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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 15:11

Le Graoully de Metz

et autres dragons en cette ville.

   


Le Graoully, Grawellin ou Graülin
(
de l'allemand "graülich" : effrayant), était un dragon effroyable aux proportions gigantesques, qui répandit dans la cité de Metz  la terreur, l’épouvante et la mort.
Il fut soumis par saint Clément qui lui passa son étole
autour du cou
et l’entraîna sur les bords de la Seille,
lui ordonnant au nom de la Sainte Trinité

de passer le fleuve et de disparaître. 


      Dans la crypte de la cathédrale Saint-Etienne.

 

Clément fut le premier évêque de Metz, en l’an 247 de notre ère. 


Voir SAINT CLEMENT ET LE GRAOUILLY DE METZ  

 

 Saint Clément domptant le Graoully.
Musée de Metz.

 

 

Saint Clément tenant en laisse avec son étole le Graoully.
Musée de Metz.
 


Le Graoully dompté, les messins se convertissent au christianisme.
Portail de la cathédrale.


Voir  LA MAITRISE DE L'ENERGIE

 

Le Graoully n'est-il pas "l'animal totémique" de Metz" ?





Au musée de Metz, on trouve de nombreuses représentation du Dragon-Vouivre sculptées dans le bois pour décorer les maisons anciennes,
ou dans la pierre pour les chapiteaux d’église.

















 






   
















Photographies : Alexandrine V.


SAINT CLEMENT ET LE GRAOUILLY DE METZ






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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 18:00


LA VIERGE NOIRE

DE LA CATHEDRALE SAINT-ETIENNE

DE METZ

Elle n'est pas dans la crypte !
Elle prend donc la place de la "vierge blanche" sous le nom de
Notre-Dame-de-Bon-Secours !






Photos Alexandrine V.

voir:

LA VIERGE NOIRE DE MENTON

http://regorm.free.fr/articles/viergenoire.html

Clip sur les Vierges Noires : http://fr.youtube.com/watch?v=Cs6E7zQo35s  

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 10:07

Sur les Chemins de la Vouivre,
il y a les Chemins de saint Roch
et nombreux sont les lieux, églises, chapelles, sources guérisseuses
dédiés à ce saint, toujours intercesseurs
pour les humains frappés de diverses pestes,
maladies de peau, maladies contagieuses et autres...

VVV

Vitrail de la cathédrale de Quimper 
imageant la vie légendaire de saint Roch 
en 16 épisodes


 

 En partant de la gauche en bas et en remontant par rangée :

 1ère rangée : Le dodécalogue* peut voir qu’elle correspond au plan physique dans l’ordre Terre, Air, Eau et feu.

   

           La naissance de saint Roch qui naquit vers 1350 sur les terres du Languedoc, en la ville de Montpellier, autrefois nommée Monte-Pestelario.


Ses parents, France et Jehan, étaient de nobles seigneurs terriens, véritablement nobles de la noblesse du cœur. Ils étaient fort âgés et n'avaient point d'enfant. Dame France pria un jour le doux Jésus et sa très sainte mère la glorieuse Vierge Marie de lui donner un fils qui serait tout entier dévoué à Dieu.

L'Ange du Seigneur la visita et lui dit :

« O France, sois certaine que tu recevras sa grâce ».

France et Jehan eurent un fils ; il avait à la naissance une croix rouge empreinte sur son côté droit et fut baptisé du nom de Roch.

On voit là sa mère présenter l’enfant à son père qui est fort âgé. 

           

Roch reçoit l’habit de membre du Tiers-Ordre de saint François.


Elevé de façon fort chrétienne, Roch éblouit les siens, pendant son enfance, par la pratique de ses vertus.

Il reçoit son habit des mains d’un frère franciscain, devant ses parents, Dame France, ou Libère en certains textes, et le seigneur Jehan.

Il vendit alors tous ses biens, distribua l'argent aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome, après être rentré dans les Tertiaires de saint François.


 





Il part pour Rome
.

Il est jeune. Il a pris l’habit de pèlerin portant les coquilles Saint-Jacques et fait ses adieux aux siens qui ont déjà des gestes de dévotion envers lui.

 













  Roch guérit un malade dans sa chambre, par le signe de la croix.

Lorsqu'il fut en Italie, il arriva dans la ville d'Agripendante. Or celle-ci était ravagée par une épidémie de peste.

« Le mal tuait en quelques heures et la contagion était si rapide qu'il suffisait de regarder un pestiféré pour être atteint du mal. »

Il guérissait les malades par le signe de la croix.

 






2ère rangée : Elle correspond au plan Emotionnel-Relationnel.

  Roch guérit un malade dans un hôpital.


L’ange de Dieu, sur sa gauche, l’assiste.
L’homme est peut-être le responsable de l’hôpital qui s’appelait Vincent.

Dans chaque ville, il guérit ainsi les malades, en repartant chaque fois et en gardant l’anonymat.

De même fit-il à Césenne (Italie) qui, par lui, fut délivrée de la peste.

