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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 10:35

Le monastère d'Ostrog

 

imbriqué dans une falaise du mont Ostrog, au Monténégro,

 

est dédié à saint Basile d'Ostrog (Sveti Vasilije Ostroški).

 

monastere-Ostrog.JPG

 

 

MonasMonten3.jpg 

MonasMonten4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

  

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MonasMonten5.jpg

 

 

Le monastère d'Ostrog fut fondé par le métropolite de Zahumlje-Herzégovine, Basile Jovanovic Basile  (ou Vasilije), dans la deuxième moitié du XVIIème siècle. 

L'apparence actuelle du monastère date de 1926, après un incendie. Heureusement, les deux petites églises furent épargnées et constituent aujourd'hui la valeur du monument.

Les fresques de l'église, dédiée à l'Entrance de Notre-Dame (Vavedenje), furent réalisées vers la fin du XVIIème siècle.

  

 

  http://orthodoxe-ordinaire.blogspot.fr/2010/04/st-basile-dostrog.html

 

L'autre église, dédiée au Saint-Crucifix, est située au sein d'une grotte au niveau supérieur du monastère. Cette église fut peinte par le maître Radul, qui a merveilleusement fait face à la structure naturelle de la grotte et réalisé les fresques immédiatement sur la surface rocheuse et sur le mur du sud. Des résidences monastiques sont situées autour de l'église, qui, en complément de celle-ci et du superbe paysage, font de ce monument un endroit agréable à contempler et à visiter.

 

Le monastère orthodoxe d'Ostrog est l'un des monastères les plus visités des Balkans. Les croyants du monde entier, seuls ou en groupes, s'y attardent. Il représente une place de rencontre des trois confessions : les orthodoxes, les catholiques et les musulmans car on croit que les reliques conservées de saint Basile d'Ostrog font des miracles. 

(Textes ci-dessus d'après Wikipédia)

 

Après tant de "guerres" entre les confessions différentes,

voilà que toutes se retrouvent sur l'un des lieux de la Vouivre !

Saint Basile d'Ostrog

(+ 1671)

 

http://orthodoxe-ordinaire.blogspot.fr/2010/04/st-basile-dostrog.html

 

"Il naquit de parents pauvres dans un village d'Herzégovine. Ses parents lui apprirent la charité envers les plus pauvres que lui et une vie spirituelle profondément ancrée dans la sainte liturgie. Devenu moine, il eut à défendre la foi orthodoxe contre les pressions des Turcs et contre la propagande latine des Pères jésuites. Il eut surtout à affronter la haine des chrétiens devenus musulmans plus que celle des chrétiens attachés à Rome. Il s'éloigna d'abord en Russie puis au mont Athos, pour apaiser ceux qui cherchaient à le tuer. A la mort du métropolite d'Herzégovine, il fut désigné pour le remplacer. L'oppression turque redoublait de vigueur contre les Serbes qui voyaient leurs églises, leurs monastères et même leurs maisons dévastés. Il se retira pendant quinze années à Ostrog pour continuer à fortifier son peuple. Il s'endormit en paix, ayant tenu à temps et à contre-temps, avec la patience des saints."  

 

http://orthodoxe-ordinaire.blogspot.fr/2010/04/st-basile-dostrog.html

 

 

 

http://orthodoxe-ordinaire.blogspot.fr/2010/04/st-basile-dostrog.html

 

Tous les peuples, de toutes les religions,

ont ainsi leurs saints : moines, ermites, yogis, Pères fondateurs...

et les peuples vont en pèlerinage sur leurs tombes,

dans les Hauts Lieux

où les Energies telluriques et cosmiques sont très fortes

et produisent des guérisons de l'âme et/ou du corps 

 

- Saint Charbel au Liban :Ermite maronite du Liban, saint Charbel est vénéré dans la vallée sainte de Kadisha, où les

 foules…

 

- Milarepa au Tibet : Milarepa, le yogi tibétain et le Chant des Trois Certitudes

 

- La légende "Les Sept Dormants"de Chenini, la sourate "La Caverne" du Coran et les "Sept Dormants"… en Tunisie

 

 

Ne sommes-nous pas pèlerins sur cette terre,

de passage seulement...

Et les Derniers Trouvères de chanter :

"Nous allons tout un chacun, par les routes et par les chemins,

Pérégrinant au gré du vent, Dame Fortune nous guidant."

"Par les routes et par les chemins" 

 

CD : "Un fabuleux héritage", paroles de Roland Deniaud,

http://www.lesdernierstrouveres.com/

 

"Vous vous rechargez à la Source du Flux

chaque fois que vos pas vous conduisent le long du Flux."

 

(Le Bréviaire du Chevalier, p. 181)

 

 

Dans les Balkans, voir :

 

En Bosnie-Herzégovine, la ville de Mostar a vu son pont détruit par la guerre entre Serbes et

 

Le symbolisme de la roue arménienne de l'éternité située souvent à l'intérieur de l'étoile de David

 

Dans toute la Dalmatie croate, le culte de saint Roch a été introduit par les Vénitiens

 

 

MontenegroRoch

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 10:23

Le groupe "OC" :

 

 

Oui !



