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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 11:17

"Bénarès, cité millénaire et sacrée"…,

poème d’Olivier Walter

 

Lorsque le regard d’un poète tel qu’Olivier Walter se pose sur Bénarès, c’est tout un monde de sensations qui prend vie.

Son œil, son odorat, son goût, son oreille, son toucher ne cessent de capter l’étonnante magie qui se dégage de la ville sainte. Et lorsque la parole ne peut plus décrire l’étonnement qui saisit l’âme, sa sensibilité de poète s’épanche sous forme d’un haïku pour nous rendre perceptible la quintessence de toute chose.

On déambule aux abords du Gange dans un temps qui s’étire à l’infini… et brassé par un flot d’images, on se laisse volontiers dissoudre et absorber.

                                                  Kinthia

 

Bénarès…

 

Cité millénaire et sacrée s’il en est.

 

Dans un petit coin d’esprit de chaque Indien, cette ville sainte est le sanctuaire du mystère ; la patrie céleste de Shiva ; le croisement des chemins où alternent et flamboient naissance et mort.

 

Mourir à Bénarès est le vœu le plus cher au cœur de chaque Hindou.

 

L’aurore -

derrière les claires-voies

 chants sanskrits

 

J’ouvre les persiennes

mes yeux dans les yeux d’un moine :

puits de lumière

 

Le pas dégagé

du saddhu à demi-nu –

au ciel une étoile

 

Près d’un mur crevassé par la mousson qui laisse son empreinte séculaire sur la chaux, je sirote un thé à la cardamome entre un gecko (1) et un hibiscus rouge. Appelé par quelque inaudible voix, je quitte la terrasse de la maison patricienne aux dentelles de pierres et de bois, et me retrouve sur les ghats. (2)

 

 

Lever du soleil –

les prêtres lancent des fleurs

sur le Gange

 

La solitude du petit matin semble déjà parée de ses couleurs. Des étoffes chatoyantes à même le sol de granit appellent le soleil timide encore. L’astre se sait redoutable et artiste, fait son entrée sur la pointe des pieds. Çà et là montent des psalmodies, des chants murmurés, rauques et profonds.

 

Bougies sur le fleuve –

l’aube suspendue aux chants

gutturaux des hommes

 

Sur un ghat

des cotonnades diaprées –

l’ombre d’un vautour

 

Lumière naissante, prières et tissus ébauchent la première heure du jour dédiée au maître des lieux, le Gange.

 

Un buffle noir

rumine les ténèbres –

lueurs du matin

 

Il est 6 heures. La journée semble avoir commencé depuis longtemps déjà.

 

Une barque dépose une poignée de pèlerins. Au milieu de quelques chiens errants et craintifs, les saris rivalisent de soies aux broderies plus ouvragées les unes que les autres. Les visages sont amènes et souriants ou scrutent, recueillis, un monde dans un monde…

 

Les plus courageux ou superstitieux pénètrent dans l’eau sombre jusqu’au ventre. Les gestes sont lents mais non figés par la fraîcheur du fleuve. On parle bas, des rires sifflent, les pans de sari flottent comme des rubans de joie. Deux ou trois garçons se purifient sans préséance : d’un tertre, ils sautent dans l’eau sous l’œil bienveillant d’un yogi. Des arabesques aquatiques des enfants Nataraja (3) se détachent les postures de l’initié à barbe blanche : un corps de jeune homme tout dédié au soleil.

 

A contre-jour

le yogi sur une jambe

silhouette d’un dieu

 

Des rires d’enfants

se mêlent aux incantations –

fleurs fanées

 

Le courant du Gange

charrie un cadavre de chèvre –

voile blanche

 

Un reste d’offrande jonche les dalles : deux guirlandes de jasmin ; quelques pétales épars de roses ; un vase de terre cuite d’où se répand une poudre rouge ; une noix de coco coupée en deux plantée de bâtonnets d’encens.

 

Je tourne le dos au sud. D’un pas cadencé, le soleil sur la joue droite, j’avance immobile dans le mouvement. Une pensée me traverse le front : à quoi ressemble le silence de l’Âme ? Au bruissement de la soie qu’on déchire…

 

L’image du vieux yogi me poursuit ou plus précisément, l’essence de son être… l’effluve qui s’en dégage est légèreté, puissance et transparence. Il est des Hommes desquels un regard, un silence, un sourire valent infiniment plus que dix traités de philosophie.

 

Corps de vibration

le yogi sourit au monde

dans la solitude

 

Je retire mes sandales. La plante des pieds sur le rugueux des roches taillées est un bonheur. Dans peu de temps, seuls les fourmis, les singes et les vaches sacrées se déplaceront sans encombre : les 37° sous abri affleureront à ciel ouvert les 50°.

 

Deux fillettes comme sorties d’une scène du Mahâbhârâta m’abordent. De la tête aux pieds, la ligne de leur démarche respire grâce et dignité. La beauté innocente est une princesse qui s’ignore…

Une rivière de dents blanches me demande : - « would you like some candle, sir ? »

 

Du bout des doigts

je pose une flamme dansante

sur la déesse fleuve

 

C’est une coupelle de feuille de pipal qui sert de flottille aux bougies qui dérivent au gré des humeurs du Gange.

 

Ganga  prend sa source dans les Himalaya, traverse les plaines sur près de 3000 kilomètres et vient mourir dans la baie du Bengale. Mère de toutes les rivières, c’est à Bénarès que la déesse fleuve forme une boucle majestueuse de 7 kilomètres de long. S’y croisent et se mêlent sur ses ghats des pèlerins de toutes confessions : hindouistes, bouddhistes, jaïns, sikhs, chrétiens, musulmans, agnostiques…

 

La rive ouest est une succession de ghats surplombés de temples et d’anciens palais décrépits. Celle à l’est est déserte.

 

Ganga, épiphanie des Eaux du ciel, donne la vie, la sustente et l’étoffe, la dissout et l’absorbe. Déesse d’Inconnaissance, elle est ce flux éternel qui féconde, nourrit, soutient, réduit et détruit.

 

Soudain saisi !

d’un essor de tourterelles

une aile d’ange

 

En suivant la courbe des oiseaux gris-blancs bientôt dissimulée par les toits, le visage d’une des parèdres de Shiva m’apparaît :

 

Fesses à demi-nues

un pauvre hère fume un bidi –

fresque de Kalî

 

Oui, Kalî la Terrible peinte dans des tons brun-rouge sur un mur. Cette déesse incarne la destruction de la destruction. Elle a pour libation le sang de ses victimes. Elle anéantit dans un feu de joie les concrétions humaines et ses vanités…

 

L’homme hagard à ses pieds lui tourne résolument le dos, les yeux absorbés par les tourbillons de plus en plus sombres de Ganga.

 

En Inde, le mythe n’est pas lettre morte. Sa quintessence instille faits et gestes dans la vie quotidienne. Le sacré se dévoile au cœur même du profane.

 

 

Près d’une bouse sèche

un brahmane peint le ciel,

son dhoti (4) bien blanc

 

Cerfs-volants

au-dessus des fumées âcres

en vastes spirales…

 

Je longe deux ou trois échoppes. Un tailleur herculéen repasse avec un fer à charbon. Un cuisinier prépare des chapatis (5) et du tchaï. Un barbier aiguise ses lames sous l’œil perçant de la rouge Kalî. Son œil goguenard et sa fine moustache trahissent une bonhomie.

