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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 07:28

Les Aymaras, ou le passé devant soi !




      La langue aymara est parlée par environ 2 millions de personnes vivant dans la cordillère des Andes, au Chili, en Bolivie et au Pérou. Elle possède une particularité linguistique unique au monde : leur vision du temps est inversée par rapport à la nôtre !

   

     Le temps est-il de nature spatiale ?

     Dans les autres langues l’individu, l’ego, voit le temps futur devant lui ; c’est une conception métaphorique puisque nous disons : “l’heure de la rentrée approche” en voyant le futur venir à nous, ou bien “nous approchons de la rentrée” en allant vers l’avenir situé devant nous.

     « En aymara, en effet, le mot “devant” (nayra) est aussi l’expression utilisée pour désigner le passé alors que le mot “derrière” (qhipa) sert pour le futur. Par exemple, nayra mana, - devant année – signifie “l’année passée” et qhipa pacha “derrière temps”, le temps futur. » (« Le passé devant soi », R. N., La Recherche n° 422, septembre 2008, p. 47)

     Les Aymaras pensent-ils de cette manière ? « pour des raisons grammaticales complexes, il est impossible de dire, par des méthodes linguistiques, si les expressions données plus haut sont définies par rapport à l’ego ou non. » (idem, p. 48)

     Par contre la gestuelle montre que oui : « d’après leurs gestes, la position du locuteur coïncide avec le présent, comme chez un anglophone ou un francophone. En revanche, à l’inverse de ces derniers, l’espace situé derrière le locuteur correspond au futur et celui placé devant au passé. » (idem, p. 49)

     Leur vision du temps est l’inverse de la nôtre !

     Pour eux, ce qui est vu, et donc connu, est devant eux et c’est le passé. L’exemple donné par l’auteur est : « ma mère a préparé la soupe, je l’ai vue ; le passé est vu devant moi. »

     Il faut faire face aux ancêtres, et seul le passé est source de connaissance et d’inspiration. Le futur n’est jamais évoqué pour prendre une décision. La notion de progrès n’a pas de sens. D’où la patience, voire la passivité, de ce peuple :

     « Les Aymaras peuvent attendre des heures le camion qui les emmènera au marché, et ce sans rien faire d’autre. » (Idem, p. 49)

 

 

     N’est-ce pas une manière sage que de vivre le présent du présent,
sans soucis inutiles ?

 Voir le film : http://beta.nfb.ca/film/Aymaras_de_toujours/  link

COPACABANA, PEROU, LE LAC TITICACA ET LES ÎLES DU SOLEIL ET DE LA LUNE

Pour écouter la "Comptine du temps qui passe", ouvrir le site:
http://mathematiques.energie-manifestee.net/
puis dans la rubrique "Lien et références", clic droit sur ce lien :
 
 
<a href="images/livresetreferences/le temps qui passe.mp3">Le temps qui passe</a>
 
(Pour enregistrer sur votre disque dur, clic droit sur le lien, puis "enregistrer la cible sous": mp3 de 2,39 Mo )




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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 07:53

Sur le chemin de la Vouivre...

L'ambiguïté du vitrail

de l'église Saint-Pierre d'Oléron est étonnante !

Le maître verrier semble avoir un point de vue

qui rejoint celui du maître verrier

de la collégiale Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne : 

Voir
LE MYSTERE DU TREIZIEME APOTRE !



 
Est-ce bien saint Jean

ainsi représenté sur le vitrail de cette église ?

     Ou plutôt Marie-Madeleine ?