OC site officiel

 

                    "Ils font un travail intéressant de promotion de la culture occitane, sans militantisme, et leur musique d'inspiration (néo)médiévale est agréable (leur premier album et disque d'or "OC" et la Symphonie occitane "Paratge", en particulier)... Leur site est assez complet, à la rubrique "Inspirations" ils montrent tous leurs instruments médiévaux et il y a même des recettes de cuisine du terroir !
Les livre-CD "Canso" et DVD-CD "Cathares, la croisade", d'après les extraits, m'ont l'air aussi très bien faits.
Alors, bonne balade en terre cathare..." (M. L.)

Voir et entendre les vidéos sur le site : 

      http://www.ocmusic.org/index.html

 

 

 

 

Des conférences en musique et en images, avec des anecdotes autour de la Canso.

 

NARBONNE Samedi 27 octobre
Cultura - Bonne Source à 14h30 - 04 68 91 85 38

PARIS Lundi 12 novembre
BnF (Biblithèque nationale de France) 58, rue Richelieu Salle
des Commissions à 15 h, le manuscrit original de La Canso
sera exposé exceptionnellement à cette occasion.

CARCASSONNE Jeudi 22 novembre

Ostal Sirventés Institut d'Estudis Occitan
79, La Trivalle à 18h30 - 04 68 25 19 78

PERPIGNAN Vendredi 23 novembre
Librairie Torcatis 10, rue Mailly à 18h - 04 68 34 20 51

MONTPELLIER Mardi 27 novembre
Médiathèque Centrale Emile Zola à 18h30 - 04 67 06 78 78, en association avec la librairie Sauramps.

TOULOUSE Vendredi 30 novembre
Librairie Ombres Blanches 50, rue Gambetta
à 18 h - 05 34 45 53 33

 

 

A Ussat, dans le Sabarthez, la grotte de Bethléem…

 

Au château de Puyvert, en pays cathare, une tapisserie retraçant les étapes de la Quête du Graal

 

En pays cathare, à Lavelanet, la croix de Morenci et son mystère

 

 

gouffre2.jpg

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:06
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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 21:11

 

Parution de « La Vouivre, un symbole universel »

 

aux Editions du Cosmogone.

 

 

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Vouivre4eCouv.jpg  Livre disponible chez l'auteur du blog.

 

   


La Vouivre, château de Pierrefonds
  (Oise).

 

La quatrième édition de ce livre est un événement ! Depuis la 1èreédition à La Table d’Emeraude, le mot « Vouivre » est entré dans le langage courant alors qu’il était pratiquement inusité. Cette édition a donc nécessité un léger toilettage en quelques points, mais l’essentiel demeure toujours aussi pertinent pour qui veut comprendre le symbolisme du Serpent-Dragon-Vouivre dans toutes ses dimensions.

Dans ce livre, nous n'avons adopté ni un point de vue historique, ni un point de vue psychologique puisque ce Serpent-Dragon-Vouivre représente d’abord l'énergie tellurique. Tout symbole traduit les structures universelles qui sous-tendent la manifestation ; il rend compte du réel et ses différents niveaux de lecture sont en nombre indéfini, et nous ne pouvons donc prétendre que d’avoir amorcé le sujet.

 

Dans le prologue, nous avons voulu montrer, par l'abondance des sources diverses, l'importance de la Vouivre dans le patrimoine de notre pays. Ce n'est pas seulement dans le roman de Marcel Aymé La Vouivre[1], ni dans Le Pape des Escargots d'Henri Vincenot[2] qu'on en trouve l'évocation. Dans toutes les provinces françaises, les légendes, les contes, les récits que les mythologues ont rassemblés sont en nombre considérable. Dracs, dragons, vouivres, guivres, vuipres, wivres, graouly, tarasques, coquadrilles, coulobres, mâles bêtes, dards, gargelles... domptés par des héros, des chevaliers, des saints et des saintes, voire de simples paysans, sont partout, dans tout le terroir, à la racine des anciens lieux de cultes, comme des nouveaux qui les relaient, le plus souvent sur les mêmes lieux d'ailleurs, lorsque la christianisation  fait son oeuvre.

 

La première partie du livre traite du symbolisme même de la Vouivre qui est, à la surprise de nombreux lecteurs, universel, et non seulement des particularismes régionaux.

Le Serpent est d'abord montré comme étant à l'origine des temps dans presque toutes les civilisations sous les noms d'Atoum en Egypte, de Shesha, Makha, Vrita, Namuci en Inde, d'Ungud, de Yurlungur, de Birndina ou d'Angamundi chez les Aborigènes australiens, de Mbumba chez les Bantous, du Serpent-d'Arc-en-Ciel au Bénin, de Kan ou Gan chez les Quichés du Guatemala, etc. ... Il est souvent bisexué, toujours à l'origine de la création, symbole de la Nature Naturante androgyne ou bien attribut de la divinité représentant la Mère Universelle.

 

vouivreabor.jpg

 
Serpent Arc-en-Ciel du Temps du Rêve.

Yrrkala, territoire du nord de l’Australie. 

 

Le Dragon-Vouivre personnifie aussi les forces naturelles du chaos à maîtriser. Représentant le temps, il devient l'Ouroboros qui, dévorant sa queue, s’enferme sur lui-même ; il nous invite à pénétrer dans les entrailles de notre chaos intérieur, ce qui explique pourquoi les traités d'alchimie lui font une si grande place.  