 

Une odeur peu commune se répand dans l’air. Je pénètre dans la zone des crémations funéraires.

 

Depuis cinq mille ans

les feux de mort de Bénarès

lèchent le ciel

 

Un mélange savant de parfums de fleurs, de fruits, d’encens, de bois et de corps humains brûle.

 

A quelques mètres devant moi sont étendus dans leurs linceuls des cadavres. De l’un, il ne reste que  fémurs, tibias et bribes de boîte crânienne. D’un autre, dansent dans des éclats d’os les rouges, les bleus, les jaunes des hautes flammes. Un troisième attend l’épreuve salvatrice dans un suaire blanc et or.

 

 

 

Autour d’un fémur

vigies à la verticale…

langues bleues du feu

 

Des badauds à la peau blanche et des Asiatiques observent perplexes, fascinés, faussement dégagés ou d’un air entendu.

 

Tels Européens nostalgiques de leurs origines penchent la tête vers la Grèce antique ; tels Japonais cherchent une nouvelle assise en tournant le buste du côté de l’Inde. J’apprends en effet que des milliers de jeunes gens du Soleil Levant viennent étudier à Bénarès le yoga, les Upanishads, le sanskrit, les  danses de bharatanatyam et de kathak ou l’art martial du sud, le kalavipayat. Se nouent ainsi des couples indo-nippons…

 

La Japonaise agite

un éventail mouchoir au nez

yeux écarquillés

 

On dit que Bénarès est un grand corps couché le long du fleuve. Ce corps est divisé en cinq parties : du nord au sud, la tête, le buste, le nombril, les cuisses et les pieds figurent autant de stations pour pèlerins et visiteurs ; autant de ghats funéraires pour le dernier rendez-vous des morts avec eux-mêmes.

 

Bordés d’œillets

avant l’ultime embrasement,

les morts immergés

 

Ganga est la déesse des noces alchimiques et préside aux épousailles de l’Eau et du Feu.

 

Manikarnika ghat, le nombril, est l’espace où se consument nuit et jour les Hindous. C’est le sanctuaire de la caste des Dom, les Intouchables. Ils y règnent en maître, régentent le négoce du bois et imposent le prix fort au santal pour les riches. Ils règlent la circulation des piétons, portent les brancards de bambou, allument et alimentent le brasier funéraire.

 

Rituels sur le Gange –

deux fillettes babillent

en robe à fleurs

 

L’atmosphère surréaliste est empreinte d’une grave noblesse.

 

Au milieu de ce tragique son et lumière où des Occidentaux verraient les scènes infernales de Bosch ou de Bruegel le Jeune, des visages de défunts indiens restent impassibles, un sourire planant sur les lèvres. Une jolie quinquagénaire au front limpide, à la peau lisse et le dos parfaitement droit, laisse perler sur sa joue une larme. Sa lumière intérieure est plus intense que les braises dévorantes…

Me frayant un chemin parmi les chiens, les chèvres et les vaches, je poursuis l’éphémère de ma route… La chaleur est devenue torride. Il est temps de rejoindre les ruelles de la ville en laissant quelques heures les ghats derrière soi.

 

Or tel est rattrapé celui qui voulait fuir ! Après quelques minutes de marche à la lisière des bûchers, un Indien prend ma main et en trois mouvements me montre sans mot dire la maîtrise de son art : à son invite j’obtempère non par faiblesse mais par jeu, et me retrouve allongé sur un matelas pour un massage. Tout habillé et le corps offert au ciel et à deux mains expertes qui deviendront bientôt quatre, je m’abandonne à l’émissaire de Shiva qui ressusciterait un mort…

 

Ma tête, mon cou, mes épaules, mes bras, mon buste, mon bassin, mes cuisses, mes jambes, mes pieds sont malaxés, traversés, triturés, retournés, au point où je ne sais plus où est le haut du bas, le derrière du devant… Une demi-heure plus tard et les tissus régénérés pour dix ans, le masseur me dit : « you are strong ! you are strong ! » en reconnaissant de son œil avisé le corps d’un yogi

 

Shiva aux quatre bras

émulsionne mon corps –

vagues voix humaines

 

Bénarès est un grand corps couché le long du fleuve…

 

Mes yeux croisent les yeux pleins de vie d’une jeune femme qui, comme moi, vient d’être barattée. Echange d’un sourire issu des contrées profondes de la paix…

 

Je donne soixante-dix roupies à mon chaman. Un Indien me dit : « it’s too much ! » J’ajoute alors trente roupies pour exprimer ma désapprobation. Ces masseurs sont à l’évidence des professionnels formés aux techniques de massages ayur-védiques. Outre leur compétence, la plupart respirent santé et simplicité.

 

Le soleil, Surya, est haut dans le ciel. Ses rayons ont cette blancheur diaphane et diffuse qui confère aux formes ici-bas une irréalité.

 

Je suis happé par les premières ruelles ombragées. Les trottoirs sont peuplés d’échoppes d’offrandes et de petits artisans : rémouleurs, quincailliers, ferrailleurs, maçons, terrassiers, ébénistes, teinturiers, tailleurs, potiers, fleuristes…

 

Odeurs fortes et subtiles, éthérées et entêtantes, vagues ou identifiables flottent, montent ou tournoient. Les couleurs se cherchent, se répondent, se heurtent, s’harmonisent comme si un maître d’œuvre ivre et sobre à la fois, fou et génial, s’était ingénié à peindre, à sculpter, selon une ordonnance orgiaque…

Rues encombrées…

sur son tricycle un ferrailleur

porte le monde

 

 

Tour de potier

le vase et les mains de l’homme

un seul mouvement

 

Avant de me rendre dans une maison de maître repérée la veille, je fais un petit détour au marché aux fleurs. Il se situe dans une grande cour carrée à deux doigts des ateliers de draperie pour soie.

 

Stupéfaction ! A l’abri des rues bruyantes, c’est un havre de beauté que je découvre.

 

Marché aux fleurs –

leurs noms je ne saurais dire

mais quel parfum !

 

Je reconnais roses, pensées, lotus, azalées, tubéreuses, jasmin, hibiscus, frangipaniers… Or il en est des dizaines d’autres.

 

Mandalas (6) de fleurs –

en colliers et gerbes tissé

l’éphémère

 

Les femmes sont prêtresses en cet asile de couleurs et de formes géométriques. Assises au sol en tailleur et drapées de saris nés des fleurs…, elles taillent, arrangent, humectent, confectionnent les architectures florales avec grâce.

 

 

 

 

Fleurs parmi les fleurs

douceur des femmes du peuple

sur les dalles noires

aux fragrances du marché

se mêle un vieil air princier

 

Je me dirige les yeux et le nez pleins de couleurs odorantes vers la demeure seigneuriale. C’est un patio en bois de palissandre qui accueille l’hôte. La première pièce, très vaste, pourrait recevoir un troupeau d’éléphants du Bengale. Elle est parsemée de colonnes de marbre, flanquée d’une galerie aérienne suspendue à sept ou huit mètres du sol, et agrémentée de tables de bois de rose et de santal. Sur les murs sont accrochés des batiks et des miniatures du Rajasthan. Une fontaine d’intérieur roucoule en mêlant ses accents langoureux aux cris joyeux des canaris.

