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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 18:27

Les pyramides d’Egypte

furent-elles construites

en béton polymère ?

 

 

 

 

Les trois  pyramides : Khéops, Khépren et Mykérinos.

 

 

     Un article paru dans le journal Libération le 7 novembre 2008, transmis par une correspondante qui ne m’en a pas indiqué l’auteur, peut être résumé ainsi :

 

       Les pyramides d’Egypte ne sont pas en pierres naturelles, elles sont faites avec un béton géopolymère vieux de 4 600 ans d’après Joseph Davidovits, professeur et directeur de l’Institut pour l’Archéologie appliquée, à l’université Barry de Miami (1). Il affirme que la fabrication des blocs qui composent la pyramide a été obtenue à l’aide d’une chimie minérale qui permet de fabriquer sur place le liant d’agglomération.

     En 1978, Joseph Davidovits a désigné ce type de réaction par le terme général de “géopolymérisation” (2). La « calcination du calcaire en chaux est une technique très ancienne. Vers 10 000 ans avant J.-C. on trouve déjà des mortiers à la chaux, au Proche et Moyen-Orient. 3 000 ans après, à Jéricho, un type de mortier blanc sert à recouvrir les sols et les murs. Ce mortier à base de chaux, contient des silico-aluminates et cette formulation lui confère une résistance remarquable aux intempéries et à l’érosion. »

      Dans la pyramide de Djéser, « on a trouvé près de 30 000 exemplaires de vases et vaisselles en pierre dure, mais pour lui cette vaisselle a été coulée dans des moules, tout comme les pierres des pyramides. » Les géopolymères sont liquides, ils durcissent à température ambiante (20°) en quelques dizaines d’heures.

 

 

 

 

 

La pyramide à degrés de Djéser,  à Saqquarah,

imaginée et réalisée par l'architecte Imhotep en 2 730 avant J.-C.

 

     Les traducteurs ont été dans l’impossibilité de traduire les mots de techniques qu’ils ignoraient. Pline l’ancien, dans son livre 31, chapitre 46, explique de quelles façons les Egyptiens fabriquaient de la pierre. Il appelle cette matière le “natron” (3). “Les gisements se trouvaient dans les environs de Naucratis. Le natron se pétrifie à l’intérieur des amoncellements de minéraux qui se transforment en véritables rocs."

      D’après Davidovits, la construction des pyramides aurait exigé 100 000 à

120 000 pierres tout au plus pour le revêtement extérieur, ce qui représente tout au plus 5 % de la totalité des blocs, les 95 % restants étant fabriqués beaucoup plus grossièrement.

     Il affirme :

     “Le béton de calcaire coquillé qui constitue les principales pyramides présente des caractéristiques chimiques, minéralogiques et sédimentologiques suffisamment particulières pour pouvoir faire la différence entre une pierre numismale naturelle, et une pierre calcaire géopolymérisée”.

      La construction de Cheops n’a pas duré plus de vingt ans.

 

     En présentant son livre L'Egypte, la Bible avait raison, Joseph Davidovits a déclaré sur Radio Prague en 2006 que cette technique a été gardée secrète jusqu'à ce que Aménophis, fils de Hapou, ait redécouvert et amélioré la science qui est à la base de la fabrication de pierres artificielles.

 

     La pierre était reconstituée en faisant réagir cette boue avec 2% de chaux  et autant de natron produisant une « colle géologique ».

     Les problèmes de traduction des textes anciens expliquent les confusions : « les hellénistes ne se doutent pas que les termes désignant l'ail et l'oignon pouvaient aussi désigner les différentes pierres contenant l'arsenic utilisé par les constructeurs. » Et ces pierres, légèrement chauffées, sentent l'ail ou l'oignon ! (4)

 

1 Chercheur français né en 1935, inventeur des géopolymères (réciproque des polymères organiques) et de la chimie de la géopolymérisation.

2 Voir les sites http://www.jp-petit.org/EGYPTOLOGIE/Davidovits.htm  et http://www.radio.cz/fr/article/89047

3 "Ou natrum, de l'arabe nathroun : carbonate hydraté de sodium qui se trouve en Egypte en cristaux monocliniques. Il existe à l'état de dissolution et d'efflorescence dans presque toutes les eaux thermominérales alcalines."

"Lacs de Natron ou Ouadi El-Nathroun, groupe de lacs de la Basse-Egypte, répartis dans une vallée déserte et déprimée du désert lybique, parallèle au Bahr-Belama, et alimentés probablement par des infiltrations venues du Nil. Leurs eaux, chargées de sel, de carbonate de soude, de sulfate de soude, ont fourni, de toute antiquité, des quantités considérables de natron aux caravanes d'Alexandrie et du Caire." (Dictionnaire Larousse du XXe siècle, 1932).

4 http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=489

 

 

     Voici une énigme en voie d’élucidation ! Cela balaie totalement quantité d’interprétations, comme l’utilisation d’une main-d’œuvre d’esclaves pour la construction de ces monuments et qui ajoute encore au niveau de science et de connaissance atteint en Egypte sous certaines dynasties !

 

 

Le Sphinx de Giseh.