 






Roch est atteint de la peste.



Il est alité, un médecin lui prend le pouls. Un serviteur apporte une cruche d’eau. Nous sommes à Plaisance, le lieu de sa plaie.

 










  Roch, réfugié dans la forêt, reçoit le secours de l’Ange.





    Celui-ci lave la plaie de sa jambe.

 










  Un chien portant dans sa gueule un pain l’apporte à Roch, allongé sous l’arbre.


Pour apaiser sa faim terrestre, le chien du seigneur voisin nommé Gothard volait chaque jour un pain à son maître. « A défaut des humains, Dieu, disent les textes, se sert d’un simple animal pour secourir son serviteur » !

Grande réflexion dut faire Monseigneur Roch sur la guérison véritable qui n'est pas celle du corps, mais de l'âme, et sur le fait qu'à vouloir guérir les autres, on attrape leur maladie !

 




3ère rangée : Elle correspond au plan Mental.

 

Le seigneur Gothard, attiré par le manège de son chien, le suit et trouve Roch dans la forêt.


Gothard est agressif et interpelle Roch à qui il doit reprocher le vol du pain par son chien ! Il est jeune alors que Roch a déjà les cheveux blanchis. Remarquez la pierre qui lui sert d’oreiller.

 





  Roch enseigne Gothard.



Gothard est maintenant humblement agenouillé et s’est découvert devant Roch qu’il écoute attentivement. Il se convertit, distribue ses biens aux pauvres et se fait pèlerin. Roch lui demande de ne jamais révéler son nom. On ne sait rien de ce seigneur mais le mont Saint-Gothard porte son nom !

 







  Roch a les mains liées derrière le dos. Il est présenté au juge par des hommes d’armes.


Le vitrail ne rapporte pas l’annonce de sa guérison par l’Ange, comme il n’a pas rapporté le passage de Roch à Rome où il aurait guéri un cardinal. Après Rome, il remonte vers le nord, pour retourner à Montpellier, l’Ange lui ayant dit de retourner chez lui, mais non dans sa demeure terrestre comme il le comprend, mais chez Lui en vérité, à la Source de lui-même.

En Lombardie, il est arrêté comme espion. Il y a alors la guerre entre la papauté et la Lombardie. Il refuse de révéler son nom au juge qui le fait jeter en prison.

 



  Les hommes d’armes mènent Roch en prison.


 

















4ère rangée : A quoi peut-elle correspondre ? Au Haut Mental. Au plan Métaphysique.

 


  Agenouillé dans sa cellule, Roch prie à genoux devant le geôlier étonné.


Il va ainsi passer trois années en prison avant de mourir.

 













  Avant sa mort, un prêtre lui apporte la communion.


Les enfants l’accompagnent avec leurs cierges. Un assistant aide Roch à se soulever.

 











  Au moment de sa mort, une lumière venue du Ciel inonde le visage de Roch.


Un prêtre lève les bras au ciel. Une femme vêtue de bleu, peut-être sa grand-mère, montre sa poitrine. Il avait à sa naissance une croix rouge empreinte sur sa poitrine. C’est ainsi qu’il aurait été identifié après sa mort.









Le cortège funèbre porte Roch en terre. Quatre hommes soutiennent le corps sur une civière.



           










     "En la noble cité de Venise repose le corps du glorieux ami de Dieu, et tant de miracles ont eu lieu jusqu'à ce jour qu'il n'est pas possible de les raconter. 

Le premier eut lieu à Constance. En l'an 1414, le treizième jour du mois de juillet, le Concile de Constance se réunit. L'épidémie de peste survint.

Un jeune homme, inspiré par l'Esprit Saint, demanda que l'on requière l'aide de Monseigneur Saint Roch et l'épidémie s'arrêta miraculeusement.

Depuis ce temps, dans toutes les provinces de France et d'Europe, le culte de saint Roch s'est répandu et il fut longtemps le saint le plus populaire dans les campagnes."



Régor (Robert Mougeot)

* Emmanuel-Yves Monin, L'Univers en Codes-barre, 1998, Y. Monin

Photographies Yvain L.

Voir le site http://saintroch.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=VieEtLegende 

VVV

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Energie de saint Roch est une Filière de Guérison.

Il est fêté tout particulièrement le 16 août.
Il est toujours représenté en pèlerin,
avec le chien qui porte dans sa gueule une miche de pain
et parfois avec l'ange qui est venu soigner sa plaie
qu'il montre en dévoilant sa cuisse.

 

VVV 

 

Roch en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper



 

 La cathédrale gothique Saint-Corentin fut édifiée sur un ancien sanctuaire roman,
l'église Notre-Dame du XIème siècle.
Quimper s’appelait alors Quimper-Corentin du nom de son saint fondateur.
La construction est décidée en 1239 par l'évêque Rainaud,
chancelier du duc de Bretagne Pierre de Dreux.