 

On me sert un tchaï brûlant à la cannelle, à la cardamome et au poivre. Je déguste de petits gâteaux à la pistache, au caroube et aux pois chiches.

 

Aux gorgées de thé

s’ajoute l’absence des heures –

mille et une nuits

 

Je quitte la féerie le pas léger et avant de retrouver les ghats du soir, fais une virée en rickshaw. Quelques kilomètres à peine en amont de la ville, on est plongé dans la campagne. Les rives non aménagées de Ganga sont plus larges. La vie rurale, agricole et pastorale se déploie.

Au milieu des vaches

un port de tête de prince

le berger indien

 

 

Sur le limon

un buffle gris efflanqué –

flottilles sur le fleuve

 

Avec des yeux qui lui mangent le visage, un adolescent joue d’une flûte de bambou au pied d’un banian.

 

Je traverse un village. Près d’un puits, un âne étique tire une noria qui alimente en eau une partie des villageois. A deux ou trois kilomètres d’ici, un hôtel quatre étoiles…

 

Les enfants sont plus nombreux que les vieillards. On court, on chante, on rit beaucoup.

 

Retour de l’école –

c’est une horde de joie pure

qui descend du bus

 

L’énergie d’enthousiasme qui émane de ce peuple est stupéfiante ! Qu’on soit en ville ou dans les villages ; dans un musée, un jardin, un restaurant, un marché ou un train, c’est toujours ce mélange de retenue et de spontanéité, de gravité et de légèreté, de sourire et de vivacité qu’on retrouve…

 

 

Pays bigarré –

à la terre couleur sienne

se mêle le ciel

 

Peu à peu, de petits nuages pommelés s’embrasent. Dans les ficus les oiseaux font la sarabande. Le chant vivace des perroquets l’emporte sur les autres. C’est au crépuscule qu’ils entonnent leur hymne à la vie.

 

Près d’un arbre rouge

ombres chinoises des pêcheurs

sur le Gange

 

Je reviendrai sûrement demain dans ces villages aux couleurs ocre.

 

Pour l’heure, les ghats semblent m’attendre. La Bénarès de la nuit recèle plus de secrets encore que le jour. Des visages familiers croisés tard dans la nuit sont animés et frais à 6 h du matin. Les Indiens dorment-ils ?

 

Dans la patrie céleste de Shiva, rêve et réalité se confondent. Celui qui sait démêler l’écheveau de l’un et l’autre se réveille dans son rêve. Et la conscience qui est consciente de rêver pendant qu’elle rêve connaît l’espace silencieux qui sépare deux atomes… ou deux rives.

 

Au-dessus des cornes

de trois vaches sacrées

vol d’oies sauvages

 

Ganga roule dans ses eaux noires de lumière la cendre des jours et des nuits.

 

*

                                                                                                               Olivier Walter



1 Petit lézard translucide dont les doigts sont munis de ventouses et qui vit souvent dans les maisons. Commun en Asie et sous les Tropiques.

2  Vaste escalier en étagement qui facilite l’accès à un fleuve ou à un bassin.
3 L’une des manifestations de Shiva sous la Forme d’un danseur aux multiples membres qui symbolise la Danse cosmique.

4 Tissu que les hommes passent autour de leurs hanches et de leurs jambes.

5 Variété de pain à la farine de blé ou de millet cuit au feu de bois.

6 Formes géométriques utilisées comme support de méditation et qui traduit la dialectique de l’Un et du multiple.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:34

Quelle beauté hiératique, 

empreinte de "la Lumière Noire,

d'avant la séparation de la Lumière et des Ténèbres" !

Les Ténèbres qui révèlent progressivement

la Lumière de la Vérité

et qui ne doivent pas être confondues avec

l'ombre que projette le mental humain dévié.




La Mère Noire androgyne

 tient dans sa main droite,

celle de la miséricorde, de l'action, 

le Globe Terrestre.

 Vierge en vérité, Elle manifeste l'Enfant

sur qui elle repose sa main gauche,

celle de l'agir par le "non-agir", de la sagesse.

La main droite de l'enfant,

tous doigts étendus et paume en avant,

mûdra de Kâli la Noire,

indique la puissance du temps justement destructeur.

La main gauche, tournée vers l'intérieur,

touche celle de sa Mère

par re-connaissance.

QUELLE ENERGIE REPRESENTENT LES VIERGES NOIRES ?

LA VIERGE NOIRE DE HOUDAN, COPIE DE CELLE DE MONTSERRAT

L'ENERGIE DES VIERGES NOIRES, DES ANCIENNES DEESSES CHRISTIANISEES

LA VIERGE NOIRE SORTIE DE LA CRYPTE PERD SES POUVOIRS


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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 08:14

QUELQUES PHOTOS DE MEGALITHES

PRISES LORS DU FESTIVAL DE PLOUHARNEL


Dolmen de Mané Groh


      Etymologiquement, le dolmen est une « table de pierre » en breton.

      Le dolmen de Mané Groh est propriété de l'État et classé monument historique depuis 1883. C'est une sépulture à chambre compartimentée, mais au cours des temps, il a pu être également lieu d'initiation.
      Une sépulture à chambre compartimentée a un couloir nettement différencié qui aboutit à une vaste aire funéraire, subdivisée par des cloisons en compartiments plus ou moins réguliers. La chambre compartimentée, sensiblement carrée est partagée par un système de cloison interne.





Dolmen de Keriaval

Ce dolmen à chambres multiples est dit  à double transept ; 
le couloir dessert quatre chambres.


http://www.lieux-insolites.fr/morbihan/keriaval/keriaval.html






Dolmen de Mané Kerioned

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Dolmen_de_Man%C3%A9-Kerioned






"Howard a mis en avant le rôle du soleil et de la lune
dans les constructions mégalithiques
et a développé la relation entre Carnac,
 les Orcades et le pays de Galles.
« Ma théorie, c'est que les gens ont choisi cet endroit
pour ses propriétés astronomiques remarquables,
qui ne sont vraies qu'à cette latitude.
Les rayons du soleil, notamment lors du solstice,
mettent en valeur un triangle dans le quadrilatère de Crucuno.
Ceci m'a interrogé parce que l'angle droit n'existe pas dans la nature.
Les tribus nomades utilisaient le cercle: la yourte, l'igloo, le tipi.
La forme du mouvement...
En se sédentarisant, les hommes ont adopté l'angle droit ».
La construction des mégalithes aurait permis de « poser » les tribus.
Mais dans quel but ?
« Par l'intermédiaire de la géométrie et des nombres,
issus des cycles,
nos lointains ancêtres faisaient le lien entre le ciel et la terre »,
pense, aujourd'hui, Howard Crowhurst. "

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/megalithes-les-origines-de-l-homme-sont-dans-les-pierres-18-06-2009-429777.php


      "C'est un ensemble de trois dolmens à couloir entourés de petits menhirs. La construction a été datée vers 3500 avant notre ère."

 

  Gwen Rastoll , Mégalithes. Les origines de l'Homme sont dans les pierres.