               La récente découverte d'un tombeau à Jérusalem

 vient apporter une réponse
:



« Francis Beson, théologien suisse enseignant à Harvard, a découvert, d'après des écrits du IVe siècle, que le vrai nom de Marie-Madeleine était, en grec, Mariamene e Mara, ce qui prend toute son importance au vu des dernières découvertes archéologiques. En effet, deux ossuaires attribués l'un à Jésus et l'autre à Marie-Madeleine, ont été retrouvés en 1980 dans une tombe du Iersiècle à Talpiot, un quartier de Jérusalem. La découverte fut détaillée seize ans plus tard dans une revue d'archéologie israélienne. La tombe n'avait pas beaucoup attiré l'attention car les noms de Joseph, Jésus, Marie étaient extrêmement fréquents au Iersiècle à Jérusalem. Un ossuaire porte le nom en araméen de Jésus fils de Joseph, un autre le nom romain Maria transcrit phonétiquement en hébreu, un troisième, toujours en hébreu, Mathieu, un quatrième en hébreu, Yose, un cinquième, en grec, Mariamene e Mara et le sixième, qui contenait les restes d'un enfant, en araméen, Judas fils de Jésus.



 



Inscription sur la tombe
(
http://letombeaudetalpiot.blogs.allocine.fr/?tool=post&postID=160743 )

 

      "Si l'on accepte que Mariah soit le nom latinisé retranscrit en hébreu, il n'y a là aucune raison qu'il commence par une lettre finale ; en l'occurrence un Mem, seule lettre finale à être écrite une seule fois au début d'un mot dans tout l'Ancien Testament en hébreu (en Isaïe 9,6), dans un chapitre qui, de plus, annonce la venue d'un fils sauveur du peuple hébreu.
      Il s'agit du mot 'Grandeur' Meribah. Il y a donc ici, probablement, volonté d'une distinction particulière, d'autant que la lettre est démesurée par rapport aux autres lettres du Nom.

     Vous aurez remarqué que je n'exclus pas la possibilité d'une mystification ou d'une autre attribution que celle de la Sainte Famille à cette sépulture, mais il faut reconnaître qu'il convient de s'interroger sur l'intention du graveur ou de son commanditaire.
      Autre remarque, quel nom hébreu dont l'origine était Myriam, devenu Mariah par suite de sa latinisation, pourrait être autre que celui de la Vierge Marie
[1] ? »


                                                   Extrait de "La Vie Re-Suscitée",
                                           chap. « Miriâm de Magdala, la compagne de Iéshoua‘ »,
                                                                     (Inédit)




     Le cabaliste André Deghaye, auteur de Le Nombre du Fils (Dervy, 2007) sur son site  http://www.letombeaudejesus.com/, se livre à une analyse très fine qui tend à prouver que le tombeau de Talpiot est bien celui de Jésus et de Marie-Madeleine !



 [1]Correspondance d’André Degaye, auteur de "Le Nombre du Fils. Nombres et harmoniques dans la Bible et dans l’Art chrétien du Moyen Âge et de la Renaissance", Dervy, 2007.

Voir:

LE CHRIST ANDROGYNE

LE CHRIST ANDROGYNE DE CHÂTEAUROUX

LE MYSTERE DU TREIZIEME APOTRE !








                       

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:04

Le culte des crânes et celui des reliques

 

dans le Vaudou et dans le christianisme

 

 

       Lors d’une  randonnée aux ruines de la chapelle templière du Vaudoué en Seine-et-Marne (http://vivrevouivre.over-blog.com/article-27690312.html ), le rapprochement s’est fait entre le nom de ce village du Gâtinais et la religion vaudoue répandue en Afrique et dans toutes les Amériques.

                             Voir ANCÊTRES, TRANSES ET REVENANTS DANS LE VAUDOU DU BENIN  


     « Bienvenue à Saint-Vaudou-en-Terroir…

 

 

 

   

      Quelques siècles de profond conditionnement ont fait envisager les doctrines et pratiques de l’Église en opposition à celles du paganisme dans une hiérarchisation à la valorisation de la première et au détriment du second. Les cultes et rituels polythéistes balayés en Europe par la christianisation et toujours présents sur d’autres continents perturbent la sensibilité des civilisés auto proclamés, dans l’esprit et la bouche desquels le mot barbarie vient bien vite, par exemple, à la vue de sacrifices d’animaux.

     On s’étonne néanmoins de trouver dans les églises de nos campagnes de drôles de choses, comme nous allons en voir quelques illustrations.