       Le fait que la cathédrale de Quimper soit bâtie sur les restes de deux édifices explique peut-être que les axes de la nef et du chœur ne sont pas alignés : la Vouivre du lieu a dû aussi jouer son rôle !


SSS 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 06:18
 

La grande Fête de la Vivre à Couches,

a lieu tous les vingt ans,

et c'est cette année !

plaquette_f-te_Vivre001.jpg
La "Vivre" de Couches a fêté ses cent ans en 1988.
La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre,
"LA VIVRE", semait la terreur dans la région.
Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte
et l'emmena brûler,
mais il fut lui aussi victime du brasier.
La fête a lieu tous les 20 ans !

La prochaine donc en 2008...
les 23, 24 et 25 août, date à laquelle
le mannequin de la Vivre sera brûlé.




Village de Couches, avec le château de Marguerite de Bourgogne
et la Maison des Templiers.



Couches2.jpg







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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 10:55

La Vouivre à l’île de Majorque,

 

Baléares

 

 

 

Tout le relief de l’île  est pétri par l’énergie de la vouivre !

 

***

 

L’ILLA SA DRAGONERA

 

L’île aux dragons où l’on se rend depuis le port de pêche

de Sant Elm a,

vue du ciel, la forme d’une tête de Dragon.




La tempête aura poussé jusque-là
l’Arche de Noé après le Déluge.

Après avoir déposé Cham et sa femme
sur la côte africaine

pour qu’ils repeuplent l’Ethiopie,
Noé remontait en Méditerranée
vers Valence,
lorsque la tempête le fit échouer
sur l’île des Dragons.

Il laissa là en reconnaissance
son fils Japhet avec sa femme Onera,

d’où le nom de Drag-Onera !

Leurs enfants jouèrent avec les petits sauriens

qui sortaient des œufs pondus sur ses plages.

 


Les Majorquins aiment faire la fête !

Et le Dragon crache le feu !

Dragon, Draguer, Drogue, DraGonnier

(arbre exotique des Canaries d’où coule une substance résineuse

appelée sang-du-dragon)… :

De-Re-Gue, sonorité DuRe et RuGueuse, dans DraGon.

Le D est la 4ème lettre de l’alphabet, bien terrestre donc,

Re marque la réitération, G la génération.

Ces mots, décryptés par la Langue des Oiseaux*,

 marquent donc une tentative pour se régénérer

 à partir des choses terrestres,…

mais aussi dans cette autre drogue douce, la DraGée !

 

* Voir Emmanuel-Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, 1982, Point d’Eau.
 

 

et http://langue.des.oiseaux.free.fr/



***

LE CAP FORMENTOR

L’échine du dragon serpente dans la mer

et sa tête est bien visible…

 



*** 

LA CALOBRA, LA ROUTE DE LA  COULEUVRE

 

est un magnifique chemin de montagne

qui serpente sur une douzaine de kilomètres

à travers les cols de la Tramuntana.

Montée sinueuse
à travers les oliviers et les chênes verts,

 puis descente parfois vertigineuse
parmi les roches déchiquetées,

dominée par le Puig Mayor…


 
 

Magnifiques !

Jusqu’à la crique de la Calobra…


***

LES GROTTES D’ARTA



galeries naturelles, antre du dragon,

avec des stalagmites
 pouvant atteindre jusqu’à 22 mètres.

 

Victor Hugo, qui les visita, en fit une description enthousiasmante,

qui influença Jules Verne lorsqu’il écrivit "Voyage au centre de la Terre".


 

 

***

 GROTTE DU DRACH

La gueule du Dragon de cette grotte marine s’ouvre sur la mer !

Dans les entrailles de la grotte
se trouve un immense lac

aux eaux pures cristallines

et le spéléologue Martel y trouva l’inscription

faites par des prédécesseurs catalans :

« No hi ha esperança ».


    

**

 

 

 

***

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 07:06





La grotte initiatique,

la grotte de sous terre,

l’antre de la vouivre, c’est aussi…

le ventre de la baleine.

Comme sainte Marguerite fut « issue du Dragon »,

Jonas fut vomi par la baleine…




 





Si Jonas m’était conté…

 

 

 

Jonas vit sur la terre de ses pères, en Israël. Un soir, il entend monter en lui l’inspiration :

-“Fils de Ma vérité, pour accomplir ton destin, monte vers Ninive la grande ville. Crie sur elle car leur méchanceté, la brisure de leur cœur, est montée jusqu’au Ciel !”

Ninive, c’est la ville de l’Orient, sur le Tigre. Jonas a peur. Il décide de fuir vers l’ouest, vers Tharsis, de l’autre côté des colonnes d’Hercule, là où s’extraient les métaux : l’argent, le fer, l’étain, le plomb et non point l’or pur et incorruptible.

Il descend jusqu’à la côte ; là, au port, il trouve un bateau. Il donne le prix convenu pour y voyager seul ; l’équipage se met à la manœuvre et le bateau prend le large. Une tempête se lève, soudaine, brutale, imprévisible, extrême et le bateau pense se briser.

