Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:49

L'Energie des Îles Bahamas !


Diana Hamilton revient au

"Petit Journal Montparnasse",

13 rue du Commandant Mouchotte, Paris 14e.

VENDREDI 17 AVRIL JAZZ CARBONIC. 

"Le Jazz Carbonic prend sa source dans la dépollution de l’atmosphère musicale
en provoquant le réchauffement de la planète du jazz.
Depuis de nombreuses années,
il entraîne le public chaleureux du Petit Journal
dans la magie des ambiances surchauffées du Cotton Club.

Ce soir, le Jazz Carbonic aura une invitée surprise,
la célèbre chanteuse Diana Hamilton
qui nous vient des Bahamas,
et qui nous fera vibrer sur les rythmes des plus grands standards de jazz."


"Avec Denis Miorin (sax), Michel Simonneau (trombone),
Gilles Régnault (guitare), Marc Simondin (contrebasse),
Jean-Claude Van Brabant (batterie)
et Oreste Mauro (piano)."


- L’entrée (consommation comprise) est à 25€, 15€ pour les étudiants.
 
www.petitjournal-montparnasse.com 

 

En octobre 2004, Diana Hamilton a fait une entrée
au « Petit Journal Montparnasse». 
Elle possède un charisme surprenant…




&

Diana Hamilton chante aussi, en d'autres occasions,

les Rhyming Spiritals des îles Bahamas


On peut écouter des extraits de son CD “A Bahamaian in Paris” 
sur
http://www.myspace.com/missdianahamilton

 

 

  L’histoire du peuplement des Bahamas commence par l’exode des Sudistes américains à la fin de la guerre de Sécession. 


 
   Les Rhyming Spiritual  chantés dans les plantations du Sud, 
dans le contexte où ils prirent naissance,
se transportèrent dans les îles bahaméennes.
Ces chants fascinants permirent aux esclaves
de surmonter un deuxième exil.
Perdus, ils seraient un chaînon manquant
dans l’évolution des sensibilités musicales
entre les Gospels afro-américains
 et les chants africains originels, traditionnels.


Sunrise.

 

Les textes des chants permettent de mettre en valeur leurs sources naturelles d’inspiration, la vie quotidienne des esclaves noirs à l’époque, et leur Source surnaturelle, religieuse, à la fois païenne et chrétienne.

Ces esclaves et leurs descendants chantent avec la terre,
avec la mer, en évoquant les ancêtres
,
pour transcender les difficultés quotidiennes
et donner un sens aux épreuves qu’ils traversent.

DE MEMPHIS L'EGYPTIENNE A MEMPHIS USA, LE MISSISSIPI ET ELVIS PRESLEY

MARTINIQUE: DIAMANT, MAISON DU BAGNARD, MONUMENT AUX ESCLAVES

Ces anciens cotonniers dont les chants étaient collectifs
sont devenus pêcheurs d’éponge,
solitaires sur leurs barques durant de longs jours.
Chanter ensemble au retour les réconcilie entre eux
par le partage de leur inspiration,
les soude dans une même énergie de vie
et les réconcilie aussi profondément avec eux-mêmes. 


Suth Andros.


     Leurs chants sont prières, louanges,
demandes et rêves
tout à la fois.
Ils évoquent beaucoup la mort

qu’ils se préparent à traverser inéluctablement,
comme tout humain.

      Ces chants, devenus traditionnels, sont l’âme de tout un peuple de pauvres, paysans, artisans, marins, pêcheurs… Alors que le Work Song se déploie sur un plan très terrestre, que le Negro Spiritual est beaucoup plus émotionnel, le Rhyming provient essentiellement du Haut Intellect et non de la ratiocination. 
     Les paroles, les rythmes, les danses qui les accompagnent, délivrent un message lumineux qui s’avère être de portée universelle  tout comme les chants initiatiques peuls traduits par Hamadou Hampaté Bâ, tout comme les textes du Bardo Thödol tibétain qui donnent lieu à des mises en scène théâtrales impressionnantes, tout comme les textes du Livre des morts égyptien ou les contes canaques.

     Il s’agit de révéler et de maintenir vivante une tradition qui rejoint toutes les autres pour enrichir le patrimoine de l’humanité.

 

     Les Rhyming sont indissociables de l'Obeah qui est l'équivalent aux Bahamas du vaudou en Haïti, tenant tout à la fois du fétichisme et de la médecine à travers des signes et des directions spéciales, à travers la transe, pour résoudre les difficultés de l’existence.

 

(LES PRATIQUES DE SORCELLERIE DANS LE VAUDOU ET L'OCCIDENT CHRETIEN )

 

      Diana Hamilton à l’origine, les chante depuis son enfance, pour renouer les liens familiaux, les liens tribaux, pour retrouver ce qui subsiste de l'ancienne tradition et pour la perpétuer, la restituer à son peuple qui souffre tant aujourd'hui de la proximité des Etats-Unis d'Amérique.

      Les Bahaméens ont plus que jamais le besoin de retrouver leur culture,
de
la faire connaître non seulement en France,
mais dans le monde entier pour mieux la préserver
et assurer la pérennité de ses chants.



The Island.




Repost 0
26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 10:18

Depuis la nuit des temps, chez tous les peuples de la Terre,

la Mère Universelle de la création                  

est représentée androgyne.

Très souvent associée au Serpent, 

elle est figurée avec une queue de serpent.


&&&


Le Grand Serpent Originel ATOUM dit :

"La terre reprendra l'aspect de l'océan originel (Noun), des eaux infinies comme dans son premier état.
Je suis, moi, ce qui demeure(...) après m'être transformé en serpent, qu'aucun homme ne connaît, qu'aucun dieu ne voit."