Représentation copte de l’univers.

 

Objet de culte dans toute l'Afrique comme en Asie (où le culte du serpent-dieu a encore cours dans la jungle birmane), mais aussi dans les Abruzzes italiennes, le Serpent est souvent associé au combat entre la lumière et les ténèbres : Apollon tue le python de Delphes, Neith vomit le serpent Apophis, Quetzalcoatl est le Seigneur de l'aube... Son culte a presque disparu en Europe occidentale du fait d’une christianisation qui a muré les anciennes cryptes, comblé les puits sacrés, renversé les mégalithes pour extirper l’ancien paganisme de nos ancêtres. Nous rejoignons là, en les citant, certaines conclusions de C.G.Jung dans L'Homme à la découverte de son âme[3].

Sur toute la Terre et en tout temps, les dieux et les déesses, voire les Héros divinisés, prennent forme de serpent ou, à tout le moins, queue de serpent : Ua Zit sous la forme du cobra, Renenoutet, déesse des moissons, Isis Thermoutis ou encore Isis et Sarapis identifiés au serpent Agathodémon, en Egypte ; Nuilil "la Grand-Mère Serpent des Cieux" et Nidaba, "la Dame-Serpent divine" chez les Sumériens ; Echida, reine des Scythes ; Zeus ou Jupiter-Amon, Cécrops à queue de serpent fondateur d'Athènes ou Erechtonios, son défenseur ; Nommo, le Dieu d'Eau des Dogons ; les Nâginis du Népal et de tout l'Orient, etc...  

Partout, la queue de serpent est "la racine chthonienne de la divinité" selon le mot de A.K.Coomaraswamy dans La Doctrine du Sacrifice[4].  

 vouivrecoatl.jpg


La déesse Coatlicue, celle qui a "une jupe de serpents".

Musée de Mexico.

 

Le Dragon -Vouivre a également comme fonction d'être Gardien du Seuil, le seuil du passage de l'humain au divin. Il est, dans de nombreuses légendes de nos provinces, le gardien d'un trésor caché. Mais elles nous font découvrir que derrière l'or matériel se cache en vérité le Corps de Gloire comme le montrent tous les Alchimistes.

 

Ce Dragon est aussi Gardien de la Fontaine de Jouvence. Il possède l'Escarboucle, symbole du Troisième Œil, du don de la Voyance. D'où les images données du Dragon à tête de Licorne et de la Licorne à queue de serpent. A ce Dragon-Vouivre étaient offerts des sacrifices, les prémices des récoltes d'abord lorsque l'homme s'est sédentarisé, les plus beaux animaux, puis des vierges. Rappel est alors fait de ce qu'est, selon Maître Eckhart, la véritable virginité dans la Tradition.

Toutes les légendes où les Héros, les Chevaliers, les Saints maîtrisent le Dragon pour délivrer la Femme sont vues comme montrant l'Unité humaine éclatée. Triompher de l'épreuve permet le retour à l'unité de soi, le retour au Principe, par l'acquisition de la Noblesse véritable, celle du corps, du cœur et de l'esprit. Voilà pourquoi, dans de nombreux contes, le Héros épouse la fille du Roi !

  

La Langue des Oiseaux, trouvant son inspiration dans Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux alchimique d'Emmanuel-Yves Monin[5], est souvent utilisée, pouvant intriguer parfois le lecteur peu averti.

Nous avons énuméré les divers sacrifices demandés à l'homme au cours des âges. D'abord le sacrifice du corps, et là sont cités de très beaux textes sur les sacrifices humains pris dans Le Manuscrit des Paroles du Druide sans nom et sans visage[6]. En second lieu le sacrifice du monde émotionnel (Abraham), enfin celui de sa volonté propre (Jésus-Christ) pour que l'homme puisse devenir simplement Autel offert à la Divinité. Et lorsque se perd la conscience de la fin dernière des choses, les sacrifices continuent, mais ce sont alors les événements qui sacrifient !

Le Dragon-Vouivre est dévorant. L'homme, avalé puis recraché, à l'exemple de Jonas[7] par la baleine, dans la Bible, est l'initié qui, dans la caverne, la grotte, l'antre de la Vouivre, est mort à lui-même. Dans le chapitre "De la Chevauchée de la Tarasque à la Décollation", nous proposons les clefs d'un véritable ésotérisme chrétien exposé à la vue de tous dans certaines sculptures, figurant sur les chapiteaux, les porches et les façades des églises romanes. Ils nous exposent tout d'abord celles qui représentent l'homme dévoré par la Tarasque, par le Dragon-Vouivre, c'est-à-dire par l'Energie, puis celles qui le montrent chevauchant la Bête. Equivalentes à ces dernières sont celles où le saint, la sainte, a ses pieds sur le Dragon maîtrisé.



Sainte Marguerite « issue » du Dragon.
Bibliothèque Nationale, XIIIe siècle.

  

 Viennent ensuite les saints céphalophores, marchant au gré de la Vouivre en tenant leur tête coupée bien en main, au niveau du cœur.

 

 
Saint Miliau, décapité, portant sa tête, est soutenu par sa femme Aurélie.
Guillemiliau, Bretagne.

