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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 13:33

Chaque année, la fête du Dragon a lieu à Barcelone :

 

 

 

 

 

La porte du Dragon, Pavillon Güell. Barcelone.

 

 

 

 

 

 

Détail. Antonio Gaudi.

 

 

 

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 14:09

 

EN BOURGOGNE, A COUCHES,

 

LA PROCHAINE FÊTE DE LA VIVRE 

AURA LIEU EN 2008 !

 

 

 

 

La "Vivre" de Couches a fêté ses cent ans

en 1988.

La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre, "LA VIVRE", semait la terreur dans la région. Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte et l'emmena brûler, mais il fut lui aussi victime du brasier.

La fête a lieu tous les 20 ans !

La prochaine donc en 2008...

 

 

Village de Couches, avec le château de Marguerite de Bourgogne et la Maison des Templiers.


 

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 16:42
      Projet de réponse à la question :
 
     « O vous le Maître incontesté du gigantesque et du grandiose,
     vous le Maître insurpassé de toutes les vies et de toutes les choses,
     vous qui avez su animer rouages terrestres et célestes,
     et ceci pour l'éternité dans le plus sublime des gestes,
     de vous qui êtes invisible et pourtant partout à la fois,
     voudrais explication plausible pour la question qui est en moi.
     A quoi servent les cataclysmes, les ouragans, les éruptions,
     les raz-de-marée et les séismes qui causent tant de destructions ?
     Serait-ce dans votre système une erreur,
     une imperfection ou bien alors un stratagème
     pour nous remettre à la raison?
     La pauvreté de mon esprit ne trouve pas de réponse
     et je n'ai pas encore compris pourquoi toutes ces ronces. »
 
 
          La question sincèrement posée contient déjà en elle la réponse qui peut s'expliciter. La formulation de cette question sous-entend cependant un Dieu qui serait extérieur à l'homme. Avant d'avancer quelques éléments de réflexion, il faut peut-être d'abord voir ce qu'est la matière, la vie, l'être humain. La substance de la matière est unique.
     « L'univers est un tout, un ensemble : l'énergie, les atomes, les molécules, les étoiles et les galaxies, la terre, les vents, les marées, la vie, la pensée. Dans cet univers coexistent et se mêlent des formes qui se rangent sur une échelle de complexité croissante » écrit Joël de Rosnay dans L'Aventure du Vivant.
     Depuis le big bang originel, l'Energie maintient et assemble les plus fines particules en atomes, les atomes en molécules, les molécules en cellules, et ainsi de suite, de la paramécie à l'homme, de la plus extrême simplicité apparente à la plus extraordinaire complexité en devenir.
     Qu'est-ce que la vie?
     « En un sens large, le mot désigne cette mystérieuse tendance de la matière à s'organiser et à monter les étages de la complexité. » (Hubert Reeves, Patience dans l'Azur)
     Les savants actuels rejoignent les plus anciennes traditions :
     « C'est l'amour qui fait se mouvoir les étoiles et le soleil » chantait déjà Dante ;  et le Mesnevi l'affirme également.
     Le Musée de la Mère Universelle (maintenant fermé), après avoir déployé toutes les images que l'homme a données au cours des temps à Celle qui génère la vie dans toutes ses facettes, en propose une dernière qui passe presque inaperçue, celle de la particule atomique :
     « Et ainsi, tel Dieu qui est Amour, l'Energie en vous retrouvée est cette particule infinitésimale dont le rayonnement est Amour » dit un Enseignement d'Emmanuel[1].
     L'apparente complexité ne doit pas masquer l'essentiel : « La Matière et l'Esprit sont une seule et même chose à des degrés de cristallisation différents. » (Emmanuel)
     Le passage du non-manifesté au manifesté donne le premier dualisme essence-substance, dualisme qui engendre tous les autres. E . Swedenborg écrit :
     « Il existe donc une essence fondamentale de l'état terrestre matériel, et toute la substance n'en est que la densification. »
 
     La matière est faite essentiellement de vide, découvre la science actuelle. L'ancienne sagesse orientale le dit : « La forme est le vide et le vide n'est pas différent de la forme, pas plus que la forme n'est différente du vide. En fait, le vide est la forme. Alors, à tout objet convient la nature du vide, ils n'ont ni commencement ni fin, ils ne sont ni complets ni incomplets, c'est-à-dire ni se suffisant à soi-même, ni dépourvus d'importance propre. »
 
     La Terre est notre Mère. Nous lui devons la substance qui tisse notre corps physique. Elle ne nous juge pas: « La Terre, dans son abnégation, dit le Yi King, porte le bien et le mal. »
     L'âme ne prend pas corps pour rien. Elle se détache de l'Unité non manifestée pour venir s'incarner dans la matière dense, dans le véhicule-corps, pour acquérir la toute sagesse et faire un retour conscient à la Source de toutes les Sources dont elle est issue.
     De fait, l'âme, précipitée dans la matière, traverse tous les stades de l'évolution. Chaque mort apparente est une nouvelle naissance, et chacun peut faire siennes ces paroles de Karuna qui retracent l'itinéraire de l'homme :
     « Je suis heureux de mourir en minéral
     parce que je vais renaître en végétal.
     Je suis heureux de mourir en végétal
     parce que je vais renaître en animal.
     Je suis heureux de mourir en animal
     parce que je vais renaître en l'homme.
     Je suis heureux de renaître en l'homme
     parce que je vais RENAITRE EN DIEU »
 
