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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:03

Conférence vidéo à L’Entrepôt


7/9 rue F. de Pressensé, 75014 Paris.

 &

le 24 septembre 2009-09-03

 

19h30, entrée 10 euros (tarif réduit 7), durée 1h30.

 

La Mère Universelle, Serpent Premier

 
 

par Robert-régor Mougeot,

 co-auteur de "La Vouivre, un symbole universel" (EDIRU, 2006)





   - Le Serpent Premier à l'Origine de la Création :

en Egypte, dans  toute l'Afrique Noire,

chez les Aborigènes d'Australie,

au Nouveau-Mexique...
 - Le Serpent attribut de la  Mère Universelle.
 - Les femmes et les hommes à queue de serpent

dans les diverses  traditions.


 

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 07:44

Dans les îles Loyauté,

Ouvéa, île de rêve

de la Nouvelle-Calédonie


©Photo R.-R. M.

 Bord de mer à Ouvéa.


©Photo R.-R. M.

Coucher de soleil sur la plage de Fayavou.

  ©Photo R.-R. M.

 
La case et le vélo pour une semaine de solitude
sur ce lieu paradisiaque !

Mais que content les Canaques d'Ouvéa ?

"L'arrivée des premiers navires européens"


   Ils étaient arrivés par bateau à voile.



La population effarouchée allait se cacher dans la brousse.
   Mais afin de les amadouer, les Blancs offraient des présents
ou encore les invitaient à monter à bord de leur bateau.
   Évidemment les plus vaillants acceptaient l'offre
tandis que les plus hésitants déclinaient l'invitation :
ils craignaient que le bateau ne chavire
car il n'avait pas de balancier d'où instabilité.
   On n'a jamais su  la nationalité des premiers  arrivants.
On ignorait s'ils étaient allemands, français ou anglais.
Ce qu'on savait d'eux
c'est qu'ils nous apportaient beaucoup de choses :
 sacs vides, vêtements, tabac et alcool,
ainsi que des boîtes de conserve.
Ils n'étaient pas restés longtemps à Ouvéa.
   Cependant après plusieurs lunes,
un bateau fit son apparition à l'horizon, c'était encore un autre voilier
chargé de marchandises.
   On vit débarquer sur le sable à l'aide de baleinières
les premiers animaux tels que le cochon, le chien, le chat
et surtout de la volaille.
  Les matelots présentaient à la population
de la marchandise alléchante :
alcool, tabac, manou, vêtements, etc...

   Les indigènes fumaient les crottes de porc
mais refusaient toujours le port de vêtements
car ils considéraient que les habits
n'étaient pas faits pour les Canaques.
   En échange des femmes, on offrait aux hommes du tabac
et surtout de l'alcool.
   C'est à partir de ce moment-là que les gens d'Ouvéa
commencèrent à s'adonner à l'alcoolisme
qui devint un grand fléau dans toute l'île.
Femmes et hommes avaient pris la mauvaise habitude
de se saouler à mort après l'arrivée d'un bateau.
   Des bagarres d'ivrognes devenaient de plus en plus fréquentes.
Il n'y avait plus de sérénité dans les moeurs.


   Pour éviter la confusion,le port du panier fut autorisé
seulement aux jeunes filles de sang royal.
Celles-ci laissaient souvent entrevoir
par le rebord du panier le goulot tentant de la bouteille d'alcool
qui émerge et attire.

  
Ainsi l'arrivée des premiers colonisateurs
fut dénoncée comme un malheur
pour la génération future.

                                                                Wakuba Ianu"





LA NOUVELLE-CALEDONIE, LES RACINES DE LA CRISE ACTUELLE



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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 08:12

                    LA VIERGE NOIRE

     DE LA BASILIQUE DE LONGPONT- SUR-ORGE,

              dans le Hurepoix,

    plus ancienne que celle de Chartres

           à qui elle servit de modèle

                     ***  


       Article paru dans La Lettre d'Ile-de-France - Mythologie en Parisis et en France n°55 et dans la revue Voies païennes 2005.           


     Le Hurepoix ? C’est une région de collines boisées au sud de Paris, entre la Beauce, la Brie et le Gâtinais. Ses capitales sont Montlhéry, Dourdan et Etampes, ancienne capitale du Royaume de France du temps où les rois étaient encore des errants. « Les rois restèrent des errants jusqu’à la fin du Moyen Âge et même au-delà…
[1] » Ici comme ailleurs, aller sur les chemins peut permettre de retrouver tous les enseignements de la Tradition qui sont à la portée de ceux qui ont des yeux pour voir ! Etonnant ! Qui veut se ressourcer véritablement – faire retour à la Source s’entend - vit, chaque fois que cela lui est possible, l’errance sur les chemins de la Vouivre.       
    Qu’est cette Vouivre dont parle si bien Le Pape des Escargots 
[2]? C’est le symbole des énergies telluriques qui innervent la terre, c’est le Serpent-Dragon tant représenté sur les chapiteaux des églises romanes et les gargouilles des cathédrales[3]. La Vouivre donne leurs colorations aux particularismes locaux qu’elle nourrit de son énergie et, sur les points d’acupuncture de la terre, elle rejoint les énergies cosmiques, ce qui donne les Hauts Lieux que sont Orcival, Rocamadour, Longpont-sur-Orge, Sainte-Foix de Conques, Chartres, et tant d’autres, innombrables en fait. Là se sont succédés, au cours des siècles, les pierres levées plus anciennes encore que le celtisme, les lieux de cultes celtes, puis gaulois, les temples dédiés aux dieux des romains. La Vouivre nourrit de son énergie les sources guérisseuses, réputées pour les « miracles » qu’elles opèrent. Par exemple, tant de lieux sont encore marqués par la figure archétypale de saint Roch, pèlerin entre tous et guérisseur de la peste[4].
     Munissez-vous, pour vos pérégrinations, du Bréviaire du Chevalier. Que nous dit-il à ce sujet ? « Vous vous rechargez à la Source du Flux chaque fois que vos pas vous conduisent le long du Flux. Ainsi tout pèlerinage suivant les lignes de force telluriques de la Terre est une possibilité de recharge à la Source. Point n’est besoin pour cela de visiter des villes. Le simple cheminement suffit. Mais sur chacun de ces cheminements, les Points névralgiques vous permettent une parfaite intériorité de ces forces…
[5] » Vos pas vous mèneront peut-être à Longpont-sur-Orge. C’est un plaisir rare que de découvrir sa basilique !    

