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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 20:16

Des images singulières de saint Roch

dans le Bode Museum de Berlin


Assis dans une salle du Musée,
et ouvrant au hasard un guide en allemand à la disposition des touristes :
un gardien vient  et montre du doigt une reproduction en disant en allemand 
que ce tableau-là se trouve dans la salle à côté !
L'illustration montrée est celle de... saint Roch !

Dans la salle à côté, il y a effectivement ce tableau :
un saint Roch classique, avec tous ses attributs.



1515, peut-être de la ville allemande de Biberac.

Saint Roch souffrant  de la peste qu'il a contractée :
l'ange soigne sa plaie.
Voir la légende de saint Roch sur
http://saintroch.energie-manifestee.net/index.html 

Plus loin, un autre saint Roch :


1720, Giovanni Giuliani, artiste baroque du XVIIIe siècle, né à Venise.

Saint Roch heureux, guéri :
il porte encore sur sa cape de pèlerin
 la coquille Saint-Jacques et la croix qui l'identifient
mais il n'y a plus ni l'ange soignant,
ni le chien apportant une miche de pain dans sa gueule
pour nourrir le serviteur de Dieu, ni le bourdon du pèlerin.


En face, je reconnais un autre saint Roch, en bronze cette fois,
sans aucun attribut.

Vers 1770-80, de la région de Franken (Haut Rhin).

Saint Roch au manteau long, au grand chapeau,
ne portant plus aucun signe distinctif !

 
A côté de lui, un saint allemand qui m'est totalement inconnu :


Saint Wendelin et saint Roch au manteau long
 (1770-80).

La statue semble du même artiste.
C'est s
aint Wendelin, le fils de roi en vêtement de berger :
son tombeau est situé dans la ville de St-Wendel,
située à 60 km au sud-est de Trèves ;
depuis le Moyen Age, c'est un lieu attrayant.
Son culte comprend la bénédiction des hommes,
des animaux et des machines agricoles le lundi de la Pentecôte,
ainsi que l'octroi du droit d'asile auprès de son tombeau.
Nous ne savons pas pourquoi il est associé ici à saint Roch.

Plus loin, deux autres statues de même facture:

1770, Tyrol.

Saint Roch à la veste courte, avec cette fois le chapeau à la main,
sans aucun signe distinctif !

Saint Roch à la veste courte et saint Wendelin.

Les quatre statues semblent du même artiste.

        Saint Wendelin est la première fois très féminin, et la seconde plus masculin !

Voilà Roch dans une Image encore jamais vue jusqu'alors !

Il est comme tout le monde !!!

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 14:20

Le Christ,

représenté sur un vitrail

de la cathédrale Saint-Julien du Mans,






 montre un sein

qui signe son androgynie !


Une image semblable :

LE CHRIST ANDROGYNE DE CHÂTEAUROUX

&&&


Le Mans a été édifié sur un ancien lieu celte;
la cathédrale enferme en son sein un menhir
de grès de 4, 50 mètres de hauteur !
Il aurait été édifié par la tribu celte des Aulerques Cénomans.




                                     MEGALITHES DE L'ESSONNE

 

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 08:33

Berlin : la ville, longtemps coupée en deux par le mur

séparant la zone Ouest et la zone Est,

a vu celui-ci disparaître en un clin d'oeil.



Il n'en reste que les traces sur le trottoir


et quelques pans par-ci par-là.



Les soldats en uniforme de l'ancienne RDA
délivrent aux touristes
des visas d'entrée !

Gros plan sur les graffitis :



             Le Mur de Berlin a été érigé pendant la nuit du 12 au 13 août 1961,
suscitant la réprobation des puissances occidentales.
La République démocratique allemande  (RDA)
tente de mettre fin à l'exode croissant de ses habitants
vers la  République fédérale allemande (RFA).
Le Mur, séparant physiquement la ville en "Berlin Est" et "Berlin Ouest", 
a été pendant près de trente ans le symbole de la "guerre froide",
de la partition de l'Allemagne à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.
             L'affaiblissement de l'URSS, la politique de Gorbatchev
et la détermination des Allemands de l'Est permettent, le 9 novembre d'abattre le « Mur de la honte ».
Cet événement a conduit à la réunification de l'Allemagne.


Postdamer Platz.


Les croix dressées à la mémoire de tous ceux qui ont été tués
en essayant de franchir le mur : 1 135 personnes y ont laissé la vie.






















































Que de murs encore à faire tomber de par le monde !


Et ceux-ci ne sont que la matérialisation des "murs"

qui encombrent les cerveaux humains,
toutes les pensées déviées de la "Source de Vie",
toutes les notions, croyances, certitudes aberrantes...



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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 15:36

Berlin brille par son architecture

qui emploie des matériaux modernes,

verre, acier, béton,

de manière très réussie.

