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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:06

Une autre image

de la Mère Universelle, Serpent Premier :

Coatlicue, déesse de la Terre chez les Aztèques,

Mère des Dieux et "Dame aux Serpents"



Elle a donné naissance à la lune et aux étoiles, au dieu du soleil et de la guerre.
Elle recevait aussi le nom de « notre grand-mère »
.


      Son nom signifie
« Dame aux jupes de serpents ». Elle est « Déesse-Mère de la Terre qui a donné naissance à tous les astres », « Déesse du feu et de la fertilité
 », « Déesse de la vie, de la mort et de la renaissance » et « Mère des étoiles du sud ».

       Sa jupe est tressée de serpents et ses seins montrent qu'elle a beaucoup allaité, ce qui les rend particulièrement beaux. Elle donna naissance à de nombreux dieux.





Cette énorme sculpture, la Pierre de Coatlicue,
a été découverte par l'astronome Antonio de Léon y Gama
en 1790
lors d'une rénovation de la ville, près de l'endroit où fut extraite la pierre de soleil aztèque.
Elle est exposée dans le Musée national d'Anthropologie et d'Histoire à Mexico.

Coatlicue préside à la naissance et à la mort.

D'après Wikipedia.


L'ANDROGYNIE DE LA MERE UNIVERSELLE, SERPENT PREMIER !




               

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 06:26




LES TEMPLES MEGALITHIQUES DE MALTE

 

 

©Article de Kathy Dauthuille
http://kathy.dauthuille.online.fr/index.html

 

 

 

         L' île de Malte est surtout connue pour ses chevaliers mais peu pour ses temples. En fait l'île de Malte et la petite île de Gozo à côté possèdent sept temples mégalithiques ; actuellement dix-sept sites regroupent trente-trois vestiges au total.

        Ces temples sont les plus anciens du monde et datent de l'âge du bronze. Le temple de Ggantija (qui veut dire géant) se trouve dans l' île de Gozo et date de 3600 av. J.-C.,  dans le fond d'une chambre, on trouve  des structures tabulaires. Pas très loin se trouve un cercle de pierres (reste d'un hypogée).


Temple de Ggantija.

© Photo K. Dauthuille

 

      Le temple de Tarxien date de 3500 ans av. J.-C., on y trouve des bas-reliefs à spirales, la partie basse d'une statue de déesse (aux formes généreuses, peut-être une statue de la fécondité).

 


Temple de Tarxien.

© Photo C. Dauthuille

  

     Le temple d'Hagar Qim qui date de 2600 av. J.-C.,  possède un mur d' enceinte cyclopéen et Mnajdra qui date de 3500 av. J.-C. montre des portes monolithiques, ce sont des temples aux structures colossales, on peut trouver dans un mur une pierre de 6,60 m pesant 20 tonnes.

 

 



Temple de Hagar Qim.

© Photo K. Dauthuille 


 



Temple de Mnajdra.

© Photo K. Dauthuille

 

 

     Ces temples (édifiés souvent par trois) ont ceci en commun, c'est qu'ils sont édifiés en chambres ellipsoïdales qui ont les contours des statues de la fertilité ; en effet, en superposant les contours de la statue et du temple, ceux-ci coïncident.

     Ce sont des sanctuaires comportant des absides.

     Celui de Mnajdra est édifié de telle manière que les rayons du soleil levant du solstice entrent dans le couloir central.

 


Plan du temple de Mnajdra.

© Photo K. Dauthuille

 

 

      Nous trouvons des autels et des 'passages d' oracle'. 

 

 


Autels.

© Photo K. Dauthuille

 



Passage d’oracle.

© Photo K. Dauthuille

 

     Parallèlement aux énormes statues de la fécondité, on a retrouvé dans

l'hypogée de Hal Saflieni une statuette en terre cuite représentant une dame endormie, vêtue d'une robe plissée dans le bas. On pourrait penser que cette statuette était liée au rite du 'rêve lucide' pratiqué jadis dans des 'salles d'incubation'.

 

      Ce sont des lieux impressionnants de par leur forme, leur symbolique et par ce qu'ils dégagent vibratoirement."

 


                                                                                    Déesse de Skorba.

 



    "Le reste du temple maltais le plus ancien serait un mur de grosses pierres sèches érigé au néolithique sur le site de Skorba. Datant de 5 200 ans avant J.-C. A, il serait donc antérieur de 700 ans à la première construction mégalithique continentale, le Cairn de Barnenez dans le Finistère (4 500 à 3 500 avant J.-C.), de 1 200 ans aux alignements de Carnac (4000 avant J.-C.), de 2 400 ans au cercle de Stonehenge (2 800 à 1 100 avant J.-C.) et 2 600 ans aux pyramides d'Égypte (2 600 à 2 400 avant J.-C.)."
        Les plans des divers temples se trouvent sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9histoire_de_Malte

     Le temple turc Göbekli Tepe dont le toponyme turc se traduit en français par « la montagne du Nombril », en référence à sa forme a une datation estimée entre - 11500 et -10000 avant notre ère[
                                            ( Encyclopédie Wikipedia)


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:13

Artémis, la déesse multimammaire

du château de Fontainebleau

La Mère Universelle a été honorée
en tout temps et en tout lieu.

Son culte est celui de la fécondité.

       « Au commencement, elle était présente, matrice originelle, mer sur laquelle planait l'esprit de Dieu... Moi, la mère de la nature, la maîtresse des éléments, la source première des siècles, la reine des mannes, je suis la plus grande des divinités ; ainsi l'on me nomme Cybèle en Phrygie, Minerve à Athènes, Vénus en Chypre, Diane en Crète, Proserpine en Sicile, Cérès à Eleusis, ailleurs Junon, Bellone, Hécate ou Némésis... Tandis que l'Egyptien, qui dans les sciences précéda tous les autres peuples, me rend hommage sous mon vrai nom de la déesse Isis.» 

(Gérad de Nerval, Les Filles du Feu)





L'Artémis multimammaire du château de Fontainebleau ( Seine-et-Marne)
a été influencée par l'Artémis multimmamaire d'Ephèse (Turquie),
dont les "seins" sont des testicules de taureau
marquant son androgynie et rappelant l'ère du Taureau.
 


 

Musée de Selçuk (Turquie).

Voir l'image d'Isis multimammia d'après la gravure de G. Marcel (1686)

 in De la belle et la Bête à l'Androgyne..., Emmanuel-Yves Monin,

Amis du désert, 1985, p. 57.


LA MERE UNIVERSELLE ANDROGYNE ET LE SERPENT PREMIER

LA VIERGE NOIRE SORTIE DE LA CRYPTE PERD SES POUVOIRS








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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 10:14

Le Déluge selon la Bible

 

 

 

             Ah ! Le Déluge ! Celui de Noé n’est en rien le premier ! Déjà le Poème du Supersage le précède, en Mésopotamie, dans La Légende de Ziusudra, dix-sept siècles avant Jésus-Christ ! L’Epopée de Gilgamesh, qui le reprend cinq siècles plus tard, raconte qu’un sage fut invité par le dieu Enki à construire un navire pour échapper au déluge décidé par l’assemblée des dieux.

 


Tablette du Déluge
.

