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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 16:24

 

  ABEL, LUGNASAD et ABONDANCE !

 

 

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C'est dans la période de la fête celtique LUGNASAD, proche du Solstice d'Eté, qu'a lieu la saint Abel, le 5 août.

Qu'est Lugnasad ? Voici la lecture Alchimique... Etymologiquement et cabalistiquement : "Lumière (issue) Du Nid" affirme le Poète impétueux et puéril !

Dans la mythologie celtique irlandaise, Lugnasad (en irlandais moderne Lúnasa) est une fête "religieuse" (qui relie, qui unifie en l'Instant) dont le nom signifie « assemblée de Lug ». C’est Lug en personne qui est le promoteur de la fête en l’honneur de sa nourricière ; la Terre mais plus justement, comme le nom de la fête le révèle : LA LUNE, bien entendu nécessaire à l'humidité, la fécondité, à l'abondance des fruits de la Terre !

Celle-ci est (comme) morte, telle une "Sainte de Dieu" accomplissant son rôle pour assurer la pérennité de son peuple et chaque fête lui permet de REVENIR pour maintenir la richesse sur Terre !


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"La Déesse Mère"

 

Il s’agit de la fête du Roi, du Seigneur dans sa fonction de redistributeur des richesses et d’équité ! On ne garde pas La Richesse pour soi.

ABONDANCE ALORS POUR TOUS ET GUERISON MIRACLE ! Unification !

Que celui qui a, donne... par tous les moyens mis à sa dispositon ! Tout ce qui est en son pouvoir ! Imposition des mains, bénédiction, Miracles... CORNE D'ABONDANCE : NOTRE NATURE qui se déploie assumée dans son arborescence ! Ainsi des "frères feuillus" authentiques que l'on retrouve sur la plupart des PORTES des Eglises, des Temples... et de toutes maisons véritablement habitées (devinez pourquoi ?)


 

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Cardabelle.

 

 

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L’Homme Vert : "Greenman"


L'homme vert, lors de la fête de Samain, à Edimbourg, Ecosse

 

QUE SONT LES "FRERES FEUILLUS" TANT REPRESENTES DANS NOS EGLISES ET CATHEDRALES ?

 

C'est l'Invitation à la Table du Seigneur ! La huppe déjouant le piège des hiboux, ceux qui ne voient jamais La Lumière.[1]

C'est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, la prospérité du Royaume. Celui du Seigneur unifié en son âme, en sa chair ! C'est "la corne d'abondance", l'EAU VIVE tant recherchée des alchimistes qui sourd de Terre, des ténèbres et donne JOIE, SANTE ET BONHEUR... A LA BONNE HEURE !

 

Lugnasad est décrite comme une foire de commerce, mais aussi une occasion de régler les contentieux, de célébrer des mariages, d’entendre des poètes et des musiciens. S’il n’y a pas de cérémonie religieuse, peu importe !... On y fait des jeux et des courses.

Tout le monde chante ! Et dessine son mouton ! Ce qui lui est "propre". Bien loin de celui qui assassine son frère : Caïn, qui archétypalement, représente "le suicidaire" (Judas).

A la Saint-Abel, tout le monde chante et REPOND A L'INVITATION DU ROI ! Traditionnellement maintenu dans nos campagnes par les fêtes du 15 août.

Alors Abel immole son agneau, c'est-à-dire TOUT CE QU'IL A ( tel le Seigneur a LUGNASAD ) TOUT CE QU'IL EST, dans sa plus grande simplicité !

Caïn, le possessif, le jaloux, lui veut des règles, ne veut pas chanter avec tout le monde, désire satisfaire UN DIEU QU'IL NE CONNAIT PAS. Il obéit tel un esclave, il est comme saint Paul un aveugle qui n'est pas encore tombé de son cheval premier. Caïn offre les oeuvres vieillissantes, fabriquées de ses mains de laboureur "souffrant", " fatigué"... Il veut pour plaire ! Son "commerce" ( avec sa conscience ) est une folie ! Et il n'est pas agréé... Tout naturellement ! Il représente celui qui ne veut pas mourir à lui-même... pour VIVRE ! Il lapide l'Autre, restant dans sa noirceur ! Refusant "l'impensable" ! C'est-à-dire son autre partie de lui : la partie SOlaire, ACTIVE ET VIRILE ! Il tue sa FORCE VIVE, il tue donc son frère. Ce frère que nous voyons représenté dans la Carte du TAROT : LE SOLEIL  ( qui est la carte complémentaire de La Lune ! ).


Al4tarot-le-soleil.JPGCarte du Tarot : Le Soleil


 

EXIL pour celui qui ne participe pas au LUGNASAD... qui alors, dit-on, est menacé de vieillissement précoce ! Pas de cœur, pas de tête ! Histoire sans queue ni tête de ceux qui ne jouent pas "le Jeu de la Vie", ignorant La Loi de "la montée et de la descente", du "mouvement des entrelacs"... Ne vivant pas consciemment "ces phases" duelles, il ne peut les voir, il ne peut donc jamais les unir (tout le labeur de la voie Alchimique), ne faire qu'un, pour alors authentiquement "mourir" et "reposer en paix" !  

 

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QUE RETENTISSE LE SOUFFLE SOLAIRE

 

DANS LA CORNE LUNAIRE !

 

... POUR LA RÉSURRECTION DES MORTS !

 

                                                          

                                                                        Cernunnos-Bacchus Alz.

 

 


[1] - Voir Henry Corbin, Sohravardî. L’Archange empourpré, Fayard, 1976, « La huppe tombée au milieu des hiboux « , p. 426 ; ou bien http://regorconteur.wifeo.com/-quelques-exemples-de-fous-d-amour-.php

 

  La Pâque, le Passage, fête la résurrection de Jésus-Christ. Mais que veut dire "ressuscité" ?