Face aux flots déchaînés, la crainte s’empare des matelots et chacun se tourne vers son dieu, qui vers Baal, qui vers Belenos, qui vers Tanit la phénicienne, qui vers Neptune le dieu de la mer ! Mais rien n’y fait…

La terrible menace s’amplifiant encore, ils jettent la cargaison par-dessus bord pour alléger le navire. En vain ! Livides, ils regardent, impuissants, le capitaine.

Celui-ci descend au fond de la cale où Jonas dort, inconscient du danger, comme tombé en léthargie. Il crie vers lui :

- “Qu’as-tu à dormir quand le péril est extrême ! Réveille-toi, ou nous allons tous périr. Tourne-toi vers ton dieu ! Peut-être nous sauvera-t-il de la perdition !”

Remonté sur le pont, le capitaine dit au matelot :

- “S’il y a une catastrophe, il y a un coupable ! Tirons au sort pour savoir qui de nous est la cause du mal qui nous menace !”

Le sort tombe sur Jonas et le capitaine le rudoie :

- “Qui es-tu, toi ? Quel est ton métier ? Quel est ton pays ? Que te dit ta conscience ?”

- “Je suis hébreu, et c’est Yavhé que je crains, lui qui a fait la mer sur laquelle nous voguons et la terre vers laquelle nous allons.”

- “Qu’as-tu donc fait ? Pourquoi le fuis-tu ? Que faire de toi pour que la mer s’apaise ?”

- “Prenez-moi, jetez-moi à la mer et elle s’apaisera d’au-dessus de vous ! Je suis la cause de cette tempête car je fuis l’inspiration reçue !”

Les matelots ont grande crainte. Ils se mettent aux rames, redoublent d’efforts pour gagner un rivage. En vain ! Ils se saisissent de lui, lui plongent la tête dans les vagues et la tempête instantanément s’apaise.

 

 

 

Chapiteau du XIIe s. de l’abbatiale de Mozac, Puy-de-Dôme.




Cathédrale de Tournay, Belgique.


 

Alors, ils le sortent, tout suffoquant, pour le remettre dans le navire. Aussitôt, la tempête redouble. A contrecœur, ils le lancent par-dessus bord et peuvent ensuite naviguer sur une mer d’huile !

 

Des abîmes marins, un grand poisson surgit qui engloutit Jonas. Dans le ventre de la baleine, Jonas se trouve tout d’abord dans un palais lumineux ; les deux yeux du poisson ont l’éclat du soleil, et dans son intestin se trouve une pierre précieuse dont la lumière lui permet de voir toute l’activité des profondeurs de la mer.[1] 

Alors qu’il se plaît là, le poisson meurt et Jonas crie vers le ciel. Ce n’est qu’après la mort du poisson qu’il se trouve plongé dans l’affliction parce qu’il est dans le ventre d’un poisson mort que les autres poissons de la mer dévorent ![2] 

- “Toi, tu gouvernes le jaillissement de la mer ; à l’assaut de ses vagues, tu les apaises[3]”, crie-t-il vers le Dieu de ses entrailles ! Aussitôt, le poisson ressuscite. Jonas remercie d’une voix reconnaissante. Il offrira des sacrifices en action de grâce. Alors le poisson vomit Jonas au sec sur le rivage.

 

 


Enluminure allemande du Moyen Âge.



Cathédrale de Tournay, Belgique.  

 
           Il sort victorieux du ventre de la baleine, Il ré-entend monter du tréfonds de lui-même la première inspiration qui l’avait traversé :

           - “Lève-toi, lui dit cette voix intérieure, va à Ninive, la grande ville, et annonce-leur ce que je te dirai.”

Il se lève, va jusqu’à Ninive. Il crie vers les habitants :

- Encore quarante jours et Ninive sera renversée.

Les habitants l’entendent ; ils retournent leur conduite. La situation de Ninive change du tout au tout en même temps que le comportement des habitants.

          Le Roi de Ninive et les Grands de la ville entendent, élèvent le niveau de leur conscience en voyant en eux les causes de la fureur du ciel qui les menace de destruction, comme le bateau de Jonas subissant la tempête. L’humilité de tous permet un renversement de la situation. Le roi se soulève de son trône, il s’assoit sur la cendre en signe d´humilité, et fait passer son manteau par-dessus lui. Puis l’on crie dans Ninive sur l’ordre du roi :

         - “Hommes et bêtes, gros et petit bétail ne goûteront rien, ne mangeront point et ne boiront pas d’eau. Chacun se couvrira de sacs ! Chacun détournera sa conscience de l’ignorance où elle est  et réformera sa conduite. Qui sait si la colère du ciel ne sera pas détournée ?”

          Il en fut ainsi et Ninive fut sauvée…

 

Jonas sent monter en lui une grande douleur et il s’enflamme. Il désire quitter ce monde où il se sait étranger pour faire retour dans la patrie céleste, quitter l’exil où il est sur cette terre.