 

 



Quadrilatère de Crucuno



Ce quadrilatère, construit sur le triangle de Pythagore

3, 4, 5
donne l'axe du coucher du soleil au solstice d'été
et bien d'autres choses...

Voir les photographies de la soirée Contes Celtes "Si Merlin m'était conté" le soir du solstice :
http://fontaine-jouvence.over-blog.com/article-33966506.html


Lire : Howard Crowhurst,
Mégalithes, Principes de la première architecture monumentale du monde.

 

 

         

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 09:46

LE CULTE DE SAINTE GENEVIEVE

 

A SAINTE-GENEVIEVE-DES-BOIS, EN ESSONNE

 

 

      Tout à côté de Longpont-sur-Orge, ancien lieu de culte à Isis du temps des druides, et lieu de culte ensuite à la Vierge noire, se trouve Sainte-Geneviève-des-Bois. Les bois ont disparu, mais, dans un quartier totalement urbanisé, il est surprenant de découvrir la source sacrée où est encore maintenu un culte, par certains égards très païen, à sainte Geneviève. Des gens simples viennent boire à cette source, lavent leurs pieds, passent de l’eau sur leurs plaies ou sur celles de leur chien. Celui qui reste là quelque temps peut aisément l’observer. La dévotion est très populaire : beaucoup de fleurs, de bougies, d’images saintes. C’est à la fois chrétien et païen, émouvant par la simplicité et la confiance des gens qui viennent là pour être guéris.

 

 

 


Grotte de sainte Geneviève à Sainte-Geneviève-des-Bois.

 


           Au Ve siècle, depuis les marais de l’Orc, Geneviève faisait ravitailler Paris par les barques lorsque la ville était assiégée par les troupes de Mérovée, évitant ainsi la famine. Geneviève ! Voilà bien encore une ancienne druidesse ! Genova (ou Genoveifa) veut dire, en langue celtique, « fille du Ciel » ; elle est née à Nanterre. "Nanterre était, en gaulois, Nemeto-durum (nemeton = bois sacré, enceinte sacrée, sanctuaire, puis ensemble de constructions sacrées formant le temple ; - durum = lieu empli de mana, lieu fort, forteresse."

 

 (Pierre Gordon, Les racines sacrées de Paris et les traditions de l’Ile-de-France, Arma Artis, 1981, p. 34)

 

           Remarque : « Orge » est la déformation de « Orc », signifiant « Ogre » : Longpont était jadis un lieu d’initiation souterrain où, dévoré par l’énergie, l’initiable renaissait après être mort à lui-même.

 

             Le culte d’Isis à Longpont-sur-Orge : « Ainsi pour P. Saintyves, Geneviève s’inscrit très probablement dans la continuité d’Isis. Le culte de cette divinité était d’ailleurs très répandu dans le bassin parisien, il y avait des temples d’Isis, et l’attestation la plus significative est cette statue qui aurait représenté la déesse et qui se trouvait dans l’église de Saint-Germain-des-Prés. Contrariée par l’importance du culte qu’elle continuait à susciter, l’Eglise au XVIe siècle décida de la brûler. (Claude Gaudriault, « Le mythe de sainte Geneviève », La Lettre de l’Ile-de-France n° 70, p. 6)

            Le Parisis s’entend bien « par Isis » !

           Claude Gaudriaut rapproche justement Geneviève de Guenièvre, Gwenhwyfar, « blanche forme », « qui renvoie à l’Aurore et (…) à la déesse Leucothéa » (idem p. 7) Mais aussi à l’Île Blanche, ancien lieu d’initiation où est bâtie la cathédrale de Paris.


             On la dit bergère ! Mais on oublie, comme pour saint Jean-Baptiste que "agneau",
c'est, en Langue Racine maintenue par le sanscrit, "Agni", le Feu !
ce feu qui efface les erreurs du monde!



            Maîtresse des eaux, cette druidesse convertie a, selon la légende, débarrassé les marais de la Seine de monstres, ce qui en fait une sainte saurochtone ; elle peut être vue comme la parèdre de saint Marcel, vainqueur du dragon de la Bièvre.



       Le Panthéon a été à l’origine construit au XVIIIe siècle
pour abriter la châsse de sainte Geneviève.




 

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 09:21

Conférence à L’Entrepôt

7/9 rue F. de Pressensé, 75014 Paris.


 le 24 septembre 2009

19h30, entrée 10 euros (taif réduit 7), durée 1h30.

 

La Mère Universelle, Serpent Premier

 

 

par Robert-Régor Mougeot,

co-auteur, avec Kinthia Appavou, de
"La Vouivre, un symbole universel" (EDIRU, 2006)


   - Le Serpent Premier à l'Origine de la Création :

en Egypte, dans  toute l'Afrique Noire, chez les Aborigènes d'Australie, au Nouveau-Mexique...
   - Le Serpent attribut de la  Mère Universelle.
   - Les femmes et les hommes à queue de serpent
dans les diverses  traditions.


 

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 09:03

Carnac,

le Géant du Manio

au centre des alignements de Kermario



10 lignes d'alignement,

982 menhirs !




dont le Géant du Manio de plus de 6 mètres de hauteur.










Qui a jamais remarqué
cette belle tête de serpent gravé sur ce menhir ?



Pierre Le Labousse, [géobiologue amateur],
a animé un atelier d'initiation
à l'approche du site mégalithique

tant du point de vue des énergies telluriques
que cosmiques
ainsi qu'aux mesures des taux vibratoires. 

Ci-dessous, la pierre de l'enceinte
qui marque l'entrée du site
emplacement du Gardien du Seuil
  à qui le passage est demandé :



La pierre carrée du Manio
est une des clefs de l'orientation :

Non loin, le quadrilatère du Manio
est constitué de blocs d'environ 1 mètre de haut.
La mise en évidence des axes
se fait à partir de dolmens qui repèrent
des triangles-rectangles pythagoriciens 3, 4, 5 !
Howard Crowhurst
(auteur de "Mégalithes, Principes de la première architecture monumentale du monde")
et Thierry Maho (président de l'ACEM)
ont mis en évidence les orientations des alignements
du géant et du quadrilatère
par rapport aux axes solsticiaux
à l'aide du théodolite.
Les mesures et explications des spécialistes
sont d'une clarté qui n'a d'égale
que la simplicité des tracés des axes solsticiaux
et des alignements mis en évidence!


http://solsticefrench.megalithes.info/6.html
http://www.astro-archaeology.org/
http://www.skyandlandscape.com/

IMPRESSIONS DU FESTIVAL DES MEGALITHES DE PLOUHARNEL LORS DU SOLSTICE D'ETE




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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:13

Artémis, la déesse multimammaire

du château de Fontainebleau

La Mère Universelle a été honorée
en tout temps et en tout lieu.

Son culte est celui de la fécondité.

       « Au commencement, elle était présente, matrice originelle, mer sur laquelle planait l'esprit de Dieu... Moi, la mère de la nature, la maîtresse des éléments, la source première des siècles, la reine des mannes, je suis la plus grande des divinités ; ainsi l'on me nomme Cybèle en Phrygie, Minerve à Athènes, Vénus en Chypre, Diane en Crète, Proserpine en Sicile, Cérès à Eleusis, ailleurs Junon, Bellone, Hécate ou Némésis... Tandis que l'Egyptien, qui dans les sciences précéda tous les autres peuples, me rend hommage sous mon vrai nom de la déesse Isis.» 