 

La Pâque, l'exemplaire résurrection du Christ

 

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Cernunos Bacchus Alz - dans Paganisme
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:25

 Les racines celtes

 

de la grande Troménie de Locronan

 

dans le Pays de Quimper

 

 

Locronan - Lokorn
Place de l'Église

 

 

"Lug est une divinité celte associée à la lumière stellaire, complémentaire de Belenos/Grannos associé(s) à la lumière solaire[réf. nécessaire]. Lug apparaît en père de la création, véritable spécialiste de la communication et protecteur des arts. Sa fête était célébrée au jour de Lugnasad, le 1er août et parfois les jours suivants. Il est aussi présent sous des formes variées et complexes dans la mythologie celtique des îles britanniques." (Wikipédia)


 

A Locronan, le culte de saint Ronan a pris la place de celui de Lug !

 

"Ronan naquit en Irlande au VIe siècle de parents païens. Débarqué au pays de Léon, il vécut d'abord à Saint-Renan. Un jour un ange lui apparut et lui ordonna pour sauver son âme d'aller habiter en Cornouaille et il s'installa non loin du bourg actuel de Locronan, qui a porté le nom de Saint-René-du-Bois[1]. Il aurait vécu un temps à Saint-René (francisation de Saint-Ronan)[2], commune actuelle d'Hillion, dans le département des Côtes-d'Armor, entre Lamballe et Saint-Brieuc où il serait mort, mais sa dépouille aurait été ramenée à Locronan (Finistère) où se trouve son tombeau.

Lorsqu'il vivait près de Locronan, il vit surgir un loup tenant dans sa gueule un mouton et poursuivi par un homme pleurant de douleur. Ronan le prit en pitié et pria Dieu de sauver le mouton. Aussitôt le mouton se retrouva aux pieds de Ronan et du propriétaire...."  (Wikipédia)


 

 
Sortie de messe à Locronan,
aquarelle de Charles Jaffeux
 

"Des celtisants ont associé la procession estivale de la grande Troménie à sa consœur irlandaise du Croagh Patrick, qui se déroule chaque premier août, c'est-à-dire à la fête celtique de Lugnasad ; saint Ronan pourrait être un avatar du dieu Lug.

La « jument de pierre », dite aussi « chaise de Ronan », serait le reste d'un phallus géant associé à un culte de la fécondité qui aurait dominé Locronan à l'époque néolithique et cassé en trois morceaux dont deux auraient disparu, débités."


 

Vue de la Chaise de Saint-Ronan depuis l'ouest.
 

Vue de la Chaise de Saint-Ronan depuis l'ouest.


 

Les Celtes, puis les chrétiens auraient conservé ce culte. Jules Barbot en 1901 écrit : « Au commencement du XIXe siècle, les femmes stériles se frottaient sur deux rochers de Locronan. (…). Il y a peu d'années, les jeunes épousées venaient se frotter le ventre à la « jument de pierre » (…) ; les femmes stériles se couchaient sur elle pendant trois nuits consécutives, avec l'espoir de devenir mères »]." (Wikipédia)


 
Statue de saint Ronan portant mitre et crosse

 

Le mot « troménie » est une francisation du breton tro-minihi, littéralement tour (tro) du minihi dérivation du latin monachia (espace monastique du haut Moyen Âge). L'appellation la plus ancienne désigne la grande Troménie de Locronan, une procession giratoire catholique d'environ douze kilomètres qui se déroule tous les six ans. L'ascension du Menez-Lokorn (montagne (plutôt une colline) de Locronan) a justifié chez de nombreux auteurs l'étymologie de troménie par tro-menez ou tour de la montagne. (...)

 Dans le cas de Locronan, la grande Troménie pourrait correspondre à la pérégrination d'un espace sacral antique ; le circuit passe par la forêt de Nevet, dont l'étymologie découlerait de nemet (« sacré »), dérivation du nemeton druidique gaulois..." (Wikipédia)

  

 
"L'ACEM  propose une journée à Locronan à l'occasion de La grande TROMENIE, procession qui a lieu tous les six ans depuis 1500 ans !
En fin d'après-midi, Howard Crowhurst présentera sa conférence : " Les origines secrètes de la Troménie de Locronan. "
Pour cette journée, prévue le 16 Juillet, nous organisons un départ de Plouharnel, en car. ( 9h - 23h )
Si vous souhaitez y participer, vous pouvez dès maintenant faire une réservation à www.megalithes.info
ou vous préinscrire par retour de ce mail."
 
Pour s'inscrire et connaître les conditions pratiques, consulter l'ACEM. "

 
Troménie de Locronan - © Gilles Larbi

 

 

http://www.megalithes.info/activites-2013

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:21

 

Deux chorégraphes et danseurs,

 

Tidiani N’daye (Mali) et Dada Masilo (Afrique du Sud)

 

portent la danse contemporaine

 

à son plus haut niveau humain

 

lors de leurs solos.


 

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Bamako, festival de danse contemporaine, 2010.


 

« Moi, ma chambre, ma rue »

par Tidiani N’daye,

danseur malien.


 

DCTidiana

  

  

 

Sur l’écran est projetée l’immense décharge d’ordures de Bamako !

Des enfants, des hommes et des femmes glanent dans ses immondices leur pitance.

Les vaches amaigries traversent cet enfer et broutent du plastique !  