 

 

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 21:05

Rainbow Gathering au Canada

 

et aurores boréales

  &

 

The Northern Lights

and a Fire Rainbow over Yellow Knife Canada

 

Les lumières septentrionales

et un arc-en-ciel de feu au-dessus de Yellow Knife au Canada.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BELOW IS A FIRE RAINBOW –

THE RAREST OF ALL NATURALLY OCCURRING ATMOSPHERIC PHENOMENA.


Voici ci-dessous un arc-en-ciel de feu,

le phénomène atmosphérique naturel le plus rare.

 

 

 

THE PICTURE WAS CAPTURED THIS WEEK

ON THE IDAHO / WASHINGTON BORDER.

THE EVENT  LASTED ABOUT 1 HOUR.

 

Cette photo a été prise cette semaine à la frontière

entre l’Idaho et l’Etat de Washington.

Cet événement a duré environ une heure.


CLOUDS HAVE TO BE CIRRUS, AT LEAST 20K FEET IN THE AIR,

WITH JUST THE RIGHT AMOUNT OF ICE CRYSTALS

AND THE SUN HAS TO HIT THE CLOUDS AT PRECISELY 58 DEGREES.

 

Les nuages doivent être des cirrus, d’une altitude d’au moins 20 000 pieds,

et comporter la quantité exacte de cristaux de glace ;

le soleil doit quant à lui atteindre ces nuages à 58 degrés précis.

   

This is the Creator's handiwork. What a Beautiful sight!

Pass along for others to see!!


Voici donc l’œuvre du Créateur. Quelle vue magnifique !

Faites passer pour que d’autres en profitent !

  &

 

Comment naissent les aurores boréales?

 

 

      Toute vie sur notre planète est liée au magnétisme terrestre en lien avec le Soleil. L’interdépendance est la condition du développement de la vie.

      Les orages magnétiques polaires s'accompagnent de fluctuations brusques et intenses du magnétisme terrestre. Des afflux de particules éjectées par le soleil entrent en collision avec le bouclier que constitue la magnétosphère, région entourant la Terre dans laquelle les phénomènes physiques sont dominés ou organisés par son champ magnétique, ce qui produit ces intenses couleurs à dominante verte des nuages ionisés.

      Il y a bien longtemps que l’homme a perdu le Nord ! Le pôle Nord magnétique terrestre est en réalité un pôle de magnétisme « sud » qui attire le pôle « nord »  de l'aimant que constitue l'aiguille de la boussole. Cette erreur historique d'appellation conventionnelle des pôles de magnétisme nord serait difficile à rectifier !

     « C'est en juillet 2008 qu'une explication cohérente de ce phénomène a été fournie par la Nasa grâce à la mission américaine Themis. Les scientifiques ont en effet localisé la source de ces phénomènes dans des explosions d’énergie magnétique se produisant à un tiers de la distance Terre-Lune. Ils sont ainsi provoqués par des "reconnections" entre les cordes magnétiques géantes reliant la Terre au Soleil qui stocke l'énergie des vents solaires. »

(Source : Wikipedia)

 

Quelle extraordinaire unité

que celle de la Terre, de la Lune et du Soleil

au service de la Vie !

 

&

 

 

Qu'est-ce qu'un Rainbow Gathering ?

Consultez le site

 

http://frenchrainbow.free.fr/rainbowinfo/rainbowinfofrench.html 

 

Photographies transmises des Etats-Unis par Claudine.

Traduction A. Vayssac.

 

Voir le site amérindien : http://www.ironwoodlog.net/

 

 

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 21:01

Le dolmen,

 

table de communion et antre de la Vuipre

 

 

 

 

 

Après une belle marche dans un sous-bois

où éclatent les derniers feux de l'automne,

le dolmen, table majestueuse

au milieu de la clairière tapissée de feuilles brunes et rouille.

 

 

 

 

 

 

Presque comblé par les alluvions des siècles passés,

il offre encore son antre au passant à qui il offre une énergie millénaire.

 

 

 

A quelques kilomètres de là,

dans le chaos rocheux de Soubrebost,

le Minotaure, Gardien du Seuil, veille...

 

 

 

 

 

 

LA VOUIVRE EN CREUSE

 

LA TRIPLE IMAGE DE ST MICHEL ET LA VIERGE NOIRE DE SOUBREBOST

 

  Clip sur la Vouivre :http://fr.youtube.com/watch?v=AloKRUYIRI8


 

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:16

Celtes et Scandinaves
au Musée national du Moyen Âge


1er octobre 2008 - 12 janvier 2009

 

 

 

 

 

Sculpture viking : 

Comme dans toutes les traditions,

la première étape du cheminement de tout humain

est la maîtrise de la bête,

la chevauchée de l'animal.

 

LA MAITRISE DE L'ENERGIE

 

 

 

 

 

 

Croix anglaise :

En sa partie supérieure est sculpté un ibis,

l'oiseau sacré des Egyptiens !

Les druides celtes étaient en relation avec l'Egypte ;

le christianisme est arrivé en Irlande et en Grande-Bretagne

par des missionnaires venus d'Egypte.

Une Eglise celto-chrétienne a été longtemps indépendante de Rome.  

 

 

 

 

Fonds baptismaux vikings :

les serpents-vouivres des énergies telluriques !

