Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 09:33

 

Fresque murale du XIVème siècle 

ou du début du XVème siècle

découverte  lors des travaux de restauration

dans la sacristie de la basilique Saint-Mathurin de Larchant

et restaurée par Madame Martin-Ribeiro

 

http://www.larchant.com/pdf-site/bulletin/article/4/42-Fresque(Bull16).pdf

 

 

SAM_8768.JPG

 

 

SAM 8768

 

Mais pourquoi Marie et Jean tournent-ils la tête au divin crucifié ? 

Dans quelle direction regardent-ils ?

Il semblerait que ce soit dans celle de  la chapelle où était supposé être le tombeau de saint Mathurin. A la Révolution, elle a été vendue comme bien national, mais elle était sans doute déjà abandonnée et désaffectée. 

 

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-marie-reine-du-ciel-l-un-des-multiples-noms-de-la-mere-universelle-81323565.html

 

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-15-aout-fete-de-la-vierge-marie-quel-sens-donner-a-l-immaculee-conception-55404206.html

 

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-15-aout-fete-de-la-vierge-marie-quel-sens-donner-a-l-immaculee-conception-55404206.html

 

  le blog vivrevouivre par : Robert Regor

 

Repost 0
22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 20:52

DE LA CROIX, DU SERPENT ET DU CŒUR RADIANT DU CHRIST 

 

 

 

« En vérité, je vous le dis : Personne ne sera sauvé, s’il n’a foi en ma croix. » (Evangile de Philippe, 6, 2-5).

 

Loin de signifier la souffrance et la douleur, le symbole de la Croix est un symbole datant de la plus haute Antiquité et il n’est nul besoin de démontrer son universalité. A quatre branches, c’est l’image symbolique de l’Homme, bras écartés, dans son abandon et sa réceptivité, le cœur à découvert et à nu.

C’est ainsi que le Cœur Rayonnant du Christ nous montre la voie à suivre, celle du Point Central à l’intersection des branches de la Croix où le haut, le bas, la droite et la gauche se résorbent dans l’Unité.

 

Cette Unité où tout se rassemble et d’où partent les émanations du Cœur de 'Ieshoua, c’est la Vie.

 

Cette Vie est là de toute éternité, et ‘Ieshoua nous convie à re-susciter la Vie en chacun de nous afin que du Cœur jaillissent les pulsations de la Vie Eternelle, présentes en chaque instant de notre existence, si nous sommes à l’écoute.

  

Mais le premier symbole du Christ a été le poisson (IIe siècle) car en grec "poisson" s'écrit : IXΘYΣ, ou ichtys ou ichthus, acronyme dont les lettres constituent les premières lettres de Iêsous Christos Theou Hyios ou  Uios Sôtêr, c’est-à-dire Jésus Christ, de Dieu le Fils (Fils de Dieu), Sauveur.

Le monogramme du poisson est devenu le symbole du « Christ » et un signe de ralliement et de reconnaissance.

 

  CroixSerpent1.jpg CroixSerpent2.jpg

 

Acronyme ICHTUS des premiers siècles chrétiens.


 

Par ailleurs, un autre symbole connu sous le nom de Chrisme va représenter également le Christ. La légende rapporte que l’empereur Constantin Ier eut une vision de ce symbole représentant les deux premières lettres de Chrêstos (X « khi » et P « rho ») et il le fit inscrire sur son étendard à la bataille du pont Milvius en 312, suivi de l’inscription in hoc signa vinces que l’on traduit par « avec ce signe tu vaincras ». Après sa victoire en 313, il reconnut officiellement le christianisme, alors persécuté, en signant le concile de Milan. On trouve donc ce symbole sur les monnaies de l’époque :

 

  CroixSerpent3.jpg

 

L’empereur Magnence (350-353).

 LACHAUD, Francis in  http://www.monnaie-romaine.com/articles/chrisme.php.

 

 

On notera le rajout de l’alpha et de l’omega aux deux extrémités des bras du « Y » et plus tard le « serpent » autour de l’axe central (on dit qu’il s’agit de la lettre « sigma » mais on le trouve inscrit à l’envers comme à l’endroit sans qu’on puisse dire qu’il s’agisse d’une erreur d’orthographe…).


 

CroixSerpent4.jpg 

 Eglise de Coll, vallée de Boi (Catalogne).

  in http://architecture.relig.free.fr/chrisme.htm


A propos du chrisme, lire :

Le Traité de Réintégration des Structures de l'Existence, 1993. Y. Monin.

 

  CroixSerpent5.jpg

 

Bossost, Val d’Aran, diocèse du Comminges.

  in http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/monog/stbertr/valchris.htm


 

Un curieux tracé sur le dallage du centre oraculaire de Didyme (Turquie) nous montre le symbole du Chrisme mais dont la hampe du « P » constituerait la moitié d’un petit cercle tracé à l’intérieur du grand.

  

  CroixSerpent6.jpg

 

Dallage du temple oraculaire d’Apollon à Didyme (Turquie).

 

 Kinthia-1.jpg 

 

        

Nous trouvons cette figure étonnante par la similitude qu’elle présente avec le Chrisme, et le cercle intérieur dont la hampe du « P » émerge nous fait penser à l’astre lunaire, tandis que le grand cercle pourrait représenter l’astre solaire. Curieusement, nous retrouvons une autre figure connue, celle de la croix égyptienne connue sous le nom d’Ankh.