 

Sur les porches de nombre d'églises romanes, au-dessus des hommes dévorés par le diable ou le Léviathan à droite, et ceux emportés à gauche par les anges, c'est-à-dire dévorés par leurs vertus, par la Licorne, se trouve le Christ en Gloire, dans sa mandorle. Le christianisme révèle ainsi, comme tant d'autres traditions, au-delà de la voie du salut, celle de la Libération. Cependant, une discrimination est faite entre le dragon à tuer, l'Hydre représentant l'ego inférieur, et le Dragon représentant l'Energie vitale qui, lui, est à maîtriser, à l'exemple de saint Michel qui le maintient de sa lance à sa juste place.


 
Saint Michel. 

  

Le chapitre sur Gargantua, Morgane, Mélusine et les Fées, voudrait ouvrir des perspectives. Ce n'est pas le Gargantua de Rabelais qui est évoqué, mais celui des Cronicques gargantuines, et tous les épisodes cités provenant des études faites par Paul Sébillot[8], Henri Dontenville[9] et Pierre-Henri Pillard[10] montrent que ce géant est en vérité la personnification d'une énergie, non consciente mais divinement guidée, qui façonne les paysages, humanise le chaos et trace les chemins vers les lieux privilégiés.

Mélusine et Morgane sont présentées comme des personnifications de la Mère Universelle. Dans leur forme humaine, elles épousent les hommes qui deviennent Héros ou Rois, les hissant au rang divin, et toutes les dynasties revendiquent justement une origine non humaine. La toponymie montre l'abondance des lieux de Gargantua, d'Isoré, de Mélusine, de Morgane, partout omniprésents sur le territoire français. (lien : http://regorm.free.fr/expo/expo.html)

 

L'étude des sonorités DRG (Dragon, drague, drogue, dragée...), GRG (Gargan, Gargantua, gargouille, gorge...), MRG (Morgue, Morgane, Marguerite...) KRN (crâne, couronne, cairn,...) par la Langue des Oiseaux ouvre aussi des voies nouvelles par des rapprochements très éclairants qui concilient les différentes racines que l'on peut trouver pour un même mot. Ainsi Mélusine peut aussi bien être justement vue comme Mère-Lus (Mère de la Lumière), Mère-Ogresse (Malorcine, Mélorcine, avec la racine orc), Mère-Ourse (Méloursine, évoquant l'étoile polaire) ou encore Mère-l'Oie (Méloursine, ours = oie), les différentes facettes s'enrichissant et se complétant sans s'opposer.

  Il s’agit aussi de mettre en évidence le rôle joué par le christianisme qui a disjoint ce qui était autrefois regardé comme un. Le Dragon rassemblait le bien et le mal : il est dissocié en dragon maléfique et en saint ou sainte issu du Dragon qui seul en concentre l'aspect bénéfique. Gargantua est à la fois diabolisé et les lieux et tombes de Gargantua deviennent roches, gouffres du diable tandis que se développe un culte à saint Gorgon. Mélusine est également diabolisée, en infâme serpente, mais christianisée en sainte Vénice. Les Morganes sont brûlées comme sorcières dans le même temps où se répand le culte de sainte Marguerite.

 

L'homme ainsi n'a plus d'humus pour vivifier ses racines. Tout cela met en évidence pourquoi, dans de nombreuses traditions (Indiens Navajo, Africains de Casamance, pèlerins d'Epidaure dans la Grèce antique etc. ...), le Serpent est guérisseur.

 

 
Christ avec les pieds sur les Serpents-Vouivres.

Notre-Dame de Paris.

  

L'image du Caducée, dont on nous montre la plus ancienne représentation connue, est bien évidemment évoquée. Le rappel est fait du Christ, "Serpens, Christus, proper sapientiam", considéré par les Pères de l'Eglise comme le Serpent crucifié en rappel du Serpent d'Airain élevé par Moïse sur l'Etendard pour la guérison des Hébreux mordus par les Brûlants.

 


 


Le Serpent d’Airain sur le Tau.


En Orient, le Bouddha est assis sur le serpent Mucilaci.


 

Mais est évoquée aussi l'insurrection de la Kundalini lovée au bas de la colonne vertébrale, les nâdis Shushumâ, I et Pingâla de la tradition indienne étant à l'image du caducée. Le lieu où est lovée la Kundalini endormie est appelé "Luz" dans la tradition hébraïque. La guérison véritable, c'est alors l'ouverture des chakras par l'insurrection du serpent qui s'élève jusqu'aux fontanelles.

 

La seconde partie aborde les émanations de la Vouivre, c'est-à-dire de la vie manifestée par l'énergie de la Terre fécondée par celle du Ciel.

Elle est légèrement plus courte mais concrète. Nous l'évoquerons plus rapidement car elle recoupe les thèmes abordés dans la première partie.

La Terre-Mère y est reconnue comme un être vivant qui ne peut être séparé du Cosmos sous peine de mort. Nous évoquons l'hypothèse des champs morphogénétiques formulée par Rupert Sheldrake[11] pour rendre compte du tissage des formes manifestées, en la mettant en parallèle avec différents Enseignements, aussi bien ceux de Don Juan dans la tradition toltèque rapportée par Carlos Castaneda[12] que ceux de Karuna dans L'Instruction du Verseur d'Eau[13], et ceux d'Emmanuel-Yves Monin dans des textes inédits qu'il nous a obligeamment communiqués.