(Gérad de Nerval, Les Filles du Feu)





L'Artémis multimammaire du château de Fontainebleau ( Seine-et-Marne)
a été influencée par l'Artémis multimmamaire d'Ephèse (Turquie),
dont les "seins" sont des testicules de taureau
marquant son androgynie et rappelant l'ère du Taureau.
 


 

Musée de Selçuk (Turquie).

Voir l'image d'Isis multimammia d'après la gravure de G. Marcel (1686)

 in De la belle et la Bête à l'Androgyne..., Emmanuel-Yves Monin,

Amis du désert, 1985, p. 57.


LA MERE UNIVERSELLE ANDROGYNE ET LE SERPENT PREMIER

LA VIERGE NOIRE SORTIE DE LA CRYPTE PERD SES POUVOIRS








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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 11:46

Quelques impressions du

"Festival des Mégalithes"

à Plouharnel, Morbihan, du 18 au 22 juin

 

 

Ah ! Quel déploiement ! Howard Crowhurst, Britannique qui réside depuis une quinzaine d’années en Bretagne, a su souder autour de lui une équipe dynamique, joyeuse, inventive, de passionnés de Grande et de petite Bretagne…


http://solsticefrench.megalithes.info/index.html

Le 17 au soir, rencontre des animateurs de l’association ACEM
(Association culturelle pour l’Etude des Mégalithes)
et des conférenciers autour d’un barbecue, face à la mer,
dans la « cabane » de Philippe Gaillard,
dont l’arrière-grand-père Félix
 a été le premier à faire le relevé des sites mégalithiques de la région
et a déterminé les axes des levers et couchers du soleil et de la lune
sur les sites aux solstices et équinoxes.


      Là, retrouvailles avec Paul Broadhurst, auteur de The Sun and the Serpent paru vers 1993 à l’époque de la parution de
La Vouivre, un symbole universel,
et rencontré à Chartres il y a une quinzaine d’années,
puis visité sur ses terres de Cornouailles…

LA VOUIVRE EN CORNOUAILLES ET... JUSQU'EN GRECE 

       Paul nous a gratifiés d’une excellente conférence
sur « Le soleil, le serpent et les dragons en Europe »,
puis d’une seconde
« Saint Georges, les Templiers et les énergies de la terre »,
mettant en évidence l’omniprésence dans les édifices religieux de l’Homme Vert. Toutes les conférences sont traduites
en deux langues, français et anglais.

Quelques jours à se promener dans la nature sur des sites pas toujours très connus, avec de belles personnes, des commentaires pertinents, sur les lieux mêmes, avec un temps radieux : alignements mégalithiques de sainte Barbe, site du menhir du Géant du Manio, sites de Crucuno, le tumulus du Rocher, les alignements d’Erdeven, de Larmor Baden, tumulus de Gavrinis, grand menhir de Locmariaquer et Table des Marchands…



Alignements de Kermario.



Géant du Manio.


Dolmen du Méné.

          A l’œuvre sur le terrain, la géobiologie, l’archéo-astrologie,
l’initiation au théodolite…, puis en salle, les conférences explicatives,
 ou bien, sur le sable de la plage,
les tracés de géométrie sacrée utilisant les seules techniques
de nos ancêtres d’il y a 3500 ans et plus, techniques simples, inspirées,
venant d’une profonde observation
et d’une extraordinaire connaissance des lois de la Nature.
Comment ils déterminaient les axes solsticiaux et équinoxiaux
pour la lune et le soleil, la prévision des éclipses…
Robin Heath, sorte de « Pape des Escargots » britannique,
 est inoubliable dans ce rôle !
Ah ! Si l’on enseignait partout comme dans les ateliers de ce Festival !


Atelier de tracés géométriques sur la plage de Sainte-Barbe.

www.skyandlandscape.com 

Samedi 20 juin, 6H, beaucoup de monde au lever du soleil à Kermario, dans l’axe du solstice !

Dimanche 21, c’est à 5H pour le lever de la lune, au quadrilatère de Crucuno ! Jupiter, Vénus et Mars sont visibles dans l’axe de la lune et une heure plus tard le soleil efface jusqu’au petit croissant de lune. Inoui : la foule, le silence, quelques notes de harpe… Au même lieu, à 21H, les « Contes celtes » au coucher du soleil…

 

 Embellis par la guitare et la voix de Jérémy et la harpe de Chrystèle !

http://regorm.free.fr/ouvrages/livres/merlin.html

         Quelle science initiatique possédaient ces humains !
Un calendrier vivant, lunaire et solaire à la fois.
Une unité de mesure exacte, plus exacte que notre mètre,
le « yard néolithique » !
La concentration de l’énergie dans les dolmens, cairns,
menhirs et tumulus…
Et il ne reste peut-être que le dixième de ce qui fut érigé !

 


Voir http://www.astro-archaeology.org/

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:55




LA VERITE ARCHEOLOGIQUE


SUR LE SITE DE QUMRAN :


UNE IMPORTANTE FABRIQUE DE POTERIE



 

 

 « Dans tous les cas, l’activité principale sur le site était la production de poterie, un fait qui est difficilement conciliable avec l’identification de Qumrân en tant que centre communautaire du désert de Judée de la secte (des Esséniens) ».

 

Telle est la conclusion d’un rapport préliminaire dense et documenté publié par Yitzhak Magen et Yval Peleg, deux archéologues délégués par les autorités de Judée et de Samarie, dont la mission s’est étalée sur plus de 10 ans, et qui consistait dans l’étude minutieuse des éléments archéologiques du site, tenant compte de la topographie du lieu, du contexte historique, et bien évidemment des ruines restantes de Qumrân.

 

Ce rapport publié en 2007 par Judea & Samaria Publications dans son sixième volume ne comporte pas à ce jour de traduction française à notre connaissance. Pourtant, c’est le plus sérieux rapport qui soit, et extrêmement documenté avec preuves irréfutables à l’appui !

 

Pour vous donner un aperçu des arguments développés dans ce rapport de 65 pages, nous pouvons rappeler que les fouilles archéologiques n’ont commencé qu’à partir de la découverte très importante faite en 1947 des fameux Rouleaux de la mer Morte dans des grottes avoisinantes, et du fait de la proximité du site, on a pensé qu’une relation pouvait peut-être exister entre le site et les manuscrits, et que les fouilles pourraient aider à situer la provenance de ces manuscrits et justifier leur présence dans ces lieux.

 

Les auteurs de ce rapport nous résument eux-mêmes les faits importants concernant leurs découvertes : tout d’abord, furent trouvés en ce lieu 8 fours de potiers, et une grande quantité de matériel de cuisson, principalement des dattes ; une grande quantité de citernes pour le trempage des matières premières, des piles de récipients impropres à la vente, un magasin pour entreposer les produits destinés à la vente, et une grande quantité de matière première produisant une poterie de haute qualité, qui s’est accumulée dans les citernes, et qui fut transportée par voie d’eau. Après avoir analysé cette matière première, les auteurs ont produit eux-mêmes des récipients d’une rare qualité, après deux mille ans d’inoccupation des lieux !

