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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 10:15

Dans toute l'Asie,

les Dragons sont omniprésents.

Ils sont gardiens et protecteurs ;

ils dispensent l'abondance et la fertilité.



Yongsan, Corée.


Okyo, Japon.



Kyoto, Japon.



Thaïlande.

On les trouve dans les temples,
au seuil des palais, sur les places...

Voir :

NOUVEL AN CHINOIS, L'ANNEE DU BUFFLE ET SA DOMESTICATION

L'ANNEE DU BUFFLE EN CHINE, LE KOAN DU BUFFLE QUI PASSE PAR LA FENÊTRE






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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 08:09

Au contraire du Dragon-Vouivre occidental,

le Dragon chinois est céleste.

Il apporte la pluie et la fécondité.

Il est à la fois yin, il fait pleuvoir
et il est le souverain des mondes aquatiques,
et yang, comme symbole du tonnerre,
du printemps et de l'activité céleste.
Représentant les forces de la nature, il n'est ni bon ni mauvais,
comme l'était le Dragon occidental avant sa diabolisation.

Il est le symbole de l'Empereur.

 


Le Dragon protecteur des souverains de Chine.
Dessin d'après H. Doré, Recherche sur les superstitions en Chine
.




Dans les replis du corps du Dragon, la Perle d'Immortalité.

Qu'y a-t-il d'autre à faire sur Terre si ce n'est d'acquérir l'Immortalité ?

Ce qu'on fait en Chine, ceux qui furent nommés "les Immortels",
 
et maints alchimistes comme Lu Tsou

( lire Le secret de la Fleur d'Or )...

link  et  link




 


Gravure sur bois, XIXe siècle.
Bibliothèque des Arts décoratifs, Paris.



http://lorl.free.fr/dragochi.htm

 

 

 

Dragon du Nouvel An chinois.



 

La danse du Dragon au Nouvel An.

 

 

 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 07:47

Il fut un temps où les abbesses de monastères

 

 portaient la crosse à l’égal des évêques !

 
&

L’exemple de sainte Ségolène

 

ou Sigoulène

 

 


 Sainte Ségolène tenant d'une main la crosse
qui l'égale aux évêques,
et de l'autre le symbole de son abbaye.

    Ségolène:  Prénom d'origine germanique signifiant victoire (Sieg) et douceur.
Fêtée le 24 juillet.

 

     Il est probable qu'elle vivait au VIIème siècle et qu'elle ait été la première abbesse (supérieure d'un monastère de religieuses) de l'abbaye de Troclar dans le département du Tarn. On y conserve sa mémoire comme le montre la localité de Sainte-Sigolène - 43600.

      Mariée à l'adolescence, la jeune chrétienne est veuve à 22 ans. Elle consacre sa vie aux pauvres et à la prière, et fonde le monastère de Troclar (Tarn), près de Lagrave, en Languedoc (7ème s.). Sainte Ségolène est vénérée dans la cathédrale d'Albi où il existe une statue de la sainte sur le baldaquin ; son chef est conservé tout près, dans l'église Saint-Salvi, précisément dans la chapelle dédiée à sainte Thérèse.

      Il n'y a que la région Messine qui la nomme Sigoulène.  

      

&

Vitraux de l’église Sainte-Ségolène à Metz


     L'église Sainte-Ségolène, construite en belle pierre de Jaumont, une pierre ocre, solaire, se situe sur la place Jeanne-d'Arc. Plusieurs édifices se sont succédé à l’emplacement de l’église actuelle. La première a été construite entre 800 et 830, dans le quartier d'Aiest, habité par de très nombreux vignerons. La crypte actuelle correspond à une partie de la chapelle primitive.

      Devenue trop petite, le quartier s'urbanisant, on édifia au XIIIe siècle une église plus vaste, de style gothique, puis agrandie au XVe siècle par l'ajout d’un porche gothique flamboyant.

 


La sainte reçoit les vœux d’une novice entrant au monastère ;

à l’arrière, les parents de la novice sont en prière.




La sainte tient sa crosse de Mère Supérieure,

semblable en cela aux évêques dont la crosse est identique ,

et, comme fondatrice d’un monastère, elle enseigne.

Si une femme peut être supérieure d'un monastère et porter la crosse,
on comprend très mal qu'elle ne puisse pas être ordonnée prêtre !

 

  

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:35

Le culte de la fécondité,

 

Gargantua

 

et sa christianisation en saint Gorgon.

Suite de:
L'ENERGIE DE GARGANTUA, SES TOMBES ET LES MONTS GARGAN  

 

 

Article publié dans le n°74 de La lettre d'Ile-de-France.

Bulletin trimestriel du Groupe Ile-de-France de Mythologie française, avril-mai-juin 2010.


