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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 10:33

LA MAÎTRISE DE L'ENERGIE 

DANS L'ANTIQUITE


Si la maîtrise de l'Energie au Moyen Âge 
prend l'imagerie de la chevauchée du Dragon-Vouivre-Tarasque, 
dans la Grèce antique comme durant l'Empire romain, 
l'imagerie est différente, mais le sens est le même : 
l'être humain se doit de maîtriser l'Energie 
pour ne pas être dévoré par elle !

(voir l'article du 1er septembre 2007 : 
La Maîtrise de l'Energie ou la chevauchée du Monstre-Dragon-Vouivre)





DionysosD-los.JPG



Dionysos chevauchant la panthère.
Mosaïque de Délos, Grèce, 100 av. J.-C.




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Dionysos chevauchant le tigre.
Mosaïque du musée du Bardo,Tunis.



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Dionysos chevauchant le lion.
Mosaïque du musée du Bardo, Tunis.

 

  
Il est intéressant de noter que Denis vient de Dionysos, 
et saint Denis avait comme disciples Rustique et Eleuthère. 
Ce deuxième nom a une origine grecque. 

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Quant à Diane, elle chevauche le cerf...



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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 10:28

 L'ARCHANGE SAINT MICHEL ET LE DRAGON

Saint Michel, prières et textes


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Emmanuel, Le Bréviaire du Chevalier
 
 
« …Et les Anges se réjouissent avec toi…
Les Anges, qui sont-ils ? Ce sont des Energies…
Il y a des Energies qui donnent à la Terre des Sons Célestes.
Il y a des Energies qui donnent à la Terre le Mouvoir de son Ciel. »
 
Karuna, L’Instruction du Verseur d’Eau.


En vérité, le dragon n’est pas à tuer, ce qui est d’ailleurs impossible, mais à maîtriser et à maintenir à sa juste place comme le fait saint Michel qui maintient de son épée le dragon des énergies telluriques afin que soit assurée la liaison Terre-Ciel.
« “Tuer le dragon” est un suicide ; mais le vainqueur de l’Ange transfigure les ténèbres », enseigne la tradition ontologique de la Kabbale.
 
Carlo Suarès, La Kabale des Kabales. La Genèse de la tradition ontologique.
 
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Le Nom de Saint Michel : Quis ut Deus !
« Après l'adorable nom de Jésus, "qui fait fléchir tout genou au ciel, sur la terre et dans les enfers" ; après le nom suave et béni de Marie, parfum de salut qui exhale la grâce divine, dit saint Ambroise, est-il nom plus digne de respect que celui du glorieux prince des célestes phalanges? Michael ou Michel signifie : qui est semblable à Dieu ? quis ut Deus ?
Michael est un nom de puissance et de victoire. Comme un roi annoblit sur le champ de bataille le général qui a vaillamment combattu pour sa cause, ainsi Dieu a voulu que le cri de guerre, le cri d'humilité et d'amour du valeureux archange contre Satan, devînt son titre de noblesse. A ce nom de Michael, à cette parole foudroyante : Quis ut Deus ? l'orgueilleux Lucifer et sa troupe rebelle tombèrent, rapides comme l'éclair, dans l'abîme creusé par la vengeance divine. Michael ! qui est comme Dieu ? »
 
Extrait de "L'Ange Gardien" n°4, Août 1895, p.111-114.
 
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Michel dans le Coran
 
Michel est cité également dans le Coran comme étant un ange de Dieu qui partit lui chercher de la terre au commencement afin de former le prophète Adam. Selon le Coran, avant Michel, Dieu aurait envoyé Gabriel lui chercher de la terre mais celle-ci avait refusé. Elle répéta son geste lorsque Michel (Mika'il dans le Coran) partit chercher de la terre pour Dieu. Ensuite, Dieu envoya Azraël et cette fois, la terre ne put refuser car c'était l'ange de la mort.
 
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Exposition de dessins d’enfants au Mont-Saint-Michel en 1990.
Le sablier construit le Mont sur Terre depuis le Ciel !
Le Mont vu en Licorne… et en dragon ! (Photos M.L.)
 
« Effectivement la grotte initiale que saint Aubert avait dédiée à saint Michel sur le Mont Tombe est à l'image de la grotte du Mont Gargan en Italie. Puis est arrivée plus tard la construction par les moines bénédictins de la chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Sous-Terre (ce lieu ne fait apparemment pas partie de la visite actuellement, peut-être seulement en été...).
L'histoire de la construction du Mont s'étale sur 1000 ans ! Et ce n'est pas fini, puisqu'un grand projet a été validé pour une mise en oeuvre d'ici à 2042 : destruction de la digue, construction d'une passerelle accessible seulement par navettes, etc... tout cela est très bien expliqué à l'exposition qui a lieu dans le "cellier" de l'abbaye ! Car le Mont s'ensable d'année en année et va perdre son caractère d'île qui fait tout son charme... » 
 
K. A.

 

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Eglise de Lampaul-Guimiliau, Bretagne.

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Eglise de Saint-Junien, Limousin.


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Catalogne, Espagne.


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Italie.


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Locquénolé, Bretagne


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Pampelune, Espagne.
 
 
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 07:42

Dans le "Fitzroy Gardens" de Melbourne,
 
en  Australie
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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 11:51

Sur les chemins de la Vouivre en Essonne.



  
Dolmen de Janville-sur-Juine (Essonne). 

©   Photo Régor


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Polissoir néolithique de Janville-sur-Juine (Essonne).

