la rende mâle afin qu'elle aussi devienne un esprit vivant, pareil à vous, mâles. Car toute femme qui sera faite mâle entrera dans le Royaume des cieux.” » (Thomas L. 118)

La femme ainsi, se réappropriant sa polarité masculine, est en passe de retrouver l’androgynat primitif. Les apôtres, dans leur refus du féminin extérieur, ne peuvent avant longtemps entrevoir leur retour à cet état ! Pourtant, ils sont mis sur la voie :

« Jésus vit des petits qui tétaient. Il dit à ses disciples :

“Ces petits qui tètent ressemblent à ceux qui entrent dans le Royaume.” Ils lui dirent :

“Alors en étant petits entrerons-nous dans le Royaume ?”

Jésus leur dit : “Lorsque vous faites les deux [être] un, et que vous ferez le dedans comme le dehors et le dehors comme le dedans, et le haut comme le bas ! Et si vous faites le mâle et la femelle en un seul, afin que le mâle ne soit pas mâle et que la femelle ne soit plus femelle, et lorsque à la place d'un œil vous referez des yeux, et une main à la place d'une main, et un pied à la place d'un pied, et une image à la place d'une image, alors vous entrerez dans le [Royaume].” » (Thomas L. 27) "

 

                    © Extrait de PROPOS SUR LA RÉSURRECTION DE JÉSUS QUI FUT APPELÉ CHRIST
               de Robert-Régor Mougeot, à paraître. 


 

1 Albin Michel, 1975.

2 Lagrange in : Résumé, par le Père Florian Racine de l’étude d’André Feuillet : Les deux onctions faites sur Jésus, et Marie-Madeleine. Contribution à l’étude entre les Synoptiques et le quatrième évangile, op. cit., p. 357-394. Toute cette étude est à lire pour qui veut approfondir ce chapitre.

3 Idem.

4 La Légende Dorée, op. cit.

5 Sallah Stétié, Entretiens avec Gwendoline Jarczyk, Albin Michel, 2004, p.225.

6 La Légende Dorée, op. cit.
7 Fragment P. Rylands III, 463, cité en note dans Evangiles apocryphes, op. cit., p. 53.

8 Idem.

9 Ibidem.

 

©Photo Magdala

Marie de Magdala, Nézignan l'Evêque, Hérault.

EGLISE D'OLERON : LE CHRIST ET MARIE-MADELEINE SONT-ILS REPRESENTES ?

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 17:39

Sur les chemins de la Vouivre en pays cathare...



A Belesta, au coeur du pays cathare,



Belesta est dans un "bèl estat", et sans nul doute,
 un ancien lieu de culte au dieu solaire gaulois Bélénos...



La Vierge Noire
de la chapelle de Notre-Dame du Val-d'Amour !


Un nom pareil !

De retour de la croix de Morenci
(
EN PAYS CATHARE, A LAVELANET, LA CROIX DE MORENCI ET SON MYSTERE)

et de la Roche Fougasse,


nous ne pouvions que nous y rendre...



Crypte de la Vierge Noire.



©Photo Magdala

La source guérisseuse, incluse actuellement dans la chapelle

existait déjà vers la fin du XVème siècle,
où se désaltéraient bergers et cultivateurs.
Un berger y aurait lavé ses jambes couvertes d’ulcères,
sur les recommandations de Marie, et aurait été guéri.
La légende dit que la chapelle fut  construite par une princesse
dont la fille aveugle a été guérie par l’eau de la source
qui se trouve dans la crypte, sous le maître autel.

©Photo Magdala

Source guérisseuse dans la crypte.

La chapelle, construite au XIV ème siècle sous la dénomination de
« Ecclesia beatate Mariae Vallis Amoris cum cemeterio justa caput ipsius ecclesiae » , 
devint un lieu de pèlerinage très fréquenté.

Le sanctuaire qui attirait beaucoup de monde, a subi un incendie en 1822,
puis fut reconstruit en 1826, grâce aux pèlerins.