 



©Photo Alexandrine Vayssac.

  Basilique de Longpont-sur-Orge.




       « Orge » est la déformation de l’ancien mot « orc », signifiant « ogre » ! Quelle déperdition de sens ! Dans les temps anciens, il y avait en ce lieu une initiation dans l’antre de la Vouivre, sous terre ; et l’initiable, dévoré par l’ogre (dans les contes du Graal on parle du royaume de Logres !) faisait son alchimie et ressortait transformé, né à lui-même, à l’exemple de Jonas englouti pendant trois jours et trois nuits dans le ventre d’une baleine et recraché sur le rivage de Ninive, ou de sainte Marguerite « issue du dragon ». Sur la couverture de notre livre, écrit en collaboration avec Kinthia Appavou, La Vouivre, un symbole universel[6], cette sainte sort du ventre du dragon et l’on peut voir encore dans la gueule de l’animal, l’extrémité de la robe bleue de la sainte[7].      
        A la basilique Notre-Dame de Cléry, dans l’Orléanais, on peut voir, sur un vitrail, un blason où est représenté un homme recraché par un serpent, avec la couronne royale : ceci ne peut être que le blason d’un seigneur ayant vécu une telle initiation dans « l’antre de la vuipre » ; il a acquis la véritable royauté qui est celle du corps, du cœur et de l’esprit.      Tout à côté de Longpont-sur-Orge, se trouve Sainte-Geneviève-des-Bois. Les bois ont disparu, mais, dans un quartier totalement urbanisé, il est surprenant de découvrir la source sacrée où est encore maintenu un culte, par certains égards très païens, à sainte Geneviève. Des gens simples viennent boire à cette source, lavent leurs pieds, passent de l’eau sur leurs plaies ou sur celles de leur chien. Celui qui reste là quelque temps peut aisément l’observer. La dévotion est très populaire : beaucoup de fleurs, de bougies, d’images saintes. C’est à la fois chrétien et païen, émouvant par la simplicité et la confiance des gens qui viennent là pour être guéris.  
 
 

 

 


©Photo Alexandrine Vayssac.

Grotte de sainte Geneviève à Sainte-Geneviève-des-Bois.

  
     Depuis les marais de l’Orc,
Geneviève faisait ravitailler Paris par les barques
lorsque la ville était assiégée par les troupes de Mérovée,
évitant ainsi la famine.
Geneviève ! Voilà bien encore une ancienne druidesse !
Genova veut dire, en langue celtique, « fille du Ciel » ;
 elle est née à Nanterre.
« Nanterre était, en gaulois, Nemeto-durum
(németon = bois sacré, enceinte sacrée, sanctuaire,
 puis ensemble de constructions sacrées formant le temple ;
- durum = lieu empli de mana, lieu fort, forteresse.
[8] » 
   

 

 

                                                                            ©Photo Alexandrine Vayssac.

     Sainte Geneviève.
Basilique de Longpont-sur-Orge.
  

     A Longpont, le culte d’Isis remonte à des temps immémoriaux. Les druides se seraient convertis au christianisme en écoutant les prédications de saint Yon, ou Yvon, et de saint Sulpice, tous deux disciples de saint Denis ; ils attendaient eux aussi « la Vierge qui devait enfanter ». Avaient-ils perdu le sens de ce qu’est, en vérité, la virginité ou bien les premiers chrétiens en maintenaient-ils encore le sens ? Au début du christianisme, on ne sait trop d’ailleurs si ce sont les druides qui se sont convertis au christianisme ou l’inverse ! Il y eut une symbiose telle que l’unité des deux est tangible lorsqu’on voit comment se comportaient les premiers saints irlandais, bretons et autres qui étaient thaumaturges, chamans, druides et chrétiens. D’ailleurs nombre d’églises et d’abbayes, comme celle de Bénévent
[9] dans la Creuse, furent construites sur la divine proportion par tracé du rectangle d’or et de la croix celtique jusqu’à ce qu’un pape interdise solennellement ce genre de pratique !     

 

                                                                      ©Photo Alexandrine Vayssac.

                                                Saint Denis ne serait jamais venu à Longpont,

                          mais ses disciples, saint Sulpice et saint Yon, ou Yvon.