Et Tidiani N'daye danse ! bondissant de-ci de-là, avec une souplesse féline. Il cherche, trie, se saisit d’un lambeau d’étoffe qui virevolte au-dessus de sa tête lorsqu’il tournoie, puis la jette… ; un autre qu’il met quelques instants sur ses épaules pour poursuivre ses volte-face, ennoblissant tous les détritus, les ordures humaines…

  

La projection cesse ; il entre en scène avec un baluchon, le pose, le vide en jetant au loin dans sa chambre des pièces de vêtement, des objets divers, bouteille plastique, pancartes, chaussures défoncées que l’on peut croire ramassés sur la décharge, puis danse son malaise…

Il repousse les vêtements dans un coin… Puis déploie sur scène un immense séco (tapis de fibre que l’on étale sur le sol de la case), l’étale, danse, s’allonge, joue avec, puis se roule en l’enroulant autour de lui. Alors apparaît une grande chrysalide qui se plie et se tord de multiples façons. A l’intérieur, il roule sur le dos, plie ses genoux, revient et monte son torse, lève les jambes… et le cocon devient vivant ; de la chrysalide sort le papillon, Tidiani tourne, portant à bout de bras le séco déployé suggérant une paire d’ailes ! C’est l’envol…

Combien vivante et symbolique à la fois cette parabole dansée magistralement !

 

Grandiose ! Du tas d’ordures, le « déchet » humain peut faire son déploiement, danser la vie et devenir Humain !   

 

 

« The bitter end of Rosemary »

(La fin amère de Rosemary)

par la danseuse  et chorégraphe sud-africaine

Dada Masilo

 

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"The bitter end of Rosemary est un format court, en solo, créé sans miroir. Dada y incarne Rosemary, une figure de grande tragédie, une Ophélie, ou plutôt toutes les Ophélies du monde, avec leur amour, leur douleur, leur folie, et leur désir de mort. C’est une pièce sur la folie des femmes, et sur ce que cette folie impose au corps, déchiré par la lutte de l’esprit... "

Maya Miquel Garcia

http://inferno-magazine.com/2013/01/08/dada-masilo-the-bitter-end-of-rosemary/  

 

Rosemary, folle, échappée de l’asile où elle était enfermée, erre nue dans les rues de Soweto. Secouée par la démence, perdue, elle est la souffrance vivante de toutes les femmes d’Afrique du Sud violées, emprisonnées, torturées, excisées, battues. Que dis-je ? De toutes les femmes du monde qui subissent les pires outrages !

Elle tourne sur elle-même, titube, gesticule sans raison, cette folle ! Elle hurle une douleur silencieuse qui lui vrille le corps et l’on entend parfois un sanglot qui la secoue. Elle est crispée, tétanisée et pourtant abandonnée aux mouvements saccadés qui la possèdent. Elle est nue, vierge, totalement vierge, pudique, belle, admirable...


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A son entrée sur scène, il pend à son cou un grand crucifix translucide qui oscille au gré de ses spasmes ; elle s'agenouille un instant, le prend dans ses mains, le rejette violemment loin d’elle, se débarrassant ainsi de toutes les douleurs du monde, de toutes les crucifixions, de toutes les trahisons de ceux qui prêchent la résignation, asservissent et torturent au nom de leur idole.

Elle s’empare d’un bouquet de roses et, une à une, les jette au loin, oh ! violemment. Tant de roses ont été offertes à la femme qui sera trahie, dépouillée, avilie, opprimée par l’être qui prétendait l’aimer… Ainsi se dépouille-t-elle de toute croyance, et assume l’oubli de son nom.

Elle s’immobilise un instant puis se met à danser, une danse sauvage, incohérente, terrible. Des hoquets parfois, des spasmes de tout le corps, des tremblements de fièvre. Elle se jette à terre, se roule, s’immobilise, enfile une veste argentée dont les pans ouverts dansent avec elle, puis la rejette pour être ce qu’elle est, sans vestures.

Et la danse démente reprend, hachée, torturée.. .

Elle se jette à terre et s’immobilise un bref instant telle une odalisque métisse, belle, mais blessée, dont les mains ne sont que tremblements. Elle se redresse, sculpture vivante de Rodin, agitant sa chevelure en secouant sa tête qui dénie la souffrance, cabre son galbe magnifique et le tord.

 

Elle est la souffrance vivante exprimée par une danse qui hypnotise par sa vérité crue.

 

Comme celui de Tidiani N’daye, son solo témoigne de la condition humaine, de la lutte entre le corps et l'esprit pour que se retrouve l'unité... 

 

Dada Masilo est la chorégraphe

de Swan Lake,

« Le lac des cygnes »,

dans laquelle elle excelle.

  Un feu d'artifice signé Dada Masilo. (John Hogg/Quai Branly)

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20121022.OBS6539/swan-lake-un-lac-des-cygnes-sud-africain-au-quai-branly.html

 

 

"Swan Lake est un ballet de Matthew Bourne, créé en 1995, sur la musique de Tchaïkovski.

La surprise majeure de cette interprétation vient de ce que les deux actes de Lev Ivanov sont dansés en force et puissance par des hommes uniquement plutôt qu'en grâce et légèreté par des femmes. Dans le reste de la représentation, le corps de ballet est mixte et la chorégraphie appuie fortement l'aspect sexué des relations entre hommes et femmes.

En remplaçant les cygnes incarnés par des femmes par un ensemble masculin menaçant, Matthew Bourne marie danse, élégance, humour et mime pour présenter un Lac des cygnes moderne, provocant et saisissant : Swan Lake transforme l'un des ballets les plus appréciés au monde en un conte contemporain, proposant au public une analyse sincère et approfondie de l'amour humain, de l'oppression sociale et du pouvoir de l'imagination." (Wikipédia)

 

Vidéo sur : http://www.youtube.com/watch?v=IkiAiDrXGfg 


 

 

Le théâtre de Brétigny-sur-Orge (Essonne)

s’honore de nous proposer de tels spectacles.

 

A travers toutes les diversités qu'elle prend, quel est le sens profond et premier de la danse ?