 

             L’Arche de Noé aurait été une grande barge sans mât, d'environ 137 mètres de long, 26 mètres de large et 16 mètres de haut. Noé y engrangea des vivres, y fait monter sa femme, trois de ses fils avec leurs épouses et des couples de chaque espèce animale vivant sur terre.

 


Construction de l’Arche.
Peinture anonyme, 1675.

 

 

            Yahvé lui dit :

                     « Viens, toi et toute la maison, vers la caisse.

                     Oui, je t’ai vu, toi, un juste face à moi, en ce cycle.

                     Tu prendras pour toi de toute bête pure, sept par sept,

                     Un homme et sa femme,

                    et de toute bête non pure, deux, un homme et sa femme.

                    Des volatiles des ciels aussi, sept par sept, mâle et femelle

                     pour vivifier une semence sur les faces de la terre.

                    Oui, dans sept jours encore, et moi-même

                    je fais pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits.

                    J’efface toute existence que j’ai faite sur les faces de la glèbe. » (Genèse 7, 1-4)

 


Embarquement.
Tableau de Edward Hicks.

 

             L’Arche terminée, l’embarquement s’accomplit, mais un animal fut peut-être oublié qui manqua terriblement aux humains ! Lequel ? La Licorne est très rarement représentée dans l’Arche ; elle l’est pourtant sur un vitrail de l’église Saint-Etienne-du-Mont à Paris. Or, la Licorne symbolise traditionnellement l’Esprit.

 


 

             La Licorne dans l'arche, avec les autres animaux : L'ARCHE ET LA LICORNE
Vitrail de l'église saint-Etienne-du-Mont, Paris


 Les écluses du ciel s'ouvrent.


Le déluge par Michel-Ange.

  

   Seuls Noé et les siens survivent ; les eaux refluent durant quarante jours et l’Arche, la caisse,
vient s’échouer sur le Mont Ararat, volcan de basalte noir,
point culminant actuel de la Turquie (5137 m.), et symbole de l’identité arménienne.
Les descendants de Noé n’ont pas manqué de diviser la terre en frontières
symbolisant leur complète incompréhension de l’unité humaine. 
        

 

 


Mont Ararat vu du monastère de Khor-Virap.
 


             Choisi par Noé à cause de sa perspicacité, le corbeau fut envoyé en éclaireur ; il vola au-dessus des eaux du déluge mais revint sans avoir vu la terre. La colombe, envoyée à son tour, ne revint que le septième jour avec « une feuille fraîche d’olivier dans son bec ». C’est encore un sept bien symbolique dont il s’agit  (1)
, tout comme les quarante jours !

 


Le lâcher de la colombe.

Gustave Doré.

 

            Yahvé dit alors à Noé :

                      « Sors de la caisse, toi, ta femme, tes fils,

                      les femmes de tes fils avec toi,

                      tout vivant qui est avec toi, toute chair, volatile, bête,

                      tout reptile rampant sur la terre, fais-les sortir avec toi.

                      Qu’ils foisonnent sur la terre, qu’ils fructifient,

                      et se multiplient sur la terre. » (Genèse 8, 16-17)

 

 

            Après le Déluge, Noé parcourut les océans. Après avoir déposé Cham et sa femme sur la côte africaine pour qu’ils repeuplent l’Ethiopie, il remonta en Méditerranée vers Valence, lorsque la tempête le fit échouer sur l’île des Dragons actuellement au large du port de pêche de Sant Elm dans l’île de Majorque. Il laissa là en reconnaissance son fils Japhet avec sa femme Onera. Leurs enfants jouèrent avec les petits sauriens qui sortaient des œufs pondus sur ses plages, d’où le nom de Drag-Onera attribué à cette petite île ! Vue du ciel, cette île a la forme d’une tête de Dragon.  

 
 


 Île de Dragonera. Majorque, Espagne. 

 

              L’arc-en-ciel fut donné en signe d’alliance entre le ciel et la terre pour un nouveau cycle, symbole que l’on retrouve partout actuellement chez ceux qui œuvrent pour la paix et contre toutes les formes de discrimination.

             Légende, cette histoire de déluge, prétendent les historiens, en prenant ce mot en négatif ! Des traces d’un déluge remontant à plus de 2000 ans avant J.-C. sont rapportées et, dans leurs écrits anciens, les Iraniens appellent les Montagnes d’Ararat « Khouhi-Noukh », la Montagne de Noé. Epiphane de Salamine, en 400 av. J.-C., écrit : « Aujourd’hui encore, on montre les restes de l’Arche de Noé dans le pays des Kurdes ». Beaucoup d’auteurs anciens témoignent du fait que l’on voyait encore les restes de l’Arche 2 à 300 ans avant notre ère et que les habitants de la région du Caucase « grattaient le revêtement de bitume de l’Arche de Noé qu’ils avaient retrouvée pour s’en faire des contrepoisons et des talismans (2) ». Les sources hébraïques, la traduction araméenne de la Bible, la mémoire orale des peuples du Caucase, les récits des voyageurs depuis le XIIe siècle, de nombreux écrits de moines, de théologiens, d’évêques, de rois témoignent de l’existence d’une Arche que l’on pouvait apercevoir lors des fontes des neiges. Sans compter tous les récits des explorateurs des XIXe et XXesiècles et des aviateurs des deux guerres mondiales. En 1955, au péril de sa vie, l’alpiniste Navarra découvre finalement des morceaux de poutres en bois sculpté. Il procède à plusieurs analyses scientifiques au carbone 14 dans différents laboratoires européens, qui les datent de 3000 à 5000 ans, précisément l’époque du Déluge selon la science et selon la Bible. Il publia un compte-rendu de ses premières découvertes dans un volume intitulé « J’ai touché l’Arche de Noé » paru en 1956.

             Sur ce sujet, la Transmission de père en fils, constante et sans faille au sein du peuple juif, est donc confirmée par maints témoignages (3).

 


Photographie de 1949 :

Est-ce les débris de l’Arche qui paraissent en sombre ?

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Le Déluge dans la mythologie grecque
 

 

 

            Mais les récits de déluges sont fort nombreux. Semblablement, les Grecs content que Deucalion, fils de Prométhée, et sa femme Pyrrha, furent les deux seuls justes qui échappèrent au déluge lorsque Zeus décida de détruire les hommes de l’âge du bronze. Pendant neuf jours et neuf nuits, leur arche vogua sur les eaux du déluge. C’est en jetant des pierres par-dessus leurs épaules, sur l’ordre de Zeus, qu’ils repeuplèrent la terre. De celles jetées par Deucalion naquirent des hommes et de celles jetées par Pyrrha naquirent des femmes.

 

 


Deucalion et le déluge.


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Le Déluge dans la Perse de Zoroastre
 
 

 

 

               Dans la Perse de Zoroastre, le déluge fut de glace. Yima (Jamshid) est le premier mortel à converser avec le dieu créateur Ahura Mazda. Il règne durant mille huit cents ans et le monde semble parfait, mais le créateur prévient Yima d'une catastrophe imminente: « O Juste Yima, fils de Vivaŋhat ! Sur le monde matériel sont près de tomber les mauvais hivers, qui amèneront le féroce et mortel froid ; sur le monde matériel s'abattront les mauvais hivers, qui feront tomber la neige à gros flocons, et même d'un arədvi d'épaisseur sur les plus hauts sommets des montagnes. (4) »

             L’époque glaciaire annoncée va être un temps de destruction. Ahura Mazda conseille à Yima de construire un enclos dans une immense caverne enterrée à plusieurs niveaux et de la fournir en eau et vivres récoltés l'été précédent. Il devra la peupler des hommes et des femmes les plus résistants, ainsi que d’un mâle et d’une femelle de chaque animal, oiseau et plante. Yima y amène environ 2000 hommes.