 

 
La croix ansée tenant dans chacune de ses mains le ouast ou ushabti. 
 

Détail d'un bas-relief. Temple d'Amon-Rê à Karnak.

 

 

 CroixSerent7.JPG

 

Croix ansée dont la « tête » est un cercle.

in http://fr.wikipedia.org Source Klaus Röder, travail personnel, date 26/10/2006. 

.

 

« Les trois lettres du signe ânkh, â n kh expriment la vie manifestée. En effet, la vie est la manifestation de l’Esprit dans la matière. (…) Or la lettre â est la lettre de l’individualisation et de sa mesure ; nekh exprime la force réactive ; le mot ânekh signifie donc la mesure individuelle de la force réactive. » (HERB, 464).

 

La vie manifestée, dont l’Homme est la mesure, et chaque individu possède une clé de l’Univers, car la croix ansée représente aussi la « clé » qui permet de passer du plan individuel au plan universel. Il est certain que les textes apocryphes trouvés en Egypte possèdent d’étroites relations avec la pensée égyptienne.

« On trouve, dans les textes du Livre des Morts, des Sarcophages et des Pyramides, de nombreux exemples de cette affirmation : «“Tu es venu vivant… Tu vis vivant… ”. On lui promet la participation à l’œuvre des forces cosmiques, s’il “apprend à les connaître” et à s’identifier à elles mais on lui recommande de résister aux forces mauvaises qui veulent empêcher ses progrès ; on lui souhaite de “ne pas perdre son cœur” et d’arriver à “épuiser sa soif ” (c’est-à-dire les désirs qui le rattachent à la Terre), etc. » (HERB, 464-465).

La similitude du propos avec la pensée gnostique est sans conteste. La croix sera d’ailleurs le symbole par excellence pour éloigner ces « forces mauvaises », pour exorciser les « possédés ».

 

Par ailleurs, le symbole est également très proche de celui qui représente la planète Vénus ou l’Etoile du Matin :

 

  Kinthia-2.jpg

 

 

Le pentagramme fut aussi utilisé comme symbole de Vénus et pour symboliser le sexe féminin en général. « L'adoption de ce symbole est directement lié à l'observation de la planète : les positions successives de Vénus dans le ciel à chaque période synodique[1] dessinent approximativement un pentagramme autour du Soleil, sur un cycle total de 8 ans (c'est-à-dire cinq périodes synodiques de Vénus) »[[2].

 Kinthia-3.jpg

 

 L’association du pentagramme et de la croix égyptienne donne :

   Kinthia-4jpg.jpg


L’homme inscrit dans le cosmos, symboliquement le cercle, donne :

  Kinthia-5jpg.jpg

 

Or la forme géométrique de l’étoile à cinq branches recèle le nombre d’or, Phi φ dont le nombre est 1,618 qui est « considéré comme intervenant dans l’équilibre et l’harmonie de la structure des êtres et des choses » (NF, 19).

Ainsi, au centre de toute la structure se trouve le cœur de l’être humain : en dessous de ce centre, le niveau inférieur, entre la tête et le cœur, le niveau intermédiaire comprenant la gorge, centre des émotions, et la tête constituant le niveau supérieur puis au-delà de la tête, l’axe vertical s’ouvrant à l’infini depuis la terre.

 

Les trois niveaux de l’être sont bien marqués, les plans physique, émotionnel et mental : nous comprenons mieux aussi la signification de la croix à trois traverses.

 

Pour en revenir au Chrisme, il est intéressant de noter que seule la moitié de la sphère a été conservée pour former un P :  ne pourrait-il symboliser Vénus ou la Lune, en tous les cas l’élément féminin qui est intégré à l’ensemble du symbole du Chrisme ?

  Kinthia-6.jpg

 

 

Se surajoute la Roue associée à des cultes solaires dans toutes les traditions, culte qui remonte depuis les temps préhistoriques : ce symbole est omniprésent dans l’ancienne Europe depuis l’âge du bronze et fut très usité dans la civilisation celtique.[3] La Roue solaire, c’est aussi la croix à trois dimensions représentant les six directions de l’espace (les quatre directions de l’espace, le zénith et le nadir).

   Kinthia-7.jpg


Pour donner :

Kinthia-8.jpg

La féminité et la masculinité sont unis dans ce symbole du Chrisme, c’est dire que le Christ incarne celui qui a réunifié ses opposés complémentaires, l’Androgyne.

 

La roue, symbole solaire, implique un centre qui est aussi un « creux », un « vide » inatteignable, un rappel de ce que les textes disent de cette part qui est indéfinissable et qui échappe à toute nomenclature. Et de fait, même ce que l’on nomme le Christianisme est un des rayons de la roue partant de ce noyau central. C’est pour cela que l’on comprend mieux la parole de ‘Iéshoua lorsqu’il dit qu’on peut faire mieux en allant au-delà du modèle qu’il représente, en entrant soi-même en contact directement avec ce Centre et en devenant comme lui Fils de Dieu :

« Soyez meilleurs que moi, rendez-vous semblables au Fils de l’Esprit-Saint ! »[4].

Que ce soit le Christ, Bouddha ou Mahomet, chacun de ceux-ci a fait l’expérience directe de cette transcendance, et les autres n’ont pu qu’approcher de manière spéculative les Dits de ces maîtres. Sortir de la spéculation pour entrer dans une voie opérative est la seule façon de véritablement comprendre (c’est-à-dire, prendre avec) le plan causal d’où émanent tous les rayons.

