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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 21:36

 

2 avril, fête de la sainte Sandrine

ou de Marie l’Egyptienne ?

 

Dans nos calendriers actuels, le nom communément associé au 2 avril est celui de Sandrine. Mais qui fut sainte Sandrine ?

Il semble qu’il y ait souvent confusion entre deux Italiennes s’appelant toutes deux Alessandrina (c’est pourquoi le 2 avril est la fête de la sainte Alexandrine, Sandrine, Sandra, Sandy, etc).

La première est une religieuse clarisse qui meurt le 2 avril 1458, et dont on ne sait pas grand chose. La deuxième est une Florentine du XVIème siècle qui aurait pris le voile à l’âge de 14 ans et serait devenue dominicaine sous le nom de Caterina (une sainte alexandrine !) et qui aurait montré tant de zèle dans sa vie monastique qu’elle devint prieure dès ses 25 ans. D’une très grande charité, elle avait le don de prophétie et accomplit des miracles. Celle qui est en fait célébrée sous le nom de sainte Catherine de Ricci (son nom de famille) serait morte dans d’horribles souffrances à un âge avancé le 2 février 1589, jour de sa fête, qui n’est donc pas le 2 avril, comme on le lit parfois.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’a spirituellement pas grand-chose à se mettre sous la dent !

Sur les livres d’heures médiévaux, vous trouverez au 2 avril la sainte fameuse que le Vatican a choisi de ne plus (faire) voir à partir du grand remaniement du calendrier de 1969, et qui est la vraie sainte du 2 avril : sainte Marie l’Egyptienne.

86559_1286463794_hdsainte-marie-l-egyptienne_327x420p.jpg                                STE_MARIE_L4EGYP-eb8cb.jpg

 c.1490, église St. Germain l’Auxerrois,      Paris                                 

 

Cachons cette sainte que nous ne saurions voir…

Dans la Légende Dorée, Jacques de Voragine classifie Marie l’Egyptienne dans la catégorie « pécheresse, » tout comme Marie-Madeleine d’ailleurs. Elle est une sainte majeure du Moyen Age et de la Renaissance tombée dans l’oubli le plus complet de nos contemporains. Pourtant, cette sainte représentée nue et couverte de sa longue chevelure, et parfois tenant trois pains superposés dans ses mains, est la clé du mystère du 2 avril : cette Egyptienne est venue à Alexandrie à l’âge de 12 ans ; c’est donc elle la véritable sainte Alexandrine que l’on cache derrière les Alessandrina postiches du nouveau calendrier. Car Marie l’Egyptienne offre une légende impressionnante. Le christianisme la présente comme une ancienne « fille publique » d’Alexandrie, qui aurait naturellement payé de ses charmes sa traversée pour aller à Jérusalem. Dans l’Antiquité, les mœurs égyptiennes étaient connues pour leur

                                                                                                             Gravure des archives de la BNF

absence de pudibonderie et d’intérêt pour la virginité des corps. L’Egypte était en outre une patrie des prostituées sacrées, et il n’y a pas loin d’établir la corrélation avec notre sainte. Le christianisme a vraisemblablement marqué son clivage d’avec cette forme de hiérogamie païenne en forgeant la légende de Marie l’Egyptienne pour mettre en avant l’union véritable avec le divin unique. A l’arrivée de Marie à Jérusalem, une force invisible l’empêche d’entrer dans l’église de la Sainte-Croix. Faisant le lien avec sa vie « dissolue », Marie se repent et promet de rompre avec son ancienne existence. Le lendemain, le seuil de l’église lui est ouvert.