 

Ces entrelacs de Vouivres se retrouvent sur les chapiteaux

de Bénévent, bâtie sur la croix celtique :

 

 

 LA VOUIVRE A L'ABBAYE DE BENEVENT (CREUSE)

 

Sur le symbolisme des entrelacs, voir

  http://mathematiques.energie-manifestee.net/  rubrique  "Livres et références"

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 08:02

 

L’ARRIVÉE DE JONAS À NINIVE

 

Voir L’initiation dans le ventre de la baleine :

LE SIGNE DE JONAS  

 

 

 

 

Cathédrale de Strasbourg,

frise dite "symbolique" située du côté nord du massif occidental,

datée de 1300-1310.

 

Jonas, nu, amaigri, squelettique, chauve, les bras écartés dans le même mouvement que tous les bien-heureux qui ont maîtrisé le Dragon, sort du ventre du Grand Poisson.

Il est béni à gauche par le Christ dont il est le Signe et qui a dit :

« Oui, comme Iona a été dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits, ainsi le fils de l’homme sera au cœur de la terre trois jours et trois nuits.

Les hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cet âge. Et ils le condamneront, parce qu’ils ont fait retour après le message de Iona. Et voici, plus que Iona est ici !… » 

(Evangile de Matthieu. 11, 40-42)

 

Le pied gauche de Iona  est encore dans la gueule du Grand Poisson ; son pied droit touche terre. Ses jambes et ses bras écartés joignent la Terre et le Ciel, avec qui il a rétabli son Lien essentiel.

La tour hexagonale et le personnage qui l’attend à la porte représentent-ils Ninive et ses habitants, eux qui vont se « retourner » en entendant la parole du prophète ?

« Jonas, mettant les pieds sur le sol de Ninive, retourne immédiatement à sa véritable nature en lien avec l’esprit qui toujours féconde la matière, qui toujours “féconde matière[1]” par l’unité indissociable qui les lie l’un à l’autre. Il a la conviction que tout est possible, il a une confiance absolue dans l’énergie d’amour qui l’anime. Une mue s’opère et tombent en lambeaux les incertitudes, les doutes, les hésitations, les fuites en avant. C’est un don de la vie qui est en nous, cette vérité établie, inébranlable, sûre, pérenne qui lui sert de guide, de règle de conduite. Jonas porte en lui le Lien avec l’Esprit …

Ceux qui accueillent sa parole, dont les yeux s’ouvrent enfin, comprennent et se dépouillent, ne gardent que l’essentiel en ne s’alimentant plus des multiples nourritures extérieures mais en puisant dans leurs ressources intérieures inépuisables. C’est cela, jeûner, se livrer à une concentration unifiante pour ne plus être déstabilisé par ses impulsions. Ce n’est pas la seule vaine privation de nourriture ! »

 

(Régor, Le Signe de Jonas, brochure polycopiée sur demande.)

[1] Voir Emmanuel-Yves Monin, Le Manuscrit des paroles du Druide sans nom et sans visage, 1990, éditions Y. Monin.

   

La frise est située au pied de la grande tour octogonale qui porte la flèche de la cathédrale.

Parmi les huit statues de la rambarde se trouve sainte Barbe… 

   

 

 

 

 

Sainte Barbe, patronne des alchimistes, tenant sa Tour-Athanor.

 

    Alexandrine Vayssac, auteure de Sainte Barbe, de la Tour à la  Foudre (à paraître) précise :

      « La Tour de sainte Barbe n'est que la reprise d'une image archétypale plus ancienne à laquelle nous avons vraisemblablement affaire ici. Il s'agit d'une représentation du personnage archétypal de l'Inclusa, être qui sort transfiguré de l'athanor alchimique que représente la tour… Il ne s'agit sans doute pas d'une représentation d'une sainte particulière. Nous sommes au-delà des représentations par les saints et à un niveau d'évocation archétypal plus large. Tout comme dans La Nativité de Mathias Grünewald, la sortie de la tour semble être l’issue à un processus alchimique accompli dans l’athanor de la tour. »

 

 

 

 

      Claire Kappler écrit :

     « La “sainte qui sort de la tour”, ce doit être un motif aussi célèbre que celui de Jonas, puisqu’ils sont mis en regard, avec la tête de Dieu en haut à droite. Cela me rappelle le célèbre tableau de Mathias Grünewald, conservé à Colmar, La Nativité, où on voit une jeune femme environnée de lumière sortant d’une sorte de pavillon gothique ajouré et marchant vers la Vierge à l’Enfant. Le symbole me paraît être le même : beaucoup d’interprétations se sont déployées sur cette jeune femme, dont on n’a toujours pas trouvé le sens. Certains disent que c’est l’Eglise. Cela est sans doute plusieurs à la fois, comme presque toujours au Moyen Âge, il y a un étagement de sens reliés entre eux. »  

 

 

 

L’incarnation du Fils de Dieu. Concert des Anges.

Matthias Grünewald

 (Grünewald : litt. « Forêt verte », de son vrai nom probablement Mathis Gothart Nithart),

  Rétable d’Issenheim, objet sacré thérapeutique :

 

Le retable avait une fonction : accompagner les malades atteints du feu de saint Antoine, maladie dégénérative provoquée par l'ergot de seigle (accompagnée de visions hallucinatoires telles qu'en montre la Tentation) et que soignait l'ordre des Antonins.