 

 

 

                                                                                            Kinthia APPAVOU



[1] In http://fr.wikipedia.org à Vénus. En note : «  La période synodique d'une planète est le temps mis par cette planète pour revenir à la même configuration Terre-planète-Soleil, c'est-à-dire à la même place dans le ciel par rapport au Soleil, vu de la Terre. (…)  En conséquence, il s'agit de la période de révolution apparente, la durée entre deux conjonctions planète-Soleil, telle qu'observée depuis la Terre.

[2] Ibidem. In Liungman, Carl G. "Symbol 29:14" [archive] in Symbols -- Encyclopedia of Western Signs and Ideograms .

[3] Cf.  GREEN, Miranda, The Sun-Gods of Ancient Europe, 1991

[4] [1] Ibidem, 6, 19-21

  

 

 

Croix portant le Chrisme. Val d'Amour à Belestat, Ariège.


 LA VIERGE NOIRE DE LA CHAPELLE NOTRE-DAME DU VAL D'AMOUR A BELESTA, EN PAYS CATHARE

LA VOIE DU COEUR DANS LES DIVERSES TRADITIONS : LE BOUDDHISME, LE CHRISTIANISME, LA CHEVALERIE MEDIEVALE, LE CHAMANISME

glycon.jpg

 

Repost 0
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 10:59

 

DragonCH2.jpg

 

Monstres apparemment effrayants,

 

ces dragons symbolisent l'énergie,

 

qui plus est solaire !

 

Ils imagent les Dragons Chinois célestes,

 

avec leur attribut essentiel,

 

la Perle d'Immortalité

 

toute blanche dont ils sont les Gardiens !

 

DragonCH1

 

 

LE DRAGON CHINOIS ET LA PERLE DE L'IMMORTALITE

 

 Le dragon chinois au carnaval de Brétigny-sur-Orge et son symbolisme

 

  LES DRAGONS, GARDIENS ET PROTECTEURS, SONT PRESENTS DANS TOUTE L'ASIE

 

 

glycon.jpg

Repost 0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 07:44

Le Mandala des Serpents-Vouivres



 

 

Régor. Gouache sur papier.

 

La Fleur centrale à cinq pétales

représente  l'Univers enserré par un serpent,

l'Anaconda Rodin des Amérindiens d'Amazonie,

semblable en cela à l'Ouroboros des Grecs.

Il naît au Point central de la Fleur,

Source de la manifestation.

 

Dans les quatre directions se déploient,

 en quatre couleurs différentes,

le Serpent sur le Tau,

symbole du Christ Guérisseur

depuis que ce serpent brûlant

fut élevé sur la croix par Moïse

 pour guérir le peuple hébreu adorateur du Veau d'or,

et le ramener à la foi en Yahvé.

 

Entre les Serpents déployés sur fond d'argent,

quatre Roses aux couleurs indiennes

s'intercalent, entourées par

les amphisbènes celtes entrelacés ;

ils naissent des barres horizontales des taux.

La Rose est symboliquement offerte

par la Dame

au Héros qui ose l'Eros*,

par l'Esprit (le H) - c'est-à-dire l'Amour véritable -,

enseigne la Langue des Oiseaux.

 

Sur le pourtour, sur fond de cuivre,

se trouvent quatre caducées doubles,

or et rouge,

aux entrelacs celtes.

 

Ce mandala est un support de méditation.


*Voir Le Bréviaire du Chevalier, tome II, Emmanuel-Yves Monin,
1989 - 2e éd. 1991, Le Point d'eau.

 &&&

 

Le Christ représenté

sous la forme du Serpent crucifié

 

 

 

   
 
 
  Dans la Bible, il est dit que, lorsque Yahvé fait sortir le peuple hébreu de sa captivité en Egypte, il commande à Moïse d'user de Sa Puissance. Celui-ci dit à son frère Aaron :
     «Prends ton bâton, jette-le devant Pharaon et qu'il devienne serpent...» (Exode, VII, 8).
     Les magiciens du Pharaon ayant fait de même, le bâton d'Aaron «engloutit» les autres serpents.
     Un hymne dit du Christ : «Il est ce serpent qui dévore les serpents de Pharaon» (Année liturgique de Dom Guéranger).
     Lorsque Yahvé ordonne le départ des Hébreux vers la Terre Promise, il dit à Moïse : «Tu prendras en main le bâton qui s'est mué en serpent» (Exode, VII, 15).
     Lorsque le peuple hébreu, dans le désert, se révolte contre Moïse, le châtiment est brutal :
     «Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. Le peuple vint dire à Moïse : «Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu'il éloigne de nous ces serpents ».
     Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit :
     «Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie.»
     Moïse façonna donc un serpent d'airain qu'il plaça sur l'étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d'airain et restait en vie (Les Nombres, XXI, 6-9) (1). 
     Ce Serpent d'airain fut ensuite placé dans le Temple et y resta jusqu'à l'époque d'Ezéchias (Deuxième Livre des Rois, XVIII, 4).
     Dans ce Serpent élevé sur l'Etendard, les Pères de l'Eglise virent le Christ guérisseur des péchés du monde élevé sur la croix. Ils suivaient en cela saint Jean qui compare audacieusement le Christ au serpent :
     «Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'Homme» (Jean, III, 14).
     Et l'hymne de Laudes pour l'exaltation de la Croix chante :
     «Les saintes plaies du Christ sont les sources du salut universel : ceux qui ont été blessés, elles les guérissent, à l'instar du serpent d'airain».  
 