A son Dieu, il crie :

- “Prends mon âme ! Prends ma vie pour que je vive enfin de la vie véritable que j’entrevois. Les Ninivites sont épargnés, mais ils ne sont pas au bout du chemin ; à peine commencent-ils à se mettre en route !”

Jonas sort de la ville dans la direction de l’Orient. Dans un endroit désert, il construit une cabane pour s’abriter du soleil brûlant et pour passer la nuit. En une nuit, un ricin aux larges feuilles palmées pousse au-dessus de la cabane pour l’ombrager ; il lui procure une ombre fraîche. Cette grâce, elle lui tombe du ciel, comme on dit. Ce n’est pas son œuvre à lui.

Au matin suivant, voilà que le ricin aux larges palmes est desséché, mort ! Des larves de capricorne se sont attaquées à son cœur. Jonas souffre de la chaleur torride, lui qui appréciait si volontiers la fraîcheur de l’ombre du ricin ! Il s’enveloppe la tête et désire à nouveau cette mort d’un corps qui le retient ici, en exil. Il sait qu’il lui faut trouver la force  et il se parle à lui-même :

- “Tu as joui de l’ombre du ricin que tu n’as pas planté, tu as joui de cette extase survenue alors sans que tu n’aies rien fait pour cela ! Ce qui est né dans la nuit s’est évanoui avant l’aurore. Il me faut franchir la porte par ma propre force.”

Ce que Jonas fit dans l’instant…

 

La clémence du ciel continua à s’étendre sur Ninive dans laquelle se multiplient douze myriades d’êtres humains qui ne connaissent pas leur droite de leur gauche, et la bête multiple…

Sans le secours du ciel, comment trouveraient-ils en eux « l’étincelle unique de la vérité » ? Eux qui ne savent pas reconnaître et départager ce qui est de leur nature divine et ce qui est de leur nature encore animale, sortis qu’ils sont de la bête multiple dont le règne les précède !

                                                                                                                                                 Robert Régor Mougeot

                                                                                                       © Copyright

 


 
Le gros poisson qui avala Jonas.

Port de Jaffa, Israël.

 

 

Texte écrit à partir de la traduction du Livre de Job, dans la Bible de Jérusalem (La sainte Bible traduite en français sous la direction de L’Ecole Biblique de Jérusalem, Les Editions du Cerf, 1956), de celle d’André Chouraqui (La Bible, Editons, Desclée de Brouwer, 1989), du Zohar. Le Livre de la Splendeur. (Extraits choisis et présentés par Gershom Schlem, « Interprétation allégorique de Jonas », Editions du Seuil, 1977), du livre du Kabbaliste Virya, Le Grand Œuvre de Jonas (Georges Lahi auteur-éditeur, 1996).



[1] Rabi Yehouda, Zohar, 2 : 48a, cité dans Le Grand Œuvre de Jonas, op. cit., p.  84.

[2] Rabi Eléazar, cité par Rabi Yehouda.

[3] Psaume 89, v. 10. Traduction André Chouraqui.

 

 

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/

 

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 06:46

L'Ours, animal totémique de nombreux saints


Dans les premiers siècles du christianisme,
époque où le culte ancestral de l’ours était encore très répandu,
de nombreux saints eurent l’ours comme animal totémique !
Saint Corbinien, dont nous avons parlé dans un article précédent,
ne fut pas le seul à prendre un ours à son service !

 

     Saint Amand 


        La légende veut qu'au VIIe siècle, le moine Amand soit venu dans l'antique forêt de Vicoigne fonder un monastère où il se serait fait enterrer. À l'époque carolingienne, l'abbaye devint un foyer spirituel éclatant que les Normands anéantirent au IXe siècle. Elle fut, après bien des vicissitudes, entièrement rebâtie au XVIIe siècle par l'abbé Nicolas du Bois, suivant un plan grandiose qui devait faire l'admiration des contemporains.(...) Un jour, un ours ayant dévoré son âne, il attela l’ours à sa place pour tirer le chariot. La même légende est rapportée pour de nombreux saints.

   

 
Saint Amand.

  

 

Saint Arige 
Une peinture murale de l’église d’Auron datant de la première moitié du XVe s.
montre l’évêque de Gap, porté en terre sur un char tiré par un bœuf et un ours.

 
Char funéraire de saint Arige
.

    

 

  

 

Saint Colomban

 
Cet ermite apprivoisa un ours dont il partagea la caverne.
Il en fit son compagnon.


 
Saint Gall
,


son disciple, parla à un ours affamé, lui commanda d’aller chercher du bois,
puis le nourrit, lui retira une épine du pied et celui-ci l’aida à construire son
ermitage qui devint l’abbaye de Saint-Gall, en Suisse.

 

 

 

 

  


Saint Gall et son ours (plaque d’ivoire du Xe s.)

 









    
                Saint Gall et son ours, musée de Metz.