 
  

        Comme la Terre-Mère dont il surgit, Gargantua est lié à la fécondité. La «troisième jambe» de Gargantua est un élément de sa fonction divine. 


Géant mesurant 54 m de long : silhouette gravée sur la pente d'une falaise crayeuse,

à Cerne Abbas, Dorset, Angleterre, 1er s. av. J.­-C.

Dessin d'après photo 9 dans Mystères Celtes (MC).

           

            Les divinités phalliques sont nombreuses et le caractère phallique des menhirs est évident. Les "pierres" de Gargantua sont souvent liées à des rites de fécondité qui ont été détournés par la suite au point qu'il ne reste le plus souvent que des superstitions.

            « A Saint-Jean-de-Beuvron, dans la Manche, les jeunes filles en âge d'être mariées venaient se frotter à une pierre de Gargantua pour trouver un mari ; et les femmes stériles accomplissaient le même geste pour s'assurer la promesse d'une maternité. Il en est ainsi à Monthault (Ille-et-Vilaine). A Décines (Isère), les femmes venaient s'accroupir sur la "pierre frite" qui était un palet de Gargantua » (G.-E. Pillard, Le Vrai Gargantua. La Mythologie d’un Géant, Imago, 1987, p. 108).

            Les « pierres de Vie », de fécondité, ont existé un peu partout comme à Locmariaquer (Bretagne).

            Gargantua est christianisé en saint Gorgon à l'époque carolingienne. Ce saint garde les mêmes prérogatives :

            « Ayant été artificiellement fait saint, son rôle n'a été que bienfaisant: il est "pluvieux" et propice à la vie. Or, pour la fête de saint Romain à Rouen, les filles à marier se promenaient en ville (en vue du mont Gargan) avec au cou, une amulette très sexuée, emblème de génération, achetée quelques jours plus tôt lors de la fête dudit "Gorgon", dans le voisinage... » (H. Dontenville, La France mythologique, Ed. Tchou, 1956, p.331-332 ; voir aussi VG G.-E. Pillard, Le vrai Gargantua. La Mythologie d’un Géant, Imago, 1987, p.165).
             Gorgon viendrait de Koko ou Cogo, moine venu du pays de Galles vers le Vème ou le VIème siècle. On trouve la première mention de Sensoko au XIème siècle. Elle perdure jusqu'aux XVème et XVIème siècles. Au Moyen Age, Sen Koko (Saint-Gorgon) appartient à l'abbaye de Redon et son territoire est intégré à la paroisse d'Allaire. Il existe par ailleurs d’autres saints Gorgon. 

            

            Le Feu du Ciel va féconder le Feu de la Terre et les Monts Gargan seront dédiés à Belénos, à Apollon, Mercure, Mars, saint Michel, tous d'Essence Solaire. Dans la mythologie celtique, le dieu gaulois Belenos (latin Belenus) est identifié à Apollon. Sa parèdre est la déesse Belisama, « la très brillante ». C’est un dieu lumineux ; le nom signifie « resplendissant », « éclatant », ses fonctions principales sont la médecine et les arts. Il est honoré lors de la fête de Beltaine, qui marque une rupture dans l'année, le passage de la saison sombre à la saison claire, lumineuse. Lors de cette fête, les druides accomplissaient un rituel consistant à faire passer le bétail entre des feux, en récitant des incantations, pour le protéger des épidémies.

           Lorsque Gargantua est représenté, tardivement, car il est non représentable, c'est en Serpent à tête de Bélier réunissant en lui les attributs d'Apollon et du Serpent Python. On le trouve ainsi gravé sur l'autel gallo-romain de Marilly, en Côte d'Or, et sur le menhir de Saint-Nieud, Saône-et-Loire. (R. P. Guillot, Le Chamanisme, ancêtre du Druidisme, R. Laffont, 1986, p. 82)


Serpent criocéphale, stèle de Marigny :
détail d'une sculpture représentant Mars Toutatis

 accompagné de sa parèdre.

 

            Par sa tête, il est alors vie, fécondité céleste, éternité, et par sa queue, il est relié à la terre, à la fécondité du sol et au culte des morts. Le «Dard» des Deux-Sèvres représente Gargantua sous la forme d'un serpent à tête de chat.

            « Le serpent criocéphale, le dragon des légendes celtiques, le Coquatrix et Gargantua ne font qu'un » (H. Dontenville, La France mythologique, Ed. Tchou, 1956, p. 373).

           


Serpent criocéphale
sur l'autel gaulois de Montluçon.


            Par ailleurs, la statuaire gallo-romaine tardive
le représente sous la forme du géant anguipède :
un cavalier dont la monture prend son élan vers le ciel
en s'appuyant sur un géant serpentiforme.

Musée de Nancy ;
illustration dans
La France Mythologique, p. 372
.

 

 
Fête des Géants à Cantaleu.