Alors qu’elle est en adoration aux pieds de la Sainte Croix, un inconnu lui remet trois pièces avec lesquelles elle achète trois pains, qui la sustenteront jusqu’à la fin de ses jours. Une voix lui dit alors :  « Traverse le Jourdain et tu seras sauvée. » Elle s’exécuta et vécut 47 ans dans le désert. Lorsque l’abbé Zosime s’y rendit dans l’espoir de trouver un saint ermite, il  vit Marie apparaître devant lui, entièrement nue, le corps noirci par le soleil, avec les trois pains dont elle se nourrissait. Elle l’appela par son nom et connaissait son histoire. Elle se tenait devant lui « soulevée de terre à la hauteur d’une coudée. » [1] Elle lui conta son histoire et le supplia de lui apporter une hostie consacrée l’année suivante à  Pâques. Zosime le fit, et la trouvant de l’autre côté du Jourdain, la vit faire le signe de croix puis traverser le fleuve en marchant sur les eaux. A chaque rencontre, l’abbé sait qu’il est en présence d’un Etre d’une qualité Divine. Cette fois, il lui donna le sacrement, et la vit repartir sur l’autre rive de la même façon. Elle lui demanda simplement de revenir l’année suivante. Lorsqu’il revint, il ne la trouva pas. Il traversa le Jourdain à son tour, et à l’endroit où elle lui était apparue la première fois, trouva sa dépouille au sol avec une inscription dans le sable : « Zosime, ensevelis mon corps, rends mes cendres à la terre, et prie pour moi le Seigneur, sur l’ordre de qui j’ai enfin été délivrée de ce monde, le second jour d’avril ! » Un lion vint alors l’assister pour creuser une fosse, puis s’en alla quand Zosime eut enseveli « le saint corps de Marie l’Egyptienne. »

  i0219000000s0900aa_mary_egypt_zosimos.jpg 

Si nombreux sont les symboles métaphysiques dans cette hagiographie qu’il nous faudra un article ultérieur pour les traiter. Les 3 pains, ou la substance véritable à ses trois niveaux (physique, émotionnelle, mentale) pour la sustentation réelle au lieu de la tentation de la terre, la nudité du corps, du cœur et de l’esprit, la hiérogamie comme union avec le divin, la lévitation, la Vie au désert, tant et tant d’images-forces données pour formuler le si difficilement formulable à travers ce personnage tout-connaissant de Marie l’Egyptienne, dont la ressemblance avec Marie-Madeleine est manifeste. Qu’elle soit de Magdala ou d’Egypte, Marie est l’âme parvenue à l’union avec le divin.

               200px-Ecouis_marie_egyptienne.jpg

                   Marie l’Egyptienne,  XIVème siècle,

                               Collégiale d'Ecouis, Eure.

 

sainte-marie-madeleine-fin-XVeme-Musee-de-Lille.jpg

 

Marie-Madeleine, fin XVème,

                                                       musée de Lille.

 

Dans ce désert de Connaissance,

Celle-là hissant « à plus hault sens, »

Chaque 2 avril, qu’il t’en souvienne

D’honorer Marie l’Egyptienne.

 

Magdala Alexandrine Vayssac

 


[1] Jacques de Voragine, LA LEGENDE DOREE. Editions du Seuil, Points Sagesse, p. 261.

 

 

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 19:13

 

 

L'exposition

 

 "EXHIBITIONS"

 

met en lumière l’histoire de femmes, d’hommes et d’enfants,

 

venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou d’Amérique,

 

exhibés en Occident à l’occasion de numéros de cirque,

 

de représentations de théâtre, de revues de cabaret,

 

dans des foires, des zoos, des défilés, des villages reconstitués

 

ou dans le cadre des expositions universelles et coloniales.

 

Un processus qui commence au XVIème siècle

 

dans les cours royales

 

et va croître jusqu’au milieu du XXème siècle

 

 en Europe, en Amérique et au Japon."