Vierge Noire de Notre-Dame du Val d'Amour à Bélesta.

"Ce n’est pas une apparition… la statue est bien réelle
(une belle statue de bois plein d’une cinquantaine de centimètres)…
C’est la providence qui a guidé les pas de Michel Attias,
propriétaire du magasin « Cheminées la Romaine »
quand il s’est attaqué aux travaux de cet immeuble acheté il y a deux ans
au cœur du village de Bélesta.
En cassant les murs dans le grenier, la statue était protégée,
enveloppée dans des tissus et c’est au milieu des gravats
qu’elle est apparue au propriétaire
qui nous confie avoir été attiré dans cette pièce:
« Ce n’est pas sans raison que nous avons acheté cet immeuble,
ici il y a de bonnes vibrations
»

Aujourd’hui, la statue est visible
dans la chapelle du château qui en est dépositaire
car M. Attias a souhaité que les habitants du village puissent la voir à loisir.
Pour les érudits locaux, il n’y a pas de doute,
il s’agit bien de la Vierge de l’église du Val d’Amour
qui avait disparu à la Révolution car, dans la légende qui lui est associée,
elle n’aurait pas quitté le village, « elle n’a pas franchi le pont »
et aurait été cachée chez un boulanger.
En effet, l’immeuble où elle a été découverte abritait il y quelques années un boulanger."
http://www.ariegenews.com/news/news_9921_retour-de-la-vierge-du-val-d-amour-a-belesta.html

©Photo Magdala

Copie de la Vierge Noire dans la crypte.


Les fresques qui ornent ses murs sont du Montalbanais Gaillard Lala.  


Dans la chapelle, à notre entrée, le soleil était au rendez-vous...

©Photo Aurore Gauer

et les cloches se mirent à sonner à toute volée à 10 heures,
affolant les paroissiennes car elles n'étaient pas programmées pour cela !
C'était le jour de la Fête de la Transfiguration...

Sur la colline, non loin de la chapelle,
cette tour dominée par la statue de Marie,
la Vierge blanche, qui domine ainsi la région.

VIERGE BLANCHE ET VIERGE NOIRE



©Photo Magdala


La croix du Val d'Amour


A la croisée des chemins,

©Photo Magdala

cette croix porte en son centre le Chrisme :

©Photo Magdala

L'axe du P, la Paix, voit le S de l'Energie s'enrouler à sa base.
Dans le X marquant le mouvement intérieur (ouverture en haut)
et le mouvement extérieur (ouverture en bas),
se trouvent l'Alpha et l'Oméga , le début et la fin.

Pour la signification du Chrisme, voir Yves Monin (Emmanuel),
Le Traité de Réintégration des Structures de l'Existence, 1993, Y. Monin.


LAVELANET ET LES CHEMINS DE LA VOUIVRE QUI SENTENT BON LA NOISETTE...

EN PAYS CATHARE, A LAVELANET, LA CROIX DE MORENCI ET SON MYSTERE


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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 11:09

Sur les chemins de la vouivre, en pays cathare


La Roche dite "Fougasse" !

en réalité une Roche Solaire



EN PAYS CATHARE, A LAVELANET, LA CROIX DE MORENCI ET SON MYSTERE

        Depuis la croix de Morenci, en descendant la route, la cascade est fléchée. La Roche se trouve en contrebas de la cascade ; un petit sentier y descend. Dans les environs, il reste un dolmen et deux menhirs, ainsi que nombres de grottes dites néolithiques où se trouvent des gravures.           



En contrebas de la croix de Morenci,
avant la cascade de la source,
nous croisons d'abord le Gardien du Seuil


©Photo Magdala

N'est-il pas extraordinaire  ?

Merci à lui qui veille sur le lieu depuis des millénaires !