 

 

Musée d’Unterlinden, Colmar, XVème siècle.

 

Des spécialistes modernes ont situé les sources

de la complexe iconographie de Grünewald dans

les Révélations de sainte Brigitte de Suède,

un ouvrage mystique du XIVe siècle,

très diffusé à l'époque de la Renaissance allemande.

 

 

 

Le Concert des Anges.

Détail de l'Incarnation du fils de Dieu.

Voir la description curieuse qui en est faite dans :

http://209.85.135.104/search?q=cache%3AXRdEpJeT4VUJ%3Ahttp://hdelboy.club.fr/retable_baroque.html

 

« Au premier plan, un ange richement vêtu joue de la viole ; deux autres anges musiciens sont à l'intérieur du temple, dont un ange - oiseau. Au-dessus d'eux grouille une multitude d'êtres ailés ou non, surtout les six figures bleuâtres entourant une tête ailée recouverte de plumes. De nombreuses interprétations contradictoires et confuses ont été faites de cette scène, et notamment au sujet du personnage central couronné. »

 

http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/Cartable%20musical/Hindemith/Hindemithanges.html

 

 

***

 

La Frise dont fait partie la scène de Jonas

 

 

L’auteure des photographies écrit : « Cette représentation fait partie d’une frise dite "symbolique" située du côté nord du massif occidental, datée de 1300-1310.

D’après nos historiens, elle représente les "préfigurations de la Résurrection et les évocations symboliques du Christ" selon la théologie du Moyen Age. On y trouve entre autres le lion soufflant sur ses petits, une chasse à la licorne, Moïse et le serpent d’airain, le pélican, le phénix, le sacrifice d’Isaac, l’aigle et ses petits face au soleil, et plusieurs scènes de chasse. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

Françoise de conclure :

 « Je suis retournée au texte biblique, en utilisant la  "Nouvelle traduction de la Bible" de chez Bayard. L’introduction au Livre de Jonas est de Marc-Alain Ouaknin. Il mentionne qu’en hébreu YONAH signifie "colombe" et, par "intertextualité", renvoie à la Genèse :  Jonas le prophète est aussi la colombe de la paix de Noé.

 

 

 

          

         “Pour annoncer la paix, la fin du déluge et des violences, il faut être Yonah, à la fois prophète et colombe, c’est-à-dire accepter les métamorphoses et les changements”

Voilà un beau programme pour ce début d’automne… »

 

Dans le nom Jonas, le J indique l’homme tourné vers le passé, au contraire de Ionas, enraciné dans le présent. Ce prophète est encore appelé Yônah : l’androgyne (Y) ayant retrouvé sa totalité d’être (O) par le Principe (^) déploie (N) la manifestation (A) de l’esprit (H), décrypte la Langue alchimique des Oiseaux. (Voir : link)

 

          Philippe Laurent, de Nice, nous dit : 

« Le jour du grand pardon (Yom Quippour), le texte de Jonas est lu à la synagogue et par tous les juifs pieux, en fait, c'est bien du PARDON dont il est question, le pardon de Dieu pour les humains, le pardon des humains pour leurs frères, pour Dieu, pour la terre etc.... La situation de la planète Terre peut changer  si le véritable PARDON prend "corps en nos cœurs" …

J'ai l'intuition que cette affaire nous relie  à quelque chose de VASTE, d'URGENT et de FONDAMENTAL !...et que de multiples "Yonah" vont se découvrir ici et là en authentiques porteurs du NOM !... »

 

      « Bien sûr, vous l’avez compris, Jonas, c´est chacun de nous, et Ninive, la multitude innombrable des humains de la terre... »

 

      En fin de « conte », Yônah typifie alors l’Homme Parfait, Célestiel, un et multiple… dont on ne peut rien dire avec les mots des langues terrestres.

© Photographies Françoise Pfirsch.

 


 

 

  Frère Feuillu de la cathédrale de Metz.
© Photographie Alexandrine Vayssac.

&&&

 

 



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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 10:20

Le calvaire à double face de Soubrebost,

 sur la place de l’église

  

 

 

 

 

     Tel Janus à deux visages, la croix nous offre d’un côté la face féminine de la Vierge, celle qui est la plus visible, et de l’autre celle, masculine, du Christ en croix. Les deux personnages ont les pieds sur le croissant de lune, symbole de la connaissance par réflexion solaire, alors que le Christ est dit habituellement solaire et la Vierge seulement lunaire. Mais le Christ n’est-il pas solaire essentiellement par la résurrection ?
      La Vierge porte dans ses bras « un enfant Jésus qui est d'une raideur incroyable, ce qui ne semble pas être la conséquence d'un serrage de lange excessif comme cela se pratiqua dans le passé, étant donné que Jésus semble pratiquement nu, ce qui en soi est peut-être le plus intéressant. Ses deux bras en forme d’anses et les poings de chaque côté du bassin lui donnent une forme d'amphore, et cette nudité alliée à la raideur évoque davantage un mort qu'un nouveau-né, mais l'on voit bien ici l'équation donnée à voir entre ces deux passages de l'humain, ce grand signe "égal" porté par la Mère universelle. » (A. V.)