           En Belgique, dans les Flandres et dans de nombreuses régions
ont encore lieu les fêtes des Géants.


A Bailleul (Nord) a lieu tous les ans la fête de Gargantua.


 


 



 

 

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:03

Au Temps du Rêve,

les Ancêtres des Aborigènes australiens

vouaient un culte au serpent

et ce culte est toujours vivace.



Tous les peintres traditionnels aborigènes d'Australie font depuis toujours
 une large place aux ondes, sinusoïdes, cercles et spirales,
tout particulièrement lorsqu'ils imagent des rêves
comme ceux intitulés « rêve d'eau », « rêve de glace ».
Les dessins de leurs rêves, jusque-là secrets et éphémères,
n'ont été révélés aux Européens que depuis peu
tout comme les peintures sur sable des Indiens Navajos.

Les peintures en témoignent.


      Dans la peinture de l'Aborigène australien Tim Leura Tjapaltjarry1
intitulée « Chronique d'une mort heureuse »
ou encore « Rêve de l'esprit de la mort à Napperby2 »
se trouve représenté « un récit de voyage
que symbolise la longue sinusoïde traversant tout le tableau. »
Cette ligne de vie passe par les principaux rêves du peintre
en traversant la terre de ses ancêtres, terre où il a vécu.
Il représente d'ailleurs, sur ce chemin,
un squelette marchant vers la fin heureuse qu'image le dernier rêve,
celui de l'Amour, « le Rêve de la Lune et du Soleil »,
 lesquels sont entourés d'étoiles.

1 - Napperby Death Spirit Dreaming - Exposition « Peintres aborigènes d'Australie » - La Villette, Paris, du 26/11/97 au 11/1/98. Photo dans le livre de l'exposition édité sous la direction de Sylvie CROSSMAN et Jean-Pierre BATON, Indigène éditions, 1997, p. 30.

 


Rêve de l'opossum
Clarisse Nampijimpa Poulson et Maggie Napurrurla Poulson.
Yendumu. Australie.




      Il est étonnant de voir combien la peinture
sur la pierre d'un abri rocheux du Serpent-Arc-en-ciel,
réalisée par la tribu des Aborigènes australiens Walbiri
au temps mythique du Rêve,
prend la forme d'une sinusoïde.
Et dans les replis de ce serpent, des U renversés
évoquent la forme des chromosomes humains1 !

 

Chromosome visible sous la forme de deux chromatides sœurs
et migration de chromatides vers les pôles opposés1.


        La substance primordiale est ainsi représentée en Australie par le Serpent-Premier1 comme c'est le cas dans de nombreuses autres traditions.

« De nombreuses histoires tribales citent le Serpent-Arc-en-Ciel ; il représente la trame de l'énergie ou conscience qui, au départ, est paix absolue, puis se transforme en vibration et devient son, couleur et forme.2 »

LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION


1 - Voir APPAVOU, Kinthia et MOUGEOT, Régor - La Vouivre, un symbole universel -
Chap. La Mère universelle, Serpent Premier - La Table d'Emeraude, 1995.
2 - MORGAN, Mario - Message des Hommes Vrais au monde mutant - Edtitions J'ai lu - 1995, p. 194.

                      Voir: http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LOndeDeVie



Un décryptage possible des signes.

&&&

Qu'est le Temps du Rêve ?

Le conteur nous le dit :

"En ce Temps du Rêve, les Aborigènes d’Australie étaient gouvernés par les
Désirs-du-Cœur, et toute chose était neuve à chaque instant.

Les hommes et les femmes pouvaient changer de corps avec les Choses-de-ce-Monde !

Le kangourou pouvait devenir eucalyptus, l’homme pouvait devenir émeu ou kangourou
ou wombat, ou même papillon.

La femme pouvait s’habiller de la cascade, revêtir l’habit du vent et l’homme celui de la montagne. Et ils se caressaient alors de toute autre manière. L’amour prenait ainsi par eux
mille formes. Comme les hommes et les choses pouvaient changer de chemise les uns avec
les autres, ils pouvaient se parler, se comprendre, et même avoir des petits ensemble !
         Ainsi n’y avait-il aucune jalousie, ni conflit, ni guerre...

Si tout le monde pouvait changer de corps, c’est que l’homme n’était pas gouverné par
son corps, mais par son cœur, et même pourrait-on dire par le Cœur de son cœur…
         C’était le Temps du Rêve, le Temps du Bonheur-des-Choses, le Temps de la Joie-de-Vivre !"


Extrait de Contes qui coulent de Source, Editions EDIRU, 2006.

 

http://www.peintureaborigene.com/


       


Serpent d'Arc-en-ciel, peinture sur pierre des aborigènes australiens de la tribu Walbiri.
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 08:22

L’Energie de Gargantua

et les Monts Gargan

 

  Article publié dans le n°74 de La lettre d'Ile-de-France.