La Roche Solaire est très simple :

©Photo Magdala

 La pierre de grès est massive, imposante, mais peu élevée.
Une marche permet de monter sur sa plate-forme
où se trouve un disque parfait d’un mètre dix de diamètre. 
C’est la roche qui a été aplanie
pour laisser paraître seulement  cette « fougasse » !
qui, pour nous,  est sans nul doute possible, un disque solaire parfait.
Il n’y a pas de marches semblables à celles de la Roche de Soubrebost,
et c’est là une grande différence !
 Une seule marche !
Dans la Creuse, le Soleil, l’
Œil de Dieu,
se reflète dans le bassin creusé dans la roche ;
c’est un lieu solaire puisque fait pour la réflexion.
La Porte Lunaire donne la connaissance du Soleil par réflexion.

Ces deux roches sont donc complémentaires et semblent ainsi liées.

LA VOUIVRE EN CREUSE


Une seule petite marche pour monter sur cette plaque d'envol.

©Photo Magdala

Elle a été creusée pour laisser paraître ce disque.

©Photo Magdala

Une fougasse cela !

Dans les arbres, le Soleil nous donne la réponse :

©Photo Magdala

 Les Druides,  les Celtes, comme leurs prédécesseurs,
avaient la même connaissance de la perfection lunaire
que celle de l’hindouisme. ( voir Platon le Karuna, Le secret des 9 marches, p.22)


 « Dans l’hindouisme, la sphère de la Lune est l’aboutissement de la voie des ancêtres (pitris-yana). Ils n’y sont pas libérés de la condition individuelle, mais ils produisent le renouvellement cyclique. Les formes achevées s’y dissolvent, les formes non développées en émanent. Ce qui n’est pas sans rapport avec le rôle transformateur de Civa, dont l’emblème est un croissant de lune. La lune est, par ailleurs, le régent des cycles hebdomadaires et mensuels. Ce mouvement cyclique (phase de croissance et de décroissance) peut être mis en relation avec le symbolisme lunaire de Janus : la lune est à la fois porte du Ciel et porte de l’enfer (…), le ciel dont il s’agit n’étant toutefois que le sommet de l’édifice cosmique.
       La sortie du cosmos s’effectuera seulement par la Porte Solaire. (
Dictionnaire des symboles,  J. Chevalier et A. Gheerbrant, Robert Laffont, p. 590-591.) »

Là, nous avons la certitude de leur connaissance de ce qu’est la Porte Solaire, pour l’avoir vécue pleinement !

Les Parfaits avaient aussi ces connaissances...


Ah ! Le Soleil !
Tous les peuples se sont tournés vers lui !

Les Incas, à Cuzco au Pérou, avaient construit le Temple du Soleil, le Corichanca
qui appartenait à l’Amarucancha.
Bien avant les Incas, le Temple du Soleil de Tiwanaku, en Bolivie,
date du 1er siècle avant J.-C. ;
 il fut agrandi sept siècles plus tard et devint un lieu de pèlerinage.
 http://soleildesandes.over-blog.com/
"Sûrya, le Soleil, divinité brâhmanique d’origine iranienne,
est appelé l’ “Œil du Monde”.

Les poètes gallois l’appellent Ilyad y dydd, “œil du jour”,
et le soleil brillant est Li sula, “lumière de l’œil”,
dans une expression irlandaise.

Les Peuls du Mali appellent le soleil “l’œil de Dieu” et,
chez de nombreux peuples, la conscience est imagée par l’œil.

Le Soleil illumine l’Œil du Cœur,
l’Œil de l’Ame,
l’Œil de la Connaissance de celui qui perçoit
que toute chose est le Soi véritable et immortel de l’homme. "

P. Dacquay, Renaissance du Chamanisme Occidental, "Renard agile conte le Deo Celte Soof-Ta",
Editions Tourmaline, 2003, p. 294 (épuisé).
http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/chamanisme.html

Le Soleil de notre Terre n'est que l'image d'un autre Soleil,
le Soleil de tous les Soleils, celui qui ne fait pas d'ombre,
toujours au zénith... et c'est à Lui que les anciens rendaient un culte.