©   Photo Alexandrine Vayssac.

 

 

  

 
 
Menhir du Paly, près de la ferme du Paly,
Milly-la-Forêt.
  ©   Photo Alexandrine Vayssac.
 
 

 
 
Pierre féminine,
au pied du menhir du Paly, masculin.
Des rituels de fécondité ont lieu à cet endroit
depuis des millénaires.  

©   Photo Alexandrine Vayssac.

 
 
 
 
 
 
Menhir d'Itteville.    

©   Photo Alexandrine Vayssac.

 
 
 
 
 
 
Pierre levée de la Cave-aux-loups,
à Buno-Bonnevaux.

©   Photo Alexandrine Vayssac.

 
 
 
 
 
 Polissoir néolithique de Buno-Bonnevaux,
devant l'église Saint-Léger-aux-Liens.
  ©   Photo Alexandrine Vayssac.
 
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 16:53
 
NOMBREUX SONT LES SAINTS
 
QUI AFFRONTERENT UN DRAGON !
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La Bête de Trou Balignan, près de Granville
 
soumise par saint Germain de la Rouelle.
 
 
 
Au Vème siècle, Germain débarque à l'embouchure de la Diélette, dans la Manche, et terrasse le dragon à sept têtes du Trou Baligan à Flamanville, convertissant les habitants de la Hague et les soldats romains présents.
 
 
 
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Le dragon à sept têtes de Saint-Germain-sur-Bresles (Somme)
  fut terrassé par saint Germain d'Amiens, au Vème siècle.
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Saint Vigor terrassa le dragon de Bayeux.
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Le dragon de Savigny (Rhône)
 
et celui de Lucéram (Alpes-Maritimes)
 
soumis par sainte Marguerite.
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Voir l’article « Sainte Marguerite et la maîtrise du dragon » du 16 septembre 2007. 
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Sainte Marguerite se hissant du dragon.
Reliquaire de sainte Marguerite (XVème siècle).
Eglise de Lucéram (Alpes-Maritimes).
 
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Le dragon du Mans fut soumis
 
par saint Julien et saint Léon.
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Julien fut évêque du Mans. On dit que c'est Simon le lépreux que le Seigneur guérit de sa lèpre et qui invita J.-C. à dîner. Après l’ascension de N.-S, il fut ordonné évêque du Mans par les apôtres.
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Le dragon de Draguignan (Dracoenum)
 
qui, au lieu dit Saint-Hermentaire,
 
fut vaincu par saint Fortunat et saint Hermentaire.
 
 
La Légende Dorée, dont l’écriture remonte au Moyen Age, affirme qu’un dragon fabuleux aurait donné son nom à la ville de Draguignan. Les premiers textes sur ce merveilleux dragon remontent aux XIIe-XIIIe siècles.
Le merveilleux Dragon s’appelait Drac ou Tarasque.
« Au pied d'un grand rocher le va bien attacher :
D'où il était venu, c'est là qu'il va périr.
Là restèrent longtemps les os, on les montrait,
De ce mauvais serpent qui la terre gâtait. »
La Vie de saint Honorat (La Vida de sant Honorat), de Raymond Féraud. Adaptation française du texte original, en provençal (vers 1300).
 
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Carte de l'époque.
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La Vie latine, légendaire, de saint Honorat (La vido et ligendo del sacratissime e glorios evesque... monsur Sanct Honorat), anonyme. Traduction provençale, du XVIe siècle, de la légende latine. Extrait :
« Mes per voler de Dieu lo grant dragun no morit pas, mes sentent lo senhal de la cros sancto como bestio horrendo semvolo et fuge vers umg luec de la umte es umg lac pres de Draguinham et aqui per lo dragum si apello Draguinham lo qual pestiffere dragum umg temp apres lo benedit Sanct Honorat va pueis tuar per virtut de la sancta fe... »
 
 
Discours de la Vie de saint Hermentaire, de Jean de Nostredame, XVIe siècle (français modernisé). Extrait :
« ... Et ils s'en vont, ces pauvres champions, en si pauvre parade qu'on avait toutes raisons de croire qu'ils seraient dévorés par le monstre dangereux. Ils n'étaient armés que d'armures spirituelles et de la confiance qu'ils avaient en Dieu. S'étant bien avancés entre le bois et un marécage, ils virent venir de loin ce merveilleux dragon, la gueule ouverte, les mâchoires bruyantes et armées de dents pointues, couvert d'un gros cuir à dures écailles, rampant sur la terre, battant son dos avec ses ailes, traînant une grosse et longue queue entortillée et jetant feu et flammes puantes. » 
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Le dragon de Marseille fut vaincu par saint Victor (IIIe s.).
 
 
 
 
Médaille commémorative.
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Le dragon d'Aix-en-Provence :
saint Jacques ou saint André.
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Le serpent de la roche Huche-Pointue :
 
saint Georges, évêque de Velay (IIIe s.).
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Sur un rocher, dit Huche pointue, non loin des roches Saint-Martin (Hte-Loire), au bord d'une partie très polie, se voient trois petites croix et deux traits plus marqués.
Un effroyable serpent ravageait le pays ; son corps depuis le ruisseau qui coule au bas de la colline entourait de ses replis toute la montagne. Saint Georges, premier évêque du pays, arrive, monté sur un vigoureux coursier, et à coups de sabre coupe sur cette pierre le corps du monstre. L'échancrure et trois petites croix qui sont auprès en indiquent la place ; les rayures profondes sont la trace des coups de sabre.
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Le dragon de Limoges : saint Martial (IIIe s.).
 