       Dans les environs de Longpont-sur-Orge,les Romains édifièrent un temple à Mercure. Il reste, à l’intérieur de la basilique, une colonne surmontée d’une croix en fer forgé. La légende veut qu’Audierne de Montlhéry, épouse du seigneur de ce lieu, ait saisi à pleine main cette croix portée au rouge sans se brûler. Elle a de fait épousé la cause chrétienne avec une telle foi ardente que les habitants se convertirent. C’est elle qui aurait fait construire la première église ayant subi depuis maintes transformations.    

 

   

©Photo Alexandrine Vayssac.

Colonne de l’ancien temple à Mercure,

christianisée et replacée à l’intérieur de la basilique.



       De l’ancienne abbaye de Longpont, il ne reste rien. Pourtant, tout le territoire est particulièrement sacré.
Ce n’est pas pour rien que, de l’autre côté
de cette petite rivière qu’est l’Orge,
se trouve Saint-Michel-sur-Orge;
saint Michel est le Libérateur
(il a succédé en cela à Mercure) ;
c’est le pôle céleste nécessaire qui maîtrise l’Energie tellurique en maintenant de sa lance le dragon-vouivre à sa juste place
pour que fonctionnent ensemble énergie tellurique
et énergie cosmique – deux aspects d’une même énergie,
le Ciel et la Terre, le yang actif et le yin réceptif.
 Les « courts-circuits » du mental humain viennent interférer
et empêchent la juste manifestation ;
l’énergie est alors déviée,
donnant les guerres dans le corps social,
les maladies dans le corps humain,
par la méconnaissance orgueilleuse
des lois cosmiques connues jadis.       
       Lorsque l’on observe le portail d’entrée de la basilique, on peut voir sur le pilier central la Vierge,
très hiératique, les pieds sur deux vouivres ;
ce qui symbolise la maîtrise des énergies telluriques, la maîtrise du binaire de la manifestation.
 

   

 

                                                                               Vierge du portail,
            avec les pieds sur les deux vouivres.

  

     Il en est de même d’ailleurs pour le Christ du grand portail de la cathédrale Notre-Dame à Paris ; il a lui aussi les deux pieds sur les vouivres. Si l’on entrait par ce portail qui est hélas toujours fermé, on descendrait de nombreuses marches qui montrent bien que l’on descend sous terre. Du haut de ces marches, la vue de l’édifice est grandiose.
     Le culte de la Vierge Noire de Longpont succéda donc à celui d’Isis ou se confondit avec lui pendant de longs siècles. La source sacrée resta longtemps derrière le maître autel ; elle aurait été murée il y a peu, aux alentours de 1950. Un morceau de l’ancienne Vierge Noire serait contenu à l’intérieur de l’actuelle Vierge Blanche dénommée Notre-Dame de Bonne Garde. D’après Pierre Gordon qui l’a vue, « une petite figurine noire (0,30 mètres) en poirier, et datant du XVIIe siècle, lui tient compagnie, sous le nom de Notre-Dame de Bénédiction.
[10] » Celle-ci a depuis disparu !
    La basilique a tendance à s’enfoncer dans un terrain marécageux, ce qui rend impossible les fouilles. Il y aurait tout un réseau de souterrains qui communiquaient avec le château de Montlhéry et jusqu’à Brétigny-sur-Orge. Une légende parle du trésor de Longpont qui aurait été enfoui sous la basilique au moment de la Révolution. Le véritable trésor était l’initiation que l’on recevait en ce lieu ! Souvent les trésors souterrains gardés par la Vouivre ne sont pas ceux qu’on croit ! Ils ont une valeur bien plus inestimable que l’or vulgaire ! Tout comme le trésor de la Vouivre des contes n’est pas la pierre précieuse, l’escarboucle qu’elle porte sur le front, mais le troisième œil qu’elle symbolise.     
     « D’après la tradition, la Vierge Noire de Longpont était primitivement logée dans le creux d’un chêne. Autrement dit, elle se confondait avec le mana transcendant d’un arbre divin. C’est là qu’elle fut découverte par des bûcherons. Cinquante ans avant notre ère, les Carnutes étaient venus en demander copie. Elle passait en conséquence pour plus ancienne que la Mère de Chartres.
[11] »
     Saint Yon, qui évangélisa la région et laissa son nom à un petit village voisin, fit construire là un oratoire et aurait fait connaître le sens chrétien à donner à cette effigie païenne. La Vierge Noire de Longpont est ainsi devenue une Virgo paritura, l’une de ces vierges qui devait mettre au monde ; on a voulu en faire remonter l’origine aux druides. Il est évident que l’inscription des mots latins Virgini paritura n’a pu être que très tardivement associée à la statue trouvée par les bûcherons et suffirait à montrer la supercherie d’une christianisation tardive. Longpont a donc précédé Chartres pour ce qui est de la Mère Noire ! «  A Chartres où le puits sacré et la sainte Mère noire avaient été d’abord, semble-t-il, laissés en dehors du sanctuaire chrétien, ils furent englobés dans la cathédrale nouvelle, construite au XIe siècle par Fulbert
[12]. » Cet ancien puits sacré des Celtes a été baptisé « puits des Saints-Forts ». Personne ne sait pourquoi ! La Langue des Oiseaux[13], maintenue par les alchimistes, les trouvères, les fidèles d’amour, décrypte : F (Feu), O (eau), R (air), T (terre). Les saints sont vraiment forts qui ont la maîtrise des quatre éléments ! De plus S est le symbole de l’Energie du Serpent !      
      Dans le chœur de la basilique, sur la voûte une fresque grandiose du XIXe siècle vient d’être entièrement restaurée. Elle représente la Vierge Marie sortant du chêne druidique, tenant dans ses bras l’Enfant Jésus tandis que les anges jouent de la trompette. Cette fresque grandiose évoque la continuité du druidisme et du christianisme. De chaque côté sont peints des évangélisateurs conversant ou prêchant à des druides, ainsi que des saints : Anne, Louis, la reine, Audierne de Montlhéry, et jusqu’à saint Jean Vianney !
   