Sont évoqués ensuite les courants telluriques étudiés en géobiologie et qui sillonnent la Terre. La vie est vibration et le champ magnétique terrestre, fonctionnant en harmonie avec les énergies cosmiques, induit les migrations de toutes les espèces vivantes. L'état naturel de l'homme, l'Homme Parfait de la Tradition, est celui du Primitif en harmonie avec les forces de la Nature, de l'Homme Sauvage, pont entre Terre et Ciel, auquel s’oppose l'homme occidental chez qui le mental prédominant provoque une sorte de court-circuit dans la circulation normale de l'Energie et induit l'inextricable labyrinthe actuel du monde moderne. Nous évoquons au passage le comportement des enfants autistiques qui, rejetant la contre-nature, refusent également l'incarnation qui seule permet le passage de l'humain au divin.

 

       
Menhir de Janville-sur-Juine (Hurepoix - 91)

 

Concrètement, les anciens ont laissé des mégalithes répandus sur toute la terre. Comme les Hauts Lieux qui leur ont succédé, ils ne se trouvent pas au hasard mais aux points d'acupuncture de la Terre, là où les courants telluriques et cosmiques se rejoignent avec le plus d'intensité, et que les anciens (Celtes, Pascuans, Indiens, Grecs...) connaissaient parfaitement.

Partout, les lieux souterrains d'initiation ont existé, comme les cryptes dédiées à la Vierge Noire. Les pèlerinages se font sur les chemins du Paradis vers le Mont-Saint-Michel comme sur les chemins de Saint-Jacques en suivant la Vouivre. Les pèlerinages célèbres des enfants au Mont-Saint-Michel sont évoqués. Les sources guérisseuses, autrefois si fréquentées, ont la coloration de la Vouivre du lieu, tout comme les lieux d'apparitions. Les labyrinthes les plus anciens, par leur tracé sinueux, évoquent encore le serpent. Ils font l'objet d'un exposé qui en montre les évolutions, depuis Humbaba, le démon-entrailles de l'épopée de Gilgamesh, jusqu'au labyrinthes à voies multiples imageant les impasses auxquelles aboutit la contre-nature. Des illustrations montrent les différents tracés du labyrinthe : labyrinthes celtes à ciel ouverts, labyrinthe crétois, ceux des cathédrales.

 

Labyrinthe crétois.


 

Les Emanations de la Vouivre d'un lieu sont les minéraux, les végétaux, les animaux et les types humains propres à un terroir, ainsi que les patois, les langues, les artisanats, les coutumes qui en font le caractère spécifique.

Tous les thèmes évoqués ici succinctement sont développés dans les divers chapitres.

 

Ce livre est d'ailleurs un véritable pèlerinage et l'on peut sentir que les nombreux lieux évoqués parlent au cœur. Nous avons pris notre bâton de pèlerin avec en poche Le Bréviaire du Chevalier[14] que possède maintenant tout traqueur de Vouivre !

Aux hasards de celle-ci se font les rencontres, puis la Rencontre, celle du Serviteur de Lumière. Les étapes de la rencontre du double alchimique sont empruntées au Songe de Poliphile[15] de Francesco Colonna. Une illustration nous montre alors une sculpture d'un porche d'une église bretonne montrant un couple, homme et femme dont les corps se terminent en queues de serpent enlacées, semblables en cela à Fou-hi, l'inventeur des huit trigrammes primitifs du Yi King chinois, et à sa compagne Niu-koua qui vainquit le monstre-dragon Kong-kong. Tout le livre montre ainsi comment la Tradition Primordiale se traduit dans chacune des traditions particulières pour illustrer la vérité.

 

 

 

 Représentation de Fou-hi, inventeur des huit trigrammes primitifs du Yi King,
et sa sœur-épouse Niu-koua qui créa les hommes après le déluge,
tua le monstre-dragon Kong-kong et répara le ciel ébranlé.
Composition de J. Buhot
exécutée d’après un bas-relief de l’époque Han (Chine).




Autre image de ce couple mythique chinois.

 

  

Porche de l'église de Bodilis, Finistère.

  

Une iconographie très riche montre aussi bien Krishna dansant en équilibre sur le Nâga à cinq têtes que le Christ avec une Vouivre sous chacun de ses pieds, Marie dont la longue natte ne fait qu'une avec la queue de sirène de Mari-Morgan à ses pieds, la Nature généreuse nourrissant de ses mamelles un bœuf et un serpent tout comme Isis allaitant deux serpents, le dragon fertilisé par la colombe, une idole tubulaire du Louristan, Cérès conduisant son char attelé de deux serpents, sainte Wilgeforte barbue crucifiée, Vishnu dormant dans les replis du serpent cosmique...

Certains rapprochements sont très révélateurs : la Vouivre peut donc être vue comme l'Energie du Serpent Premier à l'Origine de la création, comme la Vie des courants telluriques qui innervent la Terre, tout comme la Kundalini qui se dresse du sacrum aux fontanelles dans l'être enfin réalisé. L'argumentation est étayée de nombreuses citations concordantes. Bien sûr, certaines interprétations proposées peuvent surprendre, mais la cohérence de l'ensemble est saisissante.