(Le Livre des Morts Egyptien)

 LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION 

 

 


 

     Les hommes les plus primitifs connaissent l'androgynie de la Mère Universelle et la décrivent comme le Serpent primordial.

    La Mère Universelle est la Nature Naturante, c'est la Source, le Principe d'avant la Manifestation. Elle est mâle et femelle à la fois, Androgyne, et non pas le Dieu Père masculin des religions issues d'Abraham, ni la Déesse-Mère païenne qui serait uniquement féminine. Elle se manifeste « masculin », mais elle est avant Tout féminine !

    Son androgynie est difficile à percevoir... et pourtant elle est affirmée partout et en tout temps.

    

    La conception de toute chose naturée par la Nature Naturante est Immaculée et tout ce qui est produit et prend forme depuis le Principe de la Manifestation est alors maculation. La religion chrétienne a maintenu l'image de l'Immaculée Conception et celle de la Vierge Marie foulant au pied le Serpent. C'est l'une des multiples figures de la Mère Universelle.

    «Tu piétines le Serpent, Mère Divine, car qui t'approche pleinement te découvre : Serpent Premier, terrassant le Serpent secondaire et tu octroies alors la Puissance du Serpent qui ouvre sa gueule vers le Ciel et en reçoit la Flamme... »
                                      (Emmanuel-Yves Monin, Bréviaire du Chevalier, vol. II, Point d’Eau, 1989, p. 146).


    

                                       
                     
LA VIERGE BLANCHE DE NOGENT-LE-ROI DANS L'EURE 


      Ce serpent secondaire, c'est la Vouivre maîtrisée, tenue en main ou foulée au pied, car issue de l'Unique Serpent. 

      Comment la Mère Universelle apparaît-elle aux hommes ?

    Depuis les temps reculés, en tous les points de la Terre, elle est vue avec un buste de femme ou d'homme et une queue de serpent.


    

 vouivrevouvant.jpg 
Mélusine, tour de Vouvant, Vendée.

MELUSINE, IMAGE DE LA MERE UNIVERSELLE.  


Elle est encore très souvent représentée faisant corps avec le Dragon-Vouivre,
comme sainte Marguerite, christianisation de Morgane, «issourt» du Dragon.


DE MORGANE A MARGUERITE


                                                        SAINTE MARGUERITE DOMPTANT LA VOUIVRE

       Ou comme cette statue étonnante dans l'église de Brennilis :

             LA VIERGE DE BRENNILIS ECRASE-T-ELLE LA MARY-MORGAN SOUS SES PIEDS ?

    

     Bien d'autres figures sont aussi surprenantes ! Par exemple celle d'Athéna, la Grande Déesse, maîtrisant les énergies sauvages du monde souterrain (Arès) et celles de la mer (Poséidon). Sur son bouclier, l'Egide, est fixée la tête de la Méduse dont la chevelure est faite de serpents-Vouivres entrelacés. La statue d'Athéna Parthénos montre qu'elle a comme attribut le serpent.

 


Statue d'Athéna Parthenos,
1er siècle, musée d'Athènes.

 

     De même, nous pouvons voir au centre du portail de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le Christ sculpté avec une Vouivre sous chacun de ses pieds, les corps de deux serpents-dragons descendant verticalement le long de son buste.

 

 
Portail de la cathédrale N.-D., Paris.

     La fable de sainte Wilgeford qui se laisse pousser la barbe
pour ne plus être désiré par son prétendant
et que celui-ci fait crucifier ne sert-elle pas de prétexte
à la représentation androgyne d'un Christ crucifié
 avec une belle barbe et une poitrine bien féminine?
LE CHRIST ANDROGYNE 

      En Orient, Krishna est représenté en équilibre sur un seul pied
qui repose sur les cinq têtes d'un Nâga
dont il tient la queue dans sa main gauche.
Il danse et, dans le même temps, s'immobilise,
dans la parfaite maîtrise de la Vouivre.



    
Cette Vouivre, c'est tout aussi bien le Dragon
que saint Michel maintient à sa juste place:
SAINT MICHEL ET LE DRAGON

       N'est-il pas surprenant et révélateur de trouver sur la façade de l'église romane de Saint-Jouin-de-Marnes (Vallée du Thouet) une sculpture représentant une femme nue allaitant deux serpents enroulés autour de chacune de ses jambes ? Cette femme n'image-t-elle pas aussi la Mère Universelle ? Marnes vient de Ma, et toutes les statues romaines de Matrones représentent la Mère.

 

        Cette Isis se retrouve d'ailleurs sculptée à Montmorillon, à l'entrée d'une construction dénommée "Hexagone", due au Chevalier de Persac qui la fit bâtir à son retour des croisades, et dont nul ne sait le rôle exact. Elle est située dans la cour de l'ancien Hôtel-Dieu .

 

 
Sculpture située sur la façade
de l’église de Saint-Jouin-de-Marnes 
 (vallée du Thouet). Dessin.
Et l'Isis de Montmorillon : statue située à l’entrée de l’Hexagone
construit par le Chevalier de Persac, dans la cour de l’ancien Hôtel-Dieu,
à Montmorillon (XIe s.), Vienne.


    
      Adossée à cette femme nue allaitant deux serpents, en tout semblable à celle de Saint-Jouin-de-Marnes, se trouve une deuxième statue représentant la même femme nue allaitant deux crapauds.


    
Ces sculptures imagent bien la Mère Universelle, comme le confirme, dans le Rouleau d'Exultet (fin du XI
e siècle), le dessin d'une femme symbolisant la Terre et offrant ses deux mamelles à un bœuf et un serpent qu'elle allaite.