 

 


Fresque du chœur, Vierge à l’Enfant sortant du chêne druidique.
Réalisée par F. Zbinden en 1901-1902 et restaurée en 2002.
  ©Photo Alexandrine Vayssac.


     Jusqu’à l’époque de saint Denis, Longpont-sur-Orge a donc été un lieu de culte à Isis, tenu par les druides. 
     Cela peut surprendre, mais bien avant ce qu’on a appelé le celtisme, des liens étroits existaient avec l’ancienne Egypte et les habitants de nos contrées ; les anciens lieux de culte à Isis sont fort nombreux en France. Ce n’est pas pour rien que notre capitale actuelle s’appelle « Paris
[14] » et que la région Ile-de-France s’appelait jadis « Parisis » - entendez par Isis ! La monnaie frappée par Hugues Capet s’appelait le parisis. Isis est l’ancêtre de nos Vierges Noires, tout comme la grande déesse Annis de la tribu des Tua-Té-Danna, nommée « Black Annis[15] ».
      En Inde, la figure de la Mère Noire est Kali, ce qui signifie « la noire ». La Mère de Sous-Terre est noire, comme l’obscurité des anciennes grottes d’initiation. « Cette noirceur est-elle la Lumière du Non-Manifesté, la Lumière Noire que la Vierge Noire, l’Isis Noire, le Serpent Primordial symbolisent dans leur essence, “la Lumière d’avant la séparation de la lumière et des ténèbres”
[16] »
      La véritable Vierge Noire qui succède à l’ancienne Mère Noire, étant la Nature Naturante, est représentée normalement sans enfant, ou avec un enfant adulte portant le globe terrestre dans sa main et représentant la manifestation. Bien voir que le but de l’initiation, le retour au point initial, c’est de retrouver l’état de virginité, mais au sens que donnait Maître Eckhart à ce mot : « Vierge, c’est-à-dire un être humain qui soit dégagé de toutes images étrangères, aussi dégagé qu’il l’était alors qu’il n’était pas
[17] », Vierge de toute notion « y compris de la notion de virginité[18] » ! De ce point de vue, dans sa conception, la Manifestation est immaculée ; dès qu’elle est manifestée, il y a maculation, passage de l’unité au dualisme.       
     Certes l’énergie est perceptible à l’intérieur de l’édifice, mais également dans toute la vallée de l’Orge (entendez « Ogre » !). Jadis un long pont de bois traversait cette zone marécageuse. Mais le Long Pont est aussi celui de l’initiation qui fait passer d’une rive à l’autre. Inutile de venir mesurer l’intensité des courants telluriques avec des instruments ! Ils changent de place selon les saisons et leur intensité varie avec des flux importants aux solstices. Tous les Hauts Lieux sont porteurs d’un message cosmique qui « n’est en fait que la démonstration d’une science fort ancienne qui libère l’énergie magnétique d’un lieu de telle manière que celle-ci soit capable d’amener l’homme à une haute spiritualité.
[19] »
     Lorsqu’on se trouve sur un tel lieu, ce qui importe est l’unique énergie de la vie qui se colore en énergie tellurique et en énergie cosmique dans le binaire de la manifestation, et non point les colorations mentales que les hommes y ont projetées ! Druidisme, paganisme, cultes romains, christianisme primitif ou actuel importent peu à celui qui sait aller à l’essentiel, la Tradition primordiale dont ils sont issus. Dans de tels lieux, l’énergie redonne santé
[20] au corps si l’on sait abandonner ses croyances pour vivre tout simplement… Pour cela « atteindre à l’Unique Fin qui est la RENCONTRE avec ta SOURCE DE VIE.[21] »     
     Les pérégrinations sur le chemin de la vouivre en sont un moyen !    

 

    

La croix celtique dominant la basilique.

©Photo Alexandrine Vayssac.

   

 

 

[1] - Georges et Régine Pernoud, Le Tour de France Médiéval, Ed. Stock, 1982, p.73.
[2] - Roman d’Henri Vincenot. [
[3]
- Voir : Kinthia Appavou et Régor R. Mougeot, La Vouivre, un symbole universel, Ed. EDIRU, 2006.
[4] - Voir : Régor, Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire d’après les Enseignements d’Emmanuel, Ed. Les Amis du Désert, 1988.  

[5] Emmanuel, Le Bréviaire du Chevalier, Tome 1, Ed. Le Point d’eau, 1983, p.181.