 





Entrée principale.
 

Comme ils le soulignent eux-mêmes : leur rapport n’est pas basé sur une conjecture, mais sur des faits prouvés.

 

La première occupation des lieux remonte à l’âge de fer, vers la fin du VIIIème s. - début du VIIème s. av. J.-C. jusqu’à la destruction du premier Temple de Jérusalem. Et ce lieu n’a pas été choisi au hasard : c’était le seul endroit habitable se trouvant sur la terrasse de marne le long de la côte nord-ouest de la Mer Morte dont la situation topographique offrait une protection naturelle, et où l’eau des pluies s’écoulant de la faille rocheuse pouvait être récupérée sans danger d’être inondé. Ces deux avantages ont, seuls, suffi au choix du lieu.

 

La deuxième occupation se produisit durant la période hasmonéenne exactement au même emplacement, au début du règne d’Alexandre Janné. L’architecture du site, la méthode de construction, les nombreuses citernes et l’effort qu’on y a consacré, tout indique que Qumrân  fait l’objet d’un vaste projet d’Etat et atteste de la présence militaire des Hasmonéens dans la vallée du Jourdain et de la Mer Morte. Qumrân devint un poste de commandement avancé avec la mission de surveiller le trafic côtier et de maintenir la communication avec les quartiers généraux situés dans la vallée d’Hyrcan.

 

Les données archéologiques réfutent toutes les théories prétendant que Qumrân fut un centre communautaire attribué aux Esséniens.


On avança l’hypothèse qui devint presque certitude, que les citernes trouvées à Qumrân constituaient des bassins pour les « bains rituels » des Esséniens, pour qui le « bain rituel » était d’une extrême importance. Mais selon la loi judaïque, la plupart des citernes ne sont pas du tout adaptées pour prendre des « bains rituels » parce que l’eau contenue dans ces citernes aurait été considérée comme de « l’eau conduite». En effet, selon la Halakhah, dans un bain rituel, on doit être relié au sol et le bassin doit être rempli d’eau de pluie ou d’eau de source, qui doit entrer dans le bassin de manière naturelle, sans aucune aide technique. L’eau qui entre par des moyens artificiels disqualifie le rituel (miqweh).  Le site entier contenait peut-être tout au plus deux bassins de « bains rituels » et même cela n’est pas certain. Car le but de ces citernes était de collecter l’eau de pluie et l’argile nécessaire aux potiers pour leur industrie. Les bassins ou citernes étaient alimentés par 4 sources distinctes :

- Les pluies sont rares mais abondantes et l’eau qui coule des toits est généralement propre, sans limon ou vase car les toits sont généralement réparés et nettoyés avant la saison des pluies ; durant la première phase hasmonéenne, l’eau était dirigée par des gouttières et des conduites directement dans le bassin. Plus tard, des systèmes de drainage furent ajoutés.

- En amont de Nahal Qumrân, un aqueduc taillé partiellement dans la roche et partiellement construit amène l’eau du fleuve.

- Au nord-ouest du site, une large étendue collectant l’eau de pluie constituait la principale source approvisionnant Qumrân par le biais d’un aqueduc qui a été entièrement dégagé, montrant un travail extrêmement soigné ne permettant pas l’infiltration de boue ou de cailloux.

- Les sources d’eau douce situées à environ 100m au sud-est de Qumrân où poussent, même de nos jours, tamaris et roseaux.

 

Par ailleurs, les citernes contiennent des marches, non pas pour des bains rituels mais pour des raisons structurelles : le sol de Qumrân est constitué de marne instable, qui gonfle lorsqu’il est mouillé, et exerce une pression sur les murs. Afin d’éviter l’écroulement des murs longilignes, ils construisirent un système de marches dans toute la largeur du bassin pour consolider les murs. De plus, ces marches permettaient à la vase et l’argile contenus dans l’eau de glisser vers le fond du bassin, gardant comme cela l’eau claire à la surface. Les marches facilitaient le prélèvement de l’argile qui était ensuite utilisée pour la poterie.

 

Les citernes qui se trouvent au sud du site de Qumrân, et qui datent de la seconde phase après que le site eut cessé de fonctionner comme une place-forte militaire, ont été construites dans le but de récupérer l’argile pour l’industrie potière. C’est la seule explication qui peut justifier à la fois la construction de si larges citernes et le système complexe d’approvisionnement d’eau mis en place pour canaliser l’eau qui s’écoulait le long de la faille rocheuse.

 




Citerne de l'âge du fer.
 

Mais un point important est à souligner : Qumrân est l’unique site de tout le pays d’Israël durant la période du second Temple de Jérusalem dont l’approvisionnement d’eau était principalement issu des eaux de pluie, s’écoulant dans les gorges, et qui récupérait la couche de sédiment dont l’eau était imprégnée. Ces courants d’eau fournissaient l’argile qui était utilisée pour l’industrie potière. Durant les années pluvieuses, on peut aisément supposer que la quantité d’argile ramassée dans ces citernes pouvait dépasser la capacité de Qumrân à produire des pots, et que cette argile était transférée à d’autres centres tels que Jérusalem, Jericho et d’autres sites fabricant de la poterie.

 

La présence de ces nombreuses citernes trouve des justifications fondées sur des preuves archéologiques indéniables.

 

Les recherches menées par nos archéologues permettent également de répondre à d’autres particularités du site qui avaient été relevées :

On avait formulé l’hypothèse que des animaux étaient sacrifiés à Qumrân : en fait, tous les os d’animaux trouvés étaient cuits et non brûlés comme offrandes. Les os étaient tout simplement brûlés et enterrés dans des pots afin de ne pas attirer de prédateurs nocturnes dans le désert environnant.

Une autre hypothèse concernait les tombeaux retrouvés dans le cimetière, qui étaient parfaitement alignés et dont la méthode d’enterrement avait suscité l’intérêt. Mais cette méthode, en fait, était typique de la période du 2ème Temple de Jérusalem en général, et on ne s’étonne pas de la trouver à Qumrân. La zone où se trouvait le cimetière est située à l’est du site, car c’était l’endroit le plus propice parce que plus protégé de toute inondation. Quant au nombre de personnes enterrées, le cimetière a été utilisé sur une période couvrant plus de 300 ans incluant les deux périodes d’occupation du site, ce qui rend le nombre de plus de 1200 tombes tout à fait compréhensible. Et quant au fait que l’on ait trouvé majoritairement des hommes, cela s’explique aisément, à la fois dans le cadre des soldats de l’armée hasmonéenne postés  à Qumrân en avant-garde, ou dans le cadre des ouvriers fabriquant des pots.

 

On pourrait penser qu’une communauté qui était censée abriter de 200 à 250 membres, et qui aurait dû se nourrir deux fois par jour pendant environ 170 ans, aurait certainement laissé des traces d’ustensiles de cuisine et de fours à cuire les aliments, ce qui n’est pas du tout le cas.