 

    

    
    

« Je suis la nature, mère des choses, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, divinité suprême, reine des Mânes, première entre les habitants du ciel, type uniforme des dieux et des déesses. C'est moi dont la volonté gouverne les voûtes lumineuses du ciel, les souffles salubres de l'océan, le silence lugubre des enfers.
Puissance unique, je suis par l'Univers entier adorée sous plusieurs formes, avec des cérémonies diverses, avec mille noms différents ». (Apulée, Métamorphoses, XI, 4)

 

     Les dieux et les déesses partout agissants sont les Forces vivantes de la Création, ils sont les multiples facettes de la Déesse-Mère qui préside à la Vie.

     La Mère Universelle, les hommes l'ont adorée sous les noms d'Atoum, Astarté, Nammu, Maat, Isthar, Tanit, Cybèle, Dana, Koridwen, Brigitt, Belisama, Marie... et tant d'autres noms chez tous les peuples de la Terre, lui donnant le plus souvent l'apparence féminine, mais la Féminité manifestée est la vraie Masculinité et donc cette activité par la vraie réceptivité est l’androgynie. 

     « Cette Identité suprême peut être désignée par les noms de l'un ou l'autre de ses principes conjoints (...), on peut la concevoir comme féminine ou masculine, ou les deux à la fois » (A. K. Coomaraswamy, La Doctrine du Sacrifice, Dervy-Livres, 1978, p. 60 note 54).


     Les couples alchimiques où les deux êtres sont androgynes imagent l'unité, la Mère Universelle, et sont  inspirateurs et créateurs. Ainsi :

    


 Représentation de Fou-hi, inventeur des huit trigrammes primitif du Yi King,

et sa sœur-épouse Niu-koua qui créa les hommes après le déluge,
tua le monstre-dragon Kong-kong et répara le ciel ébranlé.
Composition de J. Buhot
exécutée d’après un bas-relief de l’époque Han (Chine).


Cette image du couple androgyne chinois
est à rapprocher de cette sculpture du porche latéral
de l’église de Bodilis, Finistère.



En Asie, le Bouddha peut être représenté
de manière masculine ou de manière féminine
car il est au-delà de ces deux polarités.


Le Bouddha, androgyne,
assis sur le Nâga aux sept têtes.

     En Egypte, par exemple, l'Androgyne fut représenté sous deux aspects, « une reine masculine, Hatchepsout, et un roi féminin, Akhenaton » (Schwaller de Lubicz, Her-Back Pois Chiche, Flammarion, p. 297).

     Nous la retrouvons également sous forme masculine : ne vénérait-on pas à Chypre une Aphrodite barbue nommée Aphroditos !, mais aussi bisexuée.

     Ces diverses facettes traduisent l'Etat Premier de la Manifestation avant la chute, l'état de Lilith et d'Adam Kadmon, le premier couple humain (voir Le Zohar, le Livre des Spendeurs).

     Les Dieux et les Déesses forment ainsi des couples hiérogamiques exprimant l'Unité, tels Diane et Apollon, Civa et Shakti, Rama et Sita, Isis et Osiris, Fou-hi et Niu-koua...

 

     Après avoir déployé toutes les images que l'homme a données au cours des temps à Celle qui génère la vie, une dernière image est proposée, celle de la particule atomique, l'Energie dont le rayonnement est Amour.

  


      La Danse Cosmique s'image par le Serpent. Il symbolise ce que devient la matière lorsqu'elle se résorbe en Energie, ce qu'est l'Energie avant qu'elle ne se transforme en myriades de particules infinitésimales de Matière. Qu'est-il, en effet, sinon la Vie qui anime toutes choses et dont toutes les traditions ont gardé la souvenance ? 

  

Repost 0
22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 16:35

« LA FEMME DE BLE »,

 

SCULPTURE VEGETALE 

DE KAROM THOMASSON,

 

IMAGE POUR LUI, ET POUR NOUS ?

 LA MERE UNIVERSELLE


 

Karom, alias Jean-Philippe Thomasson, artiste du Land Art
utilisant surtout les végétaux, a sculpté, dans un champ de La Peyre de Baconaille, commune de Marsaneix, dans le Périgord, en 1983, une « Femme de Blé » dans un champ de six hectares !


Vue aérienne de la sculpture.

Ses notes de brouillon, destinées à faire un cahier,
témoignent de ses intentions, de ses pensées.









 Il a vouulu offrir à chacun des 5 continents,
une partie du corps de la Femme de Blé.

Une chanson a été composée :

"LA FEMME DE BLE"

Paroles & Musique  de : Florian Lacour
 

                            "OU….OU…..OU
           La Femme de Blé                   ici   ici  ici  ici ici
           Dans les cinq continents        ici   ici  ici….
                 Va avoir un enfant
                 Cosmo Sapiens ….iens

                 Dans les cinq continents
                 Dans les cinq continents
                 Dans les cinq continents...."



Les paroles de la chanson "La femme de blé"sur
http://florianlacour.free.fr/rockbluesgospel/femmeble.html






Karom, lors d'un de ses"rituels", de l'une de ses "performances.





































Karom à Montignac, en juillet 2000,
lors du festival "Cosmosapiens".





Repost 0
22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 08:06



Méharée dans le désert mauritanien,

 

autour de Chinghetti

 

 

La caravane se forme devant le caravansérail où nous avons passé la nuit. Les chameliers attachent les sacs de voyage en serrant les cordes sur les animaux rétifs qui geignent et protestent avec des borborygmes agressifs. Dans cette anarchie bruyante, des femmes tentent de vendre un dernier chèche bleu, des enfants aux grands yeux avides se bousculent, des curieux de toutes sortes assiègent la ruelle étroite. Ce sont les derniers adieux, les dernières salutations. Les touristes semblent transplantés dans un lieu étranger...