 

 

 













     

 

 

 

     Sur son ventre apparaît une sorte de médaillon trop usé par l’érosion pour y distinguer quoi que ce soit, mais cela n’est peut-être que d'anciens plis de son vêtement, même si l'un d'eux pourrait bien évoquer un serpent.

      A gauche et à droite de la Vierge, les représentations ne sont plus identifiables. Il faudrait retrouver des images d’archives pour les interpréter. 

      Au-dessus de la tête du Christ en croix, il semble qu’il y ait un phylactère.

     L’enfant Jésus, promis dans les bras de sa mère à la mort, nous interroge profondément.

      « Dans l’hindouisme, la sphère de la Lune est l’aboutissement de la voix des ancêtres, pitris-yana (1). Ils n’y sont pas libérés de la condition individuelle, mais ils produisent le renouvellement cyclique. Les formes achevées s’y dissolvent, les formes non développées en émanent. Ce qui n’est pas sans rapport avec le rôle transformateur de Civa, dont l’emblème est un croissant de lune. La lune est, par ailleurs, le régent des cycles hebdomadaires et mensuels. Ce mouvement cyclique (phase de croissance et de décroissance) peut être mis en relation avec le symbolisme lunaire de Janus : la lune est à la fois porte du Ciel et porte de l’enfer (…), le ciel dont il s’agit n’étant toutefois que le sommet de l’édifice cosmique. La sortie du cosmos s’effectuera seulement par la Porte Solaire. (2) » Cette Porte est celle du tombeau d’où sort vivant le Christ ressuscité.

 

   Sous les pieds de la Vierge Marie, le croissant de Lune est dans sa phase montante, naissance allant vers sa plénitude,  alors que sous ceux du Christ, le croissant de lune est en phase descendante, allant vers la Lune noire du tombeau. Marie, Mère Universelle, est ici le Principe Féminin, et le Christ le Principe Masculin, Si l’on réunit ensemble les deux croissants de Lune sous leurs pieds respectifs, ils forment une unité-duelle de deux croissants qui s’entrecroisent et dont le Point Central évoque « le point-Central du chakra du Cœur, du Centre du Cœur » qui transpose d’un seul coup non plus l’être en tant qu’homme et par conséquent avec un chakra qui est une base, mais transpose d’un seul coup l’homme dans cet Infini c’est-à-dire au-delà de l’homme (3) » par la résurrection…

 

 

 


(1) Littéralement : « voie des pères ». La voie du Sud ou voie inférieure empruntée par les âmes inférieures pour aller dans le « Royaume de la lune » récolter le fruit de leurs bonnes actions. (D’après le Dictionnaire de la sagesse orientale, Robert Laffont.
(2
) Dictionnaire des symboles, J. Chevalier et A. Gheerbrant, Robert Laffont, p. 590-591.
(3)
Platon le Karuna, Le secret de la Roche aux 9 marches, Les Editions de la Promesse, 2008, p. 179.


Voir : LA TRIPLE IMAGE DE ST MICHEL ET LA VIERGE NOIRE DE SOUBREBOST



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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:28


Valérie, sainte céphalophore

   

 

Sainte Valérie, église de Bourganeuf, Creuse.

 

 


Sainte Valérie, église de La Souterraine, Creuse. 

Au IIIème siècle, « Valérie, fille du duc Léocadius habitait à Limoges sous Caligula.
Elevée dans la religion chrétienne, elle avait fait vœu de chasteté
pour se livrer à une vie contemplative et refusa d'épouser Julius Silianus.
Celui-ci fou de colère, la fit décapiter.

 

 

La légende dit qu'elle aurait pris sa tête dans ses mains
et l'aurait portée à l'autel où saint Martial célébrait les mystères. » 

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/241/Sainte-Valerie.html

Schéma d'une légende dont on connaît maintes versions,
comme celle de sainte Barbe, mais qui contiennent toutes des Leçons essentielles.

Que signifie « la tête coupée » ?

 

     Comme il est dit dans toutes les traditions, il s’agit de  ne pas permettre au mental de sortir et de s’agiter mais le retenir dans le Cœur. C’est ce qui est  appelé l’ "intériorité", ce Point d’où jaillissent aussi bien l’intérieur que l’extérieur dans l’Unité retrouvée. Laisser le mental sortir du Cœur est connu comme extériorisation. Ainsi, lorsque notre mental demeure dans le Cœur, le 'je' égoïque qui est la source de toutes les pensées s’évanouit, et laisse la place au Soi, le seul existant véritablement, qui resplendit.

 

    Ce qu’indique le soleil rayonnant ou la fleur bleue à six pétales
posés sur les épaules de sainte Valérie.


Sur le symbolisme des saints céphalophores, voir
 :

  SAINTE NOLWENN ET LA VOUIVRE

 

   

         En Orient, le chakra du Cœur est Solaire, il est en lien direct avec l’Ajna chakra.