    (L'Instruction du Verseur d'Eau)
 
     L'homme n'est pas une terminale de trajectoire. La conscience émerge de ce qui est, d'abord la conscience séparative, « la conscience de » qui s'avère destructrice jusqu'à ce qu'elle devienne, par toute l'alchimie qu'est la vie même, (Al-chimie : la chimie de Dieu), la Conscience toute Consciente.
      « Dieu n'est pas un nom ni une personne, mais il est de vous ce qui est la Vie. » (Karuna, Les Sons de Dieu)
      L'âme, lors de sa venue sur terre, oublie pendant très longtemps sa Source et se coupe de l'Unité, ce qui s'image par la chute, le péché dans le christianisme, par l'ennuagement dans l'Islam, par l'ignorance dans le bouddhisme. « L'ignorance, c'est la façon inexplicable ou inintelligible dont Il (Dieu) se dissimule à Lui-même » dit le soufisme.
      La chute, la négation de la chute, puis son oubli amènent le développement d'une contre-nature qui s'accentue dans l'état actuel de décadence humaine en cette fin de l'âge de fer. Le développement anarchique des cellules dans le corps social comme dans le corps physique, la multiplication anarchique des pensées du mental, l'étalage dans la société de toutes les idiosyncrasies individuelles sont les causes véritables de toutes les catastrophes et de toutes les épidémies.
     L'homme s'identifie à son véhicule terrestre, à son corps (ses trois corps : physique, émotionnel et mental), un peu comme un cosmonaute qui, sur la lune, s'identifierait à son scaphandre parce que celui-ci est indispensable à sa survie. L'homme perd la conscience de sa transcendance et ne se laisse plus diriger par l'Esprit, il n'est plus le canal par lequel le divin crée le monde, ou il le reste en quelque sorte malgré lui, parce que cela ne peut être autrement.
     La Terre-Mère est vivante et elle suit les lois divines que l'homme enfreint le plus souvent. Elle nous fournit notre nourriture, toutes les conditions de notre survie et nous devrions lui en avoir une extrême reconnaissance puisque nous sommes ses invités pour un temps donné. Nous ne devrions pas prendre au-delà du nécessaire et, comme le faisaient les Indiens des Andes, nous devrions lui demander pardon de la blesser en cultivant la terre ou de tuer pour nous nourrir (aussi bien les végétaux pour ceux qui sont végétariens, que les animaux pour ceux qui ne le sont pas).
 
     Malheureusement, l'homme saccage la planète par les guerres, par l'exploitation forcenée de toutes les richesses naturelles, par la pollution chimique. Les écologistes mettent en évidence que, de décennies en décennies, les catastrophes dites «naturelles» (qui ne le sont en rien puisque fruits de la contre-nature parasitaire qui refuse l'ordre divin) croissent au rythme des pollutions.
      Les scientifiques commencent à considérer la Terre comme un organisme vivant (hypothèse Gaïa). Cet organisme est traumatisé par l'homme qui se conduit en parasite destructeur et en ennemi des lois divines ; ses réactions de rejet augmentent. Tout est vibration, et certaines vibrations émises par l'homme peuvent devenir destructrices. Il en reçoit les effets en retour, comme un boomerang.
     La pire des pollutions est celle qui provient du mental humain. Si l'homme s'enferme dans les notions qui naissent de ses émotions, il crée lui-même son propre enfer. Il trouble continuellement l'harmonie cosmique, alors que la Terre-Mère, les minéraux, les végétaux, les animaux, lorsqu?ils ne sont pas au contact de l'homme, suivent les lois naturelles.
Les pensées du mental, lorsqu'elles sont déviées, sont comme autant de pustules autour de l'Esprit, elles défigurent la création, engendrent une contre-nature destructrice de l'équilibre terrestre, elles sont causes de toutes les disharmonies que l'on peut constater dans l'homme et dans le milieu où il évolue. Ainsi par exemple, les millions de personnes qui ne pensent, en été, qu'à bronzer donnent naissance à une forme-pensée qui influe peut-être sur le temps et s'ajoute à d'autres causes pour amplifier les excès que nous connaissons : sécheresses et famines, inondations destructrices en progression constante. L'homme contribue à faire la pluie et le beau temps !
     Ainsi est-ce l'homme lui-même qui, par la loi karmique de cause et d'effet qu'il méconnaît, fabrique artificiellement les ruptures de l'équilibre normal.
     En effet, tant que les émotions humaines interfèrent et détournent le Flux divin, il y a construction contre-nature qui est inévitablement suivie d'une destruction. Mais cette destruction redonne à l'homme la possibilité de rectifier et de repartir sur des bases saines.
Du point de vue humain, les catastrophes comme les épidémies paraissent incompréhensibles. Elles n'en sont pas moins justes dans l'ordination divine et mettent l'homme dans les conditions les plus favorables pour progresser sur la Voie.
     Il serait temps de laisser de côté les anciennes interprétations qui prêtent à un Dieu extérieur à l'homme la vengeance ou le châtiment. Ainsi le sens donné dans beaucoup de religions au Déluge par l'eau ou par le feu ; ainsi dans la Bible, la destruction de Sodome et Gomorrhe, ou encore Dieu qui envoie la peste en Israël pour punir David d'avoir fait le premier recensement, « d'avoir dénombré les vivants comme on compte les cadavres » (Livre de Samuel). Du moins les religions mettaient-elles l'accent sur le péché de l'homme et sur ses conséquences. L'homme contemporain a perdu trop souvent cet ultime rempart de la religion exotérique et la phase de destruction s'accélère, en même temps que se construit un monde nouveau.
 
