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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 15:47

Les tensions actuelles en Nouvelle-Calédonie

et quelques-unes de leurs racines...


Il y a les belles images rapportées de ce pays merveilleux !

© Régor

Dans le nord de la Grande Terre,
entre Thio et Canala.


© Régor


© Régor

Entre Thio et Canala.


Il y a les belles images folkloriques !
Mais elles évoquent des racines canaques...























© Régor
© Régor

© Régor

Grand Couli.

Et derrière cela, le drame...

Terre traditionnelle des Canaques,
ceux-ci sont devenus minoritaires chez eux
du fait de la colonisation
et de l'immigration venue d'Asie,
encouragée dans ce but !



Canaques, 1880.



Jean-Marie Tjibaou, né en 1936 à Tiendanite.
Fils d'un chef de tribu, il a été ordonné prêtre à Hienghène en 1965.
Réduit à l'état laïc, ce leader indépendantiste canaque
a été assassiné le 4 mai 1989, par un Canaque,
alors qu'il menait la Kanakie vers l'indépendance,
dans la paix et la négociation, à la tête du FLNKS
(Front de Libération nationale kanak et socialiste).


© Régor

La maison de Jean-Marie Tjibaou, dans son village tribal.


© Régor
© Régor

La côte à Hienghène
.

© Suzanne Duquesne

© Suzanne Duquesne

Centre Jean-Marie Djibaou à Nouméa.


Mais déjà, avant Jean-Marie Tjibaou, il y eut 
Éloi Machoro
 né en 1945 dans la tribu de Nakety, près de Thio.
 Il effectua ses études au séminaire de Païta,
près de Nouméa (la capitale de l'île)
avant de prendre la tête du FLNKS.
Le 12 janvier 1985 au matin la gendarmerie
déclenche une opération pour libérer la maison d'un Européen
 occupée par le FLNKS.
Il était le plus charismatique des leaders indépendantistes,
et donc détesté des Caldoches
(les Européens de Nouvelle-Calédonie)
qui approuvèrent sa mort voire manifestèrent leur joie
à cette occasion.
Pour le FLNKS, la mort d'Éloi fut un assassinat politique
(ce qui n'était évidemment pas le point de vue officiel...).


© Régor

Le lieu dit "de l'embuscade" :


© Régor

Les mines calédoniennes et leurs exploitations,
la pollution qu'elles engendrent,
sont au coeur du problème.


© Régor

Vers Poro.

Lire l'excellent livre d'Epone Jouve:
Tiébaghi, mémoire d'un village minier,
à la Maison du Livre, Nouméa.
(vient de paraître)

&&&


Mais quelle libération l'humain peut-il attendre sur cette Terre ?

Partout, les germes de guerre et de meurtre prolifèrent.
Comment mettre un terme au drame ?

             La descendance de Caïn se doit de renier son terrible héritage ! Sallah Stétié confie : « Je pense que tant qu’un homme est capable de tuer de sang-froid un autre homme, on n’est pas sorti de la préhistoire, et cela quelle que soit la complexité de nos sociétés, quels que soient nos raffinements éthiques ou esthétiques, quelle que soit notre technique ou notre technologie. Si, dans une société qui jouit de tous ces bien-faits, il se trouve un homme capable d’en tuer un autre, de l’éliminer par la violence, on est encore dans les temps obscurs de l’humanité, puisque les valeurs acquises par celle-ci continuent à s’avérer inefficaces et inopérantes.[1] »


[1] Sallah Stétié, Entretiens avec Gwendoline Jarczyk, Albin Michel, 2004.






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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 17:50

SAINT MICHEL


© Jacques 

Dans une église de Cambridge,
cette statue de saint Michel, chef des milices célestes.

Voir

SAINT MICHEL ET LE DRAGON

L'ARCHANGE SAINT MICHEL AU MONTE GARGANO


LA LICORNE




© Jacques 

Certes, ce sont des chaînes d'or

qui lient cette Unicorne à sa Foy comme le dit la devise !

Mais qu'est la Licorne ?

LA DIANE A LA LICORNE DE LA PORTE ROUGE DU CHATEAU DE RARAY

L'ARCHE ET LA LICORNE 

La Licorne

de la Fontaine de Jouvence
 

FontaineLicorne.JPG


De la pointe de sa corne torsadée par trois, 

la Licorne purifie la source empoisonnée

pour en faire une Fontaine de Jouvence
.