            

            Berlin est une ville ouverte, vivante, sympathique, où il fait bon vivre, où les gens ne sont pas stressés mais accueillants, détendus, conviviaux. Elle est très agréable, aérée, boisée, avec de larges avenues. On y respire ! Beaucoup de vélos, peu de voitures roulant lentement. Pas de bouchon. Des transports en communs agréables ; les bus à étage permettent de visiter sans fatigue ; les métros ne sont jamais bondés ! Les voitures polluantes n'ont pas la vignette permettant de circuler. Partout de larges avenues bordées d'arbres ; une véritable forêt au coeur de la ville. Beaucoup de quartiers piétonniers avec des cours en enfilade et des magasins de mode époustouflants : couleurs, goût, audace... Partout des restaurants bios. 



        Une architecture moderne d'acier et de verre très réussie
au service d'une reconstruction intelligente ;
un travail de mémoire fait en profondeur qui semble avoir,
dans cette ville, exorcisé les vieux démons.
 
        La vie est beaucoup moins chère qu'en France. Les loyers moitié prix qu'à Paris !
Reste la langue :
il vaut mieux être accompagné d'un Allemand parlant français (ou anglais),
mais on rencontre facilement des gens parlant français.  

          
C'est, aurait dit le maire, "une ville pauvre mais sexy"!
Au niveau des squats, ils ont pratiquement disparu,
ou bien se cachent et ne font plus parler d'eux. 
Les principaux sont désertés, abandonnés pour la plupart,
devant fermer très prochainement, et ne présentent plus aucun intérêt.
C'est au moment de la "Love Parade" ou de la "Gay Pride"
qu'il doit être intéressant d'y aller.


Porte de Brandeburg, au centre de la ville.


Dans la zone Est, elle marquait le "no man's land "
qui existait entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est.
Reconstruite en 1956-1957, la porte est couronnée du quadrige de J. G. Schadow
datant de 1793 et figurant la Déesse de la Victoire conduisant son char. 
Cette statue est en cuivre.
L'Aigle qui trône en son faîte,
retiré lors de la séparation des deux Allemagne,
fut remis en place à la réunification.


La nouvelle Chancellerie fédérale,
à deux pas de la porte de Brandeburg,
près des rives de la Sprée.




Elle est construite en face du Palais du Reichstag devenu le Bundestag,
le Parlement allemand.
Conçue en 1995 par l'architecte Alex Schultes,
elle est un chef-d'oeuvre d'équilibre et de transparence.


Depuis la rive de la Sprée, la Tour de la Radio
qui, tel un minaret, pointe vers le ciel !




Il y a, sur la Sprée, plus de ponts qu'à Venise !

Le "Fujiyama", appelé ainsi à cause de sa forme,
 vu depuis le toit du Sony-Center, l'immeuble le plus haut de Berlin.


Coupole décentrée, ouverte vers le ciel.

Sony-Center.


Tour imaginée par l'architecte germano-américain Helmut Jahn.

La Grande Coupole, au-dessus du Bundestag.


 



L’architecte britannique Lord Norman Foster,
en mariant l’ancien et le verre,  a fait un chef-d'oeuvre :
la coupole en demi-sphère est ouverte vers le ciel.
Deux rampes inclinées doucement offrent la possibilité aux visiteurs
de monter jusqu’en haut et de redescendre sans se croiser.
D'en haut, la vue circulaire permet de découvrir Berlin. 
 Au pied de la coupole, il est facile de regarder la salle plénière du Parlement :
elle symbolise la transparence des débats démocratiques
du Parlement qui se réunit en-dessous !

C'est un véritable palmier de miroirs qui s'évasent vers le haut
qui sous-tend le sommet de la coupole ouvert vers le ciel.



Demi-sphère, axe s'évasant en palmier,
transparence, jeu des miroirs,
spirale ascendante et spirale descendante,
ouverture vers le ciel,
la beauté des structures engendre la paix et le bien-être...
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:11
QUELLE ÉNERGIE REPRÉSENTENT

LES VIERGES NOIRES ?

 
 

 
 Vierge Noire d'Orcival, Auvergne.
 
 
                    L’Energie que dégagent les Vierges Noires à la fois fascine et inquiète. Sous les mêmes apparences frontales, elles sont austères, hiératiques et mystérieuses. Quels enseignements peuvent-elles encore nous donner ? Prenons quelques exemples pour aller ensuite au-delà des apparences, c’est-à-dire du physique au métaphysique.
 

 


Vierge Noire de Fridefont, église Saint-Martin,
Cantal.
    

Chez les Vierges dites « au manteau » (1), seule la tête de l’enfant sort du manteau protecteur de sa mère. Les traits des deux visages sont les mêmes et les couronnes portées sont semblables. Il en est de même pour les Vierges dites «  en majesté », mais l’enfant se détache alors entièrement de sa mère tout en restant tenu bien en main sur ses genoux, toujours rigoureusement dans l’axe. Les vêtements sont le plus souvent de même facture (2). La Vierge, la Déesse Mère, quel que soit son nom, symbolise la Mère de la Manifestation. Elle est toujours l’un des multiples visages que prend la Mère Universelle, la Nature Naturante, pôle féminin dont la manifestation, l’enfant, est masculin « car cette Mère Universelle est en vérité la Féminité manifestée, c’est-à-dire la vraie Masculinité (l’activité du réceptif) – en un mot, l’Androgyne. (3) »

Les Vierges Noires ont pris la succession des anciennes déesses sous une forme christianisée. « Ne sont-elles pas si souvent à proximité immédiate de sources, de puits (4), d’arbres ou de pierres qui avaient chez nos ancêtres pré-chrétiens une signification sacrée bien connue ? (5) » Mais avant d’être représentée, la Mère de la manifestation fut adorée sous l’apparence d’une Pierre Noire tombée du ciel, comme à Ephèse pour Artémis.