Cet ouvrage peut être lu à partir de n'importe quel chapitre tant ceux-ci se complètent et s'interpénètrent. C'est une sorte de puzzle qui montre à la fois le foisonnement de la vie par la multitude des colorations d'un même symbole et la cohérence extraordinaire, l'unité qui sous-tend toujours ce multiple.

 

 

                                                                      Robert Régor Mougeot,

                                                            coauteur du livre avec Kinthia Appavou.



[1] - Gallimard, 1945.

[2] - Denoël, 1972..

[3] - Payot, 1962.

[4] - Dervy-Livres, Paris, 1978.

[5]  - Point d'Eau, 1982 (5e éd. 1994).

[6]  - Y. Monin, 1990 (6e éd. 2005).

[7] - Voir notre livre : Le Signe de Jonas. Si Jonas m’était conté, Editions Le Puits de Roulle, 2010.

[8] - Gargantua dans les Traditions Populaires, P. Sébillot Ed. 1967.

[9] - Histoire et Géographie mythiques de la France, H. Dontenville, Maisonneuve et Larose, 1973. La France mythologique, H. Dontenville, Ed. Tchou, 1956. Le Folklore de France, P. Sébillot, Maisonneuve, Paris, 1982 à 1986.

[10] - Le Vrai Gargantua. Mythologie d'un Géant, G-E. Pillard, Imago, 1987.

[11] - Une Nouvelle Science de la Vie, R. Sheldrake, Ed. du Rocher, 1985.

[12] - La Force du Silence, C. Castaneda, Gallimard, 1988. L'Herbe du Diable et la Petite Fumée, C. Castaneda, Le Soleil Noir, Paris, 1972.

[13] - L'Instruction du Verseur d'Eau, Karuna Platon, Editions de la Promesse, (1ère éd. 1973), 2ème éd. augmentée 2000.

[14] - Emmanuel-Yves Monin, Point d'Eau, T I 1983 (6e éd. 1997), T II 1989 (2e éd. 1991).

 

[15] - Le Songe de Poliphile, F. Colonna, Préface de A.M. Schmidt, Club des Libraires associés, 1963.  

VIDEO CONFERENCE SUR LA VOUIVRE

Clips Youtube  sur la Vouivre et sur les Vierges Noires : CLIPS SUR LA VOUIVRE  

La Vouivre de La Paz au Machu Picchu

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:26

ST-ROCH-SUR-EGRENNE (Orne) :

 

SUR LE CHEMIN DE PELERINAGE

 

DU MONT-SAINT-MICHEL

 

Photos et texte de Kinthia Appavou   

  St-Roch-sur-Egrenne.JPG

 

St Roch – La Vierge – Le Christ.

A St-Roch-sur-Egrenne

 

     L’Archange, avant de délivrer son message de lumière, nous convie à faire halte à St-Roch-s/Egrenne, où nous découvrons le « château de l’âme », celui dont Maître Eckhart parle : « un tel petit château fort dans lequel Jésus monte et se trouve reçu et demeure éternellement en nous de la manière que j’ai dite, que Dieu nous vienne en aide. Amen. »

 

(Maître Eckart, Le château de l’âme, édition Les carnets DDB, 1995, p. 64)

 

  St Roche sur Egrenne. Entrée Grotte1

 

Voir la légende de saint Roch sur le site :

http://saint-roch-guerisseur-pestes.wifeo.com/

  St-Roch-sur-le-castel-de-St-Roch-sur-Egrenne.JPG

  St Roch dans la grotte - St Roch sur Egrenne.

 

St Roch dans la grotte sous le château.

St-Roch-sur-Egrenne.

  

Mais pas seul…  

  Vierge-20et-20Enfant-20--20Grotte-20de-20St-20Roch-20sur-20.JPG

 

La Vierge et l’Enfant au cœur rayonnant.  

« Comme l’Enfant je prie le Seigneur

Comme le Chevalier je suis un Lien Divin

Comme l’Amour j’ouvre mon Cœur à la Vie

Et je le partage

Comme le Pain à la table de la Communion »

 

(Emmanuel-Yves Monin, Le Bréviaire du Chevalier,

vol.1, 1983, Point d’Eau (6eéd. 1997, Y. Monin), p. 155)

 

  LA VOIE DU COEUR DANS LES DIVERSES TRADITIONS : LE BOUDDHISME, LE CHRISTIANISME, LA CHEVALERIE MEDIEVALE, LE CHAMANISME

  La-Chevali-re---Grotte-de-St-Roch-sur-Egrenne.JPG

 

La femme-Chevalier (tenant probablement une épée disparue aujourd’hui).

Grotte de St-Roch- sur-Egrenne.

  http://regorm.free.fr/articles/chevalerie.html

 

« Se préparer ainsi au retour à l’Esprit sans tenir compte des relativités,

 c’est déjà être Apprenti-Chevalier ».

 

(Emmanuel Yves-Monin, Le Bréviaire du Chevalier,

vol. II , 1989 (2eéd. 1991), Point d’Eau, p. 54)  

  St-Roch---l--glise-de-St-Roch-sur-Egrenne.JPG

 

  A l’intérieur de l’église datant du XIVème siècle

à St-Roch- s/Egrenne.