 

De toutes les théories élaborées concernant le site de Qumrân, celle-ci bénéficie de preuves solides et irréfutables : une fabrique de poterie qui a connu ses heures de gloire. Les auteurs estiment que la quantité d’argile extraite par le biais de ces citernes s’élève au total à 6 ou 7 tonnes, ce qui est largement suffisant pour produire des dizaines de milliers de récipients qui pouvaient être exportés vers d’autres régions. Il est même possible que, en complément de cette industrie potière, les habitants du site utilisaient les dattes pour produire du miel ou des dattes séchées qu’on disposait dans ces jarres qui ont été utilisées pour cacher les manuscrits.

 

Les auteurs sont parfaitement conscients que leurs conclusions vont ébranler 50 années de théories et de conjectures sur l’origine du site, mais qu’il était tout à fait normal de se demander s’il existait une connexion entre la découverte des Rouleaux de la mer Morte et le site de Qumrân, dans l’espoir que les fouilles pourraient guider les archéologues pour expliquer la présence de ces rouleaux en ces lieux : maintenant, plus de supposé « réfectoire », ni de « scriptorium », mais pour autant, il nous reste les Manuscrits.

 

Nous devons donc, à la lumière de ces révélations, reconsidérer les faits : la question reste ouverte en ce qui concerne les Manuscrits découverts dans ces grottes : pourquoi et comment ont-ils atterri là ? En trouvant la réponse à ces deux questions, nous ne pouvons manquer d’arriver à une réponse cohérente, mais nous pouvons déjà dire que les auteurs de cette recherche laborieuse s’il en fut, finalement confirment ce que Flavius Josèphe a dit des Esséens (Guerre des Juifs, livre 2, chap. VIII, § 4) :

« Ils ne forment pas une ville unique, mais vivent dispersés en grand nombre dans toutes les villes. Quand des frères arrivent d’une localité dans une autre, la communauté met tous ses biens à leur disposition, comme s’ils leur appartenaient : ils fréquentent chez des gens qu’ils n’ont jamais vus comme chez d’intimes amis. »

 

Il est par contre certain que ce lieu était déjà connu depuis le VIIIème siècle avant J.-C. et qu’il a servi de refuge aux premiers habitants, des juifs qui fuyaient la Samarie conquise par les Assyriens en 720 av. J.-C, et qui se sont installés en Judée et dans le pays de Benjamin, le long de la vallée du Jourdain et aux frontières du désert de Juda.  En se construisant des cabanes ou des huttes rudimentaires, ils ont pu survivre grâce à la faculté de ce site de récupérer l’eau de pluie dans cette région désertique. C’est aussi à cette époque que les abris rocheux et les grottes ont été utilisés comme habitats par les bergers et les nomades. Des silos également ont été retrouvés datant de cette époque et bien sûr, de la poterie. Tous les restes retrouvés concernant la période de l’âge de fer sont situés sur la partie est et dans le plateau sud du site. Ainsi, lors de la première occupation du site, Qumrân ne constituait qu’un petit hameau dont les habitants utilisaient les ressources naturelles limitées, ensuite le site de Qumrân a pu être utilisé uniquement pendant les pluies saisonnières (hiver-printemps).

 

Les auteurs signalent par ailleurs qu’il est aussi possible qu’il y ait eu un bâtiment public ou une tour en pierre au centre du site autour duquel la vie s’est organisée.

Il est tout de même intéressant de noter que ce bâtiment en pierre devait avoir une certaine importance aux yeux des habitants du site, qui eux-mêmes vivaient dans des cabanes en bois, rappelons-le. Les auteurs très « terre à terre » n’ont pas creusé la question plus loin. Cependant, le site de Qumrân fut identifié par certains comme étant anciennement la « ville » de Secacah dont il est fait mention dans la Bible[1]. Ce nom signifierait en hébreu « hutte ».

Quant au nom de Qumrân, plus moderne, certains historiens pensent qu’il est dérivé du mot qamar qui veut dire « lune ». Qumran est désigné également comme wadi Qumrân : en arabe, le terme wadi se réfère traditionnellement à une vallée et dans certains cas désigne un lit de rivière sec qui peut contenir de l’eau seulement en cas de pluie abondante ou un cours d’eau intermittent.[2] Ce qui est exactement le cas à Qumran. La terre argileuse du site rend à ce lieu un aspect très lunaire d’où peut-être le nom qu’on lui a attribué par la suite.

 

Du point de vue historique, c’est un mouvement d’immigration massive qui s’est produit à cette époque, essentiellement près de sources d’eau ou d’emplacements qui permettaient l’approvisionnement en eau comme Qumrân. Le site fut inhabité durant près de 500 ans avant d’être réutilisé sur les fondations de l’ancien site par les Hasmonéens durant la période hellénistique (au début du 1er s. av. J.-C.), et connut un développement considérable sous le règne d’Alexandre Jannée. A la mort d’Hyrcan I, la Samarie, l’Idumée et la Transjordanie ont été reconquises et des projets de construction à grande échelle sont lancés pour exploiter les ressources qu’offrent les côtes de la mer Morte ainsi que la vallée du Jourdain.

Il s’agit surtout de protéger l’est du pays de Juda des incursions venant de la mer, on édifie des forteresses avec des garnisons, et Qumrân fait partie de ce vaste projet d’édification. Le site fortifié sert de poste d’observation afin de prévenir toute attaque : c’est un point de contrôle du trafic routier et maritime le long de la mer Morte et il devient le quartier général du commandant de la côte et des docks fortifiés de Rujm al-Bahr et Kh. Mezin.

Qumrân est un poste stratégique qui se trouve à la croisée de deux routes : l’une montant jusqu’à la vallée d’Hyrcan où se trouve le quartier général et continue le long de la vallée de Kidron jusqu’à Jérusalem ; l’autre allant vers le nord en direction de Jéricho qui croise la « route du sucre et du sel ».

C’est à cette époque que des écuries furent construites à l’ouest du site.

 

La nature du site change complètement après la conquête romaine (conquête du pays d’Israël par Pompée en 63 av. J.-C.) : Qumrân cesse son activité militaire et devient un centre de production de poterie, et aussi probablement un producteur de dattes et de miel de dattes. Le site subit des dommages lors du tremblement de terre qui a eu lieu en 31 apr. J.-C., quelques-unes des structures les plus imposantes sont déstabilisées telle que la tour située au nord-ouest qu’on consolidera avec un glacis.

Après le tremblement de terre jusqu’à la destruction du site en 68 apr. J.-C. (sous le règne d’Hérode et Agrippa), on construit plus de fours pour accroître le rendement de la production de poterie. Quelques nouvelles structures apparaissent dans la cour principale, selon les auteurs, il pourrait s’agir de bains rituels, un pour les potiers, un autre pour les producteurs de dattes. Une synagogue fut même construite peu avant la destruction du site qui se produisit après la prise de Jéricho par les Romains. Qumrân tombe à son tour, et fut certainement incendié.

 

Ensuite, le site fut probablement réutilisé durant la révolte de Bar Kokhba (132-135 apr. J.-C.)

 

En ce qui concerne les Rouleaux de la mer Morte : la datation au carbone 14 permet de remonter jusqu’au IIIème s. av. l’ère chrétienne pour les plus anciens rouleaux qui sont des fragments de la Bible, et sont antérieurs de plus de 1000 ans aux plus anciens manuscrits connus de la Bible jusqu’à présent.