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La création, revisitée par la compagnie "lle" d'armelle devigon : sa performance chorégraphique,…

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"a la primavera", spectacle magnifique de musiques, chants et danses mêlés, par la cie…

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Robert Régor Mougeot - dans Paganisme
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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:00

 

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Naissance v. 389
Cumberland
Décès 461 
Glamorgan
Vénéré à Abbaye de Glastonbury, Armagh
Vénéré par Église catholique
Église orthodoxe
Communion anglicane
Église luthérienne
Fête 17 mars (Fête de la Saint-Patrick)
Saint patron Irlande, Nigeria, Montserrat, Archidiocèse de New York, Boston, Loíza, Murcie, ingénieurs, paralégaux, Archidiocèse de Melbourne
Invoqué contre les serpents, les péchés et la sorcellerie


A voir :

Saint Patrick, le trèfle symbole de l'Irlande et l'entrelacs des serpents-vouivres

L'HOMME VERT, LORS DE LA FETE DE SAMAIN, A EDIMBOURG, ECOSSE

 

QUE SONT LES "FRERES FEUILLUS" TANT REPRESENTES DANS NOS EGLISES ET CATHEDRALES ?


Atelier d'initiation

 à la musique irlandaise à Fontainebleau

 

 

 

http://guide-hotels.galeries-lafayette-voyages.com/atelier-d-initiation-a-la-musique-irlandaise-a-fontainebleau-partir-destination-fontainebleau-france-guide-du-voyage-e-85211290

 

Theatre Municipal De Fontainebleau
6 , rue Denecourt

77300  Fontainebleau
France

Contact par téléphone :
01 64 22 26 91
Adresse e-mail

Saint-Patrick 2013

Atelier à Fontainebleau
L'avis de Galeries : Quand on est entre amis
Musique du monde

Jeudi 21 mars 2013

 

L'Irlande s'invite à Fontainebleau !

Le 17 mars 2013, le monde entier célébrera la Saint-Patrick. A cette occasion, le théâtre municipal de Fontainebleau vous a concocté un programme sur mesure !
Durant une semaine, de nombreuses manifestations aux couleurs de l'Irlande seront organisées : ateliers de danse et de musique, exposition, lectures, concerts… A vos agendas !



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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 09:14

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http://www.ancestrale.fr/activitesprevues.html

 

"Les moines irlandais qui ont mis par écrit les coutumes celtiques, à partir du VIIIème, ont précisé que le jour de Samain est (selon notre calendrier moderne) le 1er novembre. La fête elle-même dure en fait une semaine pleine, trois jours avant, et trois jours après. Pour les Celtes, cette période est entre parenthèses dans l’année : elle n’appartient ni à celle qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps » C’est le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs, par exemple." (Wikipédia)

 

Voir : http://mythologica.fr/celte/samain.htm

 

 L'homme vert, lors de la fête de Samain, à Edimbourg, Ecosse  

 

La Toussaint, le 1er novembre, est suivie de la Fête des morts le 2 ; elle remplace l'ancienne fête celte de Samain avec, la veille, la fête d'Halloween  

 

Le brame du cerf à la saison des amours et le sens des dix cors en vénerie

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:37

 

Rainbow Family France

Nous sommes UN

BIENVENUE À LA MAISON !

WELCOME HOME !

La Rainbow Family of Living Light vous souhaite la bienvenue

à nos rassemblements

Depuis 40 ans (1972 ) la famille Arc-en-Ciel  a démarré aux Etats-Unis, des rencontres  en pleine nature, non commerciales, dans un esprit de partage et d'échanges, une sorte d'anarchie  tribale spirituelle, sans chef  ni gourous ni leaders. Chaque année plus de 30 000 personnes dans des lieux chaque fois différents...                                    

 suite sur : http://rainbowfamilyfrance.wordpress.com/

RAINBOW GATHERING AU CANADA ET AURORES BOREALES

Rencontres à venir

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 09:06

Groupe Île-de-France de Mythologie  Française

 

 

courriel : contact@mythologie-iledefrance.fr

 

 

 

 

 

 

Notre prochaine conférence mercredi 24 octobre,

 

 

Mairie du 9ème à Paris :

 

"Puits sacrés,

aspects astronomiques et mythologiques"

  

par Arnold Lebeuf

 

Elle va aborder une composante importante de nos études mythologiques, les aspects astronomiques et dessiner quelques particularités de la lune :  

 

" Notre thème 2012 de géographie mythique paraît éloigné de cette prochaine conférence, mais... la lune est une source métrologique très ancienne de repérage du temps et de l'espace. 
La période calendaire de la Chandeleur et des fêtes de l'ours, bien connue des mythologues, est par exemple liée à ces aspects lunaires, et il se trouve que, par coïncidence, notre axe historique parisien nous montre un lever solaire en proche correspondance avec cette clé antérieure de Pâques. 
Plusieurs caractéristiques du puits de Santa Cristina en Sardaigne sont intéressantes : 
- sa datation ancienne
- une architecture sophistiquée et la précision de sa construction pour la mise en oeuvre étonnante de l'observation d'un cycle lunaire. 
La Sardaigne est par ailleurs un haut lieu de carnavals dont certains très anciens. 
Notre conférencier nous fera donc découvrir l'observation antique de la lune au travers de ce puits sacré de Santa Cristina, nous fera mieux comprendre l'importance de cette observation lunaire chez les peuples anciens. 
Après une description du puits, des traditions locales de Sainte-Christine (1er mai) associées à ce puits spécifique, il abordera quelques aspects mythologiques des puits. 
Arnold Lebeuf a écrit un livre en italien (non traduit en français) sur ce puits de Santa Cristina, et un chapitre traite de la mythologie des puits. Ceux qui seraient intéressés par l'achat de  ce livre devront nous adresser une demande écrite avant la conférence. 
Un lien de téléchargement vous permet de recevoir un résumé en pdf du livre :
La table des matières en italien ou  en français, un résumé de ce livre en français peut vous être adressé sur votre demande. 
Arnold Lebeuf est chercheur et enseignant à l'Université Jagellon de Cracovie, et a été membre fondateur de la SEAC, Société d'Etude de l'Astronomie dans la Culture, qui organise des congrès annuels sur les aspects culturels de l'observation astronomique des peuples anciens ou modernes. Vous trouverez ci-joint sa bibliographie."