(Tapisserie du Moyen Âge)

 

 
FontaineJouvence.JPG

Fontaine de Vie
ou Fons mercurialis.
Rosarium, 68, (a).



 
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 09:17


Ah ! Qu'elles sont sympathiques,

ces deux images du "Diable"

prises à Cambridge à l'intérieur d'une église !



© Jacques 

Content ! 

Tête cornues !
Oreilles en pointe !
Pieds fourchus !
L'oeil rieur...

ou triste!

© Jacques   

Pas content !

Mais qu'est le diable en vérité ?



L’Ancien Testament n’oppose pas le Diable à Dieu qui n’agit,
dans le livre de Job, qu’avec son autorisation.


               « Dieu est donc, dans l’Ancien Testament, à la fois le Bien et le Mal. Le Diable n’est que son serviteur et l’on ne trouve jamais de conflit qui colore si fortement le Nouveau Testament, où le Diable apparaît toujours comme l’ennemi de Dieu et le “Prince de ce Monde” en opposition avec le Roi des Cieux. Dans sa reddition à la volonté suprême, la théologie vétéro-testamentaire ne conçoit qu’un pôle unique dans l’univers, et le Diable n’y tient jamais qu’un rôle harmonisé avec les volontés du Créateur. [1] »  

              Un proverbe juif le souligne ! « Dieu se promène avec le Diable sous son bras. »

              Les représentations de Dieu et du diable, de l’enfer et du paradis sont nées de l’imagination fantasmatique humaine.

               Le diable, l’obstacle, la dualité, sont nécessaires pour que l’Homme réalise sa vocation. Ce sont les obstacles qui obligent à grandir…

              La personnification de ce qualificatif de “Satan” relève du mental humain. Une forme pensée est née de la peur ; elle a grossi durant des siècles et ses fruits amers permettent de la juger.
             Dans la Langue des Oiseaux (http://langue.des.oiseaux.free.fr/), Satan est l’Energie (S) manifestant (A), depuis le Principe (^), la Terre (T), la dualité donc au regard de l’Unité. Diable a le même sens : d’I-A-Ble, depuis l’axe de la manifestation, ce qui coupe la “boule” (BeLe) en deux (dia)
[2].

               La manifestation ne peut se faire que par la rupture de l’Unité primordiale. Mais le mental humain surajoute à ce juste dualisme, une dualité parasitaire. Là est l’erreur de l’ego inférieur. Viennent alors les notions de bien et de mal qui faussent toutes choses.

             Satan est un très ancien schème de Kabbale, méconnu par des pasteurs aveugles ! « Le sens irréel, stupide, néfaste, que ces personnes donnent à Satân, indique, à n'en pas douter, qu'en ce qui concerne la langue sacrée, le monde judéo-chrétien est mené par des analphabètes, et qui veulent l'être.[3] »

 

              Ne faut-il pas distinguer d’une part l’imagination vraie qui produit une représentation du monde permettant de trouver le Chemin des Etoiles, entendez l’accès à l’existence au-delà du temps, de l’imagination fantasmatique qui a produit aussi bien certaines représentations infantiles d’un Dieu-Père barbu que d’un Diable noir et cornu ! Il y a un au-delà de ces imageries simplistes…

 

 

 


[1] Gérard Messadié, Histoire générale du Diable, R. Laffont, 1993, p. 331.

[2] Voir Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux alchimique, 1982 (4e édition 1994), Le Point d'eau..

[3] Carlo Suarès, Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, R. Laffont, p. 23. 

 
 
MichelVolvic.JPG.JPG
 
Vitrail de l’église de Volvic (Auvergne).
 
L'image de saint Michel maîtrisant le dragon, si répandue dans toutes les églises, nous enseigne que le Principe Lumineux, dont il est le représentant, ordonne et dirige, tout en le maintenant à sa juste place, le Dragon représentant les forces chaotiques inconscientes. Comme ici à Volvic, le christianisme identifie très souvent ce Dragon au Malin, et nous fait tomber de nouveau dans la dualité « bien-mal ».




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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:49

Le 15 août est le jour de la fête de la Vierge

 et, plus anciennement encore,

celle des moissons.

Un article de Patricia Martin


"Bonjour à tous,
 
     Je vous souhaite de très bonnes vacances d'été. Beaucoup de repos et de soleil.
 