     Faut-il s'apitoyer sur les victimes des catastrophes? Les médias développent beaucoup nos réactions sentimentales. « L'agitation des sens et du mental superficiel autour de la mort et de l'horreur qu'elle inspire, que ce soit sur les champs de bataille ou le lit de souffrance, est la plus ignorante des réactions nerveuses. Pleurer les morts, c'est s'affliger d'une manière ignorante pour ceux qu'il n'y a point de raison de pleurer puisqu'ils ne sont jamais sortis de l'existence et quils n'ont subi aucun changement d'état douloureux et terrible, et que, après la mort, ils ne sont ni moins vivants, ni dans des circonstances moins pénibles que pendant la vie » écrit Sri Aurobindo (Le Yoga de la Bhagavad Gitâ).
     Il faut dépasser le sentiment de pitié, pour les autres et d'abord pour soi-même, ainsi que le sentiment de sa propre importance. Dans Le Prophète, Khalil Gibran dit justement : « Nul n'est innocent du crime qui le frappe. » Il en est de même pour ceux qui sont apparemment victimes d?une catastrophe. Ils sont venus dans cette incarnation pour vivre cette épreuve, en tirer la leçon et faire, d'incarnation en incarnation, le retour conscient à la Source, selon leur destinée, leur karma. Par contre, il est de toute urgence de cesser « d'assassiner Dieu en nous », comme le dit Ramana Maharshi, de cesser de faire obstacle au flux divin qui ne cesse de vouloir s'exprimer par nous. C'est la meilleure façon de prévenir les catastrophes.
Les épreuves sont nécessaires pour que l'homme progresse dans « les états multiples de l'être » (voir René Guénon), mais il peut éviter un grand nombre de souffrances inutiles qu'il s'inflige à lui-même en ne s'entêtant pas dans l'impasse par aveuglement.
 
     Un conte chinois, Utilise ce que tu es, de Fun-Chang, raconte l'histoire d'un empereur de Chine dont la capitale est anéantie par un tremblement de terre. Il survit providentiellement au milieu des ruines, ayant perdu son palais, sa femme, ses enfants et la plus grande partie de son peuple. Le Sage du conte lui dit :
     « - Ton corps est vivant, tu as un travail à faire, tu as un rôle à jouer. Ne cherche donc pas à savoir pourquoi tu es ici ; cela n'a aucune importance.
     - Sais-tu d'où je viens, pourquoi je suis ici ?
     - Oui, mais si je te donne une compréhension intellectuelle de la situation, cela ne t'aidera pas à reconstruire Lo-Yang.
      Tu as besoin de savoir que la situation dans laquelle tu te trouves est la situation qu'il te faut vivre : tu ne peux rester ici indéfiniment à te contempler le nombril en répétant : "Pourquoi cela m'est-il arrivé, d'où suis-je venu, pourquoi ma famille a-t-elle disparu, pourquoi suis-je empereur de Chine ? "
     Tu es cela, et c'est tout ! Tu es là parce que tu es là et tu as à utiliser la situation le mieux possible. Arrête de te donner des excuses. Tu ne peux vivre ni dans le passé, ni dans le futur, mais seulement dans le présent .» Tout ce livre est à lire et à méditer (Editions Soleil, Genève).
    Ce monde est maya, illusion, et disparaît comme un rêve pour celui qui s'éveille à la Connaissance, est-il dit traditionnellement.
     « Tout l'univers dans l'esprit du serviteur uni à Dieu, est semblable à un atome de poussière mû par le vent. » (Shaykh Abu Sa'hid)
     « L'amour est un océan et les cieux n'en sont que l'écume. Sache que les cieux tournent par l'effet de l'amour. » (Djalal al-Din Rumi)
     Mais qui jamais peut prétendre connaître les mystères insondables de la Création ?
« Chez nous, écrit Amadou Hampaté Bâ le sage Bambara, quand quelqu'un ignore l'essence d'une chose, il dit "Je ne sais pas" et "Je ne sais pas" est un des noms de Dieu. »
 
     Alors la lumière peut venir, la réponse peut être entendue, la leçon apprise...
 
 
******
 
 
 
 
 
 
 
 
       [1] - Emmanuel est connu pour avoir publié entre autres Le Bréviaire du Chevalier, Le Son du Désert, Hiéroglyphes français et Langue des Oiseaux aux Editions du Point d'Eau.
 