Bulletin trimestriel du Groupe Ile-de-France de Mythologie française, avril-mai-juin 2010.

 

            L’œuvre de Rabelais se greffe sur une tradition très ancienne :
il n'est point l'inventeur du personnage mytho­logique de Gargantua ;
la tradition de ses exploits était répandue particulièrement en Touraine,
en Anjou et dans le duché de Retz. 
(
Paul Sébillot, Gargantua dans les traditions populaires)

 


             Plus encore : 

              « C'est que, incontestablement, Gargantua est bien antérieur au Moyen Age et à l'installation du christianisme dans l'Occident européen. Il appartient au vieux fonds celtique, et peut-être même existait-il déjà quand les Celtes arrivèrent en "Gaule"; vraisemblablement, il pourrait remonter au temps des bâtisseurs de dolmens. Les Celtes l'auraient alors adopté, mais ils ne l'auraient pas créé. Il ne serait pas étonnant qu'il soit né sur notre sol en des temps très reculés et impossibles à préciser. » (G. E. Pillard, Le vrai Gargantua. Mythologie d’un Géant, Imago, 1997, p. 52).

 

            Qu'est Gargantua ? C'est le Dragon-Vouivre qui se transforme et se personnifie en géant.

            La racine « Garg » signifie « avaler, dévorer » (P. Sébillot, Garganta dans les traditions populaires,  XII-XIII).

 


Gargouille de Beauvais.

 

 

            La sonorité du nom de ce géant est déjà révélatrice. La racine GRG se retrouve toujours dans les différents noms de Gargantua : Gorgontias, Grégontuas, Gorgontuas et comporte une idée d'ingurgitation, de même Gorge, Gosier, Grandgousier, Gargouille (qui a donné le mot « jargon »), Gargula en bas latin. Elle est maintenue pour parler des dragons célèbres : « Grande Goule » à Poitiers, « Grouille, Graoully » à Metz, « Gargouille » à Reims et à Rouen. Le Dragon-Vouivre est encore appelé GaRGelle dans le Berry où il a donné son nom à GaRGilesse, village rendu célèbre par GeoRGe Sand.

 

 


Gargouille de Beauvais.

 

 

           Dans les Pyrénées, cette sonorité se retrouve dans GaRGas, grotte mystérieuse où l'on trouve de nombreuses empreintes de mains mutilées cernées de noir, de rouge, de jaune ou de blanc, visitée dès 1865 par le docteur GaRriGou !


 

 
Traces de mains sur une paroi de la grotte de Gargas.


            Cette sonorité se transforme dans "CaRCan", collier qui serre la GoRGe.

Dans les "Cronicques admirables", Gargantua est appelé par deux fois « Gargan ».

(Henri Dontenville, Histoire et Géographie mythiques de la France, Maisonneuve et Larose, 1973, p. 229).  

           Il est certain que des mégalithes existaient au sommet du ‘Mont Tombe’ que remplacera le sanctuaire du Mont-Saint-Michel : deux menhirs et une enceinte sacrée. Une description romaine en fait état pour justifier l’implantation d’un temple où il est question d’ossements, et de quelques parures anormalement grandes et "très antyques", le tout retrouvé dans deux fosses mises à jour à l’occasion de travaux de terrassement.



Jusqu’au IXe Siècle le Mont-Saint-Michel, baptisé ainsi par Charlemagne,

s’appelait le Mont Tombe.
Voir: LE MONT-SAINT-MICHEL DE NORMANDIE

 

 

             Le rite du taureau captif, que l’on retrouve aussi bien en Normandie qu’au Monte Gargano italien est celui du culte à Mithra si répandu en Gaule au temps des Romains. L’enceinte mégalithique protégeait une tombe gigantesque. Saint Pair (Paternus) et saint Scubilion eurent mission de détruire, en 480, le circuit initiatique s’achevant à la ‘chambre de Gigean’.

(D’après André Douzet http://www.france-secret.com/montstmichel_art.htm ) 

 


Monte Gargano, dans les Pouilles italiennes,
actuellement appelé Monte San Angelo,
lieu d'apparition de l'Archange saint Michel. 

L'ARCHANGE SAINT MICHEL AU MONTE GARGANO

 
Nous voyons en France et en Italie de nombreux Monts "Gargan"
 (Monte Gargano en Italie, Mont Gargan en Limousin, près de Rouen,
de Neufchâtel-en-Bray, à Haudivilliers près de Beauvais, en Tarentaise, au Mont-Saint-Michel,
à Saffré en Loire-Atlantique, sur le Causse Méjean...,
sans compter les rivières "Gargas" ou "jarjattes", les Grottes...

(voir Histoire et Géographie mythiques de la France, p. 131-33).