     L’élément à la fois le plus intrigant et le plus répandu est bien sûr le culte des reliques. Chacune de nos églises est un véritable entrepôt à ossements précautionneusement présentés dans des reliquaires, du simple éclat du métatarse au squelette complet.  Des pieds-reliquaires aux bras-reliquaires, il existe même des « monstrances », des reliquaires portatifs pour qui préfère trimbaler son bout d’os avec lui par attachement forcené à son saint patron.  

 


     
    


      

Crâne de St Yves,                                  Crâne de saint, Angers
porté en procession                                                        

chaque année le 20 mai
depuis 700 ans
à Tréguier.
                                                           
 

 

       L’authenticité n’était pas le fort des trafiquants en reliques : à la fin du XXème siècle, des analyses ont permis de déterminer qu’il y avait des os de chiens et de chats.   Dans ce vaste phénomène d’écartèlement, le premier prix de la relique était attribué aux crânes, et l’on compta jusqu’à 12 crânes de saint Jean-Baptiste ! A Gilocourt, dans l’Oise, pas moins de 53 crânes humains et d’autres d’animaux ont été mis au jour en  1992 dans 2 niches situées dans les murs de l’église.

Henry DUDAY, Marc DURAND & Patrice MENIEL,(«  Des crânes humains et animaux dans le chœur de l’église de Gilocourt, Oise », Revue d’archéologie de Picardie n°3/4 – 1994)

       Contrairement à cet exemple de crânes profanes, les crânes des saints étaient, eux, exposés au grand jour dans des reliquaires, lorsque la paroisse avait ce privilège. On en trouve encore un bon nombre malgré les déprédations successives des guerres de religions et de la Révolution.


       Pourquoi donc les missionnaires d’abord, puis l’Eglise dans sa position officielle ensuite, qualifient-ils  d’idolâtrie le culte des crânes qui existe en différents lieux d’Afrique (notamment du Bénin au Cameroun) ? Les chrétiens vénèrent les crânes, les Africains vénèrent les crânes, mais les Africains sont des sauvages…

       Tous les cimetières paroissiaux avaient jadis leur ossuaire.

       Et que dire de l’Eucharistie, véritable pivot anthropophagique du culte christique ? 
       L'anthropophagie rituelle qui a existé et perduré en Afrique jusqu'au milieu du XXe siècle était pratiquée pour s'incorporer les qualités de la personne dont on consommait la chair. Dans l'Eucharistie, après la consécration, c'est le corps et le sang du Christ qui est consommé sous l'apparence d'une ostie. Ne serait-ce pas là une sublimation de ce rituel ?

 

        Dans le christianisme, chaque autel sur lequel la messe est dite contient une relique de saint. L’un des plus grands reliquaires de France se trouve à Longpont-sur-Orge.


  

Reliquaire de Longpont-sur-Orge, Essonne.

Voir : La Vierge Noire de Longpont-sur-Orge : http://vivrevouivre.over-blog.com/article-3288080.html

 

       Il contient un morceau de la cuisse de saint Roch. Le corps de ce saint, grand guérisseur de la peste, se trouvait après sa mort à Montpellier, sa ville natale ; il a été volé de nuit par les Vénitiens qui souffraient des épidémies de peste et se trouve toujours à Venise dans la collégiale Saint-Roch.

 

 

 

Reliques de saint Roch à l’église Saint-Roch de Montpellier.

 

 

  

Reliques de saint Roch à la Chiesa di San Rocco, Venise.

                               http://saintroch.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=Italie

ROCH SUR LES CHEMINS DE LA VOUIVRE 

 

     Au monastère Sainte-Catherine du mont Sinaï, en Egypte, se trouvent des salles entières remplies, les unes de crânes, les autres de tibias et autres ossements, en nombre considérable.

 

 

 

Ossuaire du monastère Sainte-Catherine, Sinaï, Egypte.

 

      A l’entrée de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon se trouvent des crânes provenant d’un ancien ossuaire paroissial. Plus d'un Breton a pu y voir le crâne d'un de ses ancêtres portant son nom !