Sûrya, le Soleil, divinité brahmanique d’origine iranienne, est appelé l’ “Œil du Monde”. Les poètes gallois l’appellent Ilyad y dydd, “œil du jour”, et le soleil brillant est Li sula, “lumière de l’œil”, dans une expression irlandaise. Les Peuls du Mali appellent le soleil “l’œil de Dieu” et, chez de nombreux peuples, la conscience est imagée par l’œil. Le Soleil illumine l’Œil du Cœur, l’Œil de l’Ame, l’Œil de la Connaissance de celui qui perçoit que toute chose est le Soi véritable et immortel de l’homme.

 

 

 

Simplement, « ouvrir l’œil » et le bon, c’est ouvrir ce troisième œil qui est relié au cœur. « On ne voit bien qu’avec le cœur », rappelait après beaucoup d’autres Saint-Exupéry par la bouche du Petit Prince. Le monde émotionnel est celui du plexus solaire alors que l’Emotion sans émotion est celle du chakra du cœur. Toutes les traditions le rappellent et, dans les églises catholiques, la dévotion au Cœur Sacré du Christ l’image justement, mais elle est trop souvent prise au niveau sentimental.

 

 

 

 

SUIVRE LA VOUIVRE... AVEC LA TETE COUPEE

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:51

La Vierge Blanche, Reine du Ciel

   

       L’image de la Vierge Blanche a supplanté, dans nos églises, celle de la Vierge Noire. C’est Marie, Reine du Ciel, Vierge Mère, dont le culte a été  développé au XIIème siècle à l’initiative de saint Bernard de Clairvaux.

  

 

 Eglise de Saint-Michel-de-Veisse, Creuse.


      Souvent représentée avec le croissant de lune sous ses pieds,
elle écrase aussi le serpent de la tentation
qui fit chuter Eve et Adam selon la Genèse.
C’est l’interprétation la plus courante donnée dans les églises.

     Mais ce serpent peut être vu plus justement comme symbole des énergies telluriques dont elle a comme le Christ, la maîtrise.

     Les deux, le Chist et la Vierge, sont d’ailleurs parfois représentés avec les dragons-vouivres sous leurs pieds :



 

   
Christ avec les pieds sur les  Serpents-Vouivres.
Portail central de la cathédrale Notre-Dame, Paris.


Vierge avec les pieds sur les Dragons-Vouivres.
Portail de la basilique de Longpont-sur-Orge, Essonne, ci-dessous.


 

 

  

 

Bernard de Clairvaux recevant le lait de la Vierge Marie.
Enluminure.


   Marie, fille d’Anne, est la Vierge maternelle, image de la Mère Universelle qui par sa grâce nous appelle de l’existence à la Vie véritable.

Le culte de la Vierge Blanche supplanta dès lors celui de la Vierge Noire. Les cryptes de sous-terre furent souvent fermées, voire comblées. C’est là l’erreur car la complémentarité est évidente lorsqu’on prend ces images dans leurs justes sens.

Très souvent sortie de la crypte pour être mise dans l’église du haut comme à Chartres, la Vierge Noire devient, comme la Vierge Blanche, l’objet d’un culte sentimental.

Marie est alors le plus souvent priée, comme nombre de saints, pour des désirs de l’ego inférieur.

 


Du haut de la colline de Mercurey (Bourgogne),
Marie veille sur la prospérité des vignes
alors que l’église du village, pourtant riche et prospère,
est à l’abandon avec des vitraux en contreplaqué qui crient misère !



Clip sur les vierges noires.
 

 

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:31

L’Image de saint Roch en Creuse

 

        Saint Roch est quasiment toujours représenté en compagnie du chien qui lui apportait les nourritures terrestres, le pain, lorsque, réfugié dans la forêt, il était atteint de la peste.

       Dans les plus belles représentations, il est aussi accompagné de l’Ange qui lui prodigue les nourritures célestes, l’eau d’une source pour étancher sa soif et soigner sa blessure. (voir Vie et Légende de saint Roch : link)

 

 

 

 

Eglise d’Ahun, Creuse.

Voir : link 













A l’église de Soubrebost, il en va tout autrement :

 

 

 






Eglise de Soubrebost, Creuse.

 








    

      

       Fait rare, voire exceptionnel, saint Roch n'est accompagné ni de l'ange, ni du chien et, de plus, il remonte le pan de sa robe quasiment jusqu'à l'aine : le bubon de la peste a disparu. Généralement il ne dévoile que le haut de sa cuisse pour montrer sa plaie. Parfois, par pudeur, la plaie transparaît sous le vêtement qui cache la cuisse.

     Est-ce dire qu'il affirme sa guérison d'une part et son autonomie de l'autre, puisqu'il n'a plus besoin ni du secours terrestre, le pain apporté par le chien, ni du secours céleste, les soins apportés par l'ange ?

      "Seul Dieu peut dévoiler sa jambe ou permettre à ses Saints de le faire", disent les textes.

       Ces deux images illustrent le chemin de l’être humain qui, coupé de la Source de Vie par un ego séparateur, souffre la maladie et la mort, les pires pestes étant non celles du corps mais de l’âme.

       Assumant la Matière, rétablissant le Lien entre les énergies telluriques, terrestres, les nécessités du corps, et les énergies célestes, cosmiques, la vie de l’Esprit qui les féconde, l’humain est en voie de réalisation pour atteindre à l’Homme Parfait (c’est-à-dire « fait par ») à l’image du Créateur.
        "Qui suis-je sur le Chemin ? Je suis une parcelle de la matière engendrée à l'Autonomie de la Conscience...1"


(1) Platon le Karuna, Le Secret de la Roche aux 9 marches, Les Editions de la Promesse, 2008, p. 91.