Béthyle.
Idole bétylique à tête triangulaire, en pierre noire.
Yeux ronds incisés. IIIe-IIe millénaire av. J.-C.
Dessin d'après
"Idoles. Au commencement était l'Image",
livret accompagnant l'exposition du 22.11.90 au 28.2.91
à la Galerie "La Reine Margot", Paris.

            Le « bétyle », pierre noire d’origine météorique, figure Cybèle la Noire, ou la « Grande Déesse » chtonienne grecque. 

Cybèle.
Tétradrachme d'argent, Smyrne, 160-150 av. J.-C.

         Et le pèlerin musulman baise la Pierre Noire de la Kaaba à La Mecque. 
Toutes les Vierges Noires "comme encore Kali la Noire (Inde),


Isis, Astarté, Sara (Gitans), Annis appelée en Grande Bretagne Black Annis,
Innani (Summer), ... convient les êtres à percer toutes les couches de leur matière,
à aller au Tréfonds, là où Elle se trouve, pour leur révéler Sa lumière."
(La Vouivre, un symbole universel)
          
 

 

Vierge de Beaulieu, Corrèze.

 
           Pourquoi ces Vierges sont-elles de couleur noire ?


 
Vierge Noire de Tournemire, château d'Anjony,
Cantal.
    

La Vierge Noire en Majesté du château d’Anjony, à Tournemire, a des traits négroïdes marqués ; d’autres Vierges Noires ont les traits aquilins des Peuls ou des Ethiopiens. Il est actuellement presque certain que l’humanité a son origine en Afrique (6). De l’Ethiopie à l’Egypte en passant par la Nubie, la continuité est évidente. Certains Pharaons furent noirs et la civilisation égyptienne trouve ses racines en Afrique subsaharienne.  « En effet, l’héritage pharaonique appartient en totalité, des origines à la fin des dynasties indigènes, à l’univers culturel négro-africain, par l’habitat, la "race" et la langue des anciens Egyptiens, responsables de la civilisation pharaonique. (7) » Les races blanches ont depuis très longtemps, beaucoup de mal à reconnaître l’héritage ancestral qui les rattache aux peuples noirs. Il est navrant de voir que, dans nos musées, les statues des pharaons aux traits négroïdes ont les nez et les lèvres mutilés, ce qui masque les signes visibles de leur origine.



Statue colossale du roi Anlamani, trouvée à  Napata,
VIe siècle av. J.-C.

(Close-up of the statue head of the Kushite pharaoh Aspelta, made during the Napatan period, circa 620-580 B.C. Made of granite gneiss. Originally in the Great Temple of Amen at Gebel Barkal in what is now Sudan, now residing in the Museum of Fine Arts, Boston.)

Voir aussi les pharaons noirs de Méroé au Soudan.

La parenté de la Vierge Noire avec l’Isis (8) égyptienne est évidente. Cela avait déjà frappé Faujas de Saint-Fond au XVIIIème siècle. Dans l’ouvrage du Père Odo de Gisey, Discours historique de la très ancienne dévotion de nostre Dame du Puy ou du Puy nostre Dame, dont la première édition date de 1620, la vignette gravée sur cuivre représentant la Vierge du Puy est précédée de la citation du Cantique des Cantiques Nigra sum sed formosa (1,5). La traduction habituelle, « Je suis noire, mais je suis belle », qui prête à un racisme diffus, est reprise par André Chouraqui qui propose :

«  Moi, noire, harmonieuse, fille de Ieroushalaïm.

Comme tente de Qédar, comme tenture de Shelomon.

Ne me voyez pas, moi la noirâtre : oui, le soleil en moi s’est miré. (9) »


La déesse Isis, en mère de Thoutmôsis III.
Granit noir, Karnak, XVIIIe dynastie.
Musée du Caire. 

    
La tradition a maintenu l’origine orientale des Vierges Noires que les Croisés ramenèrent de Terre Sainte. A Montmorillon (Vienne), le Chevalier de Persac, de retour de Jérusalem, fit construire, au XIème siècle, un bâtiment hexagonal dans la cour de l’ancien Hôtel-Dieu ; il reste pour beaucoup une énigme. On peut y voir sculptée Isis allaitant deux serpents (10).
 


A gauche, sculpture située sur la façade de l'église
de Saint-Jouin-de-Marnes, vallée du Thouet.
A droite, l'Isis de Montmorillon située à l'entrée de l'Hexagone
construit par le Chevalier de Persac
dans la cour de l'ancien Hôtel-Dieu de Montmorillon, XIe s., Vienne.
 