T     

  
 
Serpent d'airain sur une croix en forme de tau.
Biblia Pauperum, XIIIe s., Bibliothèque de Munich,
dessin de Flamia C. d'après Le Bestiaire du Christ de L. Charbonneau.
  
T  

Les alchimistes représentent  le Serpent Mercuriel crucifié

suspendu au bois, ou bien enroulé sur la croix en té.

 


 

 

Serpent mercuriel crucifié,

dessin de Flamia C. d'après un détail du  livre d'Abraham,

Figures Hiéroglyphiques, manuscrit du XVIe s., 25, XXXIX

(dans Psychologie et Alchimie de C. G. Young ).

 

 

« La crucifixion réelle enseignée par Maître Jésus n’est pas un écartèlement. Elle est un Retour à la Source, au Point Central, au Corps Glorieux et au Cœur Rayonnant alors que l’écartèlement que nous proposent l’humanité, les relations, les compagnons, est un écartèlement loin du Point Central, et par conséquent loin de la véritable crucifixion. »

 

Emmanuel (Yves Monin) - Conférence inédite, 1983.

 

 

 

CLIPS SUR LA VOUIVRE 


LE PROPHETE JONAS ET LE GRAND OEUVRE ALCHIMIQUE




Repost 0
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 10:45

Le Christ représenté


sous la forme du Serpent crucifié

 

 

 

Le rappel est fait du Christ, "Serpens, Christus, proper sapientiam",
considéré par les Pères de l'Eglise comme le Serpent crucifié
en rappel du serpent d'airain élevé par Moïse sur l'Etendard
pour la guérison des Hébreux mordus par les Brûlants.



           Dans la Bible, il est dit que, lorsque Yahvé fait sortir le peuple hébreu de sa captivité en Egypte, il commande à Moïse d'user de Sa Puissance. Celui-ci dit à son frère Aaron :
     «Prends ton bâton, jette-le devant Pharaon et qu'il devienne serpent...» (Exode, VII, 8).
         Les magiciens du Pharaon ayant fait de même, le bâton d'Aaron «engloutit» les autres serpents.
        Un hymne dit du Christ : «Il est ce serpent qui dévore les serpents de Pharaon» (Année liturgique de Dom Guéranger).
         Lorsque Yahvé ordonne le départ des Hébreux vers la Terre Promise, il dit à Moïse : «Tu prendras en main le bâton qui s'est mué en serpent» (Exode, VII, 15).
        Lorsque le peuple hébreu, dans le désert, se révolte contre Moïse, le châtiment est brutal :
        «Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. Le peuple vint dire à Moïse: «Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu'il éloigne de nous ces serpents ».
        Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit :
       «Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie.
        Moïse façonna donc un serpent d'airain qu'il plaça sur l'étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d'airain et restait en vie » (Les Nombres, XXI, 6-9) (1).
     Ce Serpent d'airain fut ensuite placé dans le Temple
 et y resta jusqu'à l'époque d'Ezéchias
(Deuxième Livre des Rois, XVIII, 4).




Moïse et le serpent d'airain dressé dans le Temple.

Evangéliaire d'Averbode.



     Dans ce Serpent élevé sur l'Etendard, les Pères de l'Eglise
virent le Christ guérisseur des péchés du monde
élevé sur la croix.


Serpent d'airain élevé sur une colonne.
          Basilique Saint-Ambroise, Milan (Italie)

Ils suivaient en cela saint Jean
qui compare audacieusement le Christ au serpent :
     «Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'Homme» (Jean, III, 14).
     Et l'hymne de Laudes pour l'exaltation de la Croix chante :
     «Les saintes plaies du Christ sont les sources du salut universel : ceux qui ont été blessés, elles les guérissent, à l'instar du serpent d'airain».


 

Serpent d'airain sur une croix en forme de tau.
Biblia Pauperum, XIIIe s., Bibliothèque de Munich,
dessin de Flamia C. d'après Le Bestiaire du Christ de L. Charbonneau.


         Les alchimistes représentent de même le Serpent Mercuriel crucifié suspendu au bois, ou bien enroulé sur la croix en té comme par exemple Salzwedel au XIVème siècle (Archives de la revue Ciba ; Bâle).

 


Serpent mercuriel crucifié,
dessin de Flamia C. d'après un détail du  livre d'Abraham,
Figures Hiéroglyphiques, manuscrit du XVIe s., 25, XXXIX
(dans Psychologie et Alchimie de C. G. Young ).

            «Un vitrail ancien de la cathédrale d'Alençon représente le serpent d'airain sur une croix en forme de T. Image analogue à Bourges, également sur un vitrail de la cathédrale : le serpent d'airain est devenu dragon ailé sur un fût de colonne qui se prolonge au-dessous de lui et y forme une croix portant la Sainte Victime » (Les Métiers de Dieu de Jean Hani).

             Des représentations semblables se trouvent à la basilique Saint-Xénon Majeur à Vérone (portail du XIème s.), sur le reliquaire de Saint Siméon Styliste (Syrie, VIème s., actuellement au musée du Louvre), à l'église de La Canourgue...

 

                 Extrait de La Vouivre, un symbole universel, Editions EDIRU 2006.