[6] - Ed. EDIRU, 2006.
[7] - De nombreuses représentations semblables existent, dont par exemple, la statue de cette sainte dans l’église de Saint-Marcel (Berry). Marguerite est la christianisation de Morgane. La sonorité MRG se retrouve dans les deux mots, mais aussi dans MoRGue, MaRGot, Mère-Grand, MèRe-Guérisseuse.
[8] - Pierre Gordon, Les racines sacrées de Paris et les traditions de l’Ile-de-France, Arma Artis, 1981, p. 34.
[9] - Voir : L’abbatiale celto-chrétienne Bénévent-l’Abbaye (Creuse), Guide du visiteur de Jean Conquet, auteur de l’ouvrage : Des Druides aux Compagnons, entre autres.
[10] - Pierre Gordon, Essais : les Vierges Noires, Mélusine, l’origine des contes de fées, Arma Artis, 1983, p. 12.
[11] - Idem, p. 13.
[12] - Id., p. 2.
[13] - Voir : Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, Ed. Le Point d’Eau, 1994.
[14] - Le vocable celtique Par ou Bar, signifie « bateau ». Ainsi Paris porte toujours un bateau dans ses armoiries. La « barque d’Isis », « qui flotte mais ne coule pas », est aussi la nef blanche, le vaisseau du salut. Voir : Pierre Gordon : Les racines sacrées de Paris…, Op. cit.
[15] - Pierre Gordon, Essais : les Vierges Noires, Mélusine, l’origine des contes de fées, Arma Artis, 1983, p.1. Notons que la déesse Annis fut christianisée en sainte Anne, si chère au cœur des Bretons, et dont on ne dit rien dans les Evangiles ! [16] - Notre livre, Le Miroir symbole des symboles, Ed. Dervy, 1995, p.16

[17] - Sermons, Seuil, note 59.

[18] - Emmanuel-Yves Monin, Conférence inédite.

[19] - Jacques Bonvin, Vierges Noires. La réponse vient de la terre, Ed. Dervy-Livres, 1988, p. 127.

[20] - Etre « sain(t) » sans T, c’est faire retour au sein de l’Unité du multiple, révèle la Langue des Oiseaux.

[21] - Emmanuel (Yves Monin), Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage, Ed.du Point d’Eau, 1990, p. 351.        Clip sur les Vierges Noires : http://fr.youtube.com/watch?v=Cs6E7zQo35s      

 


 

LA VIERGE NOIRE SORTIE DE LA CRYPTE PERD SES POUVOIRS

LA VIERGE NOIRE DE CADAQUES, EN ESPAGNE

L'ENERGIE DES VIERGES NOIRES, DES ANCIENNES DEESSES CHRISTIANISEES

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 16:17

 Sur la couverture d'ivoire

de l'Evangéliaire de Gannat,

le Christ crucifié a, sous lui,

le Serpent-Vouivre enroulé autour

du bois de la croix




Dos de l'Evangéliaire en ivoire.

      L'Evangéliaire de l'Eglise de Sainte-Croix de Gannat, conservé au Musée Yves Machelon,  est un manuscrit sur parchemin de la fin du IXe siècle, dont le texte est écrit en « petite caroline », écriture usuelle de la période carolingienne. Il comporte 140 folios, soit 280 pages.

 





Dos de l'Evangéliaire en ivoire.


Longin vient de percer le flanc du Christ.
Dans son agonie, le Divin Sauveur est assisté par les Anges.
Joseph d'Arimathie recueille dans le Saint Graal le "SangRéal" (1).
En bas, l'Ange montre le cercueil vide.
Le Serpent-Vouivre des énergies telluriques
est enroulé autour du bois de la croix.
Ainsi la jonction est-elle faite entre le Ciel,
les énergies cosmiques représentées par les Anges - 
le pôle créateur positif masculin -,
et la Terre, les énergies telluriques -
le pôle récepteur négatif, féminin.

(1) http://langue.des.oiseaux.free.fr/
 
LE CHRIST REPRESENTE SOUS LA FORME DU SERPENT CRUCIFIE



 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 08:09

   La mosquée d'Eyüp,

  lieu de pèlerinage

sur la Corne d'Or turque


               Eyüp a toujours été un lieu saint consacré à un disciple
et porte-étendard du Prophète,
mort sous les remparts de la ville en 670.

               Construite à l’emplacement même où l’on retrouva les ossements d’un compagnon du prophète Mohammed, la Mosquée d’Eyüp fut la première à être édifiée dans la ville après la conquête des Ottomans. Elle demeure aujourd’hui un lieu de pèlerinage où les fidèles peuvent se recueillir devant les reliques du saint.





© Mnémosyne

La mosquée d'Eyüp,
lieu de pèlerinage extrêmement fréquenté.



© Mnémosyne

La tombe du saint attire des pèlerins par milliers.



© Mnémosyne

Le cimetière d'Eyüp, près de la maison de Pierre Loti.

***
"Ces mains qui cueillaient hier les roses

Ce matin, comme je me promenais
j'ai regardé les tombes
Mêlées au sein de la terre noire
j'ai vu les tendres chairs..."

Poème de Yunus Emré, Les chants du pauvre Yunus,
Arfuyen, 2004




© Mnémosyne

Coucher du soleil sur la Corne d'Or,
bien que le soleil ne se couche jamais, malgré les apparences !



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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:05

Les Derviches Tourneurs d'Istambul

et le tombeau de Jalla al Din Rûmi


© Mnémosyne

La Mosquée Bleue d'Istambul,

Le Tekke des Derviches Tourneurs

à Beyyouglu :



© Mnémosyne

Le Grand Maître de l'Ordre Mevlevi à Istambul,
fondé à Konya au XIIIe siècle par le fils de Jalal-al-Din Rûmi.