La même sculpture se trouve sur la façade de l’église de Saint-Jouin-de-Marnes (Poitou). Cette représentation n’est pas celle de la luxure comme l’affirment actuellement les catholiques timorés, mais plus sûrement celle de la Mère Universelle allaitant les deux facettes de la manifestation. Dans la crypte de l’ancienne église de Montmorillon, on peut voir une fresque représentant sainte Catherine d’Alexandrie offrant un disque d’or à Marie. Le visage de sainte Catherine, au fil des temps, est devenu noir. Hasard dû à la providence !
A Longpont-sur-Orge (Essonne), qui fut aussi un ancien lieu de culte à Isis, tenu par les druides vénérant également Osiris et les dieux celtiques, se trouve l’un des plus anciens lieux de culte à la Vierge Noire.
 

   
Choeur de la Basilique de Longpont-sur-Orge, Essonne.
 
 
L’endroit fut évangélisé par les disciples de saint Denis, saint Sulpice et saint Ion (ou Yvon) et les druides se convertirent au christianisme ; ils attendaient « la Vierge qui doit enfanter ». Les textes disent : « Longtemps après, les bûcherons de l’endroit, abattant un chêne séculaire, découvrirent en son creux, une antique statue de bois noir ou polychrome (…) Elle portait sur son socle : "Virgini Parituræ" (à la Vierge qui doit enfanter). Ce fut une célébrité dont on parla bientôt partout et qui incita les Carnutes (habitants de Chartres) à venir quémander une copie… (11) » Pierre Gordon fait remarquer avec justesse qu’une statue druidique trouvée dans un chêne ne pouvait porter une inscription latine (12) ! Quoi qu’il en soit, la source celtique, située jadis derrière le maître-autel, a été murée et la Vierge Noire est devenue Vierge Blanche sous le nom de Notre-Dame-de-Bonne-Garde bien qu’elle sorte encore du chêne druidique séculaire. La plus vieille statue de Vierge Noire du Parisis (13) servit de modèle à celle de Chartres, plus connue et plus célèbre.
Toutes les Vierges Noires sont à l’image de Kali la Noire (Inde), d’Astarté, de la Sara des Gitans, d’Annis appelée en Grande Bretagne « Black Annis », d’Innani (Sumer). La Vierge Noire convie les êtres humains à percer toutes les couches de leur matière, à aller au tréfonds d’eux-mêmes, dans les ténèbres de leurs entrailles, là où Elle se trouve, pour leur révéler Sa lumière, les nourrir de Son énergie. Les premières représentations de la Déesse Mère sont nées dans l’obscurité des grottes et leur couleur noire n’est pas tant celle de leur peau que celle des profondeurs de la Terre dont elles sont issues. C’est la noire luminosité de la grotte initiatique, de l’antre de la Vouivre, de la crypte qui est ainsi exprimée par la Dame-de-sous-Terre, là où, paradoxalement, l’homme a toujours recherché la lumière (14). Il n’est pas surprenant, dès lors, de trouver dans la grotte qui sert de fondation à l’église de Laghet (Alpes-Maritimes), haut lieu de pèlerinage où les innombrables ex-voto populaires attestent de quantité de miracles, une statue de la Vierge et de son Fils, entièrement noire, vêtements compris. 


   
Cathédrale Notre-Dame, Le Puy-en-Velay, Haute-Loire.
 
          Ces Vierges furent-elles faites noires consciemment ou non ?
          Au fond, qu’importe si elles ont été noircies par le temps ou par la volonté des hommes ! Quelles que soient les apparences, c’est toujours l’inspiration divine qui s’exprime. Profondément, la Vierge Noire est «  la Lumière d’avant la séparation de la lumière et des ténèbres (15) », le monde de «  la substance universelle ténébreuse (16) ». Cette Ténèbre, « c’est celle que nos mystiques désignent comme Nuit de lumière, Noir lumineux, Lumière noire. (17) » Elle est « la Lumière du non-manifesté (18) » ; c’est la troisième lumière dont parle Tierno Bokar, le saint François d’Assise de Bandiagara, « celle du centre des existences, c’est la lumière de Dieu. Qui oserait la décrire ? C’est une obscurité plus brillante que toutes les lumières conjuguées. C’est la lumière de la vérité. (19) »
           C’est pourquoi d’ailleurs la véritable Vierge Noire ne peut être que sans enfant ou avec un enfant déjà adulte soulignant l’androgynie primordiale. Il n’est pas étonnant dès lors que les Vierges Noires aient souvent les mains blanches ! Elles « font boire à la source de vie. Leur attrait, en d’autres termes, est d’être Notre-Dame-des-Ténèbres, Notre-Dame de la Nuit, celle qui fait luire la clarté dans la prison souterraine où se trouve jeté l’homme, celle qui enfante pour lui la lumière, celle qui lui apporte l’or et le soleil, celle qui est, en définitive (…) la fontaine de radiance et la Reine du Ciel. (20) »
         C’est cette Lumière noire que contemplent les orbites vides de sainte Lucie (21) lorsqu’elle présente ses deux yeux sur un plateau, aveugle à la lumière de ce monde (22).
Que se passe-t-il dans l’antre de sous-terre, dans la crypte initiatique, dans ce lieu obscur ? Là, la Vierge Noire consume tout ce qui s’oppose à l’enfantement, à la juste manifestation, c’est pourquoi elle est dite « dévoreuse » ou « ogresse (23) ». L’Ogre, l’Orc, le Dragon dévorant ont la même fonction. La Mère dévorant les hommes est gravée sur une amulette chamane d’un clan de l’Alaska (24). La déesse-mère dévoreuse des Celtes, Sheela-na-nig, est sculptée en effigie : tête ronde, yeux globuleux, bouche lunaire, corps chétif, longs bras qui passent derrière les jambes, mains ouvrant les lèvres géantes d’une vulve béante (25). « C’est par ce trou que nous sommes nés. Notre corps s’est tissé dans le ventre d’une femme qui fut ainsi la première caverne, et nous sommes sortis, nous avons été expulsés par la "porte étroite" de son sexe.
 