Mont Gargan près de Rouen.

         Citons encore le Mont Gargant de Haudivillers (Oise) ; "gargan" a donné Gergouia (Gergovie) ; un lieu-dit Les Gargants, près de Rambouillet, abritait un cimetière.



Le mont Gargan situé en bordure ouest du plateau de Millevaches. 

 

 Par sa taille colossale, par son appétit phénoménal, par son errance imprévisible, Gargantua incarne les forces de la Nature.

            Alors que le chaos primordial évoque les bouleversements terrifiants des premiers temps de la Création, l'énergie de Gargantua, qui façonne, harmonise et organise le paysage, est déjà beaucoup plus douce, bien que gigantesque.

            En ces temps de « catastrophes » dites « naturelles », c’est l’énergie de Gargantua qui œuvre : c'est l'énergie du vent qui tord en un clin d’œil les arbres les plus solides, celle de la rivière en crue qui laisse son limon fertile dans la plaine, celle des pluies et des torrents qui arrachent terres et cailloux pour sculpter montagnes et collines. C'est en quelque sorte l'érosion qui modèle le paysage, dégage les reliefs pour laisser des aiguilles, des dents, des pics, des mamelons... C'est aussi l'Energie qui régule et aménage par les saisons. Ses temps de sommeil correspondent à l'hiver. Il est manifestation cyclique de la nature. Issu du chaos, il ordonne ce chaos.

           Voir LES FORCES DE LA NATURE

           
             Les grandes formations géologiques étant achevées, Gargantua personnifie donc une force encore considérable mais déjà plus proche de l'homme. On lui doit donc la fécondité de certaines régions marécageuses ou de certains sols. Il est assécheur de marais, « tueur » des dragons primitifs et « tueur » des géants (Amaury, Pigalle, Gallimassue...) qui ne sont que forces violentes et destructrices. Au service du roi Arthur, dans les Cronicques, il pourfend «Gots» et «Magots», symboles du Chaos. Nous avons là la double fonction divine de destruction et de régénération.

            Il est la personnification de l'Energie, comme le Serpent, comme la Vouivre, comme les ancêtres des Aborigènes australiens, et cette Energie est mouvance.

            Mais cette Energie n'est pas encore consciente.

            « Gargantua est un personnage dont la demeure est souterraine. Il habite les dolmens, les tumuli, les mottes, les gouffres, les grottes, les puits, et si des collines et des pics portent son nom, c'est qu'il a établi sa résidence souterraine sous l'abri de ces hauteurs » (H. Dontenville, La France mythologique, Ed. Tchou, 1956, p. 345).

.

           
     Le dolmen de Janville, Essonne. 

           Gargantua, c'est l'Orcus, l'Ogre des contes symbolisant la nuit,
           la mort et le monde de l'au-delà. Ses tombes sont innombrables.

La vallée de l'Orge, en Essonne, est en réalité la vallée de l'ogre,
et Longpont-sur-Orge un ancien lieu souterrain d'initiation. 
LA VIERGE NOIRE DE LONGPONT-SUR-ORGE 
 

            Mais il est « Gargan », il n'a pas eu, comme les saints, la tête coupée, n'ayant pas de « tête », n'ayant pas de mental.

            Gargantua s'apparente par sa nature à l'Homme Sauvage  préceltique dont « il est la forme la plus achevée » (C. Gaignebet, Art profane et Religion populaire au Moyen Âge, PUF, 1985), à Jean de l'Ours qui lui emprunte ses attributs : taille, longue crinière, grandes enjambées, canne de peuplier, rôle de bienfaiteur et de justicier, et qui fait, comme lui, une expédition en Orient.


 
L'Homme Sauvage tenant l'écu vierge.
Chapiteau de l'église de Chabris, Bourgogne. 




           

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 15:40

 Le château et la maison alchimique

de Pierrefonds




Le château de Pierrefonds est un imposant château fort
situé à la lisière sud-est de la forêt de Compiègne, au nord de Paris,
entre Villers-Cotterêts et Compiègne.
Il présente la plupart des caractéristiques de l'ouvrage défensif du Moyen Âge.
 

       Abandonné depuis des siècles, il fut restauré au XIXe siècle
 sous la conduite de Viollet-le-Duc  
qui en imagine librement la cour intérieure avec ses galeries Renaissance,
tout autant que les peintures polychromes d'inspiration médiévale
. 



&&&

La Maison Alchimique de Pierrefonds 

Les maisons alchimiques avaient pignon sur rue
dans toute l'Europe au Moyen Âge !




Quel beau Dragon à la poitrine féminine
qui torture ce pauvre moine !



L'Unité se manifeste par la dualité !
Les deux pans de bois abritent la tête de l'homme
couverte de feuillages
 et, de sa bouche, sortent deux vouivres.
L'alchimiste montre du doigt la terre
et l'évêque tient en main le livre fermé,
symbole de la connaissance ésotérique...