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Dans les années 1960, des fouilles furent effectuées à Limoges sur l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Martial, le tombeau de saint Martial fut découvert ainsi qu'une mosaïque du Haut-Empire témoignant de l'importance du personnage inhumé.
 
 
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Le dragon de Bordeaux : la verge de saint Martial.
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Saint Mesmin, saint Lyphard et saint Dyé
 
auraient soumis le dragon de Meung-sur-Loire.
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Saint-Lyphard (en breton : Sant-Lefer)
 
Mais on attribue aussi le dragon de Saint-Dié-sur-Loire à saint Dié ou Dyé (VIe s.).
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Saint Mesmin aurait vaincu le dragon
 
de la Chapelle-Saint-Mesmin.
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Le dragon de Vendôme : saint Bienheuré.
 
 
Saint Bié ou saint Bienheuré, qui habitait une grotte près de Vendôme, peu distante de celles où se retirait un de ces monstres, le tua en le frappant à la tête d'un coup de bâton :
la bête était tellement grande que, lorsqu'elle allait boire à la rivière, à une douzaine de mètres de là, sa queue était encore dans son antre quand sa tête touchait l'eau.
 
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Saint Julien détruit le dragon de Villiers.
 
Un dragon, détruit par saint Julien, faisait sa résidence dans une caverne à Villiers près de Vendôme.
 
  
 
Le dragon de Saumur 
soumis par saint Florent.
 
 
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La Grand'Goule de Poitiers 
ou « Bonne Sainte Veurmine »,
est soumise par sainte Radegonde (IVe s.)
sur les bords du Clain.
 
 
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       La Grand'Goule est sûrement l'animal mythique le plus célèbre de la région de Poitiers. Selon une légende qui remonte au moins au XVème siècle, une horrible bête vivait tapie dans les alentours du Clain (rivière passant par Poitiers qui se jette dans la Vienne). C'était un genre de dragon ou de serpent ailé à l'haleine pestilentielle, le corps annelé et couvert d'écailles (parfois décrites comme métalliques), une queue en pince de scorpion, des pattes fourchues et griffues. Elle poussait des cris effrayants et surnaturels ...
On raconta que plusieurs religieuses de l'abbaye Sainte-Croix, descendues dans les caves chercher quelques provisions dans les réserves de nourriture, n'étaient jamais remontées... L'épouvante avait fini par s'emparer du quartier épiscopal. Radegonde, après plusieurs jours de prières, de jeûne et d'isolement, décida d'entrer dans les souterrains, pour partir au-devant de l'être malin qui terrorisait le couvent et la ville entière. Radegonde aurait terrassé l'animal... en lui lançant un pain bénit ! 
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Sainte Radegonde.

Eglise Notre-dame-la-Grande, 
Poitiers, XIIe siècle.
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Saint Hilaire.

Cathédrale Saint-Pierre,
Poitiers.
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Au Moyen Âge, les effigies de la "Grande Goule" étaient promenées de par les rues de la ville lors des "rogations", processions religieuses. Les Poitevins leur jetaient des gâteaux secs ou "casse-museaux" en disant "Protège-nous pour l'année à venir". On en jetait au passage de la procession de la sculpture représentant la Grand'Goule, alors que les vieilles femmes priaient la « Bonne Sainte Veurmine ».


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Saint Nicaise débarrassa la Seine
 d’un serpent monstrueux, 
entre Vaux et Meulan... 
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San Quilico étranglant le serpent, en Corse.
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Tympan de la porte sud de la chapelle San-Quilico à San Lorenzo.

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Saint Junien ermite a comme attribut
le dragon,
  église de Saint-Junien (Limousin).

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Saint Junien ermite.
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  Eglise de Saint-Junien (Limousin).
 
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De même, saint Psalmet, 
à l’église Saint-Michel à Domps (Limousin).

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Le dragon de la vallée de la Bièvre 
fut vaincu par 
saint Marcel, 
premier évêque de Paris, au IVe siècle.
 
 
 
L'évêque Marcel terrassa, dans les marais de la Bièvre, un dragon qui terrorisait les premiers Parisiens tentant de domestiquer ces terres humides et sauvages. La Bête et les manifestations diaboliques qu'elle incarnait disparues, la place était libre pour développer un grand centre urbain, le long de cette rivière, à partir de ce faubourg qui prit le nom du saint évêque Marcel, salvateur.
Le monstre chthonien eut pourtant quelques soubresauts. Dompte-t-on jamais totalement la nature rebelle? La Bièvre préleva son tribut et emporta dans ses flots irrités et déchaînés, au cours de ses crues légendaires et fréquentes, quelques âmes innocentes du faubourg Saint-Marcel.
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Sainte Marthe passa l'étole au cou
de la Tarasque de Tarascon.
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Voir l'article : "La Tarasque de Tarascon : sainte Marthe maîtrisant la Tarasque" du 7/9/2007.
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Au musée du Prado, à Tunis, vous trouverez l'image de 

saint Théodore maîtrisant le serpent (VIe siècle).

