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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 11:36

Seconde édition de "Tisserand de Soleil", de Kathy Dauthuille, aux éditions du Puits du Roule
Seconde édition de "Tisserand de Soleil", de Kathy Dauthuille, aux éditions du Puits du Roule

« Le Silence n’est pas se fermer sur soi

mais au contraire “s’ouvrir au Soi”.

Cette ouverture du Soi ouvre les Portes

à la Communion avec la Terre entière. »

Platon le Karuna, Le Livre du Silence,

Les Editions de la Promesse, 2011.

Qui est cet « Homme de lumière et de vent », le chaman de Santa Marta, dans la Cordillère des Andes, en Colombie, dont la rencontre nous est proposée ? Pour nous le dire, la poétesse cisèle les phrases qui sertissent des mots précieux comme des gemmes, ceux qui mettent en résonance les sensations subtiles d’une juste manifestation duelle avec la Source unitaire qui les produit
Dans l’immobilité du Silence, l’approche ainsi se fait et la spirale de la Vie se déroule. Qui sait apprivoiser les mots, lentement, très lentement, pénètre son mystère, et la rencontre initiatique se produit, rencontre de celui qui s’ouvre, se dépouillant de la fausse dualité de civilisé pour se pénétrer des sensations naturelles que le Sage Kogi, en humain véritable, lui distille à sa mesure lors de leur rencontre pénétrée d’une majestueuse simplicité.
Il n’y a pas seulement entre eux ce silence qui est absence de bruit, absence de paroles extérieures, non : mais le Silence de la Vie en Sa Source… qui sait se faire paroles pourtant quand il le faut, le plus rarement possible ! Alors une ouverture se fait, une pénétrante communion s’établit entre l’Homme, le Kogi, et cet autre lui-même qui naît du tissage de la juste nature humaine avec son divin manifesté par lui. Chaque mélopée est un chant qui tisse la rencontre dans un pays que les soufis pourraient dire être le « non-où », même s’il figure sur une carte, tant ce territoire occupé jadis par les Tayronas semble hors de notre temps.
La « plaine du bas-pays » s’élève jusqu’à la « hauteur des cimes » enneigées pour « entendre la paix », le don de la mère-terre et du père-soleil aux enfants qu’aucun silence n’effraie lorsque le cœur n’a plus peur de l’au-delà des mots.
Cela passe par les choses qui ne sont pas seulement des choses. Elles sont les formes que prend, pour les yeux humains, l’unique Substance qui les fait apparaître choses par et pour les sensations qu’elles procurent, sans pour autant qu’elles perdent leur essence, leurs émanations naturelles. Ainsi d’un simple pot, d’une urne de terre façonnée par l’amour. Alors s’écoute « le vide qui résonne », le son inaudible. La complicité naît du partage d’une « infusion de thym à l’odeur vivifiante ». Les cendres du feu éteint parlent… La nuit ouvre à un autre niveau de conscience.
Dans « Aluna », le monde suprasensible, la télépathie véritable est naturelle ; le désir de compréhension traverse l’espace. L’art du tissage noue et dénoue le destin et son tissu est fait de silence et de rêve aussi bien que d’espoir ! Tout est à redécouvrir, non pas seulement par les sens, mais par la pénétration de l’essence de chaque chose. L’initiable, « Rayon de brume », reconnaît celui qui l’attendait, « Bruant des neiges » ; celui-ci l’accueille et l’ouvre à la beauté, celle des cimes, celle de la mer et de ses coquillages, sacralisant tout, le brin d’herbe comme le moindre caillou, le vol du condor, l’étoile, la caverne…, la danse avec toute la Tribu, le rituel… et la Terre revivifiée.
Se déroule alors tout au long de ce poème aux trente-six mélopées un collier de perles rares et lumineuses, tissage des quatre éléments qui se multiplient en restant toujours neuf. Ou bien dirait le kabbaliste qui sait que « tout est nombre », une trinité dodécalogique comme il se doit, ou encore l’humain se multipliant en s’unifiant avec son divin !
Chaque mélopée avance dans le mystère qu’est la Vie se vivant. Chaque découverte montre que les clefs en sont simplicité, ouverture, humilité, nudité totale qui est absence de notions, de jugements, de concepts, de désirs et de peurs… Par son architecture, ce tissage produit cette Œuvre, cet « Opéra » qu’est « La Rencontre », pleinement opérative, au cours duquel le tissage des rêves se révèle être le Réel et l’OR solaire, le Tout que contient chaque chose…
Régor

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commentaires

Régor 18/07/2013 14:55

La Providence fait bien les choses puisque le Jour Anniversaire est celui où se renouvelle pour une année le potentiel d'Energie reçu à la naissance...

Terrevive 16/07/2013 22:54

Que cette page sur "Tisserand du soleil" mise en évidence sur ce site de Vivrevouivre le jour de mon anniversaire et accompagnée du texte de Régor où il donne son ressenti très affiné, chemine sur cette Terre avec bonheur.

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