ROCH SUR LES CHEMINS DE LA VOUIVRE

L'image de saint Roch se trouve symboliquement
dans cette humble église,
entre sainte Marguerite issue du dragon à sa droite
et sainte Barbe tenant sa tour-athanor à sa gauche...

LA TRIPLE IMAGE DE ST MICHEL ET LA VIERGE NOIRE DE SOUBREBOST



 

 

 
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 16:36

Ancêtres, Transes et « Revenants »

 dans le Vaudou du Bénin (ancien Dahomey)

 

 

 

 

  Serpent et lion décorant un bâton de commandement.

© Photographies Alexandrine Vayssac.


Le culte des ancêtres

 

      « Pour l’Afrique, il nous semble que la base de leur religion est la liaison mystique avec les ancêtres divinisés. Rien ne se fait sans les consulter. Chaque Africain doit sa force, son efficacité, sa lutte pour l’existence où tout se gagne, se mérite par des actions envers les dieux du vaudou et des ancêtres. Or, les Revenants sont des ancêtres : de morts revenant. Cette croyance au Bénin vient des Yorubas sous le nom Egun (…) Ses représentants apparaissent sous divers costumes ornés de coquillages et de paillettes. Ils dansent volontiers au son des tambours de préférence bata ou egbon : ce sont les tambours parleurs. Lorsqu’ils ont bien dansé, les Eguns s’assoient et se reposent comme à l’époque où ils étaient vivants.[1] »  

 

 

Que nous dit Birago Diop, le conteur et poète sénégalais ? 

 

 

                         « Ecoute plus souvent
                         Les choses que les Êtres.
                         La Voix du Feu s’entend,
                         Entends la Voix de l’Eau.
                         Ecoute dans le Vent
                         Le Buisson en sanglots :
                         C’est le souffle des ancêtres.

                         Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
                         ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
                         Et dans l’ombre qui s’épaissit
                         Les Morts ne sont pas sous la Terre :
                         ils sont dans l’Arbre qui frémit,
                         ils sont dans le Bois qui gémit,
                         ils sont dans l’Eau qui coule,
                         ils sont dans l’Eau qui dort,
                         ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :

                         Les Morts ne sont pas morts. »

                                      (Leurres et Lueurs, Présence Africaine, 1959)  

 

 

  

Dieu de la foudre.
© Photographie Jacques Loustic.



     « Ce dieu n'appartient pas à la tradition yoruba mais dahoméenne. Il ne s'agit pas du tout d'Ogun (le Mars yorouba), mais nous avons bien le bélier de Héviosso, dieu du tonnerre, avec la hache double caractéristique de nombreux dieux de la foudre sortant de sa gueule, l'équivalent de Shango chez les Fons et autres peuples du sud-est du Bénin. » (Alexandrine Vayssac)

  

L’énergie de la transe,

le culte vaudou au Dahomey

 

     « Le Vaudou vient du mot "Vodoun", qui signifie en langue Fon : "Ce qu'on ne peut élucider, la puissance efficace". Lequel s'est manifesté dans les entités Mawu et Lissa, incarnations des principes masculin et féminin. De Mawu et Lissa sont nés, selon la légende, quatorze enfants dotés de pouvoirs surnaturels. Ceux-ci ont eu comme descendants : Chango, le dieu du tonnerre, Nana Bouloukou, la déesse de la terre, de la nuit et ses mystères, ainsi que Sakpata, le dieu de la justice et de la propagation de la variole et diverses divinités isolées.

      Le rituel vaudou dans son ensemble, est exercé par le grand maître, responsable de la communauté et garant des valeurs spirituelles, représentant  l'Ancêtre Universel Divin ;  les prêtres et les prêtresses sont dites les mambos.

     Ses rites, domestiques ou publics, expriment supplication, par la prière s'adressant à l'Esprit de Dieu ou des Esprits Solaires, Ancêtres (équivalent aux Saints chrétiens) les Iwas, proches de l'homme, ils participent à leurs travaux, à leurs fêtes et à leurs deuils. Ou à l'Ancêtre Divin qui règne au royaume du soleil, auprès de l'Eternel Dieu. Le remerciement  l'Esprit Dieu et la fidélité aux croyances de l'existence d'un monde invisible, celui des esprits d'Ancêtre, en lien dynamique avec le monde visible dans lequel nous sommes en vie.

     Le  rituel vaudou, appel à la danse, c'est une religion dansée (…)

     Avant chaque cérémonie ou manifestation, il est impératif de consulter l'oracle Fa. Par exemple au Bénin. Certes, pour le vaudoussi (adepte du Vaudou), ces rituels constituent un moment important de la vie où les dieux et les esprits des ancêtres exercent une influence positive directe sur la vie des êtres humains. La relation s'établit au cours des rituels et cérémonies qui constituent le cœur spirituel de Vaudou. Elle permet d'instaurer une sorte de communication aussi bien avec les dieux implorés qu'avec l'esprit des défunts. Le sacrifice en est un élément essentiel, il exprime une relation entre l'homme et la divinité. En échange de la vénération et des offrandes, les dieux et les esprits invoqués assurent protection et assistance.