 
      Le mois d'Août est le mois des moissons.
      Le 15 Août est la fête de la Vierge, et dans nos villages fête des moissons.
 
      Les moissons sont le moment où le potentiel de la terre à donner la vie s'actualise dans toute sa splendeur et nous invite à de nombreuses festivités centrées sur le symbolisme de la nourriture.
 
      La tradition européenne appelle cette fête sacrée des moissons "Lammas" qui vient du vieil anglais "hlaf-maesse", qui signifie messe des pains. Cette période est marquée par des réjouissances, concours de moisson, jeux d'action... De nombreuses foires de campagne et fêtes estivales ont lieu à ce moment-là.
 

 
     On peut penser que nos ancêtres, grâce à leur sagesse, nourrissent autant notre âme que les récoltes nourrissent notre corps. Le dieu celte Lugh avait, dit-on, ordonné une fête commémorative en l'honneur de sa mère bien-aimée Tailtiu au début de la saison des moissons, et c'est de là que vient l'origine d'un autre nom donné à cette période, d'origine celte "Lughnasadh". Période où on organise des jeux et compétitions. Peut-être l'origine des Jeux Olympiques qui avaient lieu tous les 4 ans entre le 6 Août et le 19 septembre?
 
      Saturne dieu de l'agriculture, des moissons et de l'orge en particulier.
      Dans la mythologie romaine, sa femme était la déesse Ops, dont le nom signifie "abondance"; elle était associée à Cérès.
 
 
 
    La déesse des moissons, Cérès a donné son nom au mot céréale.
    Déméter qui signifie "mère de l'orge" ou Ge meter "mère terre"; Déméter est une triple déesse, dont les autres aspects sont Perséphone (la jeune fille) - et la déesse Hécate, déesse de la Lune (vieille femme). Hécate était célébrée le 13 août à Rome et le 29 août en Grèce. La déesse Hécate était invoquée pour la protection des céréales.
 
 
 
Fête des moissons, fête de la Vierge. On représente souvent la Vierge avec un épi de blé à la main, symbolisme associé à l'astrologie de la Mésopotamie antique.
 

 
      La constellation de la Vierge a une étoile qui est "Spica" l'épi.
 
     Cérémonie des gerbes de blé : la dernière gerbe de chaque champ était laissée sur pied, tandis qu'on moissonnait le reste. Cette gerbe était ensuite brûlée et ses cendres répandues sur les champs.  Ou bien on en faisait des poupées, qu'on enterrait ou brûlait en offrande ou encore on les conservait jusqu'au printemps suivant afin d'assurer la fertilité de la terre.
 
     La première gerbe de blé était au centre de certaines festivités celtes des "premiers fruits". On se levait tôt au matin du 15 août, la fête de l'Assomption de la Vierge, pour récolter les premières céréales mûres et en faire un pain de cérémonie.
 
     Foire de nos campagnes :
 

 
     Une étymologie possible du mot "Lugh" est le mot celte "lugio", "serment". Lors des foires du mois d'août jusqu'à la Saint-Michel, les jeunes couples acceptaient un mariage à l'essai, qui durait 1 an et 1 jour. Si à la fin de cette période, les conjoints ne trouvaient pas leur partenaire à leur goût, ils étaient libres de se séparer. Dans de nombreux endroits en Europe, les foires de nos campagnes avaient lieu juste après les moissons, pour former des couples et pour embaucher des travailleurs. Les laboureurs étaient engagés pour la saison à venir ; on discutait des arrangements financiers.
 
 
     N'hésitez pas à aller à ces foires, fêtes des moissons et toutes festivités de vos vacances, vous les verrez avec un oeil nouveau, et vous en comprendrez mieux les origines et le symbolisme.
 
      En attendant de nous retrouver à la rentrée, pour un super programme sur les mythes et légendes, sur le symbolisme, autour du Cercle des Femmes sacrées, ou bien lors des sessions sur les Etats Modifiés de Conscience etc....."
 
 

 
Patricia
(Cabinet de Groupe, Paris)



Août : Le Triomphe de Cérès,
par Tura Cosmè, XVe siècle.




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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 16:53

Saint Syméon le Stylite maîtrise la Vouivre,

les énergies telluriques

Ce saint très austère vécut de 392 à 459 en Syrie.
Il resta 40 ans au sommet d'une colonne,
d'où son nom de Stylite.