 

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 16:43

Pourquoi l'image de saint Michel est-elle si répandue en France ?

C'est depuis longtemps le pays de la dualité

du "diable" et des chasseurs de "diables" !
&
Très souvent, l'archange est vu comme terrassant le diable !

C'est alors s'enfermer dans la dualité bien-mal
et ne pas percevoir les choses dans leur justesse.


Vitrail de l'église de Vallausaine, Vaucluse.

Le dragon à queue de serpent porte des cornes ;
il est ici traité en ennemi duquel il convient d'être défendu !
L'Énergie de l'archange saint Michel
fait simplement le lien de ce qui est en haut avec ce qui est en bas,
sans notion de bien et de mal,
puisque les Énergies Telluriques et Cosmiques
sont complémentaires et non opposées.
Elles forment une unité-duelle
nécessaire à la création toujours neuve
d'instant en instant.
Le pôle céleste, créateur, positif,
et le pôle terrestre, récepteur, négatif
sont indissociables,
le haut n'étant ni mieux ni plus mal que le bas,
et faisant "l'unité d'une seule chose".

Comme dans un montage électrique
tout court-circuit induit une panne,
toute rupture de cette unité duelle induit
la maladie dans le corps physique
et, dans le corps social,
les mésententes, les conflits, les guerres...
 
Le mental humain coupé de la Source de Vie
est seul cause des malheurs et maladies
qui touchent les individus comme les collectivités...

SAINT MICHEL ET LE DRAGON

L'ARCHANGE SAINT MICHEL AU MONTE GARGANO

LA TRIPLE IMAGE DE ST MICHEL ET LA VIERGE NOIRE DE SOUBREBOST



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 15:25

L'île de Mouli , reliée maintenant par un pont à celle d'Ouvéa,

fut un des derniers paradis mythiques !

Pierre Dumaï y donna un exemple unique

de ce que fut la démocratie tribale !



©Photo R. R. M.

Pierre Dumaï, Grand Chef de la tribu de Mouli,

photographie prise en octobre 1995,

peu avant son passage "de l'autre côté".

En nangoné, l'une des langues vernaculaires canaques,

le mot "mort" n'existe pas !

Mort se traduit par : "celui qui est passé de l'autre côté".

Voici des textes émouvants le concernant.
Ils sont extraits d'un livre dont je ne connais ni l'auteur, ni le titre,
ayant retrouvé les photocopies de ces quelques pages seules
dans un dossier ancien
 où les références ne furent pas notées.
C'est grand dommage !
Mais ces témoignages valent d'être lus !
Que nos politiciens s'en inspirent 
quant à la véritable démocratie sans démagogie,
le sens des responsabilités et du bien commun,
quelle que soit la taille de la communauté où ils oeuvrent !








voir :

http://batisseurs.utopies.free.fr/mouli.html


L'ARRIVEE DES BLANCS A OUVEA, L'UNE DES ILES LOYAUTE DE NOUVELLE-CALEDONIE, VUE PAR LES CANAQUES

LA NOUVELLE-CALEDONIE, LES RACINES DE LA CRISE ACTUELLE





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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 10:49

Sur les chemins de la Vouivre, en pays cathare...


La Croix de Morenci,

à Lavelanet, en pays cathare


Montségur vu depuis la croix Morency.

Merci à "Marsamele" qui nous a indiqué ce lieu
dans son commentaire du 27/11/2008 sur 
LA VOUIVRE EN CREUSE



©Photo Magdala.

La croix Morency.


©Photo Magdala.

  

  Nous venons de Pierre Bussières dans le Limousin : en passant par Lavelanet, lieu où l'on est lavé là net ! LAVELANET ET LES CHEMINS DE LA VOUIVRE QUI SENTENT BON LA NOISETTE...
     Au-dessus du village de Benaix, à 890 mètres d’altitude, se dressent des masses rocheuses calcaires face au massif de Tabe. Près de ce site néolithique, sur un monticule, est dressée une croix massive, rude. Taillée dans la pierre d’un mégalithe, elle a subi récemment des tentatives de destruction : en 1972, un chasseur a tiré dans le visage central, le détruisant pratiquement. Puis une voiture l’a percutée de plein fouet !