 
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 08:20

LES SERPENTS GUERISSEURS DU CADUCEE


 

Le caducée est un symbole clef des alchimistes. Hermès sépara un jour, d’un coup de baguette, deux serpents qui se battaient. Le Dictionnaire Mytho-Hermétique de Dom Pernetty nous dit :
« Le Caducée était composé de trois parties, de la tige d’or surmontée d’une pomme de fer, et de deux serpens qui semblent vouloir se dévorer. L’un de ces serpens représente la partie volatile de la matière philosophique, l’autre signifie la partie fixe, qui se combattent dans le vase ; l’or philosophique dont la tige est le symbole, les met d’accord en les fixant l’un et l’autre, et en les réunissant en un seul corps inséparablement. »

 

Gravure alchimique
Ce Caducée illustre le Trois.
 
 
« L’Unité se divise toujours en deux Visages mais chacun de ces Visages n’est point l’Unité.
Le 1 qui donne le 2 manifeste le 3 » (Le Manuscrit des paroles du Druide sans nom et sans visage)
 
Le bien et le mal ainsi font retour au juste, la voie du juste milieu. Les forces duelles vues comme antagonistes deviennent ainsi complémentaires, mieux encore ce symbole universel illustre « l’Unité des Forces duelles », dont parlent les Enseignements de Karuna, le « deux-un » de l’Evangile de Thomas.
 
L’Axe du Caducée peut être vu comme l’Arbre de Vie, situé « au milieu du Jardin d’Eden, Arbre qui ne fait qu’un avec celui de la « connaissance du Bien et du Mal ».
Il est justement le symbole traditionnel du médecin authentique puisque la guérison véritable est le retour à la Source, au-delà de toute dualité, dans l’Unité retrouvée.

 

 

Gobelet de Gudéa. Début du 3e millénaire. Basse-Mésopotamie.

Musée du Louvre, salle 2.

(Dessin de Flamia, extrait de La Vouivre, un symbole universel)

 


       Le plus ancien caducée découvert en Mésopotamie date du IIIème millénaire (musée du Louvre). Il est représenté sur un gobelet dit de Gudéa.
       Les deux serpents se croisent en six points, le septième étant au niveau des têtes. Ces sept points correspondent aux sept chakras indiens : Mûladhâra (chakra racine), Svâdhisthâna (sexe), Manipurâ (hara), Anâhata (cœur), Vissuddha (gorge), Ajnâ (milieu du front : 3eœil) et Sahasrâra (sommet du crâne).
 

 

 

 La Gorgone, détail du fronton du temple d'Artémis, Palacopolis, début du VIe s.

Musée de Corfou (Espagne)

(Dessin de Flamia, extrait de La Vouivre, un symbole universel) 

 


 

 

Escalier en fer à cheval, château de Fontainebleau.

Il comporte 5 "chakras".


 

 

 

Gazelle portant le caducée.

Fresque de la catacombe de Calliste, Rome, IVe siècle.

 


 

 

Temple hindou à Hampi (Inde).


 

 

 

Temple hindou à Pondichéry (Inde).


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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 08:16
« Les Derniers Trouvères »
chantent la Vouivre,
sur ses chemins,
 en maintenant vivante
la mythologie des Anciens
 
 
 
 
 
Qui sont-ils, ces derniers arrivés qui « Trouvère(ent)s » ? Et que trouvèrent-ils sur les Chemins de la Vouivre ?
 
      Un groupe de musiciens et chanteurs, devenus professionnels pour la plupart, qui se produit dans les Fêtes du Moyen Âge partout multipliées depuis quelques années en France. Pas une ancienne cité en effet qui ne pavoise les couleurs de ses drapeaux, oriflammes et armoiries et dont les habitants ne se costument une fois l’an en chevaliers, gentes dames, nobles pucelles, paysans, artisans ou gueux pour redécouvrir la Fête, sortir de la grisaille d’un quotidien banal.
 
     Le but de ces Trouvères passionnés? Ils le disent eux-mêmes :  
     « Chanter et conter
     ce que chantèrent et contèrent
     Bardes, Troubadours, Trouvères, Minnesänger...

Se faire l'écho des paroles des poètes et des philosophes médiévaux, des fidèles de l'amour véritable, du fin'amor...
Nous chantons le Moyen Âge... en français actuel, sur des mélodies médiévales ou composées dans l'esprit de ce qui se faisait à l'époque, afin de transmettre aux auditeurs toute la richesse et la puissance que nous ont léguées les Anciens.
Nous jouons en costume d'époque et nous nous accompagnons d'instruments anciens(1) ».
Là, la liste est longue ! Bendir, derbouka, flûtes, psaltérion à archet, mandoloncelle, dulcimer, hautbois rustique, harpe celtique et bardique, cistre, coquilles, vièle à archet, sonarel, cornemuse, cromorne, qarqabou, sagattes, veuze, bombarde et percussions ! Quelle richesse dans la diversité !
 
Que trouvèrent-ils sur les chemins de la Vouivre, ces Troubadours ?
 