Plaque de reliquaire, Syrie, VIe siècle, musée du Louvre.
Il resterait des vestiges de cette colonne
sur laquelle on ne pouvait être qu'assis ou debout
dans le Djébal Sim'an (montagne de Simon) non loin d'Alep.

Le Serpent-Vouivre est impressionnant !
Dans la coque qui surmonte la tête du saint
semble représentée la radiance de l'Esprit.

40 est un nombre symbolique :

             "Selon la Kabale des Kabales, dans 40 (Mem), le 4 tient enfermé le 10 (Yod) qui est la vie créatrice réalisée. « L’absorption du Yod par l’action de la pensée est un aspect de l’inertie, et la force de l’inertie est un aspect de la présence omniprésente du 2 : c’est le 4.[1] » L’inertie des apôtres qui s’opposent à la vie réalisée à travers la résurrection est évidente ! Dans la symbolique des nombres, on dirait que 40 est le déploiement du 4 bien terrestre[2], et là aussi force d’inertie."

Robert-régor Mougeot,
PROPOS 
SUR LA RÉSURRECTION DE JÉSUS QUI FUT APPELÉ CHRIST,
(à paraître) 


[1] Carlo Suarès, La Kabale des Kabales, Méditation du Taw.

Dans le code alphanumérique attribué à l’hébreu, à chaque lettre servant à composer un mot est attribué un nombre. Ainsi א aleph : a = 1 et veth (ou Beth) : v (ou b) = 2 et ainsi de suite.

[2] Voir La Métaphysique des Chiffres, auto-édition, 1998, chap. IV. http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=metaphysiqueDesChiffres





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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 07:41

En ce temps de la saint Roch
qui voit encore tant de pèlerins
dont les ancêtres furent guéris ou protégés de la peste
se souvenir de lui,
rendons hommage à l'un de ses prédécesseurs :


Saint Yann Diarc’hen,  

un prédécesseur breton de saint Roch !


StDu2



            Prédécesseur de saint Roch en bien des points, Yannig, petit Jean en breton, est né dans le Finistère, vers 1279 dans une famille pauvre. 
             Comme Roch, il est orphelin très jeune, entre en apprentissage et se montre adroit et pieux. 
              Il est ordonné prêtre à Rennes en 1303 et nommé recteur près de Rennes. Il vit très pauvrement, marchant pieds nus comme les moines mendiants et distribue ses revenus aux pauvres, ce qui le rapproche encore de Roch. Après 13 années de paroisse, il entre chez les Franciscains Cordeliers à Quimper. Comme saint François, il porte un habit de grosse toile grise et marche pieds nus.
              Il est totalement donné aux pauvres pour qui il organise l’aumône du pain surtout pendant le siège de Quimper et les famines sévissant en Cornouaille. Durant la peste de 1349, il organise les secours, soigne les pestiférés et enterre les morts.
Atteint du mal, il meurt le 15 décembre 1349.
             Il fut considéré comme saint par la ferveur populaire et appelé actuellement saint Jean Discalceat, Discalceat n'est pas son nom, mais un qualificatif dérivé du latin Discalceatus signifiant "déchaussé" car il marchait pieds nus. En breton, il est appelé Yann Divoutou ou "Yann Diarc'hen", ce qui signifie Jean sans sabots. Il est connu également sous le nom de santig Du, « petit saint noir ». Enterré en son couvent quimpérois, sa tombe devint un lieu de pèlerinage.
            Très populaire en Bretagne, « Santig Du » est le patron des pauvres. Dans la cathédrale de Quimper, près de sa relique, une tablette reçoit encore du pain déposé là par des anonymes et récupéré par des personnes dans le besoin. Cette pratique originale remonte au XVe Siècle.
              Un vitrail lui a été consacré à la cathédrale de Quimper en 1993.
Dans la cathédrale, un pain est toujours posé dans sa main droite.



                           Orphelin très jeune, comme Roch,

il passe sa vie dans l’absolue pauvreté
en distribuant ses biens aux pauvres.
Comme Roch, il soigna les malades de la peste
et fut lui aussi atteint du mal,
mais il n’en guérit pas.