      Dans le temple bouddhiste Lerab Ling, près de Lodève, dans le Larzac, temple inauguré par le Dalaï-Lama le 22 août 2008, la grande statue du Bouddha de 8 mètres de haut contient plusieurs reliques de Gauthama. Sont-elles aussi authentiques que les reliques catholiques ?

 

 

 

Statue du Bouddha, temple Lerab Ling, près de Lodève, Larzac.

 

      D’autres exemples pourraient être donnés.


      Mais les abus et excès en tout genre ne doivent pas faire oublier l’origine de ces cultes, aussi bien en Occident que dans le reste du monde. Lorsqu’un saint (chrétien), un swami (indien), un cheikh (musulman), un lama (tibétain), un ancêtre (africain)… avait atteint l’état appelé traditionnellement de saint, de jivan mukti, de Libéré Vivant, de Boddhisattva, etc., il émanait de lui, de son vivant, puis ensuite de sa tombe, une telle radiance, une telle énergie, que l’on venait, et que l’on continue à venir des siècles après en pèlerinage sur sa tombe, en reconnaissance pour les Enseignements et l’Exemple donnés, pour les guérisons accomplies, celles des âmes d’abord et celles des corps par conséquence.

      Il en est ainsi des lieux de saint Roch, de la tombe de Rûmi, le fondateur de l’Ordre des Derviches tourneurs, en Turquie, des plus connus des pèlerinages qui ont lieu dans toutes les traditions sur tous les continents.

 

 


Tombe de Jalâl ud Din Rûmi à Konya, Turquie.

Voir : http://fontaine-jouvence.over-blog.com/10-index.html

 

     Les trahisons évidentes ne doivent pas faire oublier l’essentiel : des hommes, sur tous les continents, dans toutes les traditions authentiques, ont accompli l’ultime alchimie, transmuter leur corps de chair en Corps de Gloire, en Corps à la Gloire de la Source Originelle de toute Vie. Ils ont suivi les Enseignements de ceux qu’on appelle « Avatars » en Orient, Instructeurs ou Initiateurs ailleurs, venus sur cette Terre rappeler aux humains oublieux, leur Source Originelle.



 


Passage du corps de chair au Corps de Gloire.
Huile sur toile.

 

 

 

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 09:31

Le temple bouddhique vietnamien

de Noyant-d'Allier

Concert de bols tibétains.

 



Au coeur de cet ancien village minier du Bourbonnais,

il est étonnant de trouver cet extraordinaire temple

à la gloire du Bouddha !


Pagode.

      Noyant-d'Allier fut un village minier :

 

     "L'exploitation commencée d'une manière artisanale dès le 16e siècle,
elle a connu une expansion industrielle à la fin du 19e siècle
et surtout au début du 20e.
A quelque cinq cents mètres du bourg,
des corons furent alors construits pour loger les mineurs et leurs familles.
 A partir de 1921, des travailleurs immigrés,
 surtout polonais, y arrivèrent nombreux.
En 1943, cependant, la mine qui n'apparaissait plus rentable fut fermée..." 
http://cnoyant.chez.com/


     La commune fut réquisitionnée à la fin de la guerre d'Indochine,
elle a accueilli 1800 rapatriés durant les années 1955 à 1965.
Ce sont ces réfugiés indochinois qui construisirent là ce temple magnifique !


















A l'entrée du temple,

une inscription rappelle les vérités essentielles :

- Le Bouddha n'est pas un Dieu.

- Tout homme a vocation d'atteindre l'état de Bouddha.

- Le Bouddha peut être représenté

sous forme masculine ou féminine

car il est au-delà de ces deux polarités.


Voir AU NEPAL, DU TERAÏ A LUMBINI, TERRE NATALE DU BOUDDHA
Lire  "Impressions d'un voyage au Népal :link


Huile sur toile.










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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 17:58

Au Népal, du Teraï

 

 à Lumbini,

 

terre natale du Bouddha,


 

« Le minibus cahote sur la piste défoncée. Derrière nous, la jungle du Teraï s'éloigne, avec ses rhinocéros apparemment placides mais aux charges brusques et dangereuses, ses daims élancés et peureux, ses singes agiles se jouant de la pesanteur dans les branches d'arbres inaccessibles, ses tigres invisibles dont les griffes laissent dans la boue des empreintes inquiétantes, ses éléphants sauvages dont les barrissements affolent cornacs et montures.