 
Sheela-na-gig, chapiteau de l'église Saint-Mary-and-Saint-David,
Kilpeck, Herefordshire, Angleterre.
 
           La deuxième naissance est semblable, il s’agit de passer par la "Porte Etroite" qui est comme le "chas d’une aiguille (26)". Le Centre de la manifestation est un "trou" (27) par lequel il nous faut sauter. (28) » La Terre est la matrice qui permet à l’homme de naître en Dieu. Le même symbolisme sexuel rend compte de ce Passage puisque la mandorle entourant le Christ en gloire a la forme d’une vulve.
           L’initiation donnée jadis dans la Caverne, dans la Grotte, dans le Dolmen, dans la Crypte, est de tous les temps. Son seul but est le retour au Point « initial », à l’Origine.


           
L'antre de la Vuipre, lieu d'initiation.
Allée couverte. Bretagne.
     
       Elle demeure inchangée dans son fond, même si les formes qu’elle prend varient avec les temps et les lieux. Quant aux initiateurs, ils sont d’origine non humaine. Les Contes, les Légendes et les Mythes, les Traditions en maintiennent le souvenir et leur attribuent l’apparence d’Ogres, de Fées, de Géants, de Dieux, d’Anges, de Connaissants, de Libérés vivants…
          Matrice, la grotte où naquit l’enfant Jésus, celle où fit retraite Milarepa, celle où se retira Gautama, celle du Mont Hira où Mohammed entendit l’appel de l’Ange Gabriel-Djibril (29). Matrice la prison où mourut saint Roch, guérisseur de la peste (30). Matrices encore les grottes dans lesquelles les Cathares se retiraient (31). «  La Grotte par exellence, par ses ténèbres, était le terrain, le Foyer choisi par les Maîtres Initiateurs pour conduire le disciple à la Création de sa lumière qui va éclairer et annihiler les Ténèbres.
        Ainsi les Grottes d’Initiation, parce qu’elles portent en elles cette profondeur ténébreuse en son point culminant, portent en elles également la Luminosité des Luminaires. (32) »
         Ainsi avec des colorations diverses se déroule toujours le même processus.
 
         L’Energie ténébreuse de la Vierge Noire est puissante et inquiétante. La peur s’instaure chez ceux qui ne peuvent la supporter. La décadence alors s’installe et inverse le processus, stérilisant toute possibilité d’initiation véritable. Ceux pour qui « le Feu au Cœur des Ténèbres (33) » est insupportable sortent la Vierge Noire de sa grotte, de sa crypte pour l’exposer à la lumière du jour : «  Ils ont si peur des Ténèbres, de la Forêt : de ce qui rappelle leur noir à eux et les plonge dans une profondeur obscure ! (34) ». Ils en font une Vierge Blanche, vierge de tendresse, sentimentale et maternelle, ou bien une Pieta éplorée devant le cadavre de son Fils. Ils s’attachent à la virginité extérieure, physique, perdant le sens premier que Maître Eckhart enseignait : « Vierge, c’est-à-dire un être humain qui soit dégagé de toute image étrangère, aussi dégagé qu’il l’était alors qu’il n’était pas. (35) »
         Il est d’ailleurs intéressant de constater que, lorsqu’elle sort de la Caverne ou de la Grotte pour être mise dans la paroisse, dans l’église, la Vierge noire perd ses pouvoirs merveilleux, ses pouvoirs de guérison. C’est pourquoi de nombreux récits et légendes racontent qu’elle retourne miraculeusement, invinciblement, dans son lieu de prédilection, dans son foyer initiatique. Ainsi la Vierge noire de Romiguier à Manosque (36), ou Notre-Dame de Sabart que Charlemagne fait emporter par deux fois et qui revient seule au Pré Lombard, près de Tarascon-sur-Ariège (37).
 
 

   
Notre-Dame de Vauclair, Chapelle de Vauclair,
Molompize, Cantal.
 