 

 

 

Puis la longue caravane s'ébranle, laisse derrière elle les dernières maisons de banco pour traverser les premières dunes d'un sable aux couleurs chaudes que les ordures, amoncelées par les hommes et balayées par les vents, n'arrivent pas à défigurer totalement.

 

 

 

Marche lente sous un soleil déjà écrasant, au gré des dunes aux arêtes sculptées, aux courbes inouïes. Chaque pas compte. Les chameliers ont une façon autre de marcher, effleurant à peine le sable, posant le pied à plat en caressant la dune. Dans le sable, d'étranges traces indéchiffrables pour qui n'est pas né dans ce désert attirent le regard. Avec le temps, lentement, un rythme s'impose, un silence aussi, d'une qualité particulière.

 

 

 












        Il faudra huit jours de marches, de bivouacs, de haltes pour commencer à se sentir pénétré par lui jusqu'à la moelle des os, pour commencer à entrer, timidement encore, dans ce mystère minéral, dans le mystère que chacun est à soi-même...

La marche appelle le silence, mais quel silence ?

 

 

La caravane avance dans cet univers minéral, tantôt dans le sable pur, tantôt parmi des amas de roches érodées, calcinées. A l'horizon flou, après des jours de marche dans le sable, apparaissent des pics escarpés, des chaos angoissants de falaises. Parfois une langue sableuse, un épineux rabougri. Le désert imperturbable met le cœur à nu, opère sa magie, dépouille chacun de son vernis pour lui révéler l'authentique de son être.

Ce sont aussi les haltes, les bivouacs, le repos à l'ombre maigre de quelques épineux. Au campement du soir la tagella cuit sous la cendre brûlante. La théière chauffe sur quelques tisons ardents. Chacun se repose sur les nattes étalées. Le temps est suspendu ; les gestes immémoriaux se font. Un chamelier va servir les trois verres de thé rituels sans troubler le silence de paroles inutiles.

 

 

 

 

Les aubes comme les couchants déploient des embrasements extraordinaires dans un ciel pur : l'évidence est là, le soleil est autre chose que le soleil, la dune autre chose que la dune pour qui sait voir. La dune chante et laisse percevoir son aura...

Puis l'on repart ; ce sont des heures d'errance dans cet enfer minéral. Par endroits, les épineux sont plus verts, une vie est perceptible. Un ouli-ouli, petit passereau blanc et noir, se sauve apeuré…

Au fil des heures, un nouvel état d'être lentement submerge le corps, le cœur et l'esprit. La perception devient fluide ; elle élargit son champ. De la Source intime du Silence naissent les silences et les bruits. La qualité du silence varie avec les heures du jour. Dans la fraîcheur matinale, il est rempli par les lueurs de l'aube et par les mille bruits d'un campement qui s'éveille. Puis avec la marche, le silence devient écrasant comme le soleil, brûlant les bruits intérieurs qui tentent encore de s'élever à cause de mille sujets d'inquiétudes qui se révèlent imaginaires. Le repas silencieux est parfois lourd de paroles contenues. …

L'unité est manifeste lorsque le regard vide embrasse à la fois les chameliers et leurs bêtes, les cheminants qui progressent chacun à son rythme, le lièvre qui détale sous le pied d'un chameau, l'imperceptible papillon qui volette sur une touffe d'alpha, les amas rocheux ocres qui rendent encore plus acide le vert des végétaux aux larges feuilles piquetées de petites fleurs mauves, le vol lourd d'un couple de corneilles qui vont poser l'empreinte de leurs pattes sur le sommet d'une dune, les sortes de noirs scarabées qui arpentent les dunes à cette saison qui doit être pour eux celle des amours...

 

La vie ici côtoie la mort de manière naturelle, simple, belle. Au détour d'une dune, les os blanchis d'une chèvre ou d'une chamelle rappellent cette évidence que l'on refuse ailleurs. Les formes sans cesse naissent, déploient la beauté d'une existence minérale, végétale, animale ou humaine avant de se dissoudre simplement, de faire retour à la matière…

D'ailleurs les dunes changent leurs formes mouvantes au gré du vent qui les sculpte. Avec le temps, elles deviennent comme un livre où l'on déchiffre la reptation d'une vipère, la trace en chenille laissée par le lézard et celle laissée par le coléoptère noir arpenteur des dunes ; là, ce sont des corbeaux qui ont sautillé avant de reprendre leur envol ; plus loin la sandale de tel chamelier, ou la chaussure de tel cheminant, voire les pieds nus de celle qui a quitté ses sandales comme elle a quitté son ancien nom ; les traces circulaires des herbes que le vent fait tournoyer... ; les pas d'une autre méharée passée il y a peu de temps et qui déjà s'effacent ; la chèvre perdue qui a erré longtemps avant qu'un chamelier ne l'aperçoive...




      Et puis la palmeraie, l'oasis comme un havre de verdure,
de repos, de paix, de sécurité...






                                                                                                    

Voir l’article complet sur : http://regorm.free.fr/articles/meharee.html

 


 

Repost 0
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 08:19

Notre-Dame de Beautertre,

 

la Vierge Noire de Loches


                     

      "Dans la collégiale Saint-Ours de Loches se trouve une merveilleuse Vierge noire (1). Hiératique, sans Christ sur ses genoux, elle est parée du splendide manteau reconnaissable sur maintes statues de Vierges noires ou Vierges en majesté.