                                                                                  Jean-Pierre Martin




Mercredi 24 octobre 2012

à 19 heures

Arnold Lebeuf

Professeur à l'Université Jagellon de Cracovie, membre fondateur de la Société

Européenne pour l'Astronomie dans la Culture (SEAC)

Puits sacrés, aspects astronomiques et

mythologiques

à la Mairie du 9ème, 6 rue Drouot, Paris

Salle du Conseil, entrée libre

GROUPE ÎLE-DE-FRANCE DE MYTHOLOGIE FRANÇAISE

Association culturelle française pour l’étude des légendes et des mythes

Siège : 3 quater, rue d’Alsace Lorraine – 78530 Buc

Mél : secretaire@mythologie-idf.fr et Site : www.mythologie-idf.fr


Le puits de Sainte-Christine est un chef-d’oeuvre d’art et de science parfaitement intégrés. La complexité des problèmes posés et résolus par la culture qui construisit ce monument et l’excellence de sa réalisation technique posent de nombreuses questions à l'archéologue ou l'historien des sciences.

Des traditions religieuses, populaires et savantes sont attachées aux puits en général à

travers le monde. Cette universalité montre une structure logique partagée par de

nombreuses cultures et donc une tradition religieuse extrêmement archaïque, ou peut-être une universalité des constructions mentales générées par l’eau souterraine et ses usages. Cela éclaire sans doute le texte mystérieux de Platon, Virgile, Pline et Pausanias :

" La nuit, les sorcières de Thessalie faisaient descendre un miroir au fond d’un puits pour

attraper la lune ".

 

L’astronomie lunaire, base de la pensée scientifique se serait développée dans les milieux des femmes en raison de leurs associations symboliques à la lune et leurs observations régulières de cet astre et de son culte.

L'imaginaire des puits est important : Fertilité, fées, sorcières, déesses et prêtresses,

association des puits et miroirs, serpents... Par ailleurs, ils sont sources d'oracles, de voeux ou de malédictions.

Les traditions locales de ce puits en Sardaigne incluent des bains de purification. Le premier Mai a été localement associé avec une fête de Sainte-Christine décalée du calendrier traditionnel.

Le puits de Sainte-Christine est l’exemple le mieux conservé et le plus précis des

observatoires lunaires connus ou supposés à ce jour, et ses mesures ne laissent planer

aucun doute sur cette fonction. L'astronomie rejoint la tête et la queue du dragon (Caput et Cauda Draconis).


1 - La grande Prostituée, Tapisserie de l'Apocalypse d'Angers

2 - Coupe du puits de Santa Cristina

3 - Athanasius Kircher

 

Pour voir les illustrations, consulter le site :

 

 

 

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Jean-Pierre Martin - dans Paganisme
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:26

Le culte actuel du serpent

 

dans l’Inde du Sud

 

Kinthia Appavou*

 

 

 

En parcourant les routes de l’Inde du Sud, je fus attirée par d’étranges mottes de terre qui étaient édifiées au bord des routes en traversant certains villages.

 

Sentant intuitivement que ces édifices devaient avoir un lien avec un culte particulier, je demandai au chauffeur de bien vouloir m’arrêter à la prochaine motte de terre que l’on pourrait rencontrer.

 

Cela ne se fit pas attendre : je descendis de la voiture pour admirer une motte de terre ressemblant à une fourmilière assez imposante remplie de trous, devant laquelle figurait un « lingam », un tissu entourait ces objets de culte. Ces sculptures reposaient à l’ombre d’un arbre  sur lequel figurait un écriteau en tamoul : Putthu Mariamman (la « maison » de Mariamman) avec le trident comme symbole.

 

SerpentInde1.JPG

 

© Sur la route de Tiruvanamalai, Inde du Sud.

 

SerpentInde2.JPG

 

© Putthu Mariamman,

route de Tiruvanamalai, Inde du Sud.

 

Questionnant le chauffeur qui était de religion hindoue, il m’apprend que cette motte de terre est le lieu de résidence d’un serpent qu’on vénère, à qui l’on fait des offrandes de lait et d’œufs.

 

Je me souvenais effectivement d’un précédent voyage vingt ans plus tôt, où je me suis retrouvée en pleine campagne, accueillie dans la maison d’un agriculteur qui rendait un culte au serpent chez lui : dans le coin de sa maison, il avait édifié une motte de terre, et m’avait dit également qu’il mettait devant du lait et des œufs, et qu’un serpent venait honorer son offrande.

 

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© Culte du serpent chez un agriculteur.

Inde du Sud.

 

Ces cultes, qui relèvent de gestes ancestraux à n’en pas douter, sont encore très présents dans le monde rural. Il est d’autant plus intéressant de constater la vivacité de ces cultes qu’ils sortent pour la plupart du cadre strict des cultes établis sous le ministère des Brahmanes officiant au sein des temples hindous.

 

Dans l’ancien tamoul, le mot « Maari » signifierait « pluie » et « Amman » signifierait littéralement « mère ». Mariamman est la déesse-mère que les peuples dravidiens vénéraient pour apporter la pluie et la prospérité à ceux qui travaillent la terre et sont dépendants des récoltes.