De son vrai nom Mevlana, Il fut appelé Rûmi, le Brûlé ( par l'Amour).
Il est le plus grand mystique et philosophe de l'Islam turc.
Le Maître de l'Ordre préside l'ayin, le cycle de musique cérémoniale
au cours duquel les derviches tournoient sur eux-mêmes
 en restant dans leur axe,
ce qui leur permet de s'arrêter instantanément
lorsque leur maître leur fait signe.



© Mnémosyne

Ils tournent lentement d'abord,
puis de plus en plus vite, sans heurt,
dans un équilibre parfait.
Ils déploient les bras,
la paume de la main droite dirigée vers le Ciel
pour recueillir la baraqua, l'influx subtil venu d'en-haut,
et la paume gauche vers la Terre pour répandre cette grâce.
Ils pivotent sur le pied gauche en faisant un cercle autour de la piste,
pour parvenir à l'extase et s'unir au divin.
Symboliquement, c'est la ronde des planètes,
des créatures, autour du Soleil,
la Source de la Création.
Ses rayons sont les chemins, en nombre indéfini,
 qui mènent à la Source Originelle

La danse appelée 'sama'  illustre le tournoiement du monde
alors que son centre reste immobile.




"Nous sommes la flûte, la musique est de Toi"
Rûmi, Mathnavi, I, 599.
C'est dans ce livre que se trouve le conte "Les trois Conseils"
in Contes qui coulent de Source, la quintessence du Conte, Régor, EDIRU, 2006.


&&&

Conte
:

« Le tombeau de Jalal al Din Rûmi »


 



             « Un conteur, qui se croyait quelque peu soufi parce qu’il traduisait en perroquet les contes des plus célèbres d’entre eux, regardait un dimanche l’émission Islam consacrée ce jour-là au 800eanniversaire de la naissance de Djalâl al Din Rûmi.

             Le dialogue entre l’animateur et ses deux invités était passionnant. A un moment donné, ils parlèrent du tombeau de Rûmi, précisant qu’il avait été bâti en Turquie, à Konya.

              Ce conteur se leva aussitôt, prit dans sa bibliothèque un Atlas pour voir où était située cette ville afin de s’y rendre à la prochaine occasion lorsqu’il s’immobilisa soudain en entendant le frère derviche qui participait au dialogue citer Rûmi :

 


Tombeau de Rûmi.


“Ne cherche pas sur terre mon tombeau,
mon tombeau est dans le Cœur de Celui qui aime 
!” »  


© Mnémosyne

Mausolée de Konya.

&&&

L'Ange qui enroule le Temps.

Fresque du Monastère de la Chora à Istambul.

Dans l'image reproduite ci-dessous,
"le Temps est censé être déjà révolu,
enroulé sous la forme de l'escargot
au-dessus de la tête de l'Ange."



AngeEnrouleTemps.jpg

"... Et le Ciel se retirera comme un livre qu'on enroule..."

Apocalypse 6/14.


"... Et les temps enroulés dans la nuée

ne s'ensuivront plus,

comme le Soleil et la Lune

ne seront plus le jour et la nuit...

car, en la balance du coeur,

tout est équité, équilibre,

harmonie devant la porte ouverte, 'El Bab' ...

Cela est le Dernier Jugement

et de l'humain, sa plus belle récompense, l'Homme."


Nouvelle Lettre Ouverte à l'Ami sur le Chemin de la Vérité
Platon le Karuna
Les Editions de la Promesse, 2003, p.111

Ecouter La Comptine du Temps qui passe :
http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=ComptineDuTempsQuiPasse






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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 08:26

LA VOIE DU CŒUR

DANS LE BOUDDHISME

 

 L’Ouverture du Cœur, c’est celle du Chakra Anâhata.

La syllabe sacrée YAM

est située au centre du Lotus à douze pétales.


   

 
C’est le Centre de l’Emotionnel Divin,
lorsque le yogin a résorbé toutes les émotions humaines
pour atteindre à l’Emotion sans émotions...

 « Lorsque le Centre  du Cœur s’éveille,
la Divine Energie devient Lumière palpable dans l’être… »

 (Platon le Karuna, La Séparativité,
Editions de la Promesse, 2008,p. 49)

 

 


LE SERPENT KUNDALINI

*** 
  

 

LA VOIE DU CŒUR

DANS LE CHRISTIANISME

Elle est illustrée

par le culte du Sacré Cœur dans l’Eglise catholique,

mais cette dévotion reste souvent encore sentimentale.
 


Vitrail de l’église Sainte-Barbe (Moselle).

Pour saint Irénée, premier évêque de Lyon,
l'Eglise est la source de l'eau vive
qui vient à nous du Cœur du Christ.

 Eusèbe (Histoire de l'Eglise, liv.5), nous dit que
"de la source céleste comme une rosée bienfaisante et fortifiante
descendait sur lui l'eau vive qui s'écoule du Cœur du Christ"
.


 Le culte du Sacré Cœur fut introduit dans l’Eglise
sur l’initiative de sainte Marguerite Marie Alacoque au XVIIème siècle,
religieuse à la Visitation de Paray-le-Monial.
La première image représentant le Cœur du Sauveur
est celle devant laquelle furent rendus
les premiers hommages collectifs au Sacré Cœur,
le 20 juillet 1685,
 sur l'initiative des Novices en ce jour de la fête patronymique de leur Maîtresse.