A ce titre, ils constituent à eux seuls un sujet d’étude comparative avec les textes connus.

S’échelonnant sur une période qui couvre près de 400 ans, l’ensemble des manuscrits représente l’état des textes dans leur diversité avant l’établissement du « canon biblique ». C’est à ce titre qu’il faudra donner une attention particulière aux Apocryphes et Pseudépigraphes, tels que le livre d’Hénoch, le livre des Jubilés, le Testament de Lévi et bien sûr, les textes qui avaient été attribués aux Esséniens, à savoir les manuscrits inconnus à ce jour tels que La Règle de la communauté, l’Ecrit de la Nouvelle Alliance au Pays de Damas, le Règlement de la Guerre des Fils de Lumière contre les Fils des Ténèbres et les commentaires bibliques attribués aux Esséniens entre autres.

 

A ce jour, la découverte des rouleaux nous permet de poser un nouveau regard sur les origines du christianisme et a sorti de l’ombre la communauté des Esséniens. C’est en étudiant d’une part l’histoire du peuple juif depuis ses origines, et d’autre part les textes fondateurs de la Bible, que nous pourrons approcher le mieux de l’histoire et de l’origine des Manuscrits de la mer Morte dans leur ensemble.

 



1Josué, 15, 61

2 Cf. Wikipedia en faisant la recherche sur le terme « wadi »

 

 

Kinthia Appavou

20/06/2009

 

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 17:42

La Vierge Noire perd ses pouvoirs

 

lorsqu’elle est sortie de la caverne,

de la grotte, de la crypte.

 

 

Les cryptes des églises prirent jadis la place des anciennes grottes initiatiques païennes. Même si, par la suite, elles furent importées d’Orient à l’époque des croisades. (Voir Pierre Gordon, Les Vierges Noires, Editions Signatura, 2003)

Elles furent en butte au clergé catholique dès les VIIIème et IXème siècles, tout comme les Arbres des Fées près des fontaines miraculeuses.

« Un aspect curieux de cette lutte ecclésiastique contre les Vierges Noires est que souvent le clergé les arracha aux vénérables foyers initiatiques où elles siégeaient depuis des millénaires. Invinciblement, elles y revenaient. Ce qui veut dire que le peuple substituait des effigies nouvelles à celles qui avaient été enlevées. » (idem p. 23) Et Pierre Gordon de citer Josselin, Valleury, Avioth, Quézac, Thuir… répertoriés par E. Saillens (Nos Vierges Noires, Paris, 1945).

« Quand, au surplus, la Madone noire acceptait de séjourner à la paroisse, il advenait qu’elle perdait ses pouvoirs merveilleux. » (idem p. 23-24) Le Folklore de France de J.-M. Rougé, donne l’exemple de la Vierge de Ville-aux-Dames.

 

Un correspondant donne l’exemple de Sara-la-Noire des Gitans, aux Saintes-Maries-de la-Mer : "Il est d’ailleurs intéressant de constater que, lorsqu’elle sort de la Caverne ou de la Grotte pour être mise dans la paroisse, dans l’église, la Vierge noire perd ses pouvoirs merveilleux, ses pouvoirs de guérison... Pierre Derlon écrivait :
       "En 1935, quand le clergé sortit la statue de Sara de sa crypte et l'emmena en procession, certains maîtres du feu (kakous) se firent l'épreuve dite du "feu au poignard" en signe de deuil. "Le soleil a brûlé les yeux de Sara", dirent-ils, "et il est des forces qui meurent si de l'ombre on les sort à la lumière..."
[Pierre Derlon, Secrets oubliés des derniers initiés gitans, 1977, Robert Laffont]

Quels réels pouvoirs avaient-elles jadis, ces Mères Noires initiatrices, guérisseuses en vérité ? Elles concentraient en elles les énergies de la Terre-Mère, celles de la Vouivre, de la Vuipre, de l’Antre-de-Sous-Terre (Voir Le Manuscrit des Paroles du Druide…de E.-Y. Monin) et permettaient de faire le Passage qu’illustre sainte Marguerite « issourt » du Dragon, sainte Ursule « issourt » également de l’Ours…

 

Un cas célèbre de résistance païenne est celui de la « Vénus » de Quinipily, dans la forêt de Baud, en Bretagne. La statue de cette ancienne déesse fut « deux fois jetée dans le Blavet sur l’ordre de l’autorité religieuse ; puis par le comte de Lannion en 1696. Au XVIIIème siècle, elle fut retaillée. » (Guide Vert de Bretagne) Elle est toujours en place, et… reçoit des visiteurs !

 


La « Vénus » de Quinipily.

 

Elle n’a rien d’une Vénus !

Cette Mère Universelle païenne a traversé des siècles de répressions.


  

Vierge noire de Nogent-le-Rotrou ( Eure-et-Loir)

avec l’inscription  « Virgini Pariturae », à la Vierge qui doit enfanter.

La Vierge noire qui doit enfanter représente

la Mère Universelle concevant la Manifestation.

La Conception immaculée précède la Création qui est maculation.

Voir Le Miroir symbole des symboles, Ed. Dervy, 1995, chap. « La lumière d’avant la séparation de la lumière et des ténèbres ».

 

 

 

Vierge noire de Bonneval (Eure)

avec également l’inscription  « Virgini Pariturae »,

inscription que l’on retrouve dans la légende

de la Vierge noire de Longpont-sur-Orge (Essonne).

L’enfant tenant dans sa main gauche le globe terrestre

 indique que la statue est tardive.

 

Pourquoi est-elle noire, cette Vierge ? « Le noir est la fin ; le terme comme la préexistence de toutes choses. » (Lethierry-Barrois, Hébreu primitif, Ed. A. Franck, 1867, p. 17)

Les Vierges Noires sont à l’image de Kali la noire en Inde : « Kali est noire parce qu’elle est l’énergie ultime dans laquelle toutes les distinctions disparaissent » (A . Daniélou, Le polythéisme hindou, Ed. Buchet-Chastel, Paris, 1975, p. 417)

Que représente le collier de têtes coupées que Kali porte au cou ? Elle tient dans sa main la dernière tête tranchée d’un homme et celles de son collier sont les têtes du même homme, celles de ses précédentes incarnations. Toutes les incarnations d’une même unité de vie aboutie à son terme sont là rassemblées !

 

 

 


Huile sur toile
.

Dans cette scène sont concentrées la Chevauchée du  Tigre,

 la tête tranchée de son Cavalier, l’Homme dont Kali a tranché la dernière tête  

et qui conduit le Tigre avec de simples rameaux d’olivier.

En place de sa tête, le Soleil noir rayonnant.

La scène baigne dans le Feu de l’Amour ;

L’Homme y est passif et la Femme active

pour illustrer l’Androgynie retrouvée.

 

Le héros Arjuna guidé par Krishna chante, dans le Mahâbhârata, cet hymne à Kali :

« Je te salue, guide des Réalisés,
Noble Déesse qui réside dans le ciel,
Fille ténébreuse au collier de têtes de mort,
de couleur fauve,
 couleur de bronze.
Je te salue, bienfaisante,
puissance du temps,
 puissance de l’éternité transcendante. »


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