 
 
 
         D’abord la joie de vivre qu’ils communiquent allégrement autour d’eux à travers leurs musiques, leurs danses et leurs chansons ! La filière des Fidèles d'Amour est de tous les temps, et donc du nôtre ! Ils chantent, ces Fous d’Amour, l'amour véritable, ce que Dame Nature enseigne (2). Ils trouvent La Dame à la Licorne, vierge de toute notion, qu’ils chantent mais aussi qu’ils jouent dans une pièce féerique, La Dame à la Licorne et au Lion (3), dont le décor représente l’une des célèbres tapisseries exposées au musée de Cluny à Paris (4).
     Ah ! La Dame ! Ils lui offrent, à elle et à nous, La Rose de Provins (5) que Thibaut de Champagne rapporta de Damas au XIIIe siècle pour en faire le fleuron de Provins la Magnifique (5) ! Ils chantent le Message d’Amour (6) qui réjouit les cœurs humains, Le Dit d’Amour (2) pour la Cause Unique qui régit tous les êtres. Ils prétendent Retourner à l’Amour (2)! et fêtent le renouveau d’un éternel printemps. Comme jadis, les païens de Cluny vont encore aujourd’hui en pèlerinage à La fontaine aux croix (6) dans le Bois du Bourcier pour y trouver le grand amour…
      Bien sûr ! Pas de « Dames » sans « Chevaliers » ! Toujours, aujourd’hui comme hier, Chevaliers et Dames « viennent en quête du Saint Graal, leur Sang réel, le Vivant de leur âme ! » dit Le Chant de Brocéliande (2).
 
 
 
     Le Moyen Âge qu’ils évoquent est encore celte et païen, et ils chantent Les Eléments car tout Chevalier digne de ce nom acquiert la maîtrise de la terre, de l’air, de l’eau et du feu. De Merlin ils chantent la Légende et ainsi celle des Chevaliers du Roi Arthur. Par leurs bouches, que nous dit le Chevalier modèle qu’ils décrivent ? Revêtu de mon Heaume (2), « je défends mon Royaume, le château de mon Âme en faction » ! Quelles furent leurs Rencontres en terre celte (2) ? Celles des pierres dressées sur les Hauts Lieux, là où furent érigées ensuite tant d’églises romanes, d’abbayes et de cathédrales. L’énergie est donnée, nous disent-ils, pour Bien vivre ou bien mourir (2), aujourd’hui comme hier.
 
 
 
 
     Ces Trouvères s’aventurent sur les chemins qui permettent de Redevenir un Ange (2), par nostalgie du paradis perdu. Mais, pour cela, ils suivent La Vouivre du Pèlerin (2), rendant grâces au Pape des Escargots Par les Routes et par les Chemins (2). Ils y rencontrent, sur ces chemins, l’énergie de la vouivre, de la bête faramine, de la tarasque, celle de la fée Mélusine (2), « Mère Lusine, Mère Humaine, Mère Divine… » et tant d’autres fées aussi…
 
 
 
 
 
Que nous disent-ils, ces baladins des grands chemins ? « Notre répertoire fait référence aux troubadours, trouvères, clercs-goliards, béguines, soufis, maîtres en religion... faits historiés, fables, légendes issues de la tradition orale... », « Autant de chants inspirés d'auteurs comme Dante, Maître Eckhart, Rûmî, Jaufré Rudel mais aussi Edgar Poe, Khalil Gibran, Henri Vincenot... et quelques anonymes ! (1) » Leur prestation est un concert inhabituel, où l'on découvre avec force et enthousiasme l'imagerie et la pensée médiévales, à travers les personnages et les thèmes qui ont marqué cette étonnante période de notre histoire. Les hauts faits, les récits et légendes, la quête éternelle sont ainsi imagés.
 
 
 
 
A qui devons-nous si belles paroles de tant de chansons ? Ils le disent eux-mêmes : « La majorité des textes de nos chansons est écrite par deux médiévistes :   Florian Lacour et Roland Deniaud. Nous interprétons également quelques textes dans leur langue d'origine.(1) » A qui regarde de près, il apparaît que nombreux ont été aussi les apports occasionnels de ceux rencontrés sur les chemins de la Vouivre.
 
 
 
 
En maintenant vivantes les anciennes figures archétypales, ces Trouvères rappellent les Figures Modèles et les Structures de la Manifestation, ce que font tous les mythes authentiques. Ils présentent dans leurs chants les vérités éternelles qui permettent la compréhension de la vie qui s’exprime en chacun ; par là, leurs paroles sont illuminatives. Ici et maintenant, toujours, le retour à la Source de toute chose est possible…
     Loin d’un savoir historicisé, ce groupe vit essentiellement les valeurs qu’il chante et c’est pourquoi il rayonne partout où il se produit, maintenant vivante l’ancienne mythologie, celle de la Vouivre, de la Tarasque, de la Dame, de la Licorne, de la Quête, de la Folie d’Amour..., de la Joie de Vivre pour promouvoir le Bien, le Beau, le Vrai.

(1)   Présentation du groupe sur le site : http://www.lesdernierstrouveres.com/presentation.html
(2)  Les Derniers Trouvères. Echos de Brocéliande et d’ailleurs.
(3) Pièce de théâtre d'Emmanuel -Yves Monin.
(4) Voir Le Message des Tapisseries de la Dame à la Licorne d'Emmanuel- 1973, 3e éd. 1990, Point d'Eau.
(5)
CD Provins la Magnifique, produit par « Des chansons sur Mesure ». 
(6) CD Cluny ville éternelle, produit par « Des chansons sur Mesure ».


 
 
 

 
 
 
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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 16:15

 

 

Peinture au Rainbow Gathering d'Australie,

Noël 2006.




L'image vient du bâtiment en face
du Rainbow Temple
(Rosebank, près de Nimbin, Australie)

 

 

 

 

 

 

 





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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 09:06

Les Gardiens du Seuil des Shetland,

en Ecosse.