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 16:34
 
SAINTS SAUROCHTONES BRETONS
 
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Saint Armel et le Dragon de la Seiche
 
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Saint Armel ou Arzel, autre forme d'un seul et même nom qui s'écrivait Arth Mael à l'origine, est né en 482 à Cambrie, au Pays de Galles. Il débarqua en 518 dans l'Aber Benniquet et fonda l'abbaye de Plouarzel, près de la pointe de Corsen.
Il fut appelé à la cour de Childebert Ier et y resta sept ans, guérissant un boiteux et un aveugle. Le roi lui aurait donné, à son retour en Bretagne, les deux paroisses qui portent son nom : Ploërmel où ses reliques étaient conservées au Moyen Âge, et Plouarzel.
Il s'est retiré des Bochaux en Saint-Armel en Ille-et-Vilaine où il fonda un monastère.
Il débarrassa la forêt voisine du Teil d'une guivre.
 
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Saint Armel et la guivre du Teil.
Eglise de Saint-Armel, Finistère.
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Son nom est issu du celtique "arz" (ours) et "maël" (prince). S'écrit parfois saint Arthmael.
 
Invoqué contre la sécheresse et il est le patron des aumôniers d'hôpitaux. Guérisseur de la peste, il est fêté le 16 août du nouveau calendrier, en place de saint Roch qui en a été rayé ! (http://saintroch.energie-manifestee.net/)
 
 
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Les marais de Saint-Armel.
 
 
 
 
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Saint Gildas de Rhuys,
 
vainqueur du dragon de Sarzeau
 
 
 
Saint Gildas, dit "Le Sage", est né dans l'île de Bretagne ; il y a reçu son éducation dans le sud-est du Pays de Galles actuel. Il fonda l’abbaye de Saint-Gildas de Ruys.
Aux origines de la presqu'île de Rhuys on trouve saint Gildas. C'est parce qu'au début du VIe siècle un moine breton nommé Gweltas a décidé de fonder ici une abbaye celtique, que tout a commencé à prendre vie : les forêts impénétrables ont été entamées, les salines creusées, les premiers moulins ont commencé à moudre le grain des premières moissons.
 
 
 
Abbaye de Saint-Gildas.
 
Un conte présente une autre version :
« Il y a très longtemps, la hache sacrilège de l'homme profana la forêt de Rhuys, les Fées décidèrent alors de quitter ce lieu. Comme un essaim, elles s'envolèrent vers les forêts intérieures. Durant la traversée, une poussière d'or tomba de toutes parts donnant naissance à un ensemble d'îlots aussi nombreux que les jours de l'année... »
 
 
Grotte de saint Gildas, presqu’île du Rhuis (Morbihan).
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Saint Gildas a mis fin aux agissements d’un dragon marin
sévissant dans la baie de Sarzeau.
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Saint Pol de Léon terrassant
 
le Dragon de l’île de Batz
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Saint Pol de Léon, représentation orientale.
 
 
Saint Paul Aurélien, communément appelé saint Pol de Léon, naquit au Pays de Galles vers 480.
Evêque préférant la vie érémitique, il se retirera dans son monastère de l'île de Batz, où il mourut très âgé.
 
Son attribut iconographique est le dragon, en souvenir du dragon dont il aurait délivré l'île de Batz en le précipitant dans le « Toul-ar-Sarpant », l'abîme du serpent.
 
 
Intérieur de la chapelle de Saint-Paul-Aurélien.
 
 
 
 
Statue de saint Pol de Léon terrassant le dragon
pour l’amener à l’île de Batz.
 
 
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Saint Samson, évêque de Dol
 
 
 
Saint Samson est l'un des nombreux saints bretons que les traditions font venir des pays celtiques d'Outre-Manche. Il est l'un des sept saints fondateurs de Bretagne.
 
 
 
L’Eglise orthodoxe le représente avec à ses pieds des serpents.
 
 
              Le menhir de Saint-Samson sur Rance atteste des racines celtiques du lieu.
 
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Il aurait vaincu un dragon sur les bords de la Seine
 et il est vénéré dans l’Oise, à Saint-Samson-la-Poterie.
 
  

Merci au commentateur qui me signale que

Saint Efflam, chanté par le barde Claude Rannou, 

débarrassa Saint-Michel-en-Grève d'un horrible dragon.

(voir le site internet indiqué)
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 15:15
 
 
La Coulobre de la Fontaine de Vaucluse,
 
source de la Sorgue, dans le Lubéron,
 
domptée par saint Véran (VIe s.).
 
 
 
 
 
Saint Véran et la coulobre à ses pieds.
Eglise de la Fontaine de Vaucluse.
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Pétrarque, le chantre de Laure, habita en ce lieu.
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Le gouffre de la Sorgue.
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Saint Véran subjugue le monstre légendaire.
Tableau de Nicolas Mignard.
Eglise de la Fontaine de vaucluse.
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La Coulobre, conte traditionnel de Provence :
 
 
 