             Plus tardivement, au Xesiècle, Ferdowsi, dans son Livre des Rois, conte que Yima, Jamshid en persan, était le quatrième roi du monde ; il installa l’âge d’or en Perse. Ayant atteint à l’immortalité, il commandait aux anges et aux démons du monde et était à la fois roi et grand prêtre de Hormozd (Ahura Mazda en moyen persan). Aux hommes vêtus de peaux de bêtes, il apprit la fabrication des armes et des armures, le tissage et la teinture de la laine, de la soie et du chanvre, la construction de maisons de briques, la recherche des joyaux et des métaux précieux, la fabrication des parfums et la navigation (5). Il organisa la société en castes sur le modèle traditionnel : les prêtres, qui s'occupaient de la vénération du Dieu ; les guerriers, qui protégeaient les gens par le pouvoir de leurs armes ; les fermiers, qui faisaient pousser le grain nourrissant le peuple ; les artisans, qui produisaient des biens pour faciliter la vie des gens.

              Pendant son règne, la longévité augmenta, les maladies furent bannies et la paix et la prospérité régnèrent. Mais Jamshid commença à oublier que tous les bienfaits de son règne venaient de Dieu. Il se vanta auprès de son peuple pour dire que toutes les bonnes choses venaient de lui seul, et demanda à ce qu'on lui accorde des honneurs divins, comme s'il était le créateur. A partir de ce moment le peuple commença à se rebeller contre lui. Jamshid se repentit, mais sa gloire ne lui revint jamais. Il fut tué par un vassal et l'humanité redescendit des hauteurs de la civilisation pour rentrer dans un âge sombre.

             A la même époque, le sunnite Tabarî évoque Jamshid dans La Chronique, histoire des prophètes et des Rois[1]. A la question : « Quel fut le premier homme qui introduisit le culte des idoles ? », Mahomet aurait répondu :

             « Le culte des idoles vint du roi Djemschîd. La cause de cela fut que Djemschîd était ce roi qui s'était emparé de la souveraineté de tout l'univers. Or Djem signifie, en langue persane, une chose que rien ne surpasse en beauté. Partout où Djemschîd allait, l'éclat qui sortait de sa personne se réfléchissait sur les portes et sur les murailles. Il posséda l'empire pendant mille ans, et pendant ces mille ans il ne fut pas un seul instant incommodé ou malade (6) » Mais Iblis vient le tenter en se faisant passer pour un ange ; il lui dit qu'il est le Dieu de la terre et du ciel et lui donne pour preuve :

             « Tu me vois, bien qu'aucune créature ne puisse voir un ange

              Voilà que depuis mille ans tu n'as pas eu de maladie et tu n'as jamais été vaincu »

               Jamshid demande à Iblis de lui donner le moyen d'aller au ciel. Iblis lui dit de faire un grand feu, de convoquer la population et de leur dire :

               « Je suis Dieu ; quiconque se prosternera devant moi et m'adorera pourra se retirer ; et quiconque ne voudra pas le faire, je le brûlerai dans ce feu. »

               Leur idolâtrie valut aux hommes le châtiment du Déluge de glace.

 

               Mais, fait surprenant, l’Arche de glace est à nouveau d’actualité ! A contre-sens puisque, actuellement, la Terre se réchauffe et que les glaces polaires fondent ! Certains pourtant ont construit une arche de Noé verte pour les graines menacées par les guerres, les tempêtes et la misère qui en découle ! Dans le permafrost norvégien, les sols perpétuellement gelés des zones arctiques du Spitzberg, dans un endroit montagneux, des chambres froides situées à l’extrémité d’un tunnel de 10 m. de long abritent 4,5 millions de graines issues des cultures vivrières de la planète (riz et blé, entre autres) maintenues à –18°C. pour plusieurs milliers d’années. Il s’agit d’assurer la diversité végétale présente à la surface du globe, de « sauvegarder les semences du monde » ! L’arche norvégienne abriterait les doubles des semences conservées dans les quelque 1400 banques de gènes réparties à travers la planète. Mais voilà ! La fonte des glaces arctiques peut réduire cette entreprise à néant, malgré l’altitude. Cette Arche a été financée entièrement par le gouvernement norvégien pour 9 millions de dollars. Cet argent est celui du pétrole ; et c’est encore prendre toutes les choses à l’envers ! Ceux qui entretiennent la contre-nature veulent solutionner les problèmes qu’elle produit.

                 La survie de graines pour une durée de plusieurs milliers d’années est aléatoire. Les évolutions génétiques des lots mis au congélateur sont mal connues au-delà d’une centaine d´années. Que deviennent alors les espèces à multiplication végétative comme les arbres fruitiers, le café ou le cacao qui ne résistent pas au froid ? Mais qu’en est-il de la survie de l’espèce humaine elle-même ? Le mental humain ne peut trouver de solutions par lui-même sans s’être connecté au Pôle créateur. Vanité encore des savants de l’Occident de la vie…

 



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Le Déluge dans la mythologie chinoise


              Dans la mythologie chinoise, la déesse Niu-Koua ou Nuwa, représentée en femme à queue de serpent, créa l'humanité à partir de l’argile, après le déluge. Elle fut l’épouse de Fou-hi, inventeur des huit trigrammes primitifs du Yi King et héros civilisateur, lui-même homme à queue de serpent. Elle apprit aux hommes l’amour et le mariage. La queue de serpent, attribut de notre Mélusine, symbolise une origine non humaine et le pouvoir de changer de forme entre autres possibilités.



.


 Représentation de Fou-hi,

inventeur des huit trigrammes primitif du Yi King,
et sa sœur-épouse Niu-Koua qui créa les hommes après le Déluge,
tua le monstre-dragon Kong-Kong et répara le ciel ébranlé.
Composition de J. Buhot
exécutée d’après un bas-relief de l’époque Han (Chine).



              Niu-Koua tua le monstre-Dragon Kong-Kong ou Gonggong qui avait ébranlé les colonnes du ciel et provoqué le jaillissement des eaux depuis les profondeurs de la terre, submergeant les terres. Niu-Koua répara la voûte céleste pour mettre fin aux calamités et sauver l’humanité (7).

 


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La récurrence des déluges


             Ainsi de manière récurrente, les âges d’or dégénèrent et, en chaque fin de cycle,
la destruction fait son œuvre tandis que les humains survivants repeuplent les régions dévastées.

 

 

             Mais pourquoi, chez les humains, ces sempiternelles dégradations qui transforment le possible paradis terrestre en enfer ? Il arrive toujours un temps où ceux-ci se coupent progressivement de la Source de Vie, de l’Esprit qu’ils renient au profit de leurs obsessions mentales, jusqu’à rompre un lien vital. La Licorne symbolise cet Esprit qui imprègne toute matière vivante et, sans celui-ci, elle se mortalise !