 


 1 Saint Paul, mordu par un serpent, resta en vie (Actes des Apôtres, XXVIII, 3-6).


 

                   Frontispice des "Sept nuances de l'Oeuvre", par Etteilla.



       Dans de nombreuses traditions
(Indiens Navajo, Africains de Casamance,
pèlerins d'Epidaure dans la Grèce antique etc. ...),
le Serpent est guérisseur.
L'image du Caducée, dont on nous montre
la plus ancienne représentation connue, est bien évidemment évoquée.



Gobelet de Gudéa. Début du 3e millénaire. Basse-Mésopotamie.

Musée du Louvre, salle 2.

(Dessin de Flamia, extrait de La vouivre, un symbole universel)


LES VOUIVRES DU CADUCEE

 

 


     En Orient, le Bouddha est assis sur le serpent Mucilaci. 





   
Mais est évoquée aussi la montée de la Kundalini
lovée au bas de la colonne vertébrale,
les nâdis Shushumâ, Idâ et Pingâla de la tradition indienne
 étant à l'image du caducée.
Le lieu où est lovée la Kundalini endormie est appelé "Luz"
dans la tradition hébraïque.
La guérison véritable, c'est alors l'ouverture des chakras
par l'ascension du serpent qui s'élève jusqu'aux fontanelles.

LE SERPENT KUNDALINI



 

glycon.jpg

 

Repost 0
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 08:56

Les Songlines,

 

le Grand Serpent Arc-en-Ciel

 

des Aborigènes australiens

 

et la Vouivre du terroir français

 

par Marie Milliflore

  
 

 

photo-56--1-Nic.JPG

 

Uluru, ou Ayers Rock, est située au centre de l’Australie,

dans le Territoire du Nord.

Il s'élève à 348 mètres au-dessus de la plaine.

 C'est un lieu sacré...

©Photo Nicolas de Fleury 

   


Lors de notre visite dans le New South Wales, en Australie, nous avons demandé à rencontrer un Aborigène que l'on savait spécialiste des songlines. En tant que Trouvères, le sujet est incontournable !

On nous dit de ne pas trop nous faire d'illusions car il faut souvent plusieurs mois avant d'entrer dans son amitié. Pour notre cas, la confiance s'est installée en dix minutes. Du jamais vu paraît-il ! En effet, grâce à l'ouvrage de Régor R. Mougeot : La Vouivre, un Symbole Universel, nous avons rapidement trouvé le point commun de nos deux cultures : leur grand Serpent Arc-en-ciel (the Rainbow Serpent) et notre Vouivre locale qui façonne les terroirs.

   

Australie.JPG

 

Dessin d’une peinture aborigène sur écorce

représentant le Serpent d’Arc-en-Ciel.

Nord de l'Australie,

d'après une photo de M. Lorblanchet.

Dossier Histoire et Archéologie n° 135, Fév. 1989.

 


Dans une des légendes, le Grand Serpent Arc-en-Ciel suit un chemin de force qui préexiste à son passage. En empruntant ce chemin, il façonne un paysage avec ses monts et ses vallées, puis il invente un chant qui raconte ce paysage, et qui doit être chanté.

 

rainbow_serpent-1-.JPG

 

Raimbow-Serpent.

  ©Photo Nicolas de Fleury 

 

Il existe tout un réseau de lignes de forces qui traversent l'Australie. Les songlines sont des chemins qui suivent ces lignes. Ils sont parcourus en chantant par les Aborigènes, et ce depuis des millénaires, de la même manière.

Ces chansons recèlent les précieuses informations qui vont leur permettre, à condition qu'elles soient chantées de la manière appropriée, de s'orienter tout au long de cet immense territoire. Où trouver les points d'eau ? Que mange-t-on à tel endroit ? Comment chasser ? Comment trouver les points-forces ? Comment cheminer tout en se régénérant ? La mélodie, le rythme, les mouvements mêmes qui accompagnent parfois les chants doivent être scrupuleusement respectés. Car il n'y a pas que les mots qui donnent les informations, il y a aussi par exemple, une certaine forme de mélodie. Parfois, certaines chansons les accompagnent pendant plusieurs centaines de kilomètres, de hauts lieux en hauts lieux, les maintenant en parfaite harmonie entre chaque tribu, avec la nature, les climats. Par exemple, ils savent exactement quand partir pour éviter les inondations. Celui qui nous fait l'honneur de sa confiance insiste sur ce point : "Nous sommes tous reliés !" A plusieurs reprises : "Nous sommes tous connectés. Nous avons notre propre Loi".

.

  photo-54--1-Nic-deFleury.JPG

 

©Photo Nicolas de Fleury 


Mais cela va plus loin encore. Car en plus de maintenir la cohésion entre eux, ces chansons doivent impérativement continuellement être chantées afin de maintenir la terre Vivante.

Les Aborigènes ont si bien maintenu leur culture, leurs protocoles, leurs lois, qu'un missionnaire disait d'eux : Si les Aborigènes étaient chrétiens, ils seraient tous des saints !



                                                                 Marie Milliflore



Sources :
En plus de la transmission orale,

Bruce Chatwin : The Songlines,

Bill Harney : Life among the Aborigines

Régor R. Mougeot : La Vouivre, un Symbole Universel, (Table d’Emeraude, 1993, 1995), 3e éd. EDIRU 2006.