On observe un fait rare dans la statuaire chrétienne : ses yeux sont fermés. Fermés à la perception illusoire de ce monde (les ombres de la caverne de Platon) pour mieux voir de l’intérieur, voir avec le cœur « le monde et la réalité véritables [qui] se trouvent dans l’Un divin ; Dieu est la seule véritable source réelle et ultime d’où surgissent toutes choses.(2) »

 

 

     
     Au-dessus d’elle se trouve un vitrail relatant les grands traits de son histoire :


        

      

      Il y aura bientôt mille ans, à quelque 8 kilomètres au sud-ouest de Loches, sur la commune de Beautertre (qui n’existe plus aujourd’hui), un paysan faisait paître ses bœufs à l’orée du bois. Il remarqua que l’un de ses animaux ne se comportait pas comme les autres : il ne s’alimentait pas et se tenait à l’écart près d’un coudrier qu’il ne cessait de lécher.




Le propriétaire du bois fit couper l’arbre et emporta la « statue ».

 

     

















     De très nombreuses personnes vinrent admirer la Vierge, qui accomplit maints miracles, à tel point que l’on dut bâtir une chapelle,

 

 


 

     et un prêtre fut nommé pour le service religieux.

 

                 

 

      La dévotion à Notre-Dame de Beautertre fut immense et attira des visiteurs toujours plus nombreux.

 

 

 

    Durant la Révolution, plus précisément en 1793, la chapelle fut dévastée. La statue miraculeuse trouva alors refuge dans la collégiale Saint-Ours de Loches, où elle est encore vénérée (3).

 

 

 

     L’Europe, et plus particulièrement la France, sont constellées de lieux où des statues de la Vierge furent trouvées dans des troncs d’arbres, le plus souvent de chênes. Elles appartiennent à la lignée des Vierges noires, et la plupart trouvèrent leur place à l’intérieur des édifices religieux, comme à Longpont-sur-Orge. Mais on construisit aussi parfois des chapelles au beau milieu de la forêt, à l’emplacement même où ces statues furent mises au jour, comme à Notre-Dame du Chêne, dans la forêt de Bar-sur-Seine  dans l’Aube.

 

LA VIERGE NOIRE DE LONGPONT-SUR-ORGE

 

NOTRE-DAME DU CHÊNE, PRES DE BAR-SUR-SEINE


     Le noisetier (en général nommé coudrier dans le registre légendaire) est beaucoup plus rarement le réceptacle de ces statues. Hormis à Loches, on trouve peu de cas de ces Vierges d’arbres trouvées dans des noisetiers. En Haute-Savoie existe une légende selon laquelle, lorsqu’à la fin du XVIème siècle la commune voulut déplacer la chapelle endommagée d’Hermone vers la montagne Cornillon, la statue de la Vierge se déplaça d’elle-même à plusieurs reprises dans un noisetier du mont Hermone, tant et si bien que l’on décida de reconstruire la chapelle sur son lieu initial. Une légende similaire existe dans la Sarthe, où la statue de Notre-Dame de La Faigne retournait systématiquement dans sa noiseraie après que le seigneur païen local l’eut enfermée dans son château. Elle se trouve actuellement dans une chapelle à 2 kilomètres de Pontvallain.


     Les mythologues et historiens percevront là sans difficulté un phénomène type de translation des cultes pré-chrétiens aux arbres vers le christianisme, voire une manipulation assez grossière pour amener les populations paysannes (= « païennes ») des arbres vers les églises. Chez les Gaulois et plus largement les Celtes, mais également chez les peuples germaniques et slaves, le noisetier, une des rares espèces de l’époque tertiaire ayant survécu, était un arbre extrêmement révéré, un arbre magique support d’incantation pour les poètes et les druides, ces derniers l’utilisant pour graver les ogams, ou lettres magiques.

 














 

 




      C’est d’ailleurs dans le bois de noisetier que sont faites les baguettes des sourciers. La noisette était un fruit de science. Arbre qui fleurit tôt (chatons à la fin de l’hiver), et ne donne ses fruits qu’à l’automne, le noisetier image la patience et la persévérance dans « le développement de l’expérience mystique dont les fruits se font attendre. (4)»"
      

 

  


Totem dans la noiseraie
des Jardins Clos de la Forge à Villejoint, Crozant, Creuse.

              http://www.veilouqueri.com/jardinsclos/

 

         Article d’Alexandrine Vayssac…
dont le patronyme signifie « noisetier » !



                Clip sur les Vierges Noires : http://fr.youtube.com/watch?v=Cs6E7zQo35s

 

 

                                  

 

(1) Les Vierges dites « noires » n’ont pas nécessairement une carnation sombre.

(2) Jean CHEVALLIER & Alain GHEERBRANT, Dictionnaire des Symboles. Editions Robert Laffont/Jupiter, 1982, p. 688.

(3) D’après le texte explicatif de L. M. Danviray, vicaire général en 1948.

(4) Jean CHEVALLIER & Alain GHEERBRANT, Dictionnaire des Symboles. Editions Robert Laffont/Jupiter, 1982, p. 675.

 


 

 

 



 

Repost 0
19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 17:52

C o l l o q u e

 

"Le Livre de Jonas"

  

Les 2 et 3 avril 2009

Pôle d’Arras - Amphithéâtre ‘Jacques Sys’

organisé par Jean-Marc VERCRUYSSE

avec le soutien financier du conseil général du Pas-de-Calais,

de la Banque Populaire et d’Arras Université.

Bible Porta, vers 1275 : Livre de Jonas, f. 351 (détail).

Bibliothèque cantonale et universitaire, Lausanne.


 

 

- Jeudi 2 avril 2009 -

 

Matin

………………………………………………………………………………....................................………………………

Président de séance : R. Courtray

9h : Accueil des participants.