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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 14:23

Les fans d’Elvis en pèlerinage à Memphis !





Statue d'Elvis à Beale Street.


(suite de DE MEMPHIS L'EGYPTIENNE A MEMPHIS USA, LE MISSISSIPI ET ELVIS PRESLEY )


 

 

 

Elvis, c'était un feu dévorant qui enflammait la jeunesse et que l'on interdisait de filmer au-dessous de la ceinture ! Il a heurté le puritanisme américain de plein fouet, et ce fut un succès extraordinaire !

 

 

 

Ils viennent encore, dix-sept ans après, les reconnaissants, en longues théories, ils attendent patiemment dans le silence et le recueillement, avec leur bougie vacillante et marchent lentement vers les tombes de Graceland comme chaque nuit du quinze au seize août1, en hommage à celui qui, un instant, pour eux, a incarné la pulsion de la vie dans toute sa force, sa puissance, sa beauté et aussi la générosité du don sans calcul, lui qui donnait aux riches comme aux pauvres, des voitures, des bagues, des diamants par millions.

 


Graceland.

 

A Graceland, un nouveau culte est  né ! Et viennent en pèlerinage sur les terres de la Grâce, honorant l'image du nouveau « saint » du nouveau monde, des foules de gens simples car sa voix a réconcilié dans leur corps et dans leur cœur l'énergie de la terre, la pulsion de la vie et l'esprit d'amour qui crée toutes choses.
    Ce dimanche matin-là, devant Graceland, des centaines et des centaines de sportifs en short, des centaines de G.I. en pantalon treillis avec le tee-shirt Elvis, criant "Graceland ! Graceland !"  étaient venus pour le cross la "Elvis Pesley International Cross, 5 km." et formaient une foule impressionnante. Des personnes s’évanouissaient, les sirènes des voitures de pompier aboyaient.

 


 Tombe d'Elvis à Graceland.

 

Sur le mur de la propriété s'étalent d'innombrables graffitis à la gloire de celui qui a par  sa voix touché tant de cœurs, et l'un d'eux le canonise tout simplement "saint Elvis". Ainsi la ferveur populaire, comme aux premiers temps du christianisme, impose l'évidence de sa vérité.

 





























Les murs de Graceland couverts de graffitis à la gloire du King.
(4 photographies prises en 1990) 

 

Féroce et tendre, bon fils et voyou, provocateur et conformiste,  Elvis a osé mêler blues, gospel et country music, il a osé faire vibrer son corps, fauve rugissant ou tendre charmeur, il  a osé faire l'amour à une salle entière, avec sa guitare en érection. Ses violents coups de reins et son déhanchement provoquaient l'orgasme et l'hystérie d'une foule d'admiratrices en transe. Ah ! ce déhanchement  insupportable aux puritains et aux hypocrites, cette vibration animale de tout le corps semblable à celle de l'alligator des bayous, qui propulse la vie dans toute sa force, sa hardiesse, sa puissance... Pâle, voluptueux, faulknérien, il aboie du rock, ou tout aussi bien charme, romantisme, tendresse et douceur sucrée, ou bien encore mystique rugissant "Oh! mon Dieu, que Tu es grand" ! ou hurlant " Glory, Glory, Halleluyah"... Il a osé la démesure en tout, les voitures, les costumes extravagants, mais surtout par une vitalité et une générosité débordantes, sincères, inépuisables. Il a vécu " le Feu sacré de l'existence2".

"Si vous utilisez l'énergie du rock, vous pouvez aller à Dieu", a dit le prêtre noir de l'église baptiste dans son sermon.

 

Il a déployé, lui, l'énergie du Dragon, du Tigre, de l'Aigle, du Paon ou du Soleil aztèque qui décorent les costumes et les capes resplendissants qu'il revêtait lors de ses derniers concerts.



Saint Elvis3, patron du rock, dont les reliques font l'objet d'un culte
tel qu'on n'en a pas vu depuis le Moyen Age!
Nouvelle idole, nouveau dieu ? 
Elvis omniprésent, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à l'overdose,
cette effigie souvent lénifiante!
Ici c'est Lourdes, à l'échelle américaine!
Qu'importe, puisqu'ils trouvent là, ces pèlerins d'un nouveau genre,
la foi en la vie, en l'amour...

"I Love You So"... Qui est ce "Je" qui aime?