Saint Vallier


Saint Martin, évêque de Tours, avait offert à son ami saint Vallier un âne que celui-ci appela « Martin » ! Est-ce l’origine du dicton « Il y a plus d’un âne qui s’appelle Martin » ? Cet âne ayant été dévoré par un ours, le saint obligea l’ours à remplacer sa monture. Et le sobriquet de l’âne passa ainsi à l’ours que les montreurs d’ours appellent « Martin » ! Dans « Martin » se retrouve la racine « art » comme dans Arthus. La Saint-Martin se fête traditionnellement le 11 novembre, jour de l'entrée de l’ours en hibernage[1].
 


   

Saint Ursus ou saint Ours 

 

Ursus, c’est l’ours bien évidemment ! Ses lieux ? Saint Ursus d’Aoste, d’Auxerre, de Ravenne, de Soleure et sans doute bien d’autres… Et la collégiale Saint-Ours à Loches.

Il y eut plusieurs saint Ours. L’un d’eux fut un pèlerin écossais parti pour Rome. Il termina sa vie comme moine.

A Aoste, en Italie, on a fêté l’an dernier la 1007ème Foire de St Ours à Aoste ! Preuve de l’ancienneté de la tradition qui célèbre saint Ursus, soldat de la légion thébéenne, martyr au troisième siècle, honoré le 30 septembre. Dans l’Ubaye existe pour les alpinistes une Via Ferrata de saint Ours qui permet aux alpinistes de grimper jusqu’à une caverne qui a été sans doute le repaire d’un ours.

A Loches, en Touraine, la collégiale Saint-Ours à été construite à l'emplacement de la première église fondée par saint Ours au V° siècle. L'église a été détruite à la Révolution, mais il en reste des vestiges d'époque mérovingienne. Dans une propriété privée, le fort St Ours, existent la crypte et les vestiges de I'ancienne église. Saint Ours serait un légionnaire romain et des vestiges romains ont été trouvé dans cette crypte. Le bénitier de la collégiale Saint-Ours provient d'une colonne gallo-romaine dédiée aux dieux de l'Olympe.


       
Saint Ursmer 

 

Étymologiquement, le nom de Ursmer est lié à l'animal totémique celte l'ours et saint Ursmer, le grand Ours, a évangélisé les populations sauvages et païennes de la Thiérache. Il serait né dans l’Avesnois, près de Floyon, en 644. Il dirigea les abbayes de Lobbes où se trouve l'actuelle collégiale Saint-Ursmer, la plus ancienne de Belgique. Ses reliques seraient dans la collégiale de Binche, en Allemagne, qui lui est dédiée.


      Saint Eloi

 

Saint Eloi, évêque de Noyon, aurait également bâté un ours qui avait dévoré l'une de ses bêtes de trait pour la construction d'un oratoire au VIème siècle. L'identification de l'ours à saint Eloi est encore visible à Paris, à la Maison de l'Abbaye de l'Ourscamp, au 44/46 rue François Miron ; une statue de l'ours est encore visible à l'annexe extra-muros du 95 rue du Faubourg Saint-Antoine. L'Abbaye de L'Ourscamp est située à Chiry-Ourscamp, près de Compiègne. (Voir la Lettre de l'Île-de-France. Mythologie en Parisis et en France n° 66)
 

Nombreuses sont les villes et les villages qui se réfèrent à saint Ours : Saint-Ours-les-Roches près de Pongibaud, Saint-Ours-les-Roches près de Volvic, en Suisse dans le canton de Fribourg.

Il a existé une famille Roch de Saint-Ours originaire d'Eschaillon, dans le Dauphiné dont l’un des descendants, Pierre, officier du régiment de Carignan-Salières, a donné son nom à la ville de Saint-Ours au Québec, dans le Comté du Bas-Richelieu. Ce régiment a été envoyé au Canada pour combattre les Iroquois.


 


Armoirie de Chaource, Aube.

 

La diabolisation de l’ours

 

 

            Pline, dans son Histoire naturelle, déconsidère l’ours dont il dit que « dans sa sottise, aucun animal n’est plus habile à faire le mal.[1] »
Saint Augustin, influencé par ce livre, va contribuer à diaboliser l’ours : « ursus est diabolus », dit-il dans l’un de ses sermons. 




           Cette réputation de sottise vaut, au Moyen Âge, à Brun, l’ours chapelain du roi Noble le Lion, d’être trompé par Renart, dans le célèbre Roman de Renart.

              Dans La chanson de Roland, Charlemagne se représente en songe le traître Ganelon et ses proches sous l’apparence d’ours. Et la peur du diable est telle que les moines de Cluny sont effrayés par son apparition dans leurs rêves ou leurs visions, comme le rapporte Pierre le Vénérable dans son Liber de miraculis[2].

                On prête, dans l’Antiquité comme au Moyen Age, à l’ours et à l’ourse une grande lubricité ; on dit qu’ils s’accouplent à la manière des humains, et avec les humains !

               Pourtant, la femelle n’entre en chaleur qu’une fois l’an, à la fin du printemps ou au début de l’été ; elle est le plus souvent monogame et s’accouple à la manière de tous les autres mammifères. Mais la copulation est plus longue que chez les autres fauves.