            Noé a jadis rassemblé tous les animaux de la Terre sur l’Arche, comme tout un chacun se doit de rassembler en lui tous ses animaux. Mais surtout n’oubliez pas la Licorne ! Tous les malheurs des humains depuis les siècles qui suivent l’instant où la Colombe, Ionas, revint vers l’Arche avec le rameau d’olivier, viennent de cet oubli terrible. Le rameau d’olivier n’apportera la paix que lorsque les humains auront retrouvé en eux la Licorne…

            Tous les animaux, comme les végétaux et les minéraux, dès lors qu’ils ne sont pas voués par l’homme à une exploitation éhontée, à la destruction stérile, suivent les lois de la nature qui sont les leurs en grande justesse. Attention ! Ne l’avez-vous pas constaté ? Les animaux domestiqués, enfermés dans des zoos, élevés comme bétail, deviennent aussi « bêtes » que l’homme qui vit dans la conscience séparative ! Ils se mettent à ressembler à leur maître et ne peuvent plus retourner à la vie naturelle que l’on dit sauvage, comme longtemps furent appelés les peuples dits encore primitifs. Abandonnés par l’homme, ces animaux domestiqués deviennent des animaux dénaturés. Que d’associations pour la protection des animaux portent le nom d’Arche !

             Comment l’Homme ferait-il retour à l’Ange qu’il fut avant le début des temps terrestres, s’il oublie la Licorne ? C’est elle qui en plongeant sa corne torsadée par trois dans les sources empoisonnées par la bêtise humaine, peut leur redonner vie. Elle est le seul remède aux multiples pollutions de la mer, de la terre et de chacun des humains malades dans leur esprit, dans leur âme et dans leur corps.

           Seule la Licorne, l’Esprit induit dans la Matière, peut permettre d’accéder à la conscience toute consciente et de retrouver ainsi l’Eden, le Royaume, la Vie pour la Vie et non plus pour la mort (8).

 

           Qui saura voir que Vishnu chez les Hindous, Ahura Mazda chez les Perses, Yahvé chez les Hébreux, Zeus chez les Grecs, Dieu, le Père de Jésus-Christ chez les  chrétiens, Allah chez les musulmans etc. sont les personnalisations, souvent maladroites, de l’Unique Source de Vie qui crée la multitude des univers et qui, chaque fois que cela est nécessaire, prévient les humains par différents signes qu’ils courent un péril mortel. Les images se succèdent en s’épurant, chacune mettant en avant les facettes d’une compréhension encore balbutiante, mais qui cependant s’affine au cours des âges.

             Tous les humains sont encore bien loin de suivre le sage précepte de Hans Jonas, le bien nommé gnostique allemand, qui s’est fait le chantre d’une "responsabilité" qui interdirait à l'homme d'entreprendre aucune action qui pourrait mettre en danger soit l'existence des générations futures, soit la qualité de l'existence future sur terre. La destruction actuelle ne concerne pas que les cétacés ! Elle empire d’année en année à cause de la surdité de tous les pouvoirs, qu’ils soient politiques ou religieux.

 

           

            La destruction actuellement en marche est telle que ses conséquences irrémédiables causent de grandes souffrances. Ce que dit jadis Yahvé à Noé, selon ce qui est rapporté dans la Genèse, ne pourrait-il pas être repris actuellement ?

                        « Le terme de toute chair est venu en face de moi :

                        oui, la terre est pleine de violence face à eux.

                        Me voici, je les détruis avec la terre. » (6, 13)

 

                        « Et moi, me voici, je fais venir le déluge, les eaux sur la terre,

                        pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous les ciels.

                        Tout ce qui est sur terre agonisera. » (6, 17)

 

             Grand temps est-il de faire, comme le firent jadis les habitants de Ninive à la voix de Jonas, le « retournement » qui s’impose !

 

 

 


1 Voir notre livre La Métaphysique des Chiffres. Tous les Chiffres ne disent qu’Unité, auto-édition, 1998.

Bérose, prêtre chaldéen et astrologue, IIIe siècle av.  J.-C. ; il publia une Histoire de Babylone appelée également Chaldaika ou Histoire de la Chaldée entre290 et 278, pour le compte du roi Antiochus 1er, dans laquelle il remontait jusqu'à la naissance du monde et parlait d'un déluge universel.

D’après Meïr ben David Tangi, Hébraica, la mémoire du peuple juif sur Internet, http://www.col.fr/article-720.html

Max Müller, Sacred Books of the East (Livres sacrés de l'Orient), traduction du Vendidad de James Darmestete, édition américaine de 1898.

D'après Abū-I-Qāsim-Mansūr ibn Hasan al-Tūsī (Ferdowsi), Shâh Nâmâ (Livre des Rois).

Tabari, La Chronique, histoire des prophètes et des rois, (trad. Hermann Zotenberg), vol. I, Actes-Sud, coll. « Sindbad ».

7 L’Asie. Mythes et Traditions, Direction André Akoun, Brepols.

8 Voir : Emmanuel-Yves Monin, La Dame à la Licorne et au Lion, Pièce de théâtre. Voir également le conte « La disparition de la Licorne » (Contes qui coulent de Source, op. cit.).  

 



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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:33

Le Musée du quai Branly expose des fétiches

qui ne sont sans doute pas anodins !

Exposition temporaire :

"R
ecettes des dieux"

      "L’exposition invite à découvrir une catégorie d’objets africains mal connue du public européen : les objets « informes ».

    Il s’agit d’objets de divination, souvent appelés « fétiches », dans lesquels la forme humaine est dissimulée, ou ne se reconnaît pas.

    Les métamorphoses, les ajouts, les couches successives dessinent sur ces objets une mémoire, une empreinte que seul le devin sait déchiffrer.
   L'
atelier Objet magique est proposé à partir du mois de février, en lien avec l'exposition Recettes des dieux, Esthétique du fétiche."

    Les adultes sont censés savoir que ces objets sont très souvent chargés de pouvoirs qui ne sont pas toujours bénéfiques ! Les sorciers noirs, africains ou berrichons, savent être, encore de nos jours, efficaces...


    Qu'en est-il des enfants (3 à 6 ans) à qui on propose un atelier ?

         "Chez les Kongo d’Afrique centrale, le devin, Nganga, utilise des Minksi, objets magiques hérissés de clous et de lames. Ces statues font parfois un peu peur mais elles sont en fait les meilleures alliées du devin pour protéger les gens et les aider à résoudre leurs problèmes. En s’inspirant des objets venus d’Afrique centrale, l’enfant est invité à créer son propre objet magique."
    Ainsi a-t-on pu voir aux "Informations télévisées", de jeunes bambins modeler des objets en pâte et y planter des clous !
    La nouvelle génération pourra faire des poupées vaudoues ! Nos hommes politiques n'ont qu'à bien se tenir !