 

 

 

Alors, "Entrons dans Son Monde"
    
http://fr.youtube.com/watch?v=X-C7f-KJxlg&feature=related

 



Voir : http://www.fandelvis.canalblog.com/
 
  http://www.elvisphotos.com/

1 - Le King, le roi du Rock, est mort le 16 août, le jour de… la saint Roch ! 
                           http://saintroch.energie-manifestee.net/index.html

2 Le Message d'Elvis Presley, un Héros Civilisateur" d'Emmanuel Yves-Monin, 1995, Y. Monin.
                           
http://e.y.monin.free.fr/
3 - Voir HARRISSON, Ted .-
Elvis People ; the cult of the King .- Fount An Imprint of Harper Collins Publishers, 1992.




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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 17:18

De Memphis l’Egyptienne à Memphis USA,

 

  le Mississipi, Luther King,

  John Lee Hooker et Elvis !

 

 

 

Memphis est décadente, Memphis plongée dans une chaleur moite... Le général Jackson en la baptisant de ce nom savait-il que Memphis est le Bon Port des coptes anciens, capitale du premier nome de Basse-Egypte, en amont de la tête du delta du Nil ?

 


Sphinx de Memphis, Basse-Egypte.

 

Ménès, son fondateur, l'appela la cité du Mur Blanc du nom de la digue qui protégeait la ville des crues célèbres. On y adorait Phtah, le dieu maçon.

 


Le dieu maçon Ptah.

 

     Dans le temple de Ptah furent retrouvées des statues de Ramsès II, et M. Boubarak, président de l'Egypte a fait don à Memphis d'une copie de l'une d'elles actuellement dressées devant la pyramide aux parois de verre qui illustre un rattachement symbolique.

 


Ramsès II.

 

 

De l'ancienne Egypte, l'Isis noire a vu ses fils déportés sur les rives de cet autre Nil  d'Occident pour cueillir le coton. Isis, qu'as-tu fait de tes enfants? Mais d'eux sont nées les plus belles plaintes et complaintes qui soient jamais montées vers le ciel.

 


Isis la Noire.

 

 

Seul le vent sur le Mississippi geint et râle encore, pour qui sait entendre, comme les esclaves qui embarquaient sur ses quais les balles de coton.  Les rives du Mississippi sont encore chargées des cris et des chants des esclaves. Ah ! cette plainte qui sourd encore du sol et que les eaux charrient. De cette misère atroce, des cris et des souffrances de ces malheureux reste la nostalgie du blues né des negro spirituals qu'ils chantaient alors pour endormir ce lancinant désir d'une libération, pour abattre le mur blanc de la haine et de la peur que leur vouaient leurs maîtres. 
    Oh ! la libération vers laquelle ont tendu tant et tant et tant de cris, de pleurs, pour laquelle tant et tant et tant de larmes ont coulé que le fleuve en est encore gros. Oh Isis! ramène tes fils dans la Maison du Père !

Un bateau remonte le Mississippi ; la pyramide blanche éclate sous le soleil, la réverbération est extraordinaire. On peut entendre des sanglots dans le vent, sanglots des esclaves...

Tant d'anonymes ainsi sombrèrent dans le grand fleuve de la vie, sublimant leur misère. 


Esclaves dans les plantations.

 

 

Le Mississipi, fleuve puissant, coule lentement avec ses eaux chargées de pleurs vers la New Orleans pour se perdre dans les marécages des bayous ; il roule ses eaux dormantes entre les rives bordées d'arbres splendides. Forêt tropicale, chaleur humide, vie, transpiration divine d'où naissent les choses et les êtres.



 


Bayou, Louisiane.



 

   


Le « Natchez » sur le Mississipi.

 

Dans Memphis, Beale Street est endormie maintenant, l'âme du blues y sommeille-t-elle encore ?


Beale Street.

 

La gorge se noue pourtant lorsque brusquement se fait entendre le son déchirant d'une trompette ou le vacarme de l'orchestre noir de l'une de ces multiples églises qui viennent prêcher sur la place publique un autre salut, une autre libération...  Ces  Noirs, remâchant leur détresse et leur espérance : le spiritual, puis le gospel song… Le delta blues est encore plus brut, plus primitif, plus rural, la musique du diable... Ah ! La passion africaine du rythme obsédant, des swings fascinants aux accents décalés…

Ici, à Memphis, John Lee Hooker, l'inventeur du  boogie, a été portier. Ses chansons, qu'il improvisait toujours, même en studio, le plongaient dans une telle tristesse ou dans une telle joie que, derrière ses lunettes noires, il pleurait sur scène sans que personne ne puisse le voir. Pudeur intense de ceux qui trop souffrirent…

 

 


John Lee Hooker.



 

 Il a mis dans le blues toute l'émotion des esclaves du Sud. "Le blues guérit le monde entier, il me soutient, quand je n'en peux plus je prends ma guitare..." dit-il, il le joue dans sa forme la plus pure, trois accords, douze mesures, marque le tempo avec le pied. la sonorité de sa voix a un effet thérapeutique par le répétitif même. Il est chaman, medecine-man... Ses chansons sonnent, tristes, merveilleuses, pleines d'amour :

"C'est bien fait si je souffre,

c'est bien fait si je suis seul..."