Il semble que les amoureux, qu'ils soient de Provence ou d'ailleurs, rencontrent sur leur chemin bien des embûches et des épreuves, avant de pouvoir vivre en paix. Certains même n'y parviennent jamais, malgré la force de leurs sentiments et les preuves de leur courage. Ainsi en fut-il de Laure et de Pétrarque, devenus célèbres dans le monde entier grâce aux poèmes que le jeune homme écrivit sur sa bien-aimée. Il paraîtrait que la Coulobre, une géante salamandre, tapie dans les eaux de la Sorgue, près de Fontaine-de-Vaucluse, leur ait donné quelques soucis...
Elle vivait sous un rocher recouvert par les eaux de la Sorgue. Pourtant, elle n'y avait pas toujours vécu. Autrefois, au temps où la Gaule hésitait entre l'ordre et la barbarie, elle n'était qu'une simple couleuvre qui se glissait dans les herbes hautes et se prélassait au soleil. Mais une couleuvre géante, qui ne trouvait pas de mari... Le seul qui voulut bien d'elle était un dragon hideux qui l'abandonna peu de temps après leurs noces pour s'en aller terroriser les pauvres gens sur d'autres terres de Provence. Quand la Coulobre s'aperçut qu'elle allait bientôt être mère, elle s'en fut cacher sa honte au milieu des eaux écumantes qui jaillissaient d'un inquiétant monde souterrain, au fond d'une vallée close. Elle n'en sortait que la nuit pour jeter la désolation sur toute la région.
Un soir, au temps où le roi Clovis s'acharnait à mettre un peu d'ordre sur ces terres peu civilisées, un saint du nom de Véran passa par là. Il arrivait d'Italie et portait la bonne parole dans les villes et les villages. Se nourrissant de fruits, s'abreuvant à l'eau des sources, et couchant à la belle étoile sur les pentes du Lubéron, il redonnait espoir aux pauvres gens, qui lui contèrent les méfaits de cet animal devenu légendaire. Afin de ramener la paix en cet endroit où, autrefois, il avait joué enfant, le saint décida d'affronter le monstre. Il guetta longtemps près du gouffre et vit enfin sortir des eaux un serpent géant à la tête immonde, au corps visqueux, couvert d'écailles phosphorescentes et muni de curieuses ailes de chauve-souris. Au moment où le reptile allait se jeter sur cette proie facile, Véran fit le signe de croix. Aussitôt, une blessure sanglante apparut au flanc de l'animal qui poussa un gémissement terrible avant de s'enfuir dans les airs. La Coulobre vola longtemps, cherchant un lieu où se poser. Elle vit bientôt se dresser devant elle les sommets des Alpes. À bout de fatigue et de douleur, elle ne parvint pas à s'élever plus haut dans le ciel et heurta un grand mont rocheux où elle s'effondra. On la crut morte. Et plus tard naquit en ce lieu un hameau portant le nom du saint. Mais la Coulobre reparut, parfois, sur les rives de la Sorgue. Et force fut à tout le monde de croire qu'elle avait survécu et songeait même à se venger. Elle logeait sous un rocher, au fond de la rivière d'où elle ne sortait que pour jeter son dévolu sur les jeunes gens qui lui plaisaient et dont elle espérait qu'ils pourraient faire de bons maris et de bons pères pour ses enfants. Mais aucun d'entre eux ne voulait avoir pour épouse une créature aussi laide. Alors, elle les entraînait dans son repaire où elle les dévorait sans doute, car on ne les revoyait plus. Des siècles plus tard, un jeune Italien vint s'installer dans la région. Il acheta une maison sur une rive de la Sorgue. Une maison avec deux jardins...
Par une belle matinée d'avril, il se rendit à l'église Sainte-Claire d'Avignon où il aperçut la plus belle femme qu'il eût jamais vue dans sa vie. Elle était blonde comme les herbes sèches sous un soleil ardent et son visage était plus doux que la plus douce des brises de l'été. Le jeune étranger en tomba si amoureux qu'il voulut en savoir davantage à son sujet et interrogea les gens du pays. On lui apprit que la jeune femme se nommait Laure mais qu'elle était déjà mariée au seigneur Hugues de Sade. Le jeune homme, du nom de Pétrarque, tenta d'oublier la belle. Il n'y parvint pas et se résolut à lui écrire pour lui déclarer sa flamme. Mais la dame était vertueuse et ne consentit, à force de lettres et de poèmes, qu'à venir un jour visiter ses jardins et se promener avec lui. Le poète se contenta de la promesse de sa présence, du désir de sentir prochainement le regard de ses yeux clairs se poser sur lui et de l'espoir d'entendre le son mélodieux de sa voix qui enchanterait bientôt leurs conversations. En attendant, il envoya un peintre supplier Laure de le laisser faire d'elle un habile portrait miniature. L'épouse du seigneur Hugues accepta volontiers de poser et, quelque temps après, le poète put porter sur lui, que ce fût au bord des fontaines, dans les ruelles d'Avignon ou dans les couloirs de sa maison, l'image de sa bien-aimée. Cependant, la Coulobre n'était pas insensible au charme du bel Italien. Elle nourrissait en secret la chimère de l'emmener vivre avec elle et ses enfants. Mais elle n'osait l'effrayer en se montrant à lui brusquement, comme elle l'avait fait à d'autres jeunes gens qu'elle avait dû croquer ensuite. Elle se tenait donc juste en dessous de la surface des flots, frôlant les rives des jardins, où elle le contemplait amoureusement, tandis qu'il écrivait et rêvait sous les feuilles. 
Par un bel après-midi, la Coulobre vit entrer chez son bien-aimé une femme si merveilleuse qu'elle comprit aussitôt qu'aucun rêve ne lui était permis. Jamais le bel Italien ne déciderait de son plein gré de venir vivre avec une créature monstrueusement laide sous les eaux. Folle de rage et de douleur, elle bondit à la surface au moment où le poète se penchait sur la main de son invitée pour y déposer un baiser. Voyant surgir le monstre devant elle, Laure poussa un cri et tomba évanouie dans l'herbe tandis que Pétrarque, saisissant son épée, transperçait l'animal sans autre forme de procès. Afin d'éviter à la dame de son coeur une vision affreuse, le jeune homme rejeta le dragon à l'eau, avant qu'elle n'eût repris conscience. Et le cadavre vogua au gré des flots jusqu'au gouffre de la vallée close où il fut englouti à nouveau.
La nouvelle de cet exploit passa de bouche en bouche et le bel Italien devint bientôt aussi fameux que saint Véran parmi les gens du pays. Cela n'empêcha pas sa belle de demeurer aussi vertueuse et fidèle à son époux, auquel elle donna onze enfants. Devenu célèbre par ses écrits, le poète repartit en Italie. Par un beau matin d'avril, il apprit que Laure était morte le jour de ses quarante ans, empoisonnée par une épidémie de peste dont le souffle avait pris naissance, à ce que l'on disait, dans les vapeurs du gouffre de la vallée close. Inconsolable, il s'en alla sur tous les chemins d'Europe chanter la beauté de celle qu'il avait aimée. Puis, vieilli, fatigué d'honneurs et de richesses, il revint dans sa maison dont les deux jardins conservaient le souvenir de Laure dans la blondeur des herbes ensoleillées et dans la brise de l'été. Il y vécut encore seize années... Parfois, il s'en allait rôder aux abords de l'antre terrible où avait disparu la Coulobre. Mais il n'en voyait surgir que des petites salamandres d'un noir d'encre, tacheté d'or, dont on disait dans la région qu'elles étaient les enfants du monstre et qu'elles n'avaient jamais grandi, faute de parents à aimer.
 