               Au XIIe s., en Italie, la famille des Orsini tient sont nom de l’ours et les Colonna, leurs ennemis héréditaires, font courir le bruit que l’un de leurs ancêtres a eu une liaison avec une ourse et qu’ils descendent selon la légende, du « fils de l’ours ».



Voir 
http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/animal/animal.html


 

 

 

 



[1] Cité in : Michel Pastoureau, L'ours, histoire d'un roi déchu, Seuil, 2007, p. 159.

[2] Editions D. Bouthillier, Turnhout, 1988, livre I, chap. XVIII.





[1] Voir L’homme et l’ours de J.-D. Lajoux, Grenoble, 196.


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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 11:32

L’ours, animal totémique de Benoît XVI !


Article paru dans "La lettre d'Ile-de-France. Mythologie en Parisis et en France", 
bulletin trimestriel du Groupe Ile-de-France de Mythologie Française,
n° 67, juillet, août, septembre 2008.


 

       La cathédrale d’Evry, la seule construite en France au XXe siècle, est dédiée à saint Corbinien. Elle fut consacrée en 1997. Une tapisserie retrace la vie de ce saint : Evêque de Freising, il est né à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne) en 680. Cette ville s’appelait alors Saint-Germain-de-Châtres ; le saint y créa un monastère et l’église actuelle lui est dédiée. Il est fêté le 8 septembre, tant en France qu’en Bavière parce qu’au cours d'un de ses voyages, pendant la traversée de cette région, la légende raconte qu'il fut attaqué par un ours qui dévora son âne. Corbinien, après avoir prié, lui ordonna de lui servir de monture. 
 

  

Photo Bernard Lecomte, site http://www.patrimoinedefrance.org/ico018.htm 

 

       « Alors qu'il accomplissait son voyage vers Rome, il arriva sur le territoire de Brennones et fit halte à la lisière d'une forêt. [...] Un ours sortit de la forêt, mit en pièces le cheval de Corbinien et commença à le dévorer. [...] Mais l'homme de Dieu apprit cette nouvelle avec calme et dit à Anséric : "Prends le fouet que voici, approche-toi de l'ours, donne-lui une correction et châtie-le pour son méfait qui nous a causé ce préjudice". Comme Anséric n'osait le faire, l'homme de Dieu lui dit : "Va, et n'aie pas peur de lui, mais agis ainsi que je te l'ai ordonné, puis garnis-le du bât et bâte-le, charge mon bagage sur son dos et fais-le marcher jusqu'à Rome, avec nos chevaux". »

      C'est pourquoi Corbinien est souvent représenté accompagné d'un ours. Il s'installa à Freising où il évangélisa la population et fit bâtir une cathédrale. La ville devint le centre de la vie chrétienne bavaroise. Il mourut le 8 septembre730 et fut vénéré comme un Père de la Foi. La châsse contenant les reliques du saint est conservée dans la crypte de la cathédrale de Freising.


      L'ours de saint Corbinien figure sur les armoiries du pape Benoît XVI qui fut archevêque de Munich-Freising
 :


 

      « De gueules chapé d’or, au 1 à la tête de maure brunâtre coiffée de sable, les lèvres, la couronne et le collier de gueules, et portant à l’oreille un anneau d’or, qui est de Freising, au 2 à la coquille d’or qui est de Saint Jacques, au 3 à l’ours brunâtre lampassé de gueules portant un bât de gueules croisé de sable, qui est de Saint Corbinien, posé sur deux clés passées en sautoir, l’une d’or, l’autre d’argent, qui sont de Saint Pierre, liées par un cordon de gueules et sur le pallium, et surmonté d’une mitre pontificale d’argent bordée d’or frappée d’une croix de même. »


       Dans son ouvrage intitulé Ma vie, souvenirs, il s'est comparé à cet ours transformé par le saint en bête de somme :

     « L'ours n'est-il pas l’image de ce que je dois faire et de ce que je suis ? Je suis devenu ton mulet chargé de ton joug, et c'est ainsi que je suis tout près de toi pour toujours ».

      Dans son discours de Munich le 12 septembre 2006 (ZENIT.org) il a dit : « L’ours de saint Corbinien, arrivé à Rome, fut rendu à la liberté. Dans mon cas, le "Maître" en a décidé autrement ». (cf. www.vatican.va).


     Il est intéressant de voir comment la boucle se boucle !

     Comme le montre si bien Michel Pastoureau dans son livre L'ours, histoire d'un roi déchu, l’Eglise catholique a contribué très largement à la quasi-extermination de l’ours brun en Europe au temps de la christianisation. Elle a repris les préjugés de Pline dans son Histoire naturelle qui déconsidère l’ours dont il dit que « dans sa sottise, aucun animal n’est plus habile à faire le mal. » (p. 159) Saint Augustin, influencé par ce livre, a contribué à diaboliser l’ours : « ursus est diabolus », dit-il dans l’un de ses sermons. Et la peur du diable est telle que les moines de Cluny sont effrayés par son apparition dans leurs rêves ou leurs visions, comme le rapporte Pierre le Vénérable dan son Liber de miraculis[1] ! Pour mettre fin au paganisme ancien, il fallait déconsidérer le prestige de l’animal le plus puissant d’Europe à qui était voué un culte depuis les temps préhistoriques, détrôner "L’ours, le premier des dieux", comme le met en évidence le livre de Jean-Dominique Lajoux.