De fait, le culte dans sa plus simple expression rend hommage à la Terre-Mère, et le serpent représente les énergies de la Terre-Mère à qui les villageois demandent nourriture, abondance, fertilité, protection de leur village, de leurs familles.

Son culte n’était pas relié à une représentation en chair et en os d’une divinité.

 

C’est sans doute plus tard qu’apparaît la déesse-mère de la Fertilité sous la forme d’une divinité dont l’un des attributs essentiels est le trident.

 

Une des légendes qui circule à son propos dit qu’elle était la femme d’un grand poète tamoul de l’Antiquité, Tiruvalluvar, dont la statue géante se dresse à la pointe du Cap Comorin (Kanyakumari). On dit qu’elle contracta la variole et mendia de maison en maison pour se nourrir, s’éventant avec des feuilles de Neem ou de margousier pour éloigner les mouches de ses plaies. Elle fut guérie et les gens se mirent à la vénérer comme étant la déesse de la variole. Pour se protéger de cette maladie, ils accrochent des feuilles de Neem au-dessus des portes de leur maison.

 

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© Statue du poète tamoul Tiruvalluvar,

Cap Cormorin, Kanyakumari.

 

Divinisée et incorporée dans le panthéon de la religion hindoue, elle est intimement associée à la déesse Renukā-Yellamma : « Dans le sud la Renukā-Yellamma kannadiga s’apparente par bien des traits à Māriyamman la Tamoule (Beck 1971 ; Moffatt 1979 : 246-270), et, toutes deux ressemblent à la déesse de la variole du Bengale, Sītalā (Wadley 1980b ; Nicholas 1981 ; Dimock 1982). De plus, il y a une très grande plasticité adaptative des symptômes et des troubles attribués à telle ou telle divinité ; ainsi en est-il de la prêtresse Sarasvatī en pays tamoul présentée par Egnor (1984 : 37) qui, possédée par la déesse Māriyamman, la voit apparaître et lui déclarer qu’elle s’appelle en réalité Renukā Parameśvarī. »[1]

 

Le culte du serpent en Inde montre à quel point le paganisme indien est vivant : même dans les temples les plus connus, Śiva est la plupart du temps représenté sous la forme du lingā, la pierre dressée, qui le symbolise. Ainsi, à Nagercoil (sud du Tamil Nadu), le temple est dédié au Nagaraja (le Roi des Serpents), et ce n’est que sous cette forme qu’il est vénéré en bien des endroits.

 

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© Fronton de Nagercoil.

 

Dans bien d’autres endroits, le symbole du serpent suffit pour qu’on lui dédie un culte, à croire que les anciens rites locaux agraires ont été intégrés subtilement dans le panthéon hindou et reliés à l’énergie du dieu Shiva dont on sait qu’il représente à la fois les polarités mâle et femelle, donc un Dieu universel.

 

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© Culte au serpent.  

 

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© Pilier du temple intérieur

du palais de Padmanabhapuram,  Inde du Sud.

 

D’ailleurs, le mythe de la déesse Yellamma est lié à Śiva : celui-ci quitte l’Himalaya et prend l’aspect de l’ascète Jamadagni pour épouser la locale Yellamma.

« Comme si la dimension régionale de la déesse universelle contraignait le dieu cosmique à se particulariser sur le site de sa compagne ; réciproquement, en tant qu’épouse de Śiva, Yellamma est l’une des formes distinctes et multiples que prend la Devī, la Śakti, elle aussi universelle. Sans fondamentalement modifier leur nature, les dieux changent de nom avec le lieu, se singularisent par un toponyme. (Reiniche 1988 b : 374). »[2]

 

Mariamman, comme Yellamma, peut incarner le mal et son contraire, cause des maladies dont elle préserve habituellement. « Conception religieuse assurément panindienne, mais que l’anthropologue Turner (1979 : 11-59) reconnaissait comme universel : ayant charge d’exprimer le tout, le divin ne saurait être qu’équivoque. Dans les sociétés de la tradition, où le divin est la figure (mythique) de la totalité, il est vrai que l’ordre ne peut se définir sans le désordre, son envers redouté, la stabilité et le bien-être sans la menace permanente ou cyclique du chaos. »[3]

 

Ainsi, « la colère de Māriamman fut récemment rendue responsable d’une épidémie virale (Kysanur forest disease [KFD] provoquée par la déforestation (1987) (…) Finalement, on aurait tort de voir dans ces « superstitions », soi-disant telles, un obstacle suspensif au développement, le témoignage de la non-histoire, la simple réponse à l’absence des perspectives, au poids du négatif ; d’y reconnaître un folklore religieux surgi du fond des âges dans l’horizon quotidien de l’irrationnel. Car, justement, ces phénomènes qui paraissent aberrants à une mentalité moderne, dite rationnelle, tissent des liens subtils entre le présent et le passé des sociétés »[4].

 

Sites à consulter :

 

Chants dévotionnels :

http://www.youtube.com/watch?v=_2GrG5z2UiY&feture=fvwrel

 

http://www.youtube.com/watch?v=WyZ(JM-5zRw&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=zm5WK3nuVSY&feature=related

 

Article sur la forêt de Kyasanur (Inde du Sud) :

http://www.mpl.ird.fr/suds-en-ligne/fr/virales/emergenc/anthr08.htm


 

                                                                                                              Kinthia Appavou

 

 


[1] ASSAYAG, Jackie, La colère de la déesse décapitée, Traditions, cultes et pouvoir dans le sud de l’Inde, CNRS éditions, 1992, p. 69.
Auteurs et ouvrages cités :

BECK, B.E.F., Māriyamma, The Vacillating Goddess, Vancouver, University of British Columbia, Dept. of Anthology and Sociology, 40 p. mimeo, 1971.