 

 


 

Tout un peuple d'oiseaux, hérons bihoreaux, canards, poules d'eau, aigrettes, martins-pêcheurs hantent les marécages et les cours d'eau ; les aigles perchés au faîte des arbres stratégiques guettent leurs proies ; les passereaux bruissent dans les feuillages... Les garials menaçants, ces crocodiles particuliers à l'Asie, fréquentent rivières et marais.

Tout cela dans une végétation luxuriante qu'on ne pénètre qu'à dos d'éléphant. C'est là encore le monde inquiétant d'une faune grouillante et dangereuse, un monde naturel, un lambeau de terre primitive, survivance des âges anciens.

 

   

Ce chaos témoigne du milieu dans lequel la pensée humaine a jailli il y a quelques siècles pour que la vocation de l'homme prenne une nouvelle densité !

 

Du Teraï sauvage, il faut des heures de patience à travers de mauvaises routes pour arriver sur la terre natale du Bouddha ; cela est une bonne façon de s'imprégner des paysages qui modèlent depuis toujours l'âme du peuple népalais.




        A Lumbini, la reine Mâya donna naissance
à celui qui bouleversa le monde par un enseignement nouveau,
fruit d'une vie de recherche jusqu'à l'ultime illumination
.

 

 


La Reine Mâya donnant naissance au Bouddha.

 



       Le peuple népalais actuel lui ressemble sans doute. Comment l'imaginer autrement qu'à la ressemblance de ces hommes rudes, burinés, simples, souriants et accueillants ? Des marcheurs infatigables ! Il fut l'un d'eux ! Le Bouddha n'était ni aryen, ni védantiste mais comptait plutôt parmi ses ancêtres des « dâsyn, indigènes à peau noire[
1] », cette classe servile selon les lois des conquérants aryens. Gautama deviendra d'ailleurs le rédempteur de ces parias en les recevant dans l'ordre monastique. Rompant avec l'ancienne religion, il parle à tous, mendiants et princes, petites gens et brahmanes, sans caste et riches marchands. Sa royauté véritable est celle du cœur !

A Lumbini, les ruines de l'ancien palais situé dans les jardins de Kapilavastu
 sont émouvantes et insignifiantes à la fois.



       Le pilier dressé jadis par l'empereur Asoka porte témoignage, sans plus.


A l'entrée des lieux saints, péage et droits photographiques en  dollars !
L'endroit est, comme partout, une vaste poubelle à ciel ouvert
et nul ne se soucie de ce signe révélateur d'un monde en décomposition !

 

Dans le temple élevé sur le lieu de sa naissance, qu'elle est belle et naïve cette statue de Siddhârta debout, montrant le ciel de l'index de sa main droite et la terre de celui de sa main gauche ! Unir le Ciel et la Terre, qu'y a-t-il d'autre à faire ? C'est un homme simple, pas encore divinisé !

 


Statue primitive de Siddhârta, Lumbini (Népal).

 

Il n'a jamais été bouddhiste, le Bouddha, comme Christ n'a jamais été chrétien ! Comme lui, il n'a laissé aucun écrit, n'a rien dicté de son vivant. Il parlait simplement, au cas par cas, à qui l'interrogeait, adaptant sa réponse à la capacité de compréhension de son auditeur. Qu'il était loin du délire de merveilleux qui submergea toute l'Asie dans les siècles qui suivirent sa mort! Lui qui récusait toute croyance en un dieu, lui qui croyait tout homme apte à tirer les leçons de la souffrance humaine n'avait aucun goût pour les fabulations. Toutes les légendes qui font de lui un être d'exception, à la destinée sans cesse auréolée de merveilleux, aux vies antérieures édifiantes, détournent les humains de la compréhension des Quatre Nobles Vérités sous leurs Trois Aspects, dans leurs Douze Modalités[2]. Et pourtant, beaucoup en Orient sont encore marqués par sa compassion qu'ils ont faite leur! La compassion du Bouddha, la charité du Christ, les deux facettes indissociables d'une même pièce de monnaie !