      Or, dans la prophétie, publiée pour la première fois en 1595, de saint Malachie, cet évêque d'Irlande né en 1094 et mort en 1148 à Clairvaux, on trouve 111 devises latines correspondant aux 111 papes qui, selon elle, régneraient depuis Célestin II (1143-1144) jusqu'à la fin du monde. Pie XII lui attribuait un fort crédit. La 111ème devise, celle du dernier pape, est « Gloria oliviae » (De la gloire de l'olivier), et les branches d'olivier sont le symbole de l'ordre de Saint-Benoît !

 Ainsi le dernier pape à régner sur Rome porterait-il l’ours sur ses armoiries !

 

 

 La rencontre de saint Corbinien et l'ours.


 


[1] Editions D. Bouthillier, Turnhout, 1988, livre I, chap. XVIII.

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 17:30

Sur les chemins de la vouivre, dans l'Aube...

NOTRE-DAME-DU-CHÊNE



         Près de Bar-sur-Seine, un jeune pâtre ayant jadis trouvé dans le tronc d'un chêne
une statuette de la Vierge Marie, la ramena chez lui.
La statuette revint d'elle-même dans l'arbre où le pâtre l'avait trouvée !
Le fait se reproduisit plusieurs fois. Un pèlerinage eut lieu. Une chapelle fut bâtie ... 
Le tronc d'un chêne séculaire, abritant la statue de la Vierge
trouvée par un prêtre au XIIe s., est enchâssé dans la chapelle. 
Ce prêtre est inhumé dans la crypte.
          Saint Bernard et Louis XI y vinrent en pèlerinage.
          A côté de cette chapelle se trouve une source guérisseuse.


La chapelle est située non loin de la Commanderie templière d'Avalleur.

         Il s'agit là d'une légende qui illustre la christianisation
d'un ancien lieu de culte celtique.
La même légende est racontée à Romiguier.
A Longpont-sur-Orge (Essonne) , la Vierge Noire a été trouvée dans un chêne druidique
( voir l'article : ).
Les églises dédiées à Notre-dame-du-Chêne sont très nombreuses en France :
Le Mans, Scey-en-Varais dans le diocèse de Besançon, à Sablé-sur-Sarthe,
à Goersdorf (67)....



Sur le bord de la route nationale 51, entre Champillon et Reims, 
ce lieu de culte à Notre-Dame-du-Chêne, en pleine forêt,
témoigne de la persistance des anciennes croyances :



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 07:05

Nous vous informons de la mise en place
de deux trompe-l’œil
sur les fenêtres aveugles de la façade avant du foyer rural
de Courdimanche, Essonne. 
(Création & réalisation : Sylvain Fuchs)

 

  

 












          












 

 

PETITE NOTICE EXPLICATIVE

 

VOUIVRE n.f ( du lat. vipera, vipère). Serpent fabuleux apparaissant souvent dans le folklore.

À gauche, un pêcheur. Il tient sa ligne à deux mains. Est-il endormi ou regarde-t-il son moulinet ? Il refuse de surveiller son bouchon qui est sur l’autre fenêtre. Il remonte rapidement sa ligne.

À droite, une femme sort du cadre. Elle se baigne nue, laissant apparaître sa beauté sans pudeur. Une vipère glisse en bas de la fenêtre. Cet animal indique l’identité de la femme. C’est la « Vouivre ». Personnage mythique de Franche-Comté, cette belle sauvageonne apporte avec elle l’amour et la mort. Si elle laissait son diadème sur la rive, c’était pour attirer le cupide et appeler son dragon qui dévorait alors l’inconscient.

Aujourd’hui, elle a découvert la force de l’amour et de sa beauté. Elle ensorcelle tous les hommes, les rendant fous d’amour devant cette créature inespérée. Très vite ils délaissent leurs épouses et courent les rives de l’Essonne. Celles-ci jalouses, se réunissent pour tuer la Vouivre. Mais n’oubliez pas, elle a le pouvoir de se transformer en serpent et même si vous tuez toutes les vipères, vous ne saurez jamais si c’est bien elle. Alors, les hommes fous de chagrin errent à travers le pays pour l’appeler.

La Vouivre, roman de Marcel Aymé.

La Vouivre, symbole universel, essai de Kinthia Appavou et Régor R. Mougeot aux éditions EDIRU, 2006.

 

        Sylvain a réalisé les illustrations à la plume de
Régor R. Mougeot, Le Miroir, symbole des symboles, Editions Dervy, 1995 (nouvelle édition à paraître).



 

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