 
         En Auvergne, c’est une Vierge Noire qui, transportée à l’église de Bonnac, retourne dans la forêt ; un habitant de Vauclair la place dans sa maison et l’on construit plus tard une chapelle, lieu de pèlerinage où les aveugles retrouvent la vue. Les pouvoirs de la Vierge Noire sont directement liés à un lieu précis chargé, comme les sources guérisseuses, par l’énergie de la Vouivre (38).
         Le culte de la Vierge Blanche remplace donc progressivement celui de la Vierge Noire, même si certains, voulant maintenir la tradition ancienne, noircissent parfois des vierges blanches, comme Notre-Dame de Vauclair (Cantal) qui « jusqu’en 1954, date de sa restauration (…) était noire : le visage et les mains étaient recouverts de couleur noire, comme une Vierge Noire (…) La restauration a permis de dégager une première couche de peinture noire, une couche de cire, avant de retrouver les polychromies originelles de rouge et de bleu azurite, très atténuées et fragmentaires. (39) »
         La Radiance de la Vierge Noire peut faire peur à beaucoup qui lui préfèrent alors la Vierge Blanche, sentimentale et asexuée ; « lorsqu’effrayés du Feu qu’elle recèle en son Aspect de négritude, les êtres humains voulurent la sortir de sa cache de Sous-Terre pour l’ex-poser à tout vent et à tout venant : ils en firent une "Dame Blanche". (40) » Cette Dame-Blanche leur est nécessaire, « sinon ils dorment ou s’entretuent. (41) »
 
 
                               Robert Régor Mougeot
                     Co-auteur de La Vouivre, un Symbole Universel
.
Editions EDIRU, 2006.
 

   
Vierge Noire de Moulins, Allier.

Sur les Vierges Noires, par Régor :

Http://fr.Youtube.Com/watch?V=Cs6E7zQo35s


1 - Eglise Saint-Martin de Fridefont ; église Saint-Géraud d’Aurillac ; Musée Douhet de Saint-Flour ; Visitation-Sainte-Marie de Brioude…
2 - Celle de l’église Notre-Dame des Neiges d’Aurillac ressemble à l’authentique vierge de Notre-Dame du Puy décrite par Faujas de Saint-Fond dans son « Mémoire sur un monument très ancien de l’église cathédrale du Puy » (XVIIIème s.) et à la gravure sur cuivre qui l’accompagne, «  Notre-Dame du Puy, dessinée d’après nature, telle quelle sous le manteau qui la couvre ».
3 - Livret du Musée de la Mère Universelle, château du Magnet - 36230 Mers-sur-Indre.
4 - Comme le Puits des Saints-Forts à Chartres. Sont FORTS, ceux qui maîtrisent l’Energie du Feu, de l’Eau, de l’Air et de la Terre, décrypte la Langue des Oiseaux.
5 - Jacques Huynen – L’Enigme des Vierges noires – Louis Musin Editeur, 1979, p. 43.
6 - L’australopithèque fossile découverte en 1974 dans la dépression de l’Afar est datée d’environ 3,5 millions d’années. Elle fut prénommée Lucy par les anthropologues qui écoutaient ce soir-là, par hasard, la chanson des Beattles « Lucy in the sky with diamonds » ! L’idée de lumière se retrouve dans Lucines, Mélusine, Lucifer….
7 - OBENGA, Théophile – Préface du livre de Cheikh Anta Diop - Nouvelles recherches sur l’égyptien ancien et les langues négro-africaines modernes – Présence africaine, Dakar, 1988, p.8.
8 - Isis vient de Ischa qui signifie « Vierge ».
9 - Bible - Traduction A. Chouraqui - Desclée de Brouwer, 1989.
10 - Voir la gravure de 1724 dans le livre de J. Baltrusaitis – La Quête d’Isis – Perrin Ed., 1967 et la photographie illustrant notre livre La Vouivre, un Symbole Universel – La Table d’Emeraude, 1995, p. 43.
11 - Abrégé de l’histoire de Notre-Dame-de-Bonne-Garde, en vente à la Basilique de Longpont-sur-Orge (91).
12 - Essai ; les Vierge Noires - Arma Artis, 1983, p. 3-4.
13 - « Par Isis » chante la Langue des Oiseaux
14 - Voir notre livre Le Miroir, Symbole des Symboles – Chap. « La Lumière d’avant la séparation de la lumière et des ténèbres » - Dervy, 1995.
15 - Emmanuel-Yves Monin – Conférence inédite.
16 - Ibn’Arabi – L’Alchimie du Bonheur parfait.
17 - Henry Corbin – L’Homme de lumière dans le soufisme iranien – Sisteron : Ed. Présence, 1971, p. 17.
18 - Préface de J. P. Bayard dans Vierges Noires de Jacques Bonvin – Dervy-Livres, 1988, p. 11.
19 - Amadou Hampaté Bâ – Vie et enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara – Seuil, 1980, p. 136-137.
20 - Pierre Gordon – Essai – Les Vierges noiresOp.cit., p. 3.
21 - De Lus, lumière.
22 - Voir le tableau de Zurbaran « Sainte Lucie », au Musée des Beaux-Arts de Chartres.
23 - Notons que « Orge » est la déformation d’ « Orc », d’« Ogre ». Longpont-sur-Orge, non loin de Saint-Michel-sur-Orge, était un lieu d’initiation souterrain.
24 - Clan de Tlingit, Alaska du sud-est – American Museum of Nature History n°E/2708. Voir la fig. n° 157 dans Les Racines de la Conscience de C.G. Young, Buschet-Chastel, 1971.
25 - Chapiteau de l’église St-Mary-and-St-David, Kilpeck, Herefordshire, Grande Bretagne. Photo 6 dans Mystères Celtes de J. Sharkey – Seuil, 1975.
26 - Evangile de Luc, 18-25.
27 - Trou que trouvent les Trouvères !
28 - La Vouivre, un Symbole Universel – Op. cit., p. 264-265.
29 - Coran – Sourate « L’Appel ».