 
 
Autre statue de saint Véran.
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A Jargeau (Loiret), l’église collégiale du XIIème siècle
est dédiée à saint Vrain, ou Véran,
qui aurait dompté le dragon de Jargeau,
 anciennement Jargolium ou Gargolium
(sonorité GRG, comme Gargouille).
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L’église de Saint-Vrain (Essonne) est dédiée à saint Véran :
 
 
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La grande Couleuvre ou Drac des gorges du Tarn
 
a été vaincue par sainte Enimie et saint Yles.
 
Le Saint Yles évoqué dans « Vida de Santa Enimia », participa à la lutte de sainte Enimie contre le drac.
 
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Saint Front et la Coulobre de la Linde
 
 
 
 
       Un dragon immense, la Coulobre, habitait une caverne druidique près de La Linde et enlevait les malheureux habitants du sommet de leurs murailles et les bateliers dans leurs bateaux. Il se repliait ensuite dans son repaire et y dévorait sa proie. La légende raconte que la Coulobre avait un pied sur le haut de la colline surplombant la Linde, à l'endroit où fut construite l'église de Saint-Front, et l'autre pied dans la Dordogne, au saut de la Gratusse. L'apôtre saint Front fit dresser un bûcher sur la colline voisine et ordonna au dragon de s'y précipiter. Le monstre se traîna lui-même au milieu des flammes et la Linde fut délivrée de ses assauts dévastateurs.
 
 
La Coulobre volante au-dessus de saint Front
qui par ailleurs maintient ce dragon à ses pieds.
Cathédrale Saint-Front, Périgueux.
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« Le Coulobre près de Lalinde semait la peur et le malheur. L'horrible venait, c'est sûr, de l'abîme noir en la mer de l'Inde ! Dans la Dordogne à la Gratusse, tête de couleuvre, gueule de feu, il étirait en plus d'un lieu, son corps géant à queue de morue ! Son haleine venimeuse soufflait, plus puante que le blaireau ou la fouine. Afin de griller, ce guesard : arbres, pré, blé, vigne, fève. Il écorchait d'un coup de griffe, les gens sur les rochers venus. Chair engloutie et le sang bu, il n'en laissait pas une trace ! Un jour arriva le grand saint Front portant croix et le bon Dieu, "Couleuvre d'enfer, fais ton adieu, entends dans l'air gronder le tonnerre !"
Et dans le fond de l'eau grande, le féroce Coulobre assommé sombra. Le ciel de bleu fleuri rayonna de joie calme et limpide. L'hiver quand bruit un souffle c'est du Coulobre le râle. Le fleuve coule rougeâtre du sang de la bête détruite ! Sur le rocher dans sa chapelle, saint Front prie pour nous sauver du Coulobre et pour éviter que revienne ce serpent cruel ! »
 
Pierre Boris-Duclaud
 
 
 
 
 
Saint Front et la coulobre.
Eglise de Salignac, Périgord.
 
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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 09:36
Saint Romain
 
et la Gargouille de la forêt de Rouvray,
 
près de Rouen (VIIe siècle)
 
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Saint Romain terrassant la Gargouille.
Cabasson, 1885, Huile sur toile, Musée des Arts et des Traditions populaires.
 
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La légende
 
 
 
 
     « La Gargouille, est-il raconté, régnait dans la forêt de Rouvray, située non loin d’une boucle de la Seine, face à la ville de Rouen. Elle y faisait de grands ravages, renversant les bateaux, dévorant avec délectation bêtes et gens qui, imprudemment, s’aventuraient un peu trop dans son antre. Il devenait urgent d’intervenir.
 
     Saint Romain, évêque et patron de la ville, dans l’un des épisodes les plus célèbres de son existence, entreprit de l’éliminer. Déçu de ne trouver personne pour le seconder dans sa tâche, il désigna un prisonnier qui se vit promettre la liberté en échange de son assistance.
 
     Face au dragon, saint Romain éleva d’une main la sainte croix, puis il lui entoura le cou de son étole, le contraignant à rester au sol, toute fureur éteinte, enfin il demanda au prisonnier de le conduire en ville, où la foule le hissa sur le bûcher.
 