Wikipedia : Songlines

 

 

 
Le Serpent Yurlugur des Aborigènes australiens du "Temps du Rêve"


 
SerpAborig.JPG
 


Tableau de Kelly Taylor.

  

« Chez les Aborigènes d'Australie, le serpent python est à la source de la création des paysages, des Ancêtres et des Héros mythiques, puis des hommes. Leur cosmogonie nous est parvenue intacte :

“Le peuple croit que le monde tel qu'il est aujourd'hui a été créé par une série de drames originels et spécifiques dans lesquels des ancêtres héroïques et richement parés, d'apparence à la fois humaine et non humaine, ont jailli du monde des esprits souterrains, libérant des forces susceptibles de donner la vie... Les ancêtres, épuisés, retournèrent dans la terre après cette époque de merveilles que l'on appelle populairement "Le Temps du Rêve". Ceci marqua la fin de la transformation du paysage, bien que celui-ci conservât éternellement le pouvoir de donner la vie. Aux endroits où ils étaient apparus et où ils avaient regagné le monde souterrain des esprits, et ceux qu'ils avaient visités, des sources, des rochers, des collines et des rivières furent créés par la transformation de leurs corps ou par les traces de leurs activités.” (Maurice Jupurrula).

Ce Temps du Rêve semble être comme un lointain souvenir de ce que fut l'Age d'Or, le temps où l'homme vivait en harmonie avec la nature.

Là où la Vouivre affleure, se trouvent, disent les Aborigènes, des réserves de force vitale, tant il est vrai que dans tous les pays, les lieux sacrés sont ceux où l'homme peut encore se recharger en se laissant pénétrer par les Forces de la Terre. »

 

Extrait de : Kinthia Appavou et Régor R. Mougeot, La Vouivre, un Symbole Universel, EDIRU, p.64 (Les Editions EDIRU ferment et il ne reste plus que quelques exemplaires de ce livre chez l’auteur de ce blog. Il en est de même pour Contes qui coulent de Source – La quintessence du conte, est contée « L’invention du didjeridoo »)

 


Et cela fut ainsi sur toute la Terre ...


 

 

http://www.peintureaborigene.com/


LE SERPENT PREMIER A L'ORIGINE DE LA CREATION

LES SERPENTS MYTHIQUES DES ABORIGENES D'AUSTRALIE

L'INVENTION DU DIDJERIDOO PAR LES ABORIGENES AUSTRALIENS



glycon.jpg



 



 

 

 

 

Repost 0
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 08:23

 Sur ce vitrail, une scène extraordinaire !

 

Léonard est agenouillé pour prier dans la nature.

 

Un serpent vient s'enrouler autour de lui.

 

Il se signe et le serpent tombe mort !

 

 

 StLeonard.JPG

 

 St-20Leonard-20278-1-.JPG

 

 

 

Cet épisode rejoint celui de saint Paul mordu par un serpent :

Vers l'an 60, saint Paul fit naufrage sur l'île de Malte où il est encore très honoré. Mais pourquoi a-t-il le serpent comme animal totémique ?

 

La personne qui m'a communiqué ces deux photos

ne se souvient plus du lieu où elles ont été prises.

Peut-être quelqu'un pourra-t-il nous le préciser ? 

Il existe plusieurs saint Léonard.

 

Est-ce saint Léonard-de-Noblat qui "naquit environ l’an de notre Seigneur 466. Il se réfugia vers saint Remi, Archevêque de Reims, environ l’an 472, âgé environ de six ans. Il s’en va à la Cour du Roy Clovis son cousin, y étant appelé par la Reyne Clotilde, environ l’an 495. Il marche en guerre avec Clovis, allant combattre les Allemands l’an 499. Il est baptisé avec le même Clovis à Reims après la victoire sur les Allemands la même année 499. Il se retire de la Cour de Clovis, et s’en va vivre solitaire dans un bois proche de Paris l’an 501 ou environ. Deux ans après à savoir l’an 502, il quitte la France et s’en vient en Aquitaine proche de Limoges dans la forêt de Pauvin. Il délivre miraculeusement de mort la reyne Clotilde dans ses dangereuses couches l’an 507 ou 508. Il sort de la solitude pour prêcher au peuple, et tâcher de pacifier les princes vers les années 530 ou 535, et non au commencement de sa conversion ainsi que la plupart disent, faute de bien peser les circonstances de sa vie. Il retourne de sa mission après avoir visité saint Rémy, et ayant demeuré quelques années au Monastère de Saint-Maximim environ l’an 540. Il meurt dans son monastère et solitude de la forêt de Pauvin en Limousin environ l’an 559, âgé d’environ 93 ans." ( http://missel.free.fr/Sanctoral/11/06.php)

 

Est-ce le saint ermite dont l'influence fut grande dans la région du Mans. Sa mémoire se perpétue dans de nombreuses localités : 72590 Saint Léonard des Bois où se trouvait son ermitage, en particulier.

 Après avoir vécu plusieurs années de vie monastique sous la conduite de saint Mesmin, abbé de Micy, près d'Orléans, il se retira dans la solitude de la forêt de Marchenoir près de Chateaudun. Si grande fut sa sainteté que, malgré l'ignorance dont nous sommes de sa vie, sa mémoire se perpétue encore en diverses localités : Saint Léonard des Bois-72590, Saint Léonard des Parcs-61390, Saint Léonard en Beauce-41370.