                           Canonisé par la ferveur bretonne,

peut-être ne lui a-t-il manqué sans doute
qu’un chien comme compagnon
pour voir sa notoriété s’étendre…

http://saintroch.energie-manifestee.net/



PrièreStRoch 

"Les Dits de Saint Roch"

 

Prière à saint Roch transmise par Emmanuel

 

couverture.jpg



in

 

"Du Cheminement Initiatique imagé par saint Roch
et sa vie exemplaire

d'après les Enseignements d'Emmanuel"

Livre diffusé par Les Amis du Désert,
BP 144, 75263 Paris Cedex 06
et par l'auteur.

Commande à robert-regor.mougeot@worldonline.fr .

 RochKaruna1.jpg



transmis par KARUNA PLATON


 RochKaruna2.jpg 


            " Un jour, cherchant DIEU, et occupé uniquement à cela, je m’endormis sur le chemin ; et un peu après je me trouvais dans un lieu si inconnu que j’en pris peur tout d’abord. Alors éveillé tout grands mes yeux se dilatant au regard d’une forme qui pour la première fois la regardant à l’extérieur, elle grandissait en moi :

 

             Et DIEU me dit :

 

            Où vas-tu cherchant par les chemins ?
            Que fais-tu quand, me cherchant, tu vas ton train ?

 

            Alors je lui répondis que tout chemin que je faisais avec mon chien c’était Lui que je cherchais et que bien souvent je ne pouvais trouver et me perdais en marchant et marchant et marchant encore avec mon chien et mon croûton de pain.
           Mais ma foi fut si grande que même perdu sur les chemins je rendais Grâces quand même à Celui que je cherchais et sans cesse afin de le trouver.

 

            Alors DIEU me dit :

 

            Enfant mien,
           Si tu crois que là où je suis dans ton cœur,
           Alors parcours tous les chemins
           Jamais tu ne me perdras, et jamais plus le cœur chagrin tu diras :
           J’ai perdu le chemin qui mène à DIEU et je le cherche.
           Alors tout tristement jamais plus tu ne diras cela en ton cœur.
           Car à ton cœur tu diras :
           J’ai trouvé DIEU dans les chemins moi et mon chien,
           Je l’ai trouvé si grandement qu’Il habite en mon Cœur
           Et j’ai compris qu’Il se trouve aussi dans les chemins perdus qui cherchent DIEU en laissant l’Espoir.

 

           Voilà pourquoi mon histoire vous est contée.

 

           Que rien d’autre à part mes chemins gagnés et perdus, et mon chien, rien d’autre n’a été ROCH que je suis,
           en DIEU allant
           en DIEU passant
           là, toujours
           loin ou ici
           en mon être vivant DIEU."



RochKaruna3.jpg
 

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:26

DANS L’ATELIER DE MICHAËL HERMES  

 

A BERLIN

 

La Vibration des Couleurs !



Des parchemins ramenés du Périgord,


triturés, peints et suspendus ensuite au plafond


oscillent dans le vent.



 

 

           Ancien professeur de sciences physiques et de mathématiques, Michael est artiste peintre indépendant depuis 16 ans. Il vit à Berlin actuellement où il a son atelier et expose régulièrement, tant en Allemagne qu’en France, dans le Périgord.

            Son matériau préféré est le papier artisanal qu’il rapporte du Périgord où il se rend régulièrement depuis plus de vingt ans. « Même si toutes mes peintures sont abstraites, on y trouve toujours des éléments figuratifs. La variété de mes couleurs intenses et la diversité des formes pliées invitent à une contemplation méditative.

            Je puise essentiellement mon inspiration dans le Périgord (France), que j’ai découvert en 1986. J’y effectue de fréquents séjours pour continuer mon travail avec les matériaux, que je trouve sur place : spécialement le papier artisanal, avec lequel je fabrique mes applications, mes figures et mes reliefs. »

              Ainsi naissent des formes qui, suspendues, tournent au gré des courants d’air.




             


 

 

 

 

 

 

 

 

 








Des petits tableaux carrés sur toile de 15 sur 15 cm,
exposent nombre de variantes

sur le thème du temple,

des arcanes habités de formes étranges

dans des couleurs somptueuses.

 

 

D'autres tableaux sur le même thème,
 de 60 sur 50 cm :


 



Et ce grand tableau, parmi d’autres,

le chef d’œuvre de Michael,

toujours sur le même thème,

mais dans un format 120 sur 100 cm qui permet

le déploiement des orbes,

l’harmonie des couleurs chaudes,

des lumières éclatantes

et des nuances les plus subtiles.