MOFFAT, M., An Untouchable Community in South India. Structure and Consensus, Princeton, Princeton University, 1979.

WADLEY, S.S., Sītalā the Cool One, Asian Folklore Studies, XXXIX, 1, p. 34-62, 1980b.

NICHOLAS, R., Srāddha, Impurity and Relations between the Living and the Dead, Contribution to Indian Sociology, 15, ½, p. 366-380, 1981.

DIMOCK, E.C. Jr, A theology of the Repulsive : the Myth of the Goddess Sitala, in Wadley, S. et Wulf, D, (eds.) : The Divine Consort, Rādhā and the goddesses of India, Berkeley / Delhi, Motilall Barnarsidass, p. 184-203, 1982.

EGNOR, M., The Changed Mother, or what the small-pox Goddess did when there was no more Small-pox, Contribution to Asian Studies, XVIII, p. 24-45, 1984.

[2] ASSAYAG, Jackie, op. cit., p. 72.

Auteur et ouvrage cité :

REINICHE, M.L., Un nom, une forme, un lieu. L’invention hindoue de l’autre et du même, Revue de l’histoire des religions, CCV, 4, p. 367-384, 1988.

[3] ASSAYAG, Jackie, op. cit., p. 69.

Auteur et ouvrage cité :

TURNER, V., The Centre out there : Pilgrim’s Goal, History of Religions, 12, p. 191-230, 1972.

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Kinthia Appavou - dans Paganisme
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 15:16

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Il faut les surprendre au détour du chemin, dans les chaos rocheux, silhouettes énormes, grotesques et sympathiques à la fois, preuves que la nature est vivante, habitée...

 

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  Animalesques aussi, ces formes, et toujours émouvantes...

 

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Terrées parfois dans les abris rocheux, là où peu de personnes les reconnaissent.... 

 

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L'oeil de la photographe sait voir les esprits de la nature

 

 

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:05

Réponse du chef Seattle, de la tribu des Duwamish,

faite en 1854 au gouvernement américain

qui lui proposait d’abandonner sa terre aux « Blancs »

contre la promesse d’une « réserve » pour le peuple indien

 

 

« Un discours tenu par le chef Seattle en janvier 1854 a été rapporté par Dr. Henry A. Smith, négociateur du gouvernement, dans le journal Seattle Sunday Star en 1887. Il s'agit d'une réponse à un discours du gouverneur Isaac M. Stevens, commissaire aux Affaires indiennes.

Selon les Archives nationales des États-Unis National Archives and Records Administration, « L'absence de toute preuve contemporaine amène à douter sérieusement de l'exactitude des souvenirs de Dr. Smith en 1887, environ 32 ans après les événements évoqués. C'est pourquoi il est impossible... soit de confirmer soit de contester la validité de ce... message. »

Si le contenu du discours n'est pas sûr, les témoins de l'époque sont tous d'accord pour dire que le discours dura environ une demi-heure, et que durant tout le discours, Chef Seattle, un homme assez grand, laissa une main sur la tête du gouverneur Stevens, homme de petite taille.

Une deuxième version du discours fut publiée dans une langue plus moderne par William Arrowsmith dans les années 1960.

Le discours redevint célèbre quand une troisième version commença à circuler, celle que tout le monde connaît aujourd’hui et qui date des années 1970. Cette dernière semble avoir été minutieusement travaillée et a peu de choses en commun avec l’original… »

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seattle_(chef_am%C3%A9rindien)

 

 

« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L'idée nous paraît étrange.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de mon peuple

La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

 

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge.

Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme - tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

Je ne sais pas. Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y-a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle - la bête, l'arbre, l'homme, ils partagent tous le même souffle. L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.

Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre. J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

 

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme ; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même. »

 

 

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Le chef Seattle (v. 1786-1866)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seattle_(chef_am%C3%A9rindien)

 

Réponse de Patrick Dacquay

au chef Seattle

 

 

 « Il y a quelques années, cette déclaration d’humanité faisait monter en moi des nuages d’émotions. La nostalgie embrumait mon cœur et me serrait la gorge. Souvent les larmes se mêlaient à la révolte qui inondait mon être.

Cela n’était pas juste, mais c’était ainsi.

 

Aujourd’hui, quand je relis ta déclaration, frère indien, j’observe ce témoignage de sagesse comme un axe totem de la grandeur de notre humanité, avec joie et amour, sans émotion.

Ces quelques lignes, dans leur simplicité, veulent évoquer comme une prière le lien spirituel entre l’homme et le créateur, entre l’homme et la création. Alors, grand « Chef de Sagesse », accepte ce livre, cette réponse qui a été un peu longue à te parvenir, mais le temps est venu…

Le temps est enfin venu où l’homme « blanc » prend conscience du bien précieux qu’est la planète. Notre Mère Terre, Gaïa, comme l’appelaient les Grecs, est à nouveau reconnue par nombre d’entre nous et sa colère contre les hommes qui la méprisent, l’exploitent sans vergogne, la polluent des pires façons en empoisonnant terres et océans, est hélas justifiée. Cette nourrice si tendre saura faire taire sa rancune dès lors que nous changerons nos comportements dévoyés ; elle est prête à nouveau à nous offrir l’abondance, la joie de vivre, la paix et l’harmonie pour peu que nous redevenions des fils respectueux. Il nous suffit de la toiletter consciencieusement, de lui dire les mots d’amour qu’elle attend depuis si longtemps. Elle pardonnera alors, comme une bonne mère oublie les frasques de ses garnements.