 

  Vitrail-dans-l-Eglise-de-St-Roch---St-Roch-sur-Egrenne.JPG

 

Vitrail illustrant la charité de St Roch –

Eglise de St-Roch-sur-Egrenne.

 

&&&

 

Connections avec le Mont-Saint-Michel :

 

  La-Vierge-et-l-Enfant-bras-ouverts---Mont-St-Michel.JPG

 

La Vierge et l’Enfant à l’entrée du Mont-St-Michel.

 

  St-Roch---Mont-St-Michel.JPG

 

St Roch dans l’église paroissiale,
St-Pierre au Mont-St-Michel

 

  StRochEgrenneFemme-Chevalier.JPG

 

La Femme-Chevalier dans l’église paroissiale,

St-Pierre au Mont-St-Michel.

 

  Le-P-lican---autel-de-St-Roch---Eglise-de-St-Roch-sur-Egr.JPG

 

Le Pélican – Autel de St Roch.

Église de saint Roch à St-Roch-sur-Egrenne.

 

Pélican : p. 76 de L'Alphabet des Oiseaux :

http://langue.des.oiseaux.free.fr/Langue%20des%20Oiseaux/essai-alphabet-oiseaux.pdf

 

  Et saint Michel nous montre que le Flux de Lumière constitué par sa lance-épée et le feu jaillissant de la gueule du dragon est unique, et passe par le Cœur.

 

 

Blassac---Hte-Loire---XIV--s-JPG

 

St Michel terrassant le dragon.

Copie de l’original exposée dans la salle des ventes d’objets touristiques.

 Original à l'église de Blassac, Haute-Loire. XIVème s.  

SAINT MICHEL ET LE DRAGON

 

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Kinthia Appavou - dans La Vouivre
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:59

Provins5.jpgAprès avoir chanté

 

"Cluny, ville éternelle",

 

"Les Derniers Trouvères" chanteront "Provins" Provins6.jpg

 

lors des Médiévales de Provins, les 18 et 19 juin 2011!

 

 

 

 

 

 

 

  Provins1

  Ils sont parmi les invités d’honneur...

Les Derniers Trouvères sillonnent la France et l'Europe en chantant le fabuleux héritage légué par notre très riche patrimoine culturel médiéval. Leur dernier album est entièrement consacré à la ville de Provins, ses foires, ses légendes, ses personnages importants dont saint Thibault de Provins...  Sa sortie officielle se fera pendant la fête médiévale !

 

http://www.provins-medieval.com/index.php/nos-coups-de-coeur.html

 
Ecouter  la chanson de saint Thibault :  

 

 

 http://www.lesdernierstrouveres.com/

 

 

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:44

 

  JardinCommunautaireMelbourne

 

A Melbourne, en bas des immeubles,

un jardin communautaire, qui est une forme de gestion en commun

d’un terrain par un groupe d’habitants.

 

Cette pratique est née en Amérique du Nord

et se développe en France

où le premier jardin communautaire a été créé à Lille en 1997.

 

A Paris, il existe près de cinquante jardins partagés

dont "Le poireau agile" :

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 10:39

 

Ile de Hvar,

dans l'église Sainte-Marie de Jelsa 

 

JelsaTryptique3.jpg

 

JelsaRoch2.jpg

  Pour la vie légendaire de saint Roch, voir : http://saint-roch-guerisseur-pestes.wifeo.com/index.php

A Stari-Grad,

saint Roch est sorti en procession le 16 août

dans les rues de la ville.

  

&&&

A Split, l'ancienne chapelle Saint-Roch

est devenue l'Office du Tourisme !

 

SplitRoch1.jpg

 

SplitRoch2.jpg

 

&&&

Ile de Korcula.

L'île de Korcula tomba sous l'emprise de Venise en 1420, pour plus de trois siècles. Durant cette longue et faste période, l'île devint célèbre pour ses carrières à la pierre d'une qualité exceptionnelle et pour ses chantiers navals. La domination vénitienne se termina en 1797, année de la conquête de la région par les troupes napoléoniennes.

Il existe une Confrérie Saint-Roch à Korcula, la ville de Marco Polo. Dans l'île de Hvar, en Dalmatie croate, les façades des églises s'ornent de la Roue du Bouddha, introduite ici sans doute par Marco Polo !

Façade de la cathédrale de Korcula.








 









Korcula, église du Saint-Esprit.




Cathédrale de Korcula,
saint Roch entre saint Côme et saint Damien.





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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:59

 Serpent, Oiseaux

 

et Enseignement de la Langue des Oiseaux

 

 

Voici un commentaire envoyé par Kinthia Appavou à propos de celui de Ior concernant son article :

 

DE SAINT-PIERRE-LE VIEUX A MAILLEZAIS : MELUSINE, GARGANTUA ET RABELAIS

 

 

"Je rejoins tout à fait le commentaire fait par IOR, car l'image des oiseaux-serpents me fait penser à une autre image équivalente que nous avons publiée dans La Vouivre un symbole universel (Editions Ediru, page 140) : il s'agit du chapiteau de l'église de Colombiers (Poitou) où l'on voit un homme dont les jambes écartées se terminent par des oiseaux à queue de serpent, lesquels lui soufflent à l'oreille la Langue des Oiseaux (à ce propos, lire le magnifique livre d'E. Yves Monin, Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux).