 

 

 

Cela évoque,

en ce temps où les églises se ferment,

les temples se vident, chacun étant appelé,
selon le mot de l’apôtre Pierre,
à devenir « le Temple Vivant de la Déité ».

Ce Temple,

vide de tout ego inférieur,

c’est le Cœur enfin ouvert à la Lumière de l’Esprit.

 
&&&

  

             Plusieurs expositions de Michael à Périgueux et ses alentours ont eu une résonance très positive. « Ce créateur sensible et tenace cherche surtout à s’attacher aux gens qu’il rencontre. Le but est cette fois encore pleinement atteint pour ce garçon représentatif d’une certaine fraternité franco-germanique vibrant de sentiments. » (A. Bernard, Sud-Ouest, 18 avril 2007)

 

            Michael a été très lié à Karom Thomasson
qu’il rencontra dans sa ferme périgourdine.

"LA FEMME DE BLE" DE KAROM THOMASSON IMAGE LA MERE UNIVERSELLE






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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 15:35

La Légende d’Orphée



Tableau de Corot.



            De sa lyre, il  charmait les animaux sauvages et parvenait à émouvoir les êtres inanimés. Comblé de dons multiples par Apollon, il rajouta deux cordes à la lyre à sept cordes que lui donna le dieu, en hommage aux neuf Muses, protectrices des arts et des lettres, auxquelles appartenait sa mère.
            Héros, il participa à l'expédition des Argonautes. Sa compagne, Eurydice, lors de son mariage avec Orphée, fut mordue au mollet par un serpent. Elle mourut et descendit aux Enfers. Orphée put, après avoir endormi de sa musique enchanteresse Cerbère, le monstrueux chien à trois têtes qui en gardait l'entrée, et les terribles Euménides, approcher le dieu
 Hadès. Il parvint, grâce à sa musique, à le faire fléchir, et celui-ci le laissa repartir avec sa bien-aimée à la condition qu'elle le suivrait et qu'il ne se retournerait ni ne lui parlerait tant qu'ils ne seraient pas revenus tous deux dans le monde des vivants. Mais au moment de sortir des Enfers, Orphée, inquiet de son silence, ne put s'empêcher de se retourner vers Eurydice et celle-ci lui fut retirée définitivement.

 



Orphée et Eurydice,

peinture de Cervelli.


"Orphée…"

 

           "Ton nom en dit déjà long sur qui tu es. Dans le langage des oiseaux, tu serais la lumière de l’or et la magie subtile de la fée…

Homère et Hésiode narrent à demi-ton dans leurs récits l’énigme de la Toison d’or à laquelle s’agrège ton image. De Jason le compagnon d’armes ou de lyre, devrait-on dire, tu sus déjà sous le soleil de la mer Ionienne et de la mer Egée faire vibrer la corde de ton Art.

           Les rochers des Symplégades* reculèrent au son de ta voix, et la mélopée  tentatrice du chant des Sirènes se brisa sur les cordes de ta lyre… Tu sauvas les marins d’un funeste destin et permis à Jason de vaincre le monstre chtonien qui gardait la Toison. Oui, c’est sous l’effluve de ton chant que le héros se surpassa…

            Et loin de tout repère temporel, ton nom s’élève dans les nues dès lors que la musique protège le monde de son insigne ignorance… Orphée « le ténébreux », Orphée « le lumineux », quel mystère accole à ton aura une couronne d’épines et de fleurs ? Dans  l’imaginaire de l’Artiste qui crée le monde quand il le rêve, tu es un être double : sur ton front se condensent  la lumière d’Apollon et la sombre démesure de Dionysos.

           L’Orphée solitaire nourri du son cosmique devient l’Orphée des passions et des affres humaines. Sur la pointe de ton art se nouent l’incomparable beauté et la vertigineuse plongée dans les abîmes. Et si se rallient à toi les rochers, les arbres et les tigres, l’éternel Féminin n’en demeure pas moins proche. Ta musique est un charme, un onguent, un sortilège peut-être… Sur tes traits se lit le reflet d’une onde insondable. Qui es-tu ?