     Afin de conserver le souvenir de ce prodige, saint Ouen, héritier de l’évêque, obtint de Dagobert le privilège d’affranchir chaque année un condamné, droit qui fut appliqué jusqu’en 1790 par les chanoines de la cathédrale. La délivrance avait lieu le jour de l’Ascension, où, dans la procession, le prisonnier se purifiait de ses fautes au contact de la châsse de saint Romain, qu’il soutenait, appelée ici fierte. »
 
          Extrait de Cités en fête, brochure de l’exposition du Musée des Arts et des Traditions populaires, page 40, RMN, Paris, 1992.
 
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Comme l’exprime la Langue des Oiseaux, la sonorité GRG véhicule l’idée d’avaler, de dévorer. GaRGan, GaRGantua, GaRGamelle, GrandGousier, GaRGouille, Grand’Goule (Tarasque de Poitiers), GoRGone, GouRGandine, GaRGarisme, GaRGote, GaRGouillis, GaRGoulette, GaRGousse. La sonorité s’adoucit dans GaRGelle, dans GoRGe et encore plus dans GeoRGes.
 
(Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux de Emmanuel-Yves Monin et La Vouivre un symbole universel)
 
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Gargouilles de l'église Saint-Etienne, Beauvais.
 
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COMPLAINTE
Air de la complainte de Fualdès, et de celle du Droit d'aînesse.
 
 
I. Invocation.
O Jean de l'Apocalypse,
Toi qui as vu de tes yeux
Tant de bêtes dans les cieux,
La Gargouille les éclipse :
C'est un méchant animal
Qui a fait beaucoup de mal.
 
II. Narration.
Ce fut du temps de nos pères,
A qui long-temps il en cuit,
Que la GARGOUILLE sortit
Tout-à-coup de dessous terres,
Jetant l'effroi tous les jours
Dans Rouen et ses faubourgs.
 
III. Domicile de la Gargouille.
Joyeuse, elle eut pour tanière,
Non loin du mont des Sapins,
Un lieu qu'elle rendit malsain,
Dominant la ville entière ;
Et c'est là qu'elle attirait
Les gens qu'elle approfitait.
 
IV. Portrait de la Gargouille.
De cette bête horrifique
Un vieil auteur, trait pour trait,
Nous trace ainsi le portrait,
Tant au moral qu'au physique ;
Pour qu'on ne puisse douter,
Je vais le lui emprunter.
 
V. Portrait du monstre au physique.
«On voit mille et mille têtes»
Qui sortent de ce grand corps,»
Et qui par un seul ressort»
Ou bien s'agitent ou s'arrêtent :»
Si ça n'était effrayant,»
Ça serait divertissant».
 
VI. Suite du même portrait au physique.
Monstre horrible, immense, informe,
Il est tout parsemé d'yeux
Louches, tournés vers les cieux,
Et dans chaque gueule énorme
On voit triple rang de dents,
Avec du rose en dedans.
 
VII. Suite du même, toujours au physique.
Ses langues sont de vipère,
De crocodile ses pleurs,
De tigre sont ses fureurs,
Ses caresses de panthère ;
Pour griffes de léopards,
Il a de petits poignards.
 
VIII. Costume d'ordonnance de la bête.
Grand chapeau plat à trois cornes,
Rabat blanc et noir jupon :
On voit dans un médaillon,
Sur sa poitrine difforme,
Un grimoire en abrégé
Où l'on lit A. M. D. G.
 
IX. Portrait de la bête au moral.
Son caractère est perfide,
A la fois lâche et cruel,
On ne voit rien sous le ciel
Qui se montre aussi avide,
Mangeant hors de ses repas,
Prenant et ne rendant pas.
 
X. Toujours sur sa moralité.
De chair fraîche elle est friande,
Et surtout de sang royal,
C'est pour elle un vrai régal,
Tant sa barbarie est grande ;
Dans le crime elle jouit,
Et lorsqu'elle tue en rit.
 
XI. Comme quoi le monstre, par l'inspiration du démon,
son père, composait de mauvais livres.
Même, disent les chroniques,
Ce monstre, enfant du malin,
Griffonnait sur du vélin,
En caractères gothiques,
Des livres dignes du feu,
Pour attraper le bon Dieu.
 
XII. Comme quoi ces livres étaient mauvais,
et comme quoi ils avaient une TENDANCE
à attraper le bon Dieu.
On y voyait comment faire
Pour pouvoir, en tout honneur,
Être menteur et voleur,
Parricide et adultère,
Sod... débauché,
Et qui plus est sans péché.
 
XIII. Exposition des fureurs de la bête.
Dans sa fureur inhumaine,
Pour recréer ses regards,
Partout de membres épars
Couvrant la ville et la plaine,
Homme, femme, enfant, barbon,
Pour elle tout semblait bon.
 
XIV. Comme quoi elle faisait le diable pour avoir de l'or.
On voyait croître sa rage
A l'aspect brillant de l'or ;
Il semblait que d'un trésor
Elle convoitât l'usage,
Pour, au gré de ses désirs,
Payer ses menus plaisirs.
 
XV. Réflexions sur la galanterie
qui semblait régner dans les démarches de la bête.
On eût dit qu'à la tendresse
Le monstre avait du penchant,
Parfois d'un geste touchant
Leur prodiguant la caresse,
Il promettait des bonbons
Aux jolis petits garçons.
 
XVI. La bête prend des libertés.
Croirait-on qu'un coeur farouche
Pour le sexe eût de l'amour ?
Faisant patte de velours
Et même petite bouche,
Le monstre avec la beauté
Lâchait l'impudicité.