 HSBranly.jpg

 

 

http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affiche/exhibitions.html

 

 

 Un exemple célèbre est celui de Sawtche, surnommée Saartjie Baartman, née en Afrique du Sud vers 1789, dans le peuple Khoikhoi. La "Vénus hottentote" a été exhibée comme un animal durant toute sa vie... Récemment sa dépouille a été restituée à son peuple et un film retrace sa destinée : 

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Saartjie Baartman

 

 http://www.deshumanisation.com/phenomene/exhibitions

 

 

 Le réalisateur  franco- tunisien Abdellatif Kechiche retrace l'histoire de Sawtche dans son film "La vénus noire", noire : l'adjectif dont Leopold Senghor use pour rendre hommage à la femme africaine. Le 9 août 2002, après une cérémonie œcuménique célébrée selon les rites khoisan et ceux de l'Église du Christ de Manchester (la jeune femme avait été baptisée dès son arrivée sur le sol anglais), Saartje Baartman est inhumée près du village de Hankey (Eastern Cape), en présence du président Mbeki et de nombreux dignitaires. Il aura fallu près de deux siècles à Saartjie pour trouver enfin le repos.

http://www.karimalo.com/2010/11/la-venus-noire.html

 

 

 Au-delà de nos préjugés et de nos peurs,

 

il n'y a qu'une seule race humaine

 

dont l'ultime destinée est tracée : 

   

 

« Vous êtes Une seule et Même Substance en des formes multiples, et lorsque cette Substance a atteint le degré adéquat au Divin, alors elle se rompt et se partage, car c'est une seule et même chose qui retourne au sein de la Fleur Première. »

 

Karuna Platon, L'Instruction du Verseur d'Eau, Nice : Les Editions de la Promesse, (1973) 2000,p. 39-40.

 

 

 

L'homme et la femme "sauvages" de la tradition illustrent l'état de nature

 

Saint Jean-Baptiste, tantôt homme sauvage, tantôt jouvenceau imberbe…

 

L'homme sauvage et la licorne

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:36

De "Valentin et Ourson"

 

 un roman du Moyen Âge tardif

  

 

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à 

 

 Mister Monster :

 

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Mêlant le théâtre aux arts du cirque et aux arts visuels, ce spectacle traite, et ce d’une façon spectaculaire, de sujets liés à l’identité et à la notion de  « civilisation ». Inspiré d’un vieux conte médiéval, il aborde les thèmes mythologiques de l’Enfant sauvage et du pouvoir de la Nature.

 

 

MISTER MONSTER 

met en jeu plusieurs formes artistiques

dont le théâtre, l’acrobatie et même la danse ;

 le travail scénographique est particulièrement développé ;

tout ceci participe à une forme très physique et expressive de spectacle.

 

Informations et réservations au 01 60 85 20 85  

du mardi au samedi de 14h à 18h. 

 

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El salvaje y el civilizado 

Sculpture gothique présentant l'homme sauvage (homo sylvestris)

au côté de l'homme civilisé à Valence.

 

 

L'Homme Sauvage, la Femme Sauvage et son enfant, à Saint-Bertrand-de-Comminges et ses répliques

Voir le site de  Michèle Aquaron : "Le corps énigmatique et velu de l'homme sauvage au Moyen Âge", http://michele-aquaron.com/Livre%20.pdf

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 18:36

 

 MarseillePanOurs.jpg

 

Nu, dansant et chantant, jouant du tambourin,

 

le dieu Pan, à moins que ce ne soit l'Homme sauvage,

 

dompte les ours !

 

Mais que représente l'ours ?

 

L'OURS A LA FOIS CHRISTIANISE ET DIABOLISE

  L'Homme et la Femme "Sauvages" de la Tradition illustrent l'état de Nature

 

 

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:30

  La Licorne, c'est l'Esprit,

 

et l'Homme Sauvage, devenu pleinement Homme,

 

c'est-à-dire Animal Conscient,

 

 est dans l'état de Virginité.

 

Il apprivoise la Licorne

 

à la corne torsadée par trois 

 

 

HSLicorne

 

Détail d'une tapisserie de Strasbourg du XVe siècle.
Museum d'Arts de Boston (U. S. A.).

Dessin de Flamia d'après The Unicorn : mythe and reality, Avelel Books, New-York, 1946.