             N’est-ce point l’Innocence qui te porte et transfigure ton sourire et ta voix ? Car enfin, plus qu’un dieu ou demi-dieu, n’es-tu pas épiphanie d’une Image qui se dissout sitôt créée, et laisse dans son sillon un son ineffable ? C’est ta présence qui fait vibrer le caillou, la plante, l’animal et l’Homme dans la perfection de sa forme. Ta Geste ne s’apparente guère à l’habileté du démiurge. Tu es la musique de la Terre avec ses accents primitifs parce qu’en toi rayonne l’harmonie céleste. Orphée le double, Orphée l’indéfini…

            Et si l’éternelle Eurydice subit la morsure du serpent, est-ce le fait de ta négligence ou prétexte à la transcendance ? Es-tu la cause de l’appétence d’un berger ou es-tu tout entier voué à la Musique des sphères ?

             Qui a affronté les dangers aux côtés des Argonautes ne craint guère Cerbère, Pluton et Proserpine ! Et dans ton cortège de folle joie, dans ton cortège sylvestre et solaire, tu descends visiter l’Ombre confiant, parce que tu aimes la musique à travers l’aimée ; tu affrontes le gardien des Enfers et le couple infernal des Ténèbres avec un cœur magnanime, parce que tu habites la douceur inaliénable de la musique…

Si tu te retournes sur l’éternelle amante, ce n’est point par impatience, perversion ou faiblesse d’esprit. Non ! Tu fais volte face parce qu’Eurydice est devant toi, parce qu’Eurydice est devenue en toi musique… Et l’égérie d’une respiration ne saurait survivre à cette mort prématurée du corps. C’est dans les veines et le sang de tes accords qu’elle devient immortelle ! Et c’est l’Harmonie, la Mélodie, le Rythme universels qui, dans les traits impassibles du sacrifice annoncent ta propre mort pour que vive la musique.

             Et tu poursuis égal ta route étoilée sous la menace des Ménades… Que valent tes membres et ton sang sous la colère aveugle et les dents acérées de la Furie avide de bruit ? Tu le sais ! Ta tête décapitée et ta lyre sur le fleuve sont l’essence de ton chant. Et dans l’offrande consentie, ta lumière se fait chair et ton souffle substance. Tu es le son pur, et on ne saurait déchiqueter la Musique éternelle.

              C’est ce que tu nous murmures, Orphée, par-delà le temps et l’espace.


                                                                                        Olivier Walter

                         Consultant en Sciences Humaines ; professeur de Yoga ; écrivain.


Texte publié dans le cadre du Festival d'Art lyrique d'Aix-en-Provence
et de son Académie européenne de Musique.
Les éditions Actes Sud ont publié à 10000 exemplaires en juin dernier
  ce livre carnet sur le thème d’Orphée.


* Ces rochers vivants gardent l'entrée du Bosphore et écrasent tous les navires qui tentent de passer.
 Les dieux les "pétrifièrent" pour de bon lors du passage de l'Argo.

 

Cerbère,

tableau de William Blake.



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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 17:07

Le Triptyque d'Adriaan Reins

peinture sur bois  du Memling Museum,

Saint-Jean-de-l'Hospital, Bruges.

Hans Memling est un Primitif flamand. Ce triptyque date de 1480.



 
Au centre du triptyque ouvert, la descente de la croix. 
A droite, sainte Barbe, patronne des alchimistes,
tenant la tour-athanor.


 Le triptyque fermé : à gauche sainte Wilgeforte,
à droite, sainte Marie l'Egyptienne.

Elles ont le même visage ; l'une est couronnée, l'autre nue.
Marie l'Egyptienne est identifiée à Marie de Magadala,
Marie  de Migdal, mot hébreu qui la rattache à sainte Barbe
puisqu'il signifie "Tour".

Wilgeforte est la sainte forte, couronnée, portant son attribut, le Tau  :

Cette vierge portugaise  reçut les avances d'un seigneur
qui voulait l'épouser
alors qu'elle désirait consacrer sa vie à Dieu.
La providence lui fit pousser une épaisse barbe
après qu'elle eut implorée la Vierge
de la préserver d'un mariage païen ! !
Elle fut crucifiée.
 
 
Eglise Saint-Etienne, Beauvais, Oise.
 