Elle a donc été restaurée.

 

     Le visage ovale, aux traits rudes, sculpté en haut-relief, peut être celui d’un « Bonhomme », d’un Parfait cathare. La croix est en lien avec la Roche dite « Fougasse », qui est en réalité une Roche Solaire, et la forme ronde du visage est alors une l’image solaire du Christ ressuscité au centre de la croix. Les Parfaits devaient connaître le secret de la Roche dite « Fougasse » ou « pierre du sacrifice ».
Souvent les signes sont anodins ! Entendez au vrai sens : ils dénouent les noeuds, les nodules !

     La Langue des Oiseaux décrypte son nom : « mort-en-ci », évoquant la mort de l’égo mineur en ce lieu d’initiation, car les pierres néolithiques ou celtiques dites « pierres de sacrifice » sont des lieux d’initiation, de mort à soi-même et de résurrection, de seconde naissance, et non des lieux où avaient cours des sacrifice humains sanglants ! Tout comme le rituel illustré par le vitrail de l'église Sainte-Croix à Pierre Bussières : DANS L'EGLISE SAINTE-CROIX DE PIERRE BUSSIERES (LIMOUSIN) UN VITRAIL ILLUSTRE UN ANCIEN RITUEL D'INITIATION CHRETIEN...


     Les deux cercles superposés forment un 8 ; symboliquement le cercle du haut est celui du Ciel et le second celui de la Terre : Comme la huitième lettre de l’alphabet, le H, le huit (H ou IT) illustre l'adage d'Hermès le Trismégiste qui énonce : "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas comme ce qui est en haut pour faire le miracle d'une seule chose."(La Table d'Emeraude) Ce peut donc être justement le lemniscate de l’infini, ce qui n’est pas contradictoire mais, dans l'unité des opposés,  complémentaire.
Les deux cercles ont été véritablement sculptés dans la masse pour obtenir un relief épais et bombé, tout comme le visage d’ailleurs, avant qu’il n’ait été endommagé puis restauré.

     Sur la symbolique du 8 et du H, voir notre livre :
 "La Métaphysique des chiffres, tous les chiffres ne disent qu'unité" (
http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/chiffres.html).

     A la base de la croix est gravée la date de 1789. Aurait-elle été érigée à cette date ? C’est bien peu probable. La somme des 3 premiers chiffres est 16 et le 9 est celui du  nombre de marches de la Roche de la Creuse ! Dans Le secret de la Roche aux 9 marches

(Platon le Karuna, p. 20), il est écrit en parlant de l'Origine : "Ils furent d'abord 16 Inités, puis ces 16 se multiplièrent par 9 et le chiffre total fut les différents ruisseaux de la Connaissance qui se répandirent dans le Monde." La somme totale est 23 : nombre premier qui montre que la dualité se dépasse par le trinaire qui seul permet le retour à l’Unité. 23 donne 5, la 5e dimension à incarner, la quintessence, le chiffre de l’Homme, évoquant le pentagramme des Parfaits que l’on retrouve dans la grotte de Bethléem à Tarascon-sur-Ariège. 

     Tout près, une simple pierre, avec une marche taillée dans la masse, et sur le plan, la gravure d'une croix assez profonde :
                                               


                                 ©Photos Magdala

     La croix, symbole universel depuis la nuit des temps.
     "La plupart des doctrines traditionnelles symbolisent la réalisation de l''Homme Universel' par un signe qui est partout le même parce que (...) il est de ceux qui se rattachent à la Tradition primordiale : c'est le signe de la croix, qui représente très nettement la façon dont cette réalisation est atteinte par la communion parfaite de la totalité des états de l'être, harmoniquement et conformément hiérarchisés, en épanouissement intégral dans les deux sens de l''ampleur' et de

l''exaltation'". (Réné Guénon, Le symbolisme de la croix, Editions Véga, 184. p. 25)
      Depuis l'Origine, du culte mazdéen jusqu'à nos jours, les lieux sont marqués...