       En ce lieu, à Lumbini, les moines bouddhistes du monde entier viennent construire des temples selon les normes de leurs traditions particulières,
thaïlandaise, japonaise, srilankaise, etc.
Il est à la fois extraordinaire de constater la fécondité de cet enseignement millénaire, et de voir l’abîme qui sépare tous ces cultes de l’essentiel,
des paroles simples qui sont attribuées au Bouddha.
Ainsi chacun trouve la nourriture que nécessite son état… »

 

L’article entier, « Impressions d’un voyage au Népal » est sur : http://regorm.free.fr/articles/nepal.html

 

  [1] - MIGOT, André – Le Bouddha – Le Club Français du Livre, 1957, p. 39.

[2]  - Sur l'importance du nombre 12, voir MONIN, Emmanuel-Yves L'Univers en code-barres : Dodécalogie et Transdisciplinarité – Y. Monin, 1999

et la dodécalogie appliquée à l’Enseignement du Bouddha : http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=DodecalogieEtTraditions


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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 10:12

Dans le cadre de la Semaine contre la Discrimination

 

Espace Nelson Mandela

4 avenue Maryse Bastié, 91220 Brétigny-sur-Orge, 01 60 85 53 40 :  

Jeudi 19 mars à 19H, par Régor (Robert Mougeot)

(soirée gratuite suivie d’un pot).

 

 

« Contes de Toutes les Couleurs »


 

 

L’origine de l’arc-en-ciel


  

      Il y a bien longtemps, toutes les couleurs du monde ont commencé à se disputer. Chacune a voulu être la meilleure, la plus importante, la plus utile ou la plus aimée.

 

     Le Vert dit :

     - Naturellement je suis la couleur la plus importante, symbole de la vie et de l’espoir. J’ai été choisie pour l’herbe, les arbres et les feuilles. Regardez les paysages autour de vous et vous saurez que j’ai raison : lorsque le regard se pose sur toutes les végétations, un grand calme naît et toutes les tensions s’apaisent.

 

     Le Bleu l’interrompit :

     - Vous ne pensez qu’à la terre, mais regardez le ciel et la mer. C’est l’eau qui est la base de toute vie et qui s’élève des profondeurs océanes jusqu’aux nuages. Je couvre l’immensité des mille nuances qui m’habitent.

 

     Mais le Pourpre dit alors avec autorité :

     - Je suis la couleur de la force. Les ducs, les rois, les chefs de clan et les évêques ont choisi ma couleur parce que je suis le symbole de l’autorité et de la sagesse. Personne n’hésite avec moi. Tous écoutent et obéissent.

 

     Le Jaune rit sous cape :

     - Vous prenez tout trop au sérieux. J’apporte rire, joie et chaleur au monde. Comme toutes les étoiles, le soleil irradie ma chaleur tout comme la lune qui le reflète. Le tournesol apporte le rire au monde en se tournant vers le soleil. Tout ce qui est jaune, fleurs, insectes, papillons, projette la lumière et la joie qui n’existeraient pas sans moi !

           

     Ensuite l’Orange vint se congratuler :

     - Je suis la couleur chaude de la santé et du renouveau. Peut-être suis-je rare et précieux, mais regardez les fruits qui éclatent de ma vitalité et s’embellissent de mes nuances. Je ne suis pas toujours et partout, mais quand je colore le ciel à l’aurore ou au crépuscule, ma beauté est si grandiose que personne ne pense plus à vous.

 

     L’Indigo prit la parole plus tranquillement que les autres et dit :

     - Pensez à moi ! Je suis la couleur du silence. Vous tenez tous compte de moi. Sans moi, vous êtes superficiels. Je représente l’esprit, les idées, les pensées. Vous avez besoin de moi pour équilibrer et contraster la vie, pour vos croyances, pour vos moments tranquilles ainsi que pour votre paix intérieure.