LES
PRATIQUES DE SORCELLERIE DANS LE VAUDOU ET L'OCCIDENT CHRETIEN


LE CULTE DES CRANES ET DES RELIQUES DANS LE VAUDOU ET LE CHRISTIANISME

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 17:58

Au Népal, du Teraï

 

 à Lumbini,

 

terre natale du Bouddha,


 

« Le minibus cahote sur la piste défoncée. Derrière nous, la jungle du Teraï s'éloigne, avec ses rhinocéros apparemment placides mais aux charges brusques et dangereuses, ses daims élancés et peureux, ses singes agiles se jouant de la pesanteur dans les branches d'arbres inaccessibles, ses tigres invisibles dont les griffes laissent dans la boue des empreintes inquiétantes, ses éléphants sauvages dont les barrissements affolent cornacs et montures.



 

 


 

Tout un peuple d'oiseaux, hérons bihoreaux, canards, poules d'eau, aigrettes, martins-pêcheurs hantent les marécages et les cours d'eau ; les aigles perchés au faîte des arbres stratégiques guettent leurs proies ; les passereaux bruissent dans les feuillages... Les garials menaçants, ces crocodiles particuliers à l'Asie, fréquentent rivières et marais.

Tout cela dans une végétation luxuriante qu'on ne pénètre qu'à dos d'éléphant. C'est là encore le monde inquiétant d'une faune grouillante et dangereuse, un monde naturel, un lambeau de terre primitive, survivance des âges anciens.

 

   

Ce chaos témoigne du milieu dans lequel la pensée humaine a jailli il y a quelques siècles pour que la vocation de l'homme prenne une nouvelle densité !

 

Du Teraï sauvage, il faut des heures de patience à travers de mauvaises routes pour arriver sur la terre natale du Bouddha ; cela est une bonne façon de s'imprégner des paysages qui modèlent depuis toujours l'âme du peuple népalais.




        A Lumbini, la reine Mâya donna naissance
à celui qui bouleversa le monde par un enseignement nouveau,
fruit d'une vie de recherche jusqu'à l'ultime illumination
.

 

 


La Reine Mâya donnant naissance au Bouddha.

 



       Le peuple népalais actuel lui ressemble sans doute. Comment l'imaginer autrement qu'à la ressemblance de ces hommes rudes, burinés, simples, souriants et accueillants ? Des marcheurs infatigables ! Il fut l'un d'eux ! Le Bouddha n'était ni aryen, ni védantiste mais comptait plutôt parmi ses ancêtres des « dâsyn, indigènes à peau noire[
1] », cette classe servile selon les lois des conquérants aryens. Gautama deviendra d'ailleurs le rédempteur de ces parias en les recevant dans l'ordre monastique. Rompant avec l'ancienne religion, il parle à tous, mendiants et princes, petites gens et brahmanes, sans caste et riches marchands. Sa royauté véritable est celle du cœur !

A Lumbini, les ruines de l'ancien palais situé dans les jardins de Kapilavastu
 sont émouvantes et insignifiantes à la fois.



       Le pilier dressé jadis par l'empereur Asoka porte témoignage, sans plus.


A l'entrée des lieux saints, péage et droits photographiques en  dollars !
L'endroit est, comme partout, une vaste poubelle à ciel ouvert
et nul ne se soucie de ce signe révélateur d'un monde en décomposition !

 

Dans le temple élevé sur le lieu de sa naissance, qu'elle est belle et naïve cette statue de Siddhârta debout, montrant le ciel de l'index de sa main droite et la terre de celui de sa main gauche ! Unir le Ciel et la Terre, qu'y a-t-il d'autre à faire ? C'est un homme simple, pas encore divinisé !

 


Statue primitive de Siddhârta, Lumbini (Népal).

 

Il n'a jamais été bouddhiste, le Bouddha, comme Christ n'a jamais été chrétien ! Comme lui, il n'a laissé aucun écrit, n'a rien dicté de son vivant. Il parlait simplement, au cas par cas, à qui l'interrogeait, adaptant sa réponse à la capacité de compréhension de son auditeur. Qu'il était loin du délire de merveilleux qui submergea toute l'Asie dans les siècles qui suivirent sa mort! Lui qui récusait toute croyance en un dieu, lui qui croyait tout homme apte à tirer les leçons de la souffrance humaine n'avait aucun goût pour les fabulations. Toutes les légendes qui font de lui un être d'exception, à la destinée sans cesse auréolée de merveilleux, aux vies antérieures édifiantes, détournent les humains de la compréhension des Quatre Nobles Vérités sous leurs Trois Aspects, dans leurs Douze Modalités[2]. Et pourtant, beaucoup en Orient sont encore marqués par sa compassion qu'ils ont faite leur! La compassion du Bouddha, la charité du Christ, les deux facettes indissociables d'une même pièce de monnaie !




       En ce lieu, à Lumbini, les moines bouddhistes du monde entier viennent construire des temples selon les normes de leurs traditions particulières,
thaïlandaise, japonaise, srilankaise, etc.
Il est à la fois extraordinaire de constater la fécondité de cet enseignement millénaire, et de voir l’abîme qui sépare tous ces cultes de l’essentiel,
des paroles simples qui sont attribuées au Bouddha.
Ainsi chacun trouve la nourriture que nécessite son état… »

 

L’article entier, « Impressions d’un voyage au Népal » est sur : http://regorm.free.fr/articles/nepal.html

 

  [1] - MIGOT, André – Le Bouddha – Le Club Français du Livre, 1957, p. 39.

[2]  - Sur l'importance du nombre 12, voir MONIN, Emmanuel-Yves L'Univers en code-barres : Dodécalogie et Transdisciplinarité – Y. Monin, 1999

et la dodécalogie appliquée à l’Enseignement du Bouddha : http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=DodecalogieEtTraditions


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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 07:47

Il fut un temps où les abbesses de monastères

 

 portaient la crosse à l’égal des évêques !

 
&

L’exemple de sainte Ségolène

 

ou Sigoulène

 

 


 Sainte Ségolène tenant d'une main la crosse
qui l'égale aux évêques,
et de l'autre le symbole de son abbaye.

    Ségolène:  Prénom d'origine germanique signifiant victoire (Sieg) et douceur.
Fêtée le 24 juillet.

 

     Il est probable qu'elle vivait au VIIème siècle et qu'elle ait été la première abbesse (supérieure d'un monastère de religieuses) de l'abbaye de Troclar dans le département du Tarn. On y conserve sa mémoire comme le montre la localité de Sainte-Sigolène - 43600.

      Mariée à l'adolescence, la jeune chrétienne est veuve à 22 ans. Elle consacre sa vie aux pauvres et à la prière, et fonde le monastère de Troclar (Tarn), près de Lagrave, en Languedoc (7ème s.). Sainte Ségolène est vénérée dans la cathédrale d'Albi où il existe une statue de la sainte sur le baldaquin ; son chef est conservé tout près, dans l'église Saint-Salvi, précisément dans la chapelle dédiée à sainte Thérèse.

      Il n'y a que la région Messine qui la nomme Sigoulène.  

      

&

Vitraux de l’église Sainte-Ségolène à Metz


     L'église Sainte-Ségolène, construite en belle pierre de Jaumont, une pierre ocre, solaire, se situe sur la place Jeanne-d'Arc. Plusieurs édifices se sont succédé à l’emplacement de l’église actuelle. La première a été construite entre 800 et 830, dans le quartier d'Aiest, habité par de très nombreux vignerons. La crypte actuelle correspond à une partie de la chapelle primitive.