 

 

 

LangueDesOiseaux2.jpg

 

Dessin de Flamia, d'après photo.

 

 

Par ailleurs, nous savons que dans la tradition hindoue notamment, les Vedas furent l'objet d'une révélation auditive, "directement entendus" par les Rishis (littéralement, "voyants"). C'est le cas de tous les textes dits sacrés, en principe, s'ils sont véritablement "sacrés".

De même, la parole est "sacrée" lorsqu'elle coule de source : c'est le Verbe Créateur, et en font foi les Enseignements oraux des véritables maîtres spirituels en tous lieux et en tous temps.

Nul ne peut parler de la résonance qu'impliquent en chacun ces Enseignements tant la perception en est intime. 

 

Il est remarquable de voir que le village s'appelle Colombier

et que les jambes du personnage, féminin ou assexué,

se transforment en colombes !

 

Voici le chapiteau de l'église Saint-Pierre-le-Vieux à Maillezais dont il s'agit :

 

SN852791

 

  

Par ailleurs, dans notre livre "Le Miroir symbole des symboles" (épuisé chez Dervy-Livres mais en partie lisible sur http://miroirsymboledessymboles.wifeo.com/-la-perte-des-certitudes-et-la-vision-veritable.php), nous avons fait remarquer que  le "Voir" des anciens Voyants, qu'ils soient Toltèques ou Rishis, signifiait, dans la Langue des Oiseaux : V-Oïr

 

"Alors, paradoxalement, "Voir est une façon particulière de sentir que l'on sait quelque chose sans l'ombre d'un doute."[23]
"Voir; V-oïr, c'est entendre le rassemblement unitaire du binaire"[24], entendre le Son inaudible qu'écoute Milarepa portant la main à son oreille.
Oïr[25],vieux mot français pour ouïr.
"Le veoir de cet oïr..." selon l'expression de Marguerite Porete.
Aussi le mot miroir peut-il s'entendre : mir- oïr, la guérison par l'entendement ! 

MMilarepa.jpg 
Milarepa à l'écoute du Son inaudible.


Miroir : M (Aime) Ir (aller) Oïr (ouïr)
Ou Mir (latin mirari : s’étonnant - Oïr) ;
Ou Mire (guérison) - Oïr.
[23] - Voir. Carlos Castaneda, Les enseignements d'un sorcier yaqui.
[24] -EMMANUEL (Yves MONIN) - Livre des Structures (inédit).
[25] - Le Miroir des Ames Simples et Anéanties ... .- Paris : Albin Michel, 1984,p. 270.  

 

 

 http://langue.des.oiseaux.free.fr/

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 16:46

Ce blason décore un monument

 

 dressé devant l'Assemblée nationale :

  

La balance, c'est l'équilibre,

 

la voie du juste milieu

   

Balance[1] 

 

La question a été posée le 10 août :  

 

les symboles de l'Œil et de la Balance sur la statue située devant l'Assemblée nationale  

 

Qui saurait traduire la devise de cette armoirie ?

 

Une première réponse est parvenue sous la forme d'un commentaire :

 

Allez, je me "lance"... 

 "El en soi "est pont d'Hera servant T .
Dieu en soi est "le pont de la femme ( de Zeus )" servant la croix.
La femme : élan nécessaire à toute création !
Et pont d'errance ! ( "que celui qui n'a pas péché lui jette la première pierre"
à cette femme que l'on dit pécheresse !... )
ou encore :
"L'un ne va pas sans l'autre !"
ou
"Nous sommes tous ensemble dans le même bateau !"
et " Vogue la galère ! "

Le blason:
La direction donnée par l'index = c'est toujours tout droit !
( il est à noter que traditionnellement, les bateaux devraient partir à droite,
et non à gauche ! )
Le fléau est ce qu'on y met..."Idée(s)" de l'esprit, il est composé d'ailes.
Les deux plateaux : soufre et mercure.
L'équilibre de la balance : la vir-ginité.  

   

La FORCE DU GENIE DANS L'INCARNATION à l'Oeuvre !

 

Une seconde réponse, parvenue par email, traduit la devise :

 

D'après Google :
"Ils ont la garde des balances et des poids"
ou "Ils ont la responsabilité des poids et mesures";
littéralement (Gaffiot) : "Ils veillent sur les plateaux et les poids".

   

 

Cette traduction montre bien la responsabilité des membres de l'Assemblée qui doivent veiller en tout sur la justesse des mesures qu'ils prennent, et sur l'équilibre nécessaire pour la maintenir en usant du poids de leur autorité.



Or cette justesse à main-tenir, est portée par la Main céleste !



La première réponse utilise la "Langue des Oiseaux" :

- Lances : L (El, l'un des noms de Dieu) - en -ce (Soi)

- Pondera : Pont d'Hera, la femme de Zeus.

- Servant : servant la croix (T, le Tau).



Ce T aurait pu être tout aussi bien la Terre. La croix du Tau, comme le T de la Terre marque la coupure avec la transcendance.



Que nos députés fassent preuve de "La Force du Génie dans l'Incarnation à l'Oeuvre", ou peut-être "de" l'Oeuvre !



Qui dit mieux ?

 

 http://langue.des.oiseaux.free.fr/

  

http://e.y.monin.free.fr/pages%20livres/hieroglyphes/hieroglyphes.html

 

 

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