 

Voir : La Vouivre, un Symbole universel, éd. EDIRU, p. 237

 

L'Homme et la Femme "Sauvages" de la Tradition illustrent l'état de Nature

  Un "Homme Sauvage", le Chevalier Vert, mis en scène dans le roman "Sire Gauvain"

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 09:54

"Le nom des gens" ,

 

 

comédie réalisée par Michel Leclerc,

 


avec Jacques Gamblin, Sara Forestier,

 

Zinedine Soualem, ...

Long-métrage français . Genre : Comédie
Durée : 01h44min Année de production : 2009

 

"Bahia Benmahmoud est une pasionaria des temps modernes. Adepte de la méthode  baba-cool, elle fait l’amour plutôt que la guerre et, pour les faire changer d’opinion, couche avec les hommes de droite qu’elle croise. Cette méthode porte ses fruits jusqu’au jour où elle rencontre Arthur Martin, qu’elle classe immédiatement comme un fasciste potentiel en raison de son homonymie avec un fabricant d'électroménager. Quand elle réalise son manque de discernement, elle s’intéresse de plus près à sa conquête." (Wikipedia)

  

 Le nom des gens

 

 

Quelques avis glanés sur Internet :

 

 

 Ce que j'ai aimé : Une finesse extraordinaire pour traiter les problèmes de société, des acteurs surprenants, drôles et émouvants. Scénario, dialogues, images, musique... formidables... Une véritable thérapie en ce moment de crise !
Ce qui ne m'a pas plu : rien
Je le recommande à : Mes amis, mes collègues, ma famille, et surtout à tous ceux qui aiment le bon cinéma !

 

Ce que j'ai aimé : Tout m'a plu. Les acteurs : la pétillante Sarah Forestier. Quel naturel quand elle se retrouve nue dans le métro ! Beaucoup d'humour et d'émotion dans ce film qui n'hésite pas à dénoncer les "malaises" de notre société française !
Ce qui ne m'a pas plu : RIEN ! R. I. E. N. !!!!!
Je le recommande à : tous les gens de bonne volonté qui veulent que les mentalités changent.... donc, pas à des gens de droite !!

 

Ce que j'ai aimé : Des sujets douloureux ou sensibles abordés avec humour, émotion et intelligence. Sarah Forestier absolument craquante. Gamblin crédible et touchant.
Ce qui ne m'a pas plu : rien
Je le recommande à : Tous ceux qui ont envie de voir un film intelligent et qui rend heureux.

 

Ce que j'ai aimé : Un florilège de gags enracinés dans l'observation des comportements. Montrer à quel point les fachos, les racistes, les coincés, sont des... "mal baisés" ! La solution ? Leur faire l'amour !

Ce qui ne m'a pas plu : rien
Je le recommande à : tous ceux qui aiment vivre naturellement.

 

 L'héroïne, à n'en pas douter,

 

fait partie des Filles du Feu.  

 280px-Filles_du_feu_nerval.jpg

 

Mais aussi du

 

"Clan des Femmes Sauvages" !

 

 

Femmessmall  

http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/sauvages/sauvages.html

 

Faites-vous partie des "Trouveurs de paradis" ?

 

  http://trouveursdeparadis.over-blog.com/5-index.html

 

 

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:21

  Dans la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges

 

  des stalles sculptées représentent l'Homme Sauvage,

 

ainsi que la Femme Sauvage tenant son enfant :

 

 

HommeSauvageSaintBertrand.JPG

 

 

 

FemmeSauvageSaintBertrand.JPG

  Photos Régor.

 

Michèle Aquaron (http://michele-aquaron.com/)

 

nous transmet les images suivantes :

 

 

"Les bas-reliefs des jouées Nord : Ambierle,
   Eglise prieurale du XVe siècle (classée M.H.).
 Loire en Rhône–Alpes, France, stalles en chêne."
 
HVS-amberle.JPG
 
Amberle.JPG
 
 "et, encore plus étonnant  : 
Fig. Homme sauvage.
Joué du nord-est des stalles du cœur
de la cathédrale  de St-Tugdual
à Tréguier, Bretagne, France."
 