      Devenue trop petite, le quartier s'urbanisant, on édifia au XIIIe siècle une église plus vaste, de style gothique, puis agrandie au XVe siècle par l'ajout d’un porche gothique flamboyant.

 


La sainte reçoit les vœux d’une novice entrant au monastère ;

à l’arrière, les parents de la novice sont en prière.




La sainte tient sa crosse de Mère Supérieure,

semblable en cela aux évêques dont la crosse est identique ,

et, comme fondatrice d’un monastère, elle enseigne.

Si une femme peut être supérieure d'un monastère et porter la crosse,
on comprend très mal qu'elle ne puisse pas être ordonnée prêtre !

 

  

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:35

Le culte de la fécondité,

 

Gargantua

 

et sa christianisation en saint Gorgon.

Suite de:
L'ENERGIE DE GARGANTUA, SES TOMBES ET LES MONTS GARGAN  

 

 

Article publié dans le n°74 de La lettre d'Ile-de-France.

Bulletin trimestriel du Groupe Ile-de-France de Mythologie française, avril-mai-juin 2010.


 
  

        Comme la Terre-Mère dont il surgit, Gargantua est lié à la fécondité. La «troisième jambe» de Gargantua est un élément de sa fonction divine. 


Géant mesurant 54 m de long : silhouette gravée sur la pente d'une falaise crayeuse,

à Cerne Abbas, Dorset, Angleterre, 1er s. av. J.­-C.

Dessin d'après photo 9 dans Mystères Celtes (MC).

           

            Les divinités phalliques sont nombreuses et le caractère phallique des menhirs est évident. Les "pierres" de Gargantua sont souvent liées à des rites de fécondité qui ont été détournés par la suite au point qu'il ne reste le plus souvent que des superstitions.

            « A Saint-Jean-de-Beuvron, dans la Manche, les jeunes filles en âge d'être mariées venaient se frotter à une pierre de Gargantua pour trouver un mari ; et les femmes stériles accomplissaient le même geste pour s'assurer la promesse d'une maternité. Il en est ainsi à Monthault (Ille-et-Vilaine). A Décines (Isère), les femmes venaient s'accroupir sur la "pierre frite" qui était un palet de Gargantua » (G.-E. Pillard, Le Vrai Gargantua. La Mythologie d’un Géant, Imago, 1987, p. 108).

            Les « pierres de Vie », de fécondité, ont existé un peu partout comme à Locmariaquer (Bretagne).

            Gargantua est christianisé en saint Gorgon à l'époque carolingienne. Ce saint garde les mêmes prérogatives :

            « Ayant été artificiellement fait saint, son rôle n'a été que bienfaisant: il est "pluvieux" et propice à la vie. Or, pour la fête de saint Romain à Rouen, les filles à marier se promenaient en ville (en vue du mont Gargan) avec au cou, une amulette très sexuée, emblème de génération, achetée quelques jours plus tôt lors de la fête dudit "Gorgon", dans le voisinage... » (H. Dontenville, La France mythologique, Ed. Tchou, 1956, p.331-332 ; voir aussi VG G.-E. Pillard, Le vrai Gargantua. La Mythologie d’un Géant, Imago, 1987, p.165).
             Gorgon viendrait de Koko ou Cogo, moine venu du pays de Galles vers le Vème ou le VIème siècle. On trouve la première mention de Sensoko au XIème siècle. Elle perdure jusqu'aux XVème et XVIème siècles. Au Moyen Age, Sen Koko (Saint-Gorgon) appartient à l'abbaye de Redon et son territoire est intégré à la paroisse d'Allaire. Il existe par ailleurs d’autres saints Gorgon. 

            

            Le Feu du Ciel va féconder le Feu de la Terre et les Monts Gargan seront dédiés à Belénos, à Apollon, Mercure, Mars, saint Michel, tous d'Essence Solaire. Dans la mythologie celtique, le dieu gaulois Belenos (latin Belenus) est identifié à Apollon. Sa parèdre est la déesse Belisama, « la très brillante ». C’est un dieu lumineux ; le nom signifie « resplendissant », « éclatant », ses fonctions principales sont la médecine et les arts. Il est honoré lors de la fête de Beltaine, qui marque une rupture dans l'année, le passage de la saison sombre à la saison claire, lumineuse. Lors de cette fête, les druides accomplissaient un rituel consistant à faire passer le bétail entre des feux, en récitant des incantations, pour le protéger des épidémies.

           Lorsque Gargantua est représenté, tardivement, car il est non représentable, c'est en Serpent à tête de Bélier réunissant en lui les attributs d'Apollon et du Serpent Python. On le trouve ainsi gravé sur l'autel gallo-romain de Marilly, en Côte d'Or, et sur le menhir de Saint-Nieud, Saône-et-Loire. (R. P. Guillot, Le Chamanisme, ancêtre du Druidisme, R. Laffont, 1986, p. 82)


Serpent criocéphale, stèle de Marigny :
détail d'une sculpture représentant Mars Toutatis

 accompagné de sa parèdre.

 

            Par sa tête, il est alors vie, fécondité céleste, éternité, et par sa queue, il est relié à la terre, à la fécondité du sol et au culte des morts. Le «Dard» des Deux-Sèvres représente Gargantua sous la forme d'un serpent à tête de chat.

            « Le serpent criocéphale, le dragon des légendes celtiques, le Coquatrix et Gargantua ne font qu'un » (H. Dontenville, La France mythologique, Ed. Tchou, 1956, p. 373).

           


Serpent criocéphale
sur l'autel gaulois de Montluçon.


            Par ailleurs, la statuaire gallo-romaine tardive
le représente sous la forme du géant anguipède :
un cavalier dont la monture prend son élan vers le ciel
en s'appuyant sur un géant serpentiforme.

Musée de Nancy ;
illustration dans
La France Mythologique, p. 372
.

 

 
Fête des Géants à Cantaleu.

           En Belgique, dans les Flandres et dans de nombreuses régions
ont encore lieu les fêtes des Géants.


A Bailleul (Nord) a lieu tous les ans la fête de Gargantua.


 


 



 

 

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 17:18

De Memphis l’Egyptienne à Memphis USA,

 

  le Mississipi, Luther King,

  John Lee Hooker et Elvis !

 

 

 

Memphis est décadente, Memphis plongée dans une chaleur moite... Le général Jackson en la baptisant de ce nom savait-il que Memphis est le Bon Port des coptes anciens, capitale du premier nome de Basse-Egypte, en amont de la tête du delta du Nil ?

 


Sphinx de Memphis, Basse-Egypte.

 

Ménès, son fondateur, l'appela la cité du Mur Blanc du nom de la digue qui protégeait la ville des crues célèbres. On y adorait Phtah, le dieu maçon.

 


Le dieu maçon Ptah.

 

     Dans le temple de Ptah furent retrouvées des statues de Ramsès II, et M. Boubarak, président de l'Egypte a fait don à Memphis d'une copie de l'une d'elles actuellement dressées devant la pyramide aux parois de verre qui illustre un rattachement symbolique.

 


Ramsès II.

 

 

De l'ancienne Egypte, l'Isis noire a vu ses fils déportés sur les rives de cet autre Nil  d'Occident pour cueillir le coton. Isis, qu'as-tu fait de tes enfants? Mais d'eux sont nées les plus belles plaintes et complaintes qui soient jamais montées vers le ciel.