     La transe rituelle a toujours accompagné tout culte animiste originel, dans les conditions souvent bien plus ou moins définies. Cependant, c'est une manifestation mystique tout à fait incontrôlable. De quoi s'agit-il ?  Pas du tout une crise de folie !!! Ni de désordres nerveux hystériques. Les possessions se déroulent suivant le tracé rigoureusement établi par le rite traditionnel, et selon la coutume de chaque communauté. Mais, rarement, elle fait l'objet de spectacle ni de quelconque peur… le phénomène résultant de la médiation profonde, de l'être solitaire et individuel. Eric Rosny : «  Dans les pays d'Afrique chrétienne, on ne remarque pas une résurgence du phénomène mais sa persistance ». Le monde invisible se manifeste à travers la transe par un emprunt de corps, d'identité et de formule quasi magique. Ce sont des Divinités bien connues qui se manifestent, à la demande des personnes. Seront-elles  porteuses d'une bonne ou mauvaise nouvelle ? Seront-elles l’esprit de lumière ou l’esprit des ténèbres ? »

 

Lire la suite "VAUDOU (6). " »  

 http://pagesperso-orange.fr/eglise.animiste/vodou.htm

 

  

 
Au Bénin, dans  le Temple Dangbé, temple du Python.

 

  

Village lacustre de Ganvié.
© Photographie R. R. Mougeot.

 

Les « revenants »

 

   

 

  
Les "Egun(s)" ou Egungun".
© Photographies Jacques Loustic.


 

      « La transe des cultes afro-américains s’entend comme un temps durant lequel le corps de l’être humain sert de réceptacle à l’énergie d’une divinité. En Haïti, on dit que la divinité “monte” son adepte tel un cheval. L’individu s’efface et laisse place à l’entité divine, qui vient littéralement visiter le monde terrestre et passer un moment au beau milieu des hommes. La danse et l’attitude du « support » sont alors celles de la divinité. Elles sont reconnaissables car codifiées dans chaque tradition. Les manifestations de Shango-Sainte Barbe s’appuient sur des danses spécifiques (à Cuba, ses adeptes sont reconnus pour être d’excellents danseurs, à l’image de leur divinité tutélaire) et des attitudes viriles et orgueilleuses. La transe est également un moment d’échange : en se manifestant, la divinité marque à la fois son acceptation des offrandes que lui font les humains et sa protection. “Les dieux et les morts se mélangent avec les vivants au terreiro, ils écoutent leurs plaintes, donnent des conseils, concèdent des grâces, résolvent leurs difficultés, leur donnent des remèdes contre leurs douleurs et des consolations pour leurs infortunes. Le monde céleste n’est pas lointain ni supérieur et le croyant peut parler directement avec ses dieux et profiter de leur bienveillance.”[2] Contrairement à la transe chamanique des Amérindiens ou des Mongols, la transe africaine ne laisse aucun souvenir ou message au véhicule humain. Ce n’est pas une transe consciente pour le medium de l’énergie, bien que chaque manifestation de divinité soit pleine de sens pour cette personne ainsi que pour les autres présentes. La transe, qui a agité scientifiques et psycho-spécialistes de tous poils depuis le XIXème siècle, est comme son nom l’indique une expérience « à travers, » c’est-à-dire qu’être en transe dit littéralement être relié, comme l’indique la reli-gion. L’être est pris par l’énergie qui lui correspond intimement. Pendant quelque temps, cette énergie se matérialise par le corps, et la communauté des humains danse et chante avec elle. [3]»

      Après avoir donné maints exemples de croyances que les morts retournaient sur la terre à l’occasion des festivités saisonnières (Proche-Orient ancien), ou bien revenaient  à la période du nouvel an ( Slaves, Iraniens, Indiens, Gréco-Romains), Mircea Eliade écrit : « « Comment l’invasion des âmes des morts serait-elle autre chose que le signe d’une suspension du temps profane, la réalisation paradoxale d’une coexistence du passé et du présent ? Jamais cette coexistence n’est aussi totale qu’à une époque de chaos où toutes les modalités coïncident. Les derniers jours de l’année écoulée peuvent être identifiés au Chaos d’avant la Création, et par cette invasion des morts – qui annule la loi du temps – et par les excès sexuels qui marquent la plupart du temps cette occasion. » 

 (Le Mythe de l’éternel retour, Gallimard, p. 84)

 



[1] Hèlène et Jacques Ducos, La danse des Eguns. Un rituel en terre vaudou, Kubik éditions, 2007, p. 12.

[2] Edison CARNEIRO, cité dans Raisons de la Survie des Religions africaines au Brésil, VERGER Pierre, in Vodun, Présence africaine, 1993, p.152.

[3] Alexandrine Vayssac, Sainte Barbe. De la Tour à la Foudre, à paraître.

Voir L'ENERGIE DE LA TRANSE EN AFRIQUE  

link

 

 

 Le roi du Dahomey Béhanzin Ahydjéré en exil à la Martinique.

Carte postale de 1900.

 



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