Il s'agit d'un petit dessin à la plume sur papier - "crayon fait avec de l'encre"
probablement tracé par la sainte elle-même.


   

20 juillet 1685 : l'image exposée au Noviciat
exécutée du vivant de Marguerite-Marie.  


L'image représente le Cœur du Sauveur surmonté d'une croix,
du haut duquel semblent s'échapper des flammes ;
trois clous entourent la plaie centrale,
qui laisse échapper des gouttes de sang et d'eau ;
au milieu de la plaie, est inscrit le mot "Charitas".
Une large couronne d'épines entoure le Cœur,
et les noms de la Sainte Famille sont inscrits tout autour :
en haut à gauche, IESUS, au milieu, MARIA, à droite, IOSEPH,
en bas à gauche, ANNA, et à droite, IOACHIM.

 

 


ÅÅÅ


La Voie du Coeur est celle des saints Céphalophores :

SUIVRE LA VOUIVRE... AVEC LA TETE COUPEE ; SAINT DENIS, LE MARTYR DU MONT MARTRE

SAINTE NOLWENN ET LA VOUIVRE ; VALERIE, SAINTE CEPHALOPHORE ;

SUR LES CHEMINS DE LA VOUIVRE DANS L'AUBE  ...

***



 LA VOIE DU CŒUR

DANS LA CHEVALERIE MEDIEVALE


     


 
Eglise Saint-Martin, Metz.


 
Le centurion Longin perce le flanc du Christ d’un coup de lance,
ouvrant la Voie du Cœur !
Mais pourquoi est-il à cheval,
contre toute évidence et toute représentation habituelle ?
C’est au vrai que Longin représente ici
 le Cabaliste qui, de la pointe de sa lance,
 indique la Voie du Cœur
que souligne son manteau rouge sang qui se soulève dans les airs.


 Selon la légende du Saint Graal,
Joseph d’Arimathie, celui qui prêta son tombeau pour ensevelir le Christ,
recueillit dans une Coupe l’Eau et le Sang du Christ
lorsque son flanc fut percé par la lance.

 



 
La coupe du  Saint Graal :
« Seing-Réal ; Sang Réel
[1] »


 Le Saint-Graal de la littérature médiévale européenne
est le continuateur des symboles de la religion celtique,
le chaudron du Dagda et la coupe de la souveraineté.
Cet objet merveilleux est souvent pour cela un simple plat creux
porté par une pucelle.

Dans le roman en prose La Quête du Saint-Graal,
composé par un anonyme vers 1225,
les chevaliers de la Table Ronde
partent à la recherche de la Coupe du Graal.


http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/liberation/liberation.html

&&&  

 

[1] Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux d’Emmanuel-Yves Monin.
voir
http://langue.des.oiseaux.free.fr/

 

  LA VOIE DU CŒUR

DANS LE CHAMANISME


Dans les enseignements
d'Ochwian Biano, chef indien Pueblo,
du nagual toltèque Don Juan
à Carlos Castaneda,
de l’Indien Kogi Ohiyesa





Indien Kogis.
Les Kogis font retour sur les terres de leurs ancêtres Tayronas,
sur les terres de "LA LUNA" que l'association Tchendukua les aide à racheter :
http://www.tchendukua.com/



                 L’écoute du cœur est bien loin d’être celle du mental ratiocinant de l’homme dénaturé. Ochwian Biano, chef indien Pueblo, déclarait que « les Blancs étaient fous parce qu’ils prétendaient penser avec la tête » ! Lui, « il pensait avec le cœur » !

               Don Juan Maltus, le nagual toltèque, disait à Castaneda qu’entre deux voies, il fallait toujours choisir « la voie qui a du cœur2 », celle qui ne laisse pas l’homme dans les désirs troubles de l’ego. L’ouverture du cœur est le passage obligé vers lequel avance tout être humain sur la voie, quelle que soit la Tradition à laquelle il se réfère. Alors, le véritable Ego de l’homme est l’essence du monde et le mental illuminé devient le Haut Intellect qui exprime l’Intelligence divine.

                 Le chaman se doit de rendre aux énergies leur nature première, aux choses leur juste valeur pour, dépassant la dualité, accéder à la liberté. L’ouverture du cœur est inconditionnelle et la sincérité en est le fruit.

            Qui peut dire connaître l’essence des choses ? La vie enseigne, même et souvent à son insu, celui qui sait reconnaître qu’il « ne sait pas ». Ce vide crée comme un appel d’air et, à cette demande du cœur correspond une réponse souvent inattendue, surprenante, qui n’a rien à voir très souvent avec ce qui nous est connu, familier. C’est « déroutant » ! Combien de fois ne faut-il pas accepter de changer de route, de mourir à soi-même ? « Là où tu trouves ton cœur, dépose ta tente », énonce un proverbe arabe. Ce vide est silence et, de lui seul, peut jaillir l’inspiration authentique et la force calme, sereine qui permet d’assumer sa vocation d’homme. L’Indien Ohiyesa affirme : « Le silence est équilibre absolu du corps, de l’esprit et de l’âme. L’homme qui préserve l’unité de son être reste à jamais calme et inébranlable devant les tempêtes de l’existence.3 »

               Dans le cœur réside l’ultime aboutissement de toute recherche, au Cœur du cœur de son cœur, là où les dieux ont caché à l’homme son immortalité, comme il est dit dans un conte indien traditionnel. C’est dans le cœur que se trouve le point d’intersection entre la captivité et la libération, la captivité des désirs, la libération de toute souffrance. Il ne sert de rien de ruminer le passé, il ne sert à rien de se faire du souci pour les difficultés à venir. Quant au présent, il s’agit de le vivre, loin des vaines spéculations, interprétations et justifications stériles. C’est pourquoi le chaman assume la matière, sa matière, et ne se paye pas de mots.