 

Dans l'île de Mainland, au sud de Levenwick :

 

 

 

 

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 08:53
Propos sur un film

« LA VOUIVRE »
adapté du roman de Marcel Aymé
La Vouivre

Par Kinthia Appavou
(Le Monde Inconnu, N° 106, juin 1989)
En effet, qu'est-ce que la Vouivre ?



Fragment de frise provenant de l'abbaye de Sainte-Geneviève,
à Paris, XIIe siècle.

     

      On la trouve sous diverses représentations dans les cathédrales où les Compagnons bâtisseurs ont maintenu son Image au moyen de sculptures en bois ou en pierre (chapiteaux ornés, bas-relief, stalles) : serpent, dragon, femme parfois (Mélusine) mais dont la principale figuration est sans doute la Vierge Noire (si bien traquée par Jacques BONVIN dans un livre récent Vierges Noires, Ed. Dervy-Livres ; si bien perçue par Pierre GORDON dans Essais sur les Vierges Noires, Mélusine, l'Origine et le sens des contes de fées, Ed. Arma Artis, 1983).

     Henri VINCENOT nous en parle dans ses livres Le Pape des Escargots et Les Etoiles de Compostelle en souvenance d'une tradition celtique où elle désigne sous ce terme les énergies telluriques canalisées, captées par le Menhir ou la Cathédrale qui ne sont que des catalyseurs, points de jonction de ces Forces Telluriques et des Energies Cosmiques (montrant par là le véritable rôle de l'humain sur la Terre : pivot entre ciel et terre).[1]
     Le symbole-serpent, dans toutes les traditions, représente la VIE dans ce qu'elle a de plus primitif, la Nature insaisissable car toujours mouvante (Voir Dictionnaire des Symboles - J. Chevalier, A. Gheerbrant - Ed. Bouquins).
      La Vouivre est ici personnifiée par une Femme qui incarne (ou devrait incarner) cette Nature. Elle est nue, elle nage dans les eaux et est entourée de vipères (à l'origine, le mot « Vouivre » ne provient-il pas du mot
« Vipre » ?).
     « Elle est Quintessence. Son rôle alors : non point de donner ce que l'humain dévoyé convoite, mais de montrer le chemin de la Connaissance[2] » ; et ce que l'homme convoite ici, dans ce film, c'est le diamant qu'elle porte autour de son cou et qu'elle laisse parfois sur le sable.
     La grosseur même du diamant porte à croire qu'il est d'un prix inestimable, hors de toute norme connue dans le phénoménal. Ce diamant ne symbolise-t-il pas la Connaissance, la  "Pierre Philosophale" des Alchimistes ?
     Quiconque posséderait le diamant sans y être préparé serait voué à la mort. Il ne s'obtient pas par convoitise, cupidité : possessions, richesses, pouvoirs ne peuvent en être le but. Il ne peut être utilisé à des fins purement égoïques.
     « Telle est la Voie du diamant et tel est le Diamant lui-même. 
     Par la cristallisation des Energies de la Matière sans magnétisation d'Ego et "d'extérieur", tu obtiens et deviens le Cristal.
     Par la brûlure de l'enfer, tu obtiens et deviens le Charbon car un identique élément les génère et le chimiste a su judicieusement graver son Nom : C (cassure ou Ciel sur la Terre).
     Ainsi, voilà ton choix : Diamant ou Charbon.[
3] »
     Pur et dur : la Voie du Diamant est la Voie de la Perfection (Voir dans le Bouddhisme tantrique du Tibet « La Voie de la Foudre et du Diamant »). « N'oublie pas, toi qui cherches la Vérité de l'Immensité que seul importe le Diamant qui est concrétisation de Lumière, état le plus parfait de la Matière ».[3]
     Cette Vouivre est donc la gardienne de cette Pierre Précieuse entre toutes. « Mère veilleuse [4]» , elle en assure la protection et seul peut toucher le Diamant qui est déjà « PARFAIT », pur, à l'image de la Vierge qui, seule, peut apprivoiser la Licorne ou de Galaad qui peut s'asseoir au Siège Périlleux dans la « Quête du Graal » parce qu' « Homme Parfait[5]».
     « De cette Unité Première, la manifestation de l'humain, ce qu'on appelle l'Homme Parfait dans la Tradition, l'Homme Parfait qui est la concrétisation, la relativité de l'Absolu, la Juste Relativité. On peut dire la Relativité avant la Relativisation. » [3]
     Elle convie les êtres à qui elle apparaît, à ce chemin initiatique.
     C'est en cela que l'on peut dire aussi qu'il n'y a pas de héros dans ce film, seulement des êtres humains « englués dans leurs principes », alourdis par leurs « pesantes routines [6]» et qui ramènent tout à leur petite échelle. « Vous n'êtes que des papillons englués dans vos principes, dans vos tueries » dira-t-elle à Arsène.
     Mais par sa présence à nouveau dans cette région (« J'y suis passée il y a une soixantaine d'années » dit-elle) la possibilité d'un réveil leur est donnée (comme dans le conte de « La Belle au Bois Dormant »). Les êtres peuvent ressentir l'appel de la Vouivre à tout instant. Ne sont-ils pas tous des Héros en potentialité ?
     Ils nous renvoient simplement à nous-mêmes dans notre quotidienneté, face à la Vie, enfermés dans ces notions, ces obsessions mentales (sexuelles ou autres) qui interfèrent avec cette Energie et ne nous laissent pas accomplir notre véritable rôle : Intermédiaire entre Terre et Ciel [1] .
     « Moine errant sur les filières de la Vouivre, médite sur la double signification du Dragon. Tu comprendras que l'Hydre prend têtes et corps par toi, étant issue du Serpent Souterrain.»[7] (...)
     Résumons l'histoire qui, en elle-même, est simple :
     Arsène, issu d'une famille paysanne, revient de la guerre de 14-18 après un an d'hospitalisation pour blessure à la tête. Cette blessure lui crée des
« absences », ce qui fait qu'il n'est plus tout à fait comme les autres.
     « Depuis votre blessure, vous ne vous sentez plus tout à fait vivant. Eh bien, en médecine moderne, ça porte un nom. Ça s'appelle le "vertige de l'irrémédiable".
     « Ne vous affolez pas, c'est le morceau de fer que vous avez dans la tête qui bouge de temps en temps, c'est tout », lui dit le médecin lors d'une visite médicale.
     Il est en quelque sorte en sursis et il en a conscience. D'ailleurs on le croyait mort et, pour certains, il a l'air d'un revenant. Mais cela lui ouvre des perceptions nouvelles qui le rendent disponible à l'Inconnu.
     Dès son arrivée à la ferme, il entend parler d'un homme qu'on a retrouvé mort, « bouffé par les vipères », puis il apprend par la suite que c'est à cause de la « Vouivre ». Il entend ce nom pour la première fois et ne sait ni qui elle est ni ce qu'elle est, jusqu'au jour où lui-même la voit, nue avec son diamant, entourée de vipères.
     Il est alors attiré par elle plus que par le diamant et s'interroge à son sujet. Son ami, Urbain, un fidèle employé de la ferme, semble bien la connaître et lui raconte sa légende en le confrontant à quelque chose d'irrationnel qu'il ne peut pas comprendre mais qui l'attire tout en lui faisant peur. Un jour, il la revoit alors qu'il la guettait sur une rive marécageuse au milieu d'arbres morts. Cette fois, ils font l'amour. Une autre fois, il lui pose des questions sur le sort des hommes et elle lui répond en le remettant face à lui-même.
     Une dernière fois, ils se retrouvent dans une église, et vite ennuyée par ses « histoires personnelles » [
6] ainsi que sa « suffisance »[6], elle le
« remet en place » en lui faisant comprendre qu'il est bien peu de chose sur cette terre.
     « Quand ton squelette sera depuis longtemps tombé en poussière, je continuerai à me baigner dans les étangs. Tu ne seras pas plus pour moi que le souvenir d'une ride à la surface de l'eau » lui dira-t-elle. Blessé dans son orgueil et voyant ses limitations, sa propre mort dont il a une conscience aiguë, il comprend qu'il lui reste encore une chose à faire : « à bien
mourir ».
     De la Vouivre, il n'aura ensuite que deux brèves visions.
     Pris de compassion pour Urbain qui est chassé de la ferme, étant trop vieux et fatigué pour le labeur, et suivant une pulsion intérieure, il décide de lui construire une maison sur le terrain communal, entre le lever et le coucher du soleil, comme l'autorise la loi !
     Il réussit pour cela à rassembler tous ceux qu'il connaît pour l'aider dans sa tâche. « J'ai mon église à construire moi aussi » dit-il au curé qui ne comprend pas ce qu'il veut signifier.
     Cet acte gratuit, don du Cœur, accompli dans la Joie, lui aura peut-être donné la paix avant de mourir.