 

Aujourd’hui, comme tant d’autres, je me sens dressé comme un totem sur cette terre. Je me sens être un axe entre le Ciel et la Terre. L’énergie du Feu du Ciel et l’énergie du Feu de la Terre me traversent, se croisent et fusionnent dans mon cœur. Cette alchimie des « fous d’amour » est pour toi, « Terre-Mère » ! Elle est aussi pour toi « Père-Ciel » ! Vous êtes ceux qui me donnent la vie, qui donnent la vie à tous mes frères et sœurs les hommes, à tous les règnes de la création auxquels nous sommes indéfectiblement liés.

Alors toi, « Patchamama », Terre-Mère, continue d’ouvrir tes bras comme tu n’as jamais cessé de le faire, pour me recevoir. Ne les referme pas tout de suite car, derrière moi, mes frères et mes sœurs de la Terre vont accourir de plus en plus nombreux pour me rejoindre, pour m’accompagner. Nous avons besoin de consolation car notre contact avec toi n’a pas toujours été digne. Notre Père-Ciel a tenté de nous remettre sur le droit chemin, depuis des millénaires. Mais lui aussi est fatigué de nos effronteries, de notre suffisance, de notre inconscience, de notre bêtise aveugle.

Cette nouvelle ère du Verseau sera celle de la lumière et de la femme, donc de l’amour. Terre-Mère, je suis heureux de réentendre tes chants et tes berceuses. J’étais sourd, et à nouveau je commence à entendre ! Nos frères et sœurs feront de même ; ils sont de plus en plus nombreux à retrouver la conscience de notre filiation, le lien d’amour qui seul maintient toutes choses dans l’harmonie.

 

Chef Seattle, toi qui entends ma profession de foi, du plus loin des Terres Célestes où tu te trouves, au «Pays des Chasses Bienheureuses », sois heureux et fier du résultat de ton testament écrit qui ne l’a pas été en vain. Beaucoup d’hommes, sur tous les continents, l’ont lu, relu et médité ; ils se réveillent grâce à ton témoignage. Toi et tes frères « rouges », vous avez témoigné justement de ce qu’est l’humanité lorsqu’elle vit en communion avec la terre, le vent, le feu, les forêts, les montagnes, les animaux sauvages, avec les ancêtres et les esprits, avec le Grand Esprit. Vous n’avez pas toujours su, tout comme nous, faire la paix juste entre les tribus pour être les gardiens de ce Jardin d’Eden que devrait être notre planète. Votre passé traditionnel a pourtant ensemencé les terres arides des « Blancs » et a réveillé nos cœurs desséchés par la dureté, l’égoïsme et la cupidité.

 

Chef Seattle, beaucoup d’hommes et de femmes, sur tous les continents, s’apprêtent à remettre en état les prairies de la terre qui nous a été confiée par le Grand Esprit. La tâche est immense, mais viendra le temps où chaque parcelle de cette Terre sera à nouveau reconnue comme sacrée, chaque animal sera reconsidéré dans sa dimension sauvage, donc libre, chaque arbre et chaque pierre seront à nouveau perçus comme des êtres vivant de la même énergie que nous-mêmes. Nous œuvrons pour cela.

Nous pourrons à nouveau accepter avec gratitude que l’air du pays du vent caresse notre peau et emplisse nos poumons ; il nous faut cesser de l’empoisonner dans un aveuglement suicidaire. De nouveau, nous pourrons jouir de l’eau, être accueillis par elle, et baigner notre corps pour un nouveau baptême sacré ; il nous faut cesser de polluer la terre, les fleuves et jusqu’à la mer elle-même.

Nous pourrons alors contempler le feu qui pétille et scintille, nourris par la lumière du ciel et de la terre, le feu de la pureté. Tous les peuples de la Terre prendront conscience d’appartenir à la grande famille humaine, riche de sa diversité. En ce début du Nouvel Age, un métissage prometteur marie toutes les races pour faire apparaître une seule tribu s’enrichissant de toutes les différences.

Le temps est venu de préparer cette immense fête où les peuples rendront la Terre dans l’état où le Grand Esprit nous l’a confiée. L’existence ne sera plus que la célébration de la paix, de la joie et de l’amour. Bien sûr, le chantier est immense ! Bien sûr, les forces de destruction sont encore puissantes et entraînent de terribles souffrances humaines. Ce projet transcende notre humanité. La réussite est certaine dès lors que chacun accepte de mettre de l’ordre en lui-même pour cesser d’accaparer le bien commun, pour cesser de vouloir imposer sa vérité partielle et partiale à tout autre, en commençant par ceux qui lui sont les plus proches, pour cesser d’avoir peur de la nature, de la vie.

 

Chef Seattle, je sais que de plus en plus de « Terriens » sont habités par ta mémoire et celle de tes frères « rouges », sont habités par le cri que tu as poussé, par les interrogations que tu as émises et qui ont été d’une rare puissance et d’un grand secours. Le temps de la restitution de la terre approche et les consciences se réveillent. Ce jour béni vient, nous pourrons alors, toi et moi, tes frères et mes frères, toutes les tribus réconciliées, vivre dans le même tepee en célébrant le Grand Esprit.

Je sais maintenant que tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre. Ce n’est pas l’homme qui tisse la trame de la vie, il en est seulement le fil de chaîne. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

La pratique chamanique m’a permis de retrouver cette conscience ; à mes yeux, c’est son utilité.

Chaque esprit est une vibration. Je suis une vibration qui participe, avec des milliards d’autres, celles qui nous ont précédés et celles qui nous suivront, à cet extraordinaire concert symphonique qu’est la vie. Tous nos ancêtres, à quelque tribu qu’ils appartiennent, y ont leur place et leur mémoire est vivante en nous. Chacun porte en soi la mémoire de toute l’humanité, la mémoire de tous les règnes de la création depuis son origine.

Au-delà de l’espace et du temps, le « Pays des Chasses Bienheureuses » nous attend.

Waho ! J’ai dit ! »

 

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