9h 30 : Ouverture par Christian MORZEWSKI, président de l’université d’Artois, et Introduction par Jean-Marc VERCRUYSSE, revue Graphè.

10h : André WÉNIN et Claude LICHTERT (Université catholique de Louvain-la-Neuve) - Jonas : le livre biblique et le personnage. Approche exégétique.

11h 15 : Pause.

11h 30 : Brigitte DONNET-GUEZ (Université de Lille III) - La confrontation entre Dieu et Jonas dans la littérature rabbinique.

 

Après-midi

………………………………………………………………………………....................................………………………

Présidente de séance : M.-C. Géraud-Gomez

14h : Régis COURTRAY (Université de Toulouse II) - Le Commentaire sur Jonas de Jérôme. Autour des travaux d'Yves-Marie Duval.

14h 45 : Anne-Sophie DUROZOY (Université de Poitiers) - Représentations et significations médiévales du monstre marin accompagnant Jonas.

15h 30 : Pause.

15h 45 : Jean-Michel RIETSCH (Université de Haute-Alsace) - Paracelse (1493-1541) et Jonas : le problème du signe et de la vérité prophétique entre philosophie de la nature et théologie.

16h 30 : Natacha SALLIOT (Université du Maine) - Réformes religieuses et réception du Livre de Jonas

 

Mise en voix

………………………………………………………………………………....................................……




         17h 15 : Robert-Régor MOUGEOT
- « Si Jonas m’était conté » d’après la traduction de la Bible de Jérusalem et celle d’André Chouraqui, le Grand Oeuvre de Jonas du kabbaliste Virya et le Livre de la Splendeur (Zohar).

 

- Vendredi 3 avril 2009 -

 

Matin

………………………………………………………………………………....................................………




Président de séance : A. Wénin


9h 30 : Marie-Christine GOMEZ-GÉRAUD (Université Paris-Ouest-Nanterre-la Défense) - Une réécriture poétique de Jonas à la Renaissance : le Jonas propheta de Sébastien Castellion.

10h 15 : Marie-France MONGE-STRAUSS (Université Paris-Ouest-Nanterre-la Défense) - « Jonas englouty de la baleine ».

11h : Pause.

11h 15 : Anne-Gaëlle WEBER (Université d’Artois) - « Jonas considéré d’un point de vue historique » (Moby Dick, Melville).

12h : Linda RASOAMANANA (Université de Poitiers) - Jeux et enjeux de la transtextualité dans Jonas ou l’Artiste au travail de Camus.

 

Après-midi

………………………………………………………………………………....................................……

Présidente de séance : A.-G. Weber

14h 30 : Gaëlle GUYOT (Université de Paris XI) - Jonas dans l’oeuvre de Jean-Paul de Dadelsen.

15h 15 : Serge MARTIN (Université de Caen - Basse Normandie) - Henri Meschonnic traducteur du Livre de Jonas : poème, essai et traduction vers l’épopée.

16h : Pause.

16h 15 : Lydie LAROQUE (Université de Cergy-Pontoise) - Jonas de Jacques Chessex (1987) ou la crise du sujet.

17h : Conclusion du colloque.

 

Pour tout renseignement, s’adresser à :

Université d’Artois / Maison de la Recherche

Madame Agnès Graceffa

9 rue du temple BP 665 F - 62030 ARRAS Cedex

téléphone : 03 21 60 38 26 / télécopie : 03 21 60 38 12

courriel : agnes.graceffa@univ-artois.fr

www.univ-artois.fr/graphe

L'INITIATION DANS LE VENTRE DE LA BALEINE : JONAS

LE SIGNE DE JONAS

STRASBOURG : JONAS SORTANT DU VENTRE DU GRAND POISSON



Repost 0
19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 10:22

La Vierge de Brennilis et la Mary-Morgane

 

 

Comment la Mère Universelle apparaît-elle aux hommes ?

            De toutes sortes de façons selon les peuples et les cultures ! Mais très souvent, depuis les temps les plus reculés, en tous les points de la Terre, la Mère Universelle a été vue souvent avec un buste de femme ou d'homme et une queue de serpent.

           

           

LA VIERGE DE BRENNILIS,

 

DE BREAC ELLIS DEVRAIT-ON DIRE PLUS JUSTEMENT,

 

ECRASE-T-ELLE LA MARY-MORGANE

 

SOUS SES PIEDS ?

 

 

Brennilis est, dans le Finistère, à l’entrée du Youdig, les portes de l’enfer, (http://www.youdig.fr/pages/animation.htm) là où fut construite, sur le lac Saint-Michel, la première centrale nucléaire maintenant en voie de démantèlement.

 

Qu'elle est étonnante cette statue de la Vierge à l’Enfant de l'église de Brennilis !

  

 « L'on y voit d'abord une statue de la Vierge tenant l'Enfant. Devant ses pieds, mais non écrasée par elle comme l'est le serpent de la Genèse dans l'iconographie chrétienne, est étendue une charmante petite sirène aux seins nus, souriante et parfaitement impudique. Sa queue contourne les plis de la robe de Notre-Dame et disparaît derrière elle (...). »

 


             Est-ce une sirène, une serpente, la fée Morgue, la Mary-Morgane bretonne appelée encore Morganezed en breton, ou bien Mélusine à queue de serpent ? Qui sait ! Et qu’importe ! Lorsque la statue a été retournée pour être restaurée, après quelques siècles de bons et loyaux services, une surprise attendait le restaurateur !

   « Quand, (...) Notre-Dame est descendue de son socle, l'on s'aperçoit alors que la queue de la jeune païenne rejoint en arrière la ligne médiane du corps, qu'elle remonte ensuite ; de la chevelure de la Mère de Dieu descend une tresse le long de la colonne vertébrale ; elle vient s'unir à l'appendice caudal de la jeune déesse. Ils se confondent sans que la distinction puisse être faite entre l'un et l'autre (...).