     La trame essentielle du film réside dans la présence, invisible ou visible, de cette Vouivre qui relie tous les êtres et dont la réalité est perçue différemment selon le niveau de conscience des personnages. Tout le monde en parle, d'une façon ou d'une autre, mais pour la plupart d'entre eux, elle vient heurter leurs notions, leur raison : le maire dit que c'est « la Folle des Eaux », le curé, que c'est « Le Diable » et la propre mère d'Arsène la nomme « cette saleté-là ».
     Seul, le sage Urbain sait. Voici ce qu'il répond à Arsène quand celui-ci lui demande d'où elle vient :
     « Il y a longtemps qu'elle est là sur ces plaines et sur ces eaux ! Bien avant l'arrivée des hommes ! Des milliers d'années, elle a vécu seule avec les bêtes qui étaient toute la vie du monde.
     Ici il n'y avait que des forêts où la lumière ne rentrait pas.
     Des marais, des pourrissoirs où grouillaient toutes les vermines.
    Elle était seule, en avant de la vie. Elle cherchait dans le regard des bêtes la lueur de l'Esprit qui annoncerait la fin de sa solitude. Et puis les premiers hommes sont arrivés. Des monstres voûtés aux genoux pliés, au crâne surbaissé. Elle les a pris par la main et les a conduits dans les grottes, à l'abri des fauves, du gel et des tempêtes. Elle les a vus grandir, devenir de plus en plus malins. Alors... Psss... Elle les a quittés.
     - Arsène : Elle les a quittés ? Pourquoi ?
     - Urbain : Ils voulaient quelque chose de plus que la Vie.
     - Arsène : Quoi ?
     - Urbain : L'Eternité !
     - Arsène : Mais depuis ?
     - Urbain : Depuis ? Elle est toujours aussi belle ! Elle aime les bois, les étangs, et elle va sans plaisir à ses jeux, avec les saisons simplement, comme une bête.
     La Vouivre ! Psss ? Arsène, attention ! Psss ? »
    Voilà bien l'ambiguïté de l'être humain : à la fois ange (Forces cosmiques) et bête (énergies telluriques). Ces énergies telluriques constituant la partie animale de nous-mêmes, comment refuser ces pulsions sans être tiraillés, c'est-à-dire sans être coupés en deux  ? A l'image de saint Michel maîtrisant le Dragon qui n'est en réalité que la représentation de ces courants telluriques, l'être humain doit réconcilier ces forces apparemment antagonistes pour atteindre à cette Unité, Etat Naturel de l'Homme.
      « Le passage de l'être humain à l'Humain se fait par l'animal
reconnu[8] ». Accepter cette réalité, c'est se connaître. Séparer alors l'homme de l'animal devient un non-sens comme le fait le curé dans son propos : « Cependant, Dieu reconnaît facilement les siens. Il a fait de nous des hommes, non des bêtes ! Conduisons-nous comme des hommes ! » Mais qu'est l'homme ?
     La Vouivre, elle, prend. Elle « goûte » (" J'aimerais savoir quel goût tu as, Arsène ", dit-elle). Elle a une connaissance directe des êtres et des choses qui l'entourent, passant par les sens, certes son Essence, mais non mentalisée. N'ayant pas de désirs personnels ni de monde émotionnel, elle n'a pas de préférence : elle n'aime pas plus Arsène que les vipères ou les grenouilles parmi lesquelles elle vit. Elle a pouvoir sur les bêtes qui obéissent à sa voix. Elle peut aussi parler le langage des humains. Ainsi, elle convie Arsène à  « ECOUTER » la Nature, le Silence. « Ne parle plus, t'es redevenu une grenouille. Ecoute ! » lui dit-elle.
     Cesser le « dialogue intérieur »[6] , c'est cela écouter. C'est atteindre au point de la « Connaissance Silencieuse »[6] où il n'y a plus de doute, plus de questions.
     « Je ne dois pas penser
     Je ne dois pas croire
     Je dois seulement savoir Ecouter
     C'est cela penser et croire.»[9]
     Une simple bête ne pourrait pas parler et, de plus, cette « bête » n'est pas si bête qu'elle en a l'air. De quoi faire dégringoler certains murs qui soutiennent la raison.
     Dès le début, Arsène lui demande si les hommes sont seuls pour toujours. Elle répond OUI. Il lui demande ce qu'ils cherchent. « Leur propre Image » lui répond-elle. « Ils la trouvent parfois ».
 