 

     A ce moment, le Rouge, n’y tenant plus, s’écrie :

     - Je suis le chef au-dessus de vous tous ! Je suis le sang et la vie, la couleur du danger et du courage. Je suis le feu, mais aussi la couleur de la passion et de l’amour, des roses et des coquelicots. Sans moi, la terre serait aussi morne que la lune !

 

      Et les couleurs auraient continué à se vanter, chacune convaincue de sa propre importance si un éclair soudain n’avait jailli dans le ciel et si le tonnerre n’avait grondé. Une pluie violente tomba sans pitié sur toutes les couleurs apeurées qui se rassemblèrent alors pour se protéger.


            La pluie s’adressa à elles :

    - Vous êtes toutes stupides à essayer ainsi de surpasser l’autre ! Chacune d’entre vous a sa vocation unique dans ce monde et possède quelque chose de spécial. Serrez-vous la main et venez avec moi.

     Elles firent comme la pluie le leur proposait. Elles se rencontrèrent et se donnèrent la main.

     La pluie leur dit :

     - A partir de maintenant, quand il pleuvra, toutes ensemble vous vous lèverez pour former un arc dans le ciel, et rappeler ainsi aux humains qu’ils peuvent ensemble s’unir dans la paix.

C’est pourquoi l’Arc-en-Ciel est un signe d’espoir, d’amitié et de réconciliation. Il unit toutes les couleurs : le Rouge du feu de l’amitié et de l’amour ; l’Indigo des rêves qui remplissent nos cœurs ;  l’ Orange chaleureux et rafraîchissant ; le Jaune solaire illuminant le jour ; le Pourpre de l’autorité et de la sagesse ; le Bleu calme du ciel et de l’océan ; le Vert du peuple des végétaux.

                                                                                                                     

                                    D’après un conte circulant sur Internet : 
                                                « Conte des couleurs »,

                                                        Janvier 2009

 

  

 

 

                          Conte de l’Afrique de l’Ouest : La petite araignée Anansé

                          Conte d’Amazonie : Le temps de la joie de vivre

                          Conte indien : Les trois conseils

                          Contes français : - Le petit morceau de carton

                                            - Chacun obéit à sa nature : le paysan et le serpent

                          Conte celte : La soupe aux cailloux

                          Conte de Palestine : La grotte du lait

                          Conte indochinois : L’amoureuse du tailleur de pierre

                          Conte de Mongolie : L’homme qui disait toujours « Je ne sais pas »

                           Conte chinois : Les habitants du miroir

                           Conte japonais : Le moine ivre

                           Conte du Moyen-Orient : La huppe entrée par hasard dans la demeure des hiboux

  


Régor : "Contes qui coulent de Source, la quintessence du Conte"

Editions EDIRU, 6 rue du Ru, 91540 Mennecy, 2006

 

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-4274330.html

CONTER AU GRE DE LA VOUIVRE 
 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 07:27

La Vierge Marie,

l'une des multiples images

de la Mère Universelle

qui protège, inspire et guide*


Vitrail de l'église de Nogent-le-Roi, Eure.


La Vierge, couronnée, la tête auréolée,

le manteau constellé d'étoiles,

avec la lune comme attribut,

 pose les pieds sur le serpent-vouivre

qui tient dans sa gueule la pomme de la tentation.


La Vierge est alors la Nouvelle Eve,

ayant mis au monde le Christ solaire

 dont l'Energie permet de mettre fin à la faute, au péché

à "l'erreur à l'égard de l'Origine" (Karuna Platon),

à l'ignorance ( le Bouddha).

L'erreur, qui a fait que l'humain rate la cible,

ce que signifie étymologiquement le mot "péché",

est de cueillir le fruit avant qu'il ne soit mûr,

 en méconnaissant la Source Créatrice Originelle.


Vitrail de la cathédrale de Yamoussoukro,
République de Côte d'Ivoire.

*Mère Universelle comme le furent Isis, Astarté, Cybèle, Diane
 et tant d'autres dans le monde gréco-romain,
mais aussi la Marianne de notre République !