HVS-Tregier.JPG
 
 
A la question :
"C'est extraordinaire ! Exactement les mêmes qu'à Saint-Bertrand-de Comminges !
Le même artiste a dû voyager ?"
 
Michèle Aquaron de répondre :
"Je suppose même qu'il avait un modèle dans ses cartons."
 
 
&&&
 
L'Homme Sauvage tenant l'écu vierge  :
 
Eglise de Chabris, Indre :

 

HommeSauvageChabrisJPG.jpg

 

L'Homme et la Femme "Sauvages" de la Tradition illustrent  l'état de Nature

"L'Homme Sauvage des montagnes italiennes", par Anne Allegrini

Les "anguanes", femmes sauvages des contes italiens

Un "Homme Sauvage", le Chevalier Vert, mis en scène dans le roman "Sire Gauvain"

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 17:43

Les anguanes,

 

les « femmes sauvages » des contes italiens

 

Article de Anne Allegrini

 

   

La version féminine de l’homme sauvage existe sous le nom de « anguane », elle apparaît sous les traits d’une créature dotée de sabots de chèvre, parfois sous la forme de femme-serpent. Souvent au bord de l’eau, elle est lavandière ou fileuse ou les femmes qu’elle rencontre le sont. Pour peu qu’on lui soit bienveillant, elle peut se montrer généreuse :  

 

 l-anguane-et-la-fileuse-copie.JPG

 

Illustration de l’auteure.

 

 

Dans les Dolomites, une histoire raconte que de temps en temps des anguanes descendaient de la montagne. L’une d’elles tomba sur une jeune fileuse, et lui demanda de danser avec elle, ce que fit la jeune femme. Elles dansèrent trois jours durant à l’issue desquels l’anguane offrit trois feuilles de bouleau à la jeune femme qui se retint de rire mais qui accepta le cadeau. Elle les mit dans sa poche et n’y pensa plus. Le lendemain elle eut la surprise d’y trouver à la place trois pépites d’or.

 

D’une grande beauté, les femmes sauvages séduisent les hommes qui parfois les prennent comme épouses, mais de ce fait elles attisent aussi la jalousie des femmes, donnant lieu à des histoires aux issues dramatiques. L’époux d’une anguane ne doit pas nommer la belle par son véritable nom, ni lui effleurer le visage du dos de la main, sous peine de la voir disparaître à tout jamais.

 

 

Traduction, annotations et synthèse par Amèl de l’article paru sur le site http://monacozen.splinder.com/tag/uomo+selvatico  (p.4)

 

 

Anne Allegrini a « trouvé d'autres histoires d'anguane : dans la plupart des cas on y trouve une fileuse : qu'elle soit l'anguane elle-même ou la jeune fille. Il y a une histoire qui parle d'une jeune fileuse qui aide une anguane à accoucher.

La sainte patronne des fileuses est  sainte Marguerite, elle est aussi sainte patronne des femmes enceintes et des sages-femmes. Je pense que le rapprochement est inévitable. » (correspondance)

 

 

L'Homme et la Femme "Sauvages" de la Tradition illustrent l'état de Nature

 

"L'Homme Sauvage des montagnes italiennes", par Anne Allegrini

 

Un "Homme Sauvage", le Chevalier Vert, mis en scène dans le roman "Sire Gauvain"

 

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 15:49

La légende de l’Uomo Selvatico,

 

l’ « Homme Sauvage » des montagnes italiennes

 

par Anne Allegrini

 

 

 

HomSelvatico.jpg

 

Homo selvatico nel ciclo di ivano a Castel Rodengo.

 Presso Bressanone. Scoperti nel 1972.

 http://monacozen.splinder.com/tag/uomo%20selvatico?from=3

 

 

L’homme sauvage, l’ « uomo selvatico »,  a laissé des traces dans une bonne partie de l’arc alpin, et dans les Apennins du Nord de l’Italie.  

De nombreuses histoires parlent de cet homme sauvage dont le nom apparaît sous différents dialectes : Om salvarek (Emilie-Romagne), l’ommo sarvadzo (Val d’Aoste), il salvanel (Trentin-Haut-Adige), il salvan (Dolomites), il sarvanot (Piémont), il salvanco (Toscane).