      Depuis la croix, ne manquez pas, en suivant les flèches, d'aller visiter l'atelier de Michel Lavoine, artisan à Bénaix, qui fabrique et vend de très beaux puzzles en bois peint pour les enfants, et toutes sortes de jouets en bois.



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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 21:09

Sur les chemins de la Vouivre, dans le Limousin,

l'église Sainte-Croix de Pierre-Buffières,

Péira Bufíera en occitan.




Elle fut construite au XIème siècle
par un Goscelin de Pierre-Buffière,
et fortifiée au XIII ème siècle.

Nous sortons de l'autoroute sur une intuition
et nous arrivons devant cette église
ouverte un jour de semaine, à midi,
ce qui est rare actuellement !

©Photo Magdala.


Tout de suite, nous sommes saisis...
L'énergie est là !
Tout est équilibre et harmonie.
Trois marches pour monter à l'autel,
trois sièges  dans le choeur,
... et nous sommes trois !
le trinaire est partout,
comme déjà, sur la voûte, ces trois croix,
dont la plus grande indique
la Voie du Coeur rayonnant
qui remplit la couronne d'épines de l'Incarnation:

La voie du coeur dans les diverses traditions : le bouddhisme, le christianisme, la chevalerie…

©Photo Magdala.

              Dans le choeur, un très beau vitrail du Christ en Gloire, la tête illuminée à notre entrée par le soleil.

 

©Photo Magdala.

La petite scène au bas du vitrail
attire toute notre attention ;
c'est une véritable illustration
d'un rituel de mort et de résurrection
qui est exposé là !

 ©Photo Magdala.

            La scène se passe dans un temple.
L'évêque est reconnaissable à sa crosse ; 
en habit liturgique, il ne porte pas la mitre mais la couronne de la royauté, tout comme la dame debout à ses côtés, qui peut être la supérieure du couvent bien qu'elle ne porte pas la crosse comme sainte Ségolène (
QUAND L'ABESSE D'UN MONASTERE PORTAIT LA CROSSE TOUT COMME L'EVÊQUE !  ).Ils forment un couple que l'on peut dire alchimique.
          Ils bénissent l'adepte qu'un acolyte aide à se relever. Celui-ci est très androgyne. Il était étendu sur une croix, sous laquelle se trouvent deux autres croix superposées, comme un escalier. Les trois croix de la voûte indiquent leur sens. Mort à lui-même, mort à tout ego inférieur, l'adepte voit en lui la Vie Véritable res-suscitée.
      Les trois marches, les trois croix, sont les trois plans de l'être humain : physique, émotionnel-relationnel et mental qui mènent à l'Autonomie, à l'Amour rayonnant du Coeur du Christ, à l'Energie Christ en nous, comme le montre le haut du vitrail.

      C'est là le témoignage d'un ancien rituel opératif
      que seuls des Connaissants pouvaient initier...

  Un magnifique tableau de saint Michel
     attire notre attention :

©Photo Magdala.

Jonction des Energies Cosmiques et telluriques
qui forment une unité-duelle.
SAINT MICHEL ET LE DRAGON

Puis un autre clin d'oeil plein d'humour :
ce Christ orthodoxe :

©Photo Magdala.

Que signifient ces trois lettres ?
Faute de connaître la langue utilisée,
nous avons recours à... l'anglais
W-O-N : gagné, remporté !
Et par retournement :
N-O-W : maintenant !

Évident non, lorsqu'on revient du No-Where !

EVENEMENT ARTISTIQUE EUROPEEN, LE NOWHERE 2009 DANS L'ARAGONAIS

De Pierre-Buffières, la Vouivre nous amena
jusqu'à Lavelanet
LES CHEMINS DE LA VOUIVRE QUI SENTENT BON LA NOISETTE...





  

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