1 Voir Régor, Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch et sa Vie Exemplaire d'après les Enseignements d'Emmanuel, Les Amis du Désert, 1988. http://saintroch.energie-manifestee.net/index.html 
2  Le Don de l’Aigle, Gallimard, 1995.

 Cité dans « Ici et Ailleurs », Lettre d’information, Tchenduka, n° 8, Mars 2003 (Association au service des Indiens Koguis de Colombie). http://www.worldwisdom.com/public/authors/details.aspx?ID=6

DEPASSER LES TECHNIQUES DU NEO-CHAMANISME OCCIDENTAL




 



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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 08:05

Les vérités essentielles

sont souvent maintenues par les images !




Ainsi ce carreau de la cuisine en faïence

 du musée de l'hospice Comtesse à Lille, XVIIe siècle.

&&&

La Licorne, c'est l'Esprit, les énergies cosmiques donc,

et la queue du dragon, les énergies telluriques.


LA DIANE A LA LICORNE DE LA PORTE ROUGE DU CHATEAU DE RARAY

http://fontaine-jouvence.over-blog.com/article-20915146.html

http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/damelicorne/damelicorne.html



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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 09:23


A Nuremberg, au coeur de la Bavière,



cette sculpture,

l'étrange nef du pélican !


© Jacques 

le désespoir de l'exode
de la déportation...

© Jacques 

Et cette autre barque portant des désespérés!

© Jacques 

© Jacques 

© Jacques 


 


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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 13:31

Lavelanet, en pays d'Olmès,

au coeur du pays cathare...

sur les chemins de la Vouivre



 


"Lavelanet" vient de l'occitan avelana
et  du latin
avellana qui signifie noisette !

Dans son commentaire de notre article
L'ENERGIE DES VIERGES NOIRES, DES ANCIENNES DEESSES CHRISTIANISEES
Pégase a écrit :

          "Bonjour... Les Vierges noires... la Vouivre...  l'architecture sacrée... et bien entendu les Traces sacrées,  voilà ce que Monsieur Serge Henneman connaît bien. Il en parle peu (comme tous ceux qui ont la con-naissance !). 
           Parler de ceci est difficile car on ne peut pas "mentaliser" ces choses-là, mais Vivre avec, être en contact... savoir mettre le "genou droit " en Terre... mais par-dessus tout ! il faut Oser tout quitter pour s'avancer - Seul - sur "le petit chemin qui sent la noisette""! 

         Son conseil a été suivi ! L'une des personnes de notre trio pérégrinant sur les chemins porte le nom du village de ses ancêtres, Vayssac, près de Rodez, nom qui en gaulois, signifie noisetier ! Et ils sentent bon la noisette, ces sentiers de la Vouivre, dans l'Aube, dans le Bourbonnais, en Pays Cathare, dans la Creuse...


          Merci encore à M. Serge Henneman qui lança en son temps la revue Arkologie. Celle de février 2001 a bien voulu publier l'article "Les vibrations de la vie ou les spires du serpent" (p. 33), l'un des chapitres du livre DU TISSAGE DES FORMES AUX ENTRELACS DE LA VIE entièrement disponible sur :
http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LivresEtReferences


          Certes de tout temps, le noisetier est symbole de sagesse et de justice. De plus il avait le pouvoir 
de conférer la fertilité, par l'abondance de ses fruits. Il était support d'incantation pour les druides qui gravaient dans son bois les ogam.

          La baguette de coudrier, autre nom du noisetier,  taillée en fourche, est utilisée par les sourciers pour détecter l'eau souterraine ; cette coutume remonte aux Celtes, et sans doute leur est-elle antérieure. Les travaux d'Yves Roccard sur la baguette de sourcier donnent une explication scientifique du phénomène (lire La science et les sorciers, Dunod, 1989).
          La noisette, symbole de science, de patience et de constance est chantée par le mystique :
          "Il me fit alors pareille au noisetier qui tôt fleurit dans les bois sombres et longtemps laisse attendre ses fruits désirés."         

(Hadewij d'Anvers, béguine flamande du XIIIème siècle)

          Parler des Vierges Noires, de la Vouivre, des Traces sacrées... est certes difficile ! C'est par le Haut Mental qu'une approche est possible, mais 
l'essentiel du vécu n'est pas écrit, il n'est dit que de bouche à oreille et même le plus souvent ne peut l'être... 
           Les écrits mettent sur la piste... A preuve, le commentaire reçu !

Voir l'article d'Alexandrine Vayssac : NOTRE-DAME DE BEAUTERTRE, LA VIERGE NOIRE DE LOCHES où il est question des Vierges Noires faites dans le bois du noisetier comme celle de Loches.

                                                                      



                                                                     

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