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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 06:55

La Vouivre du Djam'café,

près de la République, à Paris
http://www.djam-cafe.com/


Le Djam'café vient de fermer ses portes  !


Le Djam, café des voyages dédié aux rencontres entre cultures du monde,
était ouvert depuis le 28 mars 2006.

Installé dans une ancienne boucherie près de la place de la République,
le Djam s’ouvrait sur la Route de La Soie, en traversant l’Iran,
l’Afghanistan, l’Ouzbékistan, jusque la Chine et l'Inde.

Le Djam proposait une carte de boissons classiques ou originales réjouissante
( jus de carottes au gingembre, lassi, cafés et cacaos parfumés à la noisette,
pistache, orange, cardamome,…), une sélection savoureuse de thés et d’infusions.
Le midi des plats aux mille épices ou ses « tapas » de l’Asie centrale à la carte.

On y trouvait également un artisanat raffiné côté boutique au sous-sol
(bijoux, vaisselle, nappes imprimées à la main, vêtements et soieries),
des événements culturels et des expositions photos
 qui évadent l'esprit et font voyager tout au long de cette route mythique.




Une équipe dynamique l'a animé durant de nombreux mois,

cuisine et service excellents,

mais aussi expositions d'oeuvres d'art,

peintures, photos, spectacles et concerts de toute nature...

Merci à tous ceux qui y travaillèrent et s'y produisirent...

et qu'il revive en un autre lieu...




contact@djam-cafe.com




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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 18:06

Dans l'église de Houdan, Yvelines,

la Vierge Noire est une copie

 de celle de Montserrat !

Pourquoi ?




Vierge Noire de Montserrat, Catalogne.




Vierge Noire de Houdan,
 Yvelines.


En face de la Vierge, sur le mur de l'église,
est peinte une fresque
qui montre les habitants de Houdan
allant à pied à Montserrat, en 1582, implorer la Vierge Noire
pour qu'elle les délivre de la peste.

En 1982, des pèlerins de Houdan
commémorèrent l'événement :




"En 1582, des Houdanais allaient à pied

A NOTRE-DAME DE MONTSERRAT (Espagne).

En 1982, de nouveau des pèlerins partaient de Houdan, à pied,
  à vélo, en voiture, en car, (1111 km du 14 juillet au 26 août)

- 5 ont fait le parcours pédestre totalement,
- 1 à vélo (Hervé CATE),
- A Tarascon, ils étaient une vingtaine pour franchir les Pyrénées,

- Une centaine à NOTRE-DAME DE MONTSERRAT.


L'église est dédiée à saint Jacques,
patron des pèlerins.

Il y a dans l'église, entre autres,
une satue de saint Roch,
guérisseur de la peste.


Saint Roch montre sur sa cuisse
la cicatrice du bubon de la peste
dont il a été guéri.
A côté de lui, son chien,
tenant une miche de pain dans sa gueule.

Lire la légende de saint Roch sur link





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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 17:32

Etonnant !

Les anciens manuscrits représentaient

les Pères de l'Eglise volant dans les airs

en chevauchant le Dragon-Vouivre !


C'est par la voie des airs que ce Père, maîtrisant l'Energie
et chevauchant le Dragon...


... allait enseigner son disciple
 retiré dans une grotte de la montagne !

"Vie des Pères", premières années du XIVe siècle (Val. lat. 375).

Ainsi donc, les Pères de l'Eglise chevauchaient le Dragon-Vouivre

tout comme les Immortels chinois !

&&&


Les Pères, agenouillés en prière
de chaque côté du dragon.


Celui-ci est dressé sur sa queue ;
il a deux têtes tournées vers le soleil et la lune,
les deux pôles de la manifestation binaire.
Sur lui descend la Colombe du Saint-Esprit.

Traité "Hermès Bird", 10, 11, p. 213, en tête de page. 



Le lecteur au pied de la Dame
 a suivi le chemin de la Vouivre !

"Bible de Conrad", Baltimore, Walters Art Gallery, W 152.




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