30 - Voir notre livre Du Cheminement initiatique imagé par saint Roch et sa vie exemplaire, d’après les Enseignements d’Emmanuel – Les Amis du Désert, 1988.

31 - Pour y faire retraite, pour y construire leurs églises, pour échapper à l’Inquisition. Voir Sabarthez – Les Trois Cèdres, Ussat.

32 - Karuna Platon – L’Instruction du Verseur d’Eau – Le Courrier du Livre, 1973,  p. 259.

33 - Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage – Le Point d’Eau, 1990, p.325.

34 - Ibidem, p. 476.

35 - Sermons - Seuil, 1974, tome I, p.52.

36 - Pierre Gordon – Essai – Les Vierges noires – Arma Artis, 1983, p. 4.

37 - L. et R. Ferrer - Le Sabarthez Mystérieux.

38 - Le Serpent-Dragon-Vouivre symbolise les énergies telluriques. Voir : La Vouivre, un Symbole Universel – Op. cit.

39 - Brigitte Mézard – Les Majestés du Cantal. Images de la Vierge en Haute-Auvergne – Catalogue édité par le conseil général du Cantal et l’association des Amis du Patrimoine de la Haute-Auvergne, Aurillac, 1992, p. 62.

40 - Le Manuscrit des Paroles du druide sans nom et sans visageOp. cit., p.108.

41  - Ibidem, p. 476.

 

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 17:15

Jonas, sortant du ventre du Grand Poisson,

a terminé son voyage

dans les profondeurs obscures de la mer.

Il symbolise, pour les alchimistes,

la conquête du lapis angularis,

de la pierre angulaire.



Speculum humanae alvationis, 25, xxxiii (manuscrit du XVe siècle).

"La pierre qu'avaient rejetée les bâtisseurs

est devenue la pierre de l'angle"
(Psaume 118).

Plus exactement, "la tête de l'angle"(A. Coomaraswamy),
Pierre cubique stable,
Pierre philosophale marquant l'accomplissement du Grand Oeuvre,
c'est la Pierre du Faîte, comme le montre cette illustration,
la pierre qui couronne l'Oeuvre.
Pour les chrétiens, le Christ fondant son Eglise
 sur Kephas, l'apôtre Pierre
(et ce mot est à rapprocher de Kephalê, la tête).

"On cherche la pierre de l'or (Goldstein),
et laisse la pierre d'angle (Eckstein),
par laquelle on peut être éternellement riche, sain et sage."
(Ange Silesius)

Cette pierre est devenue un symbole maçonnique essentiel.

Voir l'article :
"La pierre angulaire" de René Guénon dans Symboles fondamentaux de la Science sacrée,
Gallimard, 1962, p. 260.

&&&
"Le Signe de Jonas.
Si jonas m'était conté"





Disponible chez l'auteur :

robert-regor.mougeot@worldonline. fr

&&&

La grotte initiatique, la grotte souterraine,
la caverne alchimique, l’antre de la vouivre,
c’est aussi le ventre du gros poisson...
Comme sainte Marguerite fut « issue du Dragon »,
Jonas fut vomi par la baleine…




ΙΧΘΥΕΣ
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:52

La Fête celte de Beltane le 1er mai



Beltane célèbre l'union symbolique, 
de la Déesse Mère et du Dieu Cerf,
le dieu Bel des Celtes, devenu Belennos (Cernunnos) chez les Gaulois.
Cette fête fait le lien avec l'été qui s'approche.
C'est la fête du Feu.


      Jadis, les Druides allumaient à Beltane des feux sur les collines pour "attirer" le soleil. On faisait passer les troupeaux entre deux feux, dans lesquels brûlaient si possible des branches de chêne. Le bétail était alors protégé des épidémies jusqu'à l'année suivante, et on pouvait l'emmener paître dans les prés.
       Plus tard, ce sont les gens eux-mêmes qui se sont mis à danser autour de ces feux, puis autour de mâts décorés de rubans et de fleurs dressés sur la place du village (maypoles) qui symbolisaient l'union sacrée de la Déesse et du Dieu. Puis ils sautaient le plus haut possible au-dessus des flammes. La hauteur de leurs sauts leur indiquait l'abondance des prochaines récoltes. 

        Ce jour-là toutes les inhibitions tombaient et les festivités se terminaient souvent en bacchanales dans les champs, sous le ciel étoilé. Ces rites de fécondité se heurtèrent à l'hostilité de l'Eglise catholique. 

La coutume voulait jadis que les enfants, dans toute l'Europe,
plantent ce jour-là l'arbre de Mai, symbole de croissance et de prospérité. 
         Les symboles liés à Beltane sont le lait et le miel ainsi que les fraises et l'avoine.