 

UomoSelvadego.jpg

 

 

L'Om Salvarek -Belluno-

http://monacozen.splinder.com/tag/uomo%20selvatico?from=3

 

 

Il y est communément décrit comme couvert de poils de la tête aux pieds, rendant superflu l’usage de vêtements. Il habite dans la montagne, isolé des hommes. Sa rencontre avec eux est toujours accidentelle. Ce qui le caractérise également à travers les nombreuses versions de sa légende c’est le savoir qu’il transmet aux hommes bienveillants : il leur apprend à faire cailler le lait, à fabriquer du fromage ou du beurre, ainsi qu’à extraire le charbon du bois et les minéraux du sol. Il détient aussi le savoir de la fabrication du fer. Il est reconnu aussi pour son habileté à faire pâturer les troupeaux, soigner le bétail. Il sait reconnaître les plantes médicinales. Peu bavard, il donne aux hommes juste les informations dont ils pourront avoir besoin, pas plus, il ne faut jamais lui demander qui il est, d’où il vient ni où il habite.

Pacifique, il se détourne des moqueries de certains en leur laissant leur ignorance pour punition. Dans le Piémont, on lui prête aussi un caractère facétieux, il entre dans les étables pour emmêler les chaînes des vaches, change le sel en sucre* etc. En de rares versions, il figure dans un registre plus sombre, enlevant femmes et enfants et même montrant un certain goût pour la chair humaine…

 

Quoi qu’il arrive, l’homme sauvage retourne toujours très vite dans la montagne qui l’abrite.

 

 

 *ce qui ajoute à sa grande connaissance de la nature un goût certain pour l'alchimie, il a pour habitude de transformer et lier les éléments entre eux.

 

 

HSDiGrassi-copie-1.jpg

 

Giovannino De' Grassi

(1350-1398)  

 

 

Je vous laisse découvrir

 

une version de la légende de l’homme sauvage :

 

 

HSItalie.jpg

 

L’om salvarech du mont Armarolo

 

 

En des temps reculés, dans la dense forêt du mont Armarolo vivait un homme dont les seuls amis étaient les plantes et les animaux sauvages. Son refuge était une caverne. Les vêtements qu’il portait étaient étranges, confectionnés avec de longues tiges rampantes de lycopode*.

 

Cet homme sauvage était souvent au centre  des discussions des habitants du village, lesquels dans leurs longues soirées d’hiver se réunissaient pour parler du temps, de l’avancée des saisons, des futures récoltes et du bétail.

Les femmes filaient la laine et le chanvre à la lumière ténue d’une lampe à huile, elles se demandaient : « qui est-il ?, « à quoi ressemble-t-il ? », « jeune et beau ! », pensaient les filles…

 

Mais personne n’était en mesure de le décrire précisément, car personne ne l’avait jamais vu.

On savait seulement qu’il existait. Cet homme, disait-on, avait la faculté de se rendre invisible.

 

Le printemps arriva, les rayons du soleil réchauffaient l’air, le ciel était  limpide. Un tiède après-midi, un pauvre vieux qui habitait seul une ferme isolée à la lisière du bois, écoutait le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles dans les arbres, le cœur rempli de tendresse.

 

Avec un geste lent, il peignait patiemment le lait avec ses doigts pour en retirer les impuretés.

           

D’un coup les oiseaux se turent, le soleil disparut derrière un nuage noir et un grondement sourd résonna au lointain. Bientôt un orage éclata dans un vacarme de tonnerre, levant un vent furieux accompagné d’éclairs. Le vieux se réfugia aussitôt chez lui.

 

Alors que la pluie tombait violemment alentour, la porte de la modeste cuisine qui craquait s’ouvrit doucement. Sur le seuil, trempé et transi, apparut l’homme vêtu de lycopodes. Sans rien dire, un peu hésitant, il alla s’asseoir près du feu.