 


Isis la Noire.

 

 

Seul le vent sur le Mississippi geint et râle encore, pour qui sait entendre, comme les esclaves qui embarquaient sur ses quais les balles de coton.  Les rives du Mississippi sont encore chargées des cris et des chants des esclaves. Ah ! cette plainte qui sourd encore du sol et que les eaux charrient. De cette misère atroce, des cris et des souffrances de ces malheureux reste la nostalgie du blues né des negro spirituals qu'ils chantaient alors pour endormir ce lancinant désir d'une libération, pour abattre le mur blanc de la haine et de la peur que leur vouaient leurs maîtres. 
    Oh ! la libération vers laquelle ont tendu tant et tant et tant de cris, de pleurs, pour laquelle tant et tant et tant de larmes ont coulé que le fleuve en est encore gros. Oh Isis! ramène tes fils dans la Maison du Père !

Un bateau remonte le Mississippi ; la pyramide blanche éclate sous le soleil, la réverbération est extraordinaire. On peut entendre des sanglots dans le vent, sanglots des esclaves...

Tant d'anonymes ainsi sombrèrent dans le grand fleuve de la vie, sublimant leur misère. 


Esclaves dans les plantations.

 

 

Le Mississipi, fleuve puissant, coule lentement avec ses eaux chargées de pleurs vers la New Orleans pour se perdre dans les marécages des bayous ; il roule ses eaux dormantes entre les rives bordées d'arbres splendides. Forêt tropicale, chaleur humide, vie, transpiration divine d'où naissent les choses et les êtres.



 


Bayou, Louisiane.



 

   


Le « Natchez » sur le Mississipi.

 

Dans Memphis, Beale Street est endormie maintenant, l'âme du blues y sommeille-t-elle encore ?


Beale Street.

 

La gorge se noue pourtant lorsque brusquement se fait entendre le son déchirant d'une trompette ou le vacarme de l'orchestre noir de l'une de ces multiples églises qui viennent prêcher sur la place publique un autre salut, une autre libération...  Ces  Noirs, remâchant leur détresse et leur espérance : le spiritual, puis le gospel song… Le delta blues est encore plus brut, plus primitif, plus rural, la musique du diable... Ah ! La passion africaine du rythme obsédant, des swings fascinants aux accents décalés…

Ici, à Memphis, John Lee Hooker, l'inventeur du  boogie, a été portier. Ses chansons, qu'il improvisait toujours, même en studio, le plongaient dans une telle tristesse ou dans une telle joie que, derrière ses lunettes noires, il pleurait sur scène sans que personne ne puisse le voir. Pudeur intense de ceux qui trop souffrirent…

 

 


John Lee Hooker.



 

 Il a mis dans le blues toute l'émotion des esclaves du Sud. "Le blues guérit le monde entier, il me soutient, quand je n'en peux plus je prends ma guitare..." dit-il, il le joue dans sa forme la plus pure, trois accords, douze mesures, marque le tempo avec le pied. la sonorité de sa voix a un effet thérapeutique par le répétitif même. Il est chaman, medecine-man... Ses chansons sonnent, tristes, merveilleuses, pleines d'amour :

"C'est bien fait si je souffre,

c'est bien fait si je suis seul..."

Vérité à comprendre avec le cœur...

 

 


Esclaves égrenant le coton.

 

  

Elvis, ici, a osé chanter comme un Noir, lui, le Blanc pauvre né à Tupolo, dans le « trou du cul » de l’Amérique, dans un quartier où la misère se moque bien de la couleur de la peau. Les pauvres n'ont pas de peau ! Il aurait aimé naître Noir, a-t-il confié un jour.

 


Elvis Aaron Presley.

 

  Oh, que de haine encore parfois dans les regards des Blancs qui côtoient sans plus ces Noirs incompréhensibles ! Ici, à Memphis, Martin Luther King a été assassiné...




 


Le
Lorraine Motel, à Memphis, sur le balcon duquel Martin Luther King

fut assassiné le 4 avril 1968.

 

Au Sun Studio, Elvis a enregistré pour trente dollars son premier vinyle en 1954, le Sun n° 209. Cette année-là, il a fallu le faire venir à la radio et expliquer aux auditeurs de ce Sud au racisme à fleur de peau qu'il était bien Blanc! Et ensuite...

  

Sun Studio.

(à suivre...)

MARTINIQUE: DIAMANT, MAISON DU BAGNARD, MONUMENT AUX ESCLAVES






 

 

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 11:35

LE SERPENT PREMIER :


LE SERPENT EST A L’ORIGINE DE LA CREATION


DANS TOUTES LES TRADITIONS


 

            Le même hiéroglyphe se décrypte "serpent" au premier niveau terre-à-terre, mais au second niveau il signifie "vibration" et au troisième "Vie" !

          "Est-ce un hasard si toutes les danses traditionnelles de toutes les tribus humaines sont vibration des corps, déroulements en cercles et spirales, imitation de la reptation du serpent ?
          Chez les Indiens Zunis habitant encore les pueblos au Nouveau Mexique, la fête du solstice d'hiver, fête du Nouvel An, donnait lieu à des “chants spirales” et à des “danses spirales” (6).
          Chez le peuple Bavenda d'Afrique du Sud, les jeunes vierges obtiennent la fertilité due à l'harmonie cosmique « au moyen d'une danse où elles s'identifient à la force du serpent.(7) » ; après les pluies, les danseurs bavendas

« tournent en des mouvements rythmiques rappelant les enroulements sinueux du python(8) », lors d'une danse appelée Deumba.
          C'est encore la danse du Serpent Yougousserou, le premier ancêtre, que les Dogons commémorent tous les soixante ans lors des fêtes du Sigi, qui s'étalent sur sept ans (9). Que dansent-ils ? Sa mort, ses funérailles et sa résurrection. Ils sortent, à cette occasion, les masques du Grand Serpent peint de blanc pour l'air, de rouge pour le feu, de noir pour l'eau et d'ocre pour la terre. Lors des fêtes, lorsqu'ils attendent la distribution de dolo, la bière fermentée, les Dogons se mettent spontanément en une longue file sinueuse ; lorsqu'ils dansent au son des tambours, c'est aussi en longue file sinueuse, spiralée et ondulante comme la parole apportée par l'ancêtre serpent Nommo.

           En Orient, toute la création est vue comme la Danse de Shiva, dieu de la destruction et de la dissolution, et le cinéaste Lionel Tardif a filmé La Danse du Serpent qui figure la montée du serpent kundalini dans le corps de la danseuse. L'Energie de la Vie, lorsqu'elle s'élève dans la colonne vertébrale de l'homme ou de la femme, met en vibration les chakras du corps ; elle suit, comme un Fil d'Ariane, les nadis idha et pingala qui s'enroulent autour de la colonne vertébrale comme les serpents du caducée d'Hermès, et elle ouvre les nœuds de ces centres énergétiques souvent en sommeil, atrophiés."