   Mais le fait est là, qui a porté jusqu'en notre temps la Serpente sur les autels. Et devant  cette étrange dualité, la messe n'a cessé d'être célébrée. » 

(Citations de G. Le Scouëzec, Bretagne, Terre Sacrée, Ed. Albatros, 1977, p.  92).

             

 
Copie présentée au public,
la statue de la Vierge ayant repris sa place.

           

Durant des siècles donc, le statuaire a habilement caché aux yeux des tenants de la dualité bien-mal, aux yeux de ceux qui diabolisèrent le paganisme ancien, la vérité sans cesse partout rappelée de l’Unité de tout : la natte de la Vierge et la queue de la serpente se confondent ! Les couples d’opposés apparents se voient comme complémentaires dans une Unité Duelle, pour qui sait « Faire le deux un », comme le dit un logion de l’Evangile de Thomas
           L’essentiel était invisible !


LA VIERGE BLANCHE DE NOGENT-LE-ROI DANS L'EURE



      "Plusieurs dolmens et menhirs attestent
une présence humaine au Néolithique sur le site de Brennilis.
De nombreux tumuli subsistent de l'âge du bronze.
De l'âge du fer restent des enclos et un souterrain.
Des vestiges retrouvés, à Penhars et Karaës-Vihan, remontent à l'époque gallo-romaine.
La voie romaine de Carhaix à l'Aber-Wrac'h passe par le territoire de la commune,
au nord-est du bourg."  
http://fr.topic-topos.com/brennilis



Repost 0
18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 08:40

« Mégalithes,

 

principes de la première architecture

 

monumentale du monde »

 

Une conférence d’Howard Crowhurst,

auteur de ce livre.




le 8 avril 2009 à L’Entrepôt, 7/9 rue F. de Pressensé -75014 Paris, à 19H30.

(Entrée 10 euros, tarif réduit 7 euros)

 

 

 

Les alignements de Carnac.

 

     « Howard Crowhurst nous parlera des origines de l'architecture dans les premières civilisations et nous montrera comment les principes qui sous-tendent ces constructions sont déjà présents dans les monuments mégalithiques d'il y a 7000 ans !

      Nous découvrirons le principe de la "Géométrie Naturelle" où un lieu sacré est choisi en fonction des mouvements harmonieux du soleil et de la lune à une latitude donnée.

      Nous apprendrons à comprendre ces mouvements ainsi que leurs rôles dans le calendrier et l'implantation des sites mégalithiques.

       Nous retrouverons les mesures utilisées à la latitude de Carnac pour la construction du plus vaste temple à ciel ouvert jamais réalisé par l'homme.

       Enfin, nous verrons comment ces principes ont perduré jusqu'à nos jours. »

 


Alignements de Kerzhero.

Ils ont été poussés
pour laisser passer la route entre Erdeven et Plouharnel.

 

Tous les ans se fête à Plouharnel, Finistère sud,
non loin de Carnac,

 le solstice d’été.

 


Quadrilatère de Crucuno à Plouharnel.

 

Bienvenue au Solstice d'été à Plouharnel

18-22 juin 2009

MEGALITHES

ENTRE CIEL ET TERRE

 

Une chance unique d’approcher le mystère des mégalithes de Carnac.

 Conférences, débats, observations des levers et couchers de soleil,
visites commentées – à pied, en bateau, en ULM et en hélicoptère -,
ateliers, expositions, projections de films, contes, musique :

http://solsticefrench.megalithes.info/


LE DOLMEN DE PONSAT, CREUSE

LES MENHIRS DE COUCHES EN BOURGOGNE

MEGALITHES DE L'ESSONNE





Repost 0
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 14:05

Les pratiques dites de sorcellerie :

 

comparaison de certaines pratiques catholiques actuelles

 

avec des pratiques vaudoues.

 

Suite de l’article
LE CULTE DES CRANES ET DES RELIQUES DANS LE VAUDOU ET LE CHRISTIANISME 

 

 

"Si le sacrifice d’animaux ne fait pas partie du culte catholique, en revanche la pratique d’accrocher des animaux empaillés a été fréquente dans les églises, surtout au Moyen Âge. Il s’agissait surtout de sauriens ou reptiles de grandes tailles, censés représenter le dragon-Vouivre du cru vaincu par le saint selon la légende locale.

 (voir  LES SAINTS SAUROCHTONES BRETONS et AUTRES SAINTS SAUROCHTONES )

 

 

 


Crocodile de la cathédrale de St-Bertrand-de-Comminges.

 

Lors des processions, il arrivait qu’on fasse parader la dépouille naturalisée en haut d’un bâton devant ou derrière la croix. Il reste naturellement très peu de ces animaux.

 

 

 

Crocodile de l’église d’Oiron (Poitou).

 

Certains semblent avoir été recyclés…

 

 

 

 

Le clou du spectacle pour les habitués des églises de nos campagnes se trouve dans quelques rares édifices.

En effet, certains ethnologues du vaudou haïtien attribuent  la paternité des fameuses « poupées vaudou » à l’Afrique Centrale, fief des supports d’invocation par cloutage de figurines en bois.   

 

 

 

Sculpture Vili (Gabon).

 

      D’autres ethnologues situent l’origine de cette pratique haïtienne dans le terroir français. Cette pratique de sorcellerie a été répandue dans les campagnes françaises, particulièrement dans le Berry.

 

  Berry.jpg

 

Poupées de sorcier berrichon :

chaque clou planté induit une maladie.