      Beltane, Belteine ou Beltaine est la fête du feu et de la lumière. Bel signifie « brillant » 
et fait référence à Belenos et Belisama, le couple brillant des Dieux gaulois
représentant la jeunesse, le soleil et le feu.
« Teine » signifie feu.
C'est la fête rituelle du renouveau de la lumière rayonnante,
 la victoire du jour sur les longues nuits de l'hiver.


Cernunnos, le cornu, divinité gauloise à la tête ornée de bois de cerf.
Pilier des Nautes mis au jour sous les fondations de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1711 et exposé aux thermes de Cluny.

 
Chaudron de Gundestrup, Danemark. 

Il montre le dieu gaulois Cernunnos, portant les bois de cerf
et maîtrisant le Serpent-Vouivre


Le christianisme a vu de nombreux saints et saintes
ayant le cerf comme animal totémique,
survivance du celtisme dévoyé de ses racines.

Chacun sait que, selon la Légende, Merlin pouvait se transformer en cerf.


Vitrail de l'église de Tréhorenteuc,
forêt de Brocéliande.

 

  

  
Saint Thélo chevauchant le cerf.
Bois polychrome, XIIIe siècle, Abbaye de Daoulas, Finistère.

Thélo ou Théliau est un saint gallois, évêque de Landaff (au pays de Galles). Il naquit vers l'année 485, dans la partie méridionale de l'Angleterre, près de la ville de Monmouth, et accosta à Dol (Ille-et-Vilaine)
 où il fut accueilli vers 549 par l'évêque Samson. 
      Il fait donc partie des évangélisateurs venus de Grande-Bretagne à l’époque florissante du christianisme celtique.
     


.
Sainte Ninnoc ou encore, Nennoc, Nennoca, Nennocha,
Ninnocha, Gwengustle, a vécu au Ve siècle en Bretagne.
Elle serait la fille du roi Brychan de Brycheiniog et de l'Ecossaise Meneduc.

Comme pour Thélo, rien dans les légendes connues ne vient justifier le cerf qui les rattache bien évidemment
au celtisme ancien.


La vision de saint Hubert,
moulage de l'Atelier de la Licorne.
http://www.atelierlalicorne.com/

      Hubert de Liège vivait au VIIe siècle.
    C'est seulement depuis le XVe siècle que sa légende a pris corps. Passionné de chasse, il en oubliait ses devoirs. Chassant un vendredi saint, il se trouva face à un cerf extraordinaire ; celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois. Hubert se mit à pourchasser le cervidé mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l'animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :
      "Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?"


Prière à Saint-Hubert

"Maître Hubert
Saint Hubert
Grand Maître en vénerie
et
Protecteur des apprentis-veneurs

Que ton Image
Puissante Image
m'apprenne le Juste Sens
de
la Chasse Eternelle..."

(Emmanuel, La Chasse Sacrée, Noble Science de Vénerie

La même légende concerne saint Eustache, né à Mâcon (IIIème siècle) : général romain aimant chasser, il se convertit au christianisme et prend le nom d’Eustache après avoir vu apparaître un crucifix entre les cornes d’un cerf qu’il poursuivait.



Les racines de l'Europe occidentale,
avant d'être chrétiennes, sont celtes.
Le christianisme est une religion venue du Moyen Orient
qui s'imposa en diabolisant les anciennes coutumes
dites "païennes".




 





       

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:40

Contacté par l'animateur Franck D.,

Régor a conté cette nuit-là sur radio Enghien.

L'enregistrement de l'émission peut être chargé et écouté

sur le site ouvert par Franck, tarologue :


http://massagetarot.free.fr/


Contes des  « Ors-Donnés »

   

par l’auteur de Contes qui coulent de Source. La quintessence du Conte,

Editions EDIRU, 2006.

 

 


 
http://regorm.free.fr/conteur/orriant.html 

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 09:59

Connaissez-vous "Cluny, ville éternelle" ?

Les Derniers Trouvères la chantent, et de belle manière !



Pour vous en convaincre, voyez le diaporama réalisé par l'un d'eux,

sur la chanson "Cluny, comme une fleur !"



http://www.youtube.com/watch?v=HE1sf-pDoUs

Si vous ne connaissez as ce groupe néo-médiéval d'excellente qualité :

LES DERNIERS TROUVERES CHANTENT LA VOUIVRE

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 07:59


Qu'il est touchant, ce saint Jérôme qui, 

ermite dans le désert de Chalcis en Syrie, au sud-ouest d'Antioche,

vit en bonne intelligence avec son lion totémique qu'il nourrit !



 Tableau de l'Ecole flamande de Flémalle.
 

Tableau d'Albert Dürer.

Maîtrise du Lion,  ... ou du Dragon !

Ah ! Ces Pères de l'Eglise des premiers temps !

On pouvait justement les représenter voyageant dans le ciel

en enfourchant la Vouivre volante !

QUAND LES PERES DE L'EGLISE VOLAIENT DANS LES AIRS SUR DES DRAGONS !



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