6 - MULLER, Werner - Les religions des Indiens d'Amérique du Nord, in Les religions amérindiennes - Trad. de l'allemand par L. Jospin, Paris, 1962, p.292.
7 - PURCE Jill - La Spirale mystique : le voyage itinérant de l'âme - Editions Librairie Médicis, 1994, fig. 59.
8 - Ibidem.
9 - Ce sont les imprégnations terrestres de l'énergie radiative de Sirius, énergie qui a marqué

« l'Aube du jour de la Terre », qui sont alors revivifiées. Voir PLATON, Karuna - L'Instruction du Verseur d'Eau - Courrier du Livre, 1973, p. 376-378 (2e éd. Le Point d'eau, 3e éd. Les Editions de la Promesse, 2000).

(Extrait de R. R. Mougeot : Du Tissage des Formes aux Entrelacs de la Vie, chap. "Les vibrations de la vie ou les spires du serpent" :
http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LivresEtReferences)

            En Egypte, le Grand Serpent Originel Atoum est au départ d’un cycle et ce qui demeure à la fin de ce cycle : « La terre reprendra l’aspect de l’océan originel (Noun) des eaux infinies comme dans son premier état.

             Je suis, moi, ce qui demeure (…) après m’être transformé en serpent, qu’aucun homme ne connaît, qu’aucun dieu ne voit. » (Le Livre des Morts égyptien,  in Morrenz S., La Religion égyptienne, p. 222-223.)

 

Egypte. Tombe de Ramsès III, Vallée des Rois. Egypte.



 

Le serpent, image du chaos porte la barque

sur laquelle le Soleil naissant traverse le Ciel d’où il dirige la Création.


           

             En Inde où « l’Être primordial (qu’il s’appelle Vritra, Mahâbhûta, Brahmayoni ou Atman) à partir de qui furent manifestées toutes choses au commencement, est typiquement ophidien, ce qui concerne aussi bien les aspects masculin que féminin de la bi-unité divine » (A. K. Coomaraswamy, La Doctrine du Sacrifice, Dervy-Livres, 1978, p. 108).

    « Dans cet éternel commencement, il n'y a que l'Identité Suprême de "Cet Un" (...), sans distinction d'être et de non-être, de lumière et de ténèbres, ou encore de séparation du ciel et de la terre. Le Tout est alors contenu dans le Principe, que l'on peut désigner par les noms de Personnalité, Ancêtre, Montagne, Dragon, Serpent sans fin » (A. K. Coomaraswamy,  Hindouisme et Bouddhisme, 1972, p. 20).

            Le Serpent, à l'Origine des temps, est dit « sans pieds ni tête, cachant ses deux extrémités, quand il naquit en premier du fondement de l'espace, de sa matrice » (Rig-Veda Sambhita). Il est encore dit « aveugle, sans tête, étendu » (Brâhmanas Jaiminîya Upanishad), « sans mains ni pieds » (Idem), « à la fois aveugle et sourd.… » (Mundaka Upanishad).

Tout cela qualifie parfaitement le Serpent Cosmique avant que la Vie ne devienne consciente d'elle-même.

 

 



Dans l’intervalle entre deux créations, Vishnu se retire, 
 

assis sur le serpent cosmique Çhesha, dans l’œuf du Monde.

Gouache, Ecole Guler, Inde, C. 1760.

 



Autre image de Vishnu
.

  La Manifestation naît de lui.

 

Les démons et les dieux barattent l’Océan laiteux pour produire le liquide d’immortalité en tirant sur le serpent cosmique Çhesha.



Peinture, Punjab Hills, XIXe siècle.

 

           

             Les peuples les plus primitifs, parce que premiers, près de la Source à laquelle ils sont encore reliés, ont maintenu fidèlement l'essentiel de la Connaissance.

 

            Les Ngadju Dayak de Bornéo racontent que : « Au commencement, (...) la totalité cosmique se trouvait, à l'état virtuel, dans la gueule du Serpent aquatique » (H. Schârer, Ngaju Religion, p. 148-149).

 

            Chez les Ungarinyins, Aborigènes d'Australie, Wangala, le dieu anthropomorphe du temps primordial, n'est pas directement le créateur  ; la création est l’œuvre du Serpent d'Arc-En-Ciel Ungud, mot dont la racine signifie « en rapport avec l'eau ».

            « Ungud peut être soit d'un sexe, soit de l'autre, soit même bisexué... » (Mircea Eliade, Religions australiennes, Petite Planète Payot, 1972, p. 77-90).




 

            D'autres indigènes australiens parlent du Serpent d'Arc-En-Ciel, Angamundi, « de la façon dont on parle habituellement du Père Universel : il est le père primordial des hommes, le dispensateur de la vie, l'auteur des enfants-esprits et le gardien tutélaire de l'existence » mais « ils laissaient entendre qu'il avait une matrice » ! (Idem,118).




            Les Aborigènes Vauwalak (Australie) appellent ce Serpent Yurlungur. L'un de ses noms est « notre mère ». Il est aussi bisexué.

            « Or (...) la bisexualité est une expression parmi d'autres (mais la plus frappante, il est vrai) de la "totalité divine"... » (Idem, p.108-111).


       Serpent d’Arc-en-ciel du nord-est de l’Australie, peinture sur écorce.

 

 « Le serpent arc-en-ciel Yurlungur dort dans l'un des bassins de son sommet... », racontent les Anangus à propos d’Uluru, montagne sacrée… (Australie 1999 - Mylène Thomas  http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/12/74/12/Texte-Uluru.pdf )

            

    On retrouve partout ce Serpent Arc-En-Ciel en Afrique Noire où il fait littéralement le pont entre le Ciel et la Terre (Dictionnaire des Mythologies et des Religions des sociétés traditionnelles du monde antique, Direction Y. Bonnefoy, Flammarion, 1981 ).

 
               Le Serpent Arc-En-Ciel Mbumba, chez les Bantous de l'embouchure du Zaïre, est en rapport avec l'Androgyne originel
. Dans la tradition Manyonga (Zaïre), la scission de Mahungu (Androgyne) en deux êtres différents est à l'origine du mariage.

 

            Chez les Yorubas du Bénin et du Nigéria (Afrique de l'Ouest), le dieu « Oshumaré est représenté sous la forme du serpent arc-en-ciel ; ... il est le symbole de la continuité, il représente la force vitale, le mouvement, tout ce qui est allongé ; il est à la fois mâle et femelle. » (Idem).

 

           


Serpent entourant la création symbolisée par le chandelier.

 



Pierre gravée, Gaza.
Voir : L’OUROBOROS ET NOTRE PERCEPTION DU TEMPS

 

Dans la Grèce antique, l'arc-en-ciel était représenté par « trois serpents bleus qui symbolisaient la plus pure expression de la lumière » (Maryse Choisy, …mais la Terre est Sacrée, Ed . du Mont-Blanc, Genève, 1968, p. 52).

 

           


Peinture sur sable des Indiens Navajo utilisée lors de rituels de guérison.

 



Portail central de la cathédrale de Chartres :

Christ ayant les deux pieds sur les serpents-vouivres.


 


Cernunnos, le dieu celte aux bois de cerf, maîtrisant le serpent-vouivre.

Bassin en argent doré de Gundestrup (Copenhague)

 

 

 

Serpent aztèque.

 



Krishna dansant sur le Serpent cosmique.

http://cosmobranche.free.fr/MythesSerpent.htm


 

 

             

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