 

Tous les 7 ans, les habitants  font revivre la procession et l’ostension des ossements  de leur saint patron Léonard, telles qu’elles  se sont déroulées la première fois en 1094 pour guérir les  victimes duMal des Ardents. La population se mobilise toute entière et toutes croyances confondues pour décorer la ville et recevoir les visiteurs et pèlerins. C’est l’occasion d’accueillir les nombreuses délégations d’Europe et d’Afrique venues des villes et paroisses qui portent le nom de saint Léonard. En 2009, lors des dernières ostensions, une foule (plus de 10 000 personnes) s’est pressée pour participer à l’événement.            http://www.ostensions-saint-leonard.fr/

 

 

StLeonardOstension.jpg

   

 

 

glycon.jpg

Repost 0
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 11:15

 gallardon-03.jpg

 

Les chapiteaux de l'église de Gallardon (Eure-et-Loir)

 

montrent Adam et Eve avant la "chute".

 

La fondation de l'église date du début du XIème siècle. Il existait une petite ville autour du château fort. L'évêché était sous la direction de l'évêque Fulbert (de 1007 à 1028).

 

gallardon-14.jpg

Eglise Saint-Paul de Gallardon.

   

« Cette ville est remarquable par de nombreux dolmens, menhirs et polissoirs  présents sur le territoire communal et les communes proches. Elle avait aussi une source à laquelle était attaché un pèlerinage quasi hebdomadaire et qui était dédiée à la Vierge. Ce qui est intéressant, c'est que, sur les colonnes du XIIe siècle, à l'entrée de l'église, se trouvaient de part et d'autre des représentations d'Adam et Eve.
Adam entouré d'un serpent à 3 circonvolutions et Eve entourée de 2 monstres appelés des Guivres dans la région. Il me semble évident que ce sont des Vouivres. Le bulletin de la SMF ne les mentionne pas, ni aucun autre écrit de ma connaissance. Je me suis dit que vous ne les connaissiez peut-être pas.  Je vous envoie donc les photos de ces colonnes en plusieurs envois en vous en souhaitant bonne réception. Vous pouvez bien sûr les utiliser comme il vous plaira si vous les trouvez d'un intérêt. »

                                           Marike van der Horst,  membre du GIDFMF

 

 gallardon-09   GgallardonADAM1.JPG

 

© Photos Marike van der Horst.

Il ne s'agit pas d'une représentation traditionnelle d'Adam et d'Eve autour de l'arbre : ils sont autonomes.

On peut légitimement penser que les Serpents-Dragons-Vouivres, les Guivres, enseignent à Adam la Langue des Oiseaux, c'est-à-dire la Connaissance. Il les tient bien en main. On peut voir, sur ce sujet, les illustrations du site http://langue.des.oiseaux.free.fr/ 

GallardonADAM2.JPG

GallardonADAM3.JPG

 © Photo Marike van der Horst.

Les Guivres , ou Vouivres, forment des entrelacs qui sont à rapprocher des entrelacs celtes qui ornent le chapiteau d'Eve.

Est représenté ici l'Adam primordial qui n'a pas mangé symboliquement la pomme de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, puisqu'Eve la tient encore dans sa main droite.

GallardonEVE1.JPG

 © Photo Marike van der Horst.

La demi-mandorle qui entoure Eve marque sa féminité par la stylisation de sa chevelure. Elle est entourée de fleurs qui évoquent l'Eden. Elle a cueilli la pomme, mais ne l'a pas donnée à Adam ; elle est entourée de deux Dragons-Vouivres qui s'intéressent curieusement à son ventre !

 

GallardonEVE2.JPG

© Photo Marike van der Horst.

Le Dragon-Vouivre ailé situé à sa gauche semble toucher de sa langue le ventre bien rond d'Eve. Sa silhouette pourrait presque faire penser à un oiseau se terminant en queue de serpent.

GallardonEVE3.JPG

© Photos Marike van der Horst.

 Ici, la pomme est bien visible dans la main d'Eve. La langue vrillée du Dragon touche son ventre.

GallardonEVE4.JPG

© Photo Marike van der Horst.

Le Dragon ailé de droite ouvre grand sa gueule sur le ventre rebondi d'Eve, mais il ne semble pas la mordre.

Ces deux Serpents-Dragons n'enseigneraient-il pas aussi la Langue des Oiseaux, la Connaissance, à l'enfant à naître, conçu avant la chute ?

Il pourrait s'agir du couple Adam et Eve primordial, d'avant la chute. Adam n'a pas encore consommé la pomme symbolique ; Eve est enceinte d'un enfant qui n'est pas touché par "l'erreur à l'égard de l'Origine" (Karuna) et qui reçoit ainsi la juste connaissance qui se perpétuera dans sa descendance. Selon les écrits gnostiques, il pourrait alors s'agir de Seth qui enfanta Enoch.

Mais, comme il est dit dans l'article précédent, le Serpent représente symboliquement le système cérébro-spinal : 

Le serpent de la Genèse représente symboliquement le système cérébro-spinal, d'après le Yogi Srî Yukteswar

 

 

logo.jpg

Repost 0
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:47

Vitrail de l'église Saint-Pierre à Dreux,

montrant saint Jean l'Evangéliste


St.-Jean--eglise-de-Dreux.JPG
StJean2.jpg


Saint Jean l'Evangéliste est souvent représenté

avec un calice dans lequel se trouve un serpent
ou un dragon en place de l'hostie.