Vérité à comprendre avec le cœur...

 

 


Esclaves égrenant le coton.

 

  

Elvis, ici, a osé chanter comme un Noir, lui, le Blanc pauvre né à Tupolo, dans le « trou du cul » de l’Amérique, dans un quartier où la misère se moque bien de la couleur de la peau. Les pauvres n'ont pas de peau ! Il aurait aimé naître Noir, a-t-il confié un jour.

 


Elvis Aaron Presley.

 

  Oh, que de haine encore parfois dans les regards des Blancs qui côtoient sans plus ces Noirs incompréhensibles ! Ici, à Memphis, Martin Luther King a été assassiné...




 


Le
Lorraine Motel, à Memphis, sur le balcon duquel Martin Luther King

fut assassiné le 4 avril 1968.

 

Au Sun Studio, Elvis a enregistré pour trente dollars son premier vinyle en 1954, le Sun n° 209. Cette année-là, il a fallu le faire venir à la radio et expliquer aux auditeurs de ce Sud au racisme à fleur de peau qu'il était bien Blanc! Et ensuite...

  

Sun Studio.

(à suivre...)

MARTINIQUE: DIAMANT, MAISON DU BAGNARD, MONUMENT AUX ESCLAVES






 

 

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 15:05

Les ruines de la chapelle des Templiers de Fourches,

au Vaudoué, Seine-et-Marne.

La chapelle des Templiers de Fourches date du XIIe siècle.



          Non loin du village du Vaudoué, au coeur d'un massif forestier, les ruines de la  chapelle des Templiers de Fourches sont cachées au milieu des bois. Il faut faire une belle et longue promenade pour les découvrir dans un lieu encore sauvage. 

Les ruines de cette chapelle du XIIème siècle, sa cave et ses vestiges architecturaux constituent un site remarquable. Des bâtiments de la Commanderie, il ne reste que les soubassements des murs mis au jour au cours des différentes fouilles et restaurations.

Cette Commanderie de Fourches-en-Gâtinais est datée de 1150 environ, qui s'étend sur un site de 4000 m2.

         Hugues de Payns, seigneur champenois au service du comte de Champagne,  a fondé en 1120 les Chevaliers du Christ, ordre à la fois militaire et monastique chargé de protéger les pèlerins lors des croisades en terre sainte et de leur servir de banquiers. Les Templiers sont des moines-soldats, des transporteurs de fonds et les créateurs des lettres de change avec un code secret.

        Le Templier Guillaume d’Herblay, ancien aumônier de Philippe Le Bel, déclare avoir été reçu dans l’Ordre en la chapelle de Fourches-en-Gâtinais. Le personnage qui le reçoit en cette occasion est Jean Du Tour, trésorier du Temple à ce moment-là.

Il y avait surtout des hommes jeunes ou très âgés. Ils vivaient pauvrement mais leur richesse était composée de terres à blé, d'un cheptel important de moutons, de charrues et d'objets de culte.

         La construction de la chapelle est très sobre, dans l'esprit cistercien. Très en ruine, elle possède un chœur roman avec une voûte en berceau dont l'arc en ogive a résisté au temps. Il y a un guichet pour donner la communion aux lépreux, une "piscine double" c'est-à-dire deux cuvettes pour nettoyer les objets du culte et procéder au lavement des mains. L'eau étant sacrée ne peut être jetée que dans les fondations de la chapelle.


Les ruines actuelles de la chapelle.

 

La Commanderie de Fourches possédait une chapelle, un pressoir, une grange, un cellier, un cimetière. Elle fonctionna jusqu'en 1307, date de la disparition de cet ordre ordonnée par le roi Philippe le Bel.




 Les tombes actuelles.
 



La cave.

© Photographies Alexandrine Vayssac.



         En 1320, les Hospitaliers de Malte s'y installent. La guerre de Cent Ans ravage leurs biens et la Commanderie sera transformée en ferme donnée à bail. En 1487, toute la Commanderie a brûlé, il ne reste plus que la chapelle. L'année 1621 voit surgir un ermitage près de la chapelle. Puis c'est la Révolution de 1792 avec ses pillages et le toit de l'église s'effondre. Jusqu'en 1971 le lieu est abandonné et sert de carrière de pierres où chacun va se servir. A cette date, Vivien, instituteur à Fontainebleau, lance un appel pour sauver la chapelle et obtient qu'elle soit inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques. 


          Dans la chapelle du château de Courances, au nord de Milly-la-Forêt, se trouve une statue de la Vierge Marie qui a été trouvée par les seigneurs de Courances lorsque la chapelle des Templiers a été abandonnée.




Le château de Courances vu des jardins.





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