 
Cette fable rassurante ne masque-t-elle pas la représentation de l'Androgynie du Christ ? LE CHRIST ANDROGYNE et LA VIERGE BARBUE  

Christ étant androgyne est bien évidemment « femme » (« Feu de l’Âme », décrypte la Langue des Oiseaux http://langue.des.oiseaux.free.fr/), comme tout homme en possession de son androgynie et ayant intégré en lui son pôle féminin, même s’il a vécu dans un véhicule masculin, et peut être représenté dans un véhicule féminin. Les vrais artistes l’avaient compris depuis longtemps et ont maintenu cette vérité à la barbe de l’Inquisition, sous l’apparence de fables, de légendes, d’hagiographies, par la sculpture et la peinture… !

Vérité universelle d’ailleurs ! à l’entrée du temple bouddhique vietnamien de Noyant-sur-Allier, il est écrit «  le Bouddha peut être représenté sous forme masculine ou féminine car il est au-delà de ces deux polarités  ! DANS LE BOURBONNAIS, UN TEMPLE BOUDDHIQUE VIETNAMIEN

Donc Christ peut être représenté crucifié avec un véhicule féminin (et de la barbe).

           « “Christos” est la traduction en grec du mot “Messie”. Nous parlerons, de ce fait de l’Energie Christ qui s’incarne dans la personne de Iéshoua‘. » (Propos sur la résurrection de Jésus qui fut appelé Christ, R-R. Mougeot, à paraître)

Miriâm de Magdala fut la disciple et la compagne du rabbi  Iéshoua‘ incarnant l’Energie Christ. Elle a atteint son androgynie ; elle a donc réintégré en elle sa polarité masculine tout en vivant dans un véhicule féminin. Nous avons là un couple alchimique formé de deux personnes en possession de leur androgynie. "Lorsque vous ferez que le deux soit un, vous deviendrez fils de l’Homme." (Evangile de Thomas, logion 110)

Le Connaissant qui a fait peindre ce tableau (et sans doute le peintre lui-même) a maintenu des vérités essentielles. Au plan de l’Unité indifférenciée, l’Energie Christ est incarnée non seulement par rabbi  Iéshoua‘, mais par tous ceux et celles qu’Elle investit totalement : Miriâm de Magdala, Wilgeforte, Barbe… tous les saints et saintes « authentiquement » christiques. Dans le dualisme de la manifestation, leurs représentations peuvent être masculines ou féminines. Wilgeforte, couronnée, tient en main le tau de son supplice, Marie dite ici l’Egyptienne, est dans la complète nudité (nue-déité décrypte la L. des O.), Barbe tient en main l’athanor alchimique qui lui a permis de faire le Passage.  Parlant de Marie-Madeleine, « Jésus dit : "Voici ; moi, je l’attirerai pour que je la rende mâle afin qu’elle aussi devienne un esprit vivant pareil à vous, les mâles ! Car toute femme qui sera faite mâle entrera dans le Royaume des cieux." » (idem L. 118) Il leur a sans doute dit aussi, mais cela n’est pas rapporté, qu’eux mâles devraient ne plus bloquer leur réceptivité s’ils voulaient entrer dans ce Royaume !

            Toutes et tous les martyr(e)s, dans leurs hagiographies, résistent à des supplices incroyables ! A comprendre anagogiquement : Celui qui « revêt » l’Energie Christ, aujourd’hui comme hier, voit ses ténèbres s’éclairer et n’est plus vulnérable durant son existence aux terribles supplices que fait subir la contre-nature actuelle. (les seins arrachés : cancer du sein par exemple, tous les enfers qui rongent l’humanité actuellement…)

 

Marie Madeleine.
Le Titien, 1533
.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 17:15


La Roche aux Fées




 

Sur la commune d'Essé, en Ile-et-Vilaine,
cette allée couverte impressionnante
est orientée dans la direction du lever du soleil au solstice d'hiver.

Elle doit son nom aux fées qui ont apporté là
ses roches dans leurs tabliers
tout comme le faisait Mélusine en Vendée.

CARNAC, LE GEANT DU MANIO AU CENTRE DES ALIGNEMENTS DE KERMARIO

IMPRESSIONS DU FESTIVAL DES MEGALITHES DE PLOUHARNEL LORS DU SOLSTICE D'ETE


Savez-vous que les Fées interviennent dans nos vies de maintes façons ?
Lire : 
Pierre Gordon, Les Vierges Noires. L'origine et le sens des contes de fées. Mélusine, Editions Signatura, 2003.


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