Rien à voir avec "la poupée vaudoue de Sarkozy ! "

 

Mais qui aurait cru que l’utilisation du cloutage sur des figurines ne se limitait pas à d’obscurs rituels domestiques et privés, mais trouvait sa place au beau milieu des églises ? C’est pourtant ce que l’on peut observer dans la Creuse, au village de Saint-Goussaud. Dans l’église, la statue du saint patron du village flanqué de son bœuf nous donne subitement l’illusion d’être chez un bokor de Cap Haïtien.

   

 St-Goussaud.JPG

 


Bœuf de Saint Goussaud.

 

La tradition locale veut que les jeunes filles souhaitant se marier aillent piquer le bœuf dans l’église. Si l’aiguille reste plantée, elles seront exaucées. L’aiguille est souvent liée aux rites de fertilité en France, et l’Église eut de nombreux démêlés avec les noueurs et noueuses d’aiguillettes, spécialistes en maléfices d’impuissance, dont certains furent d’ailleurs des abbés…

 

Et oui, les anciens réflexes païens ont la vie dure dans nos églises, et s’il y avait besoin d’une preuve de survivance bien de notre époque, rendez-vous à la collégiale Saint-Ours de Loches, sous le porche de laquelle vous trouverez cette magnifique cousine des statues Congo :

 


 

   

Pour la modique somme d’un euro, quelle que soit votre croyance, y compris celle en  la non-existence de Dieu, vous pourrez planter trois clous, donc  faire trois vœux exactement comme n’importe quel Congo, Luba ou Vili d’Afrique Centrale avant que l’Église n’essaie  éradiquer cette pratique au motif de sauvagerie aggravée.

 

 

  

Collégiale Saint-Ours de Loches en Indre-et-Loire.


 

 

Mieux que les soldes : trois vœux pour le prix d’un ! Il est vrai que l’Eglise ne peut donner que ce qui lui reste : des clous.

 

Il manque de très nombreux éléments à ce petit tour d’horizon. Le fonds collectif d’inspiration auquel  les êtres humains vont puiser multiplie à l’envie  les pratiques et figurations archétypales aux facettes variées mais à l’origine commune. Il est risqué d’afficher de la suffisance, voire de condamner l’autre pour ses croyances, car qui balaye devant sa porte y trouve les mêmes poussières d’inspiration. L’Église elle-même, ayant perdu le sens de nombreux éléments de la piété ancienne, affiche souvent une gêne à leur endroit. Alors, on dit que les Vierges noires ont été noircies par la fumée des cierges, les anciennes processions sont abandonnées et les légendes des saints carrément targuées d’historiettes adaptées à la naïveté et l’inculture des ouailles d’antan auxquelles il fallait bien que l’Église s’adapte, et dont on n’a bien sûr plus besoin. Et la plupart des saints populaires médiévaux que la population entière vénérait il y a encore quelques années de disparaître à la fois du calendrier et des églises.

       Quoi qu’il en soit, bonne route à tous les pèlerins sur les chemins de notre étonnant terroir, mais qui refuse d’y voir notre parenté vaudoue s’engage sur une voie étroite et déformée… !"


 

 

 A.   Vayssac

 

 

Voir Kintia APPAVOU et Régor R. MOUGEOT, La Vouivre,  un Symbole Universel, EDIRU, 2006.

 

ANCÊTRES, TRANSES ET REVENANTS DANS LE VAUDOU DU BENIN

 

Repost 0
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 07:12

Contes des  « Ors-Donnés »

 

le 7 avril 2009 à L’Entrepôt, 7/9 rue F. de Pressensé -75014 Paris, à 19H15

 

par l’auteur de Contes qui coulent de Source. La quintessence du Conte,

Editions EDIRU, 2006.

 

 



http://regorm.free.fr/conteur/orriant.html 

 

     Ah ! Les Contes !  Quels merveilleux compagnons de voyage !


     Entendre la création du monde selon la mythologie des Ashanti du Ghana : « La petite araignée Anansé ».


 
     Entendre quelques histoires de Mulla Nashrudin…


    
  Ressusciter le Bagdad des Mille et une Nuits… : « Le cordonnier de Bagdad », « Les trois conseils du petit oiseau », "La mort du perroquet" ...


     Sourire à la sagesse d'un éleveur de chevaux mongol !

     Vibrer à l'aventure de la huppe qui entra par hasard dans la demeure des hibous.


     Ou contempler « la Vérité toute nue » sortant du fond de son puits…

 

Régor sera accompagné en musique par Pascale Drouin,
percussionniste : tablas, surdos, cloches, sanza...

 


(Durée 1H à 1H30, participation au chapeau)

 

 http://www.lentrepot.fr/ent_evenement.asp?eid=235

 

http://www.lentrepot.fr/ent_intervenant.asp?iid=1013

 

 

Repost 0

Présentation

  • : le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  •   le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  • : Ce qu'est le Serpent-Dragon-Vouivre, symbole des énergies telluriques liées aux énergies cosmiques.
  • Contact

Texte Libre

 

 

Le lien http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/ permet de trouver les articles de ce blog depuis sa création en 2006, classés par thèmes de A à Z aux pages 4 à 13 - Thèmes des articles du blog vivrevouivre :

- Alchimie - Animaux fabuleux : ;- Arts ; - Bouddhisme, Chamanisme, Chevalerie et Moyen Age ; - Christianisme : ; - Druidisme, Education, Erotisme, Géobiologie ; - Gitans, Hindouisme, Islam, Jeux,  Kabbale, Langue des Oiseaux  ; - Articles de Manichéisme à Paix ; - Pays ; - Thèmes de Préhistoire à Voeux ; Vouivre

 

 

 

Recherche

Liens