 
                                                              Kinthia Appavou
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 [1] - Emmanuel - Le Bréviaire du Chevalier - Vol. I, 1983, (6e éd. 1997), Ed. Le Point d'Eau, p. 163.
[2]   - Emmanuel - De la Belle et la Bête à l'Androgyne, ou Diane à la Licorne - Ed. Les Amis du Désert et le Point d'Eau, p. 45.
[3] - Emmanuel - Le Livre des Structures - A paraître.
[4]  - Voir : Emmanuel - Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux- 192 (5e éd. 1994), Ed. Le Point d'Eau.
[5]  - Voir : Nasafi - Le Livre de l'Homme Parfait - Ed. Fayard, 1984.
Egalement : R. Guénon - Le Symbolisme de la Croix, p. 20, chap. II, L'Homme Universel, Ed. Véga-Guy Trédaniel, 1984.

[6] - Carlos Castaneda - Le Feu du Dedans et La Force du Silence - Collection Témoins, Gallimard.
[7]  - Emmanuel - Le Bréviaire du Chevalier - Vol. I, 1983, (6e éd. 1997), Ed. Le Point d'Eau, p. 175.
[8] - Emmanuel - La Chasse Sacrée, Noble Science de Vénerie - Ed. Le Point d'Eau.
[9]  - Karuna Platon - L'Instruction du Verseur d'Eau - (1ère éd. Le Courrier du Livre, 1973, 2e éd. Le Point d'Eau, 3e éd. Les Ed. de la Promesse, M.B.E. n°377 - 2 bis, av. Durante, 06000 Nice.
 
 
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 11:25

 

Le Dragon-Vouivre des Contes de Fées


 



Peinture de Robert Giusti
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 10:46

ADAM CHEVAUCHANT L'ENERGIE


REPRESENTEE PAR LE DRAGON-VOUIVRE


 

 


Entourés par les Anges,
Adam, chevauchant le Dragon-Vouivre,
et Eve chevauchant le Paon.
Leurs têtes sont auréolées d’une « flamme prophétique »
analogue à la mandorle ou à l’auréole.
 
Miniature persane provenant de Falnameh, XVIe siècle.

Dans Religion et Histoire n° 1, mars-avril 2005 :
"Adam, premier homme et premier prophète" par Roberto TOTTOLI,
Docteur en Etudes islamiques, chargé de cours à l'Université de Turin.
Traduit de l'anglais par Virginie Larousse.


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