Cela rejoint la représentation faite du Christ-Serpent crucifié,
rappel du serpent d'airain que Moïse éleva au désert

 pour la guérison des Hébreux piqués par les "brûlants" (Nombres, XXI, 6-9).

 
LE CHRIST REPRESENTE SOUS LA FORME DU SERPENT CRUCIFIE


Le Serpent est ici le symbole de la guérison !

 

 

La femme médecin de l’Antiquité avait la maîtrise du Serpent,

symbole des énergies de la Terre Mère,

qu’elle tient bien en main.  

Deux exemples parlants en sont donnés au musée de Metz :

  

 


 

  

 

 


Musée de Metz.

 
Ce que l'on retrouve dans l'imagerie chrétienne :



La Vierge Marie
tenant dans sa main gauche la fleur de lys,

symbole de pureté et de virginité,

et tenant dans ses bras le dragon-vouivre en place du Christ-Jésus.

Portail royal de la cathédrale de Chartres.

 

 






























Eve tenant en main le Dragon.

Musée de Tau, Reims.

 

 


    


 

 

 


 La Vierge Marie, tout comme Eve,
figure la Mère Universelle, guérisseuse,
avec le Serpent-Dragon-Vouivre comme attribut.

Ce qui permet de comprendre, dans la même continuité,
le serpent ou le dragon dans le calice
tenu par saint Jean l’Evangéliste : 
 

  



Crypte de la cathédrale de Metz.

 

 La guérison véritable

est justement symbolisée par la  femme nue,

(et donc toute réceptive, sans notion)

qui a la maîtrise du binaire.

Au centre des deux dragons,

elle tient bien en main ses deux jambes
terminées par des formes serpentines

qui s’entrelacent au-dessus de sa tête,

exposant ainsi que les énergies telluriques

remontent au ciel pour mener de l’irréel au Réel :

  

 

 

 
Musée de Metz.


Saint Jean, souvent très androgyne,
a donc également le serpent-dragon guérisseur comme attribut

 


                                       Statue de l'église de Louvier, Eure.

 

 
                                      Gros plan du dragon dans le calice.

 

 


                                             Vitrail de l'église de Volvic.

 

 

   

 

 
                                                                   Vitrail de la cathédrale de Senlis.

 

Ces représentations sont abondantes :

- Vitrail de l'église du Châtenet-en-Dognon,

commune de Saint-Léonard du Noblat, Limousin : Dragon dans le calice

- Cathédrale de Limoges : 3 serpents dans le calice 

- Statue de la Collégiale Saint-Sylvain à Levroux, Berry :

serpent dans le calice.
Mais aussi à Saint-Michel de Brasparts, à Commana, à Gourin en Bretagne ;

à Vézelay, à Riom, à Oiron, au coin des rues Etienne-Dolet et Saint-Denis à Paris.... 


L'ANDROGYNIE DE LA MERE UNIVERSELLE, SERPENT PREMIER !

LE SERPENT KUNDALINI


glycon.jpg

Repost 0
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 16:17

 Sur la couverture d'ivoire

de l'Evangéliaire de Gannat,

le Christ crucifié a, sous lui,

le Serpent-Vouivre enroulé autour

du bois de la croix




Dos de l'Evangéliaire en ivoire.

      L'Evangéliaire de l'Eglise de Sainte-Croix de Gannat, conservé au Musée Yves Machelon,  est un manuscrit sur parchemin de la fin du IXe siècle, dont le texte est écrit en « petite caroline », écriture usuelle de la période carolingienne. Il comporte 140 folios, soit 280 pages.

 





Dos de l'Evangéliaire en ivoire.


Longin vient de percer le flanc du Christ.
Dans son agonie, le Divin Sauveur est assisté par les Anges.
Joseph d'Arimathie recueille dans le Saint Graal le "SangRéal" (1).
En bas, l'Ange montre le cercueil vide.
Le Serpent-Vouivre des énergies telluriques
est enroulé autour du bois de la croix.
Ainsi la jonction est-elle faite entre le Ciel,
les énergies cosmiques représentées par les Anges - 
le pôle créateur positif masculin -,
et la Terre, les énergies telluriques -
le pôle récepteur négatif, féminin.

(1) http://langue.des.oiseaux.free.fr/
 
LE CHRIST REPRESENTE SOUS LA FORME DU SERPENT CRUCIFIE



 

Repost 0

Présentation

  • : le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  •   le blog vivrevouivre par : Robert Regor
  • : Ce qu'est le Serpent-Dragon-Vouivre, symbole des énergies telluriques liées aux énergies cosmiques.
  • Contact

Texte Libre

 

 

Le lien http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/ permet de trouver les articles de ce blog depuis sa création en 2006, classés par thèmes de A à Z aux pages 4 à 13 - Thèmes des articles du blog vivrevouivre :

- Alchimie - Animaux fabuleux : ;- Arts ; - Bouddhisme, Chamanisme, Chevalerie et Moyen Age ; - Christianisme : ; - Druidisme, Education, Erotisme, Géobiologie ; - Gitans, Hindouisme, Islam, Jeux,  Kabbale, Langue des Oiseaux  ; - Articles de Manichéisme à Paix ; - Pays ; - Thèmes de Préhistoire à Voeux ; Vouivre

 

 

 

Recherche

Liens