XVII. Réflexions morales
sur les susdites galanteries du monstre.
Ainsi cumulant les vices,
Les honneurs et les forfaits,
A tous trouvant des attraits
Et même des bénéfices ;
Traître, galant, tour à tour,
Il semblait fait pour la cour.
 
XVIII. Description des chasses où on l'a manqué.
Que de chasseurs intrépides
S'écriaient dans leur courroux :
«Sous mes redoutables coups
»Tombera ce monstre avide !»
Tous à l'envi l'ont chassé,
Pas un ne l'a terrassé.
 
XIX. Comme quoi la bête se moquait des chiens,
une seule espèce exceptée, qui lui donnait du tintouin.
En défaut mettant sans cesse
Des limiers jusqu'aux bassets,
Des briquets aux chiens barbets,
A force de tours d'adresse ;
Elle n'avait, il paraît,
De peur que des chiens d'arrêt.
 
XX. Comme quoi elle a été poursuivie inutilement
par des gens de tous les pays.
Un chasseur de l'Angleterre,
Un Portugais, un Français,
Un Bohême, un Hollandais,
Un Russe qu'on nommait Pierre,
Un Vénitien, un Romain,
La chassèrent tous en vain.
 
XXI. Artifices du monstre.
De tant de coups redoutables
Il a su tromper l'effort :
Quelquefois faisant le mort,
Par une ruse coupable,
Et quelquefois d'un agneau
Prenant au besoin la peau.
 
XXII. De plus fort en plus fort.
Même on vit ce monstre infâme
Sur la terre au long couché,
En mille morceaux haché,
Comme s'il eût rendu l'âme :
On n'eut pas le dos tourné
Qu'il était raccommodé.
 
XXIII. Comment la ville de Rouen
fut délivrée de la Gargouille par un miracle.
Enfin, ô bonheur extrême !
Par la céleste vertu
Le monstre fut abattu ;
Il fit son paquet quand même,
Et périt pour ses méfaits
Dans la grand'cour du Palais.
 
XXIV. Comme quoi aucuns racontent
que le monstre est ressuscité.
Or un bruit s'est fait entendre,
C'est qu'on l'a cru mort : mais nix !
Ni plus ni moins qu'un phénix,
On dit qu'il sort de sa cendre,
Ou, de même qu'un bouchon,
Qu'il n'a fait que le plongeon.
 
XXV. Son prétendu changement de moralité.
Mais on veut nous faire accroire
Que le monstre est bon enfant
Un vrai mouton maintenant,
Et de petit avaloire :
On nous trompe assurément,
Je vous le dis franchement.
 
 
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 18:11
    
Le Graouilly de Metz dompté par saint Clément
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      Les dragons, vouivres, tarasques, coulobres et coquatrix ont été domptés, soumis ou tués par des saints locaux dans les premiers siècles du christianisme. L'on peut énumérer nombre d'entre eux, répertoriés par tous ceux qui se sont passionnés pour les légendes orales et les hagiographies :
 
 
 
Le Graoully, Grawellin ou Graülin (de l'allemand « graülich » : effrayant),
était un dragon effroyable, aux proportions gigantesques,
qui répandit dans la cité de Metz
 la terreur, l’épouvante et la mort.
Il fut soumis par saint Clément qui lui passa son étole autour du cou
et l’entraîna sur les bords de la Seille,
lui ordonnant au nom de la Sainte Trinité
 de passer le fleuve et de disparaître.
Clément fut le premier évêque de Metz, en l’an 247 de notre ère.
 
 
 
 
La représentation la plus ancienne du Graouilly est
le serpent de la rue Chèvremont,
sculpture sur pierre datant du XIIIème siècle.
 
 
 
 
Autre représentation. 
Le Graouilly, d’après une gravure sur bois de C. Kieffer.
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Itinéraire du cortège du Graully.
Départ de la place Mazelle, à 11 heures du matin, en 1835.
 
Dembour et Gangel.
Bois et typographie sur papier.
Médiathèque de Metz
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Rabelais l'évoque dans le Quart Livre  :
"C'estoit une effigie monstrueuse, ridicule, hydeuse, & terrible aux petitz enfans : ayant les oeilz plus grands que le ventre, & la teste plus grosse que tout le reste du corps, avecques amples, larges, & horrificques maschouères bien endentelées tant au dessus comme au dessoubs : les quelles avecques l'engin d'une petite chorde cachée dedans le baston doré l'on faisoit l'une contre l'aultre terrificquement clicquetter, comme à Metz l'on faict du Dragon de sainct Clemens."
 
 
 
 
 
La Procession du dragon.
XIV siècle. Manuscrit. La vie de saint Clément.
Bibliothèque de l’Arsenal, Paris.
 
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Le Graouilly de la crypte de la cathédrale de Metz.
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Le Graouilly de la crypte.
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Saint Clément menant par son étole le dragon jusqu'à la Seille.
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Le coquatrix de Troyes, ou « Chair salée »
 a été dompté par saint Loup (Ve s.).
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A Reims, le dragon appelé Bailla (le Boeilla à Suippes),
a été aussi dompté.
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Les Dragons représentaient souvent les crues dévastatrices des fleuves que les monastères réussissaient à endiguer en défrichant et en cultivant.
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 18:28

SAINT JEAN  ET LE CHRIST-SERPENT GUERISSEUR

(suite)

 

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Merci à Patricia M. qui m'a fait parvenir ces photographies

prises à la cathédrale de Senlis.

 

 

 

 

 

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