 

Le vieux le regarda mais ne demanda pas qui il était,  ni d’où il venait, ni où il habitait, car c’était la loi de la selva, la loi de la forêt**.

 

Ils restèrent ainsi en silence, chacun dans son coin, longtemps.

Enfin la tempête cessa, les étoiles brillèrent dans le ciel, la lune se mit à resplendir et à illuminer la nuit qui était désormais tombée.

 

L’homme sauvage, toujours silencieux, sortit. Il revint peu après avec une poignée d’herbes, et fit entendre sa voix pour la première fois, pour enseigner au vieillard la façon de nettoyer le lait non plus avec les doigts mais avec une espèce de plante nommée « Kolin » qui était justement celle qui constituait son habit, le lycopode.

 

Il voulut ainsi montrer au vieux sa reconnaissance pour l’hospitalité reçue.

 

 

*Lycopode : plante dont les extrémités ressemblent à des massues, ses spores très inflammables étaient utilisées par les magiciens pour provoquer des éclairs spectaculaires.

 

**Loi de la « selva »: forêt en italien, mot qui a  la même racine que « selvaggio » : sauvage.

 

   

Traduction, annotations et synthèse par Amèl de l’article paru sur le site http://monacozen.splinder.com/tag/uomo+selvatico  (p.4)

 

 

HSDuomodiMilano2.jpg

 

Duomo di Milano.

Statua dell'Uomo selvatico sotto lo scarico di un doccione d'angolo.

 http://monacozen.splinder.com/tag/uomo+selvatico 

 

 

L'Homme et la Femme "Sauvages" de la Tradition illustrent  l'état de Nature

 

Un "Homme Sauvage", le Chevalier Vert, mis en scène dans le roman "Sire Gauvain"

 

  http://polymathe.over-blog.com/article-23621223-6.html#anchorComment

 

 

glycon.jpg

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:04

 L "Homme Sauvage",

 

c'est aussi l'Homme "Vert", le Chevalier Vert 

 

qui provoque Gauvain à la cour du roi Arthur : 

 

 

Sire Gauvain et le Chevalier vert (en anglais Sir Gawain and the Green Knight), roman de Chevalerie en vers allitératifs, date de la fin du XIVe siècle . C'est l'une des toutes premières grandes œuvres de la littérature anglaise.

Il raconte une aventure de Gauvain, l’un des  Chevaliers de la Table Ronde du roi Arthur. L'œuvre, d'un unique auteur, est anonyme.

Dans ce récit, Gauvain accepte le défi lancé par un mystérieux Homme Vert. Ce « Chevalier Vert » permet à tous de le décapiter avec sa hache, mais en échange, celui qui l’aura frappé doit accepter de subir le même coup un an et un jour plus tard. Gauvain accepte et le décapite d’un seul coup, mais le Chevalier se relève, prend sa tête, monte à cheval, et rappelle à Gauvain sa promesse.

Les aventures que vit Gauvain sur le chemin menant à ce rendez-vous lui font rencontrer la Dame-de-Haut-Désert.... (d'après Wikipedia)

 

 

L'enseignement ésotérique de la Quête du Graal
de tous les Chevaliers
et de la Quête de Gauvain dans
"Gauvain et le Chevalier Vert".
(La traduction en français du conte anglais du XIVème siècle
est de Alma-Laure Gaucher.)
 
la traduction de Gauvain et le Chevalier Vert

 

 

 

Gawain_and_the_Green_Knight.jpg

 

Enluminure tirée du manuscrit original Sire Gauvain.

 

Le chevalier vert tient en main sa tête coupée qu'il offre au roi Arthur.

 

SUR LES CHEMINS DE LA VOUIVRE DANS L'AUBE

Saint Nicaise à Reims et à Troyes, un saint céphalophore en Champagne

Ceux qui apprécient la harpe gaélique peuvent se reporter à  

  http://criddh-heart.e-monsite.com/

Le dernier CD "Hahaiah-Kommanna : la harpe de